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19 Sujet du message: IAS 2019  MessagePosté le: 18 Jl 2019 - 16:45
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Bienvenue dans le programme en ligne IAS 2019!

http://programme.ias2019.org/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Jl 2019 - 16:54
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Bientôt: Des nouvelles de l' IAS 2019

La 10ème conférence de la Société internationale sur le sida (IAS 2019) se tiendra à Mexico du 21 au 24 juillet 2019.

NAM est ravi d'avoir été sélectionné comme partenaire médiatique scientifique officiel pour la conférence par l'International AIDS Society.

Nous rendrons compte des recherches clés présentées à la conférence, publierons des nouvelles en ligne et enverrons cinq résumés par courrier électronique, quatre au cours de la semaine de la conférence et un la semaine suivante. Les bulletins seront disponibles en anglais, français, italien, portugais, russe et espagnol. Si vous recevez déjà les bulletins électroniques réguliers de NAM, vous recevrez automatiquement nos bulletins de conférence. Si vous ne le faites pas, assurez-vous de vous inscrire pour ne rien manquer.

Tous les reportages et les communiqués de notre conférence seront publiés sur nos pages Web IAS 2019 .

Conférence de la Société internationale sur le sida

Plus de 6000 personnes sont attendues à IAS 2019, ce qui en fait l'une des plus grandes conférences sur la science du VIH.

"Ce qui est vraiment intéressant avec IAS 2019, c'est qu'en plus d'une science solide, les présentateurs du programme incarnent la diversité de notre communauté de chercheurs. L'IAS 2019 célèbrera les nouvelles voix de jeunes chercheurs et de femmes chefs de file du monde scientifique. Ce programme apportera de nouvelles informations importantes, poser des questions approfondies et remettre en question le statu quo ". Anton Pozniak, co-président de l'IAS 2019 et membre du comité du programme scientifique

La conférence de cette année comportera des recherches sur:

• Une mise à jour cruciale des données sur le lien potentiel entre le dolutégravir et des malformations congénitales dans le tube neural.
• Des études concrètes sur la mise en œuvre de la PrEP dans le monde entier, notamment sur la durée de maintien de la PrEP sur une personne.
• Simplification des schémas thérapeutiques contre le VIH: moins de médicaments, moins de doses hebdomadaires et de drogues injectables.
• Soins et services pour les femmes transgenres.
• Avancées vers un vaccin de prévention et une rémission à long terme du VIH.
• Les études d'un nouvel antirétroviral, MK-8591, ont été utilisées à la fois dans le cadre d'un traitement anti-VIH et d'un implant de PrEP à longue durée d'action.
• Nouvelles données sur l'efficacité de l'anneau vaginal de dapivirine pour la prévention du VIH chez les femmes d'Afrique australe.

Pour plus d'informations sur IAS 2019, visitez le site Web officiel de la conférence: www.ias2019.org .

https://www.aidsmap.com/page/3540217/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Jl 2019 - 03:51
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Participations française à l'IAS 2019



http://www.anrs.fr/sites/default/files/ ... %29DEF.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Jl 2019 - 07:19
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Le renforcement des systèmes de santé est essentiel dans la lutte mondiale contre le VIH: experts

Lors de l'ouverture de la 10ème Conférence scientifique mondiale sur le VIH à Mexico, des spécialistes ont discuté des défis qui menacent la santé universelle des populations.

Renforcer les systèmes de santé dans le monde est au cœur de la lutte contre le VIH, ont déclaré des experts du monde entier, qui ont à leur tour demandé d'agir d'urgence pour répondre aux besoins sanitaires de milliers de personnes touchées par les crises humanitaires.

Lors de l'ouverture de la 10ème Conférence scientifique mondiale sur le VIH (IAS 2019) à Mexico, des spécialistes ont discuté des défis qui menacent la santé universelle des populations, y compris le VIH.

Anton Pozniak, président de l'International AIDS Society (IAS), a déclaré que plus de 135 millions de personnes dans le monde avaient besoin d'une aide humanitaire résultant de conflits armés ou de catastrophes naturelles, ce qui les plaçait dans des situations d'urgence permanente et nécessitaient une attention particulière. .

Il a déclaré que les personnes vivant dans un état d'urgence "sont particulièrement vulnérables aux nouvelles infections", c'est pourquoi il faut veiller à ce que la prévention et le traitement du VIH fassent partie des efforts globaux de l'aide.

Elles ont rappelé qu'à l'échelle mondiale, les femmes et les filles ont tendance à se trouver dans des États plus vulnérables en raison d'obstacles structurels et sociaux à l'accès à la santé, notamment la stigmatisation, la discrimination et le manque de professionnels de la santé dotés de connaissances spécifiques. chez les femmes.

"Il est temps d'éliminer la stigmatisation, nous devons mettre en œuvre des interventions auprès des personnes les plus vulnérables", a déclaré Momchil Baev, responsable du programme de santé sexuelle SingleStep.

Le spécialiste a regretté qu'en raison de cette situation, l'Europe de l'Est et l'Asie centrale soient les seules régions du monde où le taux de nouvelles infections augmente. "Seule la Russie contribue à 100 000 nouvelles infections chaque année", a-t-il déclaré.

Il a expliqué que dans de nombreux pays de la région, les personnes vivant avec le VIH "se cachent à cause de cette stigmatisation", il est donc nécessaire de travailler ensemble entre le gouvernement et les communautés pour aider ceux qui sont invisibles "est le seul moyen", a-t-il déclaré.

Brenda Crabtree, directrice scientifique locale d'IAS 2019, a déclaré que le VIH / sida représentait un défi de taille pour l'Amérique latine dans la mesure où il s'agit de la région la plus inégalitaire au monde sur le plan économique. Cependant, l'instabilité politique qui règne dans certains pays a forcé migrer, ce qui exacerbe l'épidémie.

"Les efforts à cet égard doivent être plus importants, ils ne seront couronnés de succès que lorsque les énormes différences dans la répartition des revenus seront réduites", a-t-il déclaré.

Il a déclaré que les gouvernements devaient faire preuve de volonté politique et d'investissements importants pour que tous les citoyens, y compris les plus vulnérables, soient atteints.

Enfin, Deborah L. Birx, représentante des États-Unis pour la diplomatie mondiale en santé, a déclaré que le pays avait fait de grands progrès car il avait sauvé plus de 17 millions de vies et aidé à transformer la riposte mondiale contre le VIH.

"C’est un travail de gouvernements, de politiciens, de systèmes de santé, tous ceux impliqués ont travaillé ensemble", at-il conclu.

La norme IAS 2019 exposera les avancées scientifiques les plus récentes en matière de traitement, de traitement et de prévention; ainsi que les stratégies les plus novatrices pour lutter contre les inégalités face au VIH.

Au cours de la manifestation qui se tient d’aujourd’hui à mercredi prochain, plus de 1 000 études soigneusement sélectionnées sur plus de 3 000 reçues par des chercheurs du monde entier seront présentées.

https://www.elsoldemexico.com.mx/doble- ... 31170.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Jl 2019 - 07:21
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L'OPS affirme que le monde doit redoubler d'efforts pour éliminer le VIH

Mexique, 21 juillet (EFE) .- En dépit des efforts économiques et d'un engagement politique fort au niveau mondial, le monde est encore loin d'éliminer le virus VIH d'ici 2030, nous devons donc redoubler nos efforts, a déclaré Carissa dimanche. Etienne, directeur de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS).

"Il est temps de repenser notre responsabilité de veiller à ce que nous réalisions les objectifs VIH que nous avons fixés", a déclaré Etienne lors de la cérémonie d'ouverture de la 10ème Conférence scientifique mondiale sur le VIH (IAS 2019) du Mexique.

Etienne a déclaré que pour mettre fin à cette épidémie, il est essentiel de garantir la santé universelle, qui doit "garantir que tous les citoyens ont accès aux services de santé, nous devons veiller à davantage de soins de qualité", a-t-il déclaré.

Il a souligné que, même s'il est important que les gouvernements investissent, le plus important est d'essayer de rendre ces dépenses efficaces, en plus de travailler à la prévention, à la recherche et à l'innovation dans ce domaine "afin que des médicaments efficaces puissent continuer à être offerts aux consommateurs." meilleur coût

De même, des efforts doivent être faits pour améliorer le premier niveau de soins, en plus du fait qu'il est essentiel de s'interconnecter avec le deuxième niveau pour obtenir une meilleure qualité de soins, a déclaré Etienne.

Il a souligné l'importance du dialogue entre la communauté du VIH et les systèmes de santé pour s'assurer que cette question est alignée sur la santé universelle et peut être "pleinement intégrée dans les plans de santé, les ensembles de prestations de santé et les plans d'assurance. public comme privé. "

Il a déclaré que la principale préoccupation mondiale en matière de VIH était le problème de la migration, qui s’intensifiait notamment dans des régions telles que l’Amérique latine, ainsi que l’engagement qu’il fallait susciter auprès des populations les plus vulnérables.

Enfin, il a souligné qu'en 2018, environ les deux tiers de toutes les personnes vivant avec le VIH recevaient un traitement antirétroviral qui leur sauverait la vie.

Et il a assuré qu'aujourd'hui "six pays ont atteint tous les objectifs du 90-90-90", ce qui représente 90% de diagnostics, 90% de personnes en traitement et 90% avec une charge virale indétectable.

Anton Pozniak, président de l'International AIDS Society (IAS), a déclaré que la lutte contre cette maladie nécessitait une vision fondée sur les droits humains et des dirigeants qui comprennent l'importance de la science et de la législation de soutien. "Ce n'est pas basé sur la discrimination."

De même, il a déclaré que le droit à la santé n'était pas négociable et "ne devrait pas être soumis à un débat budgétaire".

Pour sa part, Brenda Crabtree, directrice scientifique locale d'IAS 2019, a déclaré que, bien que l'Amérique latine ait beaucoup progressé dans la lutte contre le VIH, ses progrès sont mitigés et menacés par les changements politiques et économiques que subit actuellement la région.

Et il a souligné l'importance de mettre fin à la discrimination et à la stigmatisation; d'accélérer l'inclusion des médicaments préventifs et de reconnaître l'engagement d'IAS dans la reconnaissance des femmes et des jeunes en sciences.

Alejandro Brito, journaliste mexicain, a mis en exergue les efforts déployés par le Mexique pour améliorer l'acquisition de médicaments plus innovants et a souligné que la migration devait faire l'objet d'une attention particulière car "le traitement doit être garanti quel que soit le statut d'immigration".

Alors que Luis Adrián Quiroz, militant des droits de l'homme, a déclaré qu'il était urgent de garantir l'égalité de traitement, mais aussi de changer la perspective du contrôle de la maladie, car ils "doivent également lutter contre les comorbidités et les co-infections pour toutes les personnes vivant avec le VIH, sans discrimination".

Enfin, Jorge Alcocer Varela, Secrétaire à la Santé du Mexique, a souligné qu'il fallait agir à temps et garantir la protection des communautés les plus vulnérables.

