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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Oct 2021 - 15:30
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Covid-19 : pas de rappel avec Moderna pour la HAS
Ce vendredi, la Haute autorité de santé a recommandé par précaution de ne plus utiliser le vaccin Moderna en dose de rappel, en raison d'un risque potentiellement important de myocardites et de péricardites. Une estimation qui intervient le jour de la fin du remboursement des tests dits de “conforts” pour ceux qui ne sont pas vaccinés et qui n’ont pas d’ordonnance médicale.

Pas de Moderna en troisième dose. La Haute autorité de santé (HAS) a publié un avis ce vendredi dans lequel elle préconise de ne pas utiliser ce vaccin en raison d'un risque potentiellement plus important de myocardites et de péricardites que le Pfizer, notamment chez les plus jeunes. Plusieurs pays scandinaves, comme la Suède, la Norvège et la Finlande, ont décidé de déconseiller voire suspendre ce vaccin chez les adolescents voire chez les jeunes adultes. La HAS préfère agir “par principe de précaution”, notamment car les soignants ou les personnes présentant des comorbidités qui sont éligibles aux doses de rappel sont parfois jeunes et donc potentiellement les plus à risque de telles inflammations au niveau du cœur.

Fin des tests remboursés sans condition :

Dans le même temps, pour les tests de dépistage, c'est la fin du remboursement total. Depuis mars 2020, environ 150 millions de tests de dépistage de la Covid-19 ont été réalisés en France, selon les estimations du ministère de la santé. Jusqu’ici gratuits sans condition, leur remboursement par l’Assurance maladie est, à partir de ce vendredi 15 octobre, désormais soumis à la nécessité de présenter un schéma vaccinal complet, d’une ordonnance médicale, de la présence de symptômes ou d’une notification de l’Assurance maladie vous indiquant que vous êtes cas contact.

Inciter à se faire vacciner :

L’objectif du gouvernement est de mettre fin aux tests qualifiés de “conforts”. “Il n’est plus légitime de payer des tests de confort à outrance aux frais des contribuables”, a confié Jean Castex aux Échos le 26 septembre dernier. La prise en charge de ces tests a coûté environ 2,6 milliards d’euros à l’Assurance-maladie en 2020, selon le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2022. “La logique est de rembourser les tests liés à des motifs réellement médicaux, et de continuer à inciter à se faire vacciner”, a ajouté le premier ministre.

Pour ceux qui veulent se faire dépister mais qui ne rentrent pas dans les conditions d’un remboursement, il faudra débourser au moins 44 euros pour un test PCR et 22 euros pour un antigénique. En pharmacie, il faudra débourser 25 euros voire 30 euros le week-end. Les autotests à 5,20 euros deviendront payants quand ils sont réalisés sous la surveillance du pharmacien.

7 millions d’adultes partiellement ou non vaccinés :

Autre changement qui prend effet à partir de ce vendredi : les autotests ne sont plus reconnus pour le pass sanitaire, même s’ils sont réalisés sous la supervision d’un professionnel de santé. Les tests RT-PCR et les tests antigéniques permettront toujours de générer un pass sanitaire, dans la limite actuelle d’une durée de validité de soixante-douze heures, de même qu’un schéma vaccinal complet ou un certificat de rétablissement.

Au total, plus de trois Français sur quatre (75,7%) ont reçu au moins une dose de vaccin quand 73,7% ont eu les deux injections, soit environ 45 millions de personnes. Il reste environ 7 millions d’adultes qui partiellement ou non vaccinés.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... uite-tests

Covid-19 : utiliser le vaccin de Pfizer pour le rappel de vaccination



15 octobre 2021

Dans son avis du 6 octobre dernier sur les rappels dans la vaccination contre la Covid-19, la HAS recommandait l’usage de Comirnaty® suite à son obtention de l’AMM dans cette extension d’indication, sans écarter l’utilisation de Spikevax® qui lui ne l’a pas encore. Les annonces de diverses autorités sanitaires ont mis en lumière les inconnues qui demeurent sur la dose et la population cible pour le rappel par Spikevax® et justifient d’attendre que l’instance européenne apporte les précisions attendues dans le cadre de l’AMM en cours d’examen. C’est pourquoi la HAS ajuste son avis et recommande aujourd’hui de s’en tenir aux règles de droit commun en n’utilisant pour les rappels que le produit ayant obtenu l’extension d’AMM à cette fin.

Depuis la fin du mois d’août, la Haute Autorité de santé a rendu plusieurs avis pour déterminer les populations auxquelles il est utile de proposer une dose de rappel de vaccin contre la Covid-19 avec les vaccins à ARNm disponibles : tout d’abord les personnes âgées de 65 ans et plus et celles présentant des comorbidités, puis les professionnels du secteur de la santé, du médico-social et du transport sanitaire ainsi que l’entourage des personnes immunodéprimées.

Le vaccin Comirnaty® ayant obtenu une extension d’AMM pour les rappels le 5 octobre, la HAS avait recommandé son usage à cette fin, mais n’avait pas remis en cause celui de Spikevax®, pour ne pas désorganiser la campagne en cours.

En fin de semaine dernière, les pays scandinaves ont annoncé qu’ils porteraient à la connaissance de l’EMA des études portant sur un possible risque accru de myocardites et péricardites lié à l’usage du vaccin Spikevax®. En toute hypothèse, celles-ci demeurent rares et spontanément résolutives dans la quasi-totalité des cas.

Mais ce contexte, la circulation actuellement modérée du virus et le travail en cours à l’EMA pour définir la population cible (quelle limite d’âge) et surtout le dosage (dose entière ou demi-dose) conduisent la HAS à revenir plus strictement à une position de prudence et à recommander d’attendre l’avis de l’EMA pour poursuivre l’usage de Spikevax® en rappel. La HAS pourra sur cette base rendre un avis sur la place de ce vaccin de Moderna dans la campagne de rappel. Dans l’intervalle, le vaccin Comirnaty®, qui dispose d’une extension d’AMM et qui est désormais disponible en ville comme en centre de vaccination, pourra être utilisé pour les rappels, quel que soit le vaccin utilisé en primo-vaccination.

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3292786 ... accination

Pourquoi écarter pour le moment le vaccin de Moderna pour la dose de rappel ?

Certaines inconnues demeurent concernant la dose (dose entière ou demi-dose ?) et la population cible (limite d’âge ?) pour le rappel par Spikevax ® . Il paraît donc justifié d'attendre que l'instance européenne apporte ces précisions dans le cadre de l'AMM en cours d'examen.

Par ailleurs, des études réalisées par les pays scandinaves semblent avoir mis en évidence un risque potentiellement accru de myocardites et péricardites lié à l'usage du vaccin Spikevax ® (rares et spontanément résolutives dans la quasi-totalité des cas). Elles vont être portées à la connaissance de l'EMA et justifient d’autant plus d’attendre la décision de l’Agence européenne. « C'est pourquoi la HAS ajuste son avis et recommande aujourd'hui de s'en tenir aux règles de droit commun en n'utilisant pour les rappels que le produit ayant obtenu l'extension d'AMM à cette fin », à savoir le vaccin Comirnaty ® du laboratoire Pfizer, désormais disponible en ville comme en centre de vaccination, en quantité suffisante pour satisfaire les besoins de vaccination en rappel.

Une fois que l’EMA aura rendu son avis sur l’utilisation de Spikevax ® en rappel, la HAS pourra redéfinir la place de ce vaccin (avis attendu dès le 25 octobre).

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/p ... oderna.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Oct 2021 - 05:55
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Evaluation de l’impact du COVID-19 en France métropolitaine durant
l’automne-hiver 2021-2022 en prenant en compte l’effet du climat, de la
vaccination et des mesures de contrôle


https://modelisation-covid19.pasteur.fr ... r_2021.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Oct 2021 - 06:26
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Covid-19 : les vaccins sont aussi efficaces contre les autres coronavirus
Être vacciné contre la Covid-19 pourrait aussi protéger des autres coronavirus, notamment le SARS-CoV-1 et le rhume.

