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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jl 2019 - 20:46
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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Jl 2019 - 04:33
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Session "nouveautés"




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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Jl 2019 - 04:47
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IAS 2019 — L’édition génomique semble prometteuse dans la lutte contre le VIH

• Des chercheurs travaillent à éliminer l’infection à VIH à l’aide des technologies d’édition génomique.
• Leur but est de rendre les cellules résistantes au VIH en perturbant le gène qui code le co-récepteur CCR5.
• 8 patients sont actuellement traités dans le cadre cet essai.

• L’édition génomique pourrait contrôler l’infection à VIH par le biais de cellules conçues pour résister à l’infection.

• Des chercheurs travaillent à isoler les cellules souches humaines et à les programmer pour être CCR5 négatives.
• Leur objectif est de contrôler la réplication du virus ou son éradication sans médicament en développant des traitements en un temps.
• Les cellules souches extraites des patients sont traitées par busulfan pour permettre leur retour après la programmation.
• À 9 mois, les patients qui présentent des cellules modifiées CCR5 négatives dans le sang peuvent faire l’objet d’une interruption analytique du traitement (IAT) et commencer à prendre des médicaments antirétroviraux afin de vérifier si le traitement a eu un effet quelconque.
• Si le VIH revient, les chercheurs s’attendent à ce que les cellules modifiées aient un avantage sélectif dans le contrôle du virus.
• 14 patients sont inclus, 8 ont été traités, dont 2 pendant une période suffisamment longue pour atteindre l’étape d’IAT.
• La période de suivi prévue est de 15 ans.

http://programme.ias2019.org/Programme/Session/9

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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Jl 2019 - 04:51
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IAS 2019 — Les cibles 90-90-90 des Nations Unies ne sont pas atteintes dans certaines régions

• Des régions entières ne sont pas sur la voie d’atteindre les objectifs énoncés dans la Déclaration politique des Nations Unies 2016 sur la fin du SIDA.
• Le rapport 2018 Communautés au centre de l’ONUSIDA (UNAIDS Communities at the Centre) indique, néanmoins, que la lutte contre le VIH progresse dans le monde.

• Cibles : faire en sorte que 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, que 90 % de ces personnes reçoivent un traitement antirétroviral (TARV) et que 90 % des personnes sous traitement aient une charge virale supprimée à l’horizon de 2020.

• 7,4 millions de personnes ont encore besoin d’un traitement efficace.
• L’objectif mondial qui voulait que 1,6 million d’enfants aient accès à un TARV d’ici 2018 n’a pas été atteint.
• Les services de réduction des risques ne sont suffisants que dans un petit nombre de pays.
• À l’échelle mondiale, l’objectif visant à permettre l’accès à la prophylaxie de pré-exposition pour 3 millions de personnes d’ici 2020 est loin d’être atteint.
• Malgré des progrès initiaux obtenus dans la réduction des infections chez les jeunes femmes, les populations clés restent à risque et représentent plus de 50 % des nouvelles infections à VIH.
• L’Afrique orientale et australe ont connu une baisse de 44 % de la mortalité entre 2010 et 2018.
• Les régions d’Europe orientale-Asie centrale et du Moyen-Orient-Afrique du Nord ont enregistré une augmentation de 5 % et 9 %, respectivement.
• Six pays ont atteint toutes les cibles 90-90-90.

http://programme.ias2019.org/Programme/Session/164

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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Jl 2019 - 05:06
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ANRS Prévenir : PrEP à la demande et quotidienne efficaces et sûres



PrEP à la demande ou quotidienne : les résultats de l’étude ANRS Prévenir confirment la haute efficacité et la très bonne tolérance de ces deux modalités de prévention biomédicale
Texte
Depuis mai 2017, l'étude ANRS Prévenir recrute en Ile-de-France des volontaires séronégatifs à haut risque d'être infectés par le VIH et leur propose une prévention à base de PrEP (prophylaxie pré-exposition) quotidienne ou à la demande. L’objectif de recruter plus de 3000 participants a été atteint en mai 2019. L’analyse des données au 13 Juin 2019 a permis de confirmer l’excellente efficacité de la PrEP avec seulement deux cas de contamination par le VIH chez des personnes ayant interrompu la PrEP plusieurs semaines auparavant. Ces résultats sont présentés aujourd'hui par le Pr Jean-Michel Molina, du service des maladies infectieuses, parasitaires et tropicales de l’Hôpital Saint-Louis AP-HP et de l’Université de Paris, lors de la 10e conférence mondiale sur l’infection à VIH (IAS 2019, Mexico city, 21-24 juillet 2019).

Texte
L'étude ANRS Prévenir a débuté en mai 2017 et s'inscrit dans la continuité de l’essai ANRS Ipergay qui a démontré l'efficacité de la PrEP (Prophylaxie pré-exposition) à la demande chez des volontaires séronégatifs français et canadiens à haut risque d'être infectées par le VIH (à 99% des Hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HSH).

ANRS Prévenir, menée par le Pr Jean-Michel Molina à l’hôpital Saint-Louis AP-HP, par Dominique Costagliola (Institut Pierre Louis d’Epidémiologie et de Santé Publique, Inserm, Sorbonne Université, Paris, France), par le Dr Jade Ghosn (Service des maladies infectieuses, parasitaires et tropicales de l’hôpital Bichat AP-HP, Inserm et Université de Paris) et par Daniela Rojas Castro (Association AIDES – Coalition PLUS), co-investigateurs de l'étude, en partenariat avec l'association AIDES et soutenue par le Sidaction et Gilead, cherche à améliorer l’offre de PrEP en Ile-de-France et à évaluer l’impact de cette stratégie de prévention sur l’épidémie du VIH/SIDA dans cette région.

Parmi les 3 057 volontaires inclus dans l’étude, 56% étaient déjà utilisateurs de PrEP et dans le cadre de l’étude 49% des volontaires prennent la PrEP à la demande. Les personnes prenant la PrEP de façon quotidienne ont un plus grand nombre de partenaires et utilisent moins souvent le préservatif. Cependant, 20% des participants utilisent également des préservatifs (fournis lors des visites de suivis trimestrielles) lors de leurs rapports sexuels.

Après un suivi de plus de 2 000 personnes-années, l’incidence du VIH est très faible - 0.09 nouvelles contaminations pour 100 personnes années de suivi-, ce qui correspond à environ 143 infections évitées si on se fonde sur l’incidence du VIH observée dans le groupe placebo de l’essai Ipergay. En effet, au total, à ce jour, seulement deux personnes ont été infectées par le VIH au cours du suivi de l’étude ANRS Prévenir, et les deux personnes qui prenaient la PrEP depuis plus de deux ans l’avaient interrompue totalement sept à dix semaines avant leur infection.

Ceci souligne l’importance d’une prise régulière de la PrEP quotidienne ou à la demande pour se protéger du VIH, ainsi que la reprise systématique du préservatif en cas d’arrêt de la PrEP. La tolérance de la PrEP quotidienne ou à la demande a été très satisfaisante au cours de l’étude et seules trois personnes ont dû interrompre la PrEP pour des effets indésirables digestifs (nausée, diarrhée, vomissement).

Ces résultats très satisfaisants en condition de vie réelle observés chez un nombre élevé de participants permettent aux auteurs de conclure « à l’excellente efficacité de la PrEP quotidienne ou à la demande, au moment des rapports sexuels, pour se protéger de l’infection par le VIH ». Ces résultats ont conduit l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à annoncer au cours de la conférence de Mexico une modification de ses recommandations sur la PrEP afin de pouvoir désormais proposer le schéma de PrEP à la demande validé par les études I’ANRS Ipergay et Prevenir pour les hommes qui ont des rapports sexuels avec d'autres hommes (HSH)(1). Dr. Rachel Baggaley, coordinatrice OMS Key Populations and Innovative HIV Prevention déclare: “L’OMS est satisfaite de prendre connaissance de ces résultats prometteurs. Basés sur ces preuves scientifiques, nous publions un nouveau rapport technique pour donner des recommandations aux pays sur l’option ‘ prise quotidienne de la PrEP’ pour les HSH, permettant un plus grand choix pour chacun, et une meilleure adaptation à chaque personne de son mode de prévention du VIH.”

