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Sujet du message:   MessagePosté le: 02 Déc 2021 - 17:43
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Epidémie de Covid dans une crèche en Angleterre, les adultes d’abord

Lors du 3e épisode de confinement en Angleterre, les établissements qui accueillaient des enfants de 0 à 5 ans (les équivalents de nos crèches avec aussi des enfants plus âgés) sont restés ouverts. A l’inverse au-delà de 5 ans, les écoles étaient uniquement admissibles aux enfants vulnérables ou de travailleurs de métiers critiques. A l’échelle mondiale, il a été démontré un faible taux de transmission dans les établissements scolaires. Cependant, en Grande Bretagne, 2 épisodes de contamination dans des structures accueillant les plus petits ont été rapportés.

Des épidémiologistes de l’Université de Cambridge ont étudié une épidémie survenue dans un village du Comté en décembre 2020. La nurserie employait un personnel de 34 membres et hébergeait 83 enfants entre 6 semaines et 5 ans. Ceux-ci étaient répartis selon l’âge en unités séparées de 25 ou moins, sans qu’il y ait de mélange entre les enfants. Cependant, certains membres du personnel travaillaient dans plusieurs unités. Le 13 décembre, un membre du personnel et un enfant ont été testés positifs pour le SARS-CoV-2. Le lendemain, en raison de 16 cas positifs la crèche a été immédiatement fermée. Le 15, il a été effectué une revue détaillée du nombre de personnes contaminées et des pratiques de contrôle de l’infection.
Transmission rapide de l’infection
Les sujets infectés ont été interrogés sur leurs symptômes. Le cas index, un membre du personnel, ne présentait pas les symptômes classiques de la maladie, fièvre, toux ou anosmie/agueusie mais était enrhumée le 8/12 en prenant son service. Elle n’a pas repris son travail et a eu ultérieurement de la fièvre et une toux. Le test effectué le 11, a été révélé positif le 14/12. L’infection s’est répandue rapidement aux membres du personnel y compris ceux qui travaillaient en cuisine puis a gagné les enfants. Au total, 24 adultes (71 % du personnel) et 21 enfants (25 %) ont été infectés. Les symptômes des adultes étaient un rhume (19 %), des douleurs (9 %), une toux (9 %), une pharyngite (9 %), des céphalées (5 %), une fièvre (5 %), une diarrhée (5 %) ou d’autres symptômes (5 %) mais 29 % étaient asymptomatiques. Sur les 21 enfants infectés, 52 % étaient asymptomatiques, 9 (43 %) étaient symptomatiques : 24 % étaient fébriles, 19 % avaient une toux, 5 % d’autres symptômes. Aucune tranche d’âge n’était épargnée, même les plus petits. L’infection s’est répandue très rapidement initialement aux adultes puis aux enfants.

Deux des membres du personnel ont été hospitalisés dont l’un a été ventilé.

L’épidémie est survenue avant l’extension de la vaccination des adultes et on ne peut exclure une contamination externe supplémentaire. Au moment de cette épidémie de crèche, l’identification du variant α, B.1.1.7 était largement pratiquée par dépistage du gène « S gene target failure (SGTF) » ; un des cas était porteur de ce variant ; les autres n’ont pas eu de recherche génomique mais il est probable qu’il était aussi en cause le variant delta étant apparu en juin 2021.

En conclusion, la diffusion du SARS-CoV-2 au cours de cette épidémie de crèche s’est faite rapidement avec un taux de transmission élevé. Les raisons étaient probablement liées au variant mais surtout à l’insuffisance des mesures de contrôle de l’infection.

Pr Jean-Jacques Baudon

RÉFÉRENCE :

Roberts RJ et coll. : Outbreak of SARS-CoV-2 in a children’s nursery in the United Kingdom. Pediatr Infect Dis J 2021;40:e455-e458.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Déc 2021 - 06:02
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COVID-19 : 6 % des enfants à Montréal, au Canada, sont infectés par le SARS-CoV-2

• Une étude de cohorte d’enfants à Montréal, l’épicentre de l’épidémie au Canada, révèle que 5,8 % sont infectés par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) sur la base de tests de détection des anticorps.
• Tous les enfants infectés présentent des symptômes légers ou sont asymptomatiques.
• 32 % des enfants infectés ne présentent pas de résultat positif au test de dépistage du virus par amplification en chaîne par polymérase après transcription inverse (Reverse Transcription-Polymerase Chain Reaction, RT-PCR).

Pourquoi est-ce important ?

• L’étude fournit une séroprévalence de référence qui sera utile aux responsables de santé et aux commissions scolaires pour prendre des décisions concernant la fermeture des écoles.
• Les résultats suggèrent que la transmission est plus importante que ce que l’on pourrait escompter à partir des tests par RT-PCR.
Méthodologie

• La cohorte EnCORE comprend 1 632 enfants et adolescents (âgés de 2 à 17 ans) à Montréal, au Canada (octobre 2020 à mars 2021).
• Critère d’évaluation principal : la séroprévalence des anticorps anti-SARS-CoV-2 dirigés contre le domaine de liaison au récepteur de la protéine Spike du virus, déterminée à partir de taches de sang séché.
• Les autres données ont été recueillies par un questionnaire destiné aux parents.
• Financement : Agence de la santé publique du Canada.

Principaux résultats :


• Âge moyen de la cohorte : 9,0 ± 4,4 ans.
• 22 % des enfants provenaient de garderies, 44 % d’écoles primaires et 34 % d’écoles secondaires.
• La séroprévalence moyenne était de 5,8 % (intervalle de confiance [IC] à 95 % : 4,6–7,0 %).
• Tous les enfants infectés présentaient des symptômes légers (52 %) ou étaient asymptomatiques (48 %).
• Sur les 95 enfants séropositifs, le test par RT-PCR était négatif chez 32 % d’entre eux, 51 % n’avaient pas été testés et 18 % avaient auparavant reçu au moins 1 résultat positif à un test PCR.

Limites :

• Le caractère représentatif des résultats est inconnu.
• Il s’agit d’une méthodologie observationnelle et descriptive.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34812845/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Déc 2021 - 08:57
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COVID : un nouveau téléservice pour calculer la date de rappel et celle de fin de validité du pass





https://monrappelvaccincovid.ameli.fr/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Déc 2021 - 09:55
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COVID-19 : expansion d’Omicron, centres de vaccination saturés, l’obligation vaccinale fait son chemin

International—En raison de l'évolution de la pandémie COVID-19, nous vous proposons chaque semaine une sélection d’actualités internationales couvertes par nos équipes éditoriales locales*.

EUROPE-RUSSIE :

La formulation du vaccin Pfizer pour les enfants sera disponible à partir du 13 décembre dans l'Union européenne.

Au Royaume-Uni, le nombre total de cas confirmés d’infections au nouveau variant Omicron du SRAS-CoV-2 était de 22 au 1er décembre. Le mardi 30 novembre, le gouvernement a mis en place un certain nombre de mesures pour tenter d’endiguer sa propagation: port obligatoire du masque dans les magasins et les transports publics, ainsi que l'extension du programme de vaccination.

Les rappels seront étendus à tous les adultes âgés de 18 ans et plus, et le gouvernement a promis que toutes les personnes éligibles pour un rappel se le verraient offrir d'ici la fin du mois de janvier, ce qui impliquerait de distribuer environ 30 millions de doses au cours des deux prochains mois.

En outre, les enfants âgés de 12 à 15 ans devraient se voir offrir une deuxième dose du Pfizer/BioNTech, également 3 mois après leur première dose. Certaines personnes gravement immunodéprimées peuvent également se voir proposer une quatrième dose.

En Angleterre, environ 34,3 % de la population a reçu une dose de rappel - principalement les personnes âgées de plus de 50 ans, car c'était l'objectif avant l'annonce de ces changements. L'Écosse rapporte que 38 % de la population a reçu une troisième dose, tandis que l'Irlande du Nord est à 26,8 %.

Au moins 400 militaires seront mobilisés pour participer à l'effort de vaccination, et plus de 1 500 pharmacies communautaires proposeront des rappels, tandis que des centres de vaccination temporaires « pousseront comme des arbres de Noël », selon le Premier ministre Boris Johnson.

En outre, tous les voyageurs arrivant au Royaume-Uni devront pratiquer un test PCR dans les deux jours et s'auto-isoler jusqu'à ce qu'ils obtiennent un résultat négatif.

Le vendredi 26 novembre, l'Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a indiqué que le dernier taux de reproduction estimé par Covid-19 se situait entre 1,0 et 1,1 ce qui représente un bond par rapport à la semaine précédente, où les chiffres étaient compris entre 0,8 et 1,0.

Pour l'ensemble du Royaume-Uni, les cas de Covid-19 s'élèvent à environ 40 000 par jour, soit un taux de 439,4 pour 100 000 habitants. Le nombre de décès a diminué de 14,9 % et le nombre d'admissions à l'hôpital a baissé de 7,1 %. Jusqu'à présent, 80,6% des plus de 12 ans ont reçu deux doses et 31,7% ont reçu une troisième dose de vaccin ou un rappel.

Pour la semaine se terminant le 19 novembre, le nombre de décès impliquant le Covid-19 au Royaume-Uni était de 1088, soit 110 de moins que la semaine précédente.

Trois premiers cas d'infection par le variant Omicron ont été confirmés en France, à la Réunion mardi et en Ile-de-France et dans le Haut-Rhin jeudi chez des voyageurs revenant d’Afrique. La France a durci ses conditions d’entrée pour les non-européens. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal a annoncé un test négatif de moins de 48 heures obligatoire pour les voyageurs non-européens voulant rentrer en France.

Le variant inquiète les experts alors la cinquième vague de l'épidémie continue de progresser fortement en France. Plus de 49 610 nouveaux cas ont été enregistrés au 1er novembre, un chiffre en hausse de 63 % en une semaine. Au 1er décembre, l'incidence nationale était de 311 pour 100 000 habitants. Le nombre de patients hospitalisés était de 10 558 mercredi, proche du pic de la quatrième vague de cet été, avec plus de 11 200 patients atteints du Covid-19 enregistrés à l’hôpital au 30 août. Au total, plus de 8 millions de personnes ont reçu une dose de rappel au 1er novembre. Depuis la recommandation du rappel pour tous les plus de 18 ans, les centres de vaccinations sont saturés et les rendez-vous pratiquement impossibles à prendre. A noter que la Haute Autorité de Santé (HAS) a recommandé « l'ouverture de la vaccination contre le coronavirus pour les enfants de 5 à 11 ans à risque de développer une forme grave de la maladie, et attend de nouveaux éléments pour un éventuel élargissement à tous les enfants. » Au 1er décembre, 64 enfants de moins de 9 ans étaient hospitalisés à cause du Covid-19 en France dont 8 en réanimation.

En raison des fortes tensions en Martinique et en Guadeloupe, le gouvernement a reporté l'obligation vaccinale des professionnels de santé du 15 novembre au 31 décembre. «Des groupes d'écoute et de dialogue» ont été mis en place pour recevoir «individuellement chaque professionnel concerné par une suspension pour non-respect de l'obligation vaccinale», a indiqué le gouvernement. A Pointe-à-Pître , les professionnels de santé ont de grandes difficultés à maintenir l’accès aux soins à l'hôpital.

En Allemagne, le Robert-Koch-Institut (RKI) a signalé 67 186 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, soit à peu près le même nombre qu'il y a une semaine. L’incidence des infections pour 100 000 habitants au 1er décembre matin était de 442,9 (semaine précédente : 404,5 ; mois précédent : 118,0). La valeur R à 7 jours est actuellement de 0,89, contre 1,01 il y a une semaine. Pour le variant Omicron, au moins 3 cas ont été confirmés en Allemagne.

Au moins 57 millions de personnes sont désormais totalement vaccinées contre le Covid-19. Cela représente 68,6 % de la population totale. L'objectif du gouvernement fédéral et des gouvernements des États fédérés, qui est de fournir jusqu'à 30 millions de premières et deuxièmes vaccinations et de rappels d'ici Noël, ne serait pas réalisable au rythme actuel des vaccinations. À raison d'environ 800 000 vaccinations par jour, un total d'environ 20 millions seulement serait atteint d'ici Noël.

Le chancelier désigné Olaf Scholz (SPD) et la chancelière Angela Merkel (CDU) avaient convenu mardi (30 novembre) avec les chefs des provinces fédérales que de nouvelles actions seraient décidées dans les prochains jours. Sont prévues des restrictions de contact pour les personnes non vaccinées, des exigences plus strictes lors des grands événements et un accès réservé aux personnes vaccinées ou rétablies du Covid pour d'autres secteurs comme le commerce de détail. Il est également prévu d'introduire une obligation universelle de vaccination, qui devrait débuter au printemps 2022.

En Autriche, 70,34% de la population éligible au vaccin avait reçu un schéma complet au 30 novembre. 71,07% ont reçu au moins une dose. L'incidence sur sept jours était de 894,2/100 000 au 29 novembre. Le projet du gouvernement autrichien de «loi sur la vaccination contre le Covid-19», qui entrerait en vigueur le 1er février 2022, suscite de vifs débats. Selon le média autrichien Die presse, Vienne a annoncé son intention d’infliger une amende de 7 200 euros à toutes les personnes qui refuseraient de recevoir la vaccination à partir de février 2022. À partir de cette date, la vaccination deviendra en effet obligatoire pour toutes les personnes dont la résidence permanente se trouve en Autriche. Actuellement, le pays est en état d'urgence. Le ministère de la Santé prévoit de décider la semaine prochaine si celui-ci prendra fin le 12 décembre pour les personnes vaccinées et rétablies.

En Suisse, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a signalé 10 466 nouvelles infections à coronavirus en 24 heures, mercredi 1er décembre. Actuellement, 1 335 personnes sont traitées à l'hôpital pour le Covid-19. Les lits de soins intensifs des hôpitaux suisses (y compris les lits ad hoc) étaient occupés à 81 % de leur capacité mercredi 1er décembre. Dans le pays, un peu moins de 68% de la population est actuellement vaccinée. Pour les manifestations culturelles et sportives, une obligation de vaccination est en discussion.

Tous les hôpitaux de Belgique ont été invités à reporter immédiatement tous les soins non urgents pendant deux semaines afin de libérer des lits pour les patients atteints du coronavirus, a annoncé le comité Hospital & Transport Surge Capacity (HTSC). Depuis le début de la semaine, l'augmentation du nombre de nouveaux cas de Covid-19 détectés quotidiennement a légèrement ralenti pour la première fois depuis des semaines, une tendance qui devrait bientôt se répercuter sur le nombre d'hospitalisations et de patients traités en soins intensifs.

Le Portugal entrera à nouveau en état d’urgence le 1er décembre. L'obligation de porter le masque sera limitée à l'intérieur, et le certificat de vaccination numérique sera obligatoire dans les hôtels, les restaurants et pour les événements. Le gouvernement a également défini des mesures restrictives pour les fêtes de fin d'année. Un confinement partiel sera mis en place après la période de Noël et du Nouvel An, la semaine du 2 au 9 janvier. Les écoles ne reprendront leurs activités que le 10 janvier. Les bars et les clubs seront également fermés la première semaine de l'année et le télétravail sera obligatoire. En plus d'autres mesures, le gouvernement a recommandé de procéder à des tests réguliers avant les réunions de famille de fin d'année.

