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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 21 Fév 2022 - 16:56
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CROI 2022



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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 01 Mar 2022 - 13:20
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CROI 2022 : les trois points à retenir en matière de rémission et de guérison du VIH avec Michaela Müller-Trutwin

Michaela Müller-Trutwin est responsable de l’unité « VIH, inflammation et persistance » à l’Institut Pasteur. Le 14 février 2022, elle a présenté une conférence intitulée « HIV Nonhuman primate models for studies of virus pathogenesis, persistence, and cure » lors d’une session plénière de la CROI. Voici les trois points qu’elle retient de cette édition de la CROI en matière de rémission et de guérison du VIH.


Un nouvel exemple de guérison : la patiente de New York :


L’une des présentations qui ont fait le plus de bruit à la CROI est le cas de la 3e patiente guérie du VIH après une transplantation de moelle osseuse pour traiter sa leucémie myéloïde aiguë. « Après le patient de Berlin et le patient de Londres, le cas de cette patiente donne de nouvelles informations pour comprendre les mécanismes qui permettent l’éradication du virus », indique Michaela Müller-Trutwin.

La patiente a pu bénéficier d’une greffe de moelle osseuse portant la mutation homozygote delta 32 du récepteur CCR5. Cette mutation empêche le VIH de pénétrer dans les cellules et rend donc les personnes qui en sont porteuses naturellement résistantes à l’infection. Elle est plus fréquente chez les Européens, en particulier du Nord, que dans le reste de la population mondiale. Or, la patiente, étant d’origine métissée, avait peu de chance de trouver un donneur compatible possédant la mutation delta 32. Les médecins ont alors utilisé une technique innovante : ils ont procédé à une greffe de moelle osseuse provenant à la fois d’un membre de sa famille compatible et à la fois de sang de cordon porteur de la mutation homozygote delta 32.

Trois mois après la transplantation, ils ont constaté que la greffe des cellules de cordon a bien pris et que les autres cellules ont été éliminées. 37 mois plus tard, la patiente a pu arrêter son traitement antirétroviral et il n’y a pas eu de rebond viral. Elle ne prend plus de traitement et est sous contrôle depuis 14 mois. Après avoir analysé 75 millions de ses cellules, les chercheurs n’ont pas trouvé d’ADN viral.

Pour Michaela Müller-Trutwin, « ce qui est intéressant, c’est qu’il semble que le point crucial dans le cas présent est de posséder la mutation delta 32 à l’état homozygote. En effet, la patiente ne semble pas avoir une meilleure réponse immunitaire, elle n’a pas fait de rejet de greffe, n’a pas développé de réponses T et a perdu ses anticorps. » Les chercheurs se sont non seulement aperçus que la patiente avait une résistance aux virus nécessitant le récepteur CCR5 fonctionnel, mais aussi à ceux qui utilisent le récepteur CXCR4. « C’est une surprise encore inexpliquée. Selon moi, cela indique que le donneur du sang de cordon avait d’autres facteurs de résistance à l’infection au VIH, en plus de la mutation delta 32 » estime-t-elle. Cette méthode de transplantation donne un espoir aux quelques très rares personnes qui vivent avec le VIH, qui ont une leucémie mortelle et qui sont d’origine non européenne. Il est important à constater que ce n’est en aucun cas un modèle de thérapie de guérison du VIH, les greffes de moelle osseuse sont extrêmement dangereuses : les médecins n’y ont recours que pour traiter les cancers mortels. Mais cela permet de mieux comprendre ce qui est nécessaire à la guérison. »


Immunothérapies et thérapies géniques :


De nombreuses présentations portaient sur des essais de rémission ayant recours en particulier aux immunothérapies ou aux thérapies géniques, avec par exemple la présentation des résultats de travaux sur l’amélioration de la réponse des lymphocytes T CD8 afin qu’elles reconnaissent mieux les cellules infectées par le VIH. C’est le cas, par exemple, du travail financé par l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes de Federico Perdomo-Celis (Institut Pasteur). Il a montré que la reprogrammation des lymphocytes T CD8 de patients ayant le VIH, grâce à un inhibiteur, leur confère une augmentation de leur capacité antivirale comparable à celles des patients contrôleurs du VIH. « Si ces travaux sont réalisés in vitro pour l’instant, c’est une preuve de concept », se réjouit Michaela Müller-Truwin.

