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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Nov 2019 - 13:48
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Mise en scène pour l'accès au traitement de l'hépatite C


KUALA LUMPUR: Vingt mois après le sofosbuvir, le médicament générique contre l'hépatite C a été introduit en Malaisie dans le cadre d'une licence obligatoire. Seuls environ 4 500 patients ont été traités, a annoncé le ministère de la Santé.

Il a admis que cette étape initiale consistant à préparer le terrain pour le dépistage et le traitement avait été confrontée à de nombreux défis.

Mais beaucoup de problèmes ont été résolus et le nombre de patients à dépister et traiter devrait augmenter de manière exponentielle l'année prochaine.

L’obtention d’un soutien en laboratoire, la coordination avec les hôpitaux pour le traitement des patients et des achats non conformes aux spécifications faisaient partie des défis auxquels ils étaient confrontés, a déclaré le Dr Muhammad Radzi Abu Hassan, directeur national de la gastroentérologie et de l’hépatologie au ministère.

«Nous avons corrigé les problèmes et nous nous attendons à ce que le nombre de patients dépistés et traités augmente nettement l'année prochaine», a-t-il déclaré lors d'un dialogue entre les organisations de la société civile et le ministère dans un forum multipartite sur l'hépatite C récemment organisé ici.

Outre les problèmes de logistique, le Dr Muhammad Radzi a déclaré qu'au début, il y avait moins de patients traités car beaucoup d'entre eux avaient une cirrhose du foie et étaient traités dans des hôpitaux, ce qui nécessitait davantage de médicaments.

Mais avec les efforts pour décentraliser le dépistage et le traitement de l'hépatite C cette année, d'autres devraient être diagnostiqués et traités l'année prochaine, a-t-il ajouté.

"Nous aurons le dépistage et le traitement dans des cliniques sélectionnées dans chaque État à partir de l'année prochaine."

Le Dr Muhammad Radzi a déclaré qu'avec la décentralisation, le ministère fournirait également aux cliniques des kits de tests rapides pour un meilleur accès au dépistage. Le test rapide consiste à rechercher les anticorps anti-hépatite C.

Si le test est positif, le patient aura besoin d'un autre test pour confirmer si un traitement est nécessaire.

Au total, il a déclaré que le ministère et la Fondation pour de nouveaux diagnostics innovants (FIND), financés par Unitaid, avaient dépisté plus de 50 000 personnes à haut risque cette année.

FIND, en collaboration avec le ministère, a testé et introduit le test de diagnostic rapide de l'hépatite C dans un dispensaire en décembre dernier et dans 25 dispensaires à partir du mois de mars.

Le programme a dépisté 15 148 patients et 2 031 patients ont été testés positifs pour l'hépatite C, tandis que 11 523 patients ont été dépistés lors de la campagne d'une semaine organisée par le ministère en juillet et que 220 patients ont été testés positifs, a déclaré Sem Xiao Hui, responsable du projet de recherche sur le VHC pour le pays.

Pour les autres cas (sur les 50 000) au cours de l’essai du test rapide, les centres de santé avaient prélevé des échantillons de sang et les avaient envoyés aux hôpitaux ou aux laboratoires de santé publique à des fins de test.

En 2017, le Dr Rosmawati Mohamed, hépatologue consultant chez Universiti Malaya, a déclaré que plus de 500 000 Malaisiens âgés de 15 à 60 ans seraient infectés par l'hépatite C, mais que 74% ou 386 000 d'entre eux étaient infectés de manière active ou persistante et nécessitaient un traitement.

En juillet 2017, The Star publiait un article en première page soulignant le sort tragique des Malaisiens souffrant d'hépatite C, car une fraction seulement d'entre eux pouvaient se permettre des médicaments pouvant coûter jusqu'à 300 000 RM pour un traitement complet.

Par la suite, le Cabinet a approuvé la délivrance d'une licence d'utilisation par le gouvernement afin de permettre l'importation de versions génériques du sofosbuvir, un médicament contre l'hépatite C.


https://www.thestar.com.my/news/nation/ ... -treatment

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Nov 2019 - 07:38
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MSF innove dans le diagnostic et le traitement de l'hépatite C au Cambodge

Des médicaments abordables et un modèle de soins adapté sauvent des vies dans le pays

Environ 71 millions de personnes dans le monde sont infectées par le virus de l'hépatite C. Si elle n'est pas traitée, l'hépatite C peut entraîner des lésions du foie, un cancer du foie et parfois la mort. Ces dernières années, les médicaments efficaces - appelés antiviraux à action directe (AAD) - sont devenus plus abordables. Ils guérissent 97% des patients qui terminent un traitement de 12 semaines. Cependant, l'accès au diagnostic et au traitement des DAA reste difficile dans des pays tels que le Cambodge, où l'hépatite C est un problème de santé majeur. Médecins Sans Frontières (MSF) collabore avec le ministère cambodgien de la santé de l'hôpital Preah Kossamak, dans la capitale, Phnom Penh, pour l'accès des patients aux soins et a mis au point des méthodes novatrices de diagnostic et de traitement de l'hépatite C.

Au début du projet en 2016, le traitement du traitement de l'hépatite C après un examen avait pris jusqu'à 140 jours. "Les patients avaient peur", déclare le Dr Sann de MSF, qui a vu des centaines de patients au cours des trois dernières années. "Ils ont dit que leur sang contenait le virus de l'hépatite C, mais qu'ils devaient encore attendre longtemps avant que le traitement ne commence." Ils ne savaient pas ce que le virus faisait au corps et se demandaient ce qui pouvait leur arriver.

Moins de rendez-vous chez le médecin

Vanna Chou a commencé le traitement par DAA il y a quelques semaines. "J'avais des symptômes de l'hépatite C: maux de tête, fièvre et froid", dit-il. «J'ai d'abord essayé la médecine traditionnelle, mais je n'ai pas réussi. Après avoir vu sur Facebook que MSF propose un traitement à Phnom Penh, j'ai décidé de prendre un bus de huit heures depuis Siem Reap, où je vis. Au début, j'étais inquiet, je ne savais pas qu'il existait un traitement simple contre l'hépatite C. Mais tout a été bien expliqué. ”

Auparavant, les patients devaient se rendre à la clinique huit fois avant que le diagnostic ne soit achevé avant que le traitement ne puisse commencer. Cependant, Chou a pu commencer le traitement lors de la deuxième visite à la clinique grâce à deux simplifications fondamentales. Tous les patients reçoivent maintenant le même traitement, quels que soient le type et le stade de l’affection hépatique, ce qui signifie qu’ils n’ont plus besoin de l’analyse préalable au traitement.

Les AAD sont également très sûrs, de sorte que les tests et la surveillance supplémentaires qui étaient effectués avant et pendant le traitement ne sont plus nécessaires. Au total, les patients ont maintenant cinq rendez-vous chez le médecin au lieu de 16, ce qui leur facilite grandement la vie.

Seng Sreymom s'est présentée à la clinique pour le dernier test sanguin 12 semaines après la fin du traitement afin de vérifier si le virus avait complètement disparu de son sang. "Je suis une femme de ménage et pour chaque rendez-vous, je dois demander la permission à mon patron", explique Seng. «Ils doivent trouver quelqu'un pour me couvrir. Malgré tout, cela a fonctionné. "

Les frais de déplacement à la clinique représentent un autre fardeau pour les patients. «Beaucoup de Cambodgiens sont pauvres», explique le Dr Somalene Pa de MSF, qui travaille à la clinique depuis 2016. "C'est donc un grand avantage pour les patients s'ils ont moins de rendez-vous et moins de frais de transport."

