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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Jl 2022 - 05:59
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Le dépistage du carcinome hépatocellulaire est nécessaire même après sept ans de traitement contre l’hépatite C

Le risque de carcinome hépatocellulaire (CHC) diminue après un traitement par antiviraux à action directe, mais il reste suffisamment élevé pour justifier un dépistage pendant au moins sept ans après la guérison de l’hépatite C, selon un nouveau rapport.

Parmi les patients atteints d’une cirrhose et ayant un score Fibrosis-4 (FIB-4) de 3,25 ou plus, l’incidence de CHC a semblé diminuer progressivement chaque année jusqu’à sept ans après l’obtention d’une réponse virologique soutenue, bien que le taux soit resté supérieur au seuil de 1 % par an qui justifie le dépistage.

L’équipe de recherche a analysé les dossiers médicaux électroniques de l’entrepôt de données d’entreprise des anciens combattants (Veterans Affairs Corporate Data Warehouse), un répertoire national de dossiers de l’Administration de la santé des Anciens combattants (Veterans Health Administration) développé spécifiquement à des fins de recherche.

Les chercheurs ont inclus 29 033 patients dans le système de soins de santé des anciens combattants qui avaient été infectés par le virus de l’hépatite C et traités par des antiviraux à action directe entre janvier 2013 et décembre 2015. Les patients présentaient une réponse virologique soutenue, définie comme une charge virale inférieure à la limite inférieure de détection au moins 12 semaines après la fin du traitement.

Les patients ont été suivis quant à la survenue d’un CHC incident jusqu’en décembre 2021. Les chercheurs ont ensuite calculé l’incidence annuelle au cours de chaque année de suivi après le traitement.

Environ 96,6 % des patients étaient des hommes, et 52,2 % étaient des personnes d’origine ethnique blanche non hispanique. La moyenne d’âge était de 61 ans. Les affections les plus fréquentes étaient le trouble lié à la consommation d’alcool (43,7 %), le trouble lié à l’usage de substances (37,7 %) et le diabète (28,9 %).

Parmi les 7 533 patients atteints d’une cirrhose avant le traitement, 948 (12,6 %) ont développé un CHC pendant une période de suivi moyenne de 4,9 ans. Parmi les patients présentant des scores FIB-4 de 3,25 ou plus, l’incidence annuelle de CHC a diminué, passant de 3,8 % la première année à 1,4 % la septième année. Elle est cependant restée substantielle jusqu’à sept ans après une réponse virologique soutenue. Parmi les patients atteints d’une cirrhose et présentant un score FIB-4 élevé, le taux annuel de CHC a varié de 0,7 % à 1,3 % et n’a pas changé de manière significative au fil du temps.

Parmi les 21 500 patients sans cirrhose avant le traitement, 541 (2,5 %) ont développé un CHC pendant une période de suivi moyenne de 5,4 ans. Le taux d’incidence était significativement plus élevé chez les patients présentant des scores FIB-4 élevés. Parmi les patients sans cirrhose mais qui avaient un score FIB-4 élevé, le taux annuel de CHC est resté stable mais substantiel (de 0,8 % à 1,3 %) pendant une durée allant jusqu’à sept ans.

Dans une analyse de sous-groupes ayant examiné l’incidence de CHC en fonction des variations des scores FIB-4 avant et après le traitement, le taux est resté élevé chez les patients atteints d’une cirrhose, quelle que soit la variation du score. Parmi les patients sans cirrhose mais ayant présenté un score FIB-4 élevé de manière persistante, l’incidence était élevée. Chez les patients sans cirrhose dont le score FIB-4 a baissé, l’incidence était plus faible.

Le Dr George N. Ioannou, auteur principal de l’étude et professeur de médecine à l’Université de Washington (University of Washington), a déclaré : « l’étude démontre une nette diminution du risque de cancer du foie au fil du temps après la guérison de l’hépatite C dans le groupe le plus à risque. C’est une très bonne nouvelle pour les patients. Cependant, même avec cette diminution du risque jusqu’à sept ans après l’élimination de l’hépatite C par des antiviraux à action directe, le risque reste suffisamment élevé pour justifier un dépistage du cancer du foie. »

Medscape

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Sujet du message:   MessagePosté le: 27 Jl 2022 - 08:51
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JOURNÉE MONDIALE CONTRE LES HÉPATITES VIRALES



Pdf :

https://soshepatites.org/wp-content/upl ... _V0726.pdf

L’élimination des hépatites virales en France est possible : assurons ensemble l’information, la déstigmatisation, la prévention et la vaccination !

En 2022, les infections chroniques par les hépatites B et C sont la principale cause de cancer du foie dans le monde.
Pour l’hépatite C, malgré les traitements efficaces qui permettent la guérison dans 99 % des cas, il resterait encore en France 100 000 malades dont 20 % ne connaissent pas leur statut.
Concernant l’hépatite B, malgré un vaccin efficace, qui prévient la contamination(1) et des traitements « à vie » qui contrôle la maladie, il resterait encore en France plus de 135 000 malades dont 80 % ne connaissent pas leur statut.

Cette réalité est intolérable pour SOS Hépatites qui invite chaque usager du système de santé à être ambassadeur de la prévention, et à rester acteur de sa santé et de la santé publique !