Il a déclaré qu'il fallait lutter contre la stigmatisation et la discrimination et a souligné l'engagement du gouvernement mexicain envers les communautés vulnérables.

"La meilleure défense pour la santé des personnes vivant avec le VIH est celle qui empêche les attaques de stigmatisation et de discrimination", a-t-il conclu.

https://www.lavanguardia.com/vida/20190 ... l-vih.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Jl 2019 - 14:43
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Au-delà des anticorps: la conférence parle de nouveaux outils moléculaires pour tuer les cellules réservoirs infectées par le VIH

Le Forum sur le traitement du VIH et de l'hépatite B 2019 s'est tenu les 20 et 21 juillet juste avant la 10ème Conférence de la Société internationale sur le sida sur la science du VIH (IAS 2019) à Mexico cette semaine.

Le forum de cette année comprenait des recherches sur le traitement de l’infection chronique par l’hépatite B ainsi que sur le VIH, ces deux virus partageant des similitudes, la principale étant qu’ils provoquent la maladie en générant une réponse immunitaire dommageable à leurs virus plutôt que, comme le font d’autres virus, tuer les cellules directement.

Dans le cas du VIH, le problème qui empêche de guérir a toujours été le fait qu’une minorité de cellules infectées par le VIH sont des cellules dites "réservoirs" au repos, quiescentes, que le système immunitaire ne parvient pas à reconnaître et à éliminer.

Le forum a entendu parler de nouvelles molécules excitantes génétiquement modifiées qui ont le potentiel de rechercher et de tuer ces cellules, même sans passer par un "coup de pied" chimique pour les chasser de leur cachette.

IMMTAV était l’un des plus prometteurs. Ce médicament de haute technologie, déjà utilisé dans la recherche sur le cancer, consiste à remodeler les lymphocytes T prélevés sur les participants afin que les protéines réceptrices qu’ils ont à leur surface, qui permettent normalement de détecter tout type de virus, soient modifiés de sorte que leur réponse devienne extraordinairement spécifique au VIH et puissant.

Lucy Dorrell, de l'Université d'Oxford, a déclaré au forum qu'IMMTAV est développé par un processus d'affinement et de réajustement répétitif de la sensibilité des récepteurs des cellules T et des gènes qui génèrent ces protéines. La première version d'IMMTAV a été développée à partir de cellules T provenant d'un contrôleur élite avec une forte réponse de cellules T CD8 anti-VIH. Leurs cellules CD8 ont reconnu une chaîne spécifique d’acides aminés - un peptide - qui constitue une partie hautement conservée du VIH, c’est-à-dire une protéine dont le virus ne peut pas facilement se transformer. Les cellules infectées affichent sur leur surface de tels épitopes sous forme de «signaux de détresse» pour alerter le système immunitaire qu'elles sont infectées.

Les cellules IMMTAV sont similaires aux cellules CAR T (chimeric antigen receptors), un type de cellule contenant des récepteurs génétiquement modifiés qui ont été utilisés pour détecter et tuer les cellules cancéreuses. Cependant, ils ne peuvent détecter que 10% des protéines virales présentes sur les cellules infectées, principalement des protéines de l’enveloppe du VIH. Une partie du problème des cellules réservoirs est qu’elles ne présentent souvent pas beaucoup de ces protéines de l’enveloppe.

Les cellules IMMTAV peuvent reconnaître les signaux des protéines virales enfouies au plus profond de la cellule.

Une partie du problème de telles technologies dans le passé est que les complexes moléculaires qui reconnaissent les protéines étrangères des cellules infectées ont une durée de vie extrêmement courte - ils ne durent que quelques secondes en tant qu’entités complètes. Le processus de maturation et de sélection qui génère les récepteurs IMMTAV étend également considérablement leur persistance, dans la mesure où les récepteurs de cellules T IMMTAV développés ont maintenant une demi-vie de près de deux jours.

Dorrell a montré une vidéo montrant les cellules T IMMTAV se fixant et détruisant les cellules infectées, prélevées chez des personnes vivant avec le VIH, dans le tube à essai.

Actuellement, les IMMTAV développés ne reconnaissent que les composants de la protéine structurale gag du VIH, et leur composant principal est HLA-A2, qui n’est que l’une des nombreuses protéines HLA (antigène des leucocytes humains) qui distingue corps. Cela signifie qu'ils sont un peu trop spécifiques à l'heure actuelle mais que d'autres variétés d'IMMTAV sont en développement.

L'aspect le plus excitant des cellules IMMTAV est qu'il a été démontré qu'elles tuent les cellules réservoirs sans être utilisées avec un médicament immunostimulant qui active les cellules de sorte qu'elles puissent être «vues» par les thérapies destructrices des cellules. Un inconvénient de cette stratégie est que les cellules activées recommencent à produire le VIH, avec le risque de semer une nouvelle vague d’infection par le VIH. Mais les cellules IMMTAV ont été capables de tuer les cellules réservoirs sans aucune activation ni production virale - un "kill" sans le "coup de pied". Des expériences de contrôle ont également montré que les cellules non infectées n'étaient pas attaquées par la thérapie.

Cette technologie nécessite davantage de développement avant de pouvoir être utilisée dans des essais sur l'homme, principalement en augmentant le nombre d'épitopes viraux, elle est également réactive, mais peut offrir le meilleur espoir pour le moment d'une thérapie qui détecte et détruit les cellules réservoirs.

Un anticorps bi-spécifique prévient l'infection et contrôle la maladie chez les singes
Le développement de BiIA-SG, un anticorps bi-spécifique qui avait provoqué une vive émotion l’année dernière lorsque les résultats d’expériences sur des souris ont été publiées, notamment en Chine, où cette thérapie a été mise au point par l’Université de Hong Kong.

Bi-spécifique signifie que l'anticorps neutralise les particules virales du VIH et les empêche de se fixer aux cellules, agissant ainsi en tant qu'inhibiteur d'entrée, et se fixe également aux cellules infectées par le VIH, en les ciblant en vue de leur destruction. Il peut donc être utilisé à la fois comme traitement et comme prophylaxie pré-exposition (PrEP).

Mengyue Niu de l'Université de Hong Kong a montré les résultats d'expériences sur des singes macaques rhésus auxquels un virus humain génétiquement modifié (génétiquement modifié) a été administré à des singes macaques) qui était si mortel que seulement un quart des animaux ont survécu pendant plus de trois mois. après infection.

Lorsque BiIA-SG était administré en une dose unique avant l'inoculation avec le SHIV, il protégeait complètement les singes de l'infection et, une fois administrés après l'infection, tous les singes survivaient au-delà de trois mois, tout en préservant une forte réponse cellulaire anti-VIH.

D'autres expériences sur des singes sont prévues avant que BiIA-SG ne soit soumis à des essais sur l'homme.

Références :

Dorrell L Récepteur de lymphocytes T monoclonaux immuno-mobilisateurs contre les virus. Forum sur la guérison du VIH et du VHB 2019, Mexico, les 20 et 21 juillet 2019.

L' anticorps bispécifique Niu MY Tandem empêche complètement et induit une immunité prolongée des cellules T contre le SHIV pathogène chez les modèles de singe. Forum sur la guérison du VIH et du VHB 2019, Mexico, les 20 et 21 juillet 2019.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Jl 2019 - 14:45
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Le vaccin prometteur contre le VIH sera testé sur des hommes gais et des personnes trans

Un nouvel essai de phase III du vaccin anti-VIH sera bientôt lancé pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transgenres. L'étude, appelée Mosaico, évaluera un schéma thérapeutique à quatre injections d'un vaccin conçu pour fournir une protection contre les nombreuses souches différentes du VIH dans le monde.

«Nous sommes déterminés à faire en sorte que les résultats des essais de vaccins anti-VIH puissent être généralisés aux populations les plus touchées par l'infection par le VIH», a déclaré le Dr Susan Buchbinder, présidente du protocole Mosaico et directrice de Bridge HIV au département de santé publique de San Francisco.

Buchbinder et d'autres personnes impliquées dans le développement et l'administration du vaccin ont discuté de l'étude Mosaico lors d'une session précédant l'ouverture de la 10ème Conférence de la Société internationale de lutte contre le VIH sur le VIH (IAS 2019), hier à Mexico.

Mosaico, également connu sous le nom de HVTN 706, est une initiative conjointe des secteurs public et privé associant les Instituts nationaux de la santé des États-Unis (NIH), le réseau de recherche sur les vaccins anti-VIH basé au Centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson, le Commandement de la recherche et du développement médical de l'armée américaine et Janssen. (partie de Johnson & Johnson).

Le Dr Dan Barouch, directeur du Centre de recherche sur la virologie et les vaccins du Beth Israel Deaconess Medical Center à Boston, a ouvert la voie à Mosaico avec une série d’études antérieures sur le singe et l’humain, dont la première a commencé il ya 15 ans. Ces études ont permis d'affiner la composition du vaccin et de déterminer le schéma posologique le plus efficace.

Le vaccin à tester, baptisé Ad26.Mos4.HIV, utilise un vecteur adénovirus modifié - un parent sans danger du virus du rhume - pour délivrer une mosaïque d'immunogènes optimisés du VIH, ou antigènes stimulant la réponse immunitaire. Cette combinaison antigénique "ne se trouve dans aucun virus, mais plutôt dans des fragments de virus différents", optimisée pour couvrir plusieurs souches du VIH dans le monde, a déclaré Barouch.

Les troisième et quatrième injections seront accompagnées d'une combinaison de protéines gp140, qui constituent l'enveloppe du VIH, issue du Clade C (type de VIH prédominant dans la plupart des pays d'Afrique et d'Asie) et d'une mosaïque de gp140 provenant d'autres souches.

Auparavant, l' étude APPROACH comparait différents rappels pour les troisième et quatrième doses de vaccin. L'essai TRAVERSE a conduit à la sélection d'une mosaïque tétravalente avec quatre antigènes cibles du VIH et l'essai ASCENT a comparé différentes versions de gp140 pour le rappel. Les dernières données d’APPROACH et ASCENT seront présentées plus tard au cours de la conférence.

Un schéma thérapeutique similaire (mais avec seulement Clade C et pas la mosaïque gp140 dans le rappel) est actuellement testé dans l' essai Imbokodo en cours de phase IIb (HVTN 705). Commencée en 2017, cette étude a récemment mis en concurrence 2600 femmes vivant en Afrique australe. Les participants ont été assignés au hasard pour recevoir le vaccin ou les injections placebo.

Mosaico évaluera le vaccin sélectionné chez 3 800 hommes cisgenres ayant des rapports sexuels avec des hommes et des personnes transgenres âgés de 18 à 60 ans vivant en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Europe, où le VIH du groupe Clade B est prédominant. Il y aura 24 sites d'étude aux États-Unis, neuf au Brésil, cinq au Pérou, quatre en Argentine et trois au Mexique. Les sites européens seront situés en Espagne (six sites), en Italie et en Pologne (trois sites chacun). Buchbinder a indiqué que les inscriptions devraient commencer en septembre.