Actuellement, plus de 50 millions personnes ont reçu au moins une dose de vaccin contre la Covid-19 en France, dont plus de 49 millions qui sont totalement vaccinées selon le ministère des Solidarités et de la Santé. Ces Français sont bien évidemment protégés des formes graves du SARS-CoV-2 grâce à leur injection, mais ils pourraient aussi avoir moins de risques d’être infectés par d’autres formes de coronavirus, notamment le SARS-CoV-1 et le rhume. C’est ce que suggère une récente étude publiée dans la revue Journal of Clinical Investigation. "Jusqu’à notre étude, ce qui n’était pas clair, c’était la possibilité, en cas d’exposition à un coronavirus, de bénéficier d’une protection croisée contre d’autres formes de coronavirus, explique Pablo Penaloza-MacMaster, auteur principal de l’étude. Nous avons montré que c'était le cas.” D’après les chercheurs, les infections antérieures à un coronavirus protégerait aussi contre d’autres formes de coronavirus.

SARS-CoV-1 et 2, Mers-CoV, HCoV-OC43 : plusieurs familles de coronavirus :

Il existe trois familles de coronavirus pathogènes pour les humains. Sarbecovirus tout d’abord, avec SARS-CoV-1 et 2. En 2002, un premier coronavirus SARS-CoV-1 a émergé en Chine, responsable d’une épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS en français, SARS en anglais). Le SARS-CoV-2, plus connu aujourd’hui, est le virus à l’origine de la Covid-19. La famille Merbecovirus ensuite avec le Mers-CoV, le virus à l’origine du syndrome respiratoire du Moyen-Orient, qui a été signalé pour la première fois en 2012. Et celle dite Embecovirus, avec le HCoV-OC43, un virus bénin généralement responsable de rhumes.

Certains vaccins protègent contre d’autres coronavirus :

Pour parvenir à leurs conclusions, les chercheurs ont analysé le plasma d’humains qui avaient été vaccinés contre le SARS-CoV-2. D’après leurs conclusions, celui-ci les protégeait à la fois contre le virus pour lequel ils avaient été vaccinés, mais également contre le SARS-CoV-1 et le HCoV-OC43. Ensuite, ils ont travaillé sur des souris immunisées avec un vaccin contre le SASR-CoV-1. Résultat : elles étaient aussi protégées - en partie - en cas d’exposition au SARS-CoV-2. Peu de temps après, d’autres rongeurs ont été vaccinés contre le SARS-CoV-2 puis exposés au coronavirus du rhume (HCoV-OC43). Ceux-ci étaient alors partiellement protégés contre le rhume mais beaucoup moins qu’avec l’expérience précédente (vaccin SARS-CoV-1 / exposition SARS-CoV-2). La raison, d’après les scientifiques, est que le SARS-CoV-1 et le SARS-CoV-2 sont génétiquement similaires, tandis que le coronavirus du rhume est plus éloigné du SARS-CoV-2. La protection est donc moins forte. Enfin, l'étude a révélé que les infections antérieures à des coronavirus pouvaient protéger contre les infections ultérieures par d'autres coronavirus.

Vers un vaccin par famille de coronavirus ?

"Tant que le coronavirus est lié à plus de 70 % (génétiquement au virus de base pour lequel le vaccin a été fait), les souris étaient protégées, explique Pablo Penaloza-MacMaster. Si elles étaient exposées à une famille de coronavirus très différente, les vaccins étaient moins protecteurs.” Les scientifiques ne pensent pas qu’un vaccin universel contre toutes les formes de coronavirus pourra un jour être mis au point car il y a trop de différences entre les virus. Néanmoins, une dose pour chaque famille pourrait un jour exister. "Notre étude nous aide à réévaluer le concept d'un vaccin universel contre le coronavirus, estime Pablo Penaloza-MacMaster. Il est probable qu'il n'y en ait pas, mais nous pourrions nous retrouver avec un vaccin pour chacune des principales familles de coronavirus, par exemple un vaccin universel Sarbecovirus pour le SARS-CoV-1, le SARS-CoV-2 et d'autres liés au SRAS. D’autres pour la famille Embecovirus universel pour HCoV-OC43 et HKU1 qui causent des rhumes.” Les vaccins contre la Covid-19 pourraient donc encore évoluer dans les prochaines années.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... oronavirus

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Oct 2021 - 08:00
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Une soirée test a eu lieu dans une discothèque parisienne avec des clients vaccinés
ALORS ON DANSE ? Alors que les clubs ont rouvert le 9 juillet aux personnes avec un pass sanitaire, ce test va permettre de savoir s’il y a transmission du Covid-19 entre vaccinés dans ces lieux fermés

Cet essai va-t-il définitivement acter le retour des danseurs sur les pistes des boîtes de nuit françaises ? Des clubbeurs sans masque et des capteurs d’air : une soirée test s’est tenue pendant plusieurs heures dimanche dans un club parisien pour évaluer le risque de transmission du Covid-19 entre personnes vaccinées dans un lieu fermé.

Le projet baptisé « Reviens la nuit », qui avait été reporté fin juin faute de volontaires, est mené par l’agence de recherche ANRS/Maladies infectieuses émergentes. Les résultats de l’étude devront être connus vers la fin de l’année.

Des participants de 18 à 49 ans :

Bien que les discothèques aient déjà rouvert le 9 juillet aux personnes munies du pass sanitaire et avec une jauge de 75 %, ce test « permettra de répondre à la question de savoir s’il y a transmission du Covid entre vaccinés dans les lieux fermés », a déclaré l’infectiologue Jérémy Zeggagh, un des trois « investigateurs » du projet.

Dans le club « La Machine du Moulin Rouge », adjacent au mythique cabaret, des clubbeurs dansaient au rythme de la musique des DJs Roni et Rag ; des couples s’enlacent, s’embrassent, prennent un verre sur des canapés non loin de la piste de danse. Les organisateurs avaient annoncé vouloir recruter 4.400 volontaires complètement vaccinés, âgés de 18 à 49 ans, sans facteur de risque de forme grave de Covid-19 et vivant en Île-de-France. Le nombre des participants au test de dimanche n’était pas disponible dans l’immédiat.

Un groupe dedans, un autre dehors :

A leur arrivée, les participants ont remis un échantillon de leur salive qui sera comparé à un autre échantillon qu’ils devront remettre sept jours plus tard. Et dans le club, trois capteurs d’air ont été installés. « On tentera de "matcher" les virus des participants et les virus dans l’air pour savoir si les gens ont été infectés dans le club », a précisé Jérémy Zeggagh. Les clubbeurs ne sont pas les seuls participants : l’ANRS a demandé à un autre groupe de s’abstenir d’aller en club pour comparer aussi le nombre de cas de personnes infectées entre les deux groupes.

« Notre hypothèse est que les lieux fermés ne sont pas des facteurs de risque de surpropagation entre personnes vaccinées », a surtout indiqué l’infectiologue. Il faudra attendre la fin de l’année pour savoir si ce test lui donne raison.

https://www.20minutes.fr/sante/3150675- ... s-vaccines

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Oct 2021 - 08:39
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Après le vaccin Covid, l'ARNm rayonne en médecine

Un brin d'ARN messager protégé par une enveloppe lipidique : cette construction simple pourrait révolutionner la cancérologie, le traitement du sida ou encore celui de la fibrose kystique, comme elle l'a fait pour la vaccination anti-Covid-19.

Un brin d'ARN messager protégé par une enveloppe lipidique : cette construction simple pourrait révolutionner la cancérologie, le traitement du sida ou encore celui de la fibrose kystique, comme elle l'a fait pour la vaccination anti-Covid-19.

Voilà un an que les laboratoires multiplient les annonces de futures thérapies utilisant l'ARN messager (ARNm) dans un nombre croissant d'indications. Si le principe est toujours le même - introduire dans nos cellules un brin d'ARNm codant pour une protéine d'intérêt -, les vecteurs, les cibles thérapeutiques et les buts recherchés sont, en revanche, de plus en plus variés.