De nouvelles études vont prochainement être mises en place au sein du programme de recherche ANRS Prévenir qui viseront à mieux comprendre le mécanisme d’action de la PrEP, son utilisation par les jeunes de 18 à 25 ans, et à prévenir également le risque d’infection par le virus de l’hépatite C et par d'autres infections bactériennes sexuellement transmissibles.

L’étude ANRS Prévenir

L’étude ANRS Prévenir a pour objectif d’évaluer l’impact en santé publique du déploiement de la PrEP en Ile-de-France. Elle vise à réduire, principalement dans la population HSH, la plus exposée au VIH, le nombre des nouvelles infections de 15% en trois ans. Elle permet aussi l’évaluation de l'impact d'un accompagnement personnalisé proposé par des acteurs communautaires et coordonné par l’association AIDES ainsi que la prévention et la prise en charge des autres infections sexuellement transmises (IST) dans une optique d’amélioration de la santé sexuelle des personnes vulnérables.

Pour qui ? Comment ?

La PrEP consiste en l’administration de deux antirétroviraux combinés dans le même comprimé, qui sont habituellement prescrits pour le traitement des personnes infectées par le VIH, et dont l’utilisation est également possible en prévention du VIH chez des personnes séronégatives à haut risque de contamination du fait d’une utilisation insuffisante du préservatif.
Les volontaires de l’étude peuvent choisir de prendre la PrEP de façon continue à raison d’un comprimé par jour comme pour une contraception orale, ou bien à la demande au moment des rapports sexuels qui doivent être anticipés (la prise des comprimés doit démarrer au moins 2h avant le rapport sexuel et se poursuivre pendant les 48h suivantes). La PrEP est disponible en France sous forme de génériques.

Spécificité du recrutement de l’étude ANRS Prévenir : au-delà des centres hospitaliers, il s’effectue aussi au sein de Centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) et de centres de santé communautaires comme « Le 190 » et « le Checkpoint » à Paris.

http://programme.ias2019.org/Abstract/Abstract/1057

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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Jl 2019 - 05:18
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Mi-temps IAS 2019 : un siècle après la révolution mexicaine*, la prévention fait sa révolution !



C’est aujourd’hui la journée de la prévention.

La prévention dans tous ses états (PrEP orale, sous-cutanée ou vaginale, vaccin…) est à l’honneur en ce deuxième jour de l’IAS 2019 et logiquement très présente dans cette édition.

La prévention de l’infection VIH reste dans tous les pays du monde une priorité en 2019. En effet, à part quelques régions / villes emblématiques (San Francisco, Londres…) où les stratégies de prévention ont permis de diminuer drastiquement l’incidence des nouvelles infections VIH ; partout ailleurs l’incidence des contaminations est hélas stable ; d’où l’intérêt de développer toutes les stratégies possibles de prévention. Une session est d’ailleurs dédiée ce jour aux stratégies de prévention autres que PrEP (éducation, circoncision, préservatif).

La PrEP à la demande, concept développé par la France et validé lors de l’essai Ipergay, fait désormais partie des recommandations OMS. Une grande partie de cette édition lui est dédiée avec les résultats à 2 ans de l’étude à grande échelle Prévenir (interview du Pr Jean-Michel MOLINA).

D’autres moyens de prévention sont nécessaires. Ils passent par l’utilisation de nouvelles molécules, comme la dapivirine ou l’islatravir ; mais surtout de nouveau dispositifs, comme les implants sous-cutanés (brève à l’honneur sur l’islatravir en sous-cutané) ou les anneaux vaginaux.

Enfin, le Graal tant attendu du vaccin VIH commence à devenir accessible avec les résultats du vaccin mosaïque Ad26.Mos4.HIV (étude ASCENT, phase IIa). Les résultats prometteurs, présentés dans cette édition, encouragent le développement d’une étude de phase III (MOSAICO) dont les données seront sûrement présentées lors d’une prochaine grand-messe scientifique dédiée à la lutte contre l’infection VIH.

Bonne lecture à tous, un verre d’eau (à ne pas confondre avec celui de tequila) à la main pour prévenir (encore une fois la prévention) la déshydratation qui vous guette en cette canicule persistante !

Charles Cazanave, au nom du comité éditorial

* « La révolution mexicaine (Revolución mexicana) est la série de soulèvements armés, de coups d'État et de conflits militaires entre factions qui se produisirent au Mexique entre 1910 et 1920 » source Wikipédia.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Jl 2019 - 05:23
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La PrEP est un des enjeux actuels majeurs dans la prévention de l’infection VIH dans tous les pays du monde. Elle est implantée de façon très inégale dans les différentes zones selon le niveau de ressources économiques des pays. L’observance à long terme représente également un frein à son efficacité. La seule stratégie pour l’instant validée en France reste l’association fixe TDF/FTC (voir zoom du jour). D’autres stratégies avec d’autres molécules (TAF par exemple) et d’autres galéniques (“long acting”) sont en cours de développement et d’étude, initialement sur des modèles animaux. Le nouvel inhibiteur de translocation de la transcriptase inverse (islatravir) est un candidat idéal pour plusieurs raisons : efficacité à faible dose, profil virologique très favorable, mais surtout très longue demi-vie. L’idée d’un implant sous-cutané à base de cet ARV a logiquement germé et a été évaluée dans cette étude sur un plan pharmacologique, ce d’autant que ce laboratoire a l’expertise des implants sous-cutanés pour la contraception (étonogestrel).

Sur les études préliminaires évaluant l’islatravir, la concentration plasmatique minimale avait été évaluée à 0,05 pmol/106 cellules.

Il s’agit d’un essai en double aveugle, contre placebo chez des volontaires sains, avec 2 panels évaluant 2 dosages, 54 mg et 62 mg, avec 8 personnes par panel (6 avec implants avec molécule et 2 avec implant non imprégné), soit 16 personnes évaluées. L’implant était placé en sous-cutané pour 12 semaines, avec un suivi de 4 semaines après explantation. Etaient évaluées les données pharmacologiques (plasma et PBMC) et de tolérance clinique. Les données pharmacologiques avec les 2 dosages sont représentées sur la figure. Durant tout le suivi, les concentrations étaient au-dessus des objectifs fixés. La demi-vie après explantation était équivalente à celle évaluée par voie orale. Pour l’implant à 62 mg, après explantation, les concentrations restaient élevées plus longtemps. Après modélisation, sachant que l’implant à 62 mg continue à relarguer du produit pendant 1 an, la concentration estimée à M12 était de 0,076 et donc au-dessus de l’objectif 0,05. La concentration au-dessous de 0,05 serait atteinte à M16. De plus, la tolérance, excepté les douleurs locales transitoires, a été excellente chez les 16 personnes.

Au total, cette nouvelle stratégie de PrEP, tant par la molécule que le mode d’administration, est plus que prometteuse et ces données encouragent la poursuite du développement d’essais cliniques d’efficacité.





