Hépatites et Co-Infections
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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Jl 2015 - 15:09
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TOUR DE FRANCE DES HEPATITES VIRALES…



Les Champs Elysées approchent et la consécration du maillot jaune aussi. Pourtant cette année encore, la grande boucle a encore été le théâtre de dopage. On a d’ailleurs appris que « stricto sensu » la cocaïne n’est pas un produit dopant ! En effet elle n’augmenterait pas les résultats mais serait simplement un traitement anti-asthéniant. Les performances d’autres sportifs laissent planer le doute …

En 2015 dans la lutte contre l’hépatite C nous avons remportés la course d’étape des médicaments avec des molécules permettant de guérir plus de 90% des malades. Maintenant pour gagner le tour de France des hépatites il nous faut gagner l’étape du dépistage et celle de l’accès aux soins. Et là ce sont des courses contre la montre et par équipe !

Le dopage a une place dans le dépistage. En effet, dans les années 80/90 l’utilisation de produits dopants était monnaie courante et pas seulement en compétition. De nombreuses personnes ont eu recours à des produits injectables pour augmenter leurs résultats ou leur masse musculaire.

Mais le hic était dans l’accès aux seringues : toxicomanes et sportifs dopés même combat !

Tous les hépatologues de France ont, dans les patients qu’ils suivent, des patients contaminés par le partage de seringues destinées à l’injection de produit dopant. Il va sans dire que souvent la contamination par l’hépatite C a largement réduit les résultats sportifs.

Toutes les fédérations nationales de sport luttent contre le dopage, ce qui est bien sûr une bonne chose, mais il est urgent de faire savoir que tout sportif qui dans le passé a eu recours à des pratiques d’injection doit aller en parler à son médecin et se faire dépister.

Nous devons maintenant gagner la bataille du dépistage et de la communication.

A ce titre nous ne pouvons que regretter la disparition de la vente en kiosque du journal « Têtu » dont la cible était les homosexuels et qui disparait faute de rentabilité. A plusieurs reprises nous avions collaboré avec l’équipe de ce journal pour porter le message de prévention et de dépistage. Il nous faudra donc nous saisir d’autres média.

Mais comment communiquer ce 28 juillet pour notre D-Day, journée mondiale de lutte contre les hépatites virales, qui sera à l’écoute en France ? Pour la première fois cette année, grâce aux progrès médicamenteux nous sommes certains que le nombre de personnes guéries sera supérieur à celles nouvellement contaminées. On compte 4 000 à 5 000 nouvelles contaminations par an et avec 10 000 traitements efficaces à 50% on estimait que jusqu’alors seules 5000 personnes par an accédaient à la guérison virologique. Le nombre de guéris était égal au nombre de nouveaux contaminés et si l’on pouvait considérer que l’épidémie reculait s’était grâce aux personnes décédant avec le VHC.

En 2015 ce sont 10 000 à 15 000 personnes qui devraient guérir, permettant ainsi de mieux contrôler l’épidémie d’hépatite C et d’entrevoir l’éradication virale de ce virus dans notre pays. On rêvait de cela depuis plus de 10 ans, cela est maintenant accessible, et on salue les premières rencontres européennes qui se tiendront à Francfort les 9 et 10 septembre prochain et dont le sujet sera

Les 1ères Rencontres Européennes pour éradiquer les hépatites virales:

EUROPEAN HEP CURE

Se tiendront les 9 et 10 septembre 2015 à Francfort en Allemagne.


Vous trouverez le programme sur le lien ci-dessous

http://www.afef.asso.fr/data/upload/fil ... 20Cure.pdf

Alors nous avions raison d’être fous depuis plus de 10 ans, je me souviens des rires moqueurs de certains qui sont peut être aujourd’hui dans le comité d’organisation de cette journée.

Il nous faut maintenant gagner l’étape du dépistage …

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/07/24/ ... s-virales/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 26 Jl 2015 - 12:28
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Le Québec à commencer à rembourser pour le traitement de l'hépatite C « révolutionnaire »

Le Québec a décidé de rembourser les médicaments « révolutionnaires » qui peuvent guérir l'hépatite C, mais seulement pour les patients les plus malades dans un premier temps.

Selon les règles adoptées par la Régie de l'assurance maladie du Québec, certains québécois atteints de la maladie devront attendre trois ans avant d'obtenir l'accès aux nouveaux traitements.

Les mesures concernent deux médicaments appelés Harvoni et Holkira Pak qui sont censés pour guérir l'affection en 8 à 12 semaines.

Ils sont destinés à des patients atteints de l'hépatite C génotype 1, qui représentent 60 à 70 % des cas au Québec.

Ce traitement coûte $ 55 000 à $ 60 000 par patient.

http://montrealgazette.com/news/local-n ... -treatment

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Sujet du message:   MessagePosté le: 27 Jl 2015 - 16:41
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Des experts internationaux réclament l'accès universel à un traitement contre l'hépatite C qui sauve des vies

Les vendredi et samedi 17 et 18 juillet, la 2e Réunion internationale sur la co-infection VIH/hépatite virale a regroupé des experts nationaux et internationaux pour discuter et élaborer un plan stratégique afin d'améliorer l'accès aux nouveaux et désormais puissants traitements contre l'hépatite C.

L'hépatite C est une infection à diffusion hématogène qui provoque une maladie chronique du foie et peut entraîner l'insuffisance hépatique dans les 15 à 20 ans qui suivent l'infection initiale. Plusieurs nouveaux médicaments sur le marché se révèlent extrêmement efficaces à éradiquer l'hépatite C, avec des taux de guérison supérieurs à 90 ou 95 pour cent et peu d'effets secondaires.

« Malgré la récente révolution du traitement de l'hépatite C, bien des gens n'y ont toujours pas accès », affirme le Dr Marina Klein, coprésidente de la Rencontre. Le problème principal est le coût du traitement. Au Canada, un cycle de traitement de 12 semaines coûte en général entre 50 000 $ et 90 000 $.

Dans le contexte canadien, les politiques divergent en ce qui concerne une couverture potentielle, qui se limite typiquement aux personnes ayant contracté l'infection par le biais de sang contaminé ou dont le foie a atteint un seuil précis de détérioration. En dehors de ces conditions, le traitement est encore difficile à obtenir. Dans de nombreuses juridictions, un seul cycle de traitement est autorisé en raison du coût élevé des médicaments.

Rick Waines est un résident de Vancouver dont l'hépatite C a été guérie en 2002. « Aucun des nouveaux médicaments n'était accessible à l'époque où je me suis fait traiter et les chances que le traitement agisse n'étaient que de 50 pour cent. Les effets secondaires associés aux anciens schémas à base d'interféron étaient terribles, mais je suis heureux à présent qu'ils aient fonctionné pour moi. Je ne peux pas m'imaginer que l'on n'offre pas le traitement à des gens qui en ont besoin, surtout compte tenu des récents progrès dans ce domaine. » Rick appuie à présent le travail du Comité de la sécurité du sang et des approvisionnements de la Société canadienne de l'hémophilie.

Au Canada et ailleurs dans le monde, l'hépatite C touche les gens les plus socialement marginalisés, ceux qui ont le plus de difficulté à accéder au traitement. « Afin de réellement répondre à cette épidémie, nous devons prioriser le traitement pour les personnes dans le besoin, comme les personnes vivant avec la co-infection VIH/hépatite C et celles qui s’injectent des drogues – des personnes qui sont souvent laissées de côté », rappelle le Dr Klein.

Lors de la réunion, Andrew Ball, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a affirmé qu'à l'échelle mondiale, l'hépatite B et l'hépatite C n'ont pas bénéficié de toute l'attention nécessaire. L'objectif de l'OMS est de réduire de 90 pour cent l'incidence de l'hépatite B et de l'hépatite C d'ici 2030, mais, selon lui, les systèmes actuels ne permettront pas d'y arriver. « La question n'est pas tant de savoir si cela est faisable, mais bien de savoir comment y parvenir », rappelle-t-il.