L'application la plus évidente de l'ARNm est son utilisation en tant que vaccin, qu'il s’agisse de déclencher une réponse immunitaire contre une maladie infectieuse ou des cellules tumorales (c'est d'ailleurs un traitement du cancer de la prostate qui avait relancé, en 2009, l'intérêt pour l'ARNm). Il est aussi possible de forcer la production d'une protéine bloquée par une maladie génétique monogénique telle que la mucoviscidose, causée par un défaut de production de la protéine CFTR (Cystic Fibrosis Transmembrane conductance Regulator).



La société Translate Bio a ainsi lancé l'essai clinique Restore-CF pour expérimenter son traitement MRT5005 dans cette pathologie, en collaboration avec l'Institut Pasteur. La particularité de la nanoparticule lipidique contenant l'ARNm codant pour la CFTR est qu'elle peut être nébulisée pour atteindre les cellules épithéliales pulmonaires. « C'est un processus très complexe, reconnaît Frank De Rosa, responsable de la technologie chez Translate Bio. Le poumon est un organe disposant de mécanismes pour éliminer nos nanoparticules. Il a donc fallu les rendre résistantes et très spécifiques aux tissus que nous ciblions pour qu'elles puissent y entrer rapidement. »

La question du vecteur :

Car quelle que soit l'indication considérée, « le grand défi de demain est d'arriver à déterminer des systèmes de délivrance efficaces de l'ARNm dans l'organe que l'on souhaite traiter », résume Chantal Pichon du centre de biophysique moléculaire d'Orléans, spécialisée depuis des années sur les problématiques de vectorisation de l'ARNm. La nanoparticule lipidique employée dans les vaccins contre le Covid-19 fonctionne par exemple assez bien en intramusculaire, « mais par voie intraveineuse, ils ont tendance à s'accumuler dans le foie », rapporte-t-elle.

Dans leur laboratoire d'Orléans, Chantal Pichon et ses collaborateurs ont mis au point une stratégie dans le cancer : un hybride polymère/lipide injecté par voie intraveineuse, qui porte des signaux chargés de stimuler l'immunité en ciblant les cellules dendritiques dans la rate. Ce type de nanoparticule est associé à des antigènes tumoraux pour induire une vaccination thérapeutique spécifique. « D'autres voies consistent à agir directement sur les cellules tumorales pour qu'elles perdent leur action immunosuppressive », précise ­Chantal Pichon.

Manipulation ex vivo :

Une autre voie originale, expérimentée par la Pr Annelise Bennaceur-Griscelli (unité Inserm U935 « Modèles de cellules souches malignes et thérapeutiques », Institut André Lwoff de Villejuif), consiste à produire ou à modifier ex vivo des cellules NK à l'aide de la technologie ARNm. Le but est de développer une banque de cellules utilisables contre divers types de cancers.

« Cette équipe met au point un processus de fabrication et de contrôle industriel, explique Chantal Pichon. On pourrait mettre en place une thérapie cellulaire performante en exploitant l'ARNm », espère-t-elle.

Encore plus simple : au début du mois de septembre (1), les chercheurs du laboratoire BioNTech ont carrément tenté d'injecter de l'ARNm nu, sans enveloppe lipidique. L'équipe a ainsi administré chez la souris, dans diverses tumeurs, un ARNm non protégé codant pour la production d'interleukine 12, d'interféron α, d'interleukine 15 et de facteurs stimulant la réponse antitumorale. La réponse immunitaire robuste observée conduit à penser qu'il s'agit d'une piste prometteuse.

Les indications se multiplient :

D'autres applications sont plus inattendues, comme la stimulation de l'angiogenèse en vue de rétablir l'oxygénation cardiaque chez les patients atteints de cardiopathie diabétique. En février 2019, une étude de phase 1a/b financée par Moderna et AstraZeneca a montré qu'il était possible d'induire la production de facteur de croissance endothélial vasculaire A (VEGF-A) pour l'angiogenèse régénératrice chez l'homme. La firme BioNTech, quant à elle, a testé chez l'animal un traitement à ARNm favorisant la production d’oxyde nitrique synthase censée réduire les dommages lors d'une hémorragie cérébrale. Récemment, ses membres fondateurs, Ugur Sahin, Özlem Türeci, et Katalin Kariko, vice-présidente senior, ont également publié les données d'efficacité, chez la souris, d'un vaccin à ARNm contre les encéphalomyélites auto-immunes (3).




Le brin d'ARNm subit des modifications au niveau de sa base U (1) avant d'être protégé par une nanoparticule lipidique (2) puis de fusionner avec la cellule (3).

À Orléans, l'équipe de Chantal Pichon a également développé un vecteur pour délivrer de l'ARNm dans les cellules souches mésenchymateuses de l'os. Le but : stimuler la régénération osseuse après une fracture ou pour contrer l'ostéoporose. « Une des grandes vertus de l'ARNm, c'est qu'une fois dans la cellule, sa traduction et sa dégradation sont contrôlées par la cellule elle-même, insiste-t-elle. Cela nous épargne les problèmes de dosage des protéines recombinantes et des facteurs de croissance que l'on utilise normalement. »

Des atouts majeurs dans les maladies infectieuses :

C'est bien dans le domaine des maladies infectieuses que les candidats vaccins à ARNm sont les plus nombreux, avec des essais en cours contre le paludisme, Zika, le cytomégalovirus ou la tuberculose, mais surtout des projets particulièrement avancés dans le domaine des coronavirus et des influenzas. Pfizer et Moderna ont chacun annoncé avoir procédé aux premières injections chez l'humain d'un vaccin à ARNm contre la grippe.

Les deux entreprises mettent en avant le temps de production considérablement plus court par rapport aux vaccins à base de virus inactivés. Autre avantage : « les vaccins à ARNm fonctionnent bien sans adjuvant car ils ont naturellement une capacité d'immunostimulation », ajoute Chantal Pichon.

Certains rêvent à la mise au point, enfin, d'un vaccin prophylactique contre les infections à VIH. Un essai de phase 1 sur 56 participants va bientôt débuter en ce sens, visant à évaluer les vaccins mRNA-1644 et mRNA-1644v2-Core mis au point par CureVac. « C'est une approche très nouvelle, consistant à modifier l'expression des cellules de la lignée germinale des lymphocytes B afin qu'elles produisent des anticorps neutralisants à large spectre », résume la Dr Dagna Laufer, vice-présidente et cheffe du développement clinique de l'Initiative internationale en faveur des vaccins contre le sida (IAVI) et coordinatrice de l'étude. « Les deux antigènes vaccinaux sont nécessaires l'un après l'autre au cours d'un long processus de maturation lymphocytaire », précise-t-elle.

Vaccin à large spectre :

Techniquement, « il n'y a pas de limite au nombre de cibles d'un vaccin à ARNm », explique Katalin Kariko, pionnière de la technologie avec le Dr Drew Weissman. Il est en effet possible d'utiliser des brins d'ARN plus longs, voire d'en mettre plusieurs dans une même nanoparticule lipidique. Le candidat vaccin codéveloppé par Sanofi et BioNTech contre le mélanome, prévu pour être injecté en intratumoral, doit par exemple permettre aux lymphocytes infiltrés de cibler quatre protéines tumorales différentes.

« La tendance actuelle est de rechercher les protéines communes à plusieurs pathogènes, y compris des virus animaux qui pourraient à l'avenir donner naissance à des zoonoses », détaille la chercheuse pressentie pour le Nobel. C'est notamment l'ambition de Moderna et de son projet de vaccin pancoronavirus. Et même pour les bactéries qui se présentent comme de moins bons candidats, « il reste possible d'entraîner le système immunitaire à reconnaître les toxines qu'elles produisent », ajoute-t-elle sans se défaire de son enthousiasme communicatif.


(1) C. Hotz et al, Sci Transl Med, 8 septembre 2021, vol 13, n° 610
(2) L.-M. Gan et al, Nature Communication, février 2019. doi.org/10.1038/s41467-019-08852-4
(3) C. Krienke et al, Science, 8 janvier 2021, vol 371, n°6525

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... n-medecine

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Oct 2021 - 09:58
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22 -ème journée scientifique: VIH,Hépatites, inégalités au temps du COVID



La seconde table ronde, s’intitulant « VIH, maladies du foie et COVID-19 » aborde les conséquences de la co-infection COVID et VIH, ainsi que celle de la COVID chez les malades du foie.