Les personnes éligibles doivent présenter un risque accru de contracter le VIH et doivent satisfaire à l'un des critères suivants au cours des six derniers mois:

Ils ont eu des relations sexuelles anales ou vaginales réceptives sans condom en dehors d'une relation monogame stable (12 mois) avec un partenaire connu pour être VIH négatif ou positif pour le VIH avec suppression virale sous traitement antirétroviral;
On leur a diagnostiqué une gonorrhée rectale ou urétrale ou une infection à chlamydia ou un nouveau cas de syphilis;
Ils ont utilisé des stimulants, y compris la cocaïne ou l’amphétamine;
Ils ont eu cinq partenaires sexuels ou plus.
Ici aussi, les participants seront randomisés pour recevoir le vaccin - quatre injections d'AD26.Mos4.HIV au début de l'étude, aux mois 3, 6 et 12, les deux dernières injections étant accompagnées de Clade C + mosaic gp140 - ou d'un placebo.

Tous les participants se verront proposer un ensemble complet de mesures de prévention. L'étude comparera le taux de nouvelles infections à VIH dans le groupe recevant le vaccin et le paquet de prévention par rapport aux personnes recevant le paquet de prévention avec le placebo.

Il est important de noter que l'ensemble de mesures de prévention standard a évolué depuis les essais de vaccins précédents et qu'il inclut désormais le fumarate de ténofovir disoproxil / emtricitabine pour la prophylaxie pré-exposition (PrEP). Le vaccin vise à répondre à un besoin des personnes qui n’utilisent pas encore une méthode de prévention efficace, a expliqué Buchbinder. Pour cette raison, les participants potentiels seront informés et aidés à accéder à la PrEP pendant le processus de dépistage, et ceux qui choisiront de l’utiliser ne seront pas inscrits. En d’autres termes, les prospects éligibles seront soit liés aux services de PrEP, soit inscrits à l’essai. Cependant, une fois inscrits, les participants peuvent décider de commencer la PrEP à tout moment et rester dans l’étude.

Après des consultations avec des essais cliniques, des statisticiens, des représentants de la US Food and Drug Administration et des NIH, des éthiciens, des avocats et des membres de la communauté, les enquêteurs ont décidé qu'il serait éthique d'inscrire les personnes qui choisissent de ne pas participer à la PrEP. "Ils doivent avoir une réelle option pour utiliser la PrEP et nous reconnaissons que les points de vue des participants sur la PrEP pourraient changer au cours de l'étude", a déclaré Buchbinder.

Les premiers résultats d'Imbokodo sont attendus en 2021. Les résultats de Mosaico sont attendus en 2023.

Référence :

Considérations relatives à la PrEP de Buchbinder S dans Mosaico . 10ème Conférence de la Société internationale sur le VIH sur le VIH (IAS 2019), Mexico, session SUSA20, 2019.

Études d'efficacité du vaccin Guzman S et essai clinique Mosaico . 10ème Conférence de la Société internationale sur le VIH sur le VIH (IAS 2019), Mexico, session SUSA20, 2019.

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On oublie tout sous le soleil de Mexico… et même de prendre son traitement antirétroviral 3 jours par semaine



Nous pourrions ainsi commencer ce premier édito de l’édition 2019 de l’IAS, en hommage au célèbre Luis Mariano !

Tel sera sûrement le scoop de cette Xème IAS débutant sous les meilleurs auspices dans le pays joyeux et festif des sombreros et autres maracas. Nous apprenons au discours d’inauguration (Pr Anton POZNIAK) que plus de la moitié des orateurs sont des oratrices et que la majorité des congressistes sont très jeunes (< 35 ans). La “co-chair” de ce congrès, Pr Brenda COBTREE, dans un discours, poignant, engagé et émouvant rappelle l’enjeu de l’infection VIH sur le continent sud-américain.

Si le Mexique fête ses morts comme il se doit, les infectiologues et spécialistes de la prise en charge des PvVIH fêteront-ils bientôt la mort du dogme de la trithérapie quotidienne ? La question peut se poser à la lecture du programme scientifique, vu les nombreux essais présentés cette semaine sur les stratégies d’allègement qu’elles soient sous la forme de bithérapie, ou bien d’un traitement séquentiel (essai ANRS QUATUOR, ejournal de mercredi).

Pour ce premier jour, que retenir ? Vous découvrir le meilleur des présentations au travers des brèves, du zoom et de l’interview de ce numéro. Le dolutégravir, comme à la CROI 2019, a fait beaucoup parler de lui. Le principal scoop de cette journée est la diminution de la prévalence des anomalies de fermeture du tube neural au Botswana, mais avec une supériorité qui reste discrètement, mais statiquement, supérieure à la population séronégative. Par ailleurs, le dolutégravir ferait prendre du poids, mais surtout lorsqu’il serait associé au TAF…

Côté allègement, des données sur la tolérance et l’acceptabilité de la bithérapie « long acting » cabotégravir et rilpivirine (essai ATLAS présenté dans le zoom du jour).

Côté nouvelles molécules, des données encourageantes sur le fostemsavir (inhibiteur d’attachement, essai BRIGHTE) et sur un inhibiteur de capside, évalué pour la 1re fois chez des PvVIH (interview de Pr Laurence MAURAND-JOUBERT que je remercie chaleureusement).

Enfin, ce journal ne serait rien sans l’aide indispensable, et précieuse, de mes acolytes, le Dr Jean-Philippe MADIOU, le Dr Romain PALICH et Philippe BERBESQUE, notre infographiste de choc.

Vous souhaitant une bonne lecture et, par la même occasion, un bel été et bon courage pour la canicule (ici le climat est plutôt clément) !

Pr Charles CAZANAVE
Médecin / Pathologie infectieuse et tropicale, clinique et biologique / CHU Bordeaux / Bordeaux / France

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En mai 2018, des données préliminaires issues de l’étude TSEPAMO suggéraient un sur-risque de non fermeture du tube neural (NTD, « neural tube disease ») chez les femmes VIH+ ayant débuté une grossesse sous dolutégravir au Botswana. En effet, 4 NTD sur 426 grossesses (soit une prévalence de 0,94 %) étaient rapportées sous dolutégravir (DTG) vs. 3/5 787 sous efavirenz (EFV) (0,05 %), et vs. 61/66 057 chez les femmes séronégatives (0,09 %), avec une différence statistiquement significative ayant conduit l’OMS à lancer une alerte internationale sur le risque de NTD en cas d’exposition au DTG en période péri-conceptionnelle.

Dans le but de confirmer ou d’infirmer ce premier signal, le suivi des grossesses ayant débuté sous DTG avant l’alerte a été poursuivi dans le cadre de l’étude TSEPAMO, avec une augmentation du nombre de sites participants (18 vs 8 permettant de couvrir 75 % des grossesses botswanaises). Fin mars 2019, 1 683 grossesses chez des femmes exposées au DTG en période péri-conceptionnelle étaient analysables. Un cas supplémentaire de NTD était observé parmi ces grossesses, c’est-à-dire 5/1683 (prévalence à la baisse à 0,30 %). En comparaison, parmi les femmes sous EFV, aucun nouveau cas de NTD n’était rapporté (au total : 3/7 959, prévalence stable à 0,04 %), et parmi les femmes séronégatives, 9 nouveaux cas de NTD étaient rapportés (70/89 372, prévalence stable à 0,08 %). Ces nouvelles données, rassurantes, corrigent fortement à la baisse l’incidence des NTD chez les femmes exposées au DTG en péri-conceptionnel. Toutefois, malgré un intervalle de confiance à la limite de la significativité statistique, il persiste une sur-représentation des NTD dans ce groupe comparativement aux autres (figure 1). Les autres anomalies étudiées (malformations majeures, prématurité, enfants morts à la naissance) n’étaient pas associées à l’exposition au DTG pendant la période péri-conceptionnelle. En parallèle de cette étude, un travail brésilien (présenté durant la même session) ne mettait pas en évidence de NTD parmi 384 grossesses ayant débuté sous DTG, allant dans le même sens que les données africaines, malgré un manque évident de puissance statistique [Abs. MOAX0104LB, Fonseca F.].

Au total, les recommandations d’utilisation du DTG chez les femmes en âge de procréer devront mettre en regard ce risque potentiel, faible, et le bénéfice attendu de cette molécule, en particulier dans les pays à ressources limitées.





L'étude ANRS 12300 Reflate TB2 (2015 à 2018) a comparé le raltégravir (RAL) à l'efavirenz (EFV), en association avec la lamivudine et le ténofovir, chez 460 patients co-infectés par la tuberculose. Menée dans cinq pays différents (Brésil, Côte d'Ivoire, Mozambique, Vietnam et France), l'objectif de cette étude de phase III de non infériorité et menée en ouvert était de valider le RAL (400 mg X 2 par jour) comme alternative à l'EFV chez les adultes infectés par le VIH-1 naïfs et traités par rifampicine pour une tuberculose (figure 1).



Les caractéristiques des patients à l’inclusion étaient les suivantes : 39 à 40 % de femmes, moyenne des CD4 à 98-108 cellules/mm3, 33 à 34 % avec des CD4 inférieurs à 50 cellules/mm3 et 19 % de tuberculoses extra-pulmonaires. Les résultats, sur le critère principal, ne confirment pas l’hypothèse de départ de non infériorité (intervalle de confiance croisant la borne de confiance inférieure à 12 %), (figure 2).



L’obtention de l’indétectabilité est certes plus rapide dans le bras RAL, et ce dans les 12 premières semaines ; mais à S24 (soit la fin du traitement anti-tuberculeux), les pourcentages de patients avec une CV < 50 copies/mL sont comparables dans les bras EFV (57,3 %) ou RAL (57,9 %). La restauration immunologique est également comparable à S48 : + 183 (RAL) et + 172 (EFV) cellules/mm3. Pas de différence non plus sur les effets indésirables (EI) de grade 3 ou 4 ou sur les arrêts de traitement pour EI.

Au total, cette étude, malgré des résultats virologiques et pharmacologiques prometteurs observés dans une étude de phase II précédente (ANRS 12180 REFLATE TB), n’est donc pas parvenue à démontrer la non infériorité du RAL (à 800 mg/j en 2 prises) dans ce contexte. L’EFV demeure le traitement de 1ère ligne chez les co-infectés VIH-TB dans les pays à ressources limitées.

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Le combat des poids lourds avait commencé sur le ring de la CROI 2019 : “3e agent (inhibiteurs d’intégrase (INI), inhibiteurs de protéase boostés (IP/r) et inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse) versus prise de poids”. Le vainqueur de cette catégorie, de façon assez homogène dans les différentes études présentées, était la classe des INI – et plus particulièrement le dolutégravir (DTG) - ce qui a fait couler beaucoup d’encre depuis… Les personnes les plus à risque de prendre du poids étaient les femmes et en particulier celles d’origine afro-américaine.

Ici sont présentés à S96 les résultats des études de phase III, NAMSAL et ADVANCE. La 1re évalue 614 PvVIH au Cameroun débutant un traitement part DTG + TDF/3TC ou EFV 400 mg + TDF/3TC. La 2nd évalue 1 053 PvVIH en Afrique du Sud débutant un traitement par DTG + TAF/FTC, ou DTG + TDF/FTC, ou bien EFV/TDF/FTC. Les deux essais évaluent les changements de poids et d’indice de masse corporelle (IMC).