Traiter plus de patients avec le même nombre de professionnels

Tout comme un nouveau traitement est plus simple pour les patients, il est également plus efficace pour les professionnels de la clinique. Avec un traitement simplifié, un seul rendez-vous médical nécessite un médecin, les autres étant gérés par des infirmières. «Les responsabilités des infirmières ont beaucoup augmenté», déclare Savorn Choup, superviseur des infirmières à MSF. "Nous dépistons les patients et de nombreuses consultations sont effectuées par des infirmières."

Moins de rendez-vous signifie moins de congestion dans les cliniques et plus de patients peuvent être traités par la même équipe. Plus de 13 000 patients ont été traités à la clinique depuis 2016.

Lorsque des modifications ont été apportées au modèle de soins, la qualité du traitement a été observée avec prudence. Le taux de guérison reste stable à 97%. De nombreux patients, y compris Seng Sreymom, acceptent de recevoir un appel téléphonique quelques jours après le dernier test sanguin afin de connaître le résultat du traitement, éliminant ainsi le besoin d'une autre consultation.

Trouver les personnes infectées avant l'apparition de la maladie

À long terme, l'objectif est de simplifier davantage le traitement de l'hépatite C et de le rapprocher des patients afin qu'ils ne soient plus obligés de parcourir de longues distances pour se rendre à leurs rendez-vous. À cette fin, MSF met actuellement en œuvre un modèle de soins décentralisé dirigé par des infirmières et dispensé dans des centres de santé situés dans des districts ruraux de la province de Battambang. En cas de succès, cela multipliera l’effet des innovations. "Nous espérons éliminer l'hépatite C au Cambodge d'ici 2030", déclare le Dr Chhit Dimanche, responsable du service gastro-intestinal et d'hépatologie à l'hôpital Preah Kossamak.

"Notre façon de travailler ici ne se limite pas au Cambodge", ajoute le Dr Sann «La nouvelle méthode de traitement peut être introduite n'importe où en Asie ou en Afrique. Ce n'est pas un simple souhait; Il est basé sur ce que nous avons appris de notre projet pilote ici à la clinique. "

MSF et l'hépatite C

MSF traite des personnes atteintes d'hépatite C dans différents pays et a des projets dédiés à la lutte contre l'hépatite C en Iran, au Myanmar, en Ukraine, au Pakistan, en Inde et au Cambodge. En 2018, MSF a offert un traitement contre l'hépatite C à environ 14 419 personnes dans le monde, faisant ainsi une différence énorme dans leur vie.

https://www.msf.org.br/noticias/msf-tra ... 2019-11-11

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Nov 2019 - 07:41
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Journée mondiale du diabète : l’insuline, un luxe aux Etats-Unis !

Paris, le jeudi 14 novembre 2019 – La journée mondiale du diabète a un visage aux États-Unis. Le visage douloureux d’une mère qui vient de perdre son fils âgé de 26 ans. Alex Smith, souffrait d’un diabète de type 1 et n’avait pas osé avouer à ses proches qu’il n’avait plus les moyens de s’acheter son insuline. Il y a quelques jours, il a été retrouvé mort chez lui, victime d’un coma diabétique.
4 600 dollars par an
La situation d’Alex Smith est celle de milliers d’Américains, alors que le prix de l’insuline a connu une forte augmentation ces dernières années. Aujourd’hui, le coût de l’insuline aux États-Unis pour un adulte non couvert par une assurance est en moyenne de 18 dollars pour 100 unités, comme le rappellent les docteurs Michael Fralick et Aaron S. Kesselheim (Mount Sinai Hospital) dans un article publié dans le New England Journal of Medicine le 7 novembre dernier. Ainsi, pour un adulte de 70 kilos, devant recevoir une UI par kilo et par jour d'insuline ordinaire, le coût par an atteint près de 4 600 dollars, quand en France, l’insuline est intégralement prise en charge pour tous les patients. Or, face à la flambée des prix de l’insuline (le coût était de 20 cents par UI en 1940 ce qui correspond à 3 dollars de 2019), plusieurs compagnies d’assurance ont décidé de fixer des seuils de remboursement. Ainsi, Cigna, l’une des plus importantes compagnies d’assurance américaines a récemment limité ses remboursements d’insuline à 25 dollars par mois.
Sans concurrence, le marché est plus fou
Cette situation s’explique par la possibilité offerte par la loi américaine à l’industrie pharmaceutique et aux grossistes de fixer leurs prix librement. Or, cette augmentation n’a pas été atténuée par le jeu de la concurrence qui est très faible dans le domaine de l’insuline. En effet, les produits actuellement disponibles sur le marché ne connaissent pas encore tous de génériques, tandis que s’agissant de médicaments biologiques, la production de génériques est plus complexe et plus coûteuse, réduisant d’autant plus la compétitivité.
Des lois insuffisantes
La situation n’est pas ignorée par les pouvoirs publics. Plusieurs projets de loi d’initiative parlementaire ont tenté d’atténuer les conséquences des dispositions sur le libre prix des médicaments, pour assurer l’accès aux traitements essentiels, tels l’insuline, mais leur portée reste limitée. Plusieurs états ont par ailleurs adopté des lois permettant l’importation d’insuline du Canada, mais en l’absence d’un feu vert fédéral, elles ne peuvent entrer en vigueur. Le gouvernement Trump a pourtant promis d’œuvrer sur ce sujet, mais les négociations avec les différents acteurs concernés, sont délicates, notamment avec le Canada, qui redoute des pénuries pour ses propres citoyens.
Triste héritage
Le sujet est en tout état de cause politique et a été à plusieurs reprises abordé lors de la campagne électorale débutante. Ainsi, cet été, le candidat démocrate Bernie Sanders s’est rendu au Canada pour accompagner des patients acheter leur insuline à la frontière où l’on peut acquérir la dose nécessaire d’insuline pour un mois pour 20 dollars ; des achats transfrontaliers du même type existent également au Mexique. Outre les représentants politiques, beaucoup, dont les auteurs de cet article du New England, déplorent que l’héritage de Frederick Banting et de John Macleod qui ont découvert l’insuline et qui ont été récompensés par le Prix Nobel de Médecine 1923 soit si mal honoré. Alors qu’on proposait aux deux hommes de déposer un brevet pour leur découverte, ils avaient en effet répondu : « L’insuline ne nous appartient pas, elle appartient à l’humanité ».

Aurélie Haroche

RÉFÉRENCE :

Fralick M et coll.: The U.S. insulin crisis. Rationing a lifesaving medication discovered in the 1920s. N Engl J Med 2019; 381: 1793-95.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Nov 2019 - 10:55
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L’hépatite C tue chaque année 5000 marocains.


l’Association de lutte contre le sida (ALCS) a lancé des revendications auprès du nouveau ministre de la Santé dès sa décision d’annuler l’adjudication du marché relatif à l’acquisition du traitement contre l’hépatite virale de type C.

L’ALCS a félicité le bien fondée de la décision du Ministre en rappelant que “le coût très élevé du médicament devait être acheté à un laboratoire étranger au prix de 4.950 dirhams la boîte, alors que le médicament fabriqué par trois laboratoires marocains aurait coûté seulement 2.660 dirhams.

L’ALCS appelle dans, ce cadre, le ministre à lancer un nouvel appel d’offres pour l’achat des médicaments contre l’hépatite C et d’en accélérer le processus. Une urgence dictée par le besoin grandissant pour ce genre de traitement attendu par des centaines de citoyens depuis plus de trois ans.

La sonnette d’alarme a été tiré par l’association en juillet dernier, 5.000 Marocains en meurent chaque année, soit 15 individus par jour.