À long terme, le traitement universel générerait des économies pour le système de santé et réduirait le nombre de nouvelles infections. Au Canada, l'hépatite C est le principal problème de santé à l'origine des greffes de foie, qui coûtent 300 000 $ par intervention lorsque des donneurs d'organes peuvent être trouvés. En tant qu'événement officiel, cette rencontre de Vancouver s'est tenue juste avant l'imposant Congrès de la Société internationale du sida (IAS 2015) qui prenait fin le 22 juillet.

La Société internationale du sida a adopté comme priorité la co-infection par le VIH et l'hépatite virale et continuera de soutenir la Réunion internationale sur la co-infection VIH/hépatite virale comme symposium satellite officiel lors de ses prochains congrès. Le prochain congrès aura lieu à Durban en Afrique du Sud en juillet 2016.

http://us2.campaign-archive1.com/?u=161 ... c4c3229a89

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Sujet du message:   MessagePosté le: 27 Jl 2015 - 17:26
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15th International Symposium on Viral Hepatitis and Liver Disease

Hépatite C : pour y voir plus clair


La première réunion de l’international symposium on viral hepatitis and liver disease a eu lieu pour la première fois il y a 43 ans. Au départ, les sujets de prédilection concernaient la découverte des virus de l’hépatite, puis ce fut au tour des procédures diagnostiques, et des vaccins, d’être à la Une. Pour la 15e édition de cette manifestation internationale qui s’est tenue à Berlin fin juin 2015, l’hépatite C était, une fois de plus, à l’honneur ! Zoom sur les manifestations extra hépatiques de cette maladie systémique et sur les nouveaux antiviraux à action directe.

Hépatite C et recommandations 2015: une version par an n'est pas du luxe…

En moins de 5 ans, le traitement de l'hépatite C a été révolutionné avec les nouveaux antiviraux à action directe (DAA). Pour le Pr Jean-Michel Pawlotsky (Hôpital Henri Mondor, France), tout va tellement vite que les cliniciens et les recommandations n'arrivent plus à suivre… Quel(s) DAA pour tel patient, tel génotype, tel diagnostic, 8 ou 12 semaines de traitement, avec ou sans ribavirine? Que faire chez le patient insuffisant rénal, le patient co-infecté, le patient greffé…?

Face à la révolution thérapeutique, les recommandations 2014 devaient être évidemment revues et l'AASLD avait déjà pris des initiatives en ce sens, adressées aux patients américains et à leurs systèmes de remboursement et de ce fait peu transposables en Europe. L'EASL a dès lors suivi la même voie, considérant les nouvelles combinaisons à doses fixes approuvées en 2015 en Europe (sofosbuvir + ledipasvir et ombitasvir-paritaprevir-ritonavir + dasabuvir, et la masse importante de nouvelles données publiées notamment dans des populations difficiles à traiter ou qui n'avaient jamais été investiguées auparavant.

Quels patients ?

Tous les patients naïfs ou expérimentés avec une cirrhose compensée ou décompensée reliée au VHC devraient être traités. Cependant en raison du coût des médicaments et du nombre de patients que cela signifie, la priorité est accordée aux patients avec des fibroses F3 ou F4, avec une cirrhose compensée ou décompensée, avec une co-infection VIH/VHC, les patients avec une indication de transplantation hépatique ou ceux qui se sont réinfectés après greffe, les patients avec des manifestations cliniquement significatives extra-hépatiques ou à risque de transmission du virus. Les recommandations précisent que le traitement est aussi justifié dans les fibroses F2. Pour les patients co-infectés VIH/VHC, les indications de traitement sont identiques à celles chez des patients mono-infectés, mais le risque d'interactions avec le HAART doit être pris en compte.

Quels traitements ?

Le choix s'opère selon le génotype, la sévérité (F3-F4), les co-morbidités, le risque global… Les options "interferon-free" incluent le sofosbuvir + ribavirine (G2, 3), sofosbuvir + ledipasvir +/- ribavirine (G1, 4, 5, 6), la trithérapie ombitasvir-paritaprevir- ritonavir + dasabuvir +/- ribavirine (G1), le sofosbuvir + simeprevir +/- ribavirine (G1, 4), sofosbuvir + daclatasvir +/- ribavirine (tous les génotypes), et enfin, la trithérapie ombitasvir-paritaprévir-ritonavir +/- ribavirine (G4). En cas d'échec, l'association sofosbuvir + interféron α pégylé et ribavirine peut être utilisée pour G2, 3. Chez les patients avec une cirrhose décompensée (Child-Pugh B ou C), les schémas à base de simeprevir et de paritaprevir sont contre-indiqués. Seul le sofosbuvir peut s'utiliser, associé à la ribavirine (G2, 3), ledipasvir + ribavirine (G1, 4, 5, 6) ou daclatasvir + ribavirine (tous les génotypes).

Et chez le patient non répondeur?

Ils comptent pour moins de 3 %. C'est un défi en raison de la présence de variants de résistances, spécialement après exposition à des inhibiteurs de NS5A. L'utilité de tester la résistance avant le retraitement n'est pas prouvée à ce jour; le schéma doit comporter le sofosbuvir en raison de sa haute barrière de résistance, plus un ou deux autres antiviraux, plus la ribavirine pour 12 à 24 semaines (24 semaines chez les patients F3, F4).

L'infection par le VHC n'est pas qu'une maladie du foie

Pour le Pr Stanislas Pol (Hôpital Cochin, Paris), l'infection par le VHC est une maladie systémique en raison des multiples manifestations extra-hépatiques, vascularites systémiques (croglobulinémies mixtes), lymphomes, cancers, athérosclérose, AVC… que le virus entraîne. La conséquence est une sur mortalité qui aggrave le pronostic…

"L'infection chronique par le VHC est associée à des manifestations extra-hépatiques qu'on a tendance à sous-estimer", explique le Pr Pol, "car les études à grande échelle avec un suivi prolongé font défaut". La première association à laquelle on ne pense pas toujours, est le diabète de type 2 avec un lien significatif avec le VHC (OR = 1,huit). Dans cette étude sur 249 patients, une fibrose F2 est présente chez 32,5 % des patients diabétiques vs 29 % des non diabétiques et une fibrose F3-F4 chez 73 % des patients diabétiques vs 57 % des patients non diabétiques. Un point surprenant est qu'on observe un taux de carcinomes hépatocellulaires plus élevés chez les patients diabétiques (24,5 %) que chez les non diabétiques (9,3 %) avec 10 ans de suivi dans cette étude japonaise incluant 4.302 patients traités par interféron alpha pendant en moyenne 8 ans. L'observation est confirmée si l'on s'en réfère à la mesure de l'HbA1c, avec 27,9 % des patients avec une HbA1c > 7 qui vont développer un carcinome hépatocellulaire versus 21 % avec une HbA1c < 7.

Coronaropathie, athérosclérose et insuffisance rénale

Le VHC a également un impact sur la maladie coronaire, avec dans ces 6 études un OR qui va de 0,74 à 4,20. Il existe aussi un lien entre l'hépatite C chronique, le stade de fibrose et l'athérosclérose carotidienne, avec près de 50 % des patients de moins de 55 ans en fibrose F3- F4 qui présentent des plaques carotidiennes versus 21 % chez les patients de moins de 55 ans en F0-F2. Au-dessus de 55 ans, la différence est moins importante avec respectivement 57 % des patients en F3-F4 versus 50 % en F0-F2. Au niveau rénal, le risque d'insuffisance rénale sévère est majoré en présence du VHC (OR = 7,8 versus 3,2 entre 50 et 59 ans, 3,8 versus 1 entre 20 et 49 ans). La différence s'estompe au-delà de la soixantaine (p<0,001). Chez 17 455 participants (âges de 30 à 65 ans) dont 826 VHC+, sans maladie rénale à l'inclusion, suivis pendant une durée médiane de 16,1 ans, on observe 85 décès de cause rénale pour 281 502 personnes-années de suivi. Le taux de mortalité de cause rénale pour 100 000 personnes-année est respectivement de 109,3 et 26,4 chez les patients VHC + et VHC négatifs. Le risque relatif de décès de cause rénale s'établit à 3,94 chez les patients VHC+.