Les grossesses non désirées sont un problème en Afrique sub-saharienne (environ 16 millions par an) et la contraception un enjeu de santé publique. La non disponibilité des moyens de contraception, leur mauvaise utilisation ou leur inefficacité, au moins partielle, contribuent fortement à ces grossesses. Les données présentées ici comparent l’efficacité de trois méthodes contraceptives « long acting » : le dispositif intra-utérin en cuivre (DIU), l’implant sous-cutané progestatif (LNG-imp) et les injections IM progestatives (DMPA-IM). La population d’étude est celle de l’étude ECHO, ayant évalué l’incidence du VIH parmi les femmes d’Afrique sub-saharienne (12 pays) de 16 à 35 ans, suivies dans un programme de santé sexuelle, incluant une randomisation pour l’une des trois contraceptions citées précédemment. L’incidence du VIH était de 3,81/100 femmes-années (FA) sans différence entre les groupes [ECHO trial consortium, Lancet, 2019]. Le travail présenté ici concernait l’incidence de la grossesse dans les trois groupes, DIU, LNG-imp et DMPA-IM. Le critère de jugement principal était le nombre de grossesses dans chacun des groupes, chez les femmes ayant respecté leur contraception (analyse sur la période entre le début de la contraception et le premier arrêt de cette contraception, ou la première grossesse, ou la dernière visite sans grossesse). 7 710 femmes ont été randomisées : 2525 dans le groupe DIU, 2 592 dans le groupe LNG-imp et 2 593 dans le groupe DMPA-IM. Ces participantes avaient 23 ans d’âge médian, elles étaient célibataires dans 80 % des cas, elles avaient déjà un ou deux enfants dans 66 % des cas et elles avaient déjà été exposées à une contraception dans 67 % des cas. Moins de la moitié d’entre elles avaient utilisé un préservatif lors du dernier rapport sexuel (48 %) et la prévalence de l’infection génitale à Chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhoeae était de 18,1 % et 4,7 %, respectivement, à l’inclusion. 255 grossesses sont survenues pendant la totalité de l’étude (décembre 2015 – septembre 2017) dont 70 chez des femmes n’ayant pas stoppé leur contraception. Le délai médian de survenue d’une première grossesse, chez ces femmes, était de 252 jours dans le groupe DIU, 108 dans le groupe LNG-imp et 96 dans le groupe DMPA-IM. Les grossesses semblaient survenir moins rapidement dans le groupe DIU. L’analyse réalisée à M18 montrait une incidence de la grossesse dans ces trois groupes de 1,06/100 FA, 0,63/100 FA et 0,61/100 FA, respectivement (Figure 1). Il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les trois méthodes contraceptives, malgré une tendance en défaveur du DIU (problème de maintien, perte du dispositif ?), (tableau 1).

Au total, cette étude permet surtout de montrer une très faible incidence de la grossesse, dans une population où le nombre de grossesses non désirées reste élevé, quand la contraception est bien conduite, et l’intérêt de combiner dans les programmes de santé sexuelle la contraception et la lutte contre les IST, incluant le VIH.


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Cette étude de phase IIIa évalué l’efficacité d’un switch vers B/F/TAF en 1 comprimé par jour chez des patients > 65 ans virologiquement contrôlés (“blips” autorisés) sous traitement antirétroviral stable (E/C/F/TAF ou FTC/TDF + 3e agent) depuis au moins 3 mois. Au total, 86 patients ont été inclus : âge moyen de 69 ans (extrêmes 65-80), 13 % de femmes, 82 % de caucasiens et un DFG médian estimé de 76 mL/min. Le taux médian de CD4 était de 676 cellules/mm3. La grande majorité (92 %) recevaient une association E/C/F/TAF au moment du switch. L’efficacité virologique à S24 est élevée (figure 1).



Aucune prise de poids n’a été observée sur la période d’étude, ni d’effets indésirables de grade 3 ou 4 (pas d’effets indésirables sérieux en rapport avec l’administration du traitement de l’étude ou de décès). L’évolution du bilan lipidique est favorable sous cette stratégie de switch (figure 2).



Au total, l’association fixe B/F/TAF est bien tolérée chez les PvVIH de plus de 65 ans, personnes qui ne faisaient pas partie des 1ers essais de développement de ce STR et pour qui il manquait ces données d’efficacité et de tolérance.



Le DTG, le RAL et le COBI (et à une moindre mesure le ritonavir (r)) inhibent la sécrétion tubulaire active de la créatinine (en agissant sur certains transporteurs tubulaires comme OCT2 et MATE1) ce qui diminue de façon “artificielle” le DFGe et peut introduire un biais dans l’estimation de la fonction rénale. Cette étude de cohorte nord-américaine avait pour objectif d’évaluer l’association entre quatre antirétroviraux utilisés comme 3e agent (DTG, EVG/c, RAL ou DRV/r) et l’évolution de la fonction rénale, avec ou sans intégration de la correction de l’erreur incombant à l’inhibition de la sécrétion tubulaire de la créatinine. Ont été inclus des patients ayant initié un traitement ARV comportant un de ces quatre troisième agent entre 2013 et 2016 avec DFGe et protéinurie initiale disponibles. L’analyse porte sur des effectifs importants (14 268 PvVIH) (tableau 1). A l’inclusion, le pourcentage de patients recevant du TDF en association était très variable (de 81,1 % pour le DRV à seulement 26,6 % pour le DTG). Il y avait 23,7 à 34,6 % d’hypertendus, et 46,1 % à 66,1 % d’atteintes rénales (DFGe <90> 1+), particulièrement sous RAL. La période de suivi était de 1 an (décembre 2016 – décembre 2017).



Les résultats, avec ou sans correction du DFGe (tableau 2), montrent que la survenue d’évènements rénaux n’est pas aggravée par l’inhibition de la sécrétion tubulaire de la créatinine. En analyse multivariée, la correction a un impact important sur l’association entre l’initiation de l’antirétroviral et le développement d’une atteinte rénale avec prise en compte d’autres potentiels facteurs de risque confondants (comme la prise de TDF).

En comparaison au DTG, il ressort comme 3e agent associé à la survenue d’un événement rénal la prise de DRV boosté (HRa à 5,32) et à une moindre mesure la prise de RAL (HRa à 1,94).



En conclusion, l’analyse d’un DFGe sous ARV (et particulièrement ceux interférant avec la sécrétion tubulaire de créatinine) doit être interprétée avec précaution ; tout comme d’ailleurs ces résultats poolés de différents centres des USA. En effet, si le DRV boosté ressort comme facteur associé à un événement indésirable rénal (comme déjà suggéré par d’autres travaux et notamment européen) ; le rôle du RAL reste plus discutable ce d’autant qu’à l’inclusion la fonction rénale de ces patients sous RAL était plus altérée.

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L’essai prospectif pilote ANRS 167 LAMIDOL, multicentrique, monobras (N=104), montrait une efficacité de la bithérapie dolutégravir/lamivudine (DTG/3TC), en maintenance, de 97 %. Parmi les patients inclus dans cet essai, des échantillons de sperme ont été recueillis à J0 et S24, couplés aux échantillons de plasma sanguin, chez 16 patients dans le but de déterminer et de comparer les charges virales (CV) dans le sang et dans le sperme, ainsi que les concentrations antirétrovirales. Pour mémoire, les patients de la population de l’étude étaient 86 % d’hommes, avec un âge médian de 45 ans, avec une durée de suppression virologique de 4,2 ans sous traitement ARV et une numération CD4 à l’inclusion de 743/mm3. Avant le switch pour DTG/3TC, le backbone d’INTI était TDF/FTC dans 76 % des cas et ABC/3TC dans 24 % des cas ; le troisième agent était un INNTI, un IP/r ou un INI dans 56 %, 23 % et 21 %, respectivement. Parmi les 16 patients de cette sous-étude, trois présentaient une CV détectable dans le sperme (seuil de quantification : 100 copies/mL) : un à J0 (475 copies/mL) et deux à S24 (440 et 365 copies/mL). La CV plasmatique sanguine était non quantifiable en technique ultrasensible à ces trois points. La concentration résiduelle en dolutégravir était plus basse qu’attendue chez l’un des deux patients avec une CV virale détectable dans le sperme à S24 : 64 ng/mL (et normale chez les deux autres). Dans cette petite série de patients, il n’y avait pas de différence significative entre les proportions de CV détectables dans le sperme à J0 et S24. Les concentrations résiduelles médianes dans le sang et dans le sperme étaient de 1 838 ng/mL et 198 ng/mL, respectivement, pour le dolutégravir, et de 69/172 ng/mL et 967/1 480 ng/mL, respectivement, pour lamivudine et emtricitabine. Le ratio sperme/sang de ces concentrations était de 0,1 pour le dolutégravir et de 8,8/19,8 pour lamivudine et emtricitabine (figure). Alors que la pénétration de la lamivudine est très bonne dans le compartiment séminal, celle du dolutégravir est médiocre (ce qui était déjà connu dans le cadre des trithérapies incluant le dolutégravir), mais ne semble toutefois pas associée à un rebond virologique dans le sperme chez ces patients en bithérapie.

Au total, ces résultats dans le liquide séminal (CV et dosages pharmacologiques) confirment la bonne efficacité plasmatique de la bithérapie DTG + 3TC en maintenance et ils devraient rassurer sur les éventuels risques de transmission sexuelle pour cette stratégie d’allègement.