Le pays compte plus de 87% de la population complètement vaccinée mais a déjà détecté 13 cas de variant Omicron lundi (29 novembre) chez les joueurs et le personnel de l'équipe Belenenses-SAD, un club de football de Lisbonne récemment rentré d'Afrique du Sud. Samedi (27 novembre), l'équipe a joué un match du championnat portugais, contre une autre équipe locale, Benfica.

L'incidence nationale au 30 novembre était de 325,9 cas d'infection par le SRAS-CoV-2 pour 100 000 habitants, avec un taux de transmission national de 1,17.

En Italie, les premiers cas liés au variant Omicron ont été signalés dans une famille dont le père avait voyagé au Mozambique et en Afrique du Sud. Mais le nombre de cas d’infections au variant Delta est également en augmentation. La région du Frioul-Vénétie Julienne, ainsi que la province de Bolzano, au nord-est du pays, près de l'Autriche, ont été déclarées "zones jaunes" (deuxième niveau de préoccupation, allant du blanc au jaune, à l'orange et au rouge). En effet, la semaine dernière, le seuil de 100 nouveaux cas pour 100 000 habitants a été franchi, atteignant 112 : le virus circule au même niveau qu'au printemps dernier. Le taux d'occupation des lits de soins intensifs est également en hausse (de 5,3 à 6,2%). Un nouveau décret du gouvernement est entré en vigueur qui étend la vaccination obligatoire aux enseignants, aux personnels de l'armée et de la police. Il autorise l'accès aux centres commerciaux, aux cinémas, aux théâtres, aux restaurants et aux salles de sport uniquement aux personnes vaccinées ou rétablies du Covid. Elles recevront un "laissez-passer vert renforcé", dont la validité est réduite de 12 à neuf mois. Un laissez-passer vert "normal" (demandant un test antigénique) ne sera suffisant que pour aller travailler, faire des courses de première nécessité et utiliser les transports publics.

Le nombre de vaccinations augmente principalement en raison des rappels. On constate également une augmentation du nombre de premières doses, qui est revenu à plus de 20 000 par jour comme il y a un mois, avec une croissance de 40% par rapport à la semaine dernière. À ce jour, près de 85 % des plus de 12 ans ont été vaccinés : si l'on ajoute ceux qui ont reçu au moins une dose et ceux qui se sont remis de l'infection naturelle, il y a moins de 6 mois, 9 Italiens de plus de 12 ans sur 10 bénéficient désormais d'une forme de protection, selon le ministère de la santé.

En Espagne, la pandémie continue sa progression, après avoir dépassé les 10 000 cas au cours des dernières 24 heures, selon les données officielles de ce mardi (30 novembre). Quant à l'incidence à 14 jours, elle a atteint 208,5 cas pour 100 000 habitants, des chiffres qui n'avaient pas été vus depuis début septembre.

Le ministère de la Santé a recommandé de limiter la jauges pour les événements publics et sociaux, « en particulier pendant les fêtes de Noël» et a fait rappeler les «incertitudes liées au variant Omicron» et à la «possible diminution de l'efficacité du vaccin» parmi la population. Au mercredi (1er décembre), deux cas de variant omicron avaient été signalés en Espagne, tous deux à Madrid, par des personnes revenues d'Afrique du Sud et qui étaient entièrement vaccinées.

Le ministère de la Santé a approuvé mardi 30 novembre un accord établissant des mesures exceptionnelles pour limiter la propagation du variant B.1.1.529 (omicron), en limitant les vols entre l'Afrique du Sud, le Botswana, l'Eswatini, le Lesotho, le Mozambique, la Namibie et le Zimbabwe et les aéroports espagnols.

Dans la population générale, les progrès de la vaccination ont à peine progressé : 79,3% ont le calendrier complet du vaccin, et 80,8% ont reçu au moins une dose.

En Grèce, l'obligation vaccinale concerne désormais toutes les personnes de plus de 60 ans. Les Grecs âgés de plus de 60 ans doivent prendre rendez-vous pour une première injections d'ici le 16 janvier.

AMERIQUES :

La semaine dernière, 753 000 nouveaux cas de Covid-19 et plus de 13 000 décès associés ont été signalés en Amérique.

La nouvelle de la découverte du variant Omicron est survenue au moment où les Américains tentaient de profiter de leurs vacances de Thanksgiving. Les États-Unis ont identifié leur premier cas à San Francisco mercredi. En réponse à ce variant, les États-Unis ont émis de nouvelles interdictions de voyager en Afrique du Sud et ont renforcé leur recommandation de rappel vaccinal pour tous les adultes.

Par ailleurs, le variant Delta continue de faire des ravages dans le Midwest et le Nord-Est, et la plupart des modèles prévoient une nouvelle augmentation des cas après les vacances, qui sont l'une des périodes de voyage les plus importantes de l'année. Pour l'instant, les cas de Covid-19 aux États-Unis semblent être stables, avec une moyenne d'environ 85 000 cas quotidiens et 900 décès, en raison des retards de déclaration pendant les vacances de Thanksgiving.

Au Mexique, le nombre de cas estimés de Covid-19 a augmenté de 8% par rapport à la semaine précédente et le Secrétaire à la santé n'exclut pas une quatrième vague. Selon les autorités sanitaires, 85% des personnes vaccinées contre le Covid-19 sont complètement vaccinées. Le Président du Mexique a assuré que la troisième dose du vaccin Covid-19 devra être réalisée, les personnes âgées et les enseignants étant prioritaires.

Selon la directrice de l'OPS, Carissa F. Etienne, 54 % de la population d'Amérique latine et des Caraïbes est entièrement vaccinée. Au 1er décembre, le variant Omicron a été détecté au Canada et au Brésil.

En Amérique centrale, le nombre de cas et de décès a diminué la semaine dernière dans tous les pays sauf au Panama. En Amérique du Sud, le nombre de cas est en augmentation constante depuis plusieurs semaines. Dans la région andine, le nombre de cas se stabilise. Dans les Caraïbes, les cas sont en augmentation dans les îles Caïmans et à Anguilla.

Le Dr Etienne a également appelé au respect des mesures barrières, telles que l'utilisation de masques, la distanciation sociale et le lavage fréquent des mains, les définissant comme les «actions les plus efficaces pour réduire la propagation du virus SRAS-CoV-2, diminuer les hospitalisations et sauver des vies. Il est important de noter que ces mesures sont efficaces contre tous les variants, y compris l'Omicron. »

Au Brésil, l'Agence nationale de surveillance sanitaire (Anvisa) a confirmé mardi 30 novembre, 2 cas du nouveau variant préoccupant (VOC) Ômicron du SRAS-CoV-2. Avant cette annonce, les maires de huit capitales avaient déjà annoncé l'annulation d'événements pour célébrer la fin de l'année en raison des risques posés par l'émergence du nouveau variant. Jusqu'au 30, la ville de Rio de Janeiro, l'une des destinations touristiques préférées du pays, et la ville de São Paulo, ont maintenu leur programme de réveillon mais ont déclaré qu'elles surveilleraient l'évolution de la pandémie.

Samedi 27 novembre, après avoir été en désaccord avec Anvisa, qui recommandait des restrictions sur les vols en provenance de certains pays africains, le gouvernement a finalement décidé d'interdire l'entrée des personnes en provenance d'Afrique du Sud, du Botswana, d'Eswatini, du Lesotho, de la Namibie et du Zimbabwe.

Au 30 novembre, plus de 62,44 % des Brésiliens avaient reçu une deuxième dose ou une dose unique d'un vaccin anti-Covid-19, complétant ainsi le calendrier de vaccination. C'est l'équivalent de 133 190 157 personnes. 74,46% de la population a reçu au moins la première dose (158 839 084 personnes). La dose de rappel a été administrée à 16 067 524 personnes (7,53 % de la population).

AFRIQUE MOYEN ORIENT :

En Afrique du Sud, l'Institut national des maladies transmissibles (NICD) a enregistré lundi 29 novembre 2 963 nouveaux cas, avec une augmentation de la détection des cas positifs de 15,2 % (la veille, elle était de 10,6%). Les cas ont été multipliés en deux semaines par plus de quatre (330 %) dans la province de Gauteng, la région où l'omicron a été détecté pour la première fois, avec l'un des taux de vaccination les plus bas du pays (moins de 40 % ont le calendrier vaccinal complet).

Mardi, la société sud-africaine Aspen Pharmacare a annoncé qu'elle avait signé un accord de licence pour conditionner et vendre le vaccin Covid-19 de Johnson & Johnson en Afrique.

Les autorités sanitaires nigérianes ont signalé, mercredi 1er décembre, trois cas du nouveau variant, Omicron, chez des passagers en provenance d'Afrique du Sud. Le CDC africain a assuré qu'un séquençage rétrospectif des cas confirmés parmi les voyageurs au Nigeria a permis d'identifier le nouveau variant dans des échantillons prélevés en octobre.

Le Maroc a suspendu lundi et pour deux semaines tous les voyages aériens en provenance du monde entier en raison de la propagation rapide du nouveau variant omicron. La France a rapatrié plus de 20 000 personnes bloquées au Maroc.

En ce qui concerne la vaccination en Afrique, seuls 7 % de la population sont déjà entièrement vaccinés. L'Organisation mondiale de la santé a exhorté dimanche les pays du monde entier à ne pas imposer d'interdiction de vol aux pays d'Afrique australe en raison des inquiétudes suscitées par le nouveau variant Omicron. La directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, Matshidiso Moeti, a appelé les pays à suivre la science et les règlements sanitaires internationaux afin d'éviter de recourir à des restrictions de voyage.

Les Émirats arabes unis ont approuvé le vaccin russe Sputnik Light Covid-19 comme dose de rappel universelle.

En Israël, où 4 cas de variant Omicron ont été confirmés et 34 suspectés en début de semaine, le gouvernement a décidé de fermer les frontières pour 14 jours à la plupart des pays africains. L’une des personnes infectée par le variant Omicron serait un cardiologue de retour d’un congrès professionnel à Londres.

ASIE-OCEANIE :

Les autorités australiennes sont en alerte après la confirmation de 5 cas de contamination par le variant Omicron. Tous les cas ont été mis en quarantaine et restent asymptomatiques ou légèrement symptomatiques. En réponse à la menace que représente ce nouveau variant, le pays a reporté d'au moins deux semaines son projet d'assouplissement des restrictions frontalières.

La Nouvelle-Zélande a décidé d'aller de l'avant avec son projet d'assouplissement des restrictions à Auckland, malgré la menace du variant Omicron. Les bars, restaurants et salles de sport d'Auckland rouvriront leurs portes le 2 décembre. Cependant, les voyages vers la Nouvelle-Zélande ont été restreints pour 9 pays d'Afrique australe en réponse à la menace Omicron.

Malgré la menace actuelle liée au variant Omicron, la nation insulaire des Fidji, dans le Pacifique, a repris le tourisme pour les visiteurs internationaux après plus de 600 jours de fermeture.

Le Japon a signalé 2 cas confirmés du variant Omicron. Le premier cas concerne un jeune diplomate voyageant depuis la Namibie et le second est un homme d'une vingtaine d'années qui séjournait au Pérou. Les deux cas ne sont pas liés. Le 29 novembre, le Japon a annoncé une interdiction d' entrée pour tous les étrangers afin de freiner la propagation du variant Omicron.

La Corée du Sud a signalé une augmentation record du nombre d'infections quotidiennes par le Covid-19, avec 5 123 nouveaux cas signalés le 1er décembre. Le même jour, le pays a également signalé ses 5 premiers cas confirmés d’infection par le variant Omicron.

La Chine a proposé de fournir un milliard de doses de vaccin Covid-19 à l'Afrique lors d'un récent sommet Chine-Afrique au Sénégal. La Chine s'est inquiétée du fait que le variant Omicron, qui se propage rapidement, pourrait créer de sérieux problèmes pour les Jeux olympiques d'hiver de 2022 qui se dérouleront à Pékin.



*Ont collaboré à cet article Aude Lecrubier (Medscape édition française), Claudia Bravo (Medscape en espagnol), Leoleli Schwartz (Medscape en portugais), Tim Locke (Medscape Royaume-Uni), Maria Baena (Univadis Espagne), Brenda Goodman (Medscape Etats-Unis), rédaction Coliquio (Allemagne), Daniela Ovadia (Univadis Italie), Pavankumar Kamat (Univadis pour l’Asie).

A noter :Ce tour d’horizon donne un aperçu de pratiques cliniques, recommandations, découvertes émergentes au cours de cette pandémie. De manière générale, toutes les informations concernant COVID-19 sont susceptibles de subir une actualisation avec l’avancée des connaissances. Les dates de publication des articles sont plus que jamais importantes. Certaines des informations ci-dessous peuvent également ne pas être en adéquation avec les directives des autorités sanitaires françaises.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Déc 2021 - 15:28
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Variant Omicron : le risque de réinfection serait plus élevé
Les risques de contracter une nouvelle fois la Covid-19 augmenteraient considérablement à cause du variant Omicron. C’est ce que suggère une étude réalisée par des scientifiques sud-africains.

Il inquiète les autorités, au point qu'en France une réunion du conseil de défense est prévue lundi avec peut être à la clé l'annonce de nouvelles restrictions. Le variant Omicron, aussi appelé "B.1.1.529", a été identifié pour la première en Afrique du Sud, le 24 novembre. Cette souche de la Covid-19 circule désormais dans au moins 23 pays, dont 9 cas enregistrés à ce jour dans notre pays. Si le variant Omicron est actuellement au cœur des préoccupations, c'est à cause de son nombre exceptionnellement élevé de mutations. En clair, celles-ci pourraient permettre au virus d'infecter à plusieurs reprises une même personne avec un système immunitaire défaillant.

"On croit que la seule façon pour le virus d’avoir acquis autant de mutations est d’avoir été dans un environnement clos pendant une longue période, probablement le corps de quelqu’un qui a subi une infection à longue durée", a expliqué, à Sciences et Avenir, la virologue Jinal Bhiman de l’Institut sud-africain des maladies infectieuses (NCID). La spécialiste a révélé que le variant Omicron pourrait probablement échapper aux anticorps qui ciblent le variant Delta et à ceux développés après la vaccination. Elle a indiqué que, pour l’heure, il était encore trop tôt pour déterminer la virulence de cette souche sud-africaine.

Un risque de réinfection accru :

Le variant Omicron figure dans la liste des souches "préoccupantes" dressée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). "Les premiers éléments semblent indiquer qu’il présente un risque accru de réinfection par rapport à d’autres variants préoccupants", a signalé l’organisation dans un communiqué paru le 26 novembre. Une étude, publiée sur le site de pré-publication medRxiv le 2 décembre, a aussi mis en évidence que le variant Omicron accroîtrait le risque de réinfection.

https://www.medrxiv.org/content/10.1101 ... 21266068v2

Cette recherche, réalisée par des chercheurs sud-africains, s’appuie sur une analyse de 35.670 réinfections identifiées chez près de 2,8 millions de personnes ayant été testées positives en Afrique du Sud. Juliet Pulliam, de l’université sud-africaine Stellenbosch, et auteure principale de l’étude, a précisé sur Twitter que les scientifiques n’avaient pas d’informations concernant le statut vaccinal de ces patients.