Par ailleurs, une session a été consacrée aux CAR, les cellules génétiquement modifiées in vitro pour porter un récepteur chimérique, avec des présentations sur le développement de cellules T-CAR pour éradiquer ou contrôler le VIH, sur la stimulation de CAR via des vaccins à ARNm et des nouveautés sur le développement de CAR-NK dans le traitement de lymphomes.

D’ailleurs, plusieurs autres travaux ont porté sur les cellules tueuses naturelles (natural killer ou NK). « J’ai présenté des données qui montrent que, dans le modèle animal, les cellules NK sont capables de contrôler en phase chronique des réservoirs tissulaires, ainsi que le nouveau concept selon lequel l’amélioration de la maturation des cellules NK permet l’induction de NK adaptatives capables de réduire les réservoirs ganglionnaires, d’après les résultats obtenus dans une étude pré-clinique récente », indique la chercheuse. L’équipe de Marcus Alfeld, du DZIF, partenaire du consortium RHIVIERA coordonné par Asier Sáez-Cirión, a présenté un poster sur le mécanisme entre un récepteur des cellules NK et un ligand exprimé sur les cellules infectées. Pour Michaela Müller-Trutwin, « l’objectif est de mieux comprendre comment activer les cellules NK ou en jouant sur le blocage de molécules inhibitrices des cellules NK ».


Combinaisons d’approches pour réduire les réservoirs :

« Ce qui ressort de la CROI, cette année, est également le passage au stade supérieur avec des essais de combinaison entre plusieurs approches permettant à la fois de contrôler la réplication du virus et de réduire les réservoirs », rapporte la chercheuse. Des combinaisons utilisant à la fois des anticorps neutralisants à large spectre (ou bNAbs), qui contrôlent la réplication du virus, avec des agents permettant de réactiver les réservoirs pourraient être utiles dans les stratégies visant une rémission. Un tel essai clinique chez l’homme a été présenté sur une combinaison d’un bNAb avec la romidepsine. Une personne se trouve en rémission depuis 3,7 ans. Il n’est pas clair s’il s’agit d’un cas isolé. Des nouvelles combinaisons testées en pré-clinique, tel que le blocage simultané de PD1 et IL-10, seront présentées au symposium dédié au réservoirs.

Des triples combinaisons sont même envisagées, avec l’apport de vaccins. « L’idée est de sélectionner grâce aux tests chez les modèles animaux les combinaisons les plus efficaces avant de passer aux essais cliniques. Il y a beaucoup de financements aux Etats-Unis pour ce type de combinaisons en ce moment », conclut Michaela Müller-Trutwin.

https://www.anrs.fr/fr/actualites/1011/ ... son-du-vih

CROI 2022 : les trois points à retenir sur la prévention du VIH et les traitements long-acting avec Jean-Michel Molina

Entre le renforcement de la vigilance, l’amélioration de la prévention et la mise à disposition de nouveaux outils thérapeutiques, le Pr Jean-Michel Molina, chef du service de maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Saint-Louis et de l’hôpital Lariboisière à l’AP-HP et professeur à l’Université de Paris Cité, résume en trois point l’essentiel à retenir de l’édition 2022 de la CROI en matière de prévention et de traitements long-acting.


Traitements long acting : des données encourageantes qui enjoignent toutefois à la prudence :

De nouvelles données ont été apportées sur les traitements long acting, notamment sur les traitements associant les molécules de cabotégravir et de rilpivirine, commercialisés depuis quelques semaines en France pour le traitement de l’infection par le VIH chez les patients bien contrôlés sous trithérapie depuis plus d’un an. A trois ans, avec une administration tous les deux mois, le taux cumulé d’échec virologique était de 2,7 % : « ce n’est pas négligeable, rapporte Jean-Michel Molina, ces échecs sont associés à des mutations de résistance, c’est pourquoi il faut être vigilant sur l’utilisation de ces traitements long acting, bien qu’ils soient très appréciés des patients et bien tolérés ».