L’étude ANRS PREVENIR (Prévention du VIH en Île-de-France), lancée en mai 2017, a pour objectif principal d’évaluer une stratégie globale de prévention de l’infection par le VIH, chez des personnes séronégatives, à haut risque d’infection par le VIH, en région Île-de-France. Cette stratégie comprend un renforcement du dépistage, une offre d’accompagnement, un traitement précoce des infections VIH dépistées et un traitement préexposition (PrEP). Les résultats rapportés cette année à l’IAS (voir zoom du jour & l'interview du Pr Molina) portent sur les 3 057 premiers volontaires séronégatifs présentant un haut risque d’infection par le VIH, recrutés sur 26 centres. Il s’agit essentiellement d’HSH (98,7 %), mais il était également prévu d’inclure des personnes transgenres (0,4 %) ainsi que des hommes et femmes hétérosexuels à haut risque d’infection (1 %). Parmi les volontaires, 50,8 % prennent la PrEP quotidiennement et 49,2 % l’utilisent à la demande, au moment des périodes d’activité sexuelle (stratégie qui a démontré son efficacité dans l’essai ANRS IPERGAY et qui a été depuis validée dans les recommandations nationales, européennes et très récemment OMS).

À ce jour, deux cas d’infection par le VIH ont été documentés (dans le bras de PrEP à la demande, où la PrEP a été arrêtée 10 ou 7 semaines avant le rapport contaminant non protégé) soit une incidence de 0,09/100 personnes.années (PA). Au total, en se basant sur une incidence de 6,6/100 PA dans le bras placebo de l’étude IPERGAY, 143 contaminations ont été évitées. L’étude confirme aussi la bonne tolérance de la PrEP : aucun arrêt n'est dû à des effets indésirables liés au médicament. Le taux d’arrêt de participation à l’étude est faible : 196 patients soit 8,9/100 PA. En revanche une augmentation très significative des IST bactériennes est mise en évidence (+ 38 %/an ; p < 0,001), en particulier pour les IST rectales et la syphilis.

Résultats à 2 ans de la cohorte Prévenir



https://youtu.be/d6HIBKzMbHg

Étude ANRS PREVENIR : résultats à 2 ans














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Cette analyse poolée des études ATLAS et FLAIR présentée en poster rapporte les résultats d’efficacité et de tolérance à S48 de ces deux études. Pour rappel, ATLAS est une étude multicentrique, ouverte, de phase III, qui avait pour objectif principal d’évaluer l’efficacité du cabotégravir (CAB) + rilpivirine (RPV), sous forme d’injections mensuelles à longue durée d'action (LA), chez des patients pré-traités et ayant une charge virale (CV) indétectable. FLAIR est également une étude multicentrique, ouverte, de phase III, portant chez des PvVIH naïfs, pré-exposés pendant 20 semaines à l’association fixe DTG/ABC/3TC, qui avait pour objectif d’évaluer si le passage au CAB + RPV en injections mensuelles n’était pas inférieur au maintien du DTG/ABC/3TC. Les schémas de ces 2 études sont détaillés dans la figure 1.



Les résultats de l’analyse poolée portent donc sur un total de près de 1 200 PvVIH (n = 591 dans chaque bras). Ils démontrent la non infériorité virologique de l’association CAB + RPV en injections mensuelles LA (figure 2) et retrouvent des résultats similaires sur les critères principal et secondaires des études ATLAS et FLAIR analysées de façon séparée. Le taux d’échec virologique est faible (1,2 %).



Les réactions au site d’injection étaient fréquentes dans le bras LA mais pour la plupart de grade 1 ou 2 (99 %), elles diminuent au fil du temps et peu d’entre-elles (n = 6 ; 1 %) ont entraîné l’arrêt de l’administration du traitement. Le polymorphisme L74I seul – particulièrement fréquent en Russie, sous-type A1, mise en évidence sur les échecs virologiques – n’a pas eu d’impact sur l’efficacité virologique chez les participants de l’étude FLAIR (101/483 patients testés). Des analyses complémentaires sur l’interaction entre ce polymorphisme L74I et le sous-type VIH sont en cours. Enfin, le degré de satisfaction vis-à-vis du traitement par CAB + RPV LA est élevé (voir zoom de J1).

Au total, les résultats poolés de ces deux études de bithérapie LA sont tout à fait rassurants tant en termes d’efficacité virologique que de tolérance.



Aux Etats-Unis, la prophylaxie pré-exposition du VIH (PrEP) par ténofovir/emtricitabine (TDF/FTC) est disponible depuis 2012. La PrEP, associée à des programmes ambitieux de santé sexuelle, incluant un accès facilité au dépistage et une mise immédiate sous traitement ARV en cas de dépistage positif, a permis une diminution drastique du nombre de nouvelles infections dans plusieurs villes américaines (San-Francisco par exemple). Rapidement, les données de “vie réelle” ont montré un usage très variable de la PrEP dans les différentes populations, en fonction du sexe, de l’âge, du lieu de vie et de l’origine ethnique. Le but du travail présenté ici était d’analyser les variations du profil des usagers de PrEP en fonction du temps (de 2014 à 2017), aux Etats-Unis, à partir d’une base de données nationale (SYMPHONY HEALTH) représentant plus de 80 % des prescriptions de médicaments sur le territoire. Entre 2014 et 2017, 158 183 individus séronégatifs avaient bénéficié d’une première prescription de TDF/FTC : 91 % étaient des hommes et 88 % avaient plus de 25 ans. Le nombre d’initiations de PrEP augmentait annuellement (13 419 en 2014 versus 47 236 en 2017) (figure 1). La proportion d’usagers de la PrEP de moins de 25 ans était 2,5 fois plus importante en 2017 qu’en 2014 (16,9 versus 6,7 %) et les femmes étaient sur-représentées dans cette catégorie d’âge (24,9 versus 13,3 %) (figure 2). Le nombre de femmes débutant la PrEP était 2,6 fois plus important en 2017 qu’en 2014 (4 428 versus 1 723), mais il restait proportionnellement très faible (< 10 % des personnes sous PrEP en 2017). Parmi les Afro-Américains ayant débuté la PrEP, le nombre d’hommes et de femmes était 3,9 et 2,4 fois plus important en 2017 qu’en 2014 mais là encore, la proportion de cette sous-population restait faible et n’évoluait pas (15 versus 13 %) (figure 3). L’évolution était semblable pour la sous-population latino-américaine (figure 3). A titre de comparaison, entre 2014 et 2017, 28 % des initiations de PrEP concernaient des Afro-Américains ou des Latino-Américains, tandis que 69 % des nouveaux diagnostics VIH en 2017 concernaient ces populations.

Au total, malgré une modification sensible du public touché par la PrEP aux USA (plus de jeunes, notamment), cette étude met en lumière la difficulté persistante de proposer à certaines populations très exposées au VIH cette stratégie préventive.






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L’une des questions qui se posent lors des prescriptions de PrEP est la possible toxicité rénale du ténofovir disoproxil fumarate, en l’absence actuelle d’alternative antirétrovirale dans cette indication. L’un des buts de l’étude PrEPX était d’évaluer, chez des usagers de PrEP “en continu” australiens et tasmaniens, l’évolution du débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe, formule MDRD). Parmi les 4 995 participants de ce programme, étaient inclus ceux n’ayant jamais pris la PrEP, ayant une mesure de créatinine avant la mise sous PrEP et au moins une mesure après le début de la PrEP (n = 1 224). Les participants étaient vus en consultation tous les 3 mois et une mesure de la créatininémie était prévue tous les 6 mois. Le suivi médian était de 609 jours. A l’inclusion, 81 % avaient un DFGe > 90 mL/min (groupe “fonction rénale normale à l’inclusion”) et 19 % un DFGe < 90 mL/min (groupe “fonction rénale altérée à l’inclusion”). Dans le groupe “fonction rénale normale à l’inclusion”, au cours du suivi, il y avait une corrélation négative entre le temps passé sous PrEP et le DFGe (ß = - 0,01 ; IC95 : - 0,12 ; - 0,007) qui diminuait sensiblement (figure 1). Dans le groupe « fonction rénale altérée à l’inclusion », la corrélation était positive entre le temps passé sous PrEP et le DFGe (ß = + 0,009 ; IC95 : + 0,003 ; + 0,14) qui augmentait légèrement au cours du temps (figure 2). Au cours du suivi, 27/1 224 (2,2 %) ont présenté un DFGe < 60 mL/min avec un délai médian jusqu’à une première valeur de DFGe < 60 mL/min de 279 jours. Ces participants avaient un DFGe médian à l’inclusion de 77 mL/min. Douze d’entre eux avaient un suivi (plusieurs valeurs de DFGe après une première valeur <60> 60 mL/min était de 29 jours.