Les chercheurs ont constaté que le variant Omicron était associé à une augmentation du risque de réinfection. "Le rapport de risque estimé pour la réinfection par rapport à la première contamination pour la période du 1er novembre 2021 au 27 novembre 2021 était de 2,39", peut-on lire dans les travaux. En clair, le risque de contracter une nouvelle fois la Covid-19 serait près de trois fois supérieur par rapport aux vagues liées aux souches Beta et Delta. "Le variant Omicron est associé à une capacité substantielle d'échapper à l'immunité d'une infection préalable", ont conclu les auteurs de l’étude qui n’a été encore vérifiée par des pairs.

Des formes moins sévères :

Selon la virologue Jinal Bhiman, le variant Omicron pourrait toutefois entraîner des formes moins sévères que le variant Delta, "auquel cas cela pourrait être une bonne nouvelle qu’il le remplace." D’après, Anne von Gottberg, spécialiste des maladies infectieuses à l’Institut national sud-africain des maladies transmissibles (NICD), les patients ayant contracté une nouvelle fois la Covid-19, à cause de la souche sud-africaine, auraient des symptômes moins graves.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... rait-eleve

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Déc 2021 - 17:45
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Ces 6 vaccins anti-Covid-19 apparaissent comme sûrs et immunogènes en tant que 3e dose

Les vaccins à ARNm de Pfizer et Moderna sont les seuls à pouvoir être utilisés comme dose de rappel. Une étude anglaise s'est intéressée à six autres vaccins et à déterminer la tolérance et l'immunogénicité de plusieurs combinaisons.

La cinquième vague de l'épidémie de Covid-19 déferle sur la France. Le nombre de cas positifs augmente de façon fulgurante depuis la mi-novembre 2021, et les hôpitaux commencent à avoir les pieds dans l'eau. Les admissions en soins critiques et les décès hospitaliers dus à la Covid-19 s'envolent : respectivement +44 et 35 % par rapport à la semaine du 29 novembre 2021.

Une autre vague déferle aussi, celle de la vaccination. La plupart des doses injectées ces derniers jours sont des doses de rappel, accessibles à tous les adultes ayant eu un schéma vaccinal complet au minimum cinq mois plus tôt. Seuls les vaccins à ARNm, Pfizer pour tous ou Moderna pour les 30 ans et plus, peuvent être injectés après une primo-vaccination. Les autres vaccins sont, à ce jour, exclus de la campagne de rappel.

Une autre formule que celle de Pfizer et Moderna en rappel ?
Peu de données existent sur la sécurité et l'immunogénicité des autres vaccins homologués lorsqu'ils sont injectés en tant que rappel. En Angleterre, la task force vaccinale et National Institute for Health Research (NIHR) sont à l'origine d'une étude randomnisée en double aveugle, appelée Covboost, qui vise à estimer la tolérance et le pouvoir immunogène de six vaccins anti-Covid-19, administrés après deux doses du vaccin Pfizer ou d'AstraZeneca. Les vaccins impliqués sont : Pfizer, Moderna, AstraZeneca, Novavax (dose complète ou demi-dose), Valneva (dose complète ou demi-dose), Janssen, et Curevac. Les résultats intermédiaires de cette étude qui est en phase 2, viennent d'être publiés dansThe Lancet.

http://www.thelancet-press.com/embargo/COVBOOST.pdf

« Les données des effets secondaires montrent que les 7 vaccins sont sûrs comme troisième dose, avec des niveaux acceptables d'effets secondaires inflammatoires, comme des douleurs au site d'injection, des douleurs musculaires et de la fatigue. Tandis que tous augmentent l'immunité contre la protéine S après deux doses du vaccin AstraZeneca, seuls AstraZeneca, Pfizer, Moderna, Novavax, Janssen et Curevac le font aussi après deux doses de Pfizer », résume le professeur Saul Faust, investigateur principal de cet essai clinique et directeur du NIHR Research Facility à l'hôpital universitaire de Southampton.

L'essai clinique a été conduit entre le 1er et le 30 juin 2021, auprès de 2.878 adultes de plus de 30 ans ayant reçu deux doses du vaccin AstraZeneca ou Pfizer au moins 70 et 84 jours avant le début du protocole respectivement. Dans les 18 sites impliqués, les participants ont été séparés en trois groupes :

• Groupe A : rappel du Novavax (dose complète) ou Novavax (demi-dose) ou Astrazeneca ;
• Groupe B : rappel du Pfizer (dose complète) ou Valneva (dose complète) ou Valneva (demi-dose) ou Janssen ;
• Groupe C : rappel de Pfizer (demi-dose) ou Curevac ou Moderna.
Pour chaque combinaison, les deux objectifs principaux étaient de suivre les effets secondaires et la concentration en anticorps anti-protéine S 28 jours après l'injection. Dans un second temps, les scientifiques ont estimé la capacité neutralisante des anticorps et la stimulation de l'immunité cellulaire in vitro. Ici, le but n'était pas de déterminer l'efficacité de chaque vaccin en tant que rappel sur l'infection et les hospitalisations.

Des rappels bien tolérés quelle que soit la formule :

Dans l'ensemble, la dose de rappel est bien tolérée quelque soit la formule utilisée. Il y a tout de même des combinaisons plus réactogènes que d'autres. Les primo-vaccinés avec AstraZeneca et qui ont reçu la formule de Moderna ont été plus nombreux à rapporter une fatigue générale. Pour les primo-vaccinés avec Pfizer et ayant reçu Moderna en rappel, ils ont aussi déclaré plus d'effets secondaires.

La combinaison Pfizer et Janssen provoque une fatigue générale et des frissons plus fréquemment que les autres. Une troisième du dose d'AstraZeneca après une primo-vaccination au Pfizer est aussi associée à un peu plus d'inconfort. Ces effets secondaires n'ont rien d'anormal après une vaccination et sont plus souvent expérimentés par des sujets jeunes que des sujets âgés. Sur les 1.036 effets secondaires déclarés, 24 ont été considérés comme sévères et 6 potentiellement reliés aux vaccins.

Raviver les anticorps anti-protéine S :

Le titre moyen en anticorps anti-protéine S est 1,8 fois, pour les personnes ayant reçu la demi-dose de Valneva, à 32,3 fois, pour les personnes ayant reçu le Moderna, qu'après seulement deux doses d'AstraZeneca. Ces titres sont 1,3 fois, pour la demi-dose de Valneva, à 11,5 fois, pour une dose de Moderna, plus important qu'après une primo-vaccination avec Pfizer. L'immunité cellulaire est aussi renforcée par les doses de rappel, mais de façon moins spectaculaire. La formule de Moderna semble la plus efficace sur ce point, tandis qu'un rappel d'AstraZeneca quand la primo-vaccination a déjà été avec ce même vaccin n'a que peu d'effet. Le vaccin de Valneva ne parvient pas réveiller l'immunité cellulaire chez les personnes primo-vaccinées avec Pfizer. Ces résultats varient beaucoup en fonction des personnes.

Ces nouvelles sont encourageantes et pourraient apporter de la flexibilité dans les campagnes de rappel. À l'heure actuelle, la formule de Pfizer est la plus demandée, notamment parce que c'est la plus connue du grand public et l'une des premières à avoir été autorisée. Les résultats présentés ici montrent que c'est aussi la plus efficace pour raviver les anticorps anti-protéine S. Mais les autres formules vaccinales ne présentent pas plus de risques et pourraient permettre de réduire la pression des demandes sur les vaccins de Pfizer et Moderna.

https://www.futura-sciences.com/sante/a ... ose-95379/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Déc 2021 - 11:00
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Vacciner en priorité contre le COVID-19 les enfants de 5-11 ans avec un asthme non contrôlé ?

Edimbourg, Royaume-Uni – Une nouvelle publication écossaise publiée dans The Lancet Respiratory Medicine montre que les enfants de 5 à 17 ans qui ont un asthme non contrôlé – défini par une hospitalisation pour asthme ou une prescription d’au moins deux cures de corticoïdes oraux pour l'asthme dans les deux dernières années – ont un risque plus élevé d’hospitalisation en cas d’infection par le Covid-19 [1].

Résultats de leur étude à l’appui, les auteurs recommandent que les enfants âgés de cinq à 17 ans, avec un asthme mal contrôlé, soient prioritaires pour les vaccinations.

Une étude qui fait écho à la recommandation de la Haute Autorité de Santé la semaine dernière qui préconise de prioriser les enfants de 5 à 11 ans fragiles en termes de vaccination contre le Covid-19 dont les enfants avec un asthme sévère nécessitant un traitement en continu. Rappelons que cette tranche d’âge n’est pas encore autorisée à être vaccinés en France – contrairement aux Etats-Unis, au Canada et à Israël – même si l’Europe a validé le vaccin Pfizer chez les 5-11 ans.

Hospitalisation et prescription de corticostéroïdes :

L'étude, qui a été demandée en urgence par la Commission mixte sur la vaccination (JCVI), a analysé les données de plus de 750 000 enfants d'âge scolaire en Écosse inclus dans la cohorte “Evaluation précoce de la pandémie et surveillance renforcée du Covid-19 (EAVE II)” afin d’identifier les enfants asthmatiques qui courent un risque accru de complications graves du Covid-19 et devraient être prioritaires pour la vaccination.

Entre le 1er mars 2020 et le 27 juillet 2021, 752 867 enfants ont été inclus dans l'ensemble de données EAVE II, dont 63 463 (8,4 %) avaient un asthme diagnostiqué par un clinicien. Parmi ceux-ci, 4 339 (6,8 %) avaient une infection par le SARS-CoV-2 confirmée par RT-PCR.

Parmi ceux dont l'infection a été confirmée, 67 (1,5%) ont été admis à l'hôpital avec le Covid-19. Parmi les 689 404 enfants sans asthme, 40 231 (5,8 %) avaient des infections confirmées au SARS-CoV-2, dont 382 (0,9 %) ont été admis à l'hôpital avec le Covid-19.

Le taux d'admission à l'hôpital pour Covid-19 était plus élevé chez les enfants souffrant d'asthme mal contrôlé – défini comme une précédente hospitalisation pour asthme et au moins deux prescriptions antérieures de corticostéroïdes oraux dans les deux ans suivant la date de début de l'étude – que chez ceux dont l'asthme était bien contrôlé ou sans asthme.

Lorsque l’on prenait une hospitalisation antérieure comme marqueur d'asthme non contrôlé, le risque d'hospitalisation pour Covid-19 était multiplié par plus de six (HR ajusté 6,40 ; IC à 95 % 3,27-12,53) pour les personnes dont l'asthme était mal contrôlé et augmenté de plus de 30 % (HR ajusté 1,36 ; IC à 95 % 1,02-1,80) pour ceux dont l'asthme était bien contrôlé, par rapport à ceux qui n'avaient pas d'asthme.

Le risque d'hospitalisation pour Covid-19 était multiplié par plus de six pour les personnes dont l'asthme était mal contrôlé.
Si l’on prenait la prescription de corticoïdes par voie orale comme marqueur d’un asthme non contrôlé, le HR ajusté pour l'admission à l'hôpital liée au Covid-19 était de 3,38 (IC à 95 % 1,84-6,21) pour ceux qui avaient reçu au moins trois cures de corticostéroïdes au cours des deux années précédentes, et 3,53 (IC à 95 % 1,87-6,67) pour ceux à qui on avait prescrit deux cures, par rapport à ceux sans asthme. Les enfants qui avaient reçu une cure de corticoïdes avaient un RR ajusté de 1,52 (IC à 95 % 0,90-2,57) et ceux souffrant d'asthme à qui aucune cure de corticoïdes oraux n'avait été prescrite avaient un RR ajusté de 1,34 (IC à 95 % 0,98-1,82) , par rapport aux enfants sans asthme.

Les résultats de l'analyse – la première du genre – suggèrent que les enfants d'âge scolaire souffrant d'asthme et ayant eu une hospitalisation récente ou au moins deux cures de corticostéroïdes oraux courent un risque nettement accru d'admission à l'hôpital en raison du Covid-19, bien qu'il faille préciser que le risque global d'admission était faible, avec un enfant sur 380 souffrant d'asthme mal contrôlé qui était admis à l’hôpital.

Résultats à l’appui, les auteurs recommandent que les enfants âgés de cinq à 17 ans, avec un asthme mal contrôlé, soient prioritaires pour les vaccinations. On estime que cela se traduirait par environ 109 448 enfants à travers le Royaume-Uni.

Assurer un bon contrôle de l’asthme :

Commentant la recherche, l'auteur principal, le Pr Aziz Sheikh de l'Université d'Édimbourg, a expliqué que « comprendre quels enfants asthmatiques courent un risque accru de graves conséquences du Covid-19 est essentiel dans le contexte des délibérations politiques en cours sur la priorisation des vaccins.

« Le principal point à retenir de cette étude est qu'il est essentiel de garder l'asthme des enfants sous contrôle car cela réduit considérablement le risque d'hospitalisation pour Covid-19. La vaccination des personnes souffrant d'asthme mal contrôlé offre un niveau supplémentaire de protection contre les graves conséquences du Covid-19. »

Il est essentiel de garder l'asthme des enfants sous contrôle car cela réduit considérablement le risque d'hospitalisation pour Covid-19 Pr Aziz Sheikh
Les résultats de l'étude sont toutefois limités par un certain nombre de facteurs, notamment l'utilisation de marqueurs indirect d'un mauvais contrôle de l'asthme et l'omission de certains biais, tels que l'exposition au tabac, les conditions de vie et l'origine ethnique.

Dans un commentaire accompagnant l’article, Rachel Harwood de l’hôpital Alder Hey in the Park à Liverpool, déclare : « il est essentiel d’être prudent concernant les modalités d'administration du vaccin aux enfants de moins de 12 ans. Bien que les enfants asthmatiques aient été identifiés comme ayant un risque accru d'être admis à l'hôpital par rapport à leurs pairs non asthmatiques, le risque global reste très faible. Un équilibre entre le risque d'hospitalisation du SARS-CoV-2 et le faible risque d'effets secondaires de la vaccination doit être soigneusement examiné avant d'envisager la vaccination. »

Elle ajoute : « Au cours de l'hiver à venir, de nombreux virus respiratoires bien connus sont attendus chez les enfants et, de pair avec les changements saisonniers, ils devraient augmenter la fréquence et la gravité des exacerbations de l'asthme. L'accent mis sur un excellent contrôle de l'asthme, comprenant l'administration du vaccin contre la grippe, et l'amélioration de la qualité de l'air et de l'hygiène dans les écoles est essentiel pour tous les enfants asthmatiques afin de réduire leur susceptibilité aux exacerbations au cours de l'hiver à venir. »

https://www.medscape.co.uk/viewarticle/ ... 21a1002gv0

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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Déc 2021 - 11:05
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Covid-19 : Combien de temps dure la protection conférée par le vaccin ? Une étude toulousaine lève le voile

Le laboratoire de virologie du CHU de Toulouse publie une étude sur la durée de protection face au Covid-19 chez les personnes vaccinées. Les travaux montrent l’intérêt d’une troisième dose dans les six mois. Les personnes infectées par le Covid-19 et vaccinées ensuite bénéficient d’une protection plus longue.

