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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 25 Oct 2014 - 06:46
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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 04 Nov 2014 - 13:05
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Vivre avec une co-infection VIH / hépatites : enjeux thérapeutiques et de prise en charge


16 et 17 octobre 2014
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http://public.weconext.eu/colloque-vih-2014/index.html

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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 17 Nov 2014 - 19:39
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Retrouvez, ici, les chapitres actualisés du rapport d’experts :

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/expert ... ns2014.pdf

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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 01 Déc 2014 - 16:23
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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 27 Déc 2014 - 08:21
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La co-infection VIH/VHC en "3D"

Le traitement "3D" du laboratoire Abbviepour le VHC comporte de l’ABT-450/r, une anti-protéase de 2ème génération boostée par le ritonavir, coformulée avec l’ombitasvir (inhibiteur NS5A) en uncomprimé/jour, et le dasabuvir (inhibiteurNS5B) qui, lui, est pris en deux fois par jour. Les trois molécules ont chacune une cible différente sur le virus. Dans l'étude TURQUOISE-I, les trois antiviraux directs et la ribavirine ont été pris pendant 3 ou 6 mois par des personnes co-infectées VIH-VHC de génotype 1.

Avant l'essai, des études sur les interactions médicamenteuses chez des volontaires sains ont montré que les médicaments "3D" n’ont pas d’interactions avec le Truvada, le Reyataz et l’Isentress. Le ritonavir qui booste l’ABT-450 agit également pour booster le Reyataz. L’étude a inclus 63 personnes co-infectées (90 % étaient des hommes),dont une majorité de personnes naïves (67 %, non traitées avant) et des personnes en échec (rechuteurs, répondeurs partiels et nuls répondeurs).

Environ 90 % avaient le sous-type 1a du VHC, environ 25 % avaient la variante du gène IL28B CC favorable, et 20 % avaient une cirrhose. Tous avaient une charge virale VIH indétectable et prenaient Truvada et Reyataz ou Isentress. La moitié a pris le schéma "3D" et la ribavirine pendant 12 semaines et l’autre moitié pendant 24 semaines. Le groupe prenant le traitement sur 3 mois a montré un taux de réponse virologique soutenue 3 mois après la fin du traitement (RVS à 3 mois ou guérison virologique) de 94 %. Les deux tiers dans le groupe prenant le traitement sur 6 mois avaient atteint les trois mois post traitement, et le taux de RVS chez eux était de 95 %. Deux participants ont connu un échec virologique. Ils cumulaient les facteurs les moins favorables (répondeurs nuls à un précédent traitement, atteints de cirrhose, sous-type 1a du VHC, etc.). Le schéma "3D" et la ribavirine ont été assez bien tolérés, il n’y a pas eu d’effets indésirables graves, ni d’abandon de traitement. Les effets indésirables les plus fréquents étaient la fatigue, l’insomnie, un peu d’anémie (due à la ribavirine), les nausées et les maux de tête (céphalées).

Le schéma "3D" associé à la ribavirine a été efficace et bien toléré. Ces résultats sont comparables à ceux dans la mono infection avec la même combinaison. Les experts pensent que les personnes avec le sous type 1b n'ont probablement pas besoin de rajouter la ribavirine avec le schéma "3D" et que trois mois de traitement suffiront à la majorité des personnes.

Sovaldi + ribavirine peinent dans la co-infection

Le schéma sans interféron de sofosbuvir (Sovaldi) et ribavirine pendant 6 mois a fait l’objet d’une étude (Photon 2) chez des personnes co-infectées VIH-VHC de génotypes 1, 2, 3 ou 4. Les résultats diffèrent selon les génotypes, le sous-type du génotype 1 et la présence ou non de cirrhose. Cet essai a inclus 274 personnes co-infectées en Europe et en Australie.

La plupart (81 %) étaient des hommes, l'âge moyen était de 47 ans, avec 41 % de génotype 1 (dont une majorité de sous-type 1a, le "coriace"), 39 % de génotype 3, 11 % de génotype 2 et 9 % de génotype 2. La plupart des participants (80 %) de l’essai étaient des naïfs (non traités auparavant), 20 % avaient une cirrhose et la moitié avait la variante du gène IL28B favorable (CC). Presque tous les participants étaient sous traitement antirétroviral VIH efficace (Truvada +Sustiva ou Isentress ou Prezista ou Reyataz). Le sofosbuvir n’a pas d’interactions avec ces antirétroviraux. Tous les participants ont reçu le sofosbuvir (400 mg une fois par jour) et la ribavirine (en fonction du poids de 1000 à 1200 mg/jour). Un petit nombre de participants de génotype 2 et naïfs (19 personnes) ont été traités pendant 3 mois, mais tous les autres ont été traités pendant 6 mois. Les taux de réponse virologique soutenue (RVS à 3 mois) 3 mois après la fin du traitement étaient de 85 % pour les personnes de génotype 1, de 88 % pour le génotype 4. En revanche, parmi les participants de génotype 1, les taux de réponse étaient plus élevés pour ceux qui n’avaient pas de cirrhose (87 % de sous-type 1a et 100 % pour le sous-type 1b) par rapport à ceux atteints de cirrhose (62 % pour le 1a et 75 % pour le 1b). La présence d'une cirrhose a un impact significatif sur la réussite de ce schéma.

