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Sous-groupes du VHC correspondant à différentes souches virales.

On en dénombre 6 actuellement (de 1 à 6).

Les génotypes du VHC peuvent être associés de manière significative mais non systématique au mode de contamination.

Le génotype est (entre autres) un facteur prévisionnel important de réponse au traitement Interféron / Ribavirine :
- les génotypes 2 et 3 sont dits "bons-répondeurs" et reçoivent un ttt de 24 semaines ;
- les génotypes 1 et 4 sont réputés "moins bons répondeurs" et le ttt est de 48 semaines ou plus
- les génotypes 5 et 6 (plus rares en Europe) n'ont pas de recommandations standardisées.
(en cas de co-infection VIH/VHC : le ttt est de 48 semaines minima quel que soit le génotype)

Plus d'infos (essentielles + développées) sur les génotypes VHC : Consultez l'Hépatothèque
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Transmis par: webmaster Actif Jeudi 18 Décembre 2003 - 10:09
Santé et médecine

Une information simple et utile sur l'hépatite virale A (VHA) : le virus, comment il se propage, quels sont les populations à risque, quelles mesures à prendre en cas de voyage, quelles signes peut avoir la maladie, l'intérêt de la vaccination etc. Il faut savoir que la sur-infection par une hépatite A peut aggraver le cours d'une hépatite C chronique...

L’hépatite virale A est l’hépatite la plus répandue au monde, mais aussi la plus bénigne – elle ne se transforme jamais en hépatite chronique. Elle peut donner, exceptionnellement, des formes fulminantes, surtout chez les personnes d’âge avancé. o­n estime à 1 sur 2000 la fréquence des hépatites fulminantes parmi les hépatites A (tout âge confondu) et à 2,5 % la mortalité parmi les patients ayant plus de 50 ans.

Cette maladie est causée par le virus de l’hépatite A – le VHA. C’est un virus qui se transmet par voie orale, ou plus précisément par voie oro-fécale ou fécalo – orale. Ce terme veut dire qu’on attrape par la bouche, essentiellement avec la nourriture, ce virus éliminé avec les selles des personnes infectées. Les mauvaises conditions d’hygiène collective et individuelle sont les principales causes de cette transmission. Ce n’est pas étonnant qu’on le trouve beaucoup plus souvent dans les pays en voie de développement et que sa fréquence baisse avec l’amélioration des conditions socio-économiques d’un pays ou d’une population.

Le virus VHA

Le virus de l’hépatite A – le VHA – est très résistant dans le milieu extérieur, dans l’eau ou les égouts, et peut survivre pendant de longues périodes. Un très faible dose de virus suffit pour contaminer une personne. C’est un petit virus composé d’une seule chaîne d’ARN et sans enveloppe. Il a un diamètre de 30 nanomètres (30 milliardièmes du mètre) et fait partie du groupe de picornavirus. Actuellement o­n connaît trois génotypes différents du virus, mais un seul vaccin permet de s’immuniser contre les trois, compte tenu de leur "profile" immunologique commun.

Le VHA est sensible à l’hypochlorite de sodium concentré à 1%, à la chaleur (100°C pendant 1 minute ou 60°C pendant 1 heure) et aux rayons ultraviolets. Dans la nature c’est l’homme qui est le réservoir du virus et exceptionnellement le singe (le chimpanzé en captivité). Les coquillages bivalves peuvent héberger le virus par la concen-tration des microorganismes marins.

La répartition du virus dans le monde est inégale : ils existent des zones dites endémiques où la fréquence de la maladie est très élevée, comme l’Afrique du Nord, l’Afrique noire, l’Asie et certains pays de l’ancien bloc soviétique. Dans ces pays, à l’âge de 9 ans la presque totalité des enfants a une sérologie positive contre l’hépatite A.

En Europe il existe un gradient Nord – Sud : la fréquence de la maladie (la prévalence) est très faible dans les pays nordiques (Norvège, Suède, Finlande) et relativement élevée au Portugal et dans le sud de l’Italie. La France se situe aujourd'hui à un niveau intermédiaire modéré, avec entre 12 000 et 15 000 cas symptomatiques par an. Chaque année 3000 français non immunisés ayant voyagé dans des pays à risque développent une hépatite A aiguë.

Dans les pays développés l’hépatite A se mani-feste soit sous forme sporadique, soit sous forme épidémique. Le Centre de Contrôle de Maladies (CDC) d’Atlanta aux Etats – Unis à décrit des cycles épidémiques de 10 ans en moyenne (variant de 5 à 20 ans), due à l’apparition de générations non immunisées. L’amélioration des conditions de vie a fait que l’importance de ces épidémies est en baisse constante dans les pays développés.