En se basant sur une cohorte de plus de 8000 soignants du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse, le laboratoire de virologie du CHU de Toulouse, dirigé par le Pr Jacques Izopet, étudie depuis juin 2020 l’incidence du virus SARS-CoV-2, l’impact de la vaccination ou encore les taux de protection face à une infection ou réinfection. Après avoir établi, en septembre dernier, quel taux d’anticorps minimum était nécessaire pour être protégé contre une infection ou réinfection au Covid-19, les derniers travaux de recherche du laboratoire s’intéressent à la durée de la protection (1).

« Nous avons suivi 145 personnes pendant 143 jours : des personnes vaccinées à deux doses contre le Covid-19 (plus de 60 % de notre cohorte) et des infectés Covid puis vaccinés avec une dose de Pfizer. Nous avons regardé la répartition des anticorps que nous avons ensuite confrontée au taux d’infection/réinfection au Covid-19 pour établir trois catégories : les personnes dont le taux d’anticorps était inférieur à 2000 unités par millilitre, celles dont ce taux se situait entre 2000 et 10000 unités/ml et celles présentant un taux supérieur à 10 000 unités/ml. On sait que la protection contre le virus SARS-CoV-2 commence à 141 unités/ml et qu’elle est totale à partir de 1700 unités/ml », explique Chloé Diméglio, biostatisticienne au laboratoire de virologie du CHU de Toulouse.

Plus le taux d'anticorps est élevé, plus le temps de protection diminue rapidement :

« Dans la première catégorie (moins de 2000 unités d’anticorps par ml), on n’établit pas de différence de protection entre les personnes déjà infectées une fois et les non infectées, la moyenne se situe autour de 500 jours de protection. Dans la catégorie intermédiaire (entre 2000 et 10 000 unités d’anticorps par ml), les personnes infectées au Covid puis vaccinées bénéficient en moyenne de 603 jours de protection, soit deux fois plus longtemps que les vaccinés qui n’avaient pas été infectés par le Covid. Mais la différence est encore plus grande dans la catégorie où les taux d’anticorps sont les plus élevés (plus de 10 000 unités/ml) : les infectés puis vaccinés sont à 714 jours de protection contre le Covid alors que les vaccinés ne dépassent pas en moyenne les 248 jours de protection. Le pic d’anticorps est atteint dans le mois qui suit l’injection mais, ensuite, la courbe de protection ne décroît pas de la même façon : plus le taux d’anticorps est élevé plus la décroissance est rapide. On retient surtout que les personnes infectées puis vaccinées ont un temps de protection contre une réinfection deux fois plus long que les personnes vaccinées », souligne Chloé Diméglio. À noter que cette évaluation a été faite sur des personnes infectées avec la souche alpha. Les travaux actuels du laboratoire visent à préciser l’impact du variant delta sur les soignants de la cohorte.

Une piste pour réfléchir à la priorisation de la vaccination :

« La moyenne de 309 jours de protection (environ 10 mois), qui concerne la majorité des vaccinés, montre que la proposition de troisième dose arrive au bon moment et que l’intervalle de six mois après la deuxième dose est cohérent », conclut Chloé Diméglio.

Les infectés puis vaccinés dont les taux d’anticorps sont montés très haut semblent bénéficier d’une protection plus longue, de presque deux ans. Face à un virus étudié depuis près de deux ans par la communauté scientifique mondiale, voici une piste de réflexion supplémentaire pour les questions de priorisation de la vaccination.

https://www.ladepeche.fr/2021/12/05/cov ... 972880.php

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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Déc 2021 - 12:13
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Ces 6 vaccins anti-Covid-19 apparaissent comme sûrs et immunogènes en tant que 3e dose

Les vaccins à ARNm de Pfizer et Moderna sont les seuls à pouvoir être utilisés comme dose de rappel. Une étude anglaise s'est intéressée à six autres vaccins et à déterminer la tolérance et l'immunogénicité de plusieurs combinaisons.

La cinquième vague de l'épidémie de Covid-19 déferle sur la France. Le nombre de cas positifs augmente de façon fulgurante depuis la mi-novembre 2021, et les hôpitaux commencent à avoir les pieds dans l'eau. Les admissions en soins critiques et les décès hospitaliers dus à la Covid-19 s'envolent : respectivement +44 et 35 % par rapport à la semaine du 29 novembre 2021.

Une autre vague déferle aussi, celle de la vaccination. La plupart des doses injectées ces derniers jours sont des doses de rappel, accessibles à tous les adultes ayant eu un schéma vaccinal complet au minimum cinq mois plus tôt. Seuls les vaccins à ARNm, Pfizer pour tous ou Moderna pour les 30 ans et plus, peuvent être injectés après une primo-vaccination. Les autres vaccins sont, à ce jour, exclus de la campagne de rappel.

Une autre formule que celle de Pfizer et Moderna en rappel ?
Peu de données existent sur la sécurité et l'immunogénicité des autres vaccins homologués lorsqu'ils sont injectés en tant que rappel. En Angleterre, la task force vaccinale et National Institute for Health Research (NIHR) sont à l'origine d'une étude randomnisée en double aveugle, appelée Covboost, qui vise à estimer la tolérance et ard al zaafaran / parfums collections privées / parfum d’Igor le pouvoir immunogène de six vaccins anti-Covid-19, administrés après deux doses du vaccin Pfizer ou d'AstraZeneca. Les vaccins impliqués sont : Pfizer, Moderna, AstraZeneca, Novavax (dose complète ou demi-dose), Valneva (dose complète ou demi-dose), Janssen, et Curevac. Les résultats intermédiaires de cette étude qui est en phase 2, viennent d'être publiés dansThe Lancet.

http://www.thelancet-press.com/embargo/COVBOOST.pdf

« Les données des effets secondaires montrent que les 7 vaccins sont sûrs comme troisième dose, avec des niveaux acceptables d'effets secondaires inflammatoires, comme des douleurs au site d'injection, des douleurs musculaires et de la fatigue. Tandis que tous augmentent l'immunité contre la protéine S après deux doses du vaccin AstraZeneca, seuls AstraZeneca, Pfizer, Moderna, Novavax, Janssen et Curevac le font aussi après deux doses de Pfizer », résume le professeur Saul Faust, investigateur principal de cet essai clinique et directeur du NIHR Research Facility à l'hôpital universitaire de Southampton.

L'essai clinique a été conduit entre le 1er et le 30 juin 2021, auprès de 2.878 adultes de plus de 30 ans ayant reçu deux doses du vaccin AstraZeneca ou Pfizer au moins 70 et 84 jours avant le début du protocole respectivement. Dans les 18 sites impliqués, les participants ont été séparés en trois groupes :

• Groupe A : rappel du Novavax (dose complète) ou Novavax (demi-dose) ou Astrazeneca ;
• Groupe B : rappel du Pfizer (dose complète) ou Valneva (dose complète) ou Valneva (demi-dose) ou Janssen ;
• Groupe C : rappel de Pfizer (demi-dose) ou Curevac ou Moderna.
Pour chaque combinaison, les deux objectifs principaux étaient de suivre les effets secondaires et la concentration en anticorps anti-protéine S 28 jours après l'injection. Dans un second temps, les scientifiques ont estimé la capacité neutralisante des anticorps et la stimulation de l'immunité cellulaire in vitro. Ici, le but n'était pas de déterminer l'efficacité de chaque vaccin en tant que rappel sur l'infection et les hospitalisations.

Des rappels bien tolérés quelle que soit la formule :

Dans l'ensemble, la dose de rappel est bien tolérée quelque soit la formule utilisée. Il y a tout de même des combinaisons plus réactogènes que d'autres. Les primo-vaccinés avec AstraZeneca et qui ont reçu la formule de Moderna ont été plus nombreux à rapporter une fatigue générale. Pour les primo-vaccinés avec Pfizer et ayant reçu Moderna en rappel, ils ont aussi déclaré plus d'effets secondaires.

La combinaison Pfizer et Janssen provoque une fatigue générale et des frissons plus fréquemment que les autres. Une troisième du dose d'AstraZeneca après une primo-vaccination au Pfizer est aussi associée à un peu plus d'inconfort. Ces effets secondaires n'ont rien d'anormal après une vaccination et sont plus souvent expérimentés par des sujets jeunes que des sujets âgés. Sur les 1.036 effets secondaires déclarés, 24 ont été considérés comme sévères et 6 potentiellement reliés aux vaccins.

Raviver les anticorps anti-protéine S :

Le titre moyen en anticorps anti-protéine S est 1,8 fois, pour les personnes ayant reçu la demi-dose de Valneva, à 32,3 fois, pour les personnes ayant reçu le Moderna, qu'après seulement deux doses d'AstraZeneca. Ces titres sont 1,3 fois, pour la demi-dose de Valneva, à 11,5 fois, pour une dose de Moderna, plus important qu'après une primo-vaccination avec Pfizer. L'immunité cellulaire est aussi renforcée par les doses de rappel, mais de façon moins spectaculaire. La formule de Moderna semble la plus efficace sur ce point, tandis qu'un rappel d'AstraZeneca quand la primo-vaccination a déjà été avec ce même vaccin n'a que peu d'effet. Le vaccin de Valneva ne parvient pas réveiller l'immunité cellulaire chez les personnes primo-vaccinées avec Pfizer. Ces résultats varient beaucoup en fonction des personnes.

Ces nouvelles sont encourageantes et pourraient apporter de la flexibilité dans les campagnes de rappel. botox capillaire / parfum de niche À l'heure actuelle, la formule de Pfizer est la plus demandée, notamment parce que c'est la plus connue du grand public et l'une des premières à avoir été autorisée. Les résultats présentés ici montrent que c'est aussi la plus efficace pour raviver les anticorps anti-protéine S. Mais les autres formules vaccinales ne présentent pas plus de risques et pourraient permettre de réduire la pression des demandes sur les vaccins de Pfizer et Moderna.

https://www.futura-sciences.com/sante/a ... ose-95379/


Merci beaucoup, c'est extremement imortant à savoir pour prendre les bons vaccins et ne pas tout mélanger.


Dernière édition par SOUSOU91 le 13 Déc 2021 - 14:16; édité 1 fois
 
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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Déc 2021 - 14:46
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CE QUE L'ON SAIT SUR LE VACCIN PÉDIATRIQUE PFIZER POUR LES 5-11 ANS

Les doses de Pfizer pour les plus jeunes seront diluées, ne représentant qu'un tiers de ce qui est injecté aux plus de 12 ans.
Après l'ouverture de la vaccination aux moins de 12 ans dans plusieurs pays, la France franchit un premier pas en ce sens. Le gouvernement a annoncé lundi l'ouverture au 15 décembre de la vaccination, avec le vaccin Pfizer, des 5-11 ans présentant des risques de comorbidités, sur la base du volontariat.

"Nous disposons de tous les feux verts des autorités sanitaires et même de recommandations des autorités sanitaires, pour ouvrir sans tarder la vaccination pour les 5 à 11 ans qui sont atteints de maladies chroniques qui les exposent à des risques de faire des formes graves", a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran lundi soir.

La Haute Autorité de Santé avait en effet, dans un avis du 30 novembre, recommandé la vaccination des enfants fragiles, considérant "que le bénéfice individuel de la vaccination est établi pour les enfants de 5 à 11 ans ayant des comorbidités et qui sont à risque de formes graves de Covid-19 et de décès".

350.000 enfants concernés dès le 15 décembre :

"Environ 350.000 enfants sont concernés" par cette ouverture vaccinale, a déclaré le ministre de la Santé. Les enfants de 5 à 11 ans considérés comme étant à risque sont ceux étant "en situation de surpoids ou atteints de pathologies à risque", explique le site du gouvernement.

"Les enfants qui souffrent d'obésité, d'anomalies cardiaques, respiratoires, de diabète..." sont ainsi concernés, a déclaré Olivier Véran, précisant que "les parents peuvent contacter leur médecin, leur pédiatre s'ils ont un doute pour savoir si leur enfant fait partie de cette catégorie des enfants dits à risque".
Le gouvernement espère d'autre part pouvoir ouvrir la vaccination à tous les enfants de cet âge dès le 20 décembre, soit à 6 millions d'enfants en tout. "Nous avons un avis favorable du conseil d'orientation pour la stratégie vaccinale", a expliqué le ministre de la Santé ajoutant devoir "encore enregistrer deux avis favorables importants: celui de la Haute Autorité de Santé (HAS), et celui du Conseil Consultatif National d'Ethique (CCNE)".

Une dose moins importante que celle des adultes :

Le vaccin pour les enfants, s'il s'agit du même produit Pfizer, sera moins fort, car dilué. Olivier Véran a ainsi parlé d'une "dilution adaptée pour les enfants". La HAS citait dans son avis "une posologie adaptée de 10 µg" pour les moins de 12 ans, ce qui est utilisé à l'étranger, contre 30 µg pour les plus âgés.

Le vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19 pour les enfants de 5 à 11 ans "est une dose inférieure (10 microgrammes) à celle utilisée pour les personnes de 12 ans et plus (30 microgrammes)", écrit ainsi la FDA (agence des médicaments américaine).

"Chez les enfants de 5 à 11 ans, la dose de Comirnaty sera inférieure à celle utilisée chez les personnes de 12 ans et plus (10 µg contre 30 µg)", écrivait également l'Agence européenne des médicaments (EMA) fin novembre. Mais, "comme dans le groupe plus âgé, il est administré en deux injections dans les muscles de la partie supérieure du bras, à trois semaines d'intervalle".
Cette décision a été prise par l'EMA après une étude montrant que la réponse immunitaire suivant le vaccin Pfizer chez les 5 - 11 ans, administré à une dose plus faible, "était comparable à celle observée avec la dose plus élevée de 30 µg chez les personnes de 16 à 25 ans".

Comment va s'organiser la vaccination?

La possibilité de vacciner directement dans les écoles primaires n'a pas été mise sur la table lundi, comme c'est le cas dans les collèges et lycées. Evoquant l'ouverture de la vaccination à tous les 5-11 ans, Olivier Véran a cité "les mêmes réseaux que pour les adultes", dans les centres de vaccination, avec la médecine de ville ou les pharmacies.

"La première livraison des vaccins Pfizer avec une dilution adaptée pour les enfants sera faite le 13 décembre dans notre pays et sous 48h nous souhaitons commencer à pouvoir offrir ce vaccin aux enfants concernés", a-t-il déclaré.

https://www.bfmtv.com/sante/ce-que-l-on ... 70258.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Déc 2021 - 06:03
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Le variant Omicron résiste au vaccin de Pfizer mais ne lui échappe pas complètement, selon une étude
Ces premiers résultats suggèrent qu'une troisième dose de vaccin devrait encore offrir une solide protection contre les effets les plus graves du virus

Pour le chercheur qui a supervisé cette première étude en urgence, le verre est à moitié plein. Des résultats préliminaires publiés mardi (archive zip ici) suggèrent que si le variant Omicron est bien plus résistant aux anticorps neutralisants que la souche originelle du sars-CoV-2 ou que le variant Delta, il n’échappe pas complètement à l’action du vaccin de Pfizer. Cela signifie que les vaccins à ARN messager, avec trois doses, devraient encore offrir une protection efficace pour prévenir les décès et les effets les plus graves du Covid-19.