VHC et cancers

Le taux de cancers est plus élevé chez les patients VHC+ comparés aux patients VHC- (OR moyen = 2), pour les cancers de l'œsophage, de l'estomac, du pancréas, le myélome, le lymphome non hodgkinien, le poumon, le rein, la prostate et touts les sites incluant un carcinome hépatocellulaire. Dans cette étude de population, 1 831 patients avaient un VHC et un cancer, 33 881 avaient un VHC sans cancer, 2 834 195 étaient VHC négatif. Les taux de cirrhose dans ces trois groupes sont respectivement de 71,7 %, 34,7 % et 6,7 %. En cas de séropositivité, on note une augmentation de la prévalence de cancer chez les patients non diabétiques, non fumeurs, ne consommant pas d'alcool, sans surcharge pondérale. Pour le Pr Pol, "ces données sont importantes car elles suggèrent que le VHC par lui-même pourrait être un facteur de risque de cancer, ce qui serait un argument supplémentaire en faveur d'un traitement rapide de tous les patients séropositifs".

Référence :

15th International Symposium on Viral Hepatitis and Liver Disease (Berlin) : 26-28 juin 2015.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 28 Jl 2015 - 15:06
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Hépatite B : 15 % des parents toujours méfiants vis à vis du vaccin

La couverture vaccinale contre l’hépatite B est jugée satisfaisante en France. Mais les attitudes des parents face à la vaccination restent contrastées.

Malgré les polémiques et les hésitations sur la vaccination, les Français protègent massivement leurs enfants contre l’hépatite B. A l’occasion de la Journée mondiale contre l'hépatite, l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) consacre son Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) aux hésitations de la population. Seule une minorité exprime un rejet catégorique de la vaccination. Plus nombreux sont ceux qui s’interrogent.

92 % des nourrissons âgés de 6 mois et nés en 2014 ont entamé une vaccination contre le virus de l’hépatite B. Une véritable explosion depuis 2008, date d’admission du vaccin hexavalent au remboursement. En dépit des diverses polémiques autour de ce produit, notamment accusé d’être à l’origine de maladies auto-immunes, il reste très sollicité. Chez les adolescents toutefois, une stagnation autour de 45 % est observée.



40 % des parents ont vacciné

L’adhésion croissante à la vaccination contre l’hépatite B est avérée. Mais quelles sont les positions des familles ? C’est la question qui a été posée à 5 922 parents, interrogés en ligne. La méfiance est vivace depuis l’émergence de cas de sclérose en plaques chez des adolescents vaccinés, dans les années 1990. Les attitudes « peuvent aller d’une adhésion totale jusqu’au rejet des vaccinations, en passant par une vaccination retardée, voire incomplète », écrivent-ils. Mais de plus en plus de parents expriment une position critique vis-à-vis de certains vaccins. L’exemple de l’hépatite B l’illustre bien.

4 parents sur 10 déclarent que tous leurs enfants sont vaccinés. 26 % ne sont pas certains du statut vaccinal de leur progéniture. Ces derniers sont surtout des hommes ou des personnes non diplômées. Pour ceux-ci, « le carnet de vaccination électronique déjà expérimenté dans certaines régions pourrait être un bon outil de suivi des vaccinations. Les systèmes de rappel ou de suivi (téléphonique ou par courriel) pour signifier aux personnes que leurs enfants sont la cible de recommandations vaccinales ont déjà également fait preuve de leur utilité », précise l’article du BEH.

Des papas positifs

Parmi les parents d’enfants non vaccinés, trois profils peuvent être distingués. Tous adoptent une position différente vis-à-vis de la vaccination. Les auteurs du BEH les séparent entre « compliants », « méfiants » et « opposés ».

Les parents compliants (17 % du sous-groupe, 5,5 % de l’effectif total) n’ont pas vacciné leur enfant, mais seraient prêts à le faire le jour même si leur médecin le proposait. Ils ont d’ailleurs l’intention de faire ce geste au cours du trimestre suivant et pensent que c’est une chose facile. Les membres de ce groupe sont plutôt des hommes, des jeunes parents et appartiennent souvent à la catégorie socio-professionnelle des employés et des ouvriers.

« Les personnes que nous avons qualifiées de compliantes n’ont pas fait vacciner leurs enfants et n’avaient pas particulièrement l’intention de le faire, mais leurs attitudes vis-à-vis de la vaccination étaient les moins défavorables et elles auraient pu se conformer à la recommandation si l’occasion s’était présentée, précisent les auteurs du BEH. Un accès facilité à la vaccination et une multiplication des occasions de vaccination pourrait permettre d’augmenter la couverture vaccinale de ces enfants. »

Des mères plus méfiantes

Les parents méfiants (47 % du sous-groupe, 14,5 % de l’effectif total) ne vaccineraient pas leur enfant le jour même, mais ils ne sont pas formellement opposés à ce geste médical. S’ils ont conscience que l’hépatite B est une maladie grave, ils ne craignent pas que leur enfant la contracte s’il n’est pas protégé. Ces parents appartiennent plutôt aux catégories socio-professionnelles supérieures, et ont des revenus élevés.

Les parents opposés (36 % du sous-groupe, 11 % de l’effectif total) à la vaccination contre l’hépatite B ne pensent pas que ce geste soit une bonne chose ou facile à réaliser. D’ailleurs, 5 % d’entre eux sont défavorables à toute vaccination et aucun ne compte faire protéger son enfant au cours des trois prochains mois. Les femmes sont plus nombreuses dans ce groupe, tout comme les personnes de plus de 35 ans.



Pour favoriser la vaccination, concluent les auteurs du BEH, la mise à disposition de vaccins dans le cabinet du médecin généraliste pourrait être une mesure efficace. Elle est d’ailleurs expérimentée en Poitou-Charentes. La diversification des lieux de vaccination, en mettant notamment à profit les officines, est également appréciable.



http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/ ... t-vaccines

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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Jl 2015 - 06:28
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Hépatite C, bientôt la guérison pour tous ?

De nouveaux traitements, très onéreux mais ultra efficaces, permettent de guérir en trois mois les personnes vivant avec une hépatite C. Le point avec le turbulent professeur Victor de Lédinghen, président de l’Association française pour l’étude du foie (AFEF).

Une pathologie répandue :

230.000 personnes sont porteuses du virus de l’hépatite C, en France. Parmi les groupes les plus exposés, on trouve les utilisateurs de produits (par injection intraveineuses ou sniff, rappelons-le), les personnes détenues et les gays qui ne se protègent pas, ainsi que ceux qui cumulent les pratiques non protégées et la prise de drogues injectables (notamment les « slameurs »). La difficulté, c’est qu’on estime à 75.000 le nombre de personnes contaminées qui ne se savent pas porteuses du virus. Il faut se faire dépister régulièrement (au minimum une fois par an) si l’on a des pratiques à risques, que l’on soit séropositif au VIH ou pas.

Quoi de neuf ?

On peut guérir tout le monde ou presque et les Français sont au top. « L’European Association for the Study of the Liver (EASL) délivre des recommandations sur la prise en charge mais elles ne tiennent pas compte de la spécificité de l’épidémiologie ni des traitement disponibles », explique Victor de Ledinghen.

« En France, pas moins de sept molécules sont disponibles, on ne doit plus laisser aucun patient sur le bord du chemin. »

Les hépatologues de l’AFEF se projettent dans une ère sans hépatite C. Toutefois, les services hospitaliers n’ont pas les moyens humains de traiter plus de 15.000 personnes atteintes par an. En 2014, 14.000 personnes ont été traitées (le plus souvent guéries) en France contre 500 en Grande-Bretagne.

Qui peut bénéficier des nouveaux traitements ?

Tout le monde. « Et comme il faut donner des priorités, le traitement doit être proposé aux patients qui ont une fibrose au moins modérée (F2 ou F3 ou F4 selon le score METAVIR) » selon le professeur Lédinghen. Les transplantés peuvent en bénéficier. L’apparition de nouvelles molécules fin 2015 et courant 2016 devrait faire baisser les prix. Actuellement, la durée de traitement va de 12 à 24 semaines, avec parfois de la ribavirine en complément. Les experts de l’AFEF ne sont pas favorables, pour le moment, au traitement sur huit semaines, qui ne reposerait sur aucun critère scientifique établi. Le médecin choisit la molécule en fonction du génotype (toutes les molécules ne marchent pas sur tous les génotypes), la gravité de la situation, (cirrhose ou pas) et les interactions médicamenteuses (tout ne va pas avec tout).