"VIH & COVID" :
Dr Antoine CHERET, infectiologue, Hôpital Bicêtre

"Maladies du foie et COVID-19 : liaisons dangereuses"
Dr Hélène FONTAINE, hépatologue, Hôpital Cochin

https://www.youtube.com/watch?v=fjd1UxL7hmM&t=109s

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 765#401765

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Oct 2021 - 10:50
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Valneva annonce des résultats «positifs» pour son candidat vaccin

Le gouvernement britannique avait résilié son contrat de 100 millions de doses avec Valneva le 13 septembre dernier.

Le laboratoire franco autrichien Valneva a fait état lundi de résultats «initiaux positifs» dans le cadre de ses essais de phase 3 pour son candidat vaccin contre le Covid-19. «L'essai a rempli ses deux critères d'évaluation principaux», souligne le laboratoire dans un communiqué.

Dans une comparaison avec le vaccin d'AstraZeneca, il «a démontré une supériorité face au vaccin AZD1222 en termes de moyenne des titres d'anticorps neutralisants (...) ainsi qu'une non-infériorité en termes de taux de séroconversion (SCR supérieur à 95% dans les deux groupes vaccinés) deux semaines après la deuxième injection (soit au 43e jour) chez les adultes âgés de 30 ans et plus». Cette annonce intervient un peu plus d'un mois après la résiliation par le gouvernement britannique de son contrat portant sur 100 millions de doses. L'information avait fait lourdement chuter le titre de Valneva en Bourse. Le gouvernement français avait assuré ensuite que l'Union européenne était toujours intéressée par le vaccin de Valneva et poursuivait ses négociations.

Une solution «alternative» pour les personnes pas encore vaccinées :

Un total de 4.012 participants âgés de 18 ans et plus a été recruté sur 26 sites au Royaume-Uni dans le cadre de l'essai pivot de Phase 3. Le candidat vaccin a été «généralement bien toléré», indique Valneva : «le profil de tolérance de VLA2001 s'est révélé plus favorable, de façon statistiquement significative, en comparaison avec l'autre vaccin utilisé dans l'essai».

«Il s'agit d'une approche beaucoup plus traditionnelle de fabrication de vaccins que les vaccins qui ont été déployés jusqu'à présent au Royaume-Uni, en Europe et aux États-Unis, et ces résultats suggèrent que ce candidat vaccin est en bonne voie pour jouer un rôle important dans la lutte contre la pandémie», assure Adam Finn, investigateur principal de l'essai et professeur en pédiatrie à l'Université de Bristol, cité dans le communiqué.

Pour Thomas Lingelbach, directeur général de Valneva, «ces excellents résultats confirment les avantages souvent associés aux vaccins à virus entier inactivés». Il ajoute que le laboratoire souhaite faire enregistrer son candidat vaccin «le plus rapidement possible» afin de «proposer une solution vaccinale alternative aux personnes qui n'ont pas encore été vaccinées». Le laboratoire indique avoir «commencé la soumission progressive du dossier de demande d'autorisation initiale auprès de l'agence de santé britannique (MHRA)», qui requiert «une validation finale de l'un des tests utilisés dans l'essai», actuellement «en cours». Il prépare par ailleurs «une soumission progressive auprès de l'Agence Européenne des Médicaments (EMA), dans le cadre d'une demande d'autorisation conditionnelle».

https://www.lefigaro.fr/societes/valnev ... n-20211018

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Covid-19 : l’agence européenne des médicaments lance son évaluation du vaccin Pfizer chez les enfants

Les enfants bientôt vaccinés ? L’Agence européenne des médicaments (EMA) lance son évaluation du vaccin Pfizer chez les enfants âgés de 5 à 11 ans, annonce-t-elle dans un communiqué. La décision finale est attendue « dans quelques mois, à moins que des informations supplémentaires ne soient nécessaires ». Fin septembre, le groupe avait assuré que son vaccin générait à la fois une réponse immunitaire « robuste » et peu d’effets indésirables chez les enfants.

https://www.leparisien.fr/societe/sante ... IQI6IA.php

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Oct 2021 - 06:47
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Vaccination contre la grippe saisonnière : lancement anticipé de la campagne 2021-2022

Alors que les bons de prise en charge du vaccin contre la grippe envoyés aux personnes ciblées indiquent un démarrage de la campagne au 26 octobre 2021, cette vaccination peut déjà être réalisée dans les EHPAD et les établissements de santé et pourra être réalisée en ville à partir du 22 octobre.

Pourquoi cette vaccination antigrippale anticipée ?

La campagne de vaccination de rappel contre le SARS-CoV-2 est en cours et concerne une grande majorité de personnes pour lesquelles la vaccination contre la grippe saisonnière est recommandée. Les deux campagnes vaccinales, grippe et COVID-19, doivent donc être menée de front et leur bonne articulation constitue un enjeu majeur de santé publique.

Afin d’encourager la synergie entre ces deux campagnes et ne perdre aucune opportunité de vacciner les plus fragiles contre la grippe et le COVID-19, la Haute autorité de santé a recommandé la co-administration de ces deux vaccins (voir article univadis : « Co-administration des vaccins anti-grippal et anti-COVID-19 : la HAS confirme »). Il est donc important de débuter la vaccination antigrippale au plus vite afin de permettre des séances de vaccination conjointes avec le COVID-19. Ainsi :

• Tous les EHPAD et les établissements de santé qui disposent déjà des vaccins contre la grippe peuvent, dès le 18 octobre 2021, déployer la vaccination antigrippale. L’objectif est notamment de tenir compte des organisations mises en place par les établissements afin d’éviter de mobiliser de façon répétée des équipes soignantes pour vacciner les résidents et les professionnels.
• En ville, les professionnels de santé pourront éditer les bons de vaccination, délivrer, et administrer le vaccin contre la grippe aux personnes ciblées par les recommandations dès le 22 octobre 2021.
Dans un premier temps, du 22 octobre au 22 novembre 2021, la vaccination sera réservée aux personnes ciblées par les recommandations vaccinales. Ensuite, selon la dynamique de la campagne et les premières estimations de couverture vaccinale, cette priorisation pourra être adaptée.

Il est important de noter que cette année, la liste des professionnels de santé invités à se faire vacciner contre la grippe est élargie aux cardiologues, néphrologues, pneumologues, rhumatologues, endocrinologues, gériatres et orthophonistes. Ils recevront une invitation de la part de l’Assurance maladie et leur vaccin sera pris en charge à 100%. De plus, les employés à domicile salariés d'une personne à risque de forme grave de grippe sont également éligibles à la vaccination anti-grippale cette année, sur production de justificatifs.

Quid de la co-administration en centre de vaccination ?

La co-administration des vaccins contre la grippe et contre le COVID-19 sera possible en centre de vaccination COVID-19 si une personne se présente spontanément le jour du rendez-vous avec son vaccin contre la grippe. Dans ce cas, seuls les professionnels habilités à pratiquer la vaccination contre la grippe pourront réaliser cette injection.

Quels vaccins disponibles cette année ?

Pour cette campagne 2021-2022, trois vaccins antigrippaux tétravalents inactivés sont disponibles :

• Vaxigrip Tetra® ;
• Influvac Tetra® ;
• Efluelda®.
Leur choix dépendra de l’âge du patient :

• Avant l’âge de trois ans, seul le vaccin Vaxigrip Tetra® peut être utilisé.
• À partir de trois ans, les vaccins Vaxigrip Tetra® et Influvac Tetra® peuvent être utilisés indifféremment.
• Pour les 65 ans et plus, les vaccins Vaxigrip Tetra®, Efluelda® et Influvac Tetra® peuvent être utilisés indifféremment.

Faut-il craindre des ruptures de stock ?

Près de 17% de doses supplémentaires seront disponibles en comparaison à la dernière campagne, et en majorité disponibles dès le démarrage de la vaccination anti-grippale. Il n’est pas prévu de stock d’État cette année, mais le gouvernement a sécurisé des doses supplémentaires, qui pourront être commandées directement par les pharmaciens d’officine selon le circuit habituel.