→ Parce que les conséquences dramatiques de la crise Covid-19 sur la prise en soin de l’ensemble des maladies, du dépistage au suivi médical, sont connues : le nombre de patients ayant initié un traitement par antiviraux à action directe (AAD) dans le traitement de l’hépatite C chronique diminue : 14 140 en 2018, 10 724 en 2019, 6 970 en 2020 et 4 652 sur les trois premiers trimestres 2021(2) ;
→ Parce que le niveau de réserves de sang est historiquement bas : chaque usager du système de santé doit se rappeler qu’une personne qui a guéri de l’hépatite B ou de l’hépatite C ne peut pas donner son sang, malgré la guérison elle reste toujours exclue du don de sang ;
→ Parce que nous disposons de nombreux outils de prévention, de réduction des risques et des dommages : plus que jamais ce 28 juillet 2022, Journée mondiale de lutte contre les hépatites virales, chaque usager du système de santé doit savoir et faire du bruit « les hépatites virales ne peuvent plus attendre » ! La LUTTE est MONDIALE et « en France aussi les personnes vivant avec une hépatite virale doivent être diagnostiquées le plus précocement possible, accompagnées dans le soin et accompagnées à prendre soin de leurs proches. Portons ensemble sans relâche l’information sur les hépatites virales, leur déstigmatisation et leur élimination » insiste Pascal Mélin, Président de la Fédération SOS Hépatites & Maladies du foie.

https://soshepatites.org/journee-mondia ... virales-2/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 28 Jl 2022 - 11:49
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Journée mondiale contre l’hépatite 2022 : tour d’horizon des travaux soutenus par l’agence pour faire avancer la recherche



Malgré le fait qu’un vaccin efficace soit disponible, l’hépatite B représente encore aujourd’hui un problème majeur de santé publique mondiale. Selon l’OMS, il y avait 296 millions de porteurs chroniques du virus dans le monde en 2019, cette maladie est également la première cause de cancer du foie. Le VHB et les complications qu’il génère ont causé 820 000 morts en 2019.

La co-infection avec le VHD entraine l’aggravation de la maladie et un risque plus élevé de développer une cirrhose ou un cancer du foie.
Il n’existe pas, à l’heure actuelle, de traitements curatifs pour ces deux hépatites.

Quant à l’hépatite C, bien que les infections par le virus n’entrainent généralement pas de maladie mortelle, elle peut toutefois donner lieu à des inflammations aiguës et chroniques du foie. D’après l’OMS, 58 millions d’individus sont porteurs chroniques de l’hépatite C, avec 1,5 million de nouvelles infections par an. En 2019, 290 000 personnes en sont décédées. Il n’existe pas de vaccin efficace contre l’hépatite C et, même si des médicaments antiviraux sont disponibles et permettent de guérir plus de 95 % des personnes infectées par le virus, l’accès à ces derniers restes toutefois limité.

L'ANRS | Maladies infectieuses émergentes continue de se mobiliser pour faire avancer la recherche sur les hépatites virales et, ainsi, apporter des solutions aux millions de personnes qui en souffrent.


A l’occasion de la journée mondiale des hépatites, nous vous proposons de découvrir deux projets :

• ICONE, dont l’objectif est d’évaluer l'efficacité d'un modèle communautaire de dépistage de masse du virus de l’hépatite C chez les usagers de drogues actifs dans la ville de Montpellier En savoir plus : https://www.anrs.fr/fr/actualites/1123/ ... ojet-icone

• TA-PROHM, qui vise à concevoir et évaluer un programme de réduction de la transmission mère-enfant du virus de l’hépatite B au Cambodge en utilisant les outils disponibles dans le pays : https://www.anrs.fr/fr/actualites/1126/ ... t-ta-prohm

L’ANRS | Maladies infectieuses émergentes est impliquée depuis près de dix ans dans des programmes de recherche autour de la guérison du virus de l’hépatite B (VHB) et Delta (VHD). Tous les ans, la Task Force ANRS HBV Cure organise un workshop réunissant des experts internationaux afin de faire le point sur les avancées en matière de compréhension des hépatites chroniques B et Delta, mais également pour discuter des nouvelles cibles thérapeutiques et des nouveaux traitements. Le 9e workshop ANRS HBV Cure s’est tenu le 5 juillet dernier. Dans ce dossier, vous trouverez également ce qu’il fallait en retenir selon Fabien Zoulim, coordinateur de la Task Force, et un focus sur les travaux autour des hépatites B et Delta de la chercheuse Julie Lucifora.


Les articles de ce dossier :

• Focus sur le projet ICONE, pour réduire l’hépatite C chez les usagers de drogues : https://www.anrs.fr/fr/actualites/1123/ ... ojet-icone

• Focus sur le projet TA-PROHM pour limiter la transmission mère-enfant du virus de l'hépatite B au Cambodge : https://www.anrs.fr/fr/actualites/1126/ ... t-ta-prohm

• Entretien avec Fabien Zoulim et focus sur les travaux de Julie Lucifora : https://www.anrs.fr/fr/actualites/1124/ ... us-sur-les

https://www.anrs.fr/fr/actualites/1125/ ... utenus-par

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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Jl 2022 - 11:17
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VIH/Sida : le générique d’un remède préventif injectable sera déployé dans 90 pays (Unitaid)

Un nouvel accord permettra la production générique d’un traitement préventif injectable à longue durée d’action contre le virus du SIDA dans 90 pays où surviennent la majorité des nouvelles infections, a annoncé jeudi l’Agence sanitaire internationale, Unitaid.