L’étude a été menée par les équipes d’Alex Sigal à l’Africa Health Research Institute de Durban. C’est la première à se pencher sur le comportement du variant Omicron chez des personnes vaccinées. Attention, elle ne porte que sur les anticorps neutralisants, qui ne constituent qu’une partie de la réponse immunitaire, et sur un échantillon de seulement 12 patients. Les résultats préliminaires n’ont pas encore été évalués par la communauté scientifique mais ont malgré tout été publiés car ils relèvent de l’intérêt général.

Chute importante de la neutralisation chez les doubles vaccinés :

Chez les six patients qui avaient reçu deux doses du vaccin de Pfizer mais n’avaient jamais été infectés par le Covid-19, la neutralisation des anticorps chute lourdement, par un facteur 41 – par rapport à la souche originelle. Mais la lueur d’espoir, c’est que les cinq patients infectés préalablement par le Covid-19 « bénéficient d’une neutralisation relativement élevée face à Omicron ». C’est pour cette raison que les chercheurs estiment que les personnes ayant reçu trois doses vaccinales devraient bénéficier d’une protection relativement similaire à ce groupe. En effet, une troisième dose booste le taux d’anticorps neutralisants par un facteur d’au moins 35.

« C’est mieux que ce à quoi je m’attendais », écrit Alex Sigal sur Twitter. « Le fait (qu’Omicron) ait toujours besoin des récepteurs ACE2 (pour s’accrocher à une cellule) et qu’il n’échappe que partiellement (au vaccin) signifie que c’est un problème auquel on peut s’attaquer avec les outils que l’on a. »

L’OMS relativement optimiste :

« Il n’y a aucune raison de douter » du fait que les vaccins actuels protègent les malades contaminés par Omicron contre les formes sévères du Covid-19, avait estimé mardi, Michael Ryan, le responsable des urgences de l’OMS, dans un entretien avec l’AFP.

« Nous avons des vaccins très efficaces qui ont démontré leur pouvoir contre les variants jusqu’à présent, en termes de sévérité de la maladie et d’hospitalisation, et il n’y a aucune raison de penser que cela ne serait pas le cas » avec Omicron, a expliqué le docteur Ryan, tout en soulignant que l’on en était au tout début des études d’un variant détecté seulement le 24 novembre et qui a depuis été repéré dans une quarantaine de pays.

Des signaux « encourageants », selon le Dr Fauci :

Selon Michael Ryan, il n’y a pas non plus d’indications, à ce stade, qu’Omicron provoque des formes plus sévères de Covid-19. Ses propos font écho à ceux du Dr Anthony Fauci, conseiller de la Maison Blanche sur la crise sanitaire. « Clairement, en Afrique du Sud, Omicron se transmet davantage », commence le Dr Anthony Fauci, conseiller de la Maison Blanche sur la crise sanitaire, dans une interview à CNN ce dimanche, en se référant à la courbe « verticale » du nombre de nouveaux cas dans ce pays. « Mais jusqu’ici, même s’il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives, on ne dirait pas qu’il présente un haut degré de gravité », a-t-il déclaré. « Jusqu’ici, les signaux concernant la gravité sont un peu encourageants », a-t-il répété.

Sur le terrain, plusieurs hôpitaux sud-africains ont indiqué que de nombreux patients positifs au variant Omicron ne semblaient pas présenter des symptômes plus sérieux. Mais dans un pays très jeune, avec un âge médian de 26,4 ans, il n’est pas exclu que des cas graves émergent dans les prochaines semaines.

https://www.20minutes.fr/sante/3191943- ... -selon-oms

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Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Déc 2021 - 08:27
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COVID sévère : l’EMA recommande l’utilisation du tocilizumab

Amsterdam, Pays-Bas – L’Agence européenne du médicament (EMA) recommande l’utilisation du tocilizumab (RoActemra®, Roche) pour traiter les patients hospitalisés avec un Covid-19 sévère qui reçoivent déjà un traitement par corticoïdes et requièrent une oxygénothérapie ou une ventilation mécanique[1].

Pour rappel, le médicament est déjà indiqué en Europe dans la polyarthrite rhumatoïde, l'arthrite juvénile idiopathique systémique, la polyarthrite juvénile idiopathique, l'artérite à cellules géantes et la syndrome de libération de cytokines (SRC). Il s’agit d’un anticorps monoclonal qui empêche la liaison de l’interleukine-6 aux récepteurs membranaires, ce qui permettrait de lutter contre l’orage cytokinique qui survient dans les cas de Covid-19 sévères.

Le tocilizumab est déjà commercialisé aux Etats-Unis où la FDA lui a accordé en juin une « autorisation d’urgence » pour une utilisation IV chez les patients hospitalisés pour Covid-19 mais il a aussi une AMM dans le Covid sévère au Royaume-Uni et en Australie.

En France, le Haut Conseil de Santé publique (HCSP) a émis un avis le 17 juin 2021 sur la place du tocilizumab dans la stratégie de lutte contre la COVID-19. Son utilisation dans le Covid grave est conditionnée à une décision collégiale comportant l'évaluation du rapport bénéfice/risque.

Les données :

Les conclusions de l’EMA s’appuient sur les données d'une étude publiée dans le Lancet en mai dernier et portant sur 4 116 adultes hospitalisés atteints de Covid-19 sévère qui nécessitaient une oxygénothérapie ou une ventilation mécanique et présentaient des taux élevés de protéine C-réactive dans le sang (indiquant une inflammation).

L'étude a montré que le traitement par tocilizumab administré par perfusion en plus du traitement standard réduit le risque de décès par rapport au traitement standard seul. Globalement, 31 % des patients traités par le tocilizumab plus un traitement standard (621 sur 2 022) sont décédés dans les 28 jours suivant le traitement, contre 35 % des patients recevant le traitement standard seul (729 sur 2 094). De plus, 57 % des patients (1 150 sur 2 022) qui ont reçu le tocilizumab ont pu quitter l'hôpital dans les 28 jours, contre 50 % des patients (1 044 sur 2 094) qui ont reçu le traitement standard seul.

L’étude montre qu’une augmentation de la mortalité ne peut être exclue lors de l'utilisation du tocilizumab chez les patients qui ne reçoivent pas de corticothérapie systémique. Cependant, le profil de sécurité du médicament est favorable chez ceux qui reçoivent déjà un traitement par corticoïdes. L’EMA a donc conclu que les bénéfices du médicament étaient supérieurs aux risques pour ces patients.

Tensions d’approvisionnement :

Depuis plusieurs mois, les tensions d’approvisionnement en tocilizumab au niveau mondial sont importantes, notamment en raison de son utilisation dans le Covid-19.

Malgré une augmentation de la production, les stocks actuels ne permettent pas de compenser l'augmentation de la demande.

https://www.allodocteurs.fr/le-tocilizu ... 32112.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 09 Déc 2021 - 06:24
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Vaccin contre le Covid-19 : utiliser Moderna ou Pfizer pour la dose de rappel, est-ce vraiment "pareil", comme le dit Olivier Véran ?
Même si le vaccin de Moderna reste légèrement plus efficace que celui de Pfizer au fil des mois après les deux premières doses, le gain d'immunité procuré par la piqûre de rappel est conséquent, quel que soit le produit injecté.

Quel vaccin choisir ? La question taraude de nombreux Français au moment de prendre rendez-vous pour leur rappel de vaccination contre le Covid-19. "Ça peut être du Moderna ou du Pfizer, indistinctement", a répondu le ministre de la Santé, vendredi 3 décembre sur franceinfo. "Je dis aux Français qui ont eu par exemple deux doses de Pfizer et qui s'inquiètent à l'idée d'avoir du Moderna : aucun problème. De la même manière, les Français qui ont eu deux fois du Moderna et à qui on va proposer du Pfizer : aucune inquiétude, c'est pareil", a voulu rassurer Olivier Véran.

"La seule différence, c'est que si vous avez moins de 30 ans, on préfère vous donner du Pfizer plutôt que du Moderna", assure le ministre de la Santé. Les études scientifiques et les spécialistes des médicaments lui donnent-ils raison ?

• Un léger avantage à Moderna sur Pfizer après deux doses :

Dans le match opposant ces deux vaccins à ARN messager, Moderna semble bénéficier d'un léger avantage sur Pfizer. Une récente étude, menée par des chercheurs américains des universités de Harvard et Boston, confirme cette tendance, déjà observée par plusieurs recherches, comme le signalait la Haute Autorité de santé le 8 novembre. Ces travaux (en anglais) ont été publiés le 1er décembre dans le New England Journal of Medicine (NEJM). L'état de santé de plus de 400 000 vétérans de l'armée américaine, vaccinés soit avec du Pfizer soit avec du Moderna, a été suivi entre janvier et septembre. Les deux vaccins voient leur efficacité plafonner voire diminuer un peu au fil des mois.

Mais plus de cinq mois après l'injection des deux doses, le vaccin de Moderna apparaît légèrement plus efficace que celui de Pfizer, à la fois face au variant Alpha et face au variant Delta, plus contagieux. Les cas d'infection, les formes symptomatiques de Covid-19, les hospitalisations, les admissions en réanimation et – dans une moindre mesure – les décès sont en proportion un peu moins nombreux après deux doses de Moderna qu'après une vaccination au Pfizer. L'écart est cependant ténu : 1,2 pour 1 000 en ce qui concerne les contaminations, et 0,02 pour 1 000 pour les décès dus au Covid-19.

"On a un peu plus d'anticorps avec le Moderna qu'avec le Pfizer, ce qui était attendu, parce que le Moderna est un peu plus dosé que le Pfizer", tempère le professeur Jean-Louis Montastruc, chef du service de pharmacologie au CHU de Toulouse. Les deux doses initiales de Moderna contiennent ainsi 100 microgrammes de vaccin chacune, contre 30 microgrammes pour les doses de Pfizer. Ce que confirme Mathieu Molimard, chef de service de pharmacologie médicale au CHU de Bordeaux.

"On a un petit peu plus d'efficacité avec le vaccin de Moderna qu'avec le vaccin de Pfizer en raison de ce surdosage initial."


La composition des nanoparticules de lipides qui encapsulent l'ARN messager diffère également entre Moderna et Pfizer. Cela pourrait aussi expliquer ce léger supplément d'efficacité du premier sur le second, avancent les auteurs de l'étude parue dans le NEJM.

"La contrepartie de ce surdosage initial, c'est qu'il y a un peu plus de risques d'effets indésirables" avec Moderna qu'avec Pfizer, explique Mathieu Molimard. Au cours de la campagne de vaccination, un risque d'hospitalisation pour myocardite (mais aussi pour péricardite) est notamment apparu dans les sept jours suivant l'injection, en particulier avec le vaccin de Moderna, plus souvent chez les jeunes hommes de moins de 30 ans et après la deuxième dose. Ce constat, chiffré à 131,6 cas en excès pour un million de doses de Moderna injectées (contre 26,7 avec le Pfizer), a été dressé par l'enquête Epi-Phare, le 8 novembre. "Ce risque de myocardite vaccinale reste toujours moins fréquent et moins grave que le risque de myocardite induit par le virus, souligne Mathieu Molimard. Chez les plus de 30 ans, il n'y a pas de sur-risque significatif." En se fondant sur ces observations, la HAS a recommandé de ne pas recourir au vaccin de Moderna pour les moins de 30 ans.

• Un effet "booster" quel que soit le vaccin de rappel :

Qu'en est-il dans le cadre d'une dose de rappel ? Des chercheurs britanniques ont étudié la capacité des différents vaccins à déclencher une réponse immunitaire avec une dose de "booster", qu'il s'agisse de Pfizer, Moderna, AstraZeneca, Janssen ou de CureVac, Novavax et Valneva – certains de ces produits n'étant pas encore approuvés au Royaume-Uni ou dans l'Union européenne. Leur étude, menée sur près de 3 500 personnes au cours du mois de juin, a été publiée dans le Lancet (en anglais) le 2 décembre.

Dans presque toutes les configurations, les doses de rappel ont généré une quantité accrue d'anticorps chez les participants. A l'exception de la combinaison de deux doses de Pfizer et d'un rappel de Valneva. En France, ce cas de figure ne risque pas de se produire : le vaccin de Valneva n'a pas d'autorisation et seuls les vaccins à ARN messager (Pfizer et Moderna) composent les doses de rappel. Cependant, "cette étude semble donner un petit avantage au vaccin Moderna sur les taux d'anticorps produits", note Dominique Deplanque, président de la Société française de pharmacologie et de thérapeutique. "Mais on ne peut pas conclure définitivement sur la base d'une seule étude de ce type", prévient le professeur de pharmacologie.

L'étude présente en effet de nombreuses limites. Certaines troisièmes doses ont été injectées très tôt après la vaccination initiale. Dans certains cas, il s'est écoulé moins de temps entre les deuxième et la troisième doses qu'entre les deux premières. Surtout, les chercheurs ne mesurent pas l'efficacité réelle des vaccins face au Covid-19, mais seulement les réactions du système immunitaire, à travers le taux d'anticorps produits par l'organisme. Or, comme le rappelle Jean-Luc Montastruc, "contrairement à la logique intuitive, il n'y a pas forcément de corrélation entre le taux biologique d'anticorps produits et l'efficacité clinique d'un vaccin".

Concernant les effets indésirables des doses de rappel de Moderna, "on n'a pas eu jusqu'à présent de signal d'alerte", remarque Mathieu Molimard. Ce que confirme l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dans son dernier point de situation sur la surveillance des vaccins contre le Covid-19, mis en ligne le 3 décembre. En comptant les primo-vaccinations et les rappels, plus de 11,4 millions de doses de Moderna ont été injectées au 25 novembre. Quelque 15 959 cas d'effets indésirables ont été analysés par les centres régionaux de pharmacovigilance : 82% étaient des cas non graves et "aucun nouveau signal", ni "aucun nouvel événement à surveiller" n'a été "identifié". "Vu le nombre de personnes qui ont reçu l'un ou l'autre de ces vaccins dans le monde, on connaît aujourd'hui parfaitement bien le profil de sécurité des vaccins et les effets indésirables qui peuvent découler de la vaccination", tranche Dominique Deplanque.

Pfizer et BioNTech ont en outre fait savoir, dans un communiqué mercredi 8 décembre, que, selon leurs études préliminaires, leur vaccin était "toujours efficace" contre le Covid-19, mais aussi contre le variant Omicron, après l'injection de "trois doses". Ce dernier variant, considéré comme "hautement transmissible par l'OMS", n'étant "probablement pas suffisamment neutralisé après deux doses".

• Un "cocktail" de doses potentiellement bénéfique :

Recevoir une troisième dose de Moderna après deux doses de Pfizer ou après un vaccin à vecteur viral, comme AstraZeneca ou Janssen ne pose "aucun problème", assure Mathieu Molimard. Cette approche a notamment été validée par le retour d'expérience, fait valoir Dominique Deplanque. Au Royaume-Uni, le vaccin d'AstraZeneca a été massivement employé au cours de la campagne de vaccination initiale, mais les vaccins à ARN messager lui ont été préférés pour la campagne de rappel. De même, en France, les soignants ont été d'abord vaccinés avec une première dose d'AstraZeneca, puis une deuxième dose d'un vaccin à ARN messager, rappelle le pharmacologue.

"Faire un rappel avec un vaccin à ARN messager après une vaccination avec un vaccin à vecteur viral augmente les anticorps énormément et procure une bonne immunité."