Comment se transmet l’hépatite A ?

L’hépatite A se transmet par contact avec les personnes contaminées, en mangeant de la nourriture ou en buvant de l’eau contaminée. La transmission de personne à personne se fait essentiellement par voie fécale - orale. Le virus se trouve en abondance dans les excréments de la personne contaminée, il peut résister longtemps dans la nature et souiller l’eau et les aliments.

C’est lors des deux semaines précédant l’apparition des symptômes cliniques que la quantité de virus est très élevée dans les selles et la personne et la plus contagieuse. Compte tenu du fait qu’elle ignore encore son état, il n’y pas de mesures préventives prises par elle ou son entourage, ce qui augmente le risque de la transmettre aux personnes proches.

La transmission directe de personne à personne est plus rare et notamment en cas d’hygiène personnelle insuffisante. Ce dernier cas se trouve dans les communautés fermées comme les crèches ou les institutions pour les handicapés. La contamination est souvent intra-familiale ou intra-institutionnelle. Une fois la première semaine de jaunisse passée la plupart des personnes ne sont plus contagieuses.

Ils existent aussi des cas de transmission par voie sexuelle (par contact oral-anal) ou par voie sanguine (transfusion ou toxicomanie intraveineuse). Le virus peut être présent dans la salive.
Les personnes exposées au risque d’infection au contact du virus sont celles qui n’ont jamais été contaminées ou vaccinées préalablement. C’est toujours chez les plus jeunes qu’on rencontre les formes plus légères de la maladie, souvent asymptomatique, ce qui laisse penser une sous-estimation de l’étendue réelle de la maladie.

La maladie

L’hépatite virale A est une maladie aiguë : elle ne se chronicise jamais. Parfois elle peut devenir fulgurante, notamment quand l’âge du patient infecté est avancée. Dan ce dernier cas, la destruction des cellules du foie est extrêmement rapide et importante et peut causer la mort du malade (0,2% des cas ictériques). L’amélioration rapide des conditions de vie dans les pays développés a réduit le nombre global d’infections, notamment lors de l’enfance, mais a créé le problème des infections à l’âge adulte qui sont plus graves.

La maladie peut se présenter dans des formes assez variables, mais souvent l’infection par le virus de l’hépatite A passe par quatre phases : l’incubation, la phase des prodromes, la phase ictérique et la convalescence. La troisième phase peut être absente ou passer complètement inaperçue, surtout chez les enfants, où uniquement 10% présentent des signes cliniques. Ces malades asymptomatiques restent contagieux et le risque de transmettre le virus est plus élevé dans ces cas, à cause de l’absence de mesures protectrices.

Le diagnostic se fait en confrontant les signes cliniques avec les résultats des analyses biologiques - la présence d’anticorps anti–VHA dans le sang.

La phase cachée (l’incubation)

Une fois que le virus est entré dans l’organisme, il existe une période d’absence de signes clini-ques, appelée période d’incubation. Cette période varie de 2 à 6 semaines : elle est de quatre semaines en moyenne pour l’hépatite A.

Le virus, avec les aliments ou l’eau contaminée, passe dans l’estomac sans subir de dommages et arrive dans le foie après le passage par l’intestin grêle et la veine porte. Il se met à se multiplier à l’intérieur de la cellule hépatique et repasse dans l’intestin, où il sera éliminé avec les fèces.

Les premiers signes (les prodromes)

C’est une phase qui dure environ une semaine et ou apparaissent les premiers signes non spécifi-ques de l’hépatite. Normalement il s’agit de fièvre, de fatigue, de troubles digestifs comme la perte de l’appétit, les douleurs abdominales, la diarrhée, les nausées et les vomissements. La fièvre est généralement modérée, autour de 38°C, mais parfois elle peut aller jusqu’à 40°C.
Les douleurs articulaires et musculaires peuvent être présentes, comme les maux de tête (céphalées) ou la photophobie (l’impossibilité de supporter la lumière ). Il peut y avoir aussi des urines foncées ainsi que des selles plus claires, voir blanchâtres.

La jaunisse (la phase ictérique)

Cette phase qui dure entre 2 et 12 semaines est caractérisé par la jaunisse de la peau et des muqueuses. La coloration est due à une augmen-tation anormale dans le sang d’une substance appelée bilirubine. Normalement elle est produite dans l’organisme par la destruction des globules rouges (de l’hémoglobine). La bilirubine est métabolisée par le foie et s’élimine à travers la bile avec les matières fécales auxquelles elle donne leur couleur caractéristique.