Il s’agit d’un générique du « cabotégravir », qui offre deux mois de protection contre le VIH. L’accord de licence volontaire concernant les brevets relatifs au « cabotégravir » à action prolongée, permettra aux pays en développement, notamment en Afrique subsaharienne d’accéder à des génériques du traitement. Le générique est destiné à 90 pays ayant enregistré plus de 70 % du nombre total de nouvelles infections par le VIH en 2020.

Unitaid explique que cette version injectable de la prophylaxie préexposition (PrEP) – également appelée cabotégravir à action prolongée – est la dernière innovation en matière de prévention du VIH. Ce traitement s’avère 70 à 90 % plus efficace que la PrEP à prise orale quotidienne pour réduire le risque d’infection par le VIH et nécessite seulement six injections par an, selon l’organisation, qui collecte des financements contre les maladies.

« Il permet également d’atténuer les craintes d’une possible confusion des comprimés avec un traitement contre le VIH, qui exposerait la personne à des risques de stigmatisation », a expliqué Herve Verhoosel, porte-parole d’Unitaid.

Cette annonce survient à peine sept mois après la première approbation réglementaire du cabotégravir à action prolongée en PrEP dans le monde.


« Nous espérons qu’un tel accord favorisera la mise à disposition à grande échelle de produits génériques plus abordables en un temps record », a ajouté M. Verhoosel.

Une incidence importante sur les groupes à risque :

Chaque année, environ 1,5 million de personnes sont infectées par le VIH dans le monde. Au total, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait à plus de 37 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH à la fin de 2020, dont plus des deux tiers (25 millions) en Afrique subsaharienne.

Les initiatives d’amélioration de l’accès au cabotégravir à action prolongée en PrEP auront une incidence particulièrement importante pour les groupes qui affichent les taux d’infection les plus élevés, notamment les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, les femmes transgenres, les travailleurs du sexe, les adolescentes et les jeunes femmes.

Pour l’UNITAID, l’accès à une méthode efficace de prévention à longue durée pour le VIH pourrait ainsi contribuer grandement à la réalisation de l’objectif consistant à enrayer la transmission du VIH et à juguler l’épidémie d’ici 2030.

A noter que cet accord découle d’un appel lancé par Unitaid en mars 2022, invitant ViiV à développer une politique d’accès transparente pour le cabotégravir à action prolongée et à élargir cet accès au moyen de formules génériques. Il constitue le premier résultat d’une coalition plus large, également présentée ce jour, qui vise à accélérer la mise à disposition abordable et équitable de la PrEP à action prolongée dans les pays en développement.

https://news.un.org/fr/story/2022/07/1124562

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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Jl 2022 - 15:22
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L’HÉPATANTE N°61 – JUILLET 2022





https://mailchi.mp/soshepatites/lhpatan ... illet-2022

https://soshepatites.org/lhepatante-n61 ... -2022/[/i]

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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Août 2022 - 12:57
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NASHLETTER N°14 – JUILLET/AOÛT 2022






https://mailchi.mp/9998faba7d19/nashlet ... etaot-2022

https://soshepatites.org/nashletter-n14 ... aout-2022/

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 790#402790

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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Août 2022 - 15:41
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FORUM NATIONAL 24-25/11/2022 – APPEL À POSTERS






Inscriptions ouvertes prochainement !

Suivez-nous ! À très bientôt pour plus de détails !

L’équipe SOS Hépatites & Maladies.

https://soshepatites.org/forum-national ... a-posters/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Août 2022 - 06:13
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Un nouveau cas de rémission prolongée, 42 mois après l’allogreffe et 17 mois après l’interruption du traitement antirétroviral
D’après Dickter J et al., abstr. OALBB01, actualisé

Un 4e cas de rémission (City of hope patient) a été rapporté à cette conférence mondiale, après le patient de Berlin, le patient de Londres et la patiente de l’étude observationnelle IMPACT P1107.

Le patient décrit est infecté depuis 1988, avec un nadir de CD4 inférieur à 100/mm3. En 2018, à 63 ans, il a développé une LAM, traitée par chimiothérapie suivie d’une allogreffe d’un donneur homozygote CCR5-delta32 non apparenté HLA. Il a été traité de nombreuses années avec un contrôle de la charge virale. Toutefois, en 1999, un génotype de résistance a montré une résistance certaine à l’AZT, ABC, NVP, EFV et une résistance intermédiaire au TDF/TAF. Le traitement choisi pour réduire les interactions avant l’allogreffe était l’association TAF/FTC + DTG, poursuivie ensuite pendant 25 mois. Avant l’allogreffe, l’ADN viral était à 80 cp/million de cellules mononucléées sanguines (figure) et le virus présentait un tropisme R5 de façon majoritaire (taux de faux positifs de 10 %). Après l’allogreffe, 14 mois après l’interruption du traitement, le chimérisme était de 100 %. L’ARN viral plasmatique et l’ADN viral cellulaire restaient indétectables. Sur le plan de la réponse immunologique, il y avait une baisse modérée de la réponse humorale au VIH avec toujours présence de la réactivité p24, p40, p51/p55, gp120, gp160 sur le Western-Blot, mais sans réponse immunitaire cellulaire spécifique. Aucune infection n’était détectée en culture après déplétion des CD8. Un an après l’interruption du traitement antirétroviral, il y avait une forte réponse CD4 et CD8 à une stimulation antigénique par le CMV. En revanche, il n’y avait aucune réponse spécifique aux antigènes du VIH.