Les taux de guérison étaient plus faibles pour les patients de génotype 1a et porteurs d’une cirrhose. Pour les autres génotypes, la cirrhose avait un peu moins d'impact. Les effets indésirables les plus fréquents chez les personnes traitées pendant 24 semaines étaient la fatigue (20 %), l’insomnie (17 %), les céphalées (16 %), les nausées (15 %) et la diarrhée (11 %), des élévations de bilirubine chez ceux prenant du Reyataz et de l’anémie chez 10 % des participants. Il y a eu trois arrêts de traitement en raison d'événements indésirables.

Conclusion : ce schéma sofosbuvir + ribavirine peut être une bonne option pour les personnes co-infectées avec le génotype 2 ou 3, sans cirrhose, sans échec préalable pour les génotypes 3, et d’une durée de 6 mois pour les génotypes 3 (comme déjà montré par l’essai Photon-1 présenté à la CROI 2014). Pour les autres génotypes et en présence d’une cirrhose, il parait nécessaire d’associer un autre antiviral direct au sofosbuvir (siméprevir, daclatasvir selon le génotype et si échec antérieur) ou une autre combinaison (Abbvie, etc.).

Source :
Seronet

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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 08 Jan 2015 - 10:39
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Antirétroviraux génériques : la position du TRT-5

Le 08 Janvier 2015

L’arrivée en France des antirétroviraux génériques, depuis 2013, suscite beaucoup d’interrogations chez les personnes vivant avec le VIH, les médecins et les activistes. En 2014, la journée annuelle du TRT-5 a permis d’aborder les questions relatives à la qualité et à la sécurité des médicaments génériques en France et de favoriser les échanges entre chercheurs, institutionnels, médecins, associations, laboratoires et personnes vivant avec le VIH et/ou une hépatite virale. Le Collectif a publié, fin novembre, un texte de référence sur les génériques des médicaments anti-VIH : il est disponible ici.

http://www.actions-traitements.org/wp-c ... _2014_.pdf

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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 16 Jan 2015 - 20:03
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http://www.gilead.com/

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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 03 Fév 2015 - 19:05
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Rebonds virales VIH prédisent la fibrose chez les co-infectés VHC

Le 02 Février 2015

Les personnes coinfectés par le VIH et l'hépatite C (VHC) sont plus susceptibles de développer une fibrose hépatique s'ils présentent un rebond de la charge virale VIH, plutôt que juste un blip. Dans la revue HIV Medicine, les chercheurs ont étudié 288 co-infectés VIH/VHC sous traitement antirétroviral pour le VIH, avaient une charge virale indétectable entre 2 visites consécutives à la clinique , n'avaient pas été traités pour le VHC et n'avait pas de fibrose du foie .
Un blip VIH a été défini comme une charge virale d'entre 50 et 999 copies entre des résultats de tests indétectables . Un rebond du VIH a été défini comme ayant une charge virale d'au moins 50 copies lors de deux visites consécutives ou ayant une mesure unique d'au moins 1 000.

Pendant une moyenne de 1,1 an de suivi , 57 des participants (20 %) la fibrose du foie a augmenté . Les participants qui ont connu un rebond de VIH étaient 2,3 fois plus susceptibles d'évoluer vers la fibrose, alors qu'il n'y n'avait aucun risque accru pour ceux qui avaient eu des blips. Pour chaque exposition cumulative de 10 fois supplémentaire à la charge virale VIH, il y avait un risque augmenté de 20 % de la progression de la fibrose.

Les chercheurs ont déclaré que leurs conclusions ont souligné l'importance de maintenir une charge virale VIH indétectable lorsque les personnes sont co-infectés par l'hépatite C.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24837567

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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 05 Fév 2015 - 05:33
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Témoignage Coinfection VIH-VHC-VHB (Sofosbuvir + Daclatasvir et Truvada)

Pour les personnes nécessitant deux médicaments anti-VHC, les résultats des essais cliniques suggèrent de bons résultats avec le sofosbuvir + daclatasavir Le daclatasvir (firme BMS), a rendu un avis recommandant la mise en place d’accès compassionnels combinant le sofosbuvir et le daclatasvir, pour les adultes ayant un VHC de génotype 1 à haut risque de décompensation hépatique ou de mort dans les 12 mois. Il reconnait de plus que le bénéfice potentiel pourrait être étendu à d’autres génotypes. En France, des ATU nominatives au daclatasvir ont déjà été accordées par l’ANSM.