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/p ... _covid.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Oct 2021 - 08:32
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Vaccins Covid : efficacité à 8 mois et performance des schémas hétérologues

Après l’étude française d’ampleur dressant un bilan de la protection offerte par les vaccins disponibles en France à cinq mois après un schéma vaccinal complet, de nouvelles données viennent éclairer l’efficacité des vaccins, y compris face au variant Delta.

Dans une correspondance publiée dans le « New England Journal of Medicine », des chercheurs américains ont comparé l’efficacité à 8 mois des vaccins utilisés aux États-Unis. Les réponses immunitaires humorales et cellulaires provoquées par les vaccins ont été analysées chez 31 sujets ayant reçu deux doses de BNT162b2 (Pfizer/BioNTech), chez 22 autres avec un schéma vaccinal complet d'ARNm-1273 (Moderna) et chez 8 participants vaccinés avec une dose d'Ad26.COV2.S (Janssen).

Une réponse plus faible mais durable avec Janssen :

Cette comparaison met en évidence une « cinétique différentielle des réponses immunitaires induites par les vaccins à ARNm et Ad26.COV2.S sur une période de suivi de 8 mois », relèvent les auteurs. Selon eux, les vaccins à ARNm se caractérisent par des pics de réponse en anticorps élevés 2 à 4 semaines après la 2e dose, qui déclinent « fortement » au bout de 6 mois et encore à 8 mois. À l’inverse, le vaccin Janssen induit des réponses anticorps initiales plus faibles, mais elles restent relativement stables sur 8 mois, « avec peu ou pas de signe de déclin », est-il noté.

Par ailleurs, si les réponses immunitaires nécessaires pour conférer une protection contre le SARS-CoV-2 ne sont pas encore déterminées, les chercheurs soulignent qu’avec tous les vaccins étudiés, les réponses des lymphocytes T affichent une « large réactivité croisée face aux variants du SARS-CoV-2 ».

Ils ont également découvert que le vaccin de Moderna provoquait des réponses d'anticorps plus élevées et plus durables que celui de Pfizer. Ce résultat est cohérent avec celui d’une étude, communiquée cet été mais encore en prépublication. En comparant l’efficacité des vaccins ARNm face aux variants Alpha et Delta, les auteurs montrent une plus grande protection du sérum de Moderna, par rapport à celui de Pfizer, contre le risque d’hospitalisation (91,6 % versus 85 % pour Alpha et 81 % versus 75 % pour Delta) et contre l’infection (86 % versus 76 % pour Alpha et 76 % versus 42 % pour Delta).

Dans une autre étude publiée dans « The Lancet Regional Health Europe », des chercheurs suédois se sont penchés sur l’efficacité d’un schéma de vaccination hétérologue associant le vaccin ChAdOx1 nCoV-19 d’Oxford/AstraZeneca et les vaccins à ARNm, alors qu’en Suède, la décision d’interrompre la vaccination des moins de 65 ans avec AstraZeneca a, comme en France, conduit les autorités à recommander une 2e dose d’ARNm à toutes les personnes qui avaient déjà reçu leur première dose d’AstraZeneca.

Efficacité accrue des schémas hétérologues AstraZeneca/ARNm :

À partir des données du registre national de l'Agence de santé publique de Suède, du Conseil national de la santé et du bien-être et de l’agence suédoise des statistiques, les chercheurs ont ainsi constitué une cohorte comprenant 94 569 individus ayant reçu AstraZeneca puis Pfizer, 16 402 ayant reçu AstraZeneca puis Moderna et 430 100 vaccinés avec 2 doses d’AstraZeneca, qu’ils ont comparés à 180 716 individus non vaccinés.

Après un suivi moyen de 76 jours, le risque d’infection était réduit de 79 % pour l’association AstraZeneca/Moderna, de 67 % pour AstraZeneca/Pfizer et de 50 % pour 2 doses d’AstraZeneca, par rapport aux non vaccinés. Les résultats suggèrent ainsi que « l'utilisation de la vaccination hétérologue ChAdOx1 nCoV-19 et ARNm prime-boost est une alternative efficace pour augmenter l'immunité de la population », soulignent les auteurs, dont les estimations d'efficacité s'appliquent à l'infection par le variant Delta, dominant au cours du suivi. Ils relèvent également que le nombre de cas d’hospitalisation était trop faible pour mesurer l'efficacité contre les formes graves du Covid-19.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/spe ... terologues

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Oct 2021 - 08:42
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Faut-il une dose de rappel pour les personnes déjà infectées et primo-vaccinées ?
Les personnes qui ont déjà été infectées par le Covid-19 n’ont reçu qu’une seule dose de vaccin, conformément aux recommandations de la Haute autorité de Santé. Alors doivent-elles aussi recevoir une deuxième dose ? Et sous quel délai ?

« Ayant eu le Covid-19 et n’ayant reçu qu’une seule injection de vaccin, est-ce que je peux en avoir une deuxième et combien de temps faut-il laisser entre les deux ? », demande Jacques, un lecteur de Diémoz (Isère).

Oui, vous pouvez recevoir une dose de rappel, qui sera donc pour vous une deuxième injection.

« On peut avoir une dose de rappel à partir du moment où l’on fait partie des publics cibles et où on a reçu un schéma vaccinal complet, que ce soit avec une ou deux doses », nous explique le ministère de la Santé.

Qui est concerné ?

La Haute autorité de santé (HAS) a déjà recommandé fin août une dose de rappel six mois après la dernière injection du schéma initial pour les résidents des Ehpad et des USLD, les personnes de plus de 65 ans vivant à domicile, les personnes à très haut risque de forme grave. Et aussi, les personnes atteintes de comorbidité(s).

Pour les personnes sévèrement immunodéprimées, « l’administration de la dose de rappel peut être réalisée dans un délai inférieur à 6 mois (mais d’au moins 3 mois), dès lors qu’il est jugé par l’équipe médicale qu’elle permettrait d’améliorer la réponse immunitaire », précise le gouvernement, sur son site.

La HAS a émis un nouvel avis le 5 octobre, étendant le périmètre des personnes concernées par cette dose de rappel : désormais sont aussi éligibles les professionnels de santé, l’ensemble des salariés du secteur de la santé et du secteur médico-social, les aides à domicile intervenant auprès de personnes vulnérables, les professionnels du transport sanitaire, ainsi qu’aux pompiers et les personnes de l’entourage des immunodéprimés, uniquement chez les adultes âgés de plus de 18 ans.

Une nouvelle dose de Pfizer/BioNTech :

Quel vaccin reçoit-on alors en deuxième ou troisième dose ? « Les rappels vaccinaux sont effectués uniquement avec le vaccin Pfizer/BioNTech, quel que soit le vaccin utilisé précédemment », indique le ministère de la Santé, sur son site.

La Haute autorité de santé recommande pour le moment d’utiliser exclusivement le vaccin de Pfizer et d’attendre un avis de l’Agence européenne du médicament avant d’utiliser le vaccin Moderna pour l’injection de rappel.

Quel délai ?

L’injection de la dose de rappel intervient six mois après la dernière injection. Six mois après la deuxième dose ou dans votre cas, six mois après votre unique dose.

Seule exception pour les personnes vaccinées avec le Janssen, un vaccin monodose, la dose de rappel doit être injectée 4 semaines après l’injection de l’unique dose.

https://www.ouest-france.fr/sante/vacci ... f27adf55c7

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Oct 2021 - 13:59
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Coronavirus : Pourquoi aucun nouveau variant n’a-t-il émergé depuis des mois ?
Depuis l'hégémonie de Delta, aucun autre variant n'a émergé dans le monde

Entre novembre 2020 et janvier 2021, le monde a fait la connaissance des variants du coronavirus. Une nouvelle phase critique dans l’épidémie débute alors. En quelques semaines, les variants anglais, indien, sud-africain et brésilien sont notamment séquencés et inquiètent les autorités sanitaires : plus contagieux, plus létaux, rendant les vaccins moins efficaces… Chacun a ses caractéristiques propres, mais le constat est à chaque fois le même : ils sont plus dangereux que la souche originelle.