En conclusion, ce nouveau cas de rémission prolongée après une allogreffe d’un donneur homozygote CCR5-delta32 est à suivre avant de parler de guérison complète en raison du faible recul de 17 mois après l’interruption du traitement antirétroviral.


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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Août 2022 - 10:24
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Recommandations de prise en charge du VIH, des hépatites virales et des IST : rapport d’experts



https://cns.sante.fr/wp-content/uploads ... -08-01.pdf

https://cns.sante.fr/actualites/rapport-experts-2022/

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 797#402797

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Août 2022 - 15:36
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Le carcinome hépatocellulaire en Polynésie française

Le carcinome hépatocellulaire (CHC) est la troisième cause de décès par cancer dans le monde. Ses facteurs étiologiques les plus fréquents sont les hépatites virales B et C, mais aussi en Europe et aux États-Unis notamment, la consommation excessive d’alcool et le syndrome métabolique. Une équipe de Polynésie française a réalisé une étude descriptive et rétrospective de tous les cas diagnostiqués entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2017 dans ce territoire, où les prévalences du VHB (virus de l’hépatite B) et du syndrome métabolique sont élevées.

Leur travail a inclus 139 patients, d’âge moyen au diagnostic de 61,3 ans (± 11,3 ans). En 2017, le taux d’incidence standardisé du CHC en Polynésie française était de 8,2/100.000 habitants (13,5 pour les hommes et 2,7 pour les femmes). Il était particulièrement élevé dans l’archipel des Australes (43,1) où il était presque toujours associé au VHB. Globalement, les facteurs de risque les plus fréquemment observés étaient l’obésité (60%), l’alcool (56%) et le VHB (51%).

Il s’agit d’une situation très différente de celle de la métropole. L’incidence y est plus forte, la consommation d’alcool moins souvent en cause et le VHC y est quasiment inexistant. Surtout, l’obésité y est beaucoup plus fréquente (prévalence de 39% chez les adultes, une des plus élevées au monde) et l’incidence due au VHB y est 5 à 6 fois plus élevée malgré une couverture vaccinale proche de 100% chez les personnes nées en 1992 et après (date de la mise en place du programme de vaccination à la naissance). Ainsi l’âge moyen des personnes vaccinées en Polynésie française (moins de 25 ans en 2017) reste éloigné de l’âge moyen des personnes atteintes de CHC dû à l’hépatite B (56,6 ans [±11,3]). D’où le constat des auteurs : « Il faudra attendre de nombreuses années pour que la protection de la vaccination contre le VHB sur le risque de CHC soit vraiment effective. »

Ils préconisent donc la lutte contre obésité et diabète, le dépistage de la fibrose avancée et de la cirrhose chez les patients obèses ou diabétiques, le couplage de la vaccination à la naissance avec le dépistage du VHB dans la population adulte née avant la généralisation de la vaccination (au moyen notamment des Trods, « solution simple, efficace et peu coûteuse ») et le traitement des patients infectés.

Pour les auteurs, ces préconisations sont généralisables au reste de la planète, où l’incidence du CHC est en augmentation constante.

http://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2 ... _16_1.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 09 Août 2022 - 10:48
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Lignes directrices consolidées sur la prévention, le diagnostic, le traitement et les soins du VIH, des hépatites virales et des IST pour les populations clés



• Les directives consolidées de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) soulignent l’importance de s’attaquer aux obstacles structurels et aux comportements à risque qui empêchent cinq populations clés (à savoir les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes [HSH], les personnes transsexuelles/de genre divers, les travailleurs du sexe, les personnes qui s’injectent des drogues et les personnes en prison ou dans d’autres milieux fermés) d’accéder aux services de lutte contre le VIH, les hépatites virales et les infections sexuellement transmissibles (IST).

Pourquoi est-ce important ?

• Les directives consolidées soulignent la nécessité de mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination ; de fournir des outils clés, tels que des stratégies de réduction des préjudices, une prophylaxie pré-exposition et post-exposition, la vaccination, le dépistage pour encourager la prévention du VIH, des IST et des hépatites virales ; et de traiter les infections existantes.
Points clés

• Nouvelles recommandations concernant la prévention :