Attention aux accès compassionnels, mon traitement sovaldi/daclatasvir a été arrêté au bout de 3 semaines, à 15 jours j’étais en insuffisance rénal, le ttt est arrêté depuis le 15/01/2015, je n’arrive pas à m’en remettre, je pense qu’il y a augmentation de risque avec Sovaldi/Truvada, produit par Gilead, qui lui aussi peut provoquer un dysfonctionnement rénale, comme Viréad .

Pour les personnes coinfectées VIH-VHB-VHC, il y a de gros risque puisque le Viread contrôle le VHB et donc ne peut pas être dissocié si il est inclus dans votre traitement anti-VIH.

Mes chères amis pour celles et ceux qui cherche un coin de paradis ne courrez pas vers l’enfer...C’est du vécu
Amicales pensées à tous

Sovaldi + Ténofovir = Données non disponibles .

http://www.hep-druginteractions.org/interactions.aspx

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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 05 Fév 2015 - 09:07
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Tableau des médicaments antirétroviraux

http://www.seronet.info/sites/default/f ... idsmap.pdf

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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 06 Fév 2015 - 10:00
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Interview de MedicalResearch.com avec :
Prof. Jean-Michel Molina Etude PHOTON-2

Le 05 Février 2015

Recherche médicale : Quelle est l'origine de cette étude ? Quelles sont les principales conclusions ?

Prof. Molina : Le Traitement des patients co-infectés est compliqué par les interactions de drogue avec les médicaments contre le VIH, et les nouvelles DAAs ne sont pas très puissants sur les VHC G2 et 3.
Recherche médicale : Ce qui devraient voir les cliniciens et les patients de votre rapport ?
Prof. Molina : La simple combinaison de sofosbuvir et de la ribavirine (disponible sous forme de médicament générique) fournit des taux de réponse puissante au-dessus de 80 % des patients co-infectés avec tous les génotypes, et limite les interactions avec les médicaments contre le VIH.
Recherche médicale : Quelles recommandations avez-vous pour de futures recherches à la suite de cette étude ?
Prof. Dr. Évaluer les nouvelles combinaisons de DAAs, également avec l'activité pangenotypic et limiter les interactions avec les médicaments contre le VIH, mieux toléré et ce qui permet de plus courte durée du traitement.

Sofosbuvir et la ribavirine pour le traitement du virus de l'hépatite C chez les patients co-infectés par le VIH (PHOTON-2): une étude de phase 3 multicentrique, ouverte, non-randomisés

http://www.thelancet.com/journals/lance ... 1/abstract

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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 23 Fév 2015 - 05:41
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L’essai 4D relance la piste de l’allègement thérapeutique

L’essai ANRS 162 4D sur la stratégie d’allègement de traitement anti-VIH (une trithérapie prise 4 jours consécutifs sur 7) a démarré. Le recrutement des participants a été lancé cet été. Le professeur Christian Perronne, investigateur coordonnateur de l’essai, et le docteur Pierre de Truchis, co-investigateur coordonnateur, expliquent, dans le détail, ce projet, ses objectifs et ce qu’ils en attendent. Interview.

Vous avez présenté en janvier dernier votre essai 4D souhaitant évaluer le succès virologique d’une prise d’antirétroviraux en 4 jours sur 7. Qu’en est-il du recrutement et du calendrier de cette étude conjointe avec l’ANRS ?

Christian Perronne et Pierre de Truchis : L’essai ANRS 162 4D a finalement vu le jour cette année, il s’agit d’un essai étudiant l’efficacité et la tolérance d’un traitement de maintenance (1) par trithérapie prise 4 jours consécutifs sur 7, chaque semaine, chez des patients en succès thérapeutique (c’est-à-dire avec une charge virale indétectable depuis plus de un an sous trithérapie classique, sans mutations de résistance aux antiviraux). Il est prévu d’inclure 100 patients dans l’essai, et 17 centres français ont été retenus pour les inclusions. Les premiers centres ont été ouverts en juillet 2014, et le rythme élevé des inclusions, même en période d’été, du fait de la forte demande des patients et des investigateurs, laisse présager que les inclusions seront terminées d’ici la fin du mois de septembre 2014.

A-t-on une idée de la date des premiers résultats ?

Le suivi des patients dans l’essai est de 1 an, et la fin de l’essai devrait se situer à l’automne 2015, avec une analyse des résultats fin 2015 et leur communication début 2016.

Qu’est-ce qui a incité votre équipe à lancer cet essai et quels en sont les objectifs ?