Il rappelle qu’un certain nombre de critères sont à prendre en compte avant de recourir à ces produits :

Le VIH doit être parfaitement contrôlée chez les patients depuis au moins un an ;
Il ne faut pas utiliser ce traitement avec certains sous-types de VIH, pour lesquels la combinaison marche moins bien ;
Ce traitement ne concerne également que les patients qui n’ont pas de mutations de résistance aux molécules utilisées, qui n’ont jamais été en échec virologique et qui n’ont pas de co-infection par le virus de l’hépatite B ;
Il faut également être vigilant chez les patients qui ont un indice de masse corporelle trop important (IMC > 30).

Choix des molécules de deuxième ligne et de troisième ligne dans les pays du Sud :


Nicholas Paton a présenté l’étude NADIA qui évalue en Afrique les traitements de deuxième ligne en comparant le dolutegravir aux inhibiteurs de protéase (darunavir). Cette étude rapporte quelques rares échecs avec le dolutégravir, mais avec sélection de mutations de résistance, ce qui n’était pas le cas avec le darunavir. « Ce dernier semble avoir la barrière génétique la plus élevée parmi les molécules à notre disposition », indique le Pr Molina.

Toutefois des études évaluant le choix des molécules en deuxième ou en troisième ligne dans les pays à revenu faible ou intermédiaire ont montré que les nouvelles anti-intégrases, comme le dolutégravir ou le bictégravir, garantissent sur le long terme une très bonne efficacité, même en cas de résistance aux analogues nucléosidiques.


Des innovations prometteuses en PrEP :

De nombreuses présentations ont porté sur la PrEP, notamment sur la PrEP injectable puisque la FDA a approuvé aux Etats-Unis l’usage du cabotégravir en PrEP il y a quelques mois. « Il s’agit en fait d'une molécule déjà utilisée en traitement qui est, dans ce cas précis, utilisée en monothérapie avec une injection tous les deux mois », précise le Pr Molina. Cette année, des essais cliniques en ouvert ont été présentées à la CROI. « On remarque que l’incidence du VIH reste inférieure chez les personnes traitées avec le cabotégravir par rapport à celles qui prenaient la PrEP par voie orale, rapporte le clinicien, cependant, y compris chez les patients qui recevaient correctement l’injection, il a été décelé des échecs associés à l’apparition de mutations, dont le diagnostic était retardé, c’est pourquoi il a été nécessaire de revoir les recommandations de suivi des patients prenant la PrEP avec le cabotégravir et de passer des tests sérologiques à des tests ARN, ce qui va être compliqué à mettre place dans les pays à revenu faible et intermédiaire. » En France, une étude visant à évaluer l’utilisation du cabotégravir en PrEP va bientôt démarrer, avec l’aide de l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes, qui pourrait montrer l’intérêt de ce mode d’administration pour les personnes lassées de prendre des comprimés.

Plusieurs innovations concernant la PrEP ont été présentées, notamment avec le développement de produits pouvant combiner des molécules pour la prévention du VIH et des contraceptifs, ou des produits de longues durée d’action comme les anneaux vaginaux, validés par l’OMS récemment.

Certains posters ont également présenté des molécules à longue durée d’action évaluées en implant comme le lénacapavir, qui a aussi montré, dans le modèle macaque, qu’il protégeait de l’inoculation du virus par voie intraveineuse, ce qui pourrait être très intéressant pour la prévention du VIH chez les toxicomanes.

Il y a eu également beaucoup d’études présentées sur l’utilisation des génériques dans la PrEP et l’utilisation de la PrEP à la demande aux Etats-Unis, recommandée il y a quelques semaines par le CDC.

« Le champ de produits de longue durée en PrEP se développe de plus en plus, je pense qu’on aura dans quelques années un choix assez large d’options pour les patients, conclut Jean-Michel Molina. Beaucoup d’études sur l’utilisation de mono ou de trithérapies d’anticorps neutralisants contre le VIH ont également été présentées et s’annoncent prometteuses. Nous allons donc avoir de plus en plus d’options de prévention du VIH et nous espérons qu’elles permettront d’agir de manière plus importante sur l’épidémie. Il faudra toutefois continuer d’y associer les campagnes de dépistage, la mise en route de traitements précoces, les traitements post-exposition, car c’est l’ensemble de ces actions qui nous permettra de mieux contrôler cette épidémie qui, malheureusement, est toujours active. Ce constat est inquiétant, d’autant plus qu’une publication récente relate l’existence de nouvelles souches de VIH qui seraient plus virulentes et qui pourraient poser des problèmes si on ne reste pas vigilants. »

https://www.anrs.fr/fr/actualites/1015/ ... ments-long

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 18 Mar 2022 - 09:04
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VIH : lancement de l’essai de phase I pour 3 vaccins à ARNm de Moderna

La société de biotechnologie Moderna a démarré un nouvel essai de phase I chez l'Homme pour tester trois formulations différentes de vaccin à ARNm contre le VIH. C'est le deuxième essai du genre lancé par Moderna depuis le début de l'année 2022.