- Proposer le cabotégravir à longue durée d’action aux personnes présentant un risque important de contracter le VIH.
- Aborder le chemsex pour les populations clés et leurs partenaires sexuels (par exemple, la santé sexuelle et reproductive intégrée, les services de santé mentale, les aiguilles/seringues stériles).
- Hépatite C : proposer un test de la virémie de l’hépatite C tous les trois à six mois, parallèlement à des services de prévention fondés sur des données probantes.
• Traitement : viser une charge virale indétectable, c’est-à-dire sans possibilité de transmission (taux inférieur ou égal à 1 000 copies/ml).
- Fournir des traitements antirétroviraux pangénotypiques à action directe aux personnes atteintes d’une hépatite C récemment acquise et qui sont à risque permanent.
- Envisager un dépistage cytologique du cancer de l’anus, en particulier pour les HSH, les personnes transsexuelles/de genre divers et les autres personnes susceptibles d’avoir des relations sexuelles anales.
- Éviter les conseils axés sur le changement de comportement.
• Globalement : proposer la fourniture de services de soins de santé en ligne dans le cadre d’un éventail d’interventions.

https://www.who.int/publications/i/item/9789240052390

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 803#402803

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Sujet du message:   MessagePosté le: 11 Août 2022 - 15:56
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Moins d'un tiers des personnes atteintes d'hépatite C reçoivent un traitement en temps opportun

De nouvelles données d'un rapport CDC Vital Signs montrent que moins d'un tiers des personnes atteintes d'hépatite C reçoivent un traitement dans l'année suivant leur diagnostic malgré la disponibilité d'antiviraux à action directe.

"Environ 1% de la population adulte américaine est atteinte d'hépatite C. C'est l'une des principales causes de décès aux États-Unis, contribuant au décès d'environ 14 000 personnes chaque année", a déclaré la directrice adjointe principale par intérim du CDC, Debra E. Houry, MD , MPH . , a déclaré lors d'un point de presse.

Houry a déclaré que le nombre de nouvelles infections par le VHC aux États-Unis avait augmenté régulièrement depuis 2010, ce qui, selon elle, est "un autre résultat désastreux de la crise des opioïdes dans notre pays".

"Compte tenu de ce fardeau croissant , il est essentiel que nous comprenions comment atteindre davantage de personnes sous traitement contre l'hépatite C, y compris les personnes souffrant de troubles liés à l'utilisation de substances, pour sauver des vies et prévenir la propagation continue de cette infection grave", a déclaré Houry.

Les chercheurs ont utilisé les données de HealthVerity - une base de données administrative sur les réclamations et les rencontres - pour construire une cohorte d'adultes âgés de 18 à 69 ans infectés par le VHC qui ont été diagnostiqués entre le 30 janvier 2019 et le 31 octobre 2020. Tous les participants étaient inscrits en continu. en assurance pendant 60 jours ou plus avant et 360 jours ou plus après le diagnostic. Les chercheurs ont utilisé la modélisation pour évaluer l'association entre le début d'un traitement antiviral à action directe (DAA) et le sexe, l'âge, la race, le payeur et le statut de restriction Medicaid.

Dans l'ensemble, ils ont constaté que la prévalence de l'initiation du traitement DAA dans les 360 jours suivant le premier résultat positif au test d'ARN du VHC chez les bénéficiaires de Medicaid, Medicare et des assurances privées était de 23 %, 28 % et 35 %, respectivement. Parmi les personnes traitées, 75 % des bénéficiaires de Medicaid, 77 % des bénéficiaires de Medicare et 84 % des bénéficiaires d'une assurance privée ont commencé le traitement dans les 180 jours suivant le diagnostic.

"Une préoccupation particulière était la découverte que tous les types d'assurance ne sont pas égaux" , a déclaré Carolyn Wester, MD, MPH, directrice de la division des hépatites virales du CDC, lors de la réunion d'information.

Selon l'étude, les cotes ajustées de début de traitement étaient plus faibles chez les personnes bénéficiant de Medicaid (OR ajusté = 0,54 ; IC à 95 %, 0,51-0,57) et Medicare (ORa = 0,62 ; IC à 95 %, 0,56-0,6huit) que chez celles bénéficiant d'une Assurance.

"De telles disparités pourraient être dues aux obstacles du système de santé à l'accès des patients, au manque de disponibilité des prestataires, à la qualité des soins, à la détresse des patients, à la stigmatisation ou à des facteurs linguistiques et culturels", a déclaré Wester.

Après ajustement pour le type d'assurance, l'étude a montré que l'initiation au traitement était la plus faible chez les adultes âgés de 18 à 29 ans et de 30 à 39 ans avec Medicaid ou une assurance privée, par rapport à ceux âgés de 50 à 59 ans.

Parmi les bénéficiaires de Medicaid, les probabilités de début de traitement étaient plus faibles parmi ceux des États avec des restrictions de traitement Medicaid (aOR = 0,77 ; IC à 95 %, 0,74-0,81) que parmi ceux des États sans restrictions, et parmi les Noirs ou les Afro-Américains (aOR = 0,93 ; IC à 95 %, 0,88-0,99) ou parmi les personnes de toute autre race non répertoriée comme blanche (aOR = 0,73 ; IC à 95 %, 0,62-0,8huit).

Wester a déclaré que ces résultats sont particulièrement préoccupants dans le contexte des taux plus élevés de décès liés au VHC chez les Noirs et les Hispaniques aux États-Unis.

"Pour éliminer l'hépatite C, toutes les personnes, y compris les jeunes adultes, doivent avoir accès à des tests et à des traitements illimités contre l'hépatite C", a déclaré Wester. "Heureusement, il y a des choses que nous pouvons faire dès maintenant pour faire progresser l'équité en matière de santé et étendre le dépistage et le traitement de l'hépatite C à tous."