L’idée de la possibilité de proposer un allègement thérapeutique à des patients en succès sous traitement est ancienne. Elle a déjà fait l’objet de nombreuses études. Plusieurs stratégies ont été testées, passage en bithérapie ou trithérapie de nucléosides, en monothérapie d’antiprotéases, combinaison simplifiée avec traitement en prise unique quotidienne, etc. Ces stratégies ont toutes montré des limites, soit en termes d’efficacité, de risque d’échappement virologique (ré-augmentation de la charge virale), soit en termes de limitation des indications possibles à des catégories très restreintes de patients.

L’idée de la réduction hebdomadaire des prises d’antirétroviraux revient à Jacques Leibowitch, qui a proposé depuis une dizaine d’années cette stratégie de réduction progressive des doses à 6, puis 5 jours par semaine chez certains patients suivis en succès thérapeutique. Il apparaissait à l’époque que les essais d’interruption des ARV, et les essais de traitement intermittent avec des périodes longues d’interruption, n’étaient pas efficaces et même dangereux pour les patients qui voyaient leur charge virale remonter, avec une reprise d’une activation inflammatoire excessive du système immunitaire et un risque de sélection de résistance (2). L’idée était donc de réduire la posologie (dosage du traitement) des antirétroviraux pour en limiter la toxicité à long terme, et accessoirement le coût, tout en maintenant un contrôle parfait de la réplication virale, avec une charge virale toujours indétectable, pour éviter les risques d’échappement ou de résistance.

Les premières données publiées de cette cohorte de patients confirmaient la faisabilité et l’efficacité de cette stratégie, mais le nombre insuffisant de patients étudiés, leur origine monocentrique (3), et l’hétérogénéité des profils de patients, ne permettaient pas d’en affirmer la validité scientifique. Une étude plus large, chez des patients venant de plusieurs centres en France, avec des critères précis d’inclusion, et une analyse scientifique indépendante, était donc nécessaire pour permettre de mieux valider cette stratégie.

Après de longues discussions, il a été décidé par l’ANRS de conduire un essai exploratoire multicentrique non randomisé (4), dont les objectifs principaux sont de tester l’efficacité d’un traitement allégé pris 4 jours sur 7, en maintenance après un traitement en trithérapie efficace. De nombreux autres paramètres seront étudiés chez ces personnes : efficacité virologique avec mesure de la charge virale à un seuil inférieur à 50 copies/ml, étude de la résistance éventuelle, dosages pharmacologiques des médicaments, évaluation de l’évolution du réservoir viral et de l’activation inflammatoire sous traitement, tolérance et effets indésirables, adhésion du patient à la stratégie ou l’évolution de la qualité de vie.

Dans quelle mesure l’allégement thérapeutique est-il un enjeu important pour la santé et la qualité de vie des personnes séropositives ?

Les trithérapies classiques sont encore associées à la survenue de troubles fonctionnels multiples, par exemple à une fatigabilité accrue ressentie par les patients, même si les traitements modernes sont mieux tolérés que les thérapies plus anciennes. Certaines des trithérapies sont associées à des modifications métaboliques à long terme, d’autres à une toxicité sur le rein ou le foie dans certaines populations de patients, par exemple les personnes plus âgées. L’hypothèse serait donc qu’une "juste" réduction de la posologie puisse permettre de réduire la conséquence de la prise médicamenteuse qui est encore obligatoirement longue, puisque l’éradication de l’infection VIH n’est pas encore possible. Les essais actuels de traitement de maintenance allégé devraient commencer à répondre à la question du bénéfice individuel de cette stratégie sur la tolérance globale du traitement.

Dans les études préliminaires, il apparaît que les patients donnent des retours très positifs sur le fait de "suspendre" leur traitement le week-end, ce qui leur permet de mieux choisir leur stratégie thérapeutique qui s’inscrit le mieux dans leur mode de vie. Il sera nécessaire d’évaluer précisément l’impact de cette stratégie sur la qualité de vie, ce qui sera fait dans notre étude par des questionnaires de qualité de vie standardisés.

En termes de santé publique, il faudra vérifier aussi que ce type de stratégie ne représente pas un risque supplémentaire concernant la transmission du VIH, ce qui ne devrait pas être le cas puisque la réplication virale reste parfaitement contrôlée. Enfin, les conséquences sur la réduction du coût global de santé devront être évaluées.

Le nombre important de restrictions d’éligibilité dans l’essai vient-il de la difficulté à trouver un profil type de personnes séropositives pouvant suivre un allégement thérapeutique sans risque pour leur santé ?