Mathieu Molimard, pharmacologue à franceinfo
"Non seulement il n'y a pas de problème, mais il n'est pas impossible que faire un vaccin à ARN messager après avoir fait un vaccin du type Jannssen ou AstraZeneca puisse encore améliorer la réponse immunitaire, fait remarquer Dominique Deplanque. La réponse immunitaire va se faire en fonction de la 'substance étrangère' présentée au système immunitaire. Si cette 'substance étrangère' n'est que partiellement identique à celle de la première injection, cela élargit le répertoire de la réponse immunitaire." L'Agence européenne des médicaments (EMA) a d'ailleurs rendu un avis mardi 7 décembre (en anglais), validant ce schéma de vaccination dit "hétérologue".

"Il faut rassurer tout le monde, insiste Dominique Deplanque. Pfizer et Moderna reposent sur le même principe (ce sont tous les deux des vaccins à ARN messager), leur niveau d'efficacité est comparable et le profil des effets indésirables est globalement le même, à part ce petit sur-risque de myocardite rare et non grave chez les jeunes hommes adultes." Et Mathieu Molimard de conclure : "Le meilleur vaccin est le premier auquel on est éligible et qui est disponible."

La dose de rappel de Moderna pose cependant "des problèmes de logistique", reconnaît Dominique Deplanque. "En vaccination de rappel, on passe à une demi-dose de Moderna, explique Mathieu Molimard. Il y avait une dizaine de doses de vaccin dans un flacon de Moderna. En passant à une demi-dose en vaccination de rappel, cela fait une vingtaine de doses par flacon." Or, "vingt doses dans un cabinet de médecine générale ou dans une pharmacie, ce n'est pas facile à administrer, vous allez y passer votre journée". Un avis partagé par Jean-Paul Hamon, président d'honneur de la Fédération des médecins de France. "Il est peut-être plus simple aujourd'hui d'utiliser le Moderna dans les centres de vaccination, plutôt qu'en pharmacie", juge Dominique Deplanque.

https://www.francetvinfo.fr/sante/malad ... 71517.html

Point de situation sur la surveillance des vaccins contre la Covid-19 - Période du 12/11/2021 au 25/11/2021



https://ansm.sante.fr/actualites/point- ... 25-11-2021

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Sujet du message:   MessagePosté le: 09 Déc 2021 - 08:35
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Peut-on laver les masques chirurgicaux en conservant leur efficacité ?

France – Peut-on laver les masques chirurgicaux en conservant leur efficacité ? Oui, et jusqu’à 10 fois en ce qui concerne leur utilisation par la population générale, non pour ce qui est des équipes hospitalières, selon cette étude française.

Lavés en machine à 60°C :

Alors que le monde entier vit masqué depuis plus d’un an et demi, il semble légitime de s’inquiéter de l’impact écologique des masques chirurgicaux à usage unique. Une équipe de chercheurs français a mené une étude, publiée dans la revue Chemosphere [1], pour déterminer s’il est possible de laver les masques chirurgicaux et de les réutiliser en toute sécurité.

Dans cette étude, un protocole de lavage a été mis en place et testé sur des masques chirurgicaux en polypropylène de type IIR qui étaient soit neufs sortis de leur boîte, soit portés une fois et récupérés dans les hôpitaux de Grenoble et Nancy. Les masques ont été lavés en machine à 60°C avec de la lessive et des solutions désinfectantes. Ils ont également subi une stérilisation à l’autoclave ou à froid.

Lavables jusqu’à 10 fois :

D’après les résultats de cette étude, les masques chirurgicaux peuvent être lavés jusqu’à 10 fois ou subir 5 cycles de lavage + autoclave ou cycles de lavage + stérilisation à froid sans altération de leurs propriétés de filtration ou de leur respirabilité. Cependant, on observe une perte de leur propriété de résistance aux projections ce qui signifie que ces masques lavés ne doivent pas être utilisés par les équipes médicales travaillant dans les salles opératoires où peuvent se produire des projections de sang ou autres fluides corporels.

À utiliser en population générale
Le SARS-CoV-2 est un virus sensible à l’action combinée de la lessive, des mouvements mécaniques et de la chaleur dans un lave-linge. Les recommandations actuelles pour laver les masques en tissus sont un lavage à 60°C voire 40°C.

Une fois lavés, les masques chirurgicaux répondent à la norme AFNOR « masques à usage non sanitaire de catégorie 1 » et pourraient donc être réutilisés par la population générale comme les masques en tissus tout en apportant, selon les auteurs, une meilleure protection.

Pour ce qui concerne le lavage de masques chirurgicaux utilisés par des équipes hospitalières, cela pose le problème du risque de contamination croisée et de contamination par des germes présents dans les hôpitaux (hépatite B, tuberculose…). Un lavage en machine ne serait donc probablement pas suffisant et devrait s’accompagner d’autres étapes de stérilisation, comme dans cette étude.

Medscape

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Sujet du message:   MessagePosté le: 10 Déc 2021 - 06:24
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UNE DOSE DE RAPPEL POUR LES 16-17 ANS

L'Agence américaine des médicaments (FDA) a autorisé les doses de rappel du vaccin Pfizer-BioNTech pour les jeunes âgés de 16 et 17 ans. La limite d'âge pour une troisième dose est donc abaissé à 16 ans aux États-Unis.



Environ 4,7 millions de jeunes de 16 et 17 ans sont entièrement vaccinés dans le pays et plus de 2,5 millions d'entre eux ont reçu leur deuxième dose il y a six mois. Le vaccin de Pfizer est le seul autorisé aux États-Unis en dessous de 18 ans, dès 5 ans pour les deux premières piqûres.

https://www.lci.fr/sante/en-direct-covi ... 96156.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 10 Déc 2021 - 09:48
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COVID-19 : des clusters d’Omicron, envolée des cas en Afrique du Sud, soins non-remboursés pour les non-vaccinés à Singapour

International— En raison de l'évolution de la pandémie COVID-19, nous vous proposons chaque semaine une sélection d’actualités internationales couvertes par nos équipes éditoriales locales*.

Au centre de l'actualité mondiale cette semaine, le variant Omicron qui semble avoir un taux de réinfection plus élevé, mais provoquer des symptômes moins sévères, a indiqué mercredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les études sur l'efficacité des vaccins contre le Covid-19 sur ce variant sont en cours.

Les chercheurs Sud-africains racontent ici leur surprise à la découverte du variant.

A noter aussi, qu'au vu du manque de résultats probants, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne recommande plus l’utilisation de plasma convalescent, un temps envisagé pour soigner le Covid. Des essais cliniques contrôlés sont néanmoins toujours possibles pour les situations les plus critiques.

EUROPE :

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a recommandé l'utilisation du tocilizumab (RoActemra) pour le traitement des adultes atteints de Covid-19 qui reçoivent déjà des corticoïdes systémiques et qui ont besoin d'oxygénothérapie ou de ventilation mécanique.

Le cluster de cas d'Omicron lié à une fête en entreprise de Noël à Oslo (Norvège) en date du 26 novembre suggère que le variant ne provoquerait qu'une maladie bénigne (fièvre, toux, fatigue…). Les 120 invités ont été testés positifs pour le SRAS-CoV-2 dont la moitié d'entre eux ont été testés positifs pour le variant Omicron. Tous étaient vaccinés et avaient fait un test antigénique avant l’événement. Au moins un des invités revenait d’Afrique du Sud.

Au Royaume-Uni, le nombre total de cas confirmés d’infections au variant Omicron est rapidement passé au dessus de 800, au 9 décembre. Un cluster d'au moins 50 personnes a d'ailleurs été détecté à Londres touchant plusieurs écoles et une église. En raison de la vitesse « incroyablement rapide » à laquelle Omicron évolue, le gouvernement a annoncé qu'il mettait en œuvre un « plan B ». Ce plan comprend : le retour du télétravail, l'extension de l'obligation de porter un masque dans les espaces intérieurs, y compris dans les cinémas et les théâtres, et l'utilisation du Covid Pass dans les grandes salles de spectacle, avec preuve de la vaccination et des rappels.

En outre, de nouveaux contrats ont été récemment signés pour garantir l’approvisionnement en vaccins.

De nouvelles recherches semblent en faveur d’une approche flexible pour le choix des rappels de vaccin après une première dose des vaccins AstraZeneca/Oxford ou Pfizer/BioNTech. Les résultats proviennent de l'essai COM-COV2 de l'Université d'Oxford qui a évalué l'utilisation de différentes combinaisons de vaccins Covid-19 approuvés pour la première et la deuxième dose de vaccination.

Le sotrovimab (de GlaxoSmithKline et Vir Biotechnology) a reçu une AMM pour le traitement des patients atteints de Covid-19 léger à modéré qui sont à risque de développer une maladie grave. La Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (MHRA) a déclaré que l'anticorps monoclonal était un traitement sûr et efficace pour réduire le risque d'hospitalisation et de décès.

Alors que la vaccination anti-Covid-19 devrait devenir obligatoire pour tous les salariés du NHS en contact direct avec les patients en Angleterre à partir du 1er avril, selon la commission d' examen de la Chambre des Lords, les preuves fournies par le ministère de la santé et des soins sociaux (DHSC) à l'appui de la vaccination obligatoires du personnel de première ligne du NHS sont insuffisantes et "superficielles".

La BMA a déclaré qu'une enquête publique était en cours, car les professionnels de santé au Royaume-Uni ont exprimé un « manque patent de soutien au personnel du NHS et des hôpitaux, ainsi qu'au personnel et aux services de soins primaires » qui se sont sentis « terriblement exposés » au COVID-19.

En Angleterre, plus de 50 000 cas de Covid-19 sont dénombrés par jour et environ 35,8% de la population a reçu une dose de rappel.

L'épidémie de Covid-19 continue de progresser en France avec 56 854 nouvelles contaminations rapportées jeudi 9 décembre. Le nombre moyen de cas sur sept jours n'a jamais atteint un tel niveau depuis novembre 2020, soit une hausse de 39% en une semaine. Actuellement, 27 départements présentent un taux d'incidence supérieur au seuil symbolique de 500 cas pour 100 000 habitants, principalement dans l'Est et le Sud du pays. Alors que le plan blanc a été déclenché à Lyon, Marseille et dans les hôpitaux d'Île-de-France notamment, il « sera probablement national dans les prochains jours », a prévenu Olivier Véran, alors que 46,5% des lits de réanimation sont occupés par des patients atteints du coronavirus, « majoritairement [des] non-vaccinés ou des vaccinés immunodéprimés », selon le ministre. Le 6 décembre, le Premier ministre Jean Castex et Olivier Véran ont annoncé de nouvelles mesures pour lutter contre l'épidémie. Au programme : vaccination des enfants fragiles à partir du 15 décembre, encouragement au télétravail, fermeture des boîtes de nuit et protocole sanitaire porté au niveau 3 dans les écoles primaires où l'incidence de la maladie atteint désormais 1 000/100 000 dans 36 départements. Pour accélérer la vaccination, le ministre de la santé a annoncé que les pharmacies pourront ouvrir le dimanche, sur la base du volontariat, afin d'assurer des injections.

Jeudi 8 décembre, 59 cas d'infections par le variant Omicron avaient été détectés en France (1,1% des cas de Covid en France).

En Allemagne, outre le nouveau chancelier Olaf Scholz, les nouveaux ministres fédéraux ont prêté serment, dont Karl Lauterbach (SPD) en tant que nouveau ministre fédéral de la santé. Il a succédé à Jens Spahn le 8 décembre. Le nouveau ministre a exprimé son optimisme dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. Bien que la pandémie dure plus longtemps que ce que beaucoup pensaient, il a parlé de gagner la bataille contre la pandémie.

En ce qui concerne le variant Omicron, le virologue Christian Drosten estime qu’il a été dénombré 25 à 30 cas à ce jour en Allemagne (8 décembre). Cependant, ce chiffre n'est qu’une estimation et va augmenter rapidement. En parallèle, la campagne de vaccination s'est accélérée avec 14,6 millions de personnes qui ont reçu un rappel. Cependant, les associations de médecins accusent les politiques de ne pas fournir assez de vaccins.

Le nombre de décès liés au Covid-19 signalés le 8 décembre a atteint 527 cas, le niveau le plus élevé depuis février. Néanmoins, le nombre de décès lié au Covid-19 est encore nettement inférieur à celui enregistré au pic de la deuxième vague, il y a environ un an. Les experts attribuent cela à l'effet positif de la vaccination, qui protège efficacement contre la progression vers la maladie grave.

L'incidence sur 7 jours était de 427 (8 décembre), soit une légère baisse par rapport à la semaine précédente (443). Le nombre de nouvelles infections signalées en un jour le 8 décembre était de 69 601.

Le taux de reproduction du virus en Belgique est passé en dessous de 1 pour la première fois depuis la mi-octobre, confirmant une baisse globale du nombre de nouvelles infections à coronavirus. Selon une étude récente, la moitié des personnes ne limitent plus leurs contacts sociaux afin de prévenir les infections à coronavirus, malgré les appels des experts et du gouvernement en ce sens sachant notamment que les infections circulent à un rythme accru sur les lieux de travail, selon un nouveau rapport.

En Autriche, le confinement des personnes vaccinées ou rétablies prendra fin dimanche soir prochain (12 décembre) mais les personnes non vaccinées doivent continuer à respecter les restrictions de sortie. Cette décision a été prise par le gouvernement fédéral et les États fédérés le 8 décembre. Le déconfinement sera accompagné d'un « standard minimum de mesures de protection » afin de prévenir une nouvelle augmentation des infections au Covid-19, a déclaré le chancelier Karl Nehammer (ÖVP).

Le confinement de 20 jours qui a débuté le 22 novembre est la conséquence de la quatrième vague massive de Covid-19. Au début du confinement, l'incidence sur sept jours était de 1 100 nouvelles infections pour 100 000 habitants en une semaine. Elle est depuis tombée à environ 530. Les magasins, restaurants et hôtels ont massivement fait pression pour un déconfinement en raison de l’approche de Noël.

En Suisse, le gouvernement a approuvé le déploiement de l'armée dans les hôpitaux et les centres de vaccination pour le transport des malades du Covid-19. Les cantons peuvent désormais demander de l'aide si leurs propres ressources sont insuffisantes, a annoncé le gouvernement mardi 7 décembre à Berne.

Il n'est pas exclu que les cantons atteignent leurs limites en raison du nombre élevé de cas et de la situation dans les hôpitaux, a-t-il précisé. 2500 militaires seraient disponibles. Il s'agit de la troisième mobilisation du personnel de l'armée dans le cadre de la pandémie Covid-19, après les déploiements du printemps et de l'automne 2020.

Près de 1270 personnes/100 000 ont été infectées en Suisse dans les 14 jours. Trente et un pour cent des patients des unités de soins intensifs sont atteints de Covid-19, selon l'Office fédéral de la santé publique. En Suisse 66 % des personnes sont entièrement vaccinées contre le Covid-19.

En Italie, la quatrième vague continue de croître même si elle reste plus faible que dans les autres pays européens, avec de faibles taux d'hospitalisation et de décès. Au cours de la première semaine de décembre, le seuil de 150 cas pour 100 000 habitants a été atteint au niveau national. La situation est plus critique dans certaines zones du pays, en particulier dans le Frioul-Vénétie Julienne et dans la province de Bolzano (aux frontières avec l'Autriche).