Moderna est avec Pfizer l'une des deux firmes pharmaceutiques ayant réussi le développement d'un vaccin à ARNm. Il s'agit bien entendu du vaccin contre le SARS-CoV-2. Ce vaccin a démontré une excellente efficacité, tout du moins contre la souche originelle du virus qui était en circulation au moment de son lancement. Avec un nombre d'injections important en un temps record, le profil de sécurité du produit est maîtrisé. Fort de ce succès, la société a lancé un programme de plusieurs vaccins contre le VIH basés sur la même technologie

Un vaccin ciblant une protéine de surface :

L'essai qui vient de démarrer va inclure 100 personnes adultes saines. L'objectif est d'établir le profil de sécurité et la qualité de la réponse immunitaire de trois formulations de vaccin différentes. Chaque participant va recevoir trois doses de vaccin sur une période de six mois.

Comme le vaccin contre le SARS-CoV-2 cible la protéine de surface Spike pour empêcher le virus de pénétrer dans la cellule, le vaccin contre le VIH cible une protéine de surface du virus. Celle-ci est bien plus complexe que la protéine Spike.

Cet essai est différent de celui lancé par la même société au mois de janvier, bien que les deux soient des vaccins contre le VIH basés sur la technologie ARNm. L'autre essai en cours de Moderna vise à stimuler les lymphocytes B.

https://www.futura-sciences.com/sante/a ... rna-97412/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 22 Mar 2022 - 10:38
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Débutée en Mars dernier, la cohorte ANRS COV-POPART permet d’étudier la réponse à la vaccination Covid-19 et sa persistance chez des personnes atteintes de troubles immunitaires. Les premiers résultats commencent tout juste à tomber. Première communication concernant les patients vivant avec le VIH à l’occasion de la CROI (Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections). L’étude a permis de montrer une bonne réponse à la vaccination COVID-19, proche des groupes contrôles.

Zoom sur les patients séropositifs au VIH : une réponse positive à la vaccination :

Parmi les populations étudiées dans la cohorte COV-POPART, les patients atteints du VIH peuvent être sujets à des pathologies infectieuses variées car le VIH attaque, infecte et tue certaines cellules immunitaires.

L’étude COV-POPART a relevé, un mois après la seconde injection des vaccins, la réponse vaccinale (présence d’anticorps totaux et neutralisants) et les taux d’anticorps neutralisants chez 732 patients atteints du VIH mais sous traitement pour les comparer à 720 patients sains sans comorbidités particulières. Les résultats sont très positifs puisque 95% des patients vivant avec le VIH développent des anticorps neutralisants, un pourcentage proche du groupe témoin (99%).

« Parmi toutes les pathologies étudiées dans la cohorte, les patients VIH sortent particulièrement du lot. Un nombre très important de patients vivant avec le VIH sont répondeurs à la vaccination. Les pourcentages sont quasiment équivalents à ceux de la population générale.»

Dr Paul Loubet (CHU de Nîmes), en charge de la cohorte avec la Prof. Odile Launay (Hôpital Cochin AP-HP) et la Dr Linda Wittkop (CHU Bordeaux).
Seulement 22 patients n’ont pas répondu à la vaccination. Mais d’après la Dr Linda Wittkop, cela s’explique par la gravité de leur pathologie. « La majeure partie d’entre eux sont à un stade avancé du SIDA, avec leur système immunitaire très affaibli, ou vivent avec des comorbidités comme l’obésité ou le diabète. »

Intensité de la réponse vaccinale : plus de précautions sur le long terme :

Les chercheurs ont par ailleurs mesuré l’intensité de la réponse immunitaire et classé les groupes étudiés entre faiblement, modérément et fortement répondeurs en fonction du taux d’anticorps produit.