Comment ça se passe pour les co-infectés VIH-VHC ?

« Dès que je vois un patient co-infecté, je le traite » assure l’expert. « La fin de la co-infection, ça pourrait être avant la fin de l’année. » Le fait de prendre d’autres médicaments contre le VIH complique la donne mais l’AFEF a publié sur son site Internet un tableau des interactions, disponible d’un coup de clic. Il s’intitule « Interactions entre agents anti-viraux directs et anti-rétroviraux », il a été établi par les docteurs Gilles Peytavin et Caroline Solas. Une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) avec un infectiologue, un hépatologue, un pharmacien et une personne chargée de l’éducation thérapeutique valide le traitement et ensuite on est suivi par son praticien habituel.

Interactions agents anti-viraux directs et anti-rétroviraux :

http://www.afef.asso.fr/rc/org/afef/nws ... 202015.pdf



La fin de l’interféron :

Ce produit n’est plus recommandé et le président de l’AFEF affirme haut et fort qu’il ne doit plus être prescrit. Il est recommandé, au niveau européen, avec de la ribavirine, dans les hépatites aigües, mais les Français jugent clairement que ça n’est plus pertinent. Là encore, « on est le premier pays à l’écrire » ajoute l’hépatologue. Si on insiste pour vous prescrire de l’interféron, consultez dans un autre hôpital, ça n’est pas interdit, où vous bénéficierez des nouveaux traitements.

Ce texte aurait dû paraître dans TÊTU n°213, septembre 2015.

Source :

http://www.tetu.com/2015/07/27/sante/he ... pour-tous/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Jl 2015 - 08:21
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Gilead annonce ......



Qui a eu la bonne idée de prendre des actions Gilead ? ("Démarrage vertigineux de l'anti-VHC Harvoni" selon les termes du communiqué !! ça donne le vertige à la Finance, et mal au c... aux dépenses publiques...)

Gilead relève sa prévision de chiffre d'affaires pour 2015

FOSTER CITY (Californie), 29 juillet 2015 (APM) Gilead a annoncé mardi à l'occasion de la publication de ses résultats du deuxième trimestre un relèvement de sa prévision de chiffres d'affaires pour 2015, désormais attendu entre 29 milliards et 30 milliards de dollars, soit une hausse comprise en 16,5% et 20,5% par rapport à 2014.

Il s'agit du deuxième relèvement cette année. En avril, Gilead avait annoncé qu'il visait des ventes comprises entre 28 milliards et 29 milliards de dollars, contre 26 milliards à 27 milliards prévus en février.

Le laboratoire américain n'a pas donné d'indication sur une éventuelle révision à la hausse de sa prévision de résultat par action. Toutefois, il donne plusieurs éléments complémentaires qui conduisent à penser qu'un relèvement pourrait intervenir prochainement: les prévisions de marge brute sont revues à la hausse tandis que les dépenses et le taux d'imposition devraient baisser.

Selon un analyste de Sanford Bernstein interrogé par Reuters, la révision à la hausse du chiffre d'affaires "suggère qu'il y a un potentiel pour un relèvement du résultat par action par rapport au consensus actuel".

Pour le deuxième trimestre, Gilead a annoncé une hausse de ses ventes de 26% à 8,2 milliards de dollars tandis que le résultat net a gagné 23% à 4,5 milliards. Hors éléments exceptionnels, il a progressé de 23% à 4,8 milliards.

DEMARRAGE VERTIGINEUX D'HARVONI*

Les ventes du deuxième trimestre ont été tirées par le démarrage vertigineux de l'anti-VHC Harvoni* (sofosbuvir + lédipasvir), homologué en octobre 2014 aux Etats-Unis et en novembre 2014 en Europe, dont les ventes ont atteint 3,6 milliards de dollars, dont 2,8 milliards aux Etats-Unis.

Son prédécesseur Sovaldi* (sofosbuvir), lancé début 2014, a chuté de 63% à 1,3 milliard de dollars. Aux Etats-Unis, ses ventes ont été divisées par cinq à 615 millions.

"Comme le marché devient un peu plus prévisible en terme de nombre de patients, les payeurs seront plus encouragés à ouvrir un peu la porte", a déclaré lors d'une conférence de presse téléphonique le directeur des opérations commerciales de Gilead, Paul Carter, en référence aux directives mise en place par les payeurs pour contrôler leurs coûts.

Il a ajouté que son entreprise tablait sur 250.000 à 300.000 patients sous traitement anti-VHC aux Etats-Unis chaque année, en prenant en compte les restrictions des payeurs.

TRUVADA* EN HAUSSE DE 5%

Dans le traitement du VIH, Truvada* (emtricitabine + ténofovir) a gagné 5% à 849 millions de dollars, Atripla* (éfavirenz + emtricitabine + ténofovir) a perdu 10% à 782 millions, Stribild* (elvitégravir + cobicistat + emtricitabine + ténofovir) a bondi de 66% à 447 millions et Complera*/Eviplera* (rilpivirine + emtricitabine + ténofovir) a crû de 23% à 367 millions. Viread* (ténofovir) a enregistré une hausse de 3,8% à 271 millions.

Le traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) Leitaris* (ambrisentan) a progressé de 21% à 176 millions de dollars et celui de l'angor Ranexa* (ranolazine) de 15% à 141 millions.

L'anticancéreux Zidelig* (idélalisib), en cours de lancement, a atteint 30 millions de dollars.

Le budget de R&D a augmenté de 40% à 818 millions de dollars, en raison notamment de phases III en hépatologie et oncologie. Les dépenses commerciales, générales et administrative ont pris 32% à 812 millions. Cette hausse est due à une taxe aux Etats-Unis ainsi qu'à l'expansion géographique commerciale de Gilead, explique le laboratoire

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Sujet du message:   MessagePosté le: 31 Jl 2015 - 18:08
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J’ai dépisté les marmottes…



Journée mondiale de lutte contre les hépatites virales, le 28 juillet est un rendez-vous important pour tous les hépatants. L’année dernière j’avais arpenté les plages en interpellant toutes les personnes tatouées en leur demandant si elles avaient eu une prise de risque dans la réalisation de leur tatouage… J’ai vite compris que les gens en vacances n’ont pas envie qu’on vienne leur dire de se faire dépister…

Cette année 2015 j’ai donc décidé de dépister les marmottes le 28 juillet en reprenant mes tee-shirts de militant « êtes-vous le numéro 12 ? » Quelques humains croisés entre 2500 et 3000 mètres d’altitude ont semblé intéressés. Ce qui me fait dire que pour faire passer le message il faut gravir des sommets. Aucune sensibilisation au niveau de la mer et frémissement de prise de conscience en altitude !

Mais c’est les marmottes les plus réceptives.

Pas étonnant car elles sont directement concernées. Vous ne le saviez peut être pas mais les marmottes sont très liées à l’histoire de l’hépatite B, car c’est avec le canard de Pékin, les deux animaux à qui on a pu inoculer le virus de l’hépatite B pour l’étudier, Mais ça c’était avant…

En réfléchissant au-delà de sa contribution scientifique la marmotte pourrait devenir l’emblème de la lutte des hépatites virales. Car lorsque vous marchez en montagne, vous savez qu’elle est partout, mais vous ne la voyez pas. Il n’y a que ces petits cris stridents qui vous font deviner sa présence. Alors il faut s’arrêter, chercher et puis si vous avez de la chance vous pourrez l’apercevoir.

Tout comme l’hépatite on sait qu’elle est là mais elle est silencieuse et fait peu de bruit, il faut la chercher pour la trouver.

La marmotte hiberne, joli symbole des hépatites. Elle passe tous les mois d’hiver en sommeil dans son terrier. Comme les hépatites virales qui peuvent se cacher des années dans le foie avant de donner des signes et de se réveiller.