Le variant Omicron est présent, mais encore sporadique. Afin de mesurer réellement l'ampleur de la propagation du nouveau variant, le ministère de la Santé attend les résultats d'une campagne de tests aléatoires qui seront disponibles le 14 décembre.

Globalement, près de 85% de la population cible âgée de plus de 12 ans a été entièrement vaccinée contre le Covid-19. Si l'on considère également ceux qui ont reçu au moins une dose et ceux qui ont été guéris il y a moins de 6 mois, 88% de la population est en quelque sorte protégée contre la forme la plus sévère de la maladie. L'AIFA, l'autorité nationale de réglementation des médicaments, autorisera la formulation pédiatrique du Comirnaty (un tiers de la dose) pour les enfants âgés de 5 à 11 ans à partir du 16 décembre. 40 % de la population cible a déjà reçu une dose de rappel avec un vaccin à ARNm.

Afin de réduire le risque de contagion, le port du masque est désormais obligatoire dans les zones de forte affluence de la plupart des grandes villes italiennes et surtout dans les quartiers commerçants.

Le Portugal a mis en place des mesures plus strictes contre la propagation du dernier variant du SRAS-CoV-2. Depuis le 1er décembre, il est obligatoire de présenter des tests négatifs pour accéder aux EHPAD, aux services de santé en général, aux bars, aux clubs et aux grands événements comme les matchs de football dans les stades. L'obligation de présenter un certificat de vaccination (ou de guérison du Covid-19 datant de moins de six mois) a également été étendue. Ce document est désormais obligatoire pour fréquenter les hôtels, les restaurants (zones intérieures), les bingos, les salles de sport et les événements en général. Dans ces établissements, la présentation de tests négatifs au Covid-19 peut remplacer la présentation du certificat de vaccination ou de guérison. Des tests négatifs sont également désormais exigés pour les personnes voyageant dans le pays, même si elles sont entièrement vaccinées et dotées du certificat numérique de l'Union européenne.

Le pays a l'un des meilleurs taux de vaccination contre le Covid-19 au monde, avec 87,7% de la population totalement immunisée. Lundi 6 décembre, l'indice de transmissibilité du virus était de 1,10 au niveau national et de 1,11 si l'on considère uniquement le continent. L'incidence nationale était de 410,4 infections pour 100 000 habitants et de 413,9 pour 100 000 habitants sur le continent.

Les derniers cas du variant Omicron en Espagne ont été détectés dans les îles Canaries (1er décembre) et dans les îles Baléares (4 décembre). 13 cas ont été détectés dans le pays. L'incidence du Covid a augmenté de 14 points depuis le dernier rapport, pour atteindre 248,18 cas pour 100 000 habitants, et continue d'augmenter. Le taux d'occupation des unités de soins intensifs a atteint 8,8 %, un niveau qui n'avait pas été atteint depuis la fin du mois de septembre.

La Commission de Santé Publique, qui s'est tenue mardi 7 décembre, a approuvé l’inclusion des enfants de 5 à 11 ans dans la Stratégie Nationale de Vaccination contre le Covid-19. Les enfants de moins de 12 ans constituent le groupe d'âge où l'incidence des cas de Covid-19 est la plus élevée à l'heure actuelle. Le gouvernement prévoit l'arrivée des premières formulations de vaccins pour le 13 décembre et le début de la campagne de vaccination des enfants pour le 15. 79,4% de la population a déjà reçu un schéma complet de vaccin ation, et 80,9% au moins une dose.

Au moins 80 cas de Covid ont été recensés après la célébration d'un dîner de Noël avec 174 professionnels de la santé de l'unité de soins intensifs de l'hôpital régional de Malaga. Tous avaient été vaccinés et présentaient un test antigénique négatif avant le dîner. Les autorités sanitaires ont insisté sur la nécessité de restreindre les célébrations pendant les vacances.

AMERIQUES :

En Amérique, plus de 782 655 nouveaux cas de Covid-19 et 10 950 décès liés à la maladie ont été signalés la semaine dernière. Le variant Omicron a déjà été détecté dans plusieurs pays, dont l'Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, les États-Unis et le Mexique.

Selon la directrice de l'OPS, le Dr Carissa F. Etienne, cette semaine, plus de 1,6 million de doses de vaccins seront livrées aux pays de la Région. Au total, 72 millions de doses ont été livrées et 55 % de la population d'Amérique latine et des Caraïbes est entièrement vaccinée contre le Covid-19.

En Amérique du Nord, le nombre de cas augmente au Canada et dans certaines régions du Mexique, comme la Baja California. Au Mexique, une campagne de vaccination a été lancée pour fournir une dose de rappel de Covid-19 à toutes les personnes âgées de plus de 60 ans.

À Trinité-et-Tobago, le nombre de cas, d'hospitalisations et de décès continue d'augmenter. Dans d'autres petites îles des Caraïbes, les nouveaux cas sont également en augmentation.

Aux Etats-Unis, les vacances de Thanksgiving ont vu les voyages reprendre aux niveaux d'avant la pandémie, avec des conséquences sur le nombre de contaminations. Les cas s’envolent de 44% par semaine alors que les hospitalisations augmentent aussi. Les Américains ne représentent que 4 % de la population mondiale, mais 25 % des nouveaux cas de COVID. Des cas sporadiques d'Omicron, principalement chez des voyageurs, ont été signalés dans 19 États. Plusieurs cas de contaminations par le variant Omicron ont été liés à une convention des dessins animés (événement principalement porté sur les dessins animés, les mangas et la culture japonaise et asiatique) de 53 000 personnes à New York. Cet événement pourrait être un test en conditions réelles pour savoir comment Omicron pourrait se propager face au variant delta. Le maire de New York a exhorté tous les participants à se faire tester pour Omicron. Le président Biden a annoncé un nouveau plan de lutte contre le Covid au cours de l'hiver qui repose fortement sur les doses de rappel et rend les tests rapides financièrement plus abordables.

En Amérique centrale, le nombre de cas de Covid-19 diminue de manière significative dans tous les pays sauf au Panama.

En Amérique du Sud, le nombre de cas continue d'augmenter régulièrement en Bolivie, au Pérou et en Colombie. Mais les chiffres sont en baisse en Équateur, au Chili et en Argentine.

Chaque jour, de plus en plus de capitales brésiliennes renoncent aux festivités publiques pour célébrer la fin de l'année en raison de l'arrivée du variant Omicron. Lundi (6 décembre), 24 capitales avaient annulé leurs célébrations du Nouvel An. Cependant, malgré l'inquiétude des autorités municipales, le gouvernement fédéral n'a pas encore décidé d'adopter la recommandation de l'Agence nationale de surveillance sanitaire (Anvisa) d'exiger la présentation obligatoire d'un passeport de vaccination aux voyageurs étrangers arrivant dans le pays.

Le Brésil est également confronté à de nouveaux problèmes dans le dénombrement des cas de Covid-19. Les changements apportés par le ministère de la santé (MS) dans l'enregistrement des cas positifs d'infection ont diminué les informations disponibles sur les cas non graves de la maladie. Depuis le mois d'août, le ministère exige l'inclusion du numéro de lot et du fabricant des tests antigéniques pour la notification des cas sur la plateforme e-SUS Notifica. De ce fait, le nombre de résultats positifs et négatifs de ces tests a subi une chute brutale, ce qui pourrait représenter une sous-déclaration des cas symptomatiques légers du nouveau coronavirus dans tout le pays - une information cruciale pour comprendre la transmission et planifier les événements de fin d'année.

AFRIQUE :

Jusqu'à présent , (8 décembre), au moins 8 887 000 infections et 224 000 décès dus au COVID-19 ont été signalés en Afrique.

En Afrique, seuls 241 millions de vaccins ont été administrés (moins de 7 % de la population) sur les 8 000 millions inoculés dans le monde, selon le site Our World in data.

L'Afrique du Sud a officiellement déclaré la quatrième vague ce samedi en raison de l’envolée des infections Covid et de l'augmentation des cas d'Omicron. L'Institut national des maladies infectieuses (NICD) a rapporté 16 366 nouvelles infections samedi 4 décembre suite aux 68 703 tests Covid-19 effectués, ce qui implique un taux de positivité de 23,8 % (une personne sur quatre testée positive) par rapport à 2 % la semaine précédente. L'institut Biovac d'Afrique du Sud débutera la fabrication du vaccin Covid-19 de Pfizer/BioNTech début 2022.

ASIE-OCEANIE-MOYEN ORIENT :

A Singapour, les soins hospitaliers des non-vaccinés contre le Covid-19 ne seront plus remboursés.

L'Australie a signalé la première transmission communautaire de variant Omicron à Sydney le 3 décembre. Depuis, au moins 15 cas ont été dénombrés à travers la Nouvelle-Galles du Sud.

Le Japon a révoqué son interdiction des vols internationaux entrants après avoir essuyé de vives critiques de la part des citoyens du pays et des résidents à l'étranger.

Le 7 décembre, la Corée du Sud a signalé 7 175 cas de COVID-19, soit le nombre quotidien le plus élevé depuis le début de la pandémie. Les personnes âgées de plus de 60 ans représentent 35 % des infections et 84 % des cas graves, d'où la nécessité urgente d'administrer des doses de rappel aux personnes âgées.

Le 7 décembre, l'Inde a signalé 6 822 nouvelles infections par le COVID-19, soit le nombre quotidien le plus bas depuis plus de 18 mois. Le pays a signalé les deux premiers cas confirmés de variant Omicron le 2 décembre et plus de 25 cas ont été identifiés par la suite.

L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Malaisie, le Sri Lanka, la Thaïlande et le Népal ont signalé leurs premiers cas de variant Omicron au cours des derniers jours.

*Ont collaboré à cet article Aude Lecrubier (Medscape édition française), Claudia Bravo (Medscape en espagnol), Leoleli Schwartz (Medscape en portugais), Tim Locke (Medscape Royaume-Uni), Maria Baena (Univadis Espagne), Brenda Goodman (Medscape Etats-Unis), rédaction Coliquio (Allemagne), Daniela Ovadia (Univadis Italie), Pavankumar Kamat (Univadis pour l’Asie).

A noter :Ce tour d’horizon donne un aperçu de pratiques cliniques, recommandations, découvertes émergentes au cours de cette pandémie. De manière générale, toutes les informations concernant COVID-19 sont susceptibles de subir une actualisation avec l’avancée des connaissances. Les dates de publication des articles sont plus que jamais importantes. Certaines des informations ci-dessous peuvent également ne pas être en adéquation avec les directives des autorités sanitaires françaises.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 11 Déc 2021 - 06:32
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LAGEVRIO (molnupiravir)



Autorisation d’accès précoce refusée le 9 décembre 2021 à la spécialité LAGEVRIO (molnupiravir) du laboratoire MSD France, dans l'indication « traitement des formes légères à modérées de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) chez les adultes ayant un test de diagnostic positif au SARS-CoV-2 et qui présentent au moins un facteur de risque de développer une forme sévère de la maladie ».

Avis de l'ANSM :

L’ANSM a conclu que l’efficacité et la sécurité de ce médicament étaient fortement présumées dans l’indication suivante « traitement de la COVID-19 en cas d'impossibilité de recours aux anticorps monoclonaux chez les adultes ne nécessitant pas d'oxygénothérapie, et étant à risque élevé d'évolution vers une forme grave de la maladie à savoir les populations suivantes telles que définies par l'ANRS-Maladies Infectieuses Emergentes*

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3304143 ... lnupiravir

https://www.huffingtonpost.fr/entry/cov ... 0268a5ec20

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Sujet du message:   MessagePosté le: 11 Déc 2021 - 10:43
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Taux d'anticorps, durée de l'immunité, protection contre la transmission... Quelle est l'efficacité de la dose de rappel des vaccins contre le Covid-19 ?

Environ 400 000 personnes se pressent désormais chaque jour dans les centres de vaccination, pharmacies et cabinets médicaux pour recevoir une dose de rappel.

Un démarrage tranquille, puis une accélération pied au plancher. Avec l'annonce par Emmanuel Macron de l'intégration prochaine de la dose de rappel du vaccin contre le Covid-19 dans le pass sanitaire, le nombre d'injections quotidiennes est reparti en forte hausse. En moyenne, 400 000 personnes se pressent chaque jour dans les centres de vaccination, pharmacies et cabinets médicaux pour se faire administrer une troisième dose (ou une seconde après avoir contracté la maladie). C'est quatre fois plus qu'il y a un mois.

Que sait-on des effets de cette dose de rappel sur notre système immunitaire ? Pourquoi le gouvernement a-t-il choisi de la généraliser ? Avoir effectué son premier schéma vaccinal avec AstraZeneca ou Janssen apporte-t-il la même protection ? Franceinfo a interrogé des spécialistes.

• Quel est l'intérêt de la dose de rappel ?

Elle vise à augmenter la quantité d'anticorps neutralisants contre le Covid-19, car leur nombre baisse quelques mois après la fin du premier schéma vaccinal. Cette chute devient "significative" entre cinq et huit mois après l'administration de la deuxième dose, explique Sandrine Sarrazin, chargée de recherche Inserm au centre d'immunologie de Marseille-Luminy. Cette situation pose problème en France, où le variant Delta, contre lequel l'efficacité vaccinale est moindre en matière de transmission, circule activement. "La première dose du vaccin permet de déclencher la réponse immunitaire, mais la production d'anticorps reste modérée. La deuxième dose permet de renforcer cette réaction et d'augmenter le taux d'anticorps", résume Sandrine Sarrazin.

En présentant une nouvelle fois à notre système immunitaire un agent pathogène auquel il a déjà été confronté, la dose de rappel permet de faire bondir le taux d'anticorps à un niveau "dix à douze fois supérieur" à celui qui suit la deuxième injection, selon cette chercheuse. Avec des résultats spectaculaires : une étude réalisée en Israël (article en anglais), où l'administration de la troisième dose a été ouverte à tous les majeurs le 29 août, montre que le rappel est efficace à 93% contre l'hospitalisation, à 92% contre les formes sévères de la maladie, et à 81% contre la mort.

• Comment expliquer la forte augmentation du taux d'anticorps avec cette troisième dose ?

"C'est vraiment un schéma classique", assure Sandrine Sarrazin, qui rappelle que les vaccins contre l'hépatite B, la coqueluche ou encore le tétanos s'administrent en trois doses espacées de quelques mois.

Cette hausse importante s'explique par le fonctionnement de notre système immunitaire. La vaccination sollicite deux types de lymphocytes B, des globules blancs chargés de la production d'anticorps. "Les premiers vont immédiatement produire des anticorps. Les seconds, appelés lymphocytes B mémoire, vont garder en tête le plan de fabrication de ces anticorps et être stockés dans la moelle osseuse pour plus tard. Un peu comme des bocaux qu'on mettrait à la cave pour passer l'hiver tranquille", illustre-t-elle.

Après avoir été sollicité à deux reprises par les premières injections (ou par une infection au Covid-19), notre organisme connaît bien l'antigène que lui présente la dose de rappel. "Il va directement solliciter ces cellules mémoires. Ces lymphocytes B, sensibilisés par les premières injections, vont se mobiliser très rapidement et produire des quantités très importantes d'anticorps", développe pour franceinfo le professeur Yves Buisson, épidémiologiste et président de la cellule Covid-19 de l'Académie nationale de médecine.