Elle a expliqué que les prestataires de soins de santé, les assureurs, les décideurs et les professionnels de la santé publique devraient d'abord s'efforcer de supprimer les restrictions d'admissibilité et les exigences d'autorisation préalable qui rendent difficile l'accès au traitement pour les personnes atteintes du VHC. Ils devraient également envisager de fournir un traitement là où les personnes vivant avec le VHC reçoivent d'autres services , tels que des bureaux de soins primaires, des cliniques communautaires, des programmes de services de seringues, des centres de traitement de la toxicomanie et des établissements correctionnels .

"Si nous voulons avoir un impact contre l'hépatite C, nous devons connecter plus de personnes au traitement et réduire les disparités et accéder au diagnostic et aux traitements", a déclaré Wester. "Les gens ne devraient pas avoir à sauter par-dessus des obstacles pour accéder à des traitements vitaux."

https://www.cdc.gov/media/releases/2022 ... tment.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Août 2022 - 14:43
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La NASH est la "cause à la croissance la plus rapide" de décès par cancer du foie dans le monde

Malgré les baisses mondiales de la mortalité par cancer du foie attribuées aux hépatites B et C, la mortalité par cancer du foie a fortement augmenté dans les Amériques, entraînée par une augmentation de la stéatohépatite non alcoolique, selon des données publiées dans Cell Metabolism .

"La NASH est la cause de carcinome hépatocellulaire qui connaît la croissance la plus rapide dans les Amériques et la cause de décès par cancer du foie ajustée en fonction de l'âge dans le monde", co-auteur de l'étude Ro h it Loomba, MD, MHSc, professeur de médecine, directeur de l'hépatologie et le NAFLD Research Center et vice-chef de la gastro-entérologie à l'Université de Californie à San Diego, a déclaré à Healio. "Des mesures urgentes sont nécessaires au niveau mondial pour lutter contre les facteurs de risque métaboliques sous-jacents et ralentir le fardeau croissant du cancer du foie lié à la NASH."

À l'aide des données de l'étude Global Burden of Disease de 2019, Loomba et ses collègues ont estimé les tendances du fardeau du cancer du foie et les contributions des étiologies des maladies du foie dans 204 pays et territoires de 2010 à 2019.

Ils ont identifié 484 577 décès dans le monde dus au cancer du foie en 2019, contre 386 342 décès en 2010. Bien que les chercheurs aient signalé une augmentation de 25 % des décès par cancer du foie et une augmentation de 27 % des cas de cancer du foie au cours de cette période, ils n'ont noté aucun changement significatif dans l'âge. taux de mortalité et d'incidence standardisés.

"La croissance, ainsi que le vieillissement, de la population mondiale peuvent contribuer à la déconnexion observée dans les tendances temporelles de la fréquence et des taux d'incidence et de mortalité normalisés selon l'âge", ont écrit les chercheurs.

De plus, les taux de mortalité normalisés selon l'âge (ASDR) dus au cancer du foie n'ont augmenté que dans les Amériques de 2012 à 2019 (variation annuelle en pourcentage [APC] = 1,09 % ; IC à 95 %, 0,97-1,22).

À l'échelle mondiale, la NASH était la cause de décès par cancer du foie ajustée en fonction de l'âge (APC = 0,70 % ; IC à 95 %, 0,43-0,97) au cours de la période d'étude, suivie de l'alcool (APC = 0,23 % ; IC à 95 %, 0,09-0,37 ). La plus forte augmentation du cancer du foie lié à l'alcool a été signalée dans les Amériques (APC = 1,78 % ; IC à 95 %, 1,64-1,93).

"La consommation mondiale d'alcool par habitant devrait encore augmenter, en particulier dans le Pacifique occidental et l'Asie du Sud-Est", a déclaré Loomba. "La mise en œuvre de politiques telles qu'une augmentation du prix et de la taxation de l'alcool peut être envisagée au niveau national pour réduire le fardeau du cancer du foie associé à l'alcool dans les pays à forte consommation d'alcool par habitant."

Malgré l'augmentation mondiale des décès par cancer du foie liés à la NASH et à l'alcool, les chercheurs ont signalé que les TSA du cancer du foie dus à l'hépatite B (APC = -0,20 % ; IC à 95 %, -0,31 à -0,09) et à l'hépatite C (APC = -0,62 % ; IC à 95 %, - 0,79 à - 0,46) a diminué.

"L'incidence du cancer du foie dû à la NASH devrait encore augmenter au cours de la prochaine décennie aux États-Unis, en Europe et en Asie", a déclaré Loomba. "Nous devons mieux comprendre l'interaction gène-environnement qui est à l'origine de l'augmentation du CHC lié à la NASH dans le monde, [à savoir] quelles sont les causes du CHC lié à la NAFLD chez les non-cirrhotiques et comment pouvons-nous intervenir pour réduire le risque de NASH- CHC lié ? »

La source:

Huang DQ, et al. Cellule Metab . 2022;doi:10.1016/j.cmet.2022.05.003

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 817#402817

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Août 2022 - 11:31
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Cancer du foie : une hormone est capable d’empêcher la progression des tumeurs
Une hormone sécrétée par les cellules graisseuses peut freiner la croissance des tumeurs du foie.