Hépatites et marmotte enfin, car tous les marcheurs cherchent les chamois, les bouquetins alors qu’elles sont tapies à côté d’eux mais qu’ils ne les voient pas.

Alors le silence devient une arme et un moyen de camouflage.

A moins que la comparaison avec les marmottes puissent aussi s’appliquer à notre politique sanitaire de lutte contre les virus des hépatites ? On en parle de temps en temps, en mai, en juillet, puis c’est l’hibernation …Seuls les médecins et les patients se battent…

Plutôt que d’emballer du chocolat la marmotte pourrait devenir notre animal emblématique… Le monde du silence c’est peut-être nous …

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/07/31/ ... marmottes/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Août 2015 - 09:54
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Gilead Sciences : annonce ses résultats financiers pour le deuxième trimestre 2015

Gilead Sciences, Inc. (Nasdaq : GILD) a annoncé aujourd’hui ses résultats d’exploitation pour le trimestre clos le 30 juin 2015. Les résultats financiers qui suivent comparent les résultats du deuxième trimestre 2015 à ceux du deuxième trimestre 2014 en glissement annuel.

Aux États-Unis et dans l'UE, plus de 180 000 patients ont été traités jusqu'ici cette année avec le Sovaldi ou le Harvoni

http://www.businesswire.com/news/home/2 ... byKJrsw-M8

http://www.zonebourse.com/GILEAD-SCIENC ... -20788316/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Août 2015 - 08:14
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Hépatite C : attention au risque cardiaque et cérébral

L’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) augmente très sensiblement le risque de souffrir d’un problème cardiaque majeur ou d'un AVC.

Cette association a été établie après analyse des dossiers médicaux de près de 40 millions de patients hospitalisés aux Etats-Unis. Parmi ceux qui étaient porteurs du virus de l’hépatite C, et en tenant compte d’autres paramètres, on a pu mettre en évidence un risque multiplié par deux de souffrir d’un infarctus du myocarde ou d’un accident vasculaire cérébral (AVC) et une probabilité nettement plus élevée de présenter une maladie coronarienne.

A l’évidence, cette constatation, qui repose sur une étude d’une envergure exceptionnelle, doit inciter à un suivi cardiovasculaire très étroit des personnes porteuses du virus de l’hépatite C.

Les chercheurs ont travaillé sur les données de l’énorme base américaine, National (Nationwide) Inpatient Sample (NIS) qui comprend les dossiers de tous les patients hospitalisés aux Etats-Unis ou presque, soit 7 millions d’hospitalisations renseignées chaque année et un total de 36 millions d’hospitalisations à ce jour. Parmi les patients hospitalisés,


• 1,9% sont infectés par le VHC. Parmi ces patients,
• le risque relatif d’infarctus aigu du myocarde est plus que multiplié par 2 (OR : 2,29),
• de maladie coronarienne, accru de 88%,
• d’accident vasculaire cérébral, multiplié par 2 (OR : 1,9huit),
• d’insuffisance cardiaque, légèrement augmenté (OR : 1,0huit).

C’est la première grande étude épidémiologique à associer ainsi le VHC et la maladie cardiaque. Alors que 130 à 150 millions de personnes dans le monde sont porteuses chroniques de l’hépatite C, à l’heure de l’augmentation de la prévalence des maladies cardiaques premières causes de décès avec plus de 17 millions chaque années dans le monde, cette nouvelle donnée est primordiale pour la surveillance des patients porteurs du VHC.

N.B. Seul un communiqué est disponible pour cette étude, sous embargo jusqu’au 23 avril et donc non développée dans les abstracts du congrès.

Source:

http://www.eurekalert.org/pub_releases/ ... 042215.php

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Août 2015 - 09:33
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La finance se mobilise pour la transparence des essais cliniques



Plusieurs grands investisseurs s'associent à la campagne AllTrials.
Ils demandent l'enregistrement et la publication des essais cliniques.

Médecins, patients et… professionnels du monde de la finance main dans la main, pour davantage de transparence dans l'industrie pharmaceutique. Un groupe d'investisseurs représentant plus de 3.500 milliards d'euros d'actifs sous gestion soutient la campagne AllTrials, demandant aux laboratoires d'enregistrer et de publier leurs essais cliniques, c'est-à-dire les tests des médicaments.

Ils s'insurgent contre le secret, monnaie courante dans cette industrie : environ la moitié des essais cliniques ne sont pas publiés, avancent les investisseurs, se fondant sur des études académiques portant sur la période 1960-2010. Parallèlement, les essais dont les résultats sont négatifs ont deux fois plus de risques de ne pas être publiés que ceux positifs. Certes, certaines sociétés ont fait des efforts et pris des engagements - comme GSK, Johnson & Johnson ou Bristol-Myers Squibb - mais il reste beaucoup à faire. « Une nouvelle réglementation européenne va imposer davantage de transparence en 2016. Mais on constate que les lois n'ont pas toujours été respectées, même aux Etats-Unis. Nombre de laboratoires se contentent de publier des résumés de certains essais, pas forcément objectifs », explique Helena Viñes Fiestas, responsable de la recherche ISR (investissement socialement responsable) de BNP Paribas IP.

Au-delà des questions d'éthique, il y a surtout des enjeux « business » pour les sociétés de gestion. « Environ 30 % de la valorisation d'une entreprise pharmaceutique dépend directement des essais cliniques de phase III [la dernière avant une mise sur le marché d'un médicament, NDLR] », reprend-elle. Les équipes spécialisées des banques et établissements financiers comprennent généralement d'anciens médecins ou chercheurs, capables de pouvoir comparer deux médicaments entre eux. « Une société qui est transparente a beaucoup plus à y gagner. Le fait de ne pas connaître les résultats peut entraîner une certaine suspicion, qui sera préjudiciable dans les recommandations des analystes et des investisseurs », ajoute Jacob Messina, analyste santé chez RobecoSAM.

Risques de réputation


En outre, les groupes pharmaceutiques font face à des risques de réputation coûteux. Entre 2007 et mi-2015, 21 sociétés du secteur se sont vues infliger 40 milliards de dollars d'amendes au titre de « problèmes de commercialisation ». Presque la moitié (43 %) étaient directement liées au fait d'avoir minimisé des effets secondaires identifiés au cours d'essais qui n'avaient pas été publiés, selon la Société Générale.

Enfin, les investisseurs estiment que les exigences de transparence vont prendre de plus en plus de poids. « Les budgets de santé des grands pays ont tendance à être stabilisés ou réduits. Les Etats vont sans doute être plus attentifs sur ces sujets, voulant éviter un gaspillage des ressources affectées à la recherche et potentiellement des médicaments plus coûteux », conclut Helena Viñes Fiestas.

http://www.lesechos.fr/journal20150803/ ... 141717.php

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Août 2015 - 15:31
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VACCINEZ-VOUS ! VOUS DIT LA MINISTRE DE LA SANTE…



OUI ! La ministre de la Santé, Madame Marisol Touraine a rappelé l’importance du principe de vaccination qui doit s’appliquer à toute la population française. Nous réclamions de longue date une prise de position claire et forte du gouvernement français pour rappeler et soutenir la vaccination. On ne peut que regretter qu’en avril dernier, la semaine européenne de la vaccination n’ait pas été le support d’une telle déclaration. On aurait pu rêver que cette déclaration couronne le 28 juillet, la journée mondiale de lutte contre les hépatites virales.

Mais quelle est la portée d’une telle déclaration en plein mois de juillet, quel moyen d’accompagnement de la stratégie vaccinale en médecine générale, quel accompagnement en milieu scolaire, pénitentiaire, en CDAG (Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit), ou bien encore dans les consultations de PMI (Protection Maternelle et Infantile) et des pédiatres ?

Mais ne cachons pas notre joie, même passée inaperçue, cette réaffirmation du principe de vaccination est une victoire, à l’heure où l’opprobre est jeté sur la vaccination et les vaccins montrés du doigt par des parents, des associations et même des professionnels de santé. Pourtant aucune découverte médicale n’a sauvé autant de vie dans l’histoire de l’humanité.