« Quantitativement, les anticorps neutralisants dirigés contre le coronavirus sont en moyenne moins nombreux chez les patients séropositifs VIH que dans le groupe témoin, même si la proportion de personnes fortement répondantes est plus élevée que dans certaines autres cohortes » complète le Dr Loubet. Les données à 6 mois qui commencent à arriver seront donc plus particulièrement analysées. La persistance plus ou moins longue de la réponse immunitaire selon les populations est un élément clé pour la stratégie future sur les rappels.

https://www.covireivac.fr/actualites/re ... reloaded=1



Débutée en Mai 2021, la cohorte CovPopart vise à mieux caractériser la réponse immunitaire et sa persistance à la suite de la vaccination chez des populations particulières atteintes de troubles qui affectent l’immunité, comme un cancer, certaines maladies auto-immune, ou même l’obésité. Il s’agit notamment de mieux comprendre l’efficacité des vaccins en fonction de la maladie, des traitements ou des conditions pathologiques.

Depuis quelques mois, en plus des adultes, les adolescents et enfants sont également concernés. COVIREIVAC a collaboré avec PEDSTART, le réseau national de recherche clinique pédiatrique pluri thématique, pour créer la plateforme « COVIREIVAC Enfant ».

Un enfant n’est pas un petit adulte. C’est un être en maturation y compris au niveau du système immunitaire.

explique Sophie Guilmin-Crépon, l’une des chercheuses, coordinatrice dans la cohorte pédiatrique.
Comme chez l’adulte, des enfants et adolescents avec des pathologies qui touchent au système immunitaire sont invités à participer à l’étude CovPopart mais aussi une centaine d’enfants et adolescents sans pathologies, pour un groupe contrôle.

Sophie précise :

On a besoin de comparer chaque population d’enfants ayant une pathologie particulière à une population témoin. Sans volontaires sains, on n’a pas de référence pour comparer aux autres populations. Toute l’étude dépend de ces témoins.

Au total, l’étude prévoit d’inclure 800 enfants, dont 100 pour le groupe témoin.

Pour inscrire un enfant à l’étude, il suffit de se diriger vers la page dédiée. Seul un parent pourra réaliser cette inscription, et il n’y aura aucune donnée identifiante, ni donnée de santé recueillie pour les mineurs selon la réglementation française.

Pourquoi faire participer votre enfant à un essai vaccinal pédiatrique ? Quels sont les risques et les enjeux ? Vous avez des questions sur l’importance des essais vaccinaux chez l’enfant ? N’hésitez pas à visiter notre page dédiée.

Vous pouvez également trouver plus d’informations sur le déroulement des essais vaccinaux anti-Covid pédiatriques en vous dirigeant vers la page « COVIREIVAC Enfant ».

Pour en savoir plus sur la cohorte CovPopart adulte et son avancement : cliquez ici

https://www.covireivac.fr/actualites/ac ... x-enfants/



Sanofi Pasteur et GSK ont annoncé dans un communiqué du 23 février les premiers résultats de deux essais : un essai de phase III lancé fin juillet aux Etats-Unis portant sur la primo-vaccination, et un essai de phase II lancé en septembre dans plusieurs pays sur l’utilisation du vaccin en rappel, auquel participe Covireivac. Sur la base de ces résultats, les sociétés ont l’intention de déposer un dossier auprès des autorités réglementaires en vue de l’autorisation de leur vaccin, tant pour une vaccination initiale qu’un rappel.

Etude du vaccin de Sanofi en rappel :

L’essai de phase II VAT002, auquel participe COVIREIVAC, visait à évaluer la réponse immunitaire générée par le vaccin à protéine recombinante de Sanofi et GSK en dose de rappel chez des adultes de 18 ans et plus, en respectant les standards habituels de la recherche (essai randomisé en double aveugle).

En France, 2 cohortes ont été implémentées dans 10 centres hospitaliers :

dans la première, débutée le 3 septembre, les participants ont reçu une dose de rappel avec une première formulation du vaccin basé sur la souche « historique » du SARS-CoV-2.
Dans une deuxième cohorte, débutée en octobre, les participants ont reçu la même formulation ou deux autres versions du vaccin dont une calqué sur le variant Beta, apparu pour la première fois en Afrique du Sud.
Les résultats annoncés aujourd’hui concernent la cohorte 1.