La recherche sur le cancer du foie progresse. Dans la revue scientifique Cell Metabolism, des scientifiques américains expliquent avoir découvert que des cellules graisseuses pouvaient empêcher le développement de la tumeur. Leurs travaux ont été menés sur des souris.

La NASH, un facteur de risque :

L’équipe de recherche travaillait sur les effets des changements moléculaires et cellulaires sur la stéatose hépatique non-alcoolique, ou NASH, une maladie chronique du foie. Cette accumulation de graisses dans le foie est l’un des facteurs de risque de cancer. "Le cancer du foie chez les patients atteints de NASH est différent des cancers causés par l'hépatite virale, en ce sens qu'il se développe souvent en l'absence de cirrhose du foie, précise Jiandie Lin, auteur principal de l'étude. Nous soupçonnons que différents mécanismes pathologiques peuvent être impliqués dans le cancer du foie lié à la NASH." Pour mieux les comprendre, il a réalisé, avec son équipe, un atlas des cellules hépatiques, et des relations intercellulaires, dans les foies de souris saines, et de souris atteintes de NASH.

Un environnement propice au cancer :

Les scientifiques se sont particulièrement intéressés au carcinome hépatocellulaire, la forme la plus courante de cancer du foie. Ils ont observé les changements dans deux cellules immunitaires, qui semblent davantage impliquées dans le développement de cette pathologie. Dans les foies de souris atteintes de NASH, les lymphocytes T présentaient des "déficiences fonctionnelles", or ces cellules immunitaires combattent normalement les cellules infectées ou endommagées, dont les cellules cancéreuses.

Dans le même temps, l'équipe a découvert qu'un deuxième type de cellules immunitaires, appelées "macrophages", avait des caractéristiques moléculaires généralement associées aux cancers. "Ces changements que nous avons observés dans les macrophages et les cellules T ressemblent au micro-environnement tumoral, mais ils se produisent avant même qu'un cancer ne devienne apparent", indique Jiandie Lin. "Cela nous donne un indice sur le fait que ces changements dans le micro-environnement du foie pourraient fournir un terrain fertile à l'apparition et la croissance des cellules cancéreuses du foie."

Un futur traitement ?

Dans un second temps, ils se sont intéressés à ce qui pourrait limiter les risques de NASH. Les chercheurs ont découvert qu’une hormone était impliquée dans la progression de la maladie, et pourrait être une option thérapeutique dans le cancer du foie. La neuréguline ou NRG4, une hormone sécrétée principalement par les cellules graisseuses, peut protéger le foie des souris contre la NASH.

"Une diminution ou une perte de cette hormone entraîne des niveaux plus graves de maladie du foie", estiment les auteurs. Lorsque les scientifiques ont augmenté les niveaux de l'hormone chez les souris, les niveaux accrus de NRG4 ont bloqué la progression du cancer du foie, lié à la NASH. "De nombreuses études sur le cancer du foie se concentrent sur les cellules hépatiques cancéreuses elles-mêmes : comment elles prolifèrent et comment elles échappent au système immunitaire", souligne Jiandie Lin. "Mais nos découvertes sortent de ce cadre centré sur le foie, montrant qu'une hormone dérivée des graisses pourrait en fait reprogrammer l'environnement du foie et avoir un impact très important sur le développement du cancer."

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... on-tumeurs

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 821#402821

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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Août 2022 - 13:01
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Des microparticules de plastique détectées dans le foie cirrhotique

La contamination de notre écosystème par les microplastiques (MP) est un problème omniprésent qui a fait l’objet d’une médiatisation récente par l’association « Agir pour l’environnement ». Sur neuf bouteilles d’eau testées par un laboratoire breton, sept sont en effet contaminées aux microplastiques dans des quantités très variables.

La plupart des plastiques identifiés sont des fragments de ceux qui composent la bouteille et le bouchon. Ce problème a déjà été soulevé en 2018, par Frontiers in chemistry, et fait l’objet de recherches scientifiques ultérieures sur des particules de 6.5 à 100 μm.

Des MP ont été observés dans des tissus de souris, et récemment dans le sang, les selles et le placenta humains. Ainsi, ce travail allemand très original a été effectué dans un contexte d’omniprésence de ces substances dans l’environnement.

L’objectif était de déterminer si elles s'accumulent également dans les organes périphériques, en particulier dans le foie, et si la cirrhose hépatique favorise ce processus.

Une série de 6 patients cirrhotiques :

Cette série de cas s’apparente à une preuve de concept : elle a analysé des échantillons de tissus de 6 patients atteints de cirrhose du foie, majoritairement alcoolique, avant transplantation et de 5 personnes décédées sans maladie hépatique sous-jacente.

Au total, 17 échantillons (11 échantillons de foie, 3 de rein et 3 de rate) ont été analysés selon le protocole final. Une méthode fiable de détection dans les tissus humains de 6 particules MP, de 4 à 30 μm a été développée.

La digestion chimique des échantillons de tissus, la coloration au rouge de Nil, puis la microscopie à fluorescence et la spectroscopie Raman ont été réalisées afin d’évaluer la morphologie, la taille et la composition de ces polymères.