Cette interview publiée dans Le Parisien ce samedi 1er août a été pour la ministre de la Santé l’occasion de rappeler que la défiance envers les vaccins contre la rougeole avait, au printemps, laissé éclater quatre foyers d’épidémie en Alsace. On pourrait également évoquer le manque de confiance dans le vaccin antigrippal.

Pourtant aucun mot sur la reprise de l’épidémie d’hépatite B …

Madame la ministre souhaite convaincre en étant pédagogique et transparente, en recommandant plutôt qu’en imposant ! Dans le projet de loi de modernisation du système de santé, elle souhaite autoriser les sages-femmes et les centres d’examen de santé à vacciner la population. Une bonne idée ? Peut-être, mais il faudra garder de la vigilance pour savoir qui fait quoi. Diluer les espaces de vaccination n’est pas forcément la solution. De tout temps les médecins référents, généralistes, de famille, de premier recours ont toujours eu une mission forte de protection de la population. C’est donc eux qu’il faut aider à convaincre les patients et les familles d’accepter les vaccins.

Car, OUI Madame la ministre je suis d’accord avec vous, la vaccination est, et reste fondamentale en 2015…

Vous ne voudriez pas le redire à la rentrée en impliquant la médecine scolaire ?

Pascal Mélin

Pour en savoir plus :

http://www.leparisien.fr/laparisienne/s ... a-sante%2F

http://www.soshepatites.org/2015/08/04/ ... -la-sante/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Août 2015 - 19:04
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Chère santé


Deux nouveaux traitements de l'hépatite C, à la fois très efficaces et extrêmement coûteux, placent le régime d'assurance médicament dans une situation problématique : comment bénéficier de ces avancées majeures sans faire sauter la caisse ? Dans ce cas précis, Québec a décidé de rendre les traitements disponibles à tous, mais sur plusieurs années, en priorisant les cas les plus graves. Une expérience dont il sera essentiel de surveiller le déroulement.

Les médicaments Harvoni et Holkira Pak représentent une avancée majeure dans le traitement de la forme d'hépatite C la plus courante au Québec, le génotype 1, qui touche 62 % des personnes infectées. Contrairement aux thérapies à l'interféron, qui comportent d'énormes effets secondaires avec un taux de succès moindre, ces nouvelles substances permettent un taux de guérison de plus de 90 % en quelques mois, et ce, pratiquement sans effets indésirables.

Bref, si ce n'était de leur prix, il n'y aurait pas lieu d'en discuter. Hélas, leur coût est prohibitif, comme celui de plusieurs nouveaux médicaments. La note est d'autant plus salée que, contrairement à d'autres molécules chères, celles-ci s'adressent à un grand nombre de patients.

Les offrir aux quelque 18 600 Québécois infectés qui sont assurés au public coûterait un milliard, indique l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) dans son avis au ministre de la Santé. Et ça n'inclut pas les 30 % de porteurs du virus assurés au privé. « Cet impact budgétaire majeur, qui pourrait compromettre la pérennité du régime général d'assurance médicaments, exige de faire des choix difficiles », explique l'INESSS.


Ce choix, difficile pour les malades comme pour les soignants, est de réserver les traitements aux patients dont le foie est le plus atteint dans l'année à venir, et d'élargir progressivement l'offre au cours des cinq années suivantes, toujours en tenant compte de la gravité de l'état.

Disons-le franchement : ce n'est pas idéal, ni pour les patients ni du point de vue de la santé publique. Bien que l'hépatite C évolue lentement, la perspective d'attendre plusieurs années avant d'être soigné n'a rien d'agréable. Et la réduction attendue du nombre de nouveaux cas se fera plus lentement puisque les personnes encore infectées pourront transmettre le virus.

Cela dit, tous les patients auront accès au traitement d'ici six ans. C'est mieux que la recommandation de l'Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé, qui exclut les patients au stade précoce (score Metavire F0 et F1). Et mieux que certains assureurs américains, qui rejettent les patients les moins malades ou ne remboursent qu'une des deux molécules.

En fait, ces traitements qui coûtent des dizaines de milliers de dollars, mais qui ont la capacité de régler un problème en quelques semaines ressemblent davantage à des opérations coûteuses comme des chirurgies cardiaques qu'à des médicaments. Ces ressources-là aussi sont limitées, et les cas les plus graves sont traités en priorité. Mais faut-il vraiment que la liste d'attente s'étende sur six ans ?

Cette formule est une première, mais ce n'est sans doute pas la dernière fois que le prix d'un nouveau médicament obligera Québec à trouver un compromis.

On en demande beaucoup aux patients. Auront-ils vraiment accès aux traitements dans les délais ? Seront-ils correctement informés et suivis d'ici là ? Ceux qui verraient leur état se dégrader seront-ils remontés sur la liste d'attente ? Il faut faire un suivi adéquat de cette expérience et s'assurer que les promesses qu'on nous fait aujourd'hui soient respectées.

http://www.lapresse.ca/debats/editoriau ... -sante.php

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Août 2015 - 19:27
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Restrictions de remboursement Medicaid de Sofosbuvir pour le traitement de l'hépatite C aux Etats-Unis

Le but de cette étude était d'évaluer systématiquement les politiques Medicaid de l'État pour le traitement de l'hépatite C (VHC) avec sofosbuvir aux États-Unis. Les Critères de remboursement de Medicaid pour sofosbuvir ont été évaluées dans chacun des 50 États et le District de Columbia. Les auteurs ont cherché des sites Web de Medicaid Etat entre le 23 juin et le 7 décembre 2014 et extrait des données en double. Des différences ont été résolus par consensus.
Les Données ont été extraites , si sofosbuvir était couvert et les critères de couverture selon les catégories suivantes : stade de la maladie du foie, la co-infection de VIH, type de prescripteur et drogue ou d'alcool utilisées . Des 42 États avec des critères de remboursement Medicaid connus pour sofosbuvir, 74 % limitent l'accès de sofosbuvir à des personnes atteintes de fibrose avancée (Meta-analyse des données histologiques au stade de l'hépatite virale [METAVIR] fibrose F3) ou cirrhose (F4). Un quart des États exigent des personnes co-infectées par le VHC et le VIH qu'ils reçoivent un traitement antirétroviral ou ont un niveau d'ARN VIH indétectable .

Deux tiers des États ont des restrictions selon le type de prescripteur, et 88 % comprennent l'usage de drogues ou d'alcool dans leurs critères d'admissibilité de sofosbuvir, avec 50 % nécessitant une période d'abstinence et de 64 %, exigeant le dépistage des drogues par test urinaire . L'hétérogénéité est présente dans les critères de remboursement Medicaid pour sofosbuvir en ce qui concerne la mise en scène de maladie du foie, co-infection VIH, type prescripteur et usage de drogue ou d'alcool à travers les Etats-Unis. Les Restrictions ne semblent pas se conformer aux recommandations d'organisations professionnelles, telles que l'Infectious Diseases Society of America et l'American Association for Study of Liver Diseases. Les restrictions actuelles semblent violer la loi fédérale Medicaid, qui oblige les États à couvrir des médicaments compatibles avec leurs étiquettes U.S. Food and Drug Administration.

La suite ici :

http://annals.org/article.aspx?articlei ... ultClick=3

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Août 2015 - 02:35
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Alliance mondiale contre l’hépatite
2 au 4 septembre 2015
Glasgow, Écosse


http://www.worldhepatitissummit.com/

L'hépatite tue 400 Européens chaque jour

Près de 30 millions d'Européens sont atteints de l’hépatite B ou C, selon les estimations de l'OMS. Leur nombre a fortement augmenté ces dernières années, particulièrement dans l’est de l’Europe.
Ces 40 dernières années, le nombre d'Européens atteints de l'hépatite B ou C a drastiquement augmenté, surtout dans l’est de l’Europe. Ces hépatites sont causées par un virus qui s'attaque surtout au foie. Les malades n'ont souvent pas de symptômes visibles et, comme elle évolue lentement, l'hépatite passe donc souvent inaperçue et est considérée comme un véritable « tueur silencieux ».