Le variant anglais, renommé variant Alpha par l’OMS, a entraîné notamment une nouvelle vague en Europe et ravagé le Royaume-Uni en raison de sa contagiosité plus élevé, avant que le variant indien, renommé Delta, ne fasse de même quelques semaines plus tard. Depuis, aucun autre variant n’a sérieusement émergé. Comment expliquer cette soudaine absence ? 20 Minutes fait le point.

Comment se forme et émerge un variant ?

Le coronavirus est un virus à ARN, une famille de virus beaucoup plus sujette aux mutations que le virus à ADN, protégé par des doubles hélices, contrairement à l’ARN qui n’est que sur un seul brin. Le Covid-19 mute néanmoins beaucoup moins que d’autres virus à ARN, telle que la grippe « normale ».

Le coronavirus risque de muter à chaque fois qu’il se transmet. Quand les mutations sont importantes et qu’elles entraînent un changement majeur du virus, on appelle cela un variant.

Tous les variants ne s’imposent pas. « Les mutations ne sont pas si rares que cela, mais pour être un variant émergeant il faut que cette mutation amène un truc en plus : que ce soit sur son pouvoir pathogène (virulence : déclencher des formes graves), sa transmissibilité, son infectiosité (capacité à infecter les cellules/a déclencher la maladie), ou son antigénicité (le fait qu’il puisse induire une réponse immunitaire) », note Anne Sénequier, médecin et codirectrice de l’Observatoire de la santé mondiale.

Dans le cadre du coronavirus, cet avantage évolutif se résume souvent à une plus grande contagiosité. Selon certaines études, le variant Delta serait 60 % plus transmissible que le variant Alpha, lui-même 50 à 74 % plus transmissible que la souche originelle de Covid-19.

Prenons l’exemple du variant Alpha au Royaume-Uni. En se diffusant plus rapidement, il a contaminé plus de personnes, qui elles-mêmes en ont contaminé plus, soit toujours moins de cibles pour la souche originale. Tandis que le variant Alpha contaminait de plus en plus, la souche originale se diffusait de moins en moins, au point d’être remplacée.

L’hyper-contagiosité de Delta nous protège-t-elle d’autres variants ?

On l’a vu, le variant Delta est extrêmement contagieux, et un variant s’impose principalement sur les autres souches grâce à cela. On peut donc se demander si en raison de l’hyper-contagiosité de Delta, aucun autre variant n’arrive à assez se transmettre face à lui et à s’imposer.

La France peut illustrer le propos. Fin mai, le pays compte 85 % de variant Alpha, 6 % de variant Bêta (le variant Sud-africain), un chiffre stable depuis des mois, le reste étant occupé par la souche originelle et le variant Delta. Une étude de Santé publique France du 13 octobre montre désormais que quasiment 100 % des tests en France sont du variant Delta. Certes, le variant Alpha a été remplacé comme attendu, mais également le variant Bêta. « Aujourd’hui, pour être émergeant, il faut être au moins aussi transmissible et potentiellement avoir un autre avantage », conclut Anne Sénequier, ce qui n’est pas si simple face à Delta.

La vaccination massive est-elle une explication possible ?

On l’a également vu, plus le virus se transmet, plus il a de chance de muter. Or, la vaccination diminue à la fois les chances d’attraper le virus et de le transmettre. En conclusion, plus on vaccine, moins le virus circule, moins il a de chance de muter.

La vaccination massive mondiale pourrait donc être une autre explication : par rapport à décembre 2020, lorsque les vaccins n’existaient pas, 48,2 % de la population a reçu une première dose au jour de ce mardi et 36,5 % sont totalement vaccinés. En décembre 2020, on comptait 750.000 nouveaux cas de coronavirus par jour en moyenne dans le monde, contre 410.000 actuellement, et avec plus de tests qu’à l’époque. Le virus circule moins, ce qui peut expliquer là aussi l’absence de variants.

Les variants, fin de partie ?

Attention à ne pas crier victoire trop vite pour autant. Plus de la moitié de la population n’a pas reçu la moindre dose, et 410.000 nouveaux cas par jour, c’est encore près de trois millions par semaine. « Tant que le virus circule autant, le risque d’un nouveau variant est possible », alerte Anne Sénequier.

Sur une population mondiale aussi vaccinée, un avantage évolutif pourrait justement être une résistance au vaccin, faisant redouter une vague violente même pour des pays se pensant sortis d’affaire. « Ce qui est certains, c’est que l’émergence d’un variant résistant à notre vaccination risque d’être plus importante au fur et à mesure du temps qui passe parce que favorisant la circulation du virus », confirme Anne Sénequier.

L’une des solutions pour elle serait donc de fournir massivement des doses aux pays du Sud, très peu vaccinés. Ainsi, le continent Africain est vacciné à moins de 10 % de son 1,3 milliard de population. Un potentiel nid à variants, qui pourrait bien faire leur grand retour en cas de trop grande inertie égoïste du Nord.

https://www.20minutes.fr/sante/3151775- ... epuis-mois

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SOUSOU91
Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Oct 2021 - 13:26
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Après le vaccin Covid, l'ARNm rayonne en médecine

Un brin d'ARN messager protégé par une enveloppe lipidique : cette construction simple pourrait révolutionner la cancérologie, le traitement du sida ou encore celui de la fibrose kystique, comme elle l'a fait pour la vaccination anti-Covid-19.

Un brin d'ARN messager protégé par une enveloppe lipidique : cette construction simple pourrait révolutionner la cancérologie, le traitement du sida ou encore celui de la fibrose kystique, comme elle l'a fait pour la vaccination anti-Covid-19.

Voilà un an que les laboratoires multiplient les annonces de futures thérapies utilisant l'ARN messager (ARNm) dans un nombre croissant d'indications. Si le principe est toujours le même - introduire dans nos cellules un brin d'ARNm codant pour une protéine d'intérêt -, les vecteurs, les cibles thérapeutiques et les buts recherchés sont, en revanche, de plus en plus variés.

L'application la plus évidente de l'ARNm est son utilisation en tant que vaccin, qu'il s’agisse de déclencher une réponse immunitaire contre une maladie infectieuse ou des cellules tumorales (c'est d'ailleurs un traitement du cancer de la prostate qui avait relancé, en 2009, l'intérêt pour l'ARNm). Il est aussi possible de forcer la production d'une protéine bloquée par une maladie génétique monogénique telle que la mucoviscidose, causée par un défaut de production de la protéine CFTR (Cystic Fibrosis Transmembrane conductance Regulator).



La société Translate Bio a ainsi lancé l'essai clinique Restore-CF pour expérimenter son traitement MRT5005 dans cette pathologie, en collaboration avec l'Institut Pasteur. La particularité de la nanoparticule lipidique contenant l'ARNm codant pour la CFTR est qu'elle peut être nébulisée pour atteindre les cellules épithéliales pulmonaires. ard al zaafaran / parfums collections privées / parfum d’Igor « C'est un processus très complexe, reconnaît Frank De Rosa, responsable de la technologie chez Translate Bio. Le poumon est un organe disposant de mécanismes pour éliminer nos nanoparticules. Il a donc fallu les rendre résistantes et très spécifiques aux tissus que nous ciblions pour qu'elles puissent y entrer rapidement. »

La question du vecteur :

Car quelle que soit l'indication considérée, « le grand défi de demain est d'arriver à déterminer des systèmes de délivrance efficaces de l'ARNm dans l'organe que l'on souhaite traiter », résume Chantal Pichon du centre de biophysique moléculaire d'Orléans, spécialisée depuis des années sur les problématiques de vectorisation de l'ARNm. La nanoparticule lipidique employée dans les vaccins contre le Covid-19 fonctionne par exemple assez bien en intramusculaire, « mais par voie intraveineuse, ils ont tendance à s'accumuler dans le foie », rapporte-t-elle.