Il s’agit encore actuellement d’une étude dite "pilote", puisque nous ne disposons pas encore de données contrôlées sur ces traitement de maintenance à posologie réduite, aussi est-il nécessaire de s’assurer que les patients inclus ne risquent pas (ou le moins possible) d’expérimenter un échappement virologique ou un risque de résistance, et donc il faut être sûr de l’efficacité totale du traitement en cours. De plus, il s’agit d’un essai thérapeutique et il est nécessaire de bien connaître les déterminants cliniques et biologiques du succès ou de l’échec d’une telle stratégie chez un patient donné ; ces deux impératifs expliquent la rigueur nécessaire des critères d’inclusion dans l’essai 4D.

Certaines précautions supplémentaires viennent de l’expérience des études préalables. Par exemple, il n’est pas prévu d’inclure des patients sous anti-intégrases car quelques cas d’échappement virologique et de sélection de mutations de résistance aux anti-intégrases ont été décrits sous traitement à dose réduite, ces médicaments ayant ce qu’on appelle une "faible barrière génétique à la résistance".

En résumé, les patients candidats à ce type de traitement de maintenance allégé sont des patients en succès thérapeutique confirmé sous leur traitement ARV précédent, sans antécédents de résistances aux antirétroviraux, ce qui représente, en théorie, la majorité des patients actuellement suivis.

On le voit avec la PrEP (prophylaxie pré exposition) ou le TASP (traitement en prévention) : l’observance est une condition essentielle du succès de la prévention biologique du VIH. Quelle place prend ce paramètre dans l’essai et comment sera-t-il analysé ?

La bonne prise des ARV est, et reste, un élément essentiel du succès thérapeutique, en particulier chez les patients ayant une réplication virale (charge virale détectable) et débutant une combinaison d’antirétroviraux. Chez les patients déjà en succès thérapeutique, à condition qu’il soit effectif depuis suffisamment longtemps, le maintien de ce succès est plus facile à obtenir, et l’hypothèse que nous avons est qu’il est possible de le maintenir avec moins de médicaments. Il est cependant nécessaire que les prises demeurent régulières et que les patients sous traitement allégé ne diminuent pas trop leurs prises d’antirétroviraux, sous peine de risque de reprise de la réplication virale : aussi l’observance thérapeutique, ou plutôt l’adhésion du patient à ce nouveau schéma, doivent demeurer élevées. C’est pourquoi une évaluation stricte et multiple de la prise des ARV a été prévue dans le cadre du protocole ANRS 162 4D : retour des boites de médicament et comptage des comprimés pris effectué par les pharmaciens des centres, carnet d’autosurveillance rempli quotidiennement par les personnes, et sous-étude chez une partie des patients inclus par évaluation de l’observance grâce à l’utilisation de piluliers à bouchon électronique qui permettront de retracer l’historique exact des prises de médicaments. Nous espérons grâce à ces données fournir des renseignements précis sur la faisabilité de ces stratégies.

La forte demande et la forte participation des patients sollicités font espérer que nous pourrons obtenir d’ici un an des éléments plus précis et fiables pour pouvoir recommander ce type de stratégie à plus grande échelle.

(1) : Traitement de maintenance : On parle aussi de traitement de suite lorsque le virus est indétectable depuis des mois. C’est la stratégie qui fait suite au traitement d’attaque ou d’induction. Lorsque le virus n’est pas encore contrôlé, il faut une puissance antirétrovirale importante et une observance maximale. Il s’agit de taper fort sur le virus tous les jours pour l’écraser et empêcher l’émergence de résistances. Lorsque le virus est indétectable, d’autres stratégies sont parfois possibles : monothérapie d’antiprotéases boostée, réduction de prises, etc.
(2) : Sélection de résistance : apparition de résistances aux antirétroviraux dues à des mutations successives du virus.
(3) : Personnes suivies sur un site unique
(4) : Essai exploratoire multicentrique non randomisé : une étude qui se déroule sur plusieurs lieux différents. Ici, les participants forment un seul groupe, il n’y a pas de groupe témoin.

Les centres investigateurs de l'essai 4D

Fort-de-France : Hôpital Ménard
Bobigny : Hôpital Avicenne
Caen : CHU Côte de Nacre
Corbeil Essones : Centre hospitalier sud francilien
Dijon : Hôpital Le Bocage
Kremlin Bicêtre : Hôpital Bicêtre
Montpellier : Hôpital Gui de Chauliac
Paris : Hôpital Pitié-Salpêtrière, Hôpital Saint-Antoine, Hôpital Bichat, Hôpital Necker, Hôpital Tenon, Hôpital européen Georges Pompidou
Suresnes : Hôpital Foch
Toulouse : Hôpital Purpan
Tours : Hôpital Bretonneau

L’allègement thérapeutique made in Seronet

Le 23 Février 2015

Depuis longtemps, la réduction du nombre de prises hebdomadaires du traitement suscite l’intérêt des personnes sous traitement. Cette piste thérapeutique est enfin mise à l’essai depuis peu par les scientifiques. Mais en l’absence actuelle de cadre officiel, comment les personnes s’organisent-elles dans la mise en œuvre de cette stratégie ? Pour le savoir, Seronet a lancé un questionnaire en 2014 dont voici les principaux résultats.