L’atteinte du foie fait que la bilirubine, au lieu de se transformer et de s’éliminer avec les fèces, s’accumule dans l’organisme dans sa forme non métabolisée. Elle colorie les urines, qui servent comme moyen d’élimination partiel, ainsi que la peau et les muqueuses. Les fèces, par contre, perdent leur couleur habituelle et deviennent plus blanches.

Les troubles digestifs persistants s’accompagnent d’une légère perte de poids. L’augmentation en volume du foie (hépatomégalie) est parfois légèrement douloureuse et créé un sentiment de lourdeur du coté droit de l’abdomen.

La guérison (la convalescence)

Avec la baisse de la jaunisse, tous les autres symptômes disparaissent graduellement, jusqu’à la guérison totale. A part les cas d’hépatite fulminant mortelle, la maladie évolue toujours positivement, en ne se transformant jamais vers les formes chroniques. Quand o­n a déjà passé l’hépatite virale A o­n est protégé à vie contre cette maladie. Cela est dû aux anticorps anti-VHA, qui permettent aussi d’établir le diagnostic formel de la maladie.

Le traitement

C’est très simple – il n’y en a  pas de traitement spécifique pour l’hépatite virale A. Bien sur, il existe la séroprophylaxie, qui consiste à injecter à la personne malade des anticorps anti-VHA extraits du sang (du plasma, plus exactement) d’autres personnes déjà immunisées. C’est une mesure efficace, mais qui comporte des risques de réactions allergiques.

La meilleure mesure reste toujours…

La prévention

La prévention contre l’infection par le virus de l’hépatite A consiste essentiellement dans les mesures d’hygiène individuelle et collective, ainsi que dans la vaccination.
Parmi les mesures d’hygiène individuelle, le lavage des mains après la sortie des toilettes est primordial. Le lavage attentif des fruits et des légumes consommés crus et une autre mesure efficace.

Parmi les mesures d’hygiène collective c’est le traitement des eaux (usées et propres) qui est le plus important, ainsi que la surveillance de la sécurité alimentaire, notamment des produits de la mer qui peuvent être consommés crus ou peu cuits.

La vaccination anti-VHA

La vaccination concerne actuellement les popula-tions à risque et notamment :
Les personnes vivant avec un malade soufrant de l’hépatite A, le personnel de santé au contact avec les malades, les adultes ou enfants qui voyagent dans les pays à risque élevé, ainsi que les malades soufrant d’une hépatite chronique B ou C. De même, le vaccin est recommandé pour le personnel des crèches, des institutions pour handicapés, des laboratoires d’analyses, des stations d’épuration des eaux et des égouts, ainsi que les polytransfusés, les hémophiles, les usagers de drogues par voie intraveineuse ou les personnes ayant des pratiques sexuelles à risque. Les employées de la restauration et de l’industrie alimentaire en général, doivent être vaccinés à cause du risque de devenir des foyers épidémiques.

Le vaccin est un moyen très utile surtout dans les pays développés où l’amélioration constante des conditions de vie a fait baisser de manière très importante les contaminations lors de l’enfance et la protection immunologique qui en résulte. En France, la présence des anticorps anti-VHA dans le sang des appelés du service national, qui témoigne d’une protection  à vie due au passage de la maladie ou, plus rarement à la vaccination, est passée de 50% en 1978 à 10% n 1997.

Le premier vaccin est produit à partir du virus atténué en 1992. En 1994 est développé le vaccin contre l’hépatite A à partir du virus inacti-vé. Il s'agit de vaccins à virus entiers, préparés à partir de souches virales adaptées inactivées par le formol.

Conclusion

L’hépatite virale A est une maladie du foie d’origine virale généralement bénigne, qui se transmet par la bouche (voie oro-fécale) et qui peut être prévenue par la vaccination et une hygiène personnelle et collective minimale – lavage des mains, utilisation de l’eau propre et cuisson correcte des aliments. Elle dure entre un et deux mois. Les personnes non immunisées peuvent s’infecter par la consommation d’aliments contaminés – les fruits de mer crus, les fruits ou légumes lavée avec de l’eau impro-pre, ou en buvant de l’eau souillée. La transmis-sion par contact direct avec le malade est plus rare, mais toujours possible.

L’hépatite virale A peut prendre une fois sur mille la forme d’une hépatite fulminante, notamment en cas de contamination après les 50 ans. Les signes cliniques sont assez communs : fatigue, troubles digestives, fièvre – et plus spécifiques : jaunisse, urines foncées, selles claires. Il n’y a pas de traitement spécifique. Elle ne devient jamais une maladie chronique.

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