L’essai NAMSAL comprenait environ 300 patients dans chaque bras, essentiellement des femmes (environ 2/3 des participants), dont l’IMC médian à l’inclusion était de 23 kg/m2. La prise de poids était respectivement de 5 et 3 kg dans le bras avec DTG vs. le bras EFV (p <0> 30) sous traitement était significativement plus importante dans le DTG (12 %) vs EFV (5 %). Cette prise de poids concernait plus les femmes si l’on analysait une prise de poids > 10 %, ou bien les hommes si l’on regardait l’apparition d’une obésité.

L’essai ADVANCE comprenait environ 350 patients dans chaque bras, essentiellement des femmes (60 %). L’IMC médian à l’inclusion était de 22 kg/m2 chez les hommes et 26 kg/m2 chez les femmes. La prise de poids à S96 et l’apparition d’une obésité étaient statistiquement supérieures dans le bras DTG + TAF/FTC (respectivement + 6 kg et 19 %) par rapport aux 2 autres bras. La prise de poids était particulièrement marquée chez les femmes (figure 1) dans le bras DTG + TAF/FTC (+ 10 kg). L’évolution en pourcentage du poids corporel à S96 (figure 2) était plus importante aussi dans le groupe DTG + TAF/FTC par rapport aux 2 autres bras.

En conclusion, un traitement par DTG en 1re ligne est associé à une prise de poids chez les hommes et les femmes (essais ADVANCE et NAMSAL). L’augmentation du poids sous DTG chez les femmes semblerait plus importante lorsque le TAF est associé (essai ADVANCE).







ATLAS est une étude multicentrique, ouverte, de phase III, qui avait pour principal objectif d’évaluer l’efficacité du cabotégravir (CAB) + rilpivirine (RPV) mensuelles à longue durée d'action (LA), chez des patients pré-traités et ayant une charge virale (CV) indétectable. Le critère principal de jugement était une charge virale VIH-1 ≥ 50 copies/mL à S48. Le critère secondaire de jugement était une CV < 50 copies/mL à S48. Au total, 616 participants ont été inclus, 308 par bras. Les caractéristiques à l’inclusion étaient les suivantes : âge médian 42 ans, 26 % ≥ 50 ans, 33 % de femmes et sous antirétroviraux depuis 4 ans en moyenne avec des CD4 à 653 cellules/mm3. Les schémas de base comprenaient 2 INTI + 1 INNTI (50 %), 2 INTI + 1 INI (33 %) ou 2 INTI + 1 IP (17 %). Les résultats présentés à la CROI 2019 ont démontré la non infériorité du bras LA par rapport au traitement oral sur le critère d'évaluation secondaire principal de CV < 50 copies/mL ainsi que sur le critère primaire de jugement. Cinq participants du bras LA et trois du traitement CART présentaient un échec virologique confirmé. Les événements de grade 3/4 et les graves étaient similaires dans les deux bras. La majorité des réactions aux points d’injection (99 %, 1 439/1 460) étaient de grade 1-2 et 88 % étaient résolues en moins de 7 jours. Les résultats présentés à l’IAS concernent la perception des patients vis-à-vis de ce traitement injectable à longue durée d’action (voir zoom du jour). Globalement, le degré de satisfaction est élevé et s’améliore au fil de l’étude qu’il s’agisse du score HIVTSQ ou du score d’acceptation d’un traitement chronique (ACCEPT). Les réactions au point d’injection et la douleur ressentie sont totalement ou très acceptables pour une grande majorité de patients et cela s’améliore sensiblement au cours de l’étude. Par ailleurs, une nette diminution des réactions au point d’injection entre l’inclusion et S48 est constatée. La quasi totalité (97 %) des patients étaient plus satisfaits du CAB LA + RPV LA par rapport à leur traitement oral quotidien du début de l'étude.

En conclusion, le niveau très élevé d’acceptabilité globale montre qu’un traitement à longue durée d’action correspond aux attentes des patients. La plupart des participants ont considéré que les injections et leurs effets indésirables potentiels étaient totalement ou très acceptables – les taux d’arrêt de traitement sont demeurés très faibles.

Les personnes vivant avec le VIH sont très satisfaites de leur traitement injectable mensuel

Les personnes ayant reçu une combinaison de deux antirétroviraux à action prolongée une fois par mois ont exprimé un niveau de satisfaction élevé à l'égard de ce schéma thérapeutique et ont presque toutes déclaré le préférer à leur traitement oral précédent, selon deux études présentées hier à la 10ème conférence de la Société internationale du sida. sur le VIH Science (IAS 2019) à Mexico.

L’essai de phase III ATLAS (traitement antirétroviral et suppression à action prolongée) a évalué le cabotégravir injectable et la rilpivirine (vendus sous forme de pilule sous le nom d’ Edurant ) chez des patients qui passaient d’un schéma thérapeutique à combinaison orale avec une charge virale totalement supprimée, tandis que le traitement FLAIR (First Long- Acting Injectable Regimen) ont testé la combinaison injectable chez des personnes commençant un traitement anti-VIH pour la première fois.

Comme indiqué lors de la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes de cette année, les injections de cabotégravir et de rilpivirine ont maintenu la suppression virale chez les personnes traitées ayant changé de traitement, et ont maintenu la charge virale indétectable chez les personnes qui n'avaient pas encore suivi de traitement après une courte période d'induction d'un médicament à trois médicaments. régime oral.

Lors de la réunion de l'IAS, Miranda Murray de ViiV Healthcare a présenté les résultats rapportés par les patients concernant la satisfaction à l'égard du traitement, l'acceptabilité du traitement, l'état de santé général et la tolérance des injections. En tant que personnes qui se sont portées volontaires pour participer à des études sur de nouveaux produits injectables, les participants peuvent être plus motivés et plus enthousiastes à l’égard des injections que d’autres personnes ayant besoin d’un traitement contre le VIH.

Chez ATLAS, un tiers des 616 participants expérimentés étaient des femmes, deux tiers étaient de race blanche, un quart environ était de race noire et leur âge médian était de 42 ans. Ils suivaient un traitement antirétroviral pendant quatre ans et avaient tous une suppression virale. et le nombre médian de CD4 était de 653 cellules / mm3.

Les participants à l'étude ont été assignés au hasard pour rester sur leur régime oral actuel ou pour passer à un régime injectable, après une introduction de quatre semaines à l'aide de formulations orales de cabotégravir et de rilpivirine afin d'établir la tolérance des médicaments (les versions injectables ne pouvant être supprimées). une fois administré). À partir de ce moment, le cabotégravir et la rilpivirine ont été administrés sous forme de deux injections intramusculaires distinctes, de préférence dans les fesses. Les participants devaient retourner à leur clinique chaque mois pour recevoir les vaccins d'un fournisseur de soins de santé.

En ce qui concerne l’état de santé général, les personnes qui ont opté pour les injectables et celles qui ont continué à prendre des médicaments par voie orale ont toutes deux obtenu des scores élevés en matière de santé physique et mentale. Celles-ci étaient similaires dans les deux groupes de traitement et ne changeaient pas de la base à la semaine 24 ou à la semaine 48.

Cependant, les personnes qui ont changé de traitement ont signalé une plus grande amélioration de l'acceptation générale du traitement de l'entrée de l'étude à la semaine 48. Murray a noté que les personnes séropositives de cette étude signalaient un niveau d'acceptation du traitement supérieur à celui des personnes atteintes d'autres affections chroniques telles que le diabète et la dépression. .

En ce qui concerne les problèmes liés au site d’injection, bien que les réactions au site d’injection soient courantes, elles étaient généralement d'intensité légère à modérée et diminuaient avec le temps. Au bout de 48 semaines, 90% des personnes prenant les injectables ont déclaré que les réactions au site d'injection étaient «totalement acceptables» ou «très acceptables», et 86% ont déclaré la même chose à propos de la douleur liée à l'injection. Seules quatre personnes (1%) ont arrêté un traitement à action prolongée pour cette raison.

Les personnes qui ont opté pour les solutions injectables ont signalé une satisfaction du traitement plus élevée au cours de l'étude que celles qui sont restées sous traitement oral. À la semaine 44, les scores du questionnaire sur la satisfaction du traitement par rapport au VIH avaient augmenté de 6,12 points dans le bras injectable de l’étude, contre seulement 0,44 point dans le bras oral, sur une échelle de 66 points. Murray a déclaré que l'amélioration du bras injectable était non seulement statistiquement significative, mais également suffisamment importante pour être cliniquement importante.

Les bénéficiaires d'injection ont signalé une plus grande amélioration de la satisfaction en ce qui concerne la flexibilité et la commodité du traitement, la facilité de traitement, l'adéquation du traitement à leur mode de vie, leur volonté de poursuivre cette forme de traitement et leur volonté de le recommander à quelqu'un d'autre.

Après 44 semaines de traitement injectable, 97% des participants qui ont changé de traitement ont déclaré préférer le traitement à action prolongée.

L'équipe de Murray a analysé de manière similaire les résultats rapportés par les patients dans l'essai FLAIR. Cette étude comprenait 556 personnes commençant leur premier traitement contre le VIH. Plus de 20% étaient des femmes, près des trois quarts étaient de race blanche, 18% étaient de race noire et l'âge médian était de 34 ans. Au départ, un cinquième avait une charge virale de 1 000 000 copies / ml ou plus et le nombre médian de CD4 était de 444 cellules / mm3.

Les participants ont commencé par un régime d'induction oral de trois médicaments dolutégravir / abacavir / lamivudine ( Triumeq ) afin de réduire la charge virale, puis ont été randomisés pour rester sur ce schéma posologique ou pour passer au cabotegravir injectable plus rilpivirine.

Ici aussi, les réactions au site d’injection ont diminué avec le temps, passant de 71% après le premier jab à 20% à la 48e semaine. Une fois encore, la plupart ont signalé que les réactions au site d’injection et la douleur étaient totalement ou très acceptables. Les participants au groupe d'injection de l'étude ont exprimé un niveau de satisfaction plus élevé à l'égard de leur traitement et 99% ont déclaré préférer le traitement par voie orale.