Alors que l’essai ANRS 4D, lancé à l’été 2014, étudie l’efficacité d’un allègement d’antirétroviraux de 7 à 4 prises par semaine, il n’existe toujours aucune étude scientifique ; seules les données cliniques observées et médiatisées par Jacques Leibowitch prônent l'allègement de certaines molécules pour un certain profil de personnes triées sur le volet. L’enquête EVE, recherche conjointe de Aides et de l’Inserm sur les effets indésirables des traitements VIH chez les femmes, s’est également attardée sur la question de l’allègement et de sa pratique par les femmes pour réduire les effets indésirables des traitements, peu ou mal pris en compte par les médecins. Seronet a souhaité interroger plus globalement les utilisateurs du site pour essayer de mieux connaître les personnes qui allègent et comprendre comment elles le font.

121 personnes ont répondu au questionnaire en ligne entre juin et octobre 2014, un petit échantillon dont le traitement des données statistiques a été réalisé par la Mire (Mission innovation, recherche et expérimentation) de Aides.

L’âge médian des répondants est de 48 ans, avec une découverte de séropositivité ancienne (plus de 20 ans) pour 38 % d’entre eux. Les deux tiers des personnes qui ont répondu sont des hommes, dont un peu plus de la moitié est homosexuelle. Seuls 6 % se déclarent consommateurs de produits psychoactifs et moins de 1 % comme personnes migrantes. Mais la quasi-totalité de l’échantillon (93 %) indique avoir déjà pratiqué l’allègement au cours des 12 derniers mois. Preuve que cette stratégie, depuis longtemps en débat parmi la communauté scientifique, a trouvé une assise et un intérêt quotidien pour beaucoup de personnes sous traitement. Pourtant, 65 % d’entre elles déclarent ne pratiquer l’allègement que depuis 1 an voire moins. Les répondants sont seulement 18 % à le faire depuis plus de 2 ans. Et tous n’appliquent pas la même méthode. Une majorité ne prend tout simplement pas son traitement tous les jours, quand 16 % espacent les prises et 15 % ne prennent pas tous les comprimés prescrits à chaque prise. Cependant, 8 % ont complément arrêté leur traitement, ce qui n’est pas recommandé du tout et sort du cadre strict et expérimenté de l’allègement.

Diminuer les effets indésirables ressentis, prendre moins de médicaments et ne plus se sentir surdosé-e motivent 45 % des répondants à l'allègement thérapeutique. 35 % le font en prévision du risque d'apparition des effets indésirables et 22 % pour faciliter la prise de leur traitement au quotidien. Mais les avis restent partagés sur les effets réels de l’allègement. Si 53 % des interrogés déclarent se sentir "mieux" ou "bien mieux" quand ils réduisent leur prise, 43 % d’entre eux ne notent pas de changement significatif sur leur état comparé à un schéma de prise classique.

Une décision intime malgré les bonnes relations avec son médecin

C’est le paradoxe de ces résultats. Alors que 88 % des répondants se déclarent "satisfaits" ou "très satisfaits" de leur relation avec leur médecin VIH, 39 % ont pris la décision de l’allègement thérapeutique d’eux-mêmes, et n’ont jamais évoqué le sujet avec leur médecin. 23 % ont commencé seul, puis en ont discuté avec leur médecin. Et 27 % seulement allègent en concertation avec ce dernier ; ce qui peut être capital en raison du suivi plus poussé et régulier qu’impose une réduction de prise de son traitement. Ce qui amène à la question du maintien de l’efficacité des médicaments sur le contrôle du virus. Car l’intérêt de l’allègement repose sur l’amélioration de la qualité de vie sans contrepartie négative sur la santé. Ici, on observe que les personnes demeurent attentives à leur charge virale. Plus de 92 % avaient fait un bilan dans les 6 mois précédent l’allègement et 62 % moins de deux mois avant. Et lors de ce bilan de charge virale, celle-ci était indétectable pour plus de 87 % d’entre eux. Et seulement 5 % des personnes interrogées ont commencé à alléger sans connaitre leurs résultats virologiques.

Malgré le faible échantillon, ces données montrent que l’allègement thérapeutique dans le traitement VIH est un enjeu important pour les personnes séropositives, qui prennent des traitements au long cours. Et elles démontrent aussi la nécessité d’un cadre de référence, s’appuyant sur des résultats d’études, pour bien accompagner les personnes dans ce choix, qui ne doit pas oublier l’importance intrinsèque du traitement et du suivi médical.