Des chiffres qui, selon l’ALCS démontrent la nécessité d’une mobilisation collective (gouvernement, conseils de régions, etc.) pour mettre à disposition les ressources financières nécessaires dans le cadre du projet de loi de finances 2020, actuellement en discussion au Parlement en permettant aux malades de bénéficier de la couverture sanitaire via le RAMED.

https://fr.le7tv.ma/2019/11/14/lhepatit ... marocains/

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Du boulot après la guérison virologique
Toute l'équipe des Minutes du CREGG à l'AASLD 2019 : Carine CHAGNEAU (Bordeaux), Patrick DELASALLE (Grasse), Thierry FONTANGES (Bourgoin-Jallieu), Bertrand HANSLIK (Montpellier) & Pierre TOULEMONDE (Toulouse)



https://www.youtube.com/watch?v=wR0k8WR6W7Y

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 444#397444

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Nov 2019 - 13:32
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VHC et VIH : un droit à l'oubli

Le Luxembourg est, depuis fin octobre, le troisième pays européen, après la France et la Belgique, à accorder un « droit à l'oubli » dans le cadre d'une assurance « solde restant dû » suite à une maladie grave pour laquelle il y a eu guérison. Le ministère de la Santé et l'ACA (Association des Compagnies d'Assurance) ont signé, fin octobre, une convention qui permettra aux personnes guéries du cancer, et d'autres pathologies (dont le VHC), d'accéder à nouveau aux assurances de type « solde restant dû », indiquent les médias locaux. « Jusqu'à présent, les personnes en rémission d'un cancer se voyaient refuser l'accès aux assurances ou devaient payer une surprime importante. Grâce à la convention, cela ne sera désormais plus le cas », indique la radio RTL. Après 10 ans maximum (durée variable en fonction de la pathologie), la personne concernée ne sera plus obligée d'indiquer qu'elle a été atteinte d'une maladie. Un responsable luxembourgeois explique que cela vaudra également pour les personnes qui ont été atteintes de l'hépatite C : « Si l'on ne constate pas de rechute 48 semaines après la fin du traitement, les mêmes règles s'appliquent, c'est-à-dire qu'aucun refus ni de surprime ne pourront être appliqués ». Et RTL d’expliquer concernant le VIH que les « personnes atteintes du virus VIH qui suivent un traitement efficace [charge virale indétectable, ndlr] » qu’elles « bénéficieront du droit à l'oubli et ne pourront se voir appliquer une surprime que de 100 %, au lieu des 500 % à 600 % » actuels.

« C'est extrêmement important car les personnes concernées ne pourront, sans cette convention, jamais avoir accès à un logement. Si les banques requièrent une assurance solde restant dû, que les patients ne peuvent pas avoir, mais que d'un autre côté ces personnes sont soignées, leurs chances d'accéder à un logement sont nulles. C'est une situation qui me déplaisait », a d’ailleurs indiqué le ministre de la santé. Le droit à l'oubli prendra effet à compter du 1er janvier 2020. La convention a été ratifiée par huit compagnies d'assurances proposant ce type d'assurance. « L'introduction du droit à l'oubli en matière d'assurance au Luxembourg pour les personnes guéries d'un cancer et certaines autres maladies, constitue pour moi un premier pas vers un traitement équitable des patients ayant souffert d'une maladie grave par rapport aux autres citoyens. Vu les avancées thérapeutiques, cette convention permet une appréciation correcte du risque lors de la souscription d'un contrat d'assurance », a précisé le ministre de la Santé luxembourgeois Étienne Schneider.

https://5minutes.rtl.lu/actu/luxembourg/a/1424835.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Nov 2019 - 14:12
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IL FAUT RÉVEILLER L’ESPRIT DE SOS…



Hier on a beaucoup parlé des campagnes de sensibilisation réalisées et de l’action remarquable de la ville de Montpellier qui grâce à son action de promotion du dépistage du 16 septembre au 16 décembre a déjà pu constater une augmentation de plus de 20% des sérologies réalisées par rapport à l’année dernière à la même période…

On attend avec impatience les résultats finaux dans 1 mois. Mais il semble bien que l’on puisse déjà crier victoire! En effet, lors de son lancement, le Pr Pageot avait mis l’objectif à 50 nouveaux malades dépistés pendant cette période, et en seulement deux mois on serait déjà à plus de 40 ! pari tenu, bravo !

Les représentants de la municipalité étaient présents pour réaffirmer leur engagement dans le projet Montpellier sans hépatites. Nous avons également parlé des premiers résultats de l’accès à la prescription des traitements de l’hépatite C en médecine générale, en réfléchissant à l’intérêt de mettre en place un observatoire des pratiques de prescription. Enfin le Dr Ribard est venu partager sa vision de l’après traitement…

Aujourd’hui, les sujets seront multiples: Qu’est ce qui agresse le foie en 2020 ? Quelle est la place des compléments alimentaires ? Faut-il en avoir peur ? Où en est-on dans la prise en charge de l’hépatite B ? Du cancer du foie ? De la NASH ? Et bien sûr, un grand moment sera consacré à une table ronde sur les Etats Généraux de l’hépatite B qui avait été annoncés au 20 ème Forum il y a un an à Dijon !

Alors vous n’êtes toujours pas convaincu que c’est à Montpellier qu’il faut être aujourd’hui ? Si vous nous avez raté, vous pourrez nous retrouver prochainement en vidéo.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/il-faut-rev ... it-de-sos/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Nov 2019 - 08:16
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Les antiviraux contre l'hépatite B réduisent le risque de cancer du foie

Les personnes traitées avec Viread, Vemlidy ou Baraclude sont moins susceptibles de développer cette malignité.

Les personnes ayant utilisé des médicaments antiviraux pour traiter le virus de l'hépatite B (VHB) avaient un risque plus faible de développer un carcinome hépatocellulaire (CHC), le type de cancer du foie le plus répandu, selon les études présentées cette semaine à Boston l'Association américaine pour l'étude des maladies du foie (AASLD).

Au fil des années ou des décennies, l'hépatite B chronique peut entraîner une cirrhose du foie (cicatrisation grave), un cancer du foie et une insuffisance hépatique. Les médicaments antiviraux nucléosidiques / nucléotidiques tels que Viread (fumarate de ténofovir disoproxil ou TDF), Vemlidy (ténofovir alafénamide ou TAF) et Baraclude (entécavir) peuvent inhiber la réplication du VHB au cours du traitement, mais conduisent rarement à une guérison. Néanmoins, la suppression virale ralentit la progression de la maladie du foie.

Young-Suk Lim, MD, PhD, du Centre médical Asan, affilié à l'Université d'Ulsan à Séoul, en Corée, a présenté les résultats de deux essais cliniques de phase III sur Viread et Vemlidy en tant que traitement de l'hépatite B. Vemlidy est une version mise à jour de Viread c'est plus facile pour les reins et les os.

L’étude 108 de Gilead Sciences a comparé Viread à Vemlidy chez 579 personnes atteintes d’hépatite B chronique à antigène de l’hépatite e (AgHBe), tandis que l’étude 110 portait sur 1 053 personnes atteintes d’hépatite B positive à l’HBeAg et que taux élevé d'enzymes hépatiques ALT. Certains avaient une cirrhose du foie compensée, mais aucun n'avait été diagnostiqué avec un CHC au début de l'étude.

Les participants ont été assignés au hasard à recevoir Viread ou Vemlidy pendant deux ou trois ans, suivis d'une phase d'extension en ouvert dans laquelle tout le monde a pris Vemlidy pendant huit ans.