Au total, dans cette cohorte, il n’y avait pas de signal préoccupant concernant l’altération de la fonction rénale sous PrEP (TDF/FTC), y compris chez les patients les plus âgés et avec une fonction rénale modérément altérée à l’inclusion, et la fonction rénale se normalisait au bout d’un mois à l’arrêt de la PrEP en cas d’altération du DFGe.







De nouvelles données sur le vaccin mosaïque contre le VIH ont été communiquées à l’IAS. Il s’agit d’un traitement vaccinal préventif expérimental contre le VIH-1 qui utilise la plateforme AdVac® de production de vecteurs à base d’adénovirus (Ad) et la technologie de lignées cellulaires de production PER.C6®. Ce traitement se compose d’un vecteur d’Ad de sérotype 26 (Ad26), mosaïque, quadrivalent (Ad26.Mos4.HIV) et d’une protéine soluble (Clade C gp140, avec du phosphate d’aluminium comme adjuvant). L’étude ASCENT IIa fait suite à l’étude de phase I/IIa TRAVERSE et a inclus 150 participants, âgés de 18 à 50 ans, recrutés dans 12 centres en Afrique et aux États-Unis. Les sujets étaient tous en bonne santé et considérés comme à faible risque d'infection par le VIH-1. Ils ont reçu soit l'une des variantes du vaccin, soit un placebo (solution saline). Les injections ont été effectuées en semaines 0 et 12 de l'étude, avec de nouvelles injections en semaines 24 et 48, et une période de suivi de 72 semaines a été définie avec une période d’extension de suivi à long terme allant jusqu’à 3 ans post-vaccination (figure 1).



Les résultats sur la tolérance, avec un suivi à 72 semaines, montrent que la sécurité du vaccin est satisfaisante, avec des effets indésirables légers courants (douleurs légères à modérées au site d'injection, céphalées légères à modérées, fatigue et douleurs musculaires). La version bivalente a entrainé une réponse immune importante : tous les sujets ayant reçu ce vaccin ont produit des anticorps capables de se lier aux protéines présentes à la surface du virus VIH. Concernant la réponse cellulaire, une augmentation des cellules T CD4 spécifiques de l’enveloppe mosaïque est constatée. Les réponses Clade C ne sont pas impactées par l’amélioration des réponses immunitaires spécifiques clade B et mosaïque.

A la lumière de tous ces résultats, ce vaccin Ad26.Mos4.HIV associé au régime bivalent gp140 a d’ores et déjà été sélectionné pour l’étude de phase III MOSAICO (figure 2).


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Les essais de phase III ASPIRE et The Ring Study avaient montré la bonne acceptabilité et la bonne tolérance d’un anneau vaginal contenant 25 mg de dapivirine, avec une diminution de l’incidence du VIH vs. placebo de 27 % et 31 %, respectivement. L’étude HOPE, présentée ici, est la phase ouverte, non randomisée, ayant succédé à ASPIRE. L’objectif était d’étudier l’adhérence, la tolérance, l’efficacité (incidence du VIH) et la résistance du VIH en cas de séroconversion, avec le même modèle d’anneau vaginal contenant 25 mg de dapivirine, au cours de cette phase ouverte, pendant un an.

Les femmes incluses (N=1456) étaient issues de la population de l’étude ASPIRE et étaient originaires de 14 pays d’Afrique sub-saharienne. Elles avaient 31 ans d’âge médian, 12 % avaient moins de 25 ans, 47 % étaient mariées, 16 % avaient une IST à l’inclusion (parmi Chlamydia trachomatis, Neisseria gonorrhoeae, Trichomonas vaginalis et Treponema Pallidum), et 47 % n’avaient pas protégé leur dernier rapport sexuel par un préservatif. Le taux de rétention dans l’étude était de 97 % à M12. 73 % des femmes avaient eu une utilisation optimale de l’anneau tout au long de l’année de suivi. Concernant la tolérance, les auteurs rapportaient 1% d’évènements indésirables graves, 4 % d’événements indésirables de grade 3, mais aucun n’était lié au traitement pour les investigateurs de l’étude. Les événements indésirables liés au traitement était de grade 2 et ils étiant < 1 %. 70 grossesses sont survenues pendant les 12 mois d’étude. 35 des 1 456 femmes incluses ont présenté une séroconversion VIH, correspondant à une incidence de 2,7/100 personnes-années (PA) (IC95 : 1,9-3,huit). Cette étude n’étant pas randomisée, il n’était pas possible de comparer cette incidence avec un groupe contrôle, mais quand la comparaison est faite avec le groupe “placebo” de l’essai ASPIRE (dans lequel l’incidence VIH était de 4,4/100 PA [IC95 : 3,2-5,8]), la réduction de l’incidence VIH dans cette phase ouverte était de 39 % (IC95 : 14-65). Parmi les 35 infections survenues “sous dapivirine”, 7 virus présentaient des mutations de résistance associées aux INNTI (4 K103N, 1 A98G, 1 E138A/V179D, 1 V106M/V179D), qui ne semblaient pas être spécifiquement associées à la dapivirine.

En conclusion, cette phase ouverte confirmait la bonne adhérence et la bonne tolérance de l’anneau vaginal imprégné de dapivirine, conférant une protection partielle contre l’infection à VIH. Ce moyen préventif pourrait être utilisé en combinaison avec d’autres stratégies, en particulier chez les femmes africaines sub-sahariennes, sous réserve de sa disponibilité et d’un coût acceptable.

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Congrès de l'IAS : les « ingrédients » à réunir pour contrôler l'épidémie du sida

En 2017, le nombre annuel de décès liés à une infection par le VIH est descendu sous la barre psychologique du million, tandis que le nombre de nouvelles infections s'établit désormais à 800 000 contaminations par an, soit une diminution de 30 % par rapport à 2010.

Ces progrès ne sont toutefois pas homogènes : ils ont été particulièrement marqués dans plusieurs pays qui pourraient servir de modèle, selon un rapport dévoilé en session plénière, lors du congrès de la société internationale du sida (IAS) qui se tient du 21 au 24 juillet à Mexico. Les auteurs ont étudié la situation épidémique dans 6 endroits du monde : la Thaïlande, le Malawi, le district de Rakai (Ouganda), l'État de Nouvelle-Galles du Sud (Australie), Londres et San Francisco.

Pour Anthony Fauci, directeur de l'Institut National des allergies et des maladies infectieuses (National Institute of Allergy and Infectious Diseases), aux États-Unis, « nous disposons déjà des outils pour éradiquer l'épidémie, mais ce que nous essayons de faire avec ce genre de travail, c'est de trouver les moyens de les employer de la manière la plus adéquate ».

La Thaïlande, cas d'école

La Thaïlande est à ce titre, un exemple de réponse adaptée et pragmatique à l'épidémie : après l'explosion de la maladie dans les années 1990, un institut de surveillance a été mis en place en 1999, suivi des premières expériences pilotes de promotion du préservatif chez les travailleuses du sexe. « Le gouvernement fournit près de 60 millions de préservatifs chaque année dans le cadre de son opération "100 % condom" », explique le Dr Gregorio Millett, vice président de l'association pour la recherche sur le sida. En 1996, la Thaïlande a aussi été le premier pays à mettre en place un programme de prévention de la transmission du sida de la mère à l'enfant par la prescription d'azidothymidine. En juin 2016, elle est devenue le deuxième pays au monde, après Cuba, à éliminer la transmission mère-enfant.