Dans leur laboratoire d'Orléans, Chantal Pichon et ses collaborateurs ont mis au point une stratégie dans le cancer : un hybride polymère/lipide injecté par voie intraveineuse, qui porte des signaux chargés de stimuler l'immunité en ciblant les cellules dendritiques dans la rate. Ce type de nanoparticule est associé à des antigènes tumoraux pour induire une vaccination thérapeutique spécifique. « D'autres voies consistent à agir directement sur les cellules tumorales pour qu'elles perdent leur action immunosuppressive », précise ­Chantal Pichon.

Manipulation ex vivo :

Une autre voie originale, expérimentée par la Pr Annelise Bennaceur-Griscelli (unité Inserm U935 « Modèles de cellules souches malignes et thérapeutiques », Institut André Lwoff de Villejuif), consiste à produire ou à modifier ex vivo des cellules NK à l'aide de la technologie ARNm. Le but est de développer une banque de cellules utilisables contre divers types de cancers.

« Cette équipe met au point un processus de fabrication et de contrôle industriel, explique Chantal Pichon. On pourrait mettre en place une thérapie cellulaire performante en exploitant l'ARNm », espère-t-elle.

Encore plus simple : au début du mois de septembre (1), les chercheurs du laboratoire BioNTech ont carrément tenté d'injecter de l'ARNm nu, sans enveloppe lipidique. L'équipe a ainsi administré chez la souris, dans diverses tumeurs, un ARNm non protégé codant pour la production d'interleukine 12, d'interféron α, d'interleukine 15 bint hooran / crystal 24 et de facteurs stimulant la réponse antitumorale. La réponse immunitaire robuste observée conduit à penser qu'il s'agit d'une piste prometteuse.

Les indications se multiplient :

D'autres applications sont plus inattendues, comme la stimulation de l'angiogenèse en vue de rétablir l'oxygénation cardiaque chez les patients atteints de cardiopathie diabétique. En février 2019, une étude de phase 1a/b financée par Moderna et AstraZeneca a montré qu'il était possible d'induire la production de facteur de croissance endothélial vasculaire A (VEGF-A) pour l'angiogenèse régénératrice chez l'homme. La firme BioNTech, quant à elle, a testé chez l'animal un traitement à ARNm favorisant la production d’oxyde nitrique synthase censée réduire les dommages lors d'une hémorragie cérébrale. Récemment, ses membres fondateurs, Ugur Sahin, Özlem Türeci, et Katalin Kariko, vice-présidente senior, ont également publié les données d'efficacité, chez la souris, d'un vaccin à ARNm contre les encéphalomyélites auto-immunes (3).




Le brin d'ARNm subit des modifications au niveau de sa base U (1) avant d'être protégé par une nanoparticule lipidique (2) puis de fusionner avec la cellule (3).

À Orléans, l'équipe de Chantal Pichon a également développé un vecteur pour délivrer de l'ARNm dans les cellules souches mésenchymateuses de l'os. Le but : stimuler la régénération osseuse après une fracture ou pour contrer l'ostéoporose. « Une des grandes vertus de l'ARNm, c'est qu'une fois dans la cellule, sa traduction et sa dégradation sont contrôlées par la cellule elle-même, insiste-t-elle. Cela nous épargne les problèmes de dosage des protéines recombinantes et des facteurs de croissance que l'on utilise normalement. »

Des atouts majeurs dans les maladies infectieuses :

C'est bien dans le domaine des maladies infectieuses que les candidats vaccins à ARNm sont les plus nombreux, avec des essais en cours contre le paludisme, Zika, le cytomégalovirus ou la tuberculose, mais surtout des projets particulièrement avancés dans le domaine des coronavirus et des influenzas. Pfizer et Moderna ont chacun annoncé avoir procédé aux premières injections chez l'humain d'un vaccin à ARNm contre la grippe.

Les deux entreprises mettent en avant le temps de production considérablement plus court par rapport aux vaccins à base de virus inactivés. Autre avantage : « les vaccins à ARNm fonctionnent bien sans adjuvant car ils ont naturellement une capacité d'immunostimulation », ajoute Chantal Pichon.

Certains rêvent à la mise au point, enfin, d'un vaccin prophylactique contre les infections à VIH. Un essai de phase 1 sur 56 participants va bientôt débuter en ce sens, visant à évaluer les vaccins mRNA-1644 et mRNA-1644v2-Core mis au point par CureVac. « C'est une approche très nouvelle, consistant à modifier l'expression des cellules de la lignée germinale des lymphocytes B afin qu'elles produisent des anticorps neutralisants à large spectre », résume la Dr Dagna Laufer, vice-présidente et cheffe du développement clinique de l'Initiative internationale en faveur des vaccins contre le sida (IAVI) et coordinatrice de l'étude. « Les deux antigènes vaccinaux sont nécessaires l'un après l'autre au cours d'un long processus de maturation lymphocytaire », précise-t-elle.

Vaccin à large spectre :

Techniquement, « il n'y a pas de limite au nombre de cibles d'un vaccin à ARNm », explique Katalin Kariko, pionnière de la technologie avec le Dr Drew Weissman. Il est en effet possible d'utiliser des brins d'ARN plus longs, voire d'en mettre plusieurs dans une même nanoparticule lipidique. Le candidat vaccin codéveloppé par Sanofi et BioNTech contre le mélanome, prévu pour être injecté en intratumoral, doit par exemple permettre aux lymphocytes infiltrés de cibler quatre protéines tumorales différentes.

« La tendance actuelle est de rechercher les protéines communes à plusieurs pathogènes, y compris des virus animaux qui pourraient à l'avenir donner naissance à des zoonoses », détaille la chercheuse pressentie pour le Nobel. C'est notamment l'ambition de Moderna et de son projet de vaccin pancoronavirus. Et même pour les bactéries qui se présentent comme de moins bons candidats, « il reste possible d'entraîner le système immunitaire à reconnaître les toxines qu'elles produisent », ajoute-t-elle sans se défaire de son enthousiasme communicatif.


(1) C. Hotz et al, Sci Transl Med, 8 septembre 2021, vol 13, n° 610
(2) L.-M. Gan et al, Nature Communication, février 2019. doi.org/10.1038/s41467-019-08852-4
(3) C. Krienke et al, Science, 8 janvier 2021, vol 371, n°6525

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... n-medecine


C'est logique! En tout cas une très bonne nouvelle pour l'avance des traitements contre tous ces virus et maladies.


Dernière édition par SOUSOU91 le 31 Oct 2021 - 15:03; édité 1 fois
 
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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Oct 2021 - 16:19
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Les jeudis de France Assos Santé | Covid-19 : Sommes-nous à un tournant de l’épidémie ? | 21/10/2021

Deux ans déjà depuis le début de l’épidémie et tout laisse penser que ce virus est là pour durer. Le retour à une vie « normale » se fera avec lui comme pour la grippe ou la dengue etc… Peut-on penser ce retour proche, quels signes et quelle adaptation ? Evitera-t-on une 5è vague ?

Des spécialistes feront le point avec vous et répondront à vos questions.



https://event.webinarjam.com/register/119/mlg0rt06

https://www.france-assos-sante.org/actu ... pidemique/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Oct 2021 - 09:21
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Covid-19 : les Etats-Unis autorisent l'injection d'un vaccin différent pour la dose de rappel
L'agence américaine des médicaments a autorisé, mercredi, l'utilisation d'un vaccin anti-COVID différent pour la dose de rappel que celui utilisé initialement pour l'immunisation.

Les Etats-Unis disent oui au "mix". Dans un communiqué (en anglais) publié mercredi 20 octobre, l'agence américaine des médicaments a annoncé qu'elle autorisait l'utilisation d'un vaccin anti-Covid différent pour la dose de rappel que celui utilisé initialement pour l'immunisation.

Cette nouvelle est susceptible d'intéresser notamment les plus de 15 millions d'Américains qui ont reçu le vaccin unidose de Johnson & Johnson. Une étude américaine publiée la semaine dernière suggérait en effet que les personnes ayant reçu le vaccin de "J&J" pourraient avoir intérêt à recevoir une dose de rappel d'un vaccin différent, à ARN messager, afin de profiter d'une augmentation plus forte encore de leurs niveaux d'anticorps.