Les hépatites virales, c'est-à-dire les infections des hépatites A, B, C, D et E, ne font pourtant pas l’objet de beaucoup d'attention de la part des décideurs politiques, estime l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), et le public n'est que peu conscient du problème.

Faiblesse des systèmes de prévention

La plupart des pays sont peu disposés à s'attaquer au problème et à mettre en place les systèmes de prévention et de traitement qui pourraient réduire les coûts des médicaments et du diagnostic, selon les spécialistes de l'OMS.

« Les tragiques décès liés à l'hépatite pourraient être évités en entravant la contagion et en améliorant le dépistage et l'accès aux traitements pour les personnes atteintes », assure Martin Donoghoe, qui travaille pour le programme commun de lutte contre la tuberculose, le VIH/sida et l'hépatite de l'OMS.

« Il faut supprimer les méthodes d'injections et de transfusions sanguines non sûres, instaurer une vaccination systématique contre l'hépatite B et s'assurance que les malades potentiels sont diagnostiqués et ont accès aux médicaments permettant de traiter l'hépatite B et de guérir l'hépatite C », a-t-il déclaré.

Vaccination des nouveau-nés

Si l'augmentation du nombre de malades en Europe est principalement due à la contamination via transfusions et injections, l'OMS préconise surtout de mettre en place des programmes de vaccination. De fait, la vaccination des nouveau-nés est la manière la plus efficace et la plus sûre d'empêcher la transmission de l'hépatite virale B de la mère à son enfant. Ce vaccin protège ensuite le bébé toute sa vie.

Lire : Les eurodéputés veulent intensifier la lutte contre l’hépatite

L'OMS élabore actuellement une stratégie globale de lutte contre l'hépatite virale. L'ambitieux objectif de l'organisation est de limiter la contagion au point que la maladie ne soit plus une menace pour la santé publique et d'ainsi sauver des millions de vies. En septembre, l'Écosse accueillera le premier sommet mondial sur l'hépatite, afin de conscientiser les décideurs politiques.
http://www.euractiv.fr/sante/les-eurode ... ews-531581

>> Lire aussi : La méfiance à l’égard des vaccins se généralise dans l’UE

http://www.euractiv.fr/sections/sante-m ... lue-313287

http://www.euractiv.fr/sections/sante-m ... our-316636

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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Août 2015 - 08:08
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Gilead accorde à la Tunisie la licence du traitement de l’hépatite C

Gilead élargit l’accès au traitement de l’hépatite C chronique et accorde la Tunisie la licence du traitement.

L’Association tunisienne de lutte contre les MST et le sida (ATL-Tunis) annonce, dans un communiqué publié jeudi, avoir appris, par un mail reçu le 3 août, que le laboratoire pharmaceutique américain Gilead a rajouté la Tunisie à la liste des pays qui auront accès à l’accord de licence des génériques du traitement de l’hépatite C chronique.

Cette bonne nouvelle doit pousser les autorités tunisiennes à être réactives aux demandes et aux besoins des personnes atteintes par cette maladie.

ATL-Tunis signale également que, depuis l’enregistrement du traitement aux états Unies et suite aux recommandations de l’OMS pour son usage, elle n’a pas cessé de mener des actions de plaidoyer aux niveaux régional et international avec l’appui et le soutien de la Coalition internationale pour la préparation au traitement dans la région Afrique du Nord et Moyen Orient (ITPC-Mena), et de faire pression sur le laboratoire en question afin qu’il lève l’embargo sur les pays en développement.

L’association annonce, par ailleurs, la poursuite du combat pour une stratégie nationale qui prenne en compte à la fois la prévention basée sur l’accès gratuit au test rapide de l’hépatite C et l’accès universel au traitement.

http://kapitalis.com/tunisie/2015/08/06 ... epatite-c/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Août 2015 - 08:10
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Sang contaminé: décès de la militante Diane Parsons


Une Canadienne qui a mené la grande lutte pour les droits des victimes de transfusions sanguines contaminées à l'hépatite C au Canada est morte samedi dernier.


Diane Forsyth - connue davantage sous son nom de fille, Parsons - est morte à Halifax à l'âge de 64 ans, a annoncé son avocate Dawna Ring.

Mme Parsons a été infectée à l'hépatite C lors d'une transfusion sanguine subie avant une chirurgie buccale, en 1989. Elle souffrait alors d'une maladie sanguine.

C'est elle qui a plus tard été la plaignante principale dans le recours collectif de 1,8 milliard de dollars au nom des Canadiens infectés par du sang et des produits sanguins contaminés.


«Dès le début de sa maladie, jusqu'au jour de sa mort, Diane s'est battue pour que des compensations suffisantes soient versées (...) aux victimes de l'exposition à l'hépatite C par le sang», a écrit son médecin de famille, Patricia Beresford.

En 1989, le Canada ne disposait pas d'une structure systématique de dépistage de l'hépatite C dans le sang et les produits sanguins. Dans les années 1980, des milliers de personnes au pays ont été infectées par le VIH et l'hépatite C après avoir reçu des transfusions de sang contaminées.


Le gouvernement canadien avait lancé une enquête publique en 1993 pour se pencher sur ces nombreux cas. Au terme de son enquête de quatre ans, le juge Horace Krever avait émis 50 recommandations dans son rapport.

Le règlement du recours collectif initié par Mme Parsons en 1998 n'a pas été sans controverse.

En vertu de l'entente de cour, les gouvernements fédéral et provincial devaient indemniser les victimes exposées à l'infection de 1986 à 1990. Ainsi, certaines personnes qui avaient été infectées avant 1986 ont été exclues parce qu'on croyait qu'il n'existait pas à l'époque de test pour détecter la présence du virus. Or, il a été découvert plus tard qu'il y avait de tels tests avant cette année-là.

Une autre entente de compensation avait été conclue en 2006 pour couvrir les victimes infectées avant 1986 et après 1990.

Des proches de Mme Parsons ont tenu à souligner son rôle important dans le combat des victimes.

Harvey T. Strosberg, qui était l'avocat principal du recours collectif, a qualifié la femme de «visionnaire». «Elle a fait confiance au système judiciaire et elle n'a pas été déçue. Des milliers de Canadiens ont pu en bénéficier parce qu'elle leur a pavé la voie», a-t-il indiqué par voie de communiqué.

Son avocate Dawna Ring a ajouté que sa cliente était généreuse de son temps même quand elle était très malade. «Diane a exposé sa vie privée au public pour sensibiliser tout le monde à l'hépatite C», a-t-elle affirmé.

Alexa McDonough, ancienne chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) et ancienne députée en Nouvelle-Écosse a aussi souligné l'importance de Mme Parsons pour les personnes affectées par le virus. «Diane s'est battue et a défendu la cause des autres qui luttaient contre l'hépatite C», a-t-elle écrit dans un communiqué.

Diane Parsons, qui était veuve de son premier époux, laisse dans le deuil son second époux, une fille, trois fils, une belle-fille, huit petits-enfants et deux arrière-petits-enfants. Ses funérailles doivent avoir lieu ce mercredi matin à Halifax.

http://www.lapresse.ca/actualites/sante ... arsons.php

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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Août 2015 - 12:44
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ON L’APPELAIT MOMONE…

Elle s’appelait Simone mais son surnom c’était Momone, un personnage haut en couleurs à Saint-Dizier…Elle nous a quittés il y a quelques jours et je voudrais lui rendre hommage car c’était une hépatante de l’ombre …

Momone, tu faisais partie des grognards de la vieille garde. Tu avais participé aux premières réunions de SOS hépatites lorsque nous n’étions pas encore dix. Tu avais eu l’idée géniale d’acheter du ruban vert pour imiter le ruban rouge du VIH, à l’époque tu m’avais dit : « la couleur des maladies du foie c’est le jaune, mais je préfère le vert c’est la couleur de l’espoir. Je ferai des rubans jaune et rouge pour les co-infectés VIH-VHC ». On était en 1997…