Au Malawi, un programme de lutte contre le VIH a été lancé en 2006 et a dû composer avec des ressources locales limitées. Un programme de réduction des transmissions de la mère à l'enfant a permis une réduction de plus de 60 % de ce mode de contamination en 3 ans. Un programme de prophylaxie pré-exposition (PrEP) a également été initié, à destination des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, des couples sérodiscordants et des travailleuses du sexe. Les épidémies de Londres, Sydney et San Francisco, enfin, ont des profils relativement homogènes. Dans les 3 villes, des politiques cohérentes d'élimination ont été mises en place, portées par le dépistage communautaire, le « test and treat » et la PrEP.

À partir de ces exemples, les auteurs du rapport ont isolé les « ingrédients » à réunir pour contrôler l'épidémie : la promotion du dépistage, principalement à destination des groupes les plus exposés, un accès gratuit et facilité aux traitements dès le diagnostic et une intensification de la prévention du VIH via des méthodes adaptées (circoncision masculine, PrEP, stratégie de réduction des risques et des dommages chez les consommatrices de drogues injectables...).

Toutefois, et c'est un préambule cher au cœur des auteurs, ces approches « ne sont efficaces que si l'on crée les conditions de leur bon fonctionnement avec des programmes visant à réduire le risque de stigmatisation et de discrimination contre les malades et les communautés les plus exposées », insiste le Dr Gregorio Millett.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... ie-du-sida

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Maintenir le VIH sous contrôle : Une alternative au traitement quotidien ?

S'il est possible de garder l'infection par le VIH sous contrôle, il est jusqu’ici nécessaire pour cela de recevoir quotidiennement un traitement antirétroviral (ARV). Cependant, l'essai ANRS 170 QUATUOR, mené par le Dr Pierre de Truchis – Service des maladies infectieuses, parasitaires et tropicales de l’hôpital Raymond-Poincaré AP-HP et le Dr Roland Landman – Service des maladies infectieuses, parasitaires et tropicales de l’hôpital Bichat AP-HP, IAME, UMR 1137, Inserm, Université de Paris et Sorbonne Paris Cité - explore une nouvelle piste d’allègement thérapeutique chez les patients en succès sous trithérapie. Menée auprès de 647 patients sous traitement ARV contrôlant le VIH depuis plus d'un an, l’étude promue par l’ANRS montre la non-infériorité du traitement réduit à quatre jours par semaine par rapport au même traitement administré quotidiennement sept jours sur sept. Ces résultats sont présentés aujourd'hui par le Dr Roland Landman dans le cadre de la 10e conférence mondiale sur l’infection à VIH (IAS 2019, Mexico city, 21-24 juillet 2019).

Texte
Aujourd'hui, les traitements antirétroviraux (ARV) permettent de maintenir sous contrôle le virus du VIH lorsque l'infection est détectée avant un stade avancé. Cependant, ils doivent être administrés quotidiennement, avec les effets secondaires potentiels et les contraintes qui y sont associés.

La prise quotidienne d'ARV pourrait ne pas être indispensable, c'est du moins ce que montre l'étude QUATUOR. Cette étude s'inscrit dans la continuité de l’étude ANRS 4D, essai pilote ayant montré en 2017 que des patients sous traitement ARV efficace depuis plus d’un an gardaient un contrôle de la réplication virale sous traitement réduit à quatre jours par semaine (96% de succès).

Suite à ces résultats positifs, l’essai ANRS 170 QUATUOR a été mis en place. Cette étude randomisée ouverte menée par le Dr Pierre de Truchis à l’hôpital Raymond-Poincaré AP-HP et par le Dr Roland Landman à l’hôpital Bichat AP-HP, avec l’aide de l’IMEA (Institut de Médecine et Epidémiologie Appliquée) et le support méthodologique du CMG dirigé par Lambert Assoumou (Institut Pierre Louis d’Epidémiologie et Santé Publique IPLESP, Inserm et Sorbonne Université), a recruté très rapidement les patients dans 59 centres en France de septembre 2017 à janvier 2018. Elle a comparé deux groupes de 318 patients : les premiers traités de la manière conventionnelle (7jours/7), et les seconds recevant un traitement ARV réduit à quatre jours sur sept (4j/7) avec trois jours d’arrêt en fin de semaine.

Ainsi, les chercheurs ont pu mettre en évidence que chez des patients ayant une infection VIH bien contrôlée avec une charge virale indétectable depuis 5.8 ans en moyenne, le traitement 4j/7, quel que soit le type de trithérapie utilisée, était statistiquement non inférieur au traitement quotidien. En effet, après 48 semaines de suivi, 95.6% des patients dans le bras 4j/7 et 97.2% dans le bras de traitement 7j/7 ont maintenu une charge virale indétectable. Six patients dans le bras 4 j/7 et quatre dans le bras 7j/7 ont présenté un échec virologique. Ces résultats permettent d’envisager un allègement du traitement à 4jours/7 chez les patients sous ARV et contrôlant le VIH depuis plusieurs années.

Bien qu'aucune différence au niveau de la tolérance des antirétroviraux n'ait été observée entre les deux groupes à 48 semaines, la possibilité d’un tel allègement du traitement constitue une option potentielle pour la prise en charge thérapeutique des patients infectés par le VIH bien contrôlés sous trithérapie, et permet également une substantielle réduction des coûts du traitement.

http://programme.ias2019.org/Abstract/Abstract/4817

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Les résultats de NAMSAL confirment le dolutégravir comme alternative de choix pour les traitements VIH dans les pays du Sud

L'étude NASMAL (New Antiretroviral and Monitoring Strategies in HIV-infected Adults in Low-income countries), co-financée par Unitaid et l'ANRS, est la première du genre à comparer les deux traitements pour l’infection par le VIH, l’un à base de dolutégravir et l’autre d’efavirenz 400mg, en conditions de vie réelles. Il n’existait jusqu’alors aucune donnée comparant directement l’action de ces deux molécules dans le contexte particulier des pays à ressources limitées. Coordonnée par Eric Delaporte (Université de Montpellier, Inserm, IRD) et Charles Kouanfack (Hôpital Central Yaoundé, Faculté de médecine de l'Université de Dschang), NAMSAL permet de conclure à la non infériorité du dolutégravir par rapport à l'efavirenz en conditions de vie réelle, confirmant les dernières recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé, Ces résultats sont publiés ce jour dans The New England Journal of Medicine.

Texte
Les dernières recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) mises à jour en décembre 2018, préconisent un traitement de première intention pour l’infection par le VIH à base de dolutégravir(1) (DTG) et comme alternative d’un traitement à base d’efavirenz 400 mg (EFV400)(2) .
Cette recommandation a été fondée sur les résultats d'études montrant la supériorité du DTG par rapport à EFV600 à la fois en termes d’efficacité et de tolérance.
Alternativement EFV400 a montré une bonne tolérance pour une efficacité comparable à l’EFV600. Cependant, ces résultats ont été obtenus à la suite d’études menées dans des pays à hauts revenus sur des populations non comparables à celles vivant dans les pays à ressources limitées. En particulier les études portaient sur des femmes dont la quantité de virus dans l'organisme était en général plus importante au moment du début du traitement ARV et infectées par des souches VIH-1 différentes de celles du Nord.

Ainsi, NAMSAL, est la première étude à comparer les deux traitements (EFV400 et DTG) en association avec le tenofovir et la lamivudine dans un pays à ressources limitées. Cette étude de phase 3 ouverte et randomisée a été conduite à Yaoundé au Cameroun entre 2016 à 2018 et a concerné 613 personnes vivant avec le VIH n’ayant jamais suivi de traitement antirétroviral.
Coordonnée par Eric Delaporte (Université de Montpellier, Inserm, IRD) et Charles Kouanfack (Hôpital Central Yaoundé, Faculté de médecine de l'Université de Dschang), l'étude publiée ce jour a non seulement mis en évidence après 48 semaines de traitement la non infériorité du DTG par rapport à EFV400, mais également que le risque d'apparition de résistance au traitement est plus faible avec le DTG.
Ceci étant, quelle que soit la molécule utilisée, les résultats obtenus sont moins bons que ceux observés au sein des pays à plus hauts revenus, principalement à cause du taux très élevé de virus chez les personnes à l’initiation du traitement. Cela souligne d’une part l’importance des mesures de dépistage pour un traitement précoce et d‘autre part la nécessité d’effectuer de telles études dans les pays à ressources limitées. En outre, l’étude confirme que la prise de poids et les risques d'obésité sont plus importants avec le DTG qu'avec EFV400.