Ces résultats "sont rassurants et indiquent que le traitement injectable à action prolongée répond aux attentes des participants malgré les défis potentiels (réactions au site d'injection ou visites à un professionnel de la santé, par exemple)", ont conclu les chercheurs. Ils ont ajouté que les résultats "soutiennent la valeur thérapeutique et l'acceptabilité d'un traitement mensuel injectable à action prolongée, offrant un choix de traitement supplémentaire aux personnes vivant avec le VIH".

http://programme.ias2019.org/Abstract/Abstract/3680

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Jusqu’à présent, aucun essai randomisé n’avait évalué l’efficacité de la bithérapie dolutégravir + darunavir/ritonavir (DTG + DRV/r) en switch chez des patients virologiquement contrôlés (alors que cette association diminue l’exposition au DTG). Les participants de l’essai DUALIS (n = 263) étaient randomisés dans le bras “switch pour DTG (50 mg/j) + DRV/r (800/100)” (n = 131) ou dans le bras “poursuite de la trithérapie” (n = 132). Tous avaient une charge virale (CV) VIH plasmatique < 50 copies/mL depuis au moins 6 mois sous une trithérapie associant 2 INTI à DRV/r. 90 % d’entre eux étaient des hommes et 90 % étaient d’origine caucasienne, avec un âge médian de 48 ans. Leur infection VIH avait été diagnostiquée en médiane 7,2 ans auparavant et 30 % étaient au stade SIDA. Ils avaient 598 CD4/mm3 en médiane à l’inclusion. Le critère de jugement principal était la proportion de patients avec une CV < 50 cp/mL à S48. Cette proportion était de 86,3 % dans le groupe « DTG + DRV/r” et de 87,9 % dans le groupe “trithérapie » (aucune différence statistiquement significative), permettent de conclure à la non-infériorité de la stratégie DTG + DRV/r en maintenance (figures 1 et 2). Cette non-infériorité était maintenue quand les analyses étaient faites en sous-groupes (hommes versus femmes, âge <50> 50 ans, stade CDC A/B vs. Stade C et CD4 > 200/mm3 versus CD4 < 200/mm3). Chez les participants ayant présenté un échec virologique (4 % et 5 %, respectivement), aucune mutation de résistance au traitement n’était mise en évidence. Les évènements indésirables les plus fréquents, en rapport avec le traitement, étaient digestifs (4,5 % versus <1 %), cutanés (3,8 % versus < 1 %), psychiatriques (3,0 % versus < 1 %) et neurologiques (3,0 % versus <1> 1 000 copies/mL ; CD4 > 50 cellules/mm3) : FTR (4 doses différentes) + RAL + TDF versus groupe contrôle (ATV/r + RAL + TDF). Les résultats avaient montré des taux de réponse de 90 % à S96 pour le dosage FTR 1 200 mg une fois par jour. L’essai BRIGHTE, dont les résultats à S96 ont été présentés cette année à l’IAS est une étude randomisée, en double aveugle ayant inclus 272 patients en échec avec une CV > 400 copies/mL (seuls 1 ou 2 ARV de 1 ou 2 classes demeuraient actifs). Les patients ont été randomisés (3:1) pour recevoir du FTR 600 mg deux fois par jour ou un placebo. Le critère principal était évalué à J8 (diminution de la CV), puis de J9 à S96, les patients recevaient FTR + un traitement ARV optimisé. Cette étude comportait aussi une deuxième cohorte menée en ouvert chez 99 patients en échec avec une CV > 400 copies/mL et aucun ARV commercialisé demeurant actif. Ces patients recevaient tous du FTR et un traitement ARV optimisé (81 % n’avaient aucun ARV actif dont l’ibalizumbab, et 15 ont été traités par ibalizumab). A J8, La CV des patients de l’étude randomisée diminuait de 0,79 log10 copies/mL dans le bras FTR versus – 0,17 log10 copies/mL dans le bras placebo.

De plus, la moitié des patients avec une CV initiale supérieure à 1 000 copies/mL avaient une diminution supérieure à 1 log10 copies/mL. A S48, le pourcentage de patients présentant une CV inférieure à 40 copies/mL était de 54 % dans la cohorte randomisée et de 38 % dans la cohorte non randomisée. Les résultats à S96 confirment l’efficacité observée lors des analyses précédentes avec, respectivement 60 % et 37 % de patients avec une CV inférieure à 40 copies/mL (figure 1).







Le bictégravir (BIC) est un nouvel INI (inhibiteur de l’intégrase) avec une barrière génétique in vitro élevée et peu d’interactions médicamenteuses. Il est administré en un comprimé à prise journalière unique (co-formulé avec FTC et TAF), avec ou sans prise de nourriture. Cette étude de phase III a évalué l’efficacité d’une co-formulation en 1 comprimé par jour pour le B/F/TAF chez des patients recevant antérieurement une association DTG + F/TAF ou F/TDF. Les auteurs se sont également intéressés à l’impact d’une résistance antérieure connue ou suspectée aux INTI sur la réponse au traitement. Les patients ont été randomisés dans 2 bras, poursuite du DTG associé à F/TAF ou bien mise sous B/F/TAF. Les mutations sur la transcriptase inverse ont été recherchées sur les génotypes antérieurs et/ou un génotype sur ADN proviral au moment du switch (l’information était au total disponible pour 83 % des patients).

Une stratification des mutations a été réalisée dès l’inclusion : 1) K65R/E/N ou ≥ 3 TAMs (n = 15) ; 2) autres mutations associées à une résistance aux INTI (n = 63) ; 3) pas de résistance connue aux INTI (n = 487). De plus, 29 patients présentaient une mutation M184V/I +/- d’autres mutations (groupe 1 ou 2) et 12 une mutation M184V/I isolée. Concernant l’obtention d’une CV < 50 copies/mL, l’efficacité virologique à S48 est élevée : 93,3 % dans le bras B/F/TAF versus 91,1 % dans le bras DTG + F/TAF. Aucun patient avec une mutation de résistance aux INTI pré-existante ne présentait une CV ≥ 50 copies/mL. Les résultats sur l’obtention d’une CV < 20 copies/mL (figure) sont également rassurants, que les patients présentent ou non des mutations associées à une résistance aux INTI ou une mutation 184V/I isolée. Aucun patient n’a développé de mutation de résistance au cours de la période de suivi . La tolérance a été satisfaisante avec 2,1 % d’arrêts de traitement pour EI dans les deux bras.



Au total, le switch d’une trithérapie à base de DTG associée à F/TDF ou F/TAF pour le comprimé unique B/F/TAF, qu’il y ait ou pas des mutations sur la transcriptase inverse, est efficace et bien tolérée.

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Le fostemsavir (FTR) est une prodrogue du temsavir, nouvel inhibiteur d’attachement agissant par liaison à la glycoprotéine d’enveloppe gp120 et interférant ainsi sur l’attachement du VIH au récepteur cellulaire CD4. Il est rapidement hydrolysé dans la lumière intestinale en temsavir (actif), lui-même métabolisé majoritairement par des estérases – en partie par le CYP3A4. Le FTR a déjà été évalué dans une étude de phase IIb ayant inclus 40 patients prétraités (CV > 1 000 copies/mL ; CD4 > 50 cellules/mm3) : FTR (4 doses différentes) + RAL + TDF versus groupe contrôle (ATV/r + RAL + TDF). Les résultats avaient montré des taux de réponse de 90 % à S96 pour le dosage FTR 1 200 mg une fois par jour. L’essai BRIGHTE, dont les résultats à S96 ont été présentés cette année à l’IAS est une étude randomisée, en double aveugle ayant inclus 272 patients en échec avec une CV > 400 copies/mL (seuls 1 ou 2 ARV de 1 ou 2 classes demeuraient actifs). Les patients ont été randomisés (3:1) pour recevoir du FTR 600 mg deux fois par jour ou un placebo. Le critère principal était évalué à J8 (diminution de la CV), puis de J9 à S96, les patients recevaient FTR + un traitement ARV optimisé.

Cette étude comportait aussi une deuxième cohorte menée en ouvert chez 99 patients en échec avec une CV > 400 copies/mL et aucun ARV commercialisé demeurant actif. Ces patients recevaient tous du FTR et un traitement ARV optimisé (81 % n’avaient aucun ARV actif dont l’ibalizumbab, et 15 ont été traités par ibalizumab). A J8, La CV des patients de l’étude randomisée diminuait de 0,79 log10 copies/mL dans le bras FTR versus – 0,17 log10 copies/mL dans le bras placebo. De plus, la moitié des patients avec une CV initiale supérieure à 1 000 copies/mL avaient une diminution supérieure à 1 log10 copies/mL. A S48, le pourcentage de patients présentant une CV inférieure à 40 copies/mL était de 54 % dans la cohorte randomisée et de 38 % dans la cohorte non randomisée. Les résultats à S96 confirment l’efficacité observée lors des analyses précédentes avec, respectivement 60 % et 37 % de patients avec une CV inférieure à 40 copies/mL (figure 1).



Pour les 15 patients de la cohorte non randomisée qui recevaient de l’ibalizumab dans leur traitement initial, le taux de réponse à S96 était de 33 % (5/15). La restauration immunologique était de + 205 cellules CD4/mm3 dans la cohorte randomisée et de + 119 cellules CD4/mm3 dans la cohorte non randomisée (figure 2). De plus, pour les patients randomisés avec un taux initial de CD4 < 50 cellules/mm3 à l’inclusion , plus de la moitié (56 %) avaient au moins 200 cellules/mm3 à S96.



L’évolution du ratio CD4/CD8, marqueur de gravité de l’infection lorsqu’il est diminué, chez les patients randomisés est également favorable avec un taux qui passe de 0,2 à l’inclusion à 0,443 à S96. Globalement, l’analyse de la tolérance sur les 96 semaines de suivi ne montre pas de signal particulier et peu d’arrêts de traitement pour effets indésirables (7 %).

Au total, les résultats à S96 de cette étude sont en faveur de l’efficacité du FTR qui pourrait représenter une nouvelle option thérapeutique chez des patients porteurs de virus multirésistants, en améliorant d’une part la réponse virologique, mais surtout en améliorant les paramètres immunologiques, chez des patients majoritairement très immunodéprimés.



L’objectif de l’essai CASCADE est d’évaluer l’efficacité d’une stratégie de dépistage décentralisée de type “test and treat” en termes de rétention dans le soin et de suppression virologique. Les participants (n = 274) étaient dépistés dans les zones rurales du Lesotho et étaient randomisés en deux bras “initiation immédiate des ARV” (n = 137) et “soins courants” (n = 137). Les patients du premier bras débutaient le traitement le jour du dépistage tandis que ceux du deuxième bras étaient référés à la clinique VIH de secteur pour une prise en charge différée. Ils avaient 39 ans en médiane et 66 % étaient des femmes. Les résultats à S48 avaient été présentés lors de la CROI 2018 et sont désormais publiés [Labhardt, JAMA, 2018]. Ils montraient une nette différence entre les deux groupes, avec 64 % (2e 90 de la cascade 90/90/90) de patients du groupe “initiation immédiate des ARV” toujours suivis au bout d’un an versus 48 % dans le groupe “soins courants” (p = 0,01) (figure). Au total, 50 % (3e 90 de la cascade 90/90/90) des patients du premier groupe avaient une charge virale (CV) VIH plasmatique < 50 cp/mL à S48 vs. 34 % dans le second groupe (p=0,007).

A S48, les patients du second bras ont été relancés et re sollicités pour une meilleure prise en charge de leur infection VIH. Le suivi à S96, présenté ce jour (96S pour les patients du premier groupe et 48S pour les patients du second groupe), ne trouve pas ces différences, ni concernant la rétention dans le soin (64 versus 59 % ; p = 0,trente huit), ni concernant la suppression virologique (57 versus 54 % ; p = 0,vingt huit). L’une des explications pourrait être la reprise de contact avec les patients non engagés dans le soin au bout d’un an, systématiquement appelés et encouragés à consulter, ayant probablement permis d’augmenter la proportion de patients suivis dans le bras « soins courants ».