Un vaccin de rappel universel :

Quelque soit le vaccin utilisé pour la vaccination initiale, Sanofi se réjouit dans son communiqué de l’augmentation significative des anticorps neutralisants dans toutes les tranches d’âge à la suite d’une dose de rappel avec le vaccin Sanofi-GSK.

Une vaccination de boost avec un vaccin Sanofi/ GSK chez les 18-55 ans a engendré en moyenne une augmentation des anticorps:

• de 23 fois après une primovaccination avec le vaccin de Pfizer
• de 9 fois après une primovaccination avec le vaccin de Moderna
• de 34 fois après une primovaccination avec le vaccin de Janssen
• de 25 fois après une primovaccination avec le vaccin d’Astrazeneca
Pour les plus de 55 ans, la vaccination de boost avec le vaccin Sanofi/ GSK a engendré en moyenne une augmentation des anticorps:

• de 23 fois après une primovaccination avec le vaccin de Pfizer
• de 11 fois après une primovaccination avec le vaccin de Moderna
• de 25 fois après une primovaccination avec le vaccin de Janssen
• de 27 fois après une primovaccination avec le vaccin d’Astrazeneca
A noter que l’essai VAT002 ne portait pas sur la comparaison d’un rappel par le vaccin Sanofi-GSK avec un rappel par un autre vaccin. L’essai COVIBOOST en cours au sein de Covireivac apportera ces informations complémentaires.

De résultats aussi en primovaccination :

En même temps, Sanofi-GSK ont annoncé des résultats d’efficacité sur leur vaccin en primovaccination : il permet d’éviter systématiquement les hospitalisations et les formes sévères du Covid, il est efficace à 75% contre les formes modérées de la maladie et à 57,9% contre toutes les formes symptomatiques.

Pour mémoire, les études d’efficacité des vaccins déjà autorisés ont été conduites dans des contextes différents où les variants delta et omicron ne circulaient pas encore. La société remarque donc que les données d’efficacité réunies sont comparables aux données cliniques récentes obtenues avec des vaccins déjà autorisés.

https://www.covireivac.fr/actualites/re ... ur-vaccin/

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 09 Avr 2022 - 06:15
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Antiprotéases et Covid-19

Les premiers résultats d’une étude française suggèrent un effet protecteur des traitements antirétroviraux (ARV) à base d’antiprotéases dans l’infection à Sars-CoV-2, le virus responsable de la Covid-19 chez les personnes vivant avec le VIH. L’étude publiée sur le site Eurekalert sera présentée lors du Congrès européen des maladies infectieuses qui aura lieu du 23 au 26 avril à Lisbonne (Portugal). Elle est menée par le Dr Steve Nguala et ses collègues du Centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) et du Centre hospitalier de Melun (Seine-et-Marne). L’antiprotéase est une molécule antivirale qui agit en inhibant la protéase du virus (enzyme qui participe à la reconstruction des protéines virales à l'intérieur de la cellule). Lorsque celle-ci est bloquée, les nouveaux virus produits sont défectueux et ne peuvent plus infecter de nouvelles cellules. Le Dr Steve Nguala et ses collègues ont analysé l’incidence au Sars-CoV-2 (et ses variants) chez 500 personnes vivant avec le VIH (PVVIH) suivies dans six hôpitaux en Île-de-France, entre le 1er mai 2020 et le 31 mai 2021. Les chercheurs-ses ont choisi 169 personnes sous ARV à base d’antiprotéases et 338 personnes sous ARV sans antiprotéases.

Aucune des personnes n’avait contracté la Covid-19 avant d’être incluse dans cette étude. La moyenne d’âge des participants-es était de 50 ans, 52 % étaient des hommes et 48 % des femmes. Après un an de suivi et après ajustements des facteurs de sur-risque de contracter la Covid-19 (âge, genre, nombre de CD4, comorbidités etc.), les chercheurs-ses ont trouvé que les personnes sous ARV à base d’antiprotéases avaient 70 % moins de risques de contracter la Covid-19 que les personnes sous ARV sans antiprotéases. « Les molécules d’antiprotéases ont une longue histoire d’utilisation, un profile sécurisé et une bonne tolérance générale. En attaquant le virus avant qu’il ait une chance de se multiplier, elles peuvent potentiellement offrir une chance d’empêcher les infections de se développer et la mutation du futurs variants », explique le Dr Nguala. Le chercheur ajoute qu’il faut enquêter de plus près sur l’éventuel effet préventif des ARV à base d’antiprotéases : « Nous avons besoin de plus d’études avec un plus grand nombre de patients et en les comparant avec des groupes de personnes séronégatives pour confirmer ces résultats préliminaires ».