Comme indiqué précédemment , les deux médicaments étaient très efficaces pour supprimer le virus. Après un an de traitement, 94% des receveurs de Vemlidy et 93% de ceux de Viread avaient supprimé l'ADN du VHB dans l'étude HBeAg négative, et 64% et 67%, respectivement, dans l'étude HBeAg positive.

Les chercheurs ont également signalé que les personnes assignées à prendre Vemlidy plutôt que Viread étaient moins susceptibles de subir des effets néfastes sur les marqueurs de la fonction rénale et de la perte osseuse. De plus, ceux qui sont passés à Vemlidy au cours de l’étude ont montré une amélioration de ces marqueurs par rapport à ceux qui sont restés sur Viread.

Deux ans après le début du traitement, les participants ont commencé à recevoir une échographie tous les six mois afin de dépister le CHC.

Sur un suivi de trois à cinq ans, 11 patients sous Vemlidy (1,0%) et 10 patients sous Viread (1,9%) ont développé un cancer du foie. Le délai médian avant le diagnostic de CHC était de 173 semaines pour les receveurs de Vemlidy et de 81 semaines pour les receveurs de Viread. Ces différences n'étaient pas statistiquement significatives, ce qui signifie qu'elles auraient pu être motivées par le hasard. Sept cas ont été diagnostiqués chez des personnes atteintes de cirrhose et 14 chez ceux sans cirrhose.

Les personnes qui ont développé un cancer du foie étaient plus âgées que les autres (médiane 53 ans contre 39 ans), plus susceptibles d’être des hommes (90% contre 65%) et plus susceptibles de souffrir de cirrhose (33% contre 9%).

Après ajustement pour tenir compte d'autres facteurs, le sexe masculin était associé à un risque plus de sept fois plus élevé de CHC, le manque de normalisation de l'ALAT six mois après le début du traitement était associé à un risque presque sept fois plus élevé et la cirrhose était associée à un risque plus de quatre fois plus élevé . Les taux de cancer du foie ne différaient pas entre les personnes prenant Vemlidy ou Viread.

Ces études ne comparaient pas directement les patients traités et non traités, mais selon un modèle de prédiction du CHC appelé REACH-B , la probabilité de développer un cancer du foie chez les personnes traitées par Vemlidy ou Viread était significativement inférieure à celle attendue chez les patients non traités (50 cas sur la même période). Les chercheurs ont calculé que les deux médicaments antiviraux réduisaient le risque de CHC de 58%.

Baraclude

Dans une étude connexe, Stanislas Pol, MD, PhD, et ses collègues de la collaboration française ANRS / AFEF Hepather ont examiné la survenue d'un cancer du foie chez les personnes traitées avec Viread ou Baraclude.

Les chercheurs ont noté qu'une étude précédente intitulée REVEAL avait montré qu'une augmentation de la charge virale du VHB était associée à un risque accru de cirrhose, indépendamment de l'âge, du sexe, du statut HBeAg, des taux d'ALAT, du tabagisme ou de la consommation d'alcool. Les personnes atteintes de cirrhose sont plus susceptibles de développer un cancer du foie.

Cette analyse a porté sur 2 436 personnes infectées par le VHB, présentes ou passées dans plus de 30 centres en France, traitées aux antiviraux à leur entrée dans la cohorte Hepather. Les personnes présentant une co-infection par l'hépatite C ou l'hépatite delta ont été exclues. Parmi ceux-ci, 1 075 ont reçu Viread et 885 ont reçu Baraclude.

Les receveurs de Viread étaient en moyenne légèrement plus jeunes (47 contre 50 ans), moins susceptibles d’être des hommes (68% contre 73%) et moins susceptibles de commencer un traitement contre le VHB pour la première fois (48% contre 64%). généralement similaire. Plus des deux tiers étaient d'origine africaine, 21% d'origine asiatique et 32% d'origine européenne. Au début de l'étude, 8% avaient une fibrose avancée et environ 16% avaient une cirrhose. Seule une petite proportion avait des antécédents de CHC (3%) ou de cirrhose décompensée avec insuffisance hépatique (4%).

Au cours d'une période médiane de suivi de 45 mois, 12 patients sous Viread et 12 bénéficiaires de Baraclude ont été diagnostiqués, ce qui a donné des taux d'incidence de 3,3 et 3,0 par 1 000 années-personnes, respectivement. Sept receveurs de Viread et six receveurs de Baraclude ont développé une cirrhose décompensée (1,8 et 1,7 par 1 000 années-personnes). Dix et quatre, respectivement, sont morts de causes liées au foie (1,9 et 2,5 par 1 000 années-personnes). Aucune de ces différences n'a été statistiquement significative. C'était également le cas pour les greffes de foie.

Un âge plus avancé et une fibrose ou une cirrhose plus avancée au début de l'étude étaient associés à un risque accru de cancer du foie et de décès lié au foie.

Dans cette première grande cohorte prospective de patients français atteints d'hépatite B chronique, comprenant des personnes d'origine européenne, africaine et asiatique, le CHC et les autres événements liés au foie n'étaient pas différents entre ceux traités avec Viread ou Baraclude, ont conclu les chercheurs.

Ces résultats ne confirment pas ceux d'une étude précédente d'une cohorte asiatique à Hong Kong qui suggéraient que Viread pourrait être associé à un risque de cancer du foie inférieur à celui de Baraclude.

https://plan.core-apps.com/tristar_aasl ... 6a1183e959

https://plan.core-apps.com/tristar_aasl ... 6a116313d6

http://www.hepatites.net/index.php?name ... p;start=40

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Enquête BVA pour France Assos Santé : Notre système de santé de plus en plus malade ! (France Assos Santé 17/11/19)



France Assos Santé publie en exclusivité dans le JDD les résultats d’une enquête sur les difficultés d’accès aux soins rencontrées par des millions de Français. Entre barrières économiques et inégalités territoriales de santé, cette enquête BVA confirme nos remontées de terrain : un système de santé à plusieurs vitesses et un accès aux soins de plus en plus dégradé. Avec des conséquences directes sur la santé des personnes concernées. En première ligne, les personnes en situation de handicap, précaires ou malades chroniques cumulent les difficultés.

Deux Français sur trois (63%) ont déjà dû reporter ou renoncer à des soins, pour raisons financières ou faute de médecins disponibles. C’est le premier enseignement de cette enquête : les difficultés d’accès aux soins touchent tous les Français, quels que soient leur âge, leur situation économique ou leur lieu de vie. 49% des répondants déclarent avoir dû renoncer ou reporter des soins en raison du manque de médecins disponibles, tandis que 45% font part de difficultés financières (impossibilité d’avancer les frais ou restes à charges trop élevés). Des renoncements qui touchent en particulier les malades chroniques (67%) et les personnes en situation de handicap (77%).

Un impact potentiellement grave sur la santé et la qualité de vie des personnes. Ces renoncements aux soins ne sont évidemment pas sans conséquences. Au-delà de l’impact sur la qualité de vie (angoisse et anxiété pour 43% des répondants), ils entrainent une augmentation des symptômes dans un cas sur 3, et aboutissent une prise en charge urgente dans 12% des cas (complications, hospitalisation).