Au total, malgré un bénéfice initial de la stratégie “initiation immédiate des ARV”, le faible taux de rétention et de suppression virologique à 2 ans doit faire repenser les stratégies de maintien dans le soin pour optimiser le troisième 90 %, à savoir une CV indétectable sous ARV.


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Alors qu’elles sont fort peu représentées dans les essais cliniques, les femmes comptent pour environ 50 % des PVVIH dans le monde. Les résultats à S48 de cette étude de phase III de switch pour la combinaison B/F/TAF en un comprimé unique, spécifiquement dédiée aux femmes (n = 470, CV indétectable depuis au moins 6 mois sous E/C/F/TAF, E/C/F/TDF ou ATV/r + F/TDF), avaient été présentés à la CROI 2018 avec une efficacité élevée et une tolérance satisfaisante, sans développement de mutations associées à une résistance. Il s’agissait de femmes de diverses origines ethniques, africaines (27 %), russes (24 %), thaïlandaises (22 %), américaines (15 %) ou originaires de république Dominicaine (12 %). A S48, toutes les femmes (n = 424) étaient traitées par B/F/TAF. Les résultats à S96 confirment ceux obtenus à S48 (critère principal) avec une efficacité virologique élevée (figure). Aucune mutation de résistance sur la période d’étude n’a été mise en évidence.



Le profil de tolérance est également satisfaisant avec une majorité d’effets indésirables (EI) de grade 1 ou 2, et aucun EI sévère en rapport avec l’administration du traitement. Les femmes enceintes en cours d’étude ont arrêté le traitement. Concernant la tolérance rénale, pas d’arrêt de traitement pour EI rénal et aucun cas de tubulopathie proximale. Enfin, il n’y avait pas de variation significative du profil lipidique.

Au total, ce sont donc des résultats positifs pour la combinaison B/F/TAF dans une population pour une fois exclusivement féminine et avec des origines ethniques variées.



L’essai HPTN078 avait pour but d’évaluer l’efficacité d’un suivi clinique rapproché (SCR) en comparaison avec une prise en charge standard (SD), en termes de maintien dans le soin et de suppression virologique, parmi des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) VIH+ non virologiquement contrôlés, dans quatre villes nord-américaines. Le recrutement des patients pour cette étude avait la particularité de se faire par deux moyens : un recrutement standard (patient se présentant lui-même dans un centre de soins spécialisé dans le VIH) et un recrutement direct au sein des réseaux de transmission (patient contacté et amené au soin par un HSH de l’entourage proche). Parmi les 584 patients recrutés « classiquement » et parmi les 721 patients recrutés « directement », 78 % et 79 % des HSH VIH+ avaient une charge virale (CV) VIH plasmatique > 200 copies/mL et ils constituaient la population des 144 patients de l’étude, randomisés dans les deux bras SCR et SD. Ces patients avaient 39 ans d’âge médian et ils étaient afro-américains dans 81 % des cas. 14 % recevaient un traitement de substitution aux opiacés, 35 % avaient une sérologie syphilis positive et 15 % une sérologie positive pour l’hépatite C. 89 % de ces patients connaissaient leur statut sérologique VIH. La CV pré-thérapeutique médiane était de 19 500 copies/mL. Les patients du bras SCR (n = 72) bénéficiaient d’un suivi rapproché variable (envoi de SMS et visites cliniques plus ou moins rapprochées) tandis que ceux du bras SD (n = 72) bénéficiaient du suivi clinique habituel. La rétention dans le soin était de 91 % à M12 (objectif du 2e 90 % de la cascade atteint), sans différence entre les deux groupes. La proportion de patients virologiquement contrôlés à M12 était de 42 % dans le groupe SCR et de 54 % dans le groupe SD (loin du 3e 90 %), sans différence statistiquement significative (p = 0,15).

Cet essai met en lumière une manière originale d’amener des HSH séropositifs non traités, connaissant très majoritairement leur statut sérologique, vers le soin. En revanche, les mesures proposées pour le maintien dans le soin et l’obtention d’une CV indétectable étaient insuffisantes ou mal adaptées et elles doivent être repensées.

GS-6207, un nouvel inhibiteur de capside pour la 1re fois évalué chez des PvVIH



https://youtu.be/Cz9hLlbBIRY

Étude ATLAS : l’avis des patients








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Etude ANRS Reflate TB 2 : Quelle trithérapie pour les patients infectés par le VIH et atteints de tuberculose ?



L'efavirenz est l’antirétroviral de référence à l’heure actuelle dans le traitement de l’infection par le VIH chez les patients co-infectés par le VIH et la tuberculose, une association fréquente dans les pays à ressources limitées. Il existe peu d’alternatives à cette molécule, ce qui complique le traitement de l’infection VIH en cas d’intolérance ou de résistance à l’efavirenz. D’autres antirétroviraux pourraient représenter une alternative intéressante, notamment le raltegravir un inhibiteur de l’intégrase du VIH. C’est à cet antirétroviral que s'intéresse l’essai ANRS Reflate TB2. Pour cette étude, 460 patients co-infectés par le VIH et la tuberculose volontaires ont été inclus au Brésil, en Côte d'Ivoire, en France, au Mozambique et au Vietnam entre 2015 et 2018 pour comparer les deux traitements en termes d'efficacité et de tolérance. Les premiers résultats de l’étude ANRS Reflate TB2 font l’objet d’une communication orale par le Dr Nathalie de Castro, du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Saint-Louis AP-HP, le 22 juillet 2019, dans le cadre de la 10e conférence mondiale sur l’infection à VIH (IAS, Mexico city, 21-24 juillet 2019).

Le traitement de l’infection VIH chez les patients co-infectés par la tuberculose est compliqué en raison d’interactions médicamenteuses avec la rifampicine (l’un des antituberculeux majeurs) et de la toxicité cumulative des deux traitements. La trithérapie à base d’efavirenz est le traitement de référence mais son utilisation est problématique en cas d’effets secondaires ou de résistance à cette molécule.

L'essai de phase 2 ANRS 12180 Reflate TB, mené de 2009 à 2011, avait montré que le raltegravir pourrait représenter une alternative intéressante à l’efavirenz, notamment en raison de son profil de tolérance favorable et de l’interaction modérée avec la rifampicine.

L'essai ANRS 12300 Reflate TB 2 est un essai randomisé de phase 3, sans insu (les patients et les médecins connaissent le traitement reçu), comparant l'efficacité du raltegravir 400 mg x 2 / jour (dose habituelle) à l’efavirenz, tous les deux associés à deux inhibiteurs de la reverse transcriptase, dans deux groupes de patients n'ayant pas encore reçu de traitement antirétroviral et recevant un traitement antituberculeux depuis quelques semaines.

Cet essai conduit sous la direction du Dr Nathalie De Castro, du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Saint-Louis AP-HP, et du Pr Beatriz Grinsztejn (Rio de Janeiro) s’est déroulé dans cinq pays : Brésil, Côte d’Ivoire, France, Mozambique et Vietnam et a recruté 230 patients dans chacun des deux groupes entre septembre 2015 et janvier 2018.

Les résultats n’ont pas permis de démontrer que le raltegravir était non inférieur à l’efavirenz après 48 semaines de traitement, avec une efficacité virologique observée de 61% et 66% dans les deux groupes, respectivement. Après 24 semaines de traitement, c’est-à-dire au moment où l’interaction entre la rifampicine et le raltegravir était encore présente, l’efficacité était de 59% dans les deux bras. Les raisons de la différence à 48 semaines en défaveur du raltegravir sont en cours d’analyse.

Ce résultat est important car l’étude Reflate TB2 est la seule étude de large ampleur à explorer l’utilisation d’une alternative à l’efavirenz en cas de co-infection VIH / tuberculose.

Le Dr Nathalie de Castro, qui présente au nom de l’ensemble de l’équipe de l’étude les résultats à la 10e conférence IAS sur la science du HIV à Mexico, conclut que "l’efavirenz reste à ce jour le traitement de référence et nous attendons d’avoir plus de données pour déterminer quels patients pourraient bénéficier du raltegravir".

http://programme.ias2019.org/Abstract/Abstract/2977

Comportements sexuels et IST sous PrEP : l'utilisation du préservatif reprend



Les résultats obtenus dans le cadre de l’essai ANRS Ipergay et présentés ce jour lors de la 10e conférence sur la recherche sur le VIH (IAS 2019, Mexico city, 21-24 juillet 2019), par Luis Sagaon-Teyssier (chercheur IRD, SESSTIM UMR1252, Aix-Marseille Université, Inserm, IRD) montrent une utilisation accrue du préservatif en association à la PrEP (prophylaxie pré-exposition du VIH par TDF/FTC) en cas de survenue d’infections sexuellement transmissibles bactériennes.

L'étude ANRS Ipergay est un essai de PrEP "à la demande", au moment de l'exposition aux risques sexuels. Il a été mené chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) séronégatifs. De 2012 à 2014, la première phase d'ANRS IPERGAY a été réalisée en double aveugle (la moitié du groupe a pris par voie orale un comprimé contenant deux antirétroviraux (association TDF/FTC) au moment des rapports sexuels, l'autre un placebo) et a montré que la PrEP à la demande diminuait de 86% le risque d'être infecté par le VIH(1).

La seconde phase, au cours de laquelle tous les volontaires ont reçu la PrEP, a commencé dès la publication des premiers résultats fin 2014 et s'est terminée en juin 2016. Elle a montré une réduction relative de l’incidence du VIH de 97%(2). L'essai a inclus au total 361 volontaires en France et au Canada au cours de ces deux phases successives.

Les résultats présentés ce jour lors de la 10e conférence IAS sur la recherche sur le VIH à Mexico concernent l’étude des comportements sexuels pendant la deuxième phase de l’étude, et montrent que la survenue d'une infection sexuellement transmissible bactérienne (chlamydia, gonococcie, syphilis) favorise l’utilisation du préservatif et de la PrEP. Cette reprise est également dépendante de certains comportements sexuels. En effet, plus les partenaires et les rapports sexuels sont nombreux, plus la probabilité de reprise du préservatif est élevée. En revanche les chemsexers, c'est-à-dire des utilisateurs de drogues lors de rapports sexuels, ne sont pas enclins à utiliser un préservatif en plus de la PrEP, ce qui justifie la vigilance particulière vis-à-vis des IST témoignée à cette population via des dépistages fréquents.

Dans la majorité des cas (presque 60%), la reprise du préservatif ne s'accompagne pas d'un arrêt de la PrEP.
Les auteurs concluent d'une part qu'en plus des comportements sexuels, la survenue d’une IST sous PrEP favorise le retour au préservatif, et d'autre part que ce retour ne cause pas nécessairement l'arrêt de la PrEP.

