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21 Sujet du message: Résistances et échec d’un premier traitement par AAD  MessagePosté le: 07 Oct 2015 - 07:54
Potô du site


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Résistances et échec d’un premier traitement par AAD : que faire ?

Il devient de plus en plus évident que le traitement avec les antiviraux à action directe (AAD) est de plus en plus individualisé, prenant en compte différents paramètres (avoir eu ou pas un traitement contre le VHC, avoir ou pas une cirrhose, risques d’interactions avec d’autres traitements en cours, etc.) Il est choisi dans l’objectif d’être le plus efficace et d’être le mieux toléré. A la clef, le succès pour le plus grand nombre de personnes possible. Reste que de plus en plus de personnes vont être en échec d’un traitement par les nouveaux agents antiviraux directs. Aujourd’hui, les experts de l’Afef avancent que les échecs virologiques sont "très peu fréquents avec les agents antiviraux directs", mais que cette question se pose d’ores et déjà et qu’il s’agit d’une problématique sérieuse", notamment chez les personnes ayant une fibrose sévère ou une cirrhose et "nécessitant un traitement de sauvetage".

Plusieurs difficultés sont rencontrées. La première réside dans le fait que les études disponibles ont des effectifs de participants trop petits pour que soient évaluées correctement l’efficacité et la tolérance d’un traitement de deuxième ligne voire de troisième ligne, autrement dit le nouveau traitement qui prendrait le relais du premier traitement avec les nouvelles molécules et qui a échoué. Une autre sont les mutations de résistance aux agents antiviraux directs et notamment l’apparition de variants résistants NS5A (1). Il est donc possible — même si c’est rare — que des mutations de résistance (variants résistants) — apparaissent y compris lorsque les traitements sont bien pris. Certains variants résistants disparaissent rapidement après l’arrêt du traitement, mais d’autres peuvent rester dans l’organisme jusqu’à 48 semaines après l’échec du premier traitement par AAD. La situation serait plus délicate encore pour les résistances liées aux anti- NS5A puisque ces variants résistants pourraient persister pendant plusieurs années !

Les experts de l’Afef indiquent qu’un observatoire des résistances aux agents antiviraux directs a été mis en place en France pour faire "progresser la connaissance et la prise en charge des patients dont le virus a des mutations de résistance". Il existe bien entendu des schémas thérapeutiques de relais après un échec, mais leur efficacité a été démontrée chez un nombre réduit de personnes. Du coup, les experts estiment que les dossiers des personnes dont le virus est résistant à un traitement par agents antiviraux directs "doivent être présentés en réunion de concertation pluridisciplinaire de recours en présence d’un virologue expert".

Concernant les résistances aux agents antiviraux directs, les experts de l’AFEF recommandent

En cas d’échec à un traitement par agents antiviraux directs :
- Il est recommandé de reprendre précisément l’historique du traitement (baisses et variations des charges virales sous les traitements, observance, interactions médicamenteuses, schéma non optimal, effets indésirables, arrêt prématuré, etc.) ;
• Il est recommandé de faire une évaluation des mutations de résistance avant de décider de la nouvelle ligne thérapeutique ;
• Il est recommandé de discuter en réunion de concertation pluridisciplinaire, avec l’avis d’un virologue expert, les dossiers des personnes en échec d’un traitement par agent antiviral direct ;
• Si possible, il est recommandé d’inclure les personnes en échec d’un traitement par agent antiviral direct dans des études de cohorte, un observatoire des résistances, ou des essais thérapeutiques.

En cas d’échec à un traitement par combinaison d’agents antiviraux directs, le schéma thérapeutique recommandé combine pendant 24 semaines du sofosbuvir et au moins un autre agent d’une classe thérapeutique différente de la ligne précédente et de la ribavirine ;
Dans le cas particulier des personnes de génotype 3, en échec d’un traitement contenant du daclatasvir ou du ledipasvir, un traitement par sofosbuvir + interféron pégylé + ribavirine pendant 12 semaines peut être utilisé ;
Chez les personnes en échec d’un traitement par une combinaison d’agents antiviraux directs, le traitement par paritaprevir/ritonavir + ombitasvir avec ou sans dasabuvir n’est pas recommandé.

(1) : La NS5A est une protéine indispensable à la multiplication du VHC. Les anti-NS5A sont une des classes d’agents antiviraux directs contre le VHC. On y trouve des molécules comme le daclatasvir, le ledipasvir, l’ombitasvir, l’elbasvir, le GS-5816, etc.



AFEF

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roadrunner
Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Oct 2015 - 08:56
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il faut dire que les laboratoires défendent méchamment leur steak avec des études sur des petits échantillons sans suivi très sérieux des ES pour commercialiser leurs produits le plus vite et le plus cher possible; Témoins, Sovaldi donné avec Daklimza (sofosbuvir, daclatasvir), de deux labo différents, avant que Gilead ne sorte son propre NS5A (ledipasvir) et squeeze ainsi Daklimza qui s'est débrouillé pour être associé avec Viekirax pour survivre! Les malades? On s' en tape! Les hépatos doivent jongler avec toutes ces patates chaudes en espérant qu 'il n' y aura pas de dégâts!
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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Oct 2015 - 09:29
Potô du site


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Traitement de l'hépatite C : des progrès, mais beaucoup d'inconnues

Des associations de nouveaux médicaments antiviraux sont actives contre le virus de l'hépatite C, mais une recherche indépendante est nécessaire pour connaître les associations optimales.

Chez les patients atteints d'une hépatite C chronique, le traitement dépend du type de virus (HCV) et du stade de la maladie. Chez de nombreux patients, notamment ceux dont l'état du foie surveillé attentivement ne s'aggrave pas, il est raisonnable de ne pas utiliser de médicament. Dans les autres cas, de nouveaux médicaments antiviraux se révèlent très actifs en association.

Chez les patients atteints d'une hépatite C virale chronique par un virus HCV-1 justifiant un traitement, l'association lédipasvir + sofosbuvir (Harvoni°, de la firme Gilead) a été évaluée chez plus de 3 000 patients, dont de nombreux patients avec une cirrhose ou en échec d'un autre traitement. L'association est efficace pour la grande majorité des patients, mais l'évaluation très insuffisante de ses effets indésirables motive un effort particulier de pharmacovigilance. Chez les patients infectés par un virus HCV-3 ou HCV-4, l'évaluation de l'association repose sur très peu de données, et son intérêt reste à évaluer.

Des résultats intéressants ont été observés dans un essai chez 167 patients atteints d'une hépatite C virale chronique par un virus HCV-1 avec l'association daclatasvir (Daklinza° de la firme BMS) + sofosbuvir (Sovaldi° de la firme Gilead). Ces résultats sont proches de ceux obtenus avec l'association lédipasvir + sofosbuvir. Mais l'évaluation de l'association lédipasvir + sofosbuvir a porté sur un nombre de patients beaucoup plus important, s'agissant de deux antiviraux de la même firme.

En pratique, de nombreux médicaments actifs contre le virus de l'hépatite C sont ou vont être commercialisés. Or ces firmes évaluent surtout seulement les associations qui vont dans leur intérêt. Pour connaître les associations optimales, il faut une recherche indépendante déconnectée des firmes.

©Prescrire 1er octobre 2015

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