Jusqu'ici, les Etats-Unis ne permettaient pas le "mélange" :

Dans son communiqué, la FDA a également autorisé les rappels de vaccins de Johnson & Johnson pour toutes les personnes de 18 et ans et plus, et de Moderna pour certaines catégories de population à risque, notamment les plus âgées. Dans le détail, toutes les personnes de 18 ans et plus ayant reçu une dose de vaccin de Johnson & Johnson il y a au moins deux mois pourront désormais recevoir une dose supplémentaire, soit de "J&J", soit de Moderna ou Pfizer.

Pour la population vaccinée avec Moderna il y a au moins six mois, trois catégories de personnes pourront recevoir un rappel : toutes celles âgées de plus de 65 ans ; celles qui, entre 18 et 64 ans, présentent un "haut risque" de développer une forme grave de la maladie ; ainsi que celles dont le travail ou la situation implique une exposition "fréquente" au virus. Les mêmes définitions avaient été adoptées pour le rappel de Pfizer. La dernière catégorie inclut les employés de supermarchés, les travailleurs de santé ou encore les prisonniers et les personnes accueillies dans des refuges pour sans-abri.

https://www.francetvinfo.fr/sante/malad ... 15205.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Oct 2021 - 16:15
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Une 3e dose du vaccin Pfizer/BioNTech efficace à 95,6%

Une dose de rappel du vaccin contre le Covid-19 développé par l'alliance Pfizer/BioNTech est efficace à 95,6% contre les formes symptomatiques de la maladie, selon une étude réalisée par les deux laboratoires publiée jeudi.

L'essai clinique de phase 3, réalisé sur "10.000 personnes de plus de 16 ans", montre "une efficacité relative de 95,6%" et "un profil de sûreté favorable", selon un communiqué.

"Il s'agit des premiers résultats d'efficacité d'un essai randomisé pour un rappel du vaccin COVID-19", ont précisé les deux entreprises.
Cette étude a été réalisée, alors même que "le variant Delta était la principale souche" circulant durant cette période.

"Ces résultats démontrent une fois de plus l'utilité des rappels dans nos efforts pour protéger la population contre cette maladie", s'est félicité Albert Bourla, directeur général de Pfizer, cité dans le communiqué.

https://www.ladepeche.fr/2021/10/21/dir ... 881744.php

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Oct 2021 - 08:26
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COVID-19 : INFORMATIONS ET CONTACTS UTILES



https://soshepatites.org/covid-19-infor ... ts-utiles/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Oct 2021 - 08:48
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L’EMA valide une nouvelle formulation « prête à l’emploi » pour le vaccin Pfizer

France – L’agence européenne du médicament (EMA) a donné son feu vert à une nouvelle formulation « prête à l'emploi » du vaccin Comirnaty de Pfizer/BioNTech[1]. Cette formulation ne nécessite pas de dilution avant l'administration, et sera disponible dans une boîte de 10 flacons (60 doses). Elle pourra être conservée à 2-8°C jusqu'à 10 semaines.

La formulation concentrée actuelle nécessite une dilution avant l'administration et est disponible dans une boîte de 195 flacons (1 170 doses). Elle peut être conservée à 2-8°C jusqu'à un mois.

Cette nouvelle formulation permettra « d'améliorer les options de stockage, de transport et de logistique pour la distribution et l'administration des vaccins. La nouvelle formulation sera disponible progressivement à partir du début de 2022 », a indiqué l’agence européenne.

Pas en France avant février 2022 :

« Nous allons commander ces formulations prêtes à l’emploi qui auront vocation à se substituer à la forme que l’on utilise actuellement mais ce ne sera pas à court terme. Les premières livraisons devraient avoir lieu à l’horizon de février 2022 », a commenté le ministère de la santé pour Medscape édition française.

« Cette formulation sera plus simple à utiliser par les professionnels de ville mais il faudra bien les informer pour éviter les erreurs de dosage. Les deux flacons auront d’ailleurs deux couleurs différentes. Aujourd’hui le flacon est violet mais le flacon de la nouvelle formulation sera d’une autre couleur », a précisé le porte-parole du ministère.

Deux sites de fabrication supplémentaires en Europe :

Dans le même communiqué, l’EMA a annoncé l’ouverture immédiate de deux nouveaux sites de fabrication pour la production du vaccin Comirnaty.

Un site est situé à Monza en Italie et est exploité par Patheon Italia S.p.A. L'autre est à Anagni, également en Italie, et est exploité par Catalent Anagni S.R.L. Les deux sites fabriqueront le produit fini et produiront jusqu'à 85 millions de doses supplémentaires pour approvisionner l'UE en 2021.

Medscape

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Oct 2021 - 08:58
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COVID-19 : flambée des cas en Russie, sous variant Delta surveillé au RU, les Etats-Unis se préparent à vacciner les enfants...

International — En raison de l'évolution de la pandémie COVID-19, nous vous proposons chaque semaine une sélection d’actualités internationales couvertes par nos équipes éditoriales locales*.

EUROPE-RUSSIE :

En Russie, les contaminations et les décès battent des records, 1028 personnes sont mortes des suites du Covid le 19 octobre. Afin de contenir l’épidémie, Vladimir Poutine a décrété une semaine de congés payés pour l'ensemble de la population du 30 octobre au 7 novembre, pendant les vacances scolaires. Le président a donné la possibilité aux régions d’entamer plus tôt ou de prolonger la semaine de congé si la situation épidémique le justifie. Il a exhorté la population à se faire vacciner. Au 15 octobre, 31,3% des russes avaient reçu un schéma vaccinal complet, d'après le site Our world in data , qui s'appuie sur les données communiquées par les autorités.

La direction du NHS britannique demande instamment aux ministres de mettre en œuvre un « plan B » pour lutter contre le Covid-19 en Angleterre dans un contexte d'augmentation des cas. L’épidémie a atteint son niveau quotidien le plus élevé depuis début mars (plus de 43 000 en moyenne). Le directeur général de la Confédération NHS, Matthew Taylor, a déclaré : « Le gouvernement ne devrait pas attendre que les infections Covid montent en flèche et que la pression sur le NHS soit très élevée pour tirer la sonnette d'alarme ». Le taux hebdomadaire de cas est passé de 367 cas pour 100 000 habitants au début du mois d'octobre à son niveau actuel de 463 cas pour 100 000 habitants. Ce chiffre est à comparer aux taux beaucoup plus faibles des pays voisins, notamment l'Espagne (24/100 000), la France (48/100 000) et l'Allemagne (80/100 000).

En parallèle, le gouvernement britannique a indiqué mardi 19 octobre « surveiller de très près » un nouveau sous-variant Delta (AY4.2) se propageant au Royaume-Uni, sans qu'il soit établi en l'état s'il est plus contagieux. Le sous-variant est quasi-inexistant en dehors du Royaume-Uni, mis à part trois cas aux États-Unis et quelques autres au Danemark.

En France, la propagation du virus continue de s'accélérer lentement avec 5 934 nouveaux cas détectés le 19 octobre et un taux de reproduction du virus inférieur à 1 mais en hausse pour la troisième semaine consécutive. Le gouvernement incite donc à accélérer l'administration des doses de rappel avec le vaccin Pfizer . Aussi, afin d'encourager la co-vaccination grippe-rappel Covid-19 chez les personnes les plus vulnérables, la campagne de vaccination contre la grippe a été avancée de quelques jours. A ce jour, 34% des personnes éligibles (plus de 65 ans, professionnels de santé, etc.) ont reçu une troisième dose. En France, au 20 octobre, 73,7 % de la population totale a reçu un schéma vaccinal complet. La primo-vaccination repart à la hausse, probablement en raison de la fin du remboursement des tests antigéniques pour les personnes non vaccinées depuis le 15 octobre.

Dans la nuit du 20 au 21 octobre, la prolongation du pass sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022 a été votée à l’Assemblée à une voix près (74 vs 73).

A noter que l'Académie nationale de médecine s'inquiète de l'interruption potentielle du système de détection du SRAS-CoV-2 dans les eaux usées françaises, sa généralisation apparaissant comme « une mesure urgente en période de montée épidémique ».

L'Institut Robert Koch (RKI) indique qu'il y