« Cette étude est la toute première du genre à apporter des données comparatives sur l’utilisation du dolutégravir par des personnes vivant avec le VIH dans les pays à faibles ressources tels le Cameroun. Unitaid attache beaucoup d’importance à ce partenariat avec l’ARNS et l’OMS qui contribuera à accélérer l’accès aux meilleurs traitements.», a mentionné le Dr Philippe Duneton, Directeur exécutif adjoint d’Unitaid.

(1) Avec une note de prudence sur l'utilisation de DTG au cours de la périconception et pour les femmes et adolescentes en âge de procréer en raison du risque potentiel de malformation du tube neural lorsque le DTG est utilisé pendant le premier trimestre de la grossesse.
(2) L’EFV 400 est mieux toléré que l’EFV 600 habituellement prescrit et il est disponible en comprimés combinés à dose fixe.

http://www.anrs.fr/fr/presse/communique ... avir-comme

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VIH/Sida : de nouvelles pistes pour faciliter la vie des patients et la prévention

Prendre moins de comprimés de traitements ou encore utiliser un implant protecteur pendant un an : les solutions pour alléger les moyens de traiter ou éviter l'infection par le virus du Sida n'ont pas manqué lors de la conférence scientifique internationale sur le Sida (IAS).

Moins de comprimés pour traiter le VIH, un implant efficace un an pour éviter une contamination... La conférence scientifique sur le sida (IAS) qui s'achève ce mercredi 24 juillet 2019 à Mexico a été l'occasion de présenter plusieurs améliorations pour la vie des patients et la prévention chez les personnes à risque.

Bientôt un implant anti-VIH efficace un an ?

Depuis quelques années, la notion de traitement préventif, ou prophylaxie pré-exposition (PrEP), a révolutionné la prévention contre le virus du sida. Proposée en priorité aux populations à risque, telles que les homosexuels ayant des rapports non protégés ou les prostitué(e)s, la prise d'un médicament antirétroviral pour éviter d'être contaminé a prouvé son efficacité mais reste contraignante. A l'avenir, on pourra peut-être obtenir le même résultat sans prendre de traitement en continu ou avant chaque rapport à risque (PrEP "à la demande"), grâce à un implant à "action prolongée".

Le premier essai chez l'homme, qualifié par l'IAS de "préliminaire mais prometteur", a établi après 12 semaines d'utilisation qu'il était bien toléré par les 16 participants et qu'il délivrait bien la dose prévue de médicament. Selon son auteur, chercheur pour le laboratoire américain Merck & Co, l'implant pourrait continuer à diffuser une dose suffisante pendant "au moins un an". De nouvelles études devront encore être réalisées pour montrer si cet implant offre bien le même niveau de protection contre le VIH que la prise orale de médicament.

Un tel implant "pourrait représenter une solution prometteuse pour ceux qui ont du mal à se conformer à un traitement quotidien", a commenté Anton Pozniak, président de l'IAS. La conférence a aussi été l'occasion de présenter une nouvelle étude sur l'acceptation et l'efficacité de la PrEP par anneau intravaginal, qui diffuse un médicament antirétroviral, le dapivirine, pendant un mois. "On est en train de créer de nouveaux outils qui s'adaptent aux réalités vécues par les populations", a salué Anton Pozniak.

Des comprimés un jour sur deux ?

De nombreux projets cherchent aussi à alléger le quotidien des patients séropositifs et à réduire le coût de leur traitement tout en maintenant le virus en sommeil. Les injections d'antirétroviraux devraient ainsi permettre dès 2020 de remplacer les comprimés quotidiens par une piqûre toutes les semaines. Une autre piste présentée à l'IAS consiste à ne pas prendre la trithérapie tous les jours mais un jour sur deux, voire moins. L'étude française Quatuor menée par l'Agence nationale de recherche contre le sida (ANRS), dont les résultats seront publiés mercredi 31 juillet 2019, montrera si la prise de comprimés quatre jours sur sept permet de conserver le même niveau d'efficacité. La réduction de la "charge médicamenteuse" des personnes porteuses du VIH pourrait aussi passer par le passage à deux molécules (bithérapie) plutôt que trois. Deux études également dévoilées mercredi 31 juillet à Mexico ont cherché à établir la sûreté et l'efficacité d'un tel régime.

De nouvelles données rassurantes sur un médicament innovant

De nouvelles données ont été présentées concernant l'utilisation de l'antirétroviral dolutegravir (DTG) chez les femmes enceintes et en âge de procréer. Ce médicament, commercialisé par ViiV Healthcare (groupe GSK) sous le nom Tivicay et sous formes génériques, était sur la sellette depuis 2018, après la publication d'une étude au Botswana mettant en évidence des risques de malformations du cerveau et de la moelle épinière chez les enfants de femmes traitées avec cette molécule (4 cas sur 426 grossesses).

Ces résultats avaient provoqué un dilemme car le DTG est l'un des meilleurs traitements contre le VIH actuellement sur le marché, plus efficace et plus simple à utiliser que d'autres médicaments, provoquant moins d'effets secondaires et moins susceptible d'entraîner le développement de résistances. Les études complémentaires présentées cette semaine tendent à montrer que le risque de malformations est finalement "moins élevé que signalé l'an dernier", note l'IAS, avec 3 naissances pour 1.000 au Botswana - contre une pour 1.000 avec d'autres médicaments - et aucune dans une étude menée au Brésil. Sur cette base, l'OMS "recommande fortement le dolutegravir comme choix de traitement préféré contre le VIH", y compris chez les femmes en âge de procréer, "en raison des énormes bénéfices qu'il apporte". L'organisme international souligne dans le même temps l'importance d'informer les femmes des risques et de leur donner accès aux services de planification familiale.

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/v ... ion_135809

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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Jl 2019 - 02:37
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http://images.aidsmap.com/page/3545213

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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Jl 2019 - 02:42
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Bouquet final IAS 2019 : les mariachis* chantent l’allègement à tue tête !



C’est aujourd’hui la journée de l’allègement.

Comme déjà abordé dans le 1er éditorial de lundi, les stratégies thérapeutiques d’allègement - en switch ou même en 2DR regimen (thérapie antirétrovirale à 2 molécules) en 1re ligne (GEMINI, interview du Pr Christine KATLAMA) - fleurissent comme le nopal**. Beaucoup de résultats ont été présentés ce matin dans la session sur les thérapies antirétrovirales et ils sont rapportés dans cette dernière édition du e-journal de la Xe IAS.

L’allègement est partout et les schémas 2DR, jusque là un peu boudés par nos confrères anglo-saxons, semblent prendre le pas. De nombreuses données ont été présentées ce jour. Parmi les bithérapies proposées et présentées, citons dolutégravir et lamivudine, et islatravir et doravirine (interview du Pr Jean-Michel MOLINA).

Une autre stratégie d’allègement, très franco-française (cocorico ou plutôt ici “quiquiriqui”), et très attendue ce jour, essai ANRS QUATUOR 4 jours / 7 (interview des Drs Roland LANDMAN et Pierre de TRUCHIS) a clôturé la session stratégie antirétrovirale, avec de très bons résultats que vous pourrez découvrir (voir zoom du jour).

Ce numéro n’oublie pas non plus les comorbidités avec un focus sur le rein des PvVIH, et je n’ai pu m’empêcher de mettre une “touche” d’IST avec une épidémie d’hépatites C en Thaïlande chez des HSH.

Pour conclure cet édito, nous assistons ce jour, comme dans un feu d’artifice, à un bouquet de données, toutes passionnantes et pour la plupart innovantes. Nous espérons que notre sélection vous plaira et pourra détrôner les romans d’été que vous emporterez avec vous en vacances…

Encore une fois, un grand merci au comité éditorial et à Philippe. Merci aussi à tous les confrères qui ont gentiment accepté d’être interviewés.

Nous quittons à regret le congrès et cette ville fourmillante de Mexico, aussi fourmillante et riche que cette IAS 2019 qui restera un grand cru.