Tu aimais à raconter à qui voulait l’entendre que tu étais là quand j’étais arrivé comme interne dans le service… Puis tu avais perdu pied dans l’alcool pour supporter les embûches que la vie te réservait. Et puis un jour tu semblais plus perdue encore, plus maigre, perdue et dénutrie. On avait alors découvert que tu présentais une hépatite C aigue. Je mis alors en application ce que j’avais appris, il faut traiter les hépatites aigues. Mais j’étais bien prétentieux et l’alcool a détruit ton futur, tu vivais au jour le jour sans te soucier des lendemains, et le traitement de cette hépatite aigue n’avait donc aucun sens… Pendant deux ans on t’a vu tournoyer dans ta maladie alcoolique. Au bout de deux ans tu as accepté une première biopsie hépatique d’évaluation, celle-ci retrouvait un score de fibrose F2. Tu as alors accepté un sevrage dans un but de traitement. A 10 jours de sevrage on avait débuté une bithérapie interféron ribavirine. Malheureusement, au bout de 3 semaines tu avais présenté une décompensation psychiatrique qui avait nécessité ton transfert en psychiatrie. Pour te rassurer, tu avais alors repris le chemin de l’alcool. Tu acceptais régulièrement de venir parler de la souffrance de ta vie. Deux ans après, une nouvelle biopsie révélait qu’en seulement 4 ans, les liaisons dangereuses alcool et virus de l’hépatite C t’avaient amené à la cirrhose… Tu acceptas alors un passage en postcure puis en psychiatrie ou tu découvrais les ateliers d’écriture et l’art-thérapie. Alors que nous étions craintifs sur la reprise d’une bithérapie, c’est toi qui nous as rassurés. On a débuté le traitement, la tolérance était difficile mais tu étais abstinente, progressivement tu as guéri.

Tu es sortie de l’hôpital psychiatrique, tu as fini ton traitement sans alcool. Et tu as alors brandi ta guérison comme un étendard repris sur un champ de bataille. Cette abstinence a duré 7 ans. Sept années pendant lesquelles tu as écrit dans les ateliers d’écriture, en art-thérapie tu as réalisé de nombreux objets. Sur mon bureau il y a toujours la main que tu m’as offerte et la godasse trouée… BLOG MODELAGE

Puis la vie t’a de nouveau fait souffrir et l’alcool revenu. Mais tu avais gagné du temps et montré à tes enfants que tu étais plus forte que l’alcool.

Tu as continué de vivre en funambule, en équilibre, sans complétement tombé, tu étais devenue grand-mère. Hier j’ai rencontré ta fille et ta petite-fille qui m’ont appris la nouvelle… Il y a quelques jours tu t’es endormie et tu ne t’es pas réveillée…

Tu m’as appris que ce n’était pas aux médecins de décider de la guérison, mais aux malades. L’alcool n’est pas incontournable et les soins de la maladie alcoolique peuvent passer par les soins de l’hépatite C. Tu nous as demandé de te faire confiance pour nous prouver que c’était possible.

Merci Momone, tchao la rebelle.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/08/07/ ... it-momone/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 10 Août 2015 - 05:26
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VHC Traiter tard : quel prix ?
17e Forum national des hépatites

http://public.weconext.eu/soshepatites/ ... flash.html

http://www.soshepatites.org/2015/07/31/ ... entations/

http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=23423

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Sujet du message:   MessagePosté le: 11 Août 2015 - 13:59
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EBOLA. LE VACCIN EST LÀ ET ALORS ?



EBOLA. Le virus qui a fait trembler les démocraties. Par le passé se sont les grandes épidémies comme la peste, le choléra, la tuberculose ou plus récemment le SIDA qui ont ébranlé les démocraties.

Aujourd’hui grâce aux média et à grand renfort de sensationnalisme c’est EBOLA qui est venu nous faire peur. Alors pourquoi ? Ce virus est pourtant connu depuis plus de 30 ans et il a déjà fait plusieurs épidémies dans différentes régions d’Afrique. Oui, mais là il y avait les yeux du monde. Et pour la première fois, comme dans un scénario de science-fiction on pouvait imaginer la diffusion de cette épidémie mortelle, à l’échelon planétaire.

Les frontières se sont fermées, les moyens de transports se sont paralysés, l’économie de région entière a été mise au point mort… Pour justifier cette mise en quarantaine les pays riches ont envoyés des équipes médicales d’aide. Les centres hyper spécialisés en maladies infectieuses ont accepté d’accueillir et de soigner les soignants qui s’étaient contaminés dans le cadre de leur mission d’assistance. Les différents pays d’Europe ont chacun accueilli des malades mais il s’agissait toujours de ressortissants européens et jamais de malades africains qui devaient rester sur site pour bénéficier de soins locaux. L’épidémie EBOLA est rapide hautement contagieuse et foudroyante. Il n’existait aucun traitement ni vaccin. Des sommes colossales ont été débloquées et plusieurs équipes de chercheurs ont été sommé de travailler sur cette épidémie. Très vite des molécules ont semblé intéressantes, mais les stratégies des essais thérapeutiques et les études semblaient trop longs. Alors on s’est autorisé à tenter le tout pour le tout et donc à soigner des malades avec ce qu’on pensait être efficace. Scandaleux me direz-vous ? Et bien non, car il n’y avait aucune autre alternative mais les budgets mobilisés en quelques mois ont permis de mettre au point des traitements qui ont réduit significativement la mortalité et cette semaine ont nous annonçait qu’un vaccin était mis au point et qu’il était efficace dans 100% des cas.

Bravo devant de tels résultats ! Et pourtant que se cache-t-il derrière cette annonce tonitruante ? Le vaccin VSV-ZEBOV, car c’est son nom, a quand même la particularité de devoir se conserver à moins 80 degrés Celsius ! Ce qui sera une prouesse technologique là ou l’épidémie sévit, c’est-à-dire dans 3 pays pauvres et au climat tropical, La Guinée, La Sierra Léone ou le Libéria. De plus l’équipement sanitaire étant insuffisant dans ces pays, les soignants locaux ont été exposés et largement décimés. Aujourd’hui les manques de soignant ralentissent les autres programmes d’accès aux soins. Ainsi en Sierra Léone seuls 20% des 10 000 séropositifs au VIH, connus, reçoivent encore un traitement et 50% des emplois du secteur privé ont été perdu, au Libéria le pouvoir d’achat des ménages a chuté de 35% en 6 mois.

Alors pour qui sera le vaccin ? Pour les pays riches et leur permettre de se protéger de cette nouvelle peste prête à les envahir ? Ou bien poursuivrons nous la solidarité Nord /Sud pour permettre l’accès aux soins et à la prévention des populations ? Cinq milliards de dollars ont été promis pour aider au redressement des économies de ces trois pays et la mise en place de programmes pour apprendre aux populations locales et aux soignants de se protéger. Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) soutient les pays qui exécutent les programmes de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, financés par le Fonds Mondial (qui oublie toujours les hépatites virales), aujourd’hui il s’est investi aussi dans la lutte contre Ebola.

Mais les croyances ont la vie dure (la France en sait quelque chose), ainsi localement il a été dit que cette maladie se transmettait par les soins dans les hôpitaux et les dispensaires. Ce sont 800 000 femmes qui devraient accoucher dans les 12 mois et pourtant elles sont tentées de fuir les hôpitaux, ce qui augmentera la mortalité materno-infantile. Il est bien évident que le problème va bien au-delà de l’accès au vaccin mais repose clairement sur l’accès aux soins pour les plus démunis.

Et l’hépatite B me direz-vous ? Et bien pendant tout ce temps il n y a toujours pas de programme de dépistage des femmes enceintes ni de vaccination systématique des nourrissons dans ces pays … Cet attentisme est criminel…

Mais nous sommes dans un pays riche, l’épidémie d’Ebola est sous contrôle, nous avons un vaccin pour nous en protéger, tout va bien dans le meilleur des mondes. Le championnat de France de foot de ligue 1 a repris et l’équipe du PSG a gagné son premier match, ce qu’elle n’avait pas fait depuis 4 ans…

Pascal Mélin

Pour en savoir plus:

http://www.huffingtonpost.fr/mandeep-dh ... 53972.html

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