https://www.eurekalert.org/news-releases/947587

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 18 Avr 2022 - 14:44
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VIH – LES ANTICORPS DES « CONTRÔLEURS POST-TRAITEMENT »

De rares individus porteurs du VIH-1, appelés « contrôleurs post-traitement » ou PTC, sont capables de contrôler l’infection après l’interruption de tout traitement antirétroviral.

Comprendre les mécanismes fondamentaux qui gouvernent la réponse immunitaire chez ces personnes contrôleuses est primordial afin de développer des vaccins contre le VIH-1 et/ou de nouvelles stratégies thérapeutiques qui visent la rémission de l’infection.

Une étude récente a étudié la réponse immunitaire humorale – c’est-à-dire médiée par des anticorps spécifiques – chez certains PTC chez qui des épisodes transitoires d’activité du virus ont été observés. Les chercheurs ont montré que leur réponse immunitaire humorale était à la fois efficace et robuste, ce qui pourrait contribuer au contrôle de l’infection en l’absence de traitement.

Les résultats de cette étude, menée en collaboration par des équipes de l'Institut Pasteur, de l'Inserm et de l’AP-HP et soutenue par l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes et le NIH, sont parus dans Nature Communications le 11 avril 2022.

De rares individus porteurs du VIH-1 et ayant bénéficié d’un traitement précoce maintenu pendant plusieurs années ont la capacité, à l’arrêt de leur traitement, de contrôler le virus sur le long terme. Cependant, les mécanismes de ce contrôle ne sont pas entièrement élucidés.

L’équipe de chercheurs, menée par le Dr Hugo Mouquet, directeur du laboratoire d’Immunologie humorale à l’Institut Pasteur (organisme de recherche partenaire d’Université Paris Cité), a mené une étude exhaustive chez les individus PTC afin de caractériser leur réponse humorale (c’est-à-dire leur production de lymphocytes B et d’anticorps spécifiques), en comparaison aux individus non contrôleurs.

Les scientifiques ont montré qu’il existe une hétérogénéité de profils de la réponse immunitaire humorale, selon l’activité du virus observée chez les sujets.

Chez les PTC qui connaissent de courts épisodes pendant lesquels le virus reprend une faible activité après l’interruption de leur traitement, l’exposition transitoire aux antigènes viraux induit :

- une réponse humorale anti-VIH-1 forte, impliquant l’intervention plus fréquente de cellules B mémoires spécifiques des antigènes d’enveloppe du VIH-1 ;

- la production d’anticorps ayant une activité neutralisante croisée et qui possèdent des activités antivirales dites « effectrices », impliquant la reconnaissance des cellules infectées liées aux anticorps par les cellules de l’immunité innée, qui induisent alors leur élimination ;

- l’augmentation dans le sang de lymphocytes B mémoires atypiques et de sous-populations de lymphocytes T auxiliaires activées.

Cette réponse humorale spécifique, polyfonctionnelle et robuste pourrait contribuer au contrôle de leur infection en l’absence de traitement.

En revanche, d’autres PTC chez qui le virus reste indétectable en permanence après l’interruption du traitement ne développent pas de réponse humorale forte. Les mécanismes de contrôle chez ces patients continuent à être investigués dans le cadre de l’étude VISCONTI.

La découverte de ces deux types de réponse immunitaire humorale, dépendant du profil des PTC, apportent un nouvel éclairage sur le phénomène de contrôle du VIH. Pour Hugo Mouquet, chercheur à l’Institut Pasteur et investigateur principal de l’étude, « ces résultats montrent que la mise en place d’un traitement antirétroviral précoce peut faciliter le développement optimal de réponses immunitaires humorales, permettant dans certains cas de contrer le rebond viral après interruption du traitement ». L’exemple de la réponse immunitaire des PTC ayant des épisodes courts de « réveil » du virus pourrait même inspirer de nouvelles stratégies thérapeutiques ou vaccinales.