Charles Cazanave, au nom du comité éditorial



* “Le mot mariachi est une déformation du mot français mariage qui aurait été introduit dans le pays peu avant l'époque de l'Intervention française au Mexique” source Wikipédia.

** Cactus endémique mexicain.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Jl 2019 - 02:55
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Dans le cadre des bithérapies (schémas « 2DR »), les résultats à long terme (2 ans) des essais de phase 3 GEMINI évaluant la bithérapie DTG+3TC chez des patients naïfs ont été présentés en session plénière. GEMINI-1 et 2 sont 2 études de non-infériorité, internationales, randomisées, en double aveugle et groupes parallèles, avec des schémas identiques qui ont inclus des patients naïfs d’antirétroviraux pour recevoir soit une bithérapie DTG + 3TC, soit une trithérapie standard DTG + TDF/FTC. Au total, plus de 1 400 patients ont été inclus dans les 2 bras de traitement. Une stratification était réalisée selon le niveau de charge virale (CV) et le nombre de lymphocytes CD4 à l’inclusion. Les caractéristiques des patients à l’inclusion étaient les suivantes : patients jeunes (32 à 33 ans de moyenne d’âge), 14 à 16 % de femmes et 67 à 69 % de Caucasiens.

Le pourcentage de patients présentant une CV supérieure à 100 000 copies/mL était de 20 à 21 %. La majorité (91-92 %) des patients présentait un taux initial de CD4 supérieur à 200 cellules/mm3. Les résultats sur le critère principal (CV < 50 copies/mL à S48) avaient été présentés l’an dernier à Amsterdam et confirmaient l’hypothèse de départ de non-infériorité avec des taux de succès dans les bras 2DR de 90-93 % versus 93-94 % dans le bras contrôle trithérapie. Ce sont donc les résultats à S96 qui ont été présentés à Mexico : confirmation de la non infériorité du schéma 2DR à 2 ans (figure 1), y compris chez les patients avec une CV initiale élevée (figure 2). La différence pour les CD4 < 200 cellules/mm3 en défaveur du schéma 2DR en analyse snapshot disparait en analyse TDRF (arrêt de traitement = échec), analyse prévue au protocole de l’étude à S96.





Très peu d’échecs virologiques ont été rapportés (11 dans le bras DTG + 3TC et 7 dans le bras DTG + TDF/FTC à S96) et aucune émergence de mutations de résistance aux INI ou aux INTI. Le profil de tolérance est globalement comparable entre les 2 bras alors que les biomarqueurs rénaux sont à l’avantage du régime 2DR qui ne comporte pas de TDF : débit de filtration glomérulaire estimé et marqueurs urinaires de tubulopathie (figure 3). Le profil des biomarqueurs osseux est également à l’avantage du schéma 2DR. Le rapport CT/HDLc s’est significativement (p < 0,05) amélioré dans les deux bras.



Bithérapie à base de DTG et 3TC en 1re ligne (GEMINI) et en switch (TANGO)



https://youtu.be/KtSy-3BQa7c



Les études GEMINI-1 et 2 sont deux études de non-infériorité, internationales, randomisées, en double-aveugle et groupes parallèles, avec des schémas identiques qui ont inclus des patients naïfs d’antirétroviraux pour recevoir soit une bithérapie DTG + 3TC (2DR), soit une trithérapie standard DTG + TDF/FTC. Au total, plus de 1 400 patients ont été inclus dans les 2 bras de traitement. Les résultats sur le critère principal (CV <50> 200 cp/mL). Les résultats montrent que la survenue de « blips » est comparable entre les deux bras DTG + 3TC et DTG + TDF/FTC quel que soit le temps d’analyse entre S8 et S48 (figure 1).



Le pourcentage de “blips” semble cependant plus élevé dans le bras trithérapie en comparaison au schéma 2DR en cas de CV initiale > 100 000 cp/mL (figure 2) mais ces résultats doivent être interprétés avec précaution car les nombres de patients sont très faibles.



Enfin, la survenue d’un échec virologique confirmé n’est pas associée à celle de « blips » antérieurs.

Au total, ces données de « blips » et de faibles virémies résiduelles (“low level viremia”) - allant dans le sens des rapidités de décroissance rétrovirale rapportées à Glasgow en 2018 (<100> 100 000 cp/mL à l’initiation) - sont des résultats rassurants sur la puissance et la robustesse virologique de cette association 2DR.



La cohorte thaïlandaise SEARCH010/RV254 est une cohorte de patients diagnostiqués en primo-infection VIH. Entre 2009 et 2018, 573 patients ont été inclus, dont 94 % d’hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), avec une médiane d’âge de 26 ans. Dans cette cohorte, une sérologie hépatite C était réalisée tous les ans (ou plus en cas de suspicion clinico-biologique d’hépatite C aiguë). En cas de positivation de la sérologie, une PCR et un génotype VHC étaient réalisés pour confirmer et caractériser l’infection. A l’inclusion dans la cohorte, 1,8 % des patients étaient séropositifs pour l’hépatite C. Au cours du suivi, l’incidence de l’hépatite C était de 2,1/100 personnes-années (PA) (38 cas incidents pour 1883 PA). L’analyse de la distribution de ces 38 cas incidents a permis de mettre en évidence une épidémie d’hépatites C aiguës. En effet, cette incidence était très variable dans le temps, beaucoup plus forte en 2018 qu’en 2014 (3,35/100 PA versus 0,88/100 PA, p = 0,0006) (figure). D’autre part, l’analyse génotypique objectivait 91,4 % de sous-types 1 et 8,6 % de sous-types 3, alors que la distribution classique des sous-types du VHC en Thaïlande est différente (environ 33 % de sous-type 1 et 40 % de sous-type 3). Ces cas d’hépatites C aiguës sont survenus chez des hommes (100 %) gays (96 %) rapportant fréquemment l’usage de drogues (44 %) et/ou la pratique du sexe en groupe (44 %). La méthamphétamine était la drogue la plus communément utilisée (39 %), et 5 % de ces patients rapportaient l’injection intraveineuse de drogues (“slam”).

En analyse multivariée, les facteurs associés à la survenue d’une hépatite C aiguë étaient la pratique du sexe en groupe (HR ajusté = 2,54 [1,26-5,12]), l’usage de méthamphétamine (HR ajusté = 2,33 (1,13-4,huit)) et la survenue d’une syphilis dans l’histoire (HR ajusté = 2,43 (1,22-4,85)). Ainsi, à l’instar des épidémies d’hépatites C aiguës observées dans les pays du Nord, l’exemple thaïlandais montre l’importance de dépister l’hépatite C chez les HSH séropositifs pour le VIH et d’intégrer à ce screening l’usage des drogues, les pratiques sexuelles à risque (sexe en groupe) et la survenue des autres IST. Les auteurs plaident enfin pour l’accès universel aux “nouveaux” antiviraux directs anti-VHC pour le traitement de ces formes aiguës, afin de limiter la dissémination virale en contexte sexuelle, dans les pays à niveau de ressources faible ou intermédiaire.


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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Jl 2019 - 03:10
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Dans cette cohorte de “vraie vie” espagnole, 340 patients ont été inclus : 81 % d’hommes et 35 % âgés de plus de 50 ans. L’objectif était d’évaluer si le switch F/TDF vers F/TAF permettait d’améliorer la fonction rénale : à l’inclusion, le DFGe selon CKD-EPI moyen était de 96 mL/min/1,73 m2 et 37 % des patients présentaient un DFGe < 90 mL/min/1,73 m2 (patients plus âgés, 50 versus 45 ans, et un nadir de CD4 plus bas, 168 versus 247 cellules/mm3). Les résultats montrent que, 12 mois après le switch pour F/TAF, les patients avec un DFGe < 90 mL/min/1,73 m2 ont une amélioration de 2,1 % du DFGe (de 79,6 à 81,3 mL/min/1,73 m2), et sur la totalité de la population une légère diminution de 0,1 % (de 94,3 à 94,2 mL/min/1,73 m2) est constatée (figure).



Au total, dans cette étude en “vraie vie” le bénéfice du switch pour F/TAF est observé pour les patients les plus âgés, avec un DFGe inférieur à 90 mL/min/1,73 m2. Le gain semble se poursuivre après les 12 mois post switch.








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