Les participants semblent adapter leur stratégie de prévention en fonction des situations. « Ainsi, les utilisateurs de PrEP combinent cette prévention avec l'utilisation du préservatif en cas de rapports plus à risque », concluent les chercheurs.

http://programme.ias2019.org/Abstract/Abstract/3442

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Sida : les experts déplorent un manque de stratégie au niveau mondial

Alors que la conférence mondiale sur le sida se tient du 21 au 24 juillet à Mexico, les experts s'inquiètent de l'absence de stratégie au niveau mondial.

"L’épidémie de sida est à un moment critique". Tel est le message inquiet du rédacteur en chef de la revue scientifique The Lancet. Dans un éditorial publié dimanche 21 juillet à l’ouverture de la conférence mondiale IAS sur le VIH qui se tiendra jusqu’au 24 juillet à Mexico (Mexique), Richard Horton s’alarme de l’absence de leadership mondial sur le sujet et des menaces portées contre l’Onusida. Non seulement ce Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida n’a plus de directeur depuis le mois de mai mais en plus de nombreuses personnes réclament sa disparition en l’intégrant à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). François Dabis, directeur de l’Agence nationale de recherche contre le sida (ANRS), partage ces inquiétudes.

"Au niveau mondial, il n’y a plus de gouvernance (…) Jamais nous n’avons vécu cela lors d’un congrès mondial. Chacun se retrouve isolé. Comme si ce n’était plus une question majeure. C’est alarmant. Tout cela donne un sentiment d’incertitude élevé", explique-t-il à Libération.

Et si l’épidémie de sida a grandement diminué dans le monde ces dernières années, désormais les chiffres stagnent. D’après le rapport de l’Onusida paru début juillet, dans sa globalité, le nombre de nouvelles infections (1,7 millions) a beau avoir diminué de 16% par rapport à 2010, les chiffres de 2018 ne diffèrent pas de ceux de 2017.

La PrEP, traitement de plus en plus populaire dans les pays occidentaux

"Selon les dernières estimations, on est autour de 53 % de personnes vivant avec le VIH qui sont en situation de ne pas transmettre le virus. En somme, on n’a fait que la moitié du chemin", explique-t-il, très inquiet des disparités régionales. Car comme le montrait le dernier rapport de l’Onusida, l’Afrique australe a beau avoir fait beaucoup de progrès en la matière, certains pays d’Europe de l’Est, à l'inverse, régressent.

Mais il n’y a heureusement pas que des mauvaises nouvelles. Concernant les traitements, la PrEP, qui consiste à prendre un médicament anti-sida pour empêcher une contamination, fonctionne bien dans les pays occidentaux. "La reconnaissance internationale du modèle à la française avec une PrEP à la demande, c’est-à-dire non pas en continu mais lors d’une prise de risque, est validée (en France, la PrEP est disponible et remboursée depuis 2016, NDLR). Et puis, bien sûr, pour ce qui est de l’efficacité, il n’y a aucun signal négatif qui apparaît. Nous sommes proches de zéro contamination sous PrEP. Et les quelques rares cas d’infection sont liés à des mauvaises prises de traitement", explique François Dabis. En Australie, le nombre de contamination a diminué de 30% chez les homosexuels masculins, la population utilisant principalement la PrEP.

Pour ce qui est des vaccins, le cycle sur les grands essais, actuellement en cours en Afrique du Sud et australe devrait se terminer fin 2020. "Il faut espérer que ces essais donneront un signal meilleur que les essais réalisés en Thaïlande il y a dix ans, avec un taux d’efficacité de 20 % à 30 %. Mais on ne le saura que lors de la conférence mondiale en octobre 2020", conclut François Dabis.

37 millions de personnes infectées dans le monde

Ce discours rejoint celui de nombre d’experts de la conférence mondiale sur le sida qui ont eux aussi validé l’intérêt de la PrEP. Pour la première fois cette année, même l’OMS a pris position en faveur de ce traitement préventif.

Seul bémol : le risque que la popularisation de ce médicament réduise l'utilisation du préservatif, qui reste indispensable. Car si grâce à ces comprimés on peut éviter le VIH, de nombreuses autres infections sexuellement transmissibles potentiellement dangereuses sont actuellement en augmentation, dont la Syphilis.

D’après The Lancet, près de 37 millions de personnes vivent aujourd’hui avec le VIH dans le monde.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... au-mondial

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C'est parti ! Pendant 3 jours, nous allons phosphorer à plus de 2000 mètres d'altitude. Quelques annonces intéressantes à suivre : les résultats partiels de l'essai ANRS de traitement 4 jours sur 5 "Quatuor", des données complémentaires des essais "Prevenir" (PrEP en France) et Reflate (raltégravir versus éfavirenz dans le cas de traitement concomitant de la tuberculose), des données sur l'utilisation du dolutégravir pendant la grossesse, des données long terme des essais GEMINI (bithérapie DTG/3TC) et même de nouvelles bithérapies en perspectives (MK-8591 et doravirine associées). Des données nouvelles également sur les comorbidités, les maladies non-transmissibles, la prévention.

Bien sur quelques données épidémiologiques nouvelles également, des actualisations... Bref en 3 jours, on ne va pas s'ennuyer !

Et si vous souhaitez des informations plus détaillées en direct du congrès et en français, lire les synthèses très claires de l'équipe de Charles Cazanave, Romain Palich et Jean Philippe Madiou pour la lettre de l'infectiologue.

Bonnes Chroniques

Dr Cédric Arvieux - COREVIH-Bretagne



http://www.corevih-bretagne.fr/ckfinder ... M_2019.pdf














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Le dolutégravir recommandé pour tous dans les nouvelles directives de l'Organisation mondiale de la santé

Les nouvelles recommandations visent à dissiper toute incertitude sur le point de savoir si les femmes en âge de procréer doivent prendre du dolutégravir. L'année dernière, l'OMS a formulé des recommandations provisoires concernant l'utilisation du dolutégravir après que l'étude de surveillance de Tsepamo au Botswana ait révélé un taux plus élevé d'anomalies du tube neural chez les nourrissons de femmes prenant du dolutégravir au moment de la conception. Ces recommandations recommandaient aux femmes en âge de procréer de recevoir le dolutégravir - si elles avaient accès à une contraception fiable et cohérente - et soulignaient les preuves incertaines concernant l'innocuité du dolutégravir.

Les nouvelles recommandations de l’OMS sont sans ambiguïté. Le traitement antirétroviral à base de dolutégravir (ART) est recommandé comme traitement de première intention de choix pour tous les adultes et les adolescents atteints du VIH. L'OMS qualifie cette recommandation de "forte", ce qui signifie que si les pays l'ignorent, ils vont à l'encontre de preuves irréfutables du fait que le traitement antirétroviral à base de dolutégravir est désormais le meilleur schéma thérapeutique de première intention.

Dans les directives 2019 mises à jour, l'OMS recommande:

Dolutégravir en association avec deux inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI) pour le traitement de première intention de tous les adultes et adolescents.
Efavirenz 400 mg plus deux INTI en tant que traitement alternatif de première intention pour les adultes et les adolescents.
Les lignes directrices contiennent également deux recommandations «conditionnelles» - ce qui signifie que les preuves sont moins certaines - pour le traitement des enfants et des nourrissons:

Dosage du dolutégravir en fonction du poids chez les enfants et les nourrissons lorsqu'une dose est approuvée pour la tranche d'âge.
Le traitement à base de raltégravir comme solution de remplacement pour les enfants et les nourrissons lorsque le dolutégravir n’est pas disponible.
Les lignes directrices recommandent également que toute personne sous un schéma thérapeutique de première intention qui ne contient pas de dolutégravir et qui manque de dolutégravir passe à un schéma thérapeutique de deuxième ligne de dolutégravir avec un nouveau squelette NRTI.

Les nouvelles recommandations soulignent l’importance du passage au dolutégravir dans les environnements où la résistance aux inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI) augmente. La Docteure Silvia Bertagnolio a déclaré lors d'un symposium organisé par l'OMS que plus de 15% des personnes commençant un traitement antirétroviral en Ouganda, 20% en Afrique du Sud et plus de 25% au Honduras présentaient une résistance aux INNTI. L'utilisation de l'efavirenz dans ces contextes est susceptible d'entraîner l'échec du traitement et la transmission du virus pharmacorésistant.

La mise en œuvre des recommandations est une priorité urgente pour les pays qui s'efforcent d'atteindre les objectifs de l'ONUSIDA 90-90-90: 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, 90% des personnes diagnostiquées sous traitement antirétroviral et 90% des personnes sous traitement. suppression virale d’ici 2020. Un traitement à base de dolutégravir pourrait être économique, mieux toléré - ce qui entraînerait une meilleure rétention des soins - et plus puissant, ce qui signifie que moins de personnes devront passer à des traitements de deuxième intention plus coûteux.

Le plan d'urgence du président pour la lutte contre le sida (PEPFAR) s'est employé à promouvoir une transition vers le dolutégravir dans tous les pays où il finance des traitements. Cependant, les préoccupations concernant l'innocuité du dolutégravir ont conduit de nombreux pays à arrêter l'introduction du dolutégravir jusqu'à ce qu'ils disposent de plus de données.

La planification du PEPFAR pour la transition au dolutégravir prévoyait qu'en 2019, 80 à 90% des patients seraient passés au dolutégravir ou auraient commencé un traitement selon un schéma posologique contenant du dolutégravir. En pratique, les pays sont loin d'atteindre ces objectifs en raison de la décision de l'an dernier de restreindre l'accès des femmes au dolutégravir.

Au total, 123 pays ont maintenant introduit le dolutégravir dans les recommandations de première intention, y compris 41 pays à revenu faible et intermédiaire qui ont adopté le dolutégravir, le ténofovir et la lamivudine comme traitement de première intention de choix. Tous les pays d'Afrique subsaharienne à forte charge de morbidité ont adopté le traitement antirétroviral à base de dolutégravir comme traitement de première intention, mais les progrès en matière d'adoption du dolutégravir sont plus lents en Asie. La Chine, l'Inde, l'Indonésie et la Thaïlande continuent de s'en tenir au traitement de première intention à base d'efavirenz.

L’Ambassadrice Deborah L Birx, Coordonnatrice mondiale de la lutte contre le sida aux États-Unis et Représentante spéciale des États-Unis pour la diplomatie en santé mondiale, a critiqué la manière dont les préoccupations concernant la sécurité du dolutégravir avaient entraîné le refus du traitement par cette femme aux femmes dans de nombreux pays.

«Si nous avançons dans les politiques avec la rapidité avec laquelle nous interdisons l'accès du dolutégravir aux femmes», l'épidémie serait terminée, a déclaré Birx au symposium de l'OMS. "C'était choquant."

«Nous disions que nous avions une approche centrée sur le client, mais ce n’était pas le cas pour le dolutégravir. C’est pourquoi nous devons nous rappeler de ce que nous devons faire à l’avenir.»

Jacque Wambui d'AfroCAB, une militante vivant avec le VIH, a déclaré que les systèmes de santé devaient permettre aux femmes de choisir en connaissance de cause. «C'est mon corps, ma grossesse, je suis celui qui va porter l'enfant pendant neuf mois. Dites à la femme quels sont les risques et laissez la femme décider elle-même.