• L'immunité procurée par la dose de rappel est-elle efficace contre la transmission du virus ?

C'est ce que montrent les premières enquêtes sur le sujet. Une étude israélienne publiée le 30 novembre (article en anglais) dans le Journal of the American Medical Association a comparé la fréquence des infections par le Covid-19 chez plus de 300 000 personnes de plus de 40 ans ayant reçu ou non une dose de rappel du vaccin Pfizer.

Les résultats sont très encourageants : entre 28 et 65 jours après l'injection, la proportion des tests PCR positifs était réduite de 86% parmi les sujets ayant bénéficié du rappel. "Une personne vaccinée va moins souvent acquérir le virus, et lorsqu'elle sera infectée, sa charge virale sera moindre : statistiquement, elle sera moins transmetteuse", résume Olivier Schwartz, responsable de l'unité Virus et immunité à l'Institut Pasteur.

"Avec la troisième dose, on va pouvoir à nouveau affirmer que les vaccins protègent contre la transmission du virus. Le variant Delta et la baisse progressive de l'immunité après la seconde dose nous avaient fait perdre cet avantage, mais on devrait le retrouver grâce au rappel", s'enthousiasme Sandrine Sarrazin.

• La dose de rappel est-elle la même que les précédentes ?

Oui et non. Contrairement à la première étape de la campagne vaccinale, les produits d'AstraZeneca et de Janssen ne sont pas administrés pour les rappels, au contraire des vaccins à ARN messager de Pfizer-BioNTech et Moderna. Une question purement pragmatique, explique le professeur Yves Buisson.

"Les vaccins à ARN messager ont prouvé qu'ils confèrent une immunité plus durable, et moins d'effets indésirables que les vaccins à adénovirus vecteur [comme ceux produits par AstraZeneca et Janssen]."

Yves Buisson, président de la cellule Covid-19 de l’Académie nationale de médecine à franceinfo
Le dosage du vaccin Moderna a également été un peu modifié pour le rappel. Contrairement aux précédentes injections, le rappel de Moderna ne contient que 50 microgrammes d'ARN messager, contre 100 microgrammes auparavant. Le dosage du vaccin de Pfizer, lui, reste inchangé à 30 microgrammes. L'administration du vaccin de Moderna a en outre été écartée pour les moins de 30 ans à cause d'un risque de légère inflammation cardiaque plus élevé dans cette classe d'âge.

Pour le reste, les vaccins Moderna et Pfizer-BioNTech n'ont pour l'instant pas changé depuis la première campagne de vaccination : la formule utilisée est toujours celle créée pour contrer la souche originelle du Sars-CoV-2 identifiée à Wuhan.

• Avoir reçu un autre vaccin que celui de ma dose de rappel confère-t-il une moins bonne immunité ?

"Non seulement il n'y a pas de problème, mais il n'est pas impossible que faire un vaccin à ARN messager après avoir fait un vaccin du type Janssen ou AstraZeneca puisse encore améliorer la réponse immunitaire", expliquait récemment à franceinfo Dominique Deplanque, président de la Société française de pharmacologie et de thérapeutique.

"La réponse immunitaire va se faire en fonction de la 'substance étrangère' présentée au système immunitaire. Si cette 'substance étrangère' n'est que partiellement identique à celle de la première injection, cela élargit le répertoire de la réponse immunitaire."

Dominique Deplanque, président de la Société française de pharmacologie et de thérapeutique à franceinfo
Idem dans le cas où vous passeriez d'un vaccin Pfizer-BioNTech à Moderna, ou vice-versa. "Pfizer et Moderna reposent sur le même principe, leur niveau d'efficacité est comparable et le profil des effets indésirables est globalement le même, à part ce petit sur-risque de myocardite rare et non grave chez les jeunes hommes adultes", assure Dominique Deplanque.

• Serais-je moins bien protégé si, après avoir contracté le Covid-19, je n'ai reçu que deux doses de vaccin ?

Ce cas de figure peut offrir une protection encore plus forte contre le virus qu'une simple vaccination. "Le système immunitaire d'une personne infectée par le Covid-19 va produire non seulement des anticorps contre la spicule [que ciblent les vaccins], mais aussi contre d'autres composants du virus", analyse Sandrine Sarrazin. Dans ce cas de figure, la vaccination peut jouer le rôle d'amplificateur de cette gamme plus vaste d'anticorps.

Attention tout de même : attendre volontairement de contracter le Covid-19 avant de se faire vacciner pour obtenir une immunité plus complète serait un bien mauvais calcul. "Le paradoxe, c'est que la réponse immunitaire est meilleure quand la maladie est sévère", remarque Claude-Agnès Reynaud, directrice de recherche et immunologiste à l'Institut Necker-Enfants malades. Contracter le Covid-19 peut en outre laisser des séquelles persistantes (on parle alors de "Covid long"), conduire en service de réanimation, voire tuer. En moyenne, 112 décès liés au Covid-19 sont recensés chaque jour par les services hospitaliers français.

• Combien de temps va durer la protection générée par la dose de rappel ?

Difficile à dire pour l'instant. "La protection immédiate générée par la dose de rappel est énorme, mais va décroître lentement. Il va maintenant falloir observer à quel niveau les anticorps vont se stabiliser. Si on suit les schémas de réponse immunitaire classiques, le niveau des anticorps pourrait atteindre un seuil suffisamment élevé pour offrir une bonne protection", analyse Claude-Agnès Reynaud.

"Très logiquement, la dose de rappel devrait être capable de fournir une immunité bien plus durable que le schéma initial à deux doses."

Claude-Agnès Reynaud, directrice de recherche et immunologiste à l'Institut Necker-Enfants malades à franceinfo
"Dans mon laboratoire, nous suivons une cohorte qui a eu sa troisième dose il y a deux mois. Le taux d'anticorps a diminué mais reste très satisfaisant car il partait de plus haut grâce au rappel", ajoute Olivier Schwartz, responsable de l'unité Virus et immunité à l'Institut Pasteur.

• Aura-t-on besoin d'une quatrième dose ?

Si la situation épidémique reste comparable à celle que traverse la France, pas forcément. Tout dépendra du niveau auquel les anticorps produits par notre corps après la dose de rappel se stabilisent.

Cependant, si un variant échappant aux anticorps venait à supplanter le variant Delta dans la dynamique épidémique, un rappel adapté pourrait s'imposer. C'est la crainte que suscite le variant Omicron : ses nombreuses mutations au niveau de la protéine Spike le rendent en partie plus résistant aux vaccins actuels, qui ciblent la version de cette protéine issue du virus originel.

Omicron n'est "probablement pas suffisamment neutralisé après deux doses", ont admis mercredi les groupes Pfizer et BioNTech, dont le vaccin contre le Covid-19 se délivre initialement en deux injections. Mais "le vaccin est toujours efficace contre le Covid-19 (...) s'il a été administré trois fois", ont-ils tempéré dans un communiqué commun, sur la base d'études encore non publiées. Les deux groupes ont précisé travailler au "développement d'un vaccin spécifique" au variant Omicron, qui pourrait être disponible dès "mars 2022".

https://www.francetvinfo.fr/sante/malad ... 75145.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Déc 2021 - 09:42
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impact écologique des masques chirurgicaux à usage unique : on peut aussi recycler les masques, il existe des bacs où les déposer

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Sujet du message:   MessagePosté le: 13 Déc 2021 - 08:51
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700 000 à 1,6 millions d’américains touchés par les troubles de l’olfaction post-Covid

Saint-Louis, Etats-Unis — Une publication américaine fait état d’une préoccupation croissante en termes de santé publique envers les troubles olfactifs chroniques post-Covid-19. Elle estime le nombre de patients américains touchés entre 700 000 et 1,6 millions[1].

Dans l’étude, le nombre de patients infectés par le Covid déclarant un trouble de l’odorat se situerait aux alentours 2 et 3 % après six mois, une estimation conforme à la littérature scientifique. Aussi, seuls 5 % des patients présentant des troubles de l’odorat post-Covid s’en plaindraient encore à un an. Ces chiffres considérables sont néanmoins à relativiser, ont indiqué la Dr Charlotte Hautefort (Paris) et le Pr Dominique Salmon-Ceron (Paris) à Medscape édition française.

Le premier des symptômes prolongés du Covid
Les troubles de l’olfaction font partie des séquelles à long terme de l’infection Covid-19, le « Covid long » ou plus exactement « les symptômes prolongés à la suite d’un Covid-19 », selon la Haute autorité de Santé (HAS)[2].

Ces troubles peuvent durer de longs mois et être responsables d’une altération de la qualité de vie, d’une réduction des prises alimentaires, de l’impossibilité de détecter les fumées et les gaz toxiques, et de l’apparition de troubles dépressifs, énumèrent en préambule les auteurs de l’étude menée à Saint Louis (Missouri, États-Unis) dont l’objectif était d’évaluer l’évolution à long terme des troubles de l’olfaction induits par l’infection Covid-19.

700 000 à 1,6 millions de cas supplémentaires :

L’étude a exploité des données nationales américaines des cas d’infection à Covid-19 confirmés ou probables (test antigénique sans confirmation par RT-PCR, tableau clinique évocateur ou décès sans confirmation par test biologique), de janvier 2020 à mars 2021.

A partir d’autres publications chiffrant une incidence des troubles olfactifs de 52,7 % en cas de Covid-19 et un taux de guérison de 95,3 %, les auteurs ont déterminé trois estimations de fréquence cumulée de troubles olfactifs : basse (incidence 29,6 %, guérison 98,0 %), intermédiaire (incidence 52,7 % et guérison 95,3 %) et haute (incidence 75,2 % et guérison 92,6 %).

Pour rappel, depuis le début de la pandémie, le nombre moyen de cas quotidiens de Covid-19 aux États-Unis était de 68 468 avec un pic à 295 121 en janvier 2021. Les cas de troubles olfactifs ont émergé en août 2020, six mois après le début de la pandémie, et ont connu une croissance progressive puis exponentielle. Ainsi, en août 2021, les estimations basses, intermédiaires et hautes du nombre d’américains présentant des troubles olfactifs étaient de 170 238, 712 268, et 1160 0241 respectivement.

Ces chiffres sur l’incidence des troubles olfactifs sont considérables. Ils sont à rapporter aux données connues avant la pandémie, à savoir qu’environ 13 millions d’adultes américains présentent des troubles de l’olfaction, avec une prévalence de 4,2 % parmi les 40 à 49 ans, et de près de 40 % après 80 ans.

Les 700 000 à 1,6 millions de cas supplémentaires provoqués par la pandémie représentent une augmentation de 5,3 % à 12 %, en notant que les troubles de l’olfaction induits par la pandémie touchent des populations plus jeunes que celles habituellement atteintes par ce type de trouble. Il en résulte potentiellement un impact plus prolongé sur la qualité de vie de ces patients plus jeunes.

A noter, le nombre de cas Covid-19 utilisé dans cette étude est très probablement sous-estimé, de nombreux patients n’ayant pas consulté et/ou n’ayant pas été testés. Il apparaît donc que les troubles de l’olfaction induits par l’infection à Covid-19 représentent un réel problème de santé publique et justifient la mise en place de programmes de recherche dédiés, estiment les chercheurs.

2 % ont encore des troubles après six mois :

« Rapporté au nombre de personnes infectées aux États-Unis, près de 48 millions, le nombre de patients déclarant un trouble de l’odorat se situe aux alentours de 2 % après six mois, relativise le Dr Charlotte Hautefort (ORL, Hôpital Lariboisière, AP-HP, Paris) ce qui conforte les données de la littérature. Par ailleurs, seulement 5 % des patients ayant perdu l’odorat après une infection au SARS-COV2 signalent une persistance des troubles un an post-Covid-19. »

Pour la spécialiste, « ce phénomène n’a rien de nouveau car il est similaire aux pertes d’odorat post-virales que nous connaissons bien. Simplement, l’ampleur de la pandémie de Covid-19 nous a enfin permis de chiffrer la prévalence de cette séquelle sensorielle, en suivant d’importantes cohortes de patients du début jusqu’à la disparition complète des troubles. A ce propos, ce ne sont que très rarement des pertes complètes de l’odorat qui persistent mais plutôt des troubles de l’olfaction, en particulier de l’identification de l’odeur, et accessibles à la rééducation. Nous constatons que cette évolution ressemble à celle déjà décrite pour les autres virus où les patients récupèrent habituellement leur olfaction dans les deux ans en moyenne. »

« L’anosmie est le symptôme le plus persistant du « Covid-long », souligne la Pr Dominique Salmon-Ceron, infectiologue et professeur de maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu (Paris) pour Medscape. La particularité de ces troubles de l’odorat après l’infection par le SARS-CoV-2 est qu’ils surviennent sans obstruction ni lésion nasale. Au sein de notre service, du fait du biais de recrutement des cas préférentiellement sévères, ce chiffre peut aller jusqu’à 30 %, plusieurs mois post-Covid. Si l’anosmie s’améliore spontanément après quelques semaines et mois dans 90 à 95 % des cas, avec parfois une période de parosmie (distorsion des odeurs vers d’autres, généralement désagréables) et/ou d’hyposmie avant de disparaître, environ 5 % des personnes infectées suivies dans notre service conservent une anosmie résiduelle, avec au moins 18 mois de recul. »

Quelle place pour les corticoïdes inhalés ?

« Avant la Covid-19, nous avions l’habitude de prescrire des corticoïdes aux personnes consultant pour une perte brutale de l’odorat dans un contexte viral, indique le Dr Hautefort. Or, en cas d’infection par le SARS-CoV-2, la Société française d’ORL et de chirurgie de la face et du cou (SFORL) a déconseillé l’utilisation de corticoïdes du fait d’une balance bénéfice/risque défavorable si l’on compare le symptôme anosmique à la mortalité induite par le virus par atteinte respiratoire.

Dans le cadre d’une étude que nous avons menée en partenariat avec la Fondation Rothschild (Paris), nous avons eu l’autorisation de traiter les patients ayant une anosmie résiduelle une fois la RT-PCR négativée, et à distance des symptômes (un mois minimum). Ce qui manque de pertinence du point de vue de l’anosmie car à un mois, l’inflammation a disparu et nous observons uniquement les séquelles sensorielles.

Dans les deux groupes, l’étude a permis de tester l’intérêt d’un lavage de nez au sérum physiologique avec et sans corticoïdes locaux. Tous les patients de l’étude ont bénéficié d’une rééducation olfactive.

Nous n’avons observé aucune différence concernant la qualité et le délai de récupération entre les deux groupes. La bonne nouvelle est que les patients de l’étude suivis sur huit mois ont récupéré et amélioré leurs performances olfactives. »

A distance de l’infection, en cas de persistance de troubles olfactifs, la rééducation est le seul traitement reconnu efficace pour améliorer récupérer de troubles de l’odorat post-infectieux, à raison de deux fois cinq minutes par jour, où le patient doit s’entraîner à percevoir des odeurs en étant pleinement conscient. Ceci afin de les reconnaître en faisant intervenir la plasticité neuronale, à savoir reconnecter les informations sensorielles provenant de l’épithélium renouvelé avec la mémoire olfactive.

Medscape

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VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
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