Un report fréquent vers des services d’urgences déjà surchargés. Lors des 24 derniers mois, 17% des Français déclarent avoir dû se rendre aux urgences faute de médecin disponible. Un taux qui grimpe à 24% chez les malades chroniques, et à 31% parmi les personnes en situation de handicap

Des barrières financières de plus en plus marquées, qui entérine un système de santé à plusieurs vitesses. Cette enquête le montre : de plus en plus de Français n’ont tout simplement plus les moyens de se soigner correctement. En raison notamment de la désertification médicale, les dépassements d’honoraires qui devraient rester l’exception deviennent la règle : 67% des Français y sont confrontés « au moins de temps en temps » (75% en Ile-de-France), et même « souvent » pour un français sur trois. Un quart (24%) des bénéficiaires de la CMU ou de l’ACS se sont vus refuser un rdv en raison de leur statut, et 58% des répondants considèrent que leur reste à charge a augmenté ces dernières années.

Des temps d’attente de plus en plus longs pour obtenir un RDV chez un spécialiste, même en cas d’apparition ou d’aggravation des symptômes. Ces délais d’obtention de RDV dépassent les 3 mois pour une part non négligeable des répondants. Dans 39% des cas pour un RDV ophtalmo, dans 26% des cas pour un rdv dermato, et pour 13% des femmes nécessitant un RDV gynéco.

Les personnes en situation de handicap cumulent les difficultés. Cumulant difficultés de mobilité et précarité financière, les personnes en situation de handicap sont les grandes perdantes de l’accès aux soins : davantage de renoncement aux soins (77%), davantage de conséquences sur leur santé (79%), d’avantage de report vers les urgences (31%). Juste derrière, les malades chroniques et personnes à faible revenus paient aussi les frais de ce système de santé à bout de souffle.

France Assos Santé fait part de ses plus vives inquiétudes quant à cette dégradation rapide et continue de l’accès aux soins dans notre pays. Nous appelons le gouvernement à agir vite et à agir fort. Il faut de toute urgence :
· Prendre des mesures fermes pour encadrer ces dépassements d’honoraires généralisés,
· Développer l’offre de soins de proximité et de premier recours, en généralisant notamment les maisons médicales de garde,
· Mieux informer les citoyens sur l’offre existante et sur leurs droits en tant qu’usagers du système de santé,
· Réguler l’installation des médecins, afin de mieux répartir l’offre de soins sur le territoire.

---
Contact presse : Antoine Henry - Tél. : 01 40 56 94 42 / 06 18 13 66 95 – ahenry@france-assos-sante.org

http://france-assos-sante.hosting.augur ... -%20V2.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Nov 2019 - 16:04
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De l’histoire naturelle de l’hépatite C

La prise en charge de l’hépatite C a été révolutionnée par la mise au point d’antiviraux très efficaces. L’élimination de la maladie peut être désormais considérée comme un objectif atteignable. L’OMS a récemment revu sa stratégie dans ce but, ciblant, pour 2030, une réduction de 90 % des nouvelles infections, de 65 % des décès en rapport avec une hépatite C, un taux de diagnostic de 90 % et de prise en charge thérapeutique de 80 %. Cela nécessite une amélioration radicale de la prévention, du dépistage et de l’orientation des patients vers des structures de soins.

L’une des conditions nécessaires à l’optimisation de la prise en charge est de mieux connaître l’évolution naturelle de la maladie, et notamment le risque de progression vers la fibrose. Ces notions sont nécessaires pour élaborer des projections en terme de santé et d’économie. Les données varient toutefois considérablement et des mises à jour sont nécessaires régulièrement. Une actualisation a justement été publiée récemment. Établie à partir d’une revue systématique de la littérature et de l’analyse de 111 études observationnelles, incluant les études les plus récentes, elle porte sur les données de plus de 42 500 patients.

Cette mise à jour confirme les constats des précédents travaux, en indiquant un délai moyen entre l’absence de fibrose et la cirrhose d’environ 39 ans. En revanche, pour les stades initiaux de la fibrose, la progression est plus lente que celle qui est retrouvée au cours des études antérieures. Pour les auteurs, cela pourrait venir de ce que leur revue inclut les études les plus récentes, avec plus de patients repérés par un dépistage systématique et donc moins souvent symptomatiques.

De nombreuses variables impliquées dans la progression vers la fibrose

Il apparaît toutefois une grande hétérogénéité dans cette population, qui nécessite de tenir compte des particularités de chacun au moment de formuler un pronostic. Preuve de la complexité de chaque situation : la progression vers la cirrhose est plus rapide (37 ans en moyenne) chez les usagers de drogue, mais connaît au sein de ce sous-groupe des variations, avec une évolution variable par exemple selon le génotype viral. Le génotype a en effet un impact sur la rapidité du passage de l’état de fibrose avancée à celui de cirrhose, le génotype 3 étant associé à une évolution plus rapide, alors que le génotype 1 est associé à une aggravation plus lente. L’ethnie est un paramètre à prendre en compte pour le pronostic, ainsi que le genre : l’évolution est plus lente chez les patients noirs, et chez les femmes, ce qui confirme les résultats des précédents travaux. Ces différences sont toutefois encore modérées par d’autres facteurs d’ajustement.

Pour les auteurs, cette étude est la plus vaste et la plus détaillée sur le pronostic de l’hépatite C et fournit les éléments pour une estimation plus précise du pronostic dans d’importants sous-groupes de patients. Elle pourrait être utilisée comme base de référence pour l’élaboration des stratégies de suivi à long terme.

Dr Roseline Péluchon

RÉFÉRENCES :

Erman A et coll. : Estimation of fibrosis progression rates for chronic hepatitis C: a systematic review and meta-analysis update. BMJ Open 2019;9:e027491. doi: 10.1136/bmjopen-2018-027491.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Nov 2019 - 15:41
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ENQUÊTE NATIONALE « VIVRE AVEC L’HÉPATITE B »






http://www.soshepatites.org/enquete-nat ... epatite-b/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Nov 2019 - 09:10
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Hépather : un bien bel outil
Toute l'équipe des Minutes du CREGG à l'AASLD 2019 : Carine CHAGNEAU (Bordeaux), Patrick DELASALLE (Grasse), Thierry FONTANGES (Bourgoin-Jallieu), Bertrand HANSLIK (Montpellier) & Pierre TOULEMONDE (Toulouse)
Référence : Abs 1524 - Pageaux GP et al, AASLD 2019




https://www.youtube.com/watch?v=GDtrwbJv49U

https://www.cregg.org/wordpress/wp-cont ... s-1524.pdf

La synthèse en 20 messages
Toute l'équipe des Minutes du CREGG à l'AASLD 2019 : Carine CHAGNEAU (Bordeaux), Patrick DELASALLE (Grasse), Thierry FONTANGES (Bourgoin-Jallieu), Bertrand HANSLIK (Montpellier) & Pierre TOULEMONDE (Toulouse)



https://www.youtube.com/watch?v=-gEqBWGNg20

http://www.hepatites.net/index.php?name ... ;start=120

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Nov 2019 - 09:19
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Aux États-Unis les autotests améliorent le dépistage du VIH, mais sont encore sous-exploités en France

L'emploi d'autotests améliore très significativement la qualité d'un programme de dépistage de l'infection par VIH dans une population d'hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HSH). C'est ce qui ressort d'une étude publiée dans le « JAMA Internal Medicine » par les chercheurs des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et de l'université d'Atlanta.

Les auteurs ont suivi pendant 12 mois 2 665 participants HSH reportant avoir des pratiques à risque d'infection, inclus dans un programme de dépistage. La moitié d'entre eux, sélectionnés aléatoirement, se sont vus confier 4 autotests.

Au bout d'un an de suivi, 74,7 % des participants avaient répondu au moins une fois à un questionnaire en ligne, et les auteurs constataient une meilleure adhérence au dépistage chez les participants à qui des autotests ont été remis. En effet, 76,6 % d'entre eux ont déclaré s'être fait dépister au moins 3 fois au cours du suivi, contre 22 % dans le groupe sans autotests. Par ailleurs, le nombre d'infections diagnostiquées dans le groupe doté d'autotests était 2 fois supérieur : 25 contre 11, soit une incidence de 1,9 contre 0,8 %.