Rebecca Zash, chercheuse à la faculté de médecine de Harvard et à la tête de l'étude Tsepamo, a déclaré: «Les données sur la sécurité des antirétroviraux ne concernent pas uniquement les femmes enceintes, mais toutes les femmes sous traitement antirétroviral.

http://www.aidsmap.com/news/jul-2019/do ... guidelines

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Le traitement par statine n'a pas ralenti la progression de l'athérosclérose chez les personnes vivant avec le VIH

Les personnes vivant avec le VIH qui ont utilisé le médicament hypolipidémiant rosuvastatine ( Crestor ) pour prévenir la progression de la maladie cardiovasculaire (MCV) n'ont vu aucune réduction de la progression de l'athérosclérose, ou «durcissement des artères», malgré la réduction attendue du cholestérol, selon un rapport hier à la dixième conférence de la Société internationale sur le VIH sur le VIH (IAS 2019) à Mexico.

À mesure que les personnes séropositives vivent jusqu’à un âge avancé, elles sont de plus en plus exposées aux maladies chroniques non liées au sida, notamment les MCV et le cancer. Des taux élevés de cholestérol et de triglycérides, qui peuvent constituer un effet secondaire de certains médicaments antirétroviraux, sont associés à un risque accru de maladie coronarienne, de crise cardiaque et d'accident vasculaire cérébral. Les recommandations recommandent aux personnes dépassant un certain seuil de risque de prendre des statines ou d'autres médicaments hypolipidémiants, mais un système couramment utilisé, le score de risque de Framingham, n'est pas un prédicteur très précis pour les personnes vivant avec le VIH.

Janine Trevillyan de l'Université de Californie à Los Angeles et ses collègues ont étudié l'effet de la rosuvastatine sur la progression de l'athérosclérose chez les personnes vivant avec le VIH et présentant un risque cardiovasculaire modéré. En tant que marqueur substitut de l'athérosclérose, les chercheurs ont mesuré l'épaisseur de l'intima-media, ou l'épaisseur des couches de la muqueuse artérielle, dans l'artère carotide qui alimente le cerveau.

L'athérosclérose se produit lorsque des graisses sanguines, du calcium et d'autres substances s'accumulent et forment des plaques sur les parois internes des artères. Ce processus peut éventuellement bloquer les artères coronaires qui alimentent le muscle cardiaque, entraînant une crise cardiaque. Des morceaux de plaque peuvent se détacher et se loger dans les vaisseaux sanguins du cerveau, provoquant un accident vasculaire cérébral.

Cette analyse a porté sur 84 personnes vivant avec le VIH en Australie et en Suisse. Presque tous étaient des hommes, la plupart étaient de race blanche et l'âge médian était de 54 ans. Ils suivaient un traitement antirétroviral depuis plus de six mois et avaient un VIH bien contrôlé avec une charge virale indétectable et un nombre généralement élevé de cellules CD4.

Les participants étaient considérés comme présentant un risque cardiovasculaire modéré, les scores de risque de Framingham sur 10 ans suggérant un risque de 11% de coronaropathie - c'est-à-dire qu'ils n'auraient pas atteint le seuil habituel d'utilisation de statines dans la population en général. Un tiers étaient des fumeurs actuels et un tiers avait des antécédents familiaux de crise cardiaque. Environ un quart prenaient de l'abacavir, qui a été associé à une maladie cardiaque dans certaines études - mais pas toutes -.

Les participants ont été randomisés pour prendre quotidiennement de la rosuvastatine ou un comprimé placebo correspondant; la dose de statines a été réduite de 20 mg à 10 mg chez les personnes prenant des inhibiteurs de protéase. L'épaisseur de l'intima média carotidien (TMCI) a été mesurée au départ, aux semaines 48 et 96, sur trois sites différents (bulbe carotidien, artère carotide commune et artère carotide interne) des deux côtés du cou. Il n'y avait pas de différence de cIMT entre les deux groupes au départ.

Comme prévu, les taux de cholestérol total et de LDL-cholestérol ont diminué dans le groupe sous rosuvastatine de l’étude tout en restant à peu près identiques dans le groupe placebo. Cependant, il n'y avait pas de différence significative entre les groupes dans la progression du cIMT de la base à la semaine 48 ou à la semaine 96 à l'un des trois sites carotidiens. Trevillyan a noté que l'étude ne voyait pas le degré attendu de progression de l'athérosclérose dans le bras placebo.

Les participants qui ont utilisé la rosuvastatine ont eu plus d'effets secondaires, cependant. Deux décès et cinq événements indésirables graves (11%) ont été enregistrés dans le groupe sous rosuvastatine - dont un accident vasculaire cérébral, deux crises cardiaques, deux nouveaux cas de diabète de type 2 et un cas d'insuffisance cardiaque - mais aucun dans le groupe placebo.

"Malgré des effets prévisibles sur le cholestérol total et LDL, 96 semaines de rosuvastatine chez les personnes séropositives présentant un risque cardiovasculaire modéré ne modifiaient pas la progression de l'athérosclérose (estimée par cIMT) par rapport au placebo", ont conclu les chercheurs.

Ces résultats, provenant d'un groupe de personnes à risque modéré de MCV, sont en contradiction avec ceux d' une étude antérieure montrant que les statines étaient utiles pour réduire le risque de MCV chez les personnes vivant avec le VIH. Mais cette étude incluait plus de fumeurs et plus d'Afro-Américains, les deux groupes les plus à risque.

Trevillyan a suggéré que les résultats de la vaste étude REPRIEVE en cours pourraient aider à définir un seuil de risque spécifique pour les personnes vivant avec le VIH, pour lequel les bénéfices des statines dépassent les risques.

http://programme.ias2019.org/Abstract/Abstract/3060

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jl 2019 - 17:50
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IAS2019: VIH : «Le cycle des grands essais vaccinaux va se terminer fin 2020» (Libération 22/7/19)

Au moment où débute un congrès international à Mexico sur le sida, les progrès à accomplir sont encore immenses. Entretien avec l’épidémiologiste François Dabis.
VIH : «Le cycle des grands essais vaccinaux va se terminer fin 2020»
Météo très incertaine. Dimanche soir, la conférence mondiale sur le sida, la plus grande «conférence scientifique sur le VIH dans le monde», s’est ouverte à Mexico. Ce congrès intervient à un moment unique dans l’histoire de la pandémie, comme le fait remarquer l’éditorial de la grande revue scientifique The Lancet, ce week-end. Elle s’alarme de l’absence de leadership mondial et, en particulier des menaces portées contre l’ONU-sida, cette structure internationale essentielle qui n’a plus de directeur depuis des mois (1) et dont plusieurs personnes demandent la disparition en l’intégrant dans l’OMS. Une aberration aux yeux des experts : «Près de 37 millions de personnes dans le monde vivent avec le VIH. Et 1,9 million de personnes sont nouvellement infectées chaque année», écrit ainsi le rédacteur en chef.

«L’épidémie de sida est à un moment critique. Ralentir la réponse politique en éteignant l’ONU-sida maintenant serait une erreur catastrophique», conclut fortement Richard Horton dans son édito. Pour d’autres experts, c’est toute la solidarité mondiale qui est ainsi remise en cause.

C’est notamment l’avis du professeur François Dabis, directeur de l’Agence nationale de recherche contre le sida (ANRS), qui a répondu aux questions de Libération.

Etes-vous inquiet, vous aussi, au sujet de la solidarité internationale ?
Je suis un optimiste de nature, mais là, ce n’est plus le cas. Au niveau mondial, il n’y a plus de gouvernance. Nous n’avons plus de directeur ONU-sida. Jamais nous n’avons vécu cela lors d’un congrès mondial. Chacun se retrouve isolé. Comme si ce n’était plus une question majeure. C’est alarmant. Tout cela donne un sentiment d’incertitude élevé. Certes, si lors de la réunion de financement du Fonds mondial de lutte contre le sida, en octobre à Lyon, on voit que les versements suivent correctement les demandes, alors nous resterons dans un contexte de progrès, mais ce n’est pas sûr. Et le rôle de la France est important. S’il n’y a pas de signal fort, tout est à redouter.

Dans le monde, le nombre d’infections nouvelles ne baisse toujours pas.
Oui, et c’est un défi. Cette stagnation fait suite à une forte baisse pendant des années. On a beaucoup progressé sur les «trois 90» (2), mais selon les dernières estimations, on est autour de 53 % de personnes vivant avec le VIH qui sont en situation de ne pas transmettre le virus. En somme, on n’a fait que la moitié du chemin. Or nous avons de plus en plus de mal à toucher les populations dites cibles, c’est-à-dire les plus à risques, avec des inégalités territoriales qui se creusent. L’Afrique du Sud a fait des progrès rapides, quand des pays stagnent et d’autres régressent comme certains de l’Europe de l’Est.

En matière de prévention, la Prep - c’est-à-dire prendre un médicament antisida pour empêcher une contamination -, s’impose-t-elle comme la grande solution?
La Prep marche bien. Elle rencontre une forte adhésion des populations dans les pays occidentaux. En France, on a pu arriver rapidement aux 3 000 «prepeurs» pour notre étude. Et la reconnaissance internationale du modèle à la française avec une Prep à la demande, c’est-à-dire non pas en continu mais lors d’une prise de risque, est validée. Et puis, bien sûr, pour ce qui est de l’efficacité, il n’y a aucun signal négatif qui apparaît. Nous sommes proches de zéro contamination sous Prep. Et les quelques rares cas d’infection sont liés à des mauvaises prises de traitement.

Mais la Prep ne concerne toujours que les pays occidentaux…
C’est exact, le basculement vers les pays à forte pandémie n’a pas encore eu lieu. En Afrique du Sud ou au Brésil, cela reste peu diffusé.

Y a-t-il des changements à attendre au niveau des traitements ?
Les traitements marchent très bien. La question qui se pose aux cliniciens est la suivante : peut-on simplifier la vie des gens qui sont sous traitement ? Pour cela, il y a deux façons de faire. Soit utiliser des formes injectables, c’est-à-dire une injection une fois par mois. Cette voie est réaliste et on s’approche de l’enregistrement de ces molécules, mais cela restera une option car elle ne remporte pas l’adhésion de tous les patients. Deuxième approche, moins de pilules. On en prend aujourd’hui une. Peut-on ne pas en prendre tous les jours ? Cela semble possible, mais quelle régularité ? On va voir des résultats à Mexico.

Et comme toujours, ce vaccin qui n’arrive pas.
En tout cas, la conférence de Mexico se déroule quelques mois trop tôt. Le cycle des grands essais vaccinaux, actuellement en cours en Afrique du Sud et australe, va se terminer fin 2020. On ne sait pas encore les résultats d’efficacité. Il faut espérer que ces essais donneront un signal meilleur que les essais réalisés en Thaïlande il y a dix ans, avec un taux d’efficacité de 20 % à 30 %. Mais on ne le saura que lors de la conférence mondiale en octobre 2020.

Eric Favereau

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