Les concentrations de MP dans les tissus hépatiques cirrhotiques ont été testées positives et ont montré des concentrations significativement plus élevées par rapport aux échantillons de foie d'individus sans maladie hépatique sous-jacente.

Des résultats préliminaires :

Cette étude allemande a mis en évidence la présence de six polymères de MP différents, entre 4 et 30 µm, dans le foie d'individus atteints de cirrhose et pas chez ceux indemnes de maladie hépatique.

II est difficile de tirer des conclusions de ce travail préliminaire qui n’a été corrélé ni avec les habitudes de vie, ni avec des échantillons sanguins et fécaux de chaque sujet analysé.

On sait néanmoins que des MP ont été détectés dans le sang humain de donneurs sains, dans des échantillons de selles humaines, pointant vers une ingestion involontaire, ainsi que dans des échantillons de colectomies humaines. Les particules MP étaient cependant plus grandes (800-1600 μm) et ne pouvaient donc pas traverser l'épithélium gastro-intestinal.

Les particules <150 μm sont théoriquement capables de traverser la barrière gastro-intestinale, ce qui est appuyé par des preuves trouvées dans les corps de mammifères : les plaques de Peyer, follicules lymphoïdes de l'iléon, ont été décrits comme sites majeurs d'absorption et de transport des nano et microparticules dans le tractus gastro-intestinal.

On sait par ailleurs que l'hypertension portale entraîne une altération de la fonction de barrière intestinale : elle permettrait alors aux particules MP de migrer à travers la paroi devenue perméable pour être transportées vers le foie. La localisation histologique précise des MP n’a pu être déterminée sur les échantillons de foie prétraités par une digestion chimique.

La microscopie électronique pourrait apporter un nouvel éclairage et attester une éventuelle accumulation de ces microparticules dans d’autres organes.

En somme, cette petite série de cas a démontré la présence de six polymères micro-plastiques différents dans le foie d'individus atteints de cirrhose du foie, mais pas chez ceux dépourvus de maladie hépatique sous-jacente.

La question reste de savoir si l'accumulation de MP hépatique est une cause potentielle dans la physiopathologie de la fibrose ou n’est qu’une conséquence de la cirrhose et de l'hypertension portale sous-jacente.

L'impact global des micro ou nano plastiques sur la santé humaine reste à déterminer par des études approfondies sur la chaine alimentaire et sur de larges cohortes avec cette nouvelle méthodologie approuvée par d’autres équipes.

Dr Sylvain Beorchia

RÉFÉRENCE :

Horvatits T, Tamminga M, Liu B, et al. Microplastics detected in cirrhotic liver tissue. EBioMedicine. 2022 Aug;82:104147. doi: 10.1016/j.ebiom.2022.104147. Epub 2022 Jul 11. PMID: 35835713.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 31 Août 2022 - 14:44
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FORUM COMMUNAUTAIRE SUR L’HÉPATITE B : 22/09/22, FORMAT HYBRIDE À PARIS





https://www.hbvmeeting.org/program/hbv-patient-forum/

https://soshepatites.org/hepatitis-b-community-forum/

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 833#402833

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Sep 2022 - 10:56
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L’HÉPATANTE N°62 – AOÛT 2022





https://mailchi.mp/soshepatites/lhpatante-n62-aot-2022

https://soshepatites.org/lhepatante-n62-aout-2022/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Sep 2022 - 18:25
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DU 05 Au 08 Octobre 2022 Dijon

Congrès AFEF 2022 - Les abstracts du congrès sont en ligne​ :


https://www.congres-afef.com/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 10 Sep 2022 - 16:18
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LES CONNAISSANCES SUR LA JUNK FOOD ET SES CONSÉQUENCES



La malbouffe apporte beaucoup de mauvaises calories, trop riches en gras, en sucres, en additifs chimiques et en sel, et est associée à l’obésité. SOS Hépatites, association de patients malades du foie a décidé d’aller interroger les gens dans la rue sur leurs comportements et habitudes alimentaires.

Le 8 septembre, nous avons présenté notre poster spécial sur la malbouffe « Street contact : une expérimentation en population générale menée par une association de patients pour évaluer les connaissances sur la junk food et ses conséquences » à la conférence « Paris NASH Meeting » se déroulant du 8 au 9 septembre 2022.

Le poster est basé sur une enquête qu’on a menée, à l’échelle nationale du réseau SOS Hépatites, auprès du grand public entre le 21 et le 28 juillet 2022.

Les objectifs de l’enquête :

Voir comment les gens se nourrissent, cuisinent et choisissent les produits
Voir si les personnes en surpoids ou obèses consomment davantage de malbouffes
Voir s’ils ont une vision réaliste de leur IMC
Pour voir les résultats, découvrez le poster ICI. Version anglaise ICI.

https://soshepatites.org/wp-content/upl ... is-VF2.pdf

https://soshepatites.org/wp-content/upl ... ais-VF.pdf

https://soshepatites.org/les-connaissan ... sequences/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Sep 2022 - 06:58
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VICE VERSA JUILLET/AOÛT 2022 - N°57



https://mailchi.mp/f128afba2090/vice-ve ... vANldEIymo

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