Seronet

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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 23 Fév 2015 - 19:19
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Le rebond viral du VIH est lié à la progression des lésions hépatiques chez les personnes co-infectées par le VIH et l’hépatite C

Le rebond viral du VIH est lié à la progression des lésions hépatiques chez les personnes co-infectées par le VIH et l’hépatite C

Les lésions hépatiques progressent chez les personnes séropositives atteintes d’hépatite C si leur charge virale en VIH rebondit, ont rapporté des chercheurs canadiens dans HIV Medicine. Une masse croissante de données indiquent que les lésions hépatiques se produisent plus rapidement chez les personnes co-infectées par le VIH et l’hépatite C, mais les raisons de ce phénomène ne sont pas bien comprises.

Les chercheurs ont défini le rebond du VIH comme une charge virale supérieure à 1 000 copies/ml ou encore comme une charge virale détectable lors de deux tests consécutifs. Les chercheurs ont également évalué les augmentations passagères (blips) de la quantité de VIH; l’équipe a défini celles-ci comme une seule mesure de la charge virale se situant entre 50 et 100 copies/ml lorsque la mesure précédente et la mesure suivante étaient indétectables.

Les participants faisaient partie de la Cohorte canadienne de co-infection. La majorité des 288 participants étaient des hommes âgés en moyenne de 45 ans. Au début de l’étude, tous les participants suivaient un traitement contre le VIH, avaient une charge virale indétectable en VIH et ne présentaient aucune lésion hépatique.

Au cours d’une seule année, 57 (20 %) participants ont subi des lésions hépatiques (fibrose). Le rebond de la charge virale en VIH a été associé à l’apparition des lésions hépatiques, alors que les augmentations passagères de la charge virale n’y ont pas été associées.

« La progression de la fibrose hépatique a été associée au rebond du VIH, mais pas aux blips, et à l’exposition cumulative croissante à l’ARN VIH, ce qui souligne l’importance d’obtenir et de maintenir la suppression du VIH dans le contexte de la co-infection VIH/VHC », ont conclu les auteurs de l’étude. (HIVandhepatitis.com, février 2015, en anglais)

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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 24 Fév 2015 - 11:44
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Harvoni (ledipasvir/sofosbuvir) Coinfection VIH-VHC Génotype 1

Le 23 Février 2015

Douze semaines de Gilead Sciences' Harvoni (ledipasvir/sofosbuvir) a donné un taux de guérison de 98 % contre l'hépatite C (VHC) parmi les patients avec le génotype 1 et qui sont co-infectés par le VIH. Les chercheurs dans une étude pilote de Phase IIb ouvertes, ont donné Harvoni pendant 12 semaines à 50 patients naifs et non cirrhotiques . Ils ont publié leurs conclusions dans le Journal of the American Medical Association.

98% (49 sur 50) des participants ont atteint une réponse virologique soutenue à 12 semaines après avoir terminé le traitement (SVR12, considéré comme un remède). L'un des participants qui n'était pas guéri a connu une rechute virale à 4 semaines après avoir terminé le traitement. Plus tard, les chercheurs ont découvert que le virus de cette personne avait une mutation génétique qui est liée à la résistance aux inhibiteurs de NS5A, la classe de la drogue à laquelle le ledipasvir appartient.

Les effets indésirables les plus fréquents étaient la congestion nasale (16 %) et des douleurs musculaires (14 %). Personne n'a cessé de traitement en raison d'effets secondaires, et il n'y a pas d'effets secondaires graves.

http://jama.jamanetwork.com/article.asp ... id=2173266

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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 24 Fév 2015 - 12:04
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Sida : Ipergay, hyper bonne nouvelle

Le 23 Février 2015

Une pilule, avant, pendant et après une relation sexuelle à risque. Et, au final, des résultats presque parfaits, avec un risque quasi nul d’être contaminé par le virus du sida. C’est ce que l’on appelle la «prep», pour «prophylaxie pré-exposition». Ce soir, à Seattle aux Etats-Unis, lors du très sélect congrès de la CROI (Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections), seront rendus publics les résultats définitifs de l’essai dit «Ipergay». Ils risquent de bouleverser les politiques de prévention en matière de sida.

Cet essai est unique au monde, en tout cas sous cette forme. Mis en ...

http://www.liberation.fr/societe/2015/0 ... le_1208535

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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 24 Fév 2015 - 16:18
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VIEKIRA PAK Coinfection VIH-VHC Génotype 1

Le 24 Février 2015

AbbVie a annoncé les résultats de la partie de son étude ouverte de phase 2, TURQUOISE-I, pour les patients de génotype 1 chroniques de l'hépatite C avec l'immunodéficience humaine de type 1 du virus (VIH-1) co-infection ont été publiés en ligne dans le Journal de l'American Medical Association (JAMA). Des Sous-analyses complémentaires seront également présenté dans les deux présentations orales et par affiches sur le 26 février, lors de la Conférence annuelle sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI) à Seattle, Wash.