ANRS VISCONTI : mieux comprendre les mécanismes liés au contrôle du VIH chez les individus « contrôleurs post-traitement »

Les individus « contrôleurs post-traitement » dont les prélèvements ont été utilisés pour cette étude font partie de l'étude VISCONTI (pour Viro-Immunological Sustained COntrol after Treatment Interruption), coordonnée par le Dr Asier Sáez-Cirión (Institut Pasteur) et le Dr Laurent Hocqueloux (CHR Orleans) et soutenue par l'ANRS depuis plusieurs années. Il s’agit de la plus grande cohorte de « contrôleurs post-traitement » à long terme.

Elle compte 30 patients ayant bénéficié d’un traitement précoce, maintenu pendant plusieurs années. À l’interruption de leur traitement antirétroviral, ces patients sont capables de contrôler leur virémie pendant une période dépassant dans certains cas les 20 ans. L’étude VISCONTI a ainsi apporté la preuve du concept d’un état de rémission possible et durable des patients infectés par le VIH-1. Elle a ouvert la voie au développement de nouvelles thérapies qui visent, sinon l’éradication, une rémission de l’infection. L’objectif est de permettre aux personnes vivant avec le VIH-1 d'arrêter durablement leur traitement antirétroviral, tout en maintenant la virémie à un niveau le plus bas et éviter le risque de transmission du virus.

https://www.pasteur.fr/fr/espace-presse ... anguage=fr

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 19 Avr 2022 - 15:05
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Altération de la réponse des anticorps à la vaccination contre le Covid-19 en cas d'infection VIH à un stade avancé
D’après Hassold N et al. AIDS 2022;36(4):F1-F5, actualisé

Cette étude s’est intéressée aux taux de séroconversion et aux titres d'anticorps anti-Spike après une vaccination à 2 doses chez les PVVIH dont le taux de cellules T CD4+ est diminué. Les auteurs ont collecté les résultats rétrospectifs de sérologie SARS-CoV-2 après vaccination, disponibles dans un hôpital universitaire, pour des PVVIH vaccinés entre mars et septembre 2021 et qui ont été testés pour les anticorps anti-Spike de 8 à 150 jours après la 2e dose. Les titres d'anticorps ont été comparés chez les PVVIH dont le taux de cellules T CD4+ était inférieur à 200 cellules/mm3, compris entre 200 et 500 cellules/mm3, et supérieur à 500 cellules/mm3 au moment de la vaccination. Au total, 105 PVVIH ont été inclus : 54 avec des CD4 < 500 cellules/mm3, dont 18 < 200/mm3, et 36 compris entre 200 et 500. Ces patients ont reçu 2 doses de BNT162b2 (75 %), d’ARNm-1273 (8,5 %) ou de ChAdOx1 nCoV-19 (16,5 %). Le délai médian entre la 2e dose de vaccin et la sérologie était constant dans tous les groupes (73 jours, IQR : [29-97], p = 0,14).

Les taux de séroconversion étaient de 100 % dans le groupe avec un taux de CD4 supérieur à 500 cellules/mm3, mais de 89 % pour celui avec un taux de CD4 inférieur à 500 cellules/mm3 (22 et 5,5 % de séronégatifs dans les groupes ayant un taux < 200 cellules/mm3 ou compris entre 200 et 500 cellules/mm3, respectivement). Les titres médians d'anticorps étaient de 623,8 BAU/mL [262,2-2288] dans le groupe CD4+ supérieur à 500 cellules/mm3 versus 334,3 BAU/mL [69,9-933,9] dans le groupe CD4+ inférieur à 500 cellules/mm3 (p = 0,003). Ils étaient les plus faibles dans le groupe CD4 inférieur à 200 cellules/mm3 : 247,9 BAU/mL [5,88-434,9] (p = 0,0017), 44 % seulement ayant obtenu des titres d'anticorps supérieurs au seuil potentiel de protection de 260 BAU/mL. Au total, les PVVIH avec un taux de CD4 inférieur à 500 cellules/mm3 et notamment inférieur à 200 cellules/mm3 présentaient des taux de séroconversion et des titres d'anticorps anti-Spike significativement plus faibles que les PVVIH non immunodéprimés, ce qui justifie d'envisager des stratégies vaccinales ciblées dans cette population plus fragile.

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