En France des conditions de dispensation trop réduite

Le Dr Michel Ohayon dirige le 190, un centre de santé sexuelle parisien. S'il estime que les autotests constituent effectivement un outil important pour améliorer la fréquence et la pertinence du dépistage, il regrette « un mode de dispensation totalement à revoir : les dispositifs disponibles en officine sont chers et les modes de dispensation gratuits (CEGIDD, certaines associations et centre de santé sexuelle) sont peu nombreux et mal répartis sur le territoire. Au final, cela ne touche que des populations à faible risque », constate-t-il.

Il existe 3 autotests disponibles sur le marché français : l'Autotest VIH, du laboratoire AAZ vendu depuis septembre 2015 en pharmacie, en ligne et auprès de certaines associations habilitées pour un prix compris entre 18 et 30 euros. L'autotest Exacto, du laboratoire Biosynex, est lui disponible dans les pharmacies depuis juillet 2018, pour un prix moyen de 10 euros. Enfin l'Autotest VIH INSTI est lui disponible en officine depuis novembre 2016, pour un prix compris entre 22 et 25 euros. « Un test en laboratoire, qui a lui valeur de diagnostic, coûte 12 euros », rappelle le Dr Ohayon.

Un autre reproche formulé par le Dr Ohayon est la mention obligatoire sur les notices d'une fiabilité des autotests limitée à la détection des infections au VIH datant de plus de 3 mois. « Il ne faut pas inciter à retarder la réalisation d'un test ! Affirme-t-il. La Grande majorité des infections peut être diagnostiquée au bout de 3 semaines, seuls quelques très rares cas ne sont indétectables qu'au bout de 3 mois. »

Au 190, le Dr Ohayon et son équipe ont commencé une étude d'acceptabilité visant à expérimenter un nouveau mode de dispensation des autotests. « L'idée est de confier des autotests aux hommes qui viennent au 190, afin qu'ils puissent les redistribuer à leurs partenaires sexuels, détaille-t-il. Cela nécessite d'étudier un certain nombre de difficultés, comme le fait qu'un participant pourrait être inquiété pour exercice illégal de la pharmacie. Nous serions les premiers à faire cette expérience en France, alors que ce mode de dispensation existe depuis 5 ans dans les pays africains. »

Selon les dernières données en la matière de Santé Publique France, environ 73 000 autotests ont été distribués en France en 2017, soit un nombre comparable à celui de 2016 (74 650). À titre de comparaison, 55 770 TROD ont été réalisés en 2017 avec un taux de positivité plus élevé (7,3 TROD positifs pour 1 000 TROD réalisés) que celui des sérologies réalisées par les laboratoires.

Le quotidien du médecin

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Nov 2019 - 11:03
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LA RUMEUR DE L’EXCEPTION…



C’est une rumeur que l’on entend dans les milieux autorisés. Ce n’est un secret pour personne, les chiffres de vente des nouveaux traitements de l’hépatite C s’effondrent, et ce malgré l’accès de la prescription sous condition par les médecins généralistes.

Pendant ce temps des discussions officieuses sont menées sur le mode de prescription.

Il est envisagé d’exiger que les traitements par AAD soient rédigés sur des ordonnances d’exception. Ainsi les traitements seraient mieux encadrés et mieux tracés. Mais si cette décision est prise il s’agira de façon certaine d’une opposition franche au traitement simplifié et soyons franc, ce sera même un frein à l’accès aux soins et aux traitements prescrits par les médecins généralistes.

Les malades et les associations qui les représentent aimeraient au moins participer à ce débat et ne peuvent pas accueillir cette rumeur de façon positive.

Mais probablement que ce texte dérange, alors c’est sûr j’aurai pu vous parler de la journée mondiale des toilettes qui sont toujours aussi déficitaires à l’échelon mondial mais que dire de notre service public via les toilettes publiques ou des toilettes dans les écoles.

Les toilettes avec leur défaut d’hygiène ou l’absence de toilettes sont un espace majeur de transmission des hépatites virales en particulier l’hépatite A et E.

Entre rumeur et toilettes on ne peut se taire !

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/la-rumeur-de-lexception/

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http://www.hepatites.net/index.php?name ... 538#397538

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Nov 2019 - 16:55
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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Nov 2019 - 07:47
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CREGG WebStaff Hépatologie



DÉJÀ INSCRIT ?
CONNECTEZ-VOUS...


https://webstaff.fr/connexion.asp

https://www.youtube.com/watch?time_cont ... e=emb_logo

Prochaine Webstaff le 18 Décembre 2019

http://www.webconfaei.com/webstaff.asp

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Nov 2019 - 12:51
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1er décembre : Journée mondiale de lutte contre le VIH/Sida



A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le VIH/Sida (1er décembre), le Pr François Dabis, directeur de l’Agence nationale de recherches sur le Sida et les hépatites virales (ANRS) fait le point sur la maladie, l’état des recherches en France et au plan international et précise la position de l’Agence, établissement unique en Europe, dans les nombreux progrès obtenus par les équipes françaises.

1. Les nouvelles contaminations en France ont baissé : est-ce à dire que nous sommes arrivés à la « fin du sida » ?

François Dabis
: Parlons du cas de la France en premier lieu. Les données disponibles [au 20 novembre 2019] estiment qu’en 2018, près de 6 200 personnes ont découvert leur séropositivité VIH (56% par rapports hétérosexuels, 40% lors de rapports sexuels entre hommes et 2% par usage de drogues injectables). Entre 2013 et 2018, le nombre total de découvertes de séropositivité a diminué de 7%[1]. Cette diminution récente devra être confirmée avec le recul d’une année supplémentaire, estime Santé publique France. C’est plutôt une bonne nouvelle mais en effet, les tendances ne pourront véritablement être appréciées qu’avec davantage de données d’ici un an ou deux.

Mais reconnaissons-le, on est encore loin de la « fin du VIH/Sida ». Pour cela, en France comme ailleurs dans le monde, il faudrait d’abord utiliser de manière quasi systématique les moyens déjà à notre disposition et que la recherche a mis au point depuis cinq ans : dépistage et traitement universels, prophylaxie préexposition (PrEP) ; ils sont incroyablement efficaces et encore insuffisamment utilisés par tous ceux qui en ont besoin. La recherche en sciences humaines et sociales et en santé publique peut faciliter l’identification des meilleures stratégies à adopter en fonction des populations cibles et des contextes : hommes ayant des rapport avec des hommes (HSH), migrants, personnes en détention, travailleur(se)s du sexe, consommateurs de drogues par voie injectable.

Un des rôles essentiels joué par l’Agence que je dirige est de promouvoir et soutenir des recherches pour améliorer la prévention, l’accès au dépistage et aux soins des populations vulnérables, servant ainsi d’appui à la décision en santé publique en France et à l’international.

Dans le domaine de la recherche en prévention, l’étude ANRS Prévenir est un bon exemple. Démarrée en 2017, elle évalue sur plus de 3 000 personnes séronégatives, à risque élevé de contamination et résidant en Ile-de-France l’impact de la PrEP sur le contrôle de l’épidémie. Grâce à Prévenir, il sera ainsi possible, l’année prochaine sur la base du suivi détaillé effectué pendant trois ans de ce large échantillon, d’apprécier en détail le degré d’efficacité de la PrEP sur l’évolution des contaminations et leurs déterminants. Nous intensifions actuellement dans ce cadre la recherche sur les infections sexuellement transmissibles et leur prévention par l’usage d’antibiotiques et de vaccins[2].