L'étude TURQUOISE-je chez les co-infectés par le génotype 1 (GT1) virus de l'hépatite C (VHC) et le VIH-1 recevant VIEKIRA PAK et la ribavirine (RBV) pour 12 semaines ou 24 semaines ont obtenu des taux de réponse virologique soutenue 12 semaines après le traitement (SVR12) de 94 % (n = 29/31) et 91 pour cent (n = 29/32), respectivement. Les taux de SVR12 étaient de 91 % (n = 51/56) pour les sujets atteints d'une infection VHC GT1a et 100 % (n = 7/7) pour ceux qui ont une infection VHC GT1b.

«Il est fréquent que les gens vivent avec les deux , GT1 par le VHC et le VIH, mais les données justificatives traitement de l'hépatite C chronique chez ces patients co-infectés ont été limités», affirme Michael Severino, MD, vice-président exécutif, recherche et développement et directeur scientifique officier, AbbVie. "TURQUOISE-I est l'une des rares études spécialisées qui cherchent spécifiquement à cette population historiquement difficiles à traiter et nous sommes fiers d'offrir à la communauté du VHC une option importante nouvelle de traitement."

VIEKIRA PAK est contre-indiqué avec l'efavirenz (Sustiva), car la co-administration est mal tolérée et entraîne l'élévation des enzymes hépatiques. Le composant de ritonavir VIEKIRA PAK est un inhibiteur de la protéase du VIH-1 et peut sélectionner pour le VIH-1 résistance aux inhibiteurs de protéase.

Les événements indésirables les plus fréquents survenant chez au moins 10 % des patients dans TURQUOISE-I étaient la fatigue (48 %), l'insomnie (19 %), des nausées (17 %), des maux de tête (16 %), démangeaisons (13 %), la toux (11 %), l'irritabilité (10 %), et le jaunissement des yeux (10 %). Dans cette analyse de l'étude TURQUOISE-I, certaines valeurs de laboratoire chez les patients prenant paritaprevir / r / ombitasvir et dasabuvir avec RBV ont été examinés, y compris l'hémoglobine, les cellules T CD4 +, et le nombre de lymphocytes .

http://www.pharmabiz.com/NewsDetails.as ... &sid=2

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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 25 Fév 2015 - 10:45
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Video : « Salade ou hamburger ? » Bien manger à la sauce Actions Traitements

Le 24 Février 2015

Quand on est séropositif, il est conseillé de faire attention à son alimentation. En effet, de bonnes habitudes alimentaires permettent d’optimiser ses défenses immunitaires, d’améliorer et de protéger son état de santé. En ce sens, y-a-t’il des aliments interdits pour les séropositifs ? Existe t-il un « modèle » alimentaire particulier ? Que dois-je (et comment) cuisiner ? Est-il possible de prendre certains compléments et/ou vitamines et dans quelles circonstances ? Florence Waxin vous donne toutes les information pour se faire plaisir en mangeant mieux.



Voir la vidéo :

http://public.weconext.eu/actions-trait ... flash.html

Le problème c'est le haut de la pyramide Roll On Floor

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coquelicot
Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 25 Fév 2015 - 15:42
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Merci Fil pour le partage d'informations

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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 03 Mar 2015 - 10:41
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Attachement inhibiteur prodrogue BMS-663068 chez les sujets expérimentés antirétroviraux : analyse de la semaine 48
http://www.microsofttranslator.com/bv.a ... roi_38.htm
http://www.croiwebcasts.org/console/pla ... Video&

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Sujet du message: Re: élimination spontanée  MessagePosté le: 05 Mar 2015 - 04:24
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Isentress : version pédiatrique généricable

Le 04 Mars 2015

Le Medecine Patent pool (communauté de brevets), organisme international qui négocie la délivrance de licence pour la fabrication de médicaments génériques, bien moins onéreux, a annoncé le 24 février dernier un accord avec le laboratoire américain Merck Sharp & Dohme-Chibret pour un antirétroviral prescrit dans le cadre de la prévention de la transmission mère/enfant, le raltégravir (Isentress). Grâce à cette licence obligatoire, les fabricants de génériques et les autres laboratoires pourront mettre en vente une version pédiatrique de cette molécule, pour le traitement des nourrissons à partir de 4 mois. Et cela dans les pays où le VIH tue le plus d’enfants. Une excellente nouvelle annoncée pendant la Conférence internationale sur les rétrovirus — dont le VIH fait partie — sachant que le raltégravir était déjà recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme traitement de troisième ligne pour les très jeunes personnes séropositives. Un accord salué également par le PEPFAR, programme américain de financements d’antirétroviraux dans les pays pauvres.

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