A l’échelle de la population française, l’ANRS a mis en place et finance des recherches qui permettent de mieux comprendre les situations des populations les plus exposées et les facteurs qui limitent leur recours au dépistage et aux soins. Car il faut rappeler qu’aujourd’hui, une personne séropositive traitée, est une personne dont la charge virale (la quantité de virus dans le sang) est contrôlée, et donc qui ne transmet plus le virus. D’où l’importance de dépister tôt. La compréhension des déterminants qui favorisent ou freinent l’accès au dépistage précoce de ces populations « cachées » (travailleurs du sexe, prisonniers, personnes qui s’injectent des drogues) doit permettre de préciser la décision en santé publique, pour, in fine viser le contrôle de l’épidémie, si possible d’ici 2025 en France. L’étude des contextes sociaux et des usages, de ces populations vulnérables est donc un axe de recherche soutenu par l’Agence. L’étude ANRS Parcours s’est intéressée aux trajectoires des migrants d’Afrique sub-saharienne et a documenté leur difficulté d’accès aux dépistages et soins sur notre territoire[3]. L’étude ANRS Makasi qui a commencé cette année s’attaque à l’amélioration de l’empowerment en santé sexuelle pour réduire les vulnérabilités sociales des immigrés africains et caribéens en IIe-de-France. Nous lancerons en 2020 l’essai randomisé national ANRS NOTIVIH pour tenter de démontrer que la notification aux partenaires après la découverte d’une séropositivité apporte des avantages en termes de réduction des risques de transmission. Cette approche, fréquemment utilisée dans les pays nordiques et anglo-saxons, nécessite en effet d’être documentée par de la recherche avant de figurer au code de la santé publique en France.

Dans le monde, la situation est très inégale selon les régions avec une flambée (le mot n’est pas trop fort) dans les pays d’Asie Centrale et d’Europe de l’Est et un relatif contrôle de l’épidémie, notamment en Afrique Australe mais aussi dans certains pays où nous travaillons depuis longtemps comme le Burkina Faso. Le projet ANRS CohMSM mené dans trois pays d’Afrique de l’Ouest vise à optimiser le « lot de services en prévention » chez les HSH africains incluant la PrEP. Le projet ANRS PRINCESSE vise quant à lui à optimiser l’offre de services en santé de la reproduction, dont la PrEP, pour les travailleuses du sexe dans deux villes de Côte d’Ivoire.

Mais, la « fin du VIH/Sida » passe aussi par des recherches en science fondamentale et en recherche translationnelle, pour se projeter à l’échelle 5-10 ans. Il est nécessaire de mieux comprendre les mécanismes biologiques, immunologiques liés aux interactions du virus et de l’organisme, et il faut commencer à étudier de nouvelles approches, notamment immunologiques, à visée de guérison ou de rémission dans une population prenant déjà des antirétroviraux. Cela se réalise au travers de modèles animaux, d’études physiopathologiques chez l’homme, de cohortes et si possible d’essais thérapeutiques. Sans oublier la recherche sur le vaccin.

2. Quels sont et où sont les défis maintenant? Quelle est l’implication de l’Agence dans ce contexte ?

F D
: Comme je viens de l’exposer, il n’y aura pas de fin à cette épidémie si d’abord nous ne facilitons pas l’accès au dépistage, au traitement et à la PrEP pour tous ceux qui en ont besoin. Ensuite, un des axes d’innovation actuel vise à simplifier encore les prises de médicaments. Les compagnies pharmaceutiques ont mis au point une première série de formulations injectables d’antirétroviraux et travaillent sur des implants. Il est de la responsabilité de l’ANRS de construire et d’évaluer des stratégies de prévention et prise en charge prenant en compte ces innovations, notamment pour les pays du Sud.

Nous devons toujours viser des solutions les plus universelles possibles, et donc éviter les inégalités de situation entre le Nord et le Sud. Au Sud, l’ANRS s’appuie sur son réseau d’expertise dans huit pays en Afrique, Asie et Amérique du Sud mais ses projets se conduisent désormais dans 25 pays au total.

J’identifie aujourd’hui trois types de défis de nature différente qui structurent les grandes priorités que j’ai retenues pour l’Agence.

î Les défis de la recherche fondamentale et translationnelle, principalement explorés en France : mieux connaître les mécanismes d’actions du virus et la réponse du système immunitaire (consortium ANRS RHIVIERA), la localisation des réservoirs (essai ANRS DOLUVOIR).

Après plusieurs années de développement grâce à des partenariats institutionnels et internationaux, le programme scientifique du Vaccine Research Institute (VRI) soutenu par l’ANRS se concrétise avec le lancement d'au moins 2 projets d’essais vaccinaux en 2020 : un essai thérapeutique de phase II, dans le cadre d’un consortium européen piloté par la France (Essai EHVA T02/ANRS VRI07), et un autre essai thérapeutique de phase II (ANRS VRI04 (DALIA 2) innovant ciblant les cellules dendritiques (immunothérapie), actuellement en cours d’évaluation auprès des autorités compétentes. En matière de vaccin préventif, la France est également présente avec des essais vaccinaux prophylactiques de phase I prévus à partir de 2020 (ANRS VRI06) et coordonne l'un des deux consortiums européens sur le sujet jusqu’en 2022

Nous avons une génération de jeunes chercheurs français brillants, nous devons leur permettre de s’installer, consolider leurs laboratoires en attirant doctorants et post-doctorants et renforcer ainsi notre dispositif de recherche qui fait que la France est toujours au 1er plan international, depuis la découverte du virus, en 1983 qui a valu le Prix Nobel de médecine à Françoise Barré Sinoussi et Luc Montagnier en 2008.

î Les défis de la recherche opérationnelle, principalement au Sud : il nous faut mieux définir les conditions du passage à l’échelle des moyens de prévention et de traitement existants pour contrôler l’épidémie. Les résultats de l’essai ANRS Namsal auxquels sont parvenus des chercheurs franco-camerounais, étaient très attendus pour valider le choix du passage au dolutégravir dans les traitements de première ligne par l’OMS[1]. Nous allons maintenant poursuivre cette étude avec le concours d’Unitaid car des questions à long terme se posent, celles relatives notamment aux prises de poids excessives et à leurs conséquences. J’ai déjà cité notre engagement à mener des recherches utiles quant à l’usage de la PrEP dans les populations les plus vulnérables en Afrique.

î Les défis de la recherche pour les personnes vivant avec le VIH

Pour les personnes qui vivent avec le VIH comme maladie chronique nécessitant un traitement quotidien à vie, toute simplification est bonne à prendre et constituera une nouvelle option. J’ai déjà cité les formes injectables d’antirétroviraux. L’essai ANRS Quatuor présenté lors de la conférence IAS 2019 a beaucoup fait parler de lui car un traitement quatre jours sur sept au lieu de 7 jours sur 7 pourrait améliorer la vie des personnes[2]. Nous attendons les résultats complets de cet essai dans l’année à venir. L’essai de simplification ANRS Altar vient de débuter[3] et avons plusieurs projets sur le vieillissement et les comorbidités. Ces sujets vont être au cœur des nouvelles recommandations nationales du groupe d’experts VIH, hépatites virales et IST que l’Agence, avec le Conseil National du Sida réunira prochainement.

3. Les moyens pour relever ces défis sont-ils suffisants?

La conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, accueillie en octobre par la France (à Lyon) l’a montré : il faut de la bonne science, comme base de décision aux financements publics et privés internationaux. Je crois qu’au plus haut niveau dans ce pays, on sait que la science doit servir à fonder la décision publique en santé et que l’investissement dans la recherche est payant. Le Ministère des Affaires Etrangères soutient toujours directement les travaux de l’ANRS au Sud au travers des postes d’assistants techniques internationaux dans les pays.

La recherche scientifique et médicale est absolument essentielle pour la riposte aux maladies et la résolution des grands problèmes de santé dont le VIH/Sida fait toujours partie. La très bonne qualité de la recherche française sur le VIH et les hépatites est un atout exceptionnel pour l'atteinte de ces objectifs internationaux. L'étude bibliométrique que nous avons menée l’an dernier (sur la période 2013-2017) montre que la France est le deuxième pays européen en nombre de publications scientifiques dans le domaine du VIH/sida et le quatrième au niveau mondial pour la part des publications figurant dans le top 1% mondial (meilleures publications) sur cette infection[1].

Enfin, il est désormais impossible de considérer la recherche et la prise en charge de l’infection à VIH sans s’intéresser à la tuberculose ou aux infections sexuellement transmissibles. En 2018-2019, nous avons par exemple sélectionné trois nouveaux projets importants sur l’optimisation de la prise en charge des formes sévères de la tuberculose. Ce sont des projets multi-pays qui seront conduits en Afrique et en Asie. Deux d’entre eux sont financés de manière conséquente par le programme européen EDCTP, le financement de l‘ANRS ayant permis un effet levier de 1 à 5.

Pour moi, il est évident que les découvertes scientifiques à venir doivent se concevoir et s’évaluer au sein de systèmes de santé et non plus en silo. De ce point de vue, les chercheurs qui travaillent sur le VIH élargissent graduellement leur champ d’investigation aux grandes questions de santé mondiale. Reste à savoir si nos moyens de les soutenir seront à la hauteur de ces nouveaux (et nombreux) enjeux.

http://www.anrs.fr/fr/presse/communique ... le-vihsida

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Nov 2019 - 06:55
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Gilead DAAs sûrs, efficaces pour les adultes atteints du VHC, et d'insuffisance rénale grave

La FDA a approuvé les modifications apportées aux étiquettes des produits antiviraux à action directe Harvoni, Epclusa et Vosevi afin d'inclure de nouvelles données d'efficacité et de sécurité pour les adultes atteints d'hépatite C et d'insuffisance rénale grave, y compris ceux nécessitant une dialyse.

« Les mises à jour d'étiquetage des produits pour Epclusa, Harvoni et Vosevi reconnaissent le besoin élevé non satisfait de traitements efficaces contre le VHC pour les patients atteints d'insuffisance rénale sévère, y compris ceux atteints d'insuffisance rénale au stade terminal qui sont sous dialyse » , a déclaré Gilead dans un communiqué. Healio Gastroenterology et maladie de foie . «Les personnes atteintes de VHC chronique qui sont sous dialyse à la suite d'une IRT courent un risque accru de morbidité et de mortalité. Les options de traitement antérieur du VHC pour cette population ont été associées à des barrières cliniques entraînant la persistance de besoins médicaux non satisfaits, et ces autorisations fournissent de nouvelles options importantes pour ces patients. ”

Harvoni (sofosbuvir / lédipasvir, Gilead Sciences) n’a nécessité aucun ajustement posologique chez les patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée ou grave, y compris une insuffisance rénale au stade terminal. Les effets indésirables les plus fréquents chez les patients atteints d'insuffisance rénale terminale étaient l'insomnie et les céphalées.

Dans un essai chez des adultes atteints de VHC chronique et d'insuffisance rénale terminale nécessitant une dialyse, la réponse virologique prolongée était de 93% chez 45 patients naïfs de traitement ayant reçu 8 semaines de sofosbuvir / lédipasvir, 100% chez 12 patients ayant reçu 12 semaines de traitement et 83% chez six patients atteints de cirrhose ayant suivi un traitement et ayant reçu un traitement de 24 semaines.

De même, Epclusa (sofosbuvir / velpatasvir, Gilead Sciences) n'a nécessité aucun ajustement de la posologie, quel que soit le degré d'insuffisance rénale, et l'évènement indésirable le plus fréquent chez les patients atteints de l'insuffisance rénale intra-utérine était la nausée.

Les résultats d'un essai mené auprès de 59 patients atteints de VHC et de DRSE nécessitant une dialyse ont montré un taux de RVS global de 95% après 12 semaines de traitement par le sofosbuvir / velpatasvir, incluant les patients atteints de cirrhose (29%) et ceux ayant déjà suivi le traitement (22%). .

Vosevi (sofosbuvir / velpatasvir / voxilaprevir ou SOF / VEL / VOX, Gilead Sciences) n’a également nécessité aucun ajustement de la posologie, quel que soit le degré d’insuffisance rénale.

La pharmacocinétique du sofosbuvir et du velpatasvir chez les patients atteints de VHC et d'insuffisance rénale terminale nécessitant une dialyse pendant 12 semaines était cohérente avec celle des patients présentant une insuffisance rénale terminale sans greffe de VHC. La pharmacocinétique du voxilaprevir n’a pas été étudiée chez les patients atteints d’IRT; Cependant, la FDA a noté que l'exposition au voxilaprevir après un traitement par l'association SOF / VEL / VOX ne devrait pas être modifiée de manière significative chez les patients atteints de VHC et d' insuffisance rénale terminale nécessitant une dialyse par rapport aux patients ayant une fonction rénale normale.

https://www.fda.gov/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Nov 2019 - 10:19
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JOURNÉE MONDIALE DE L’ENFANCE…

HÉPATITE VIRALE, ON NE DEVRAIT PLUS SE CONTAMINER EN NAISSANT…



Voilà ce que m’inspire cette Journée Mondiale de l’Enfance qui se tenait ce mercredi 20 novembre.
La plupart des enfants contaminés par les hépatites B ou C l’ont été à la naissance.Ce sont des maladies que l’on attrape le plus souvent en lien avec des pratiques liées à l’âge adulte, à l’exception des enfants pour qui c’est au moment de leur naissance.

Naître d’une maman porteuse d’une hépatite C expose à une contamination dans environ 3% des cas. Naître d’une maman porteuse d’une hépatite B chronique active expose à une contamination qui peut atteindre 90% des cas.

Et pourtant on pourrait les éviter !

Pour l’hépatite C, il suffit de dépister et de traiter les femmes atteintes avant qu’elles aient un projet de grossesse et on pourrait rêver de médicaments qui auraient prouvé leur absence de toxicité sur le fœtus, ainsi toutes les femmes dépistées pendant le premier trimestre pourraient être traitées pendant le deuxième. Et donc plus de contamination en naissant !

Pour l’hépatite B on a un vaccin, des sérums et des médicaments qui peuvent être pris en fin de grossesse.
Ainsi dans les pays riches, on a les moyens d’éviter la contamination au moment de la naissance à condition de bien faire le dépistage à la fin du premier trimestre.

Cela pourra bientôt se faire à l’échelle planétaire avec les TROD hépatite B qui sont au point.

En cas de positivité il faudrait mettre la mère sous traitement antiviral le temps de terminer sa grossesse, de faire naître le bébé et de le protéger en le vaccinant.

Cela pourrait être une belle revendication non ?

J’ai attendu le 22 novembre pour laisser un an à l’UNICEF pour s’organiser afin de défendre cette revendication rendez vous le 20 novembre 2021 ?

Pascal MELIN

http://www.soshepatites.org/journee-mon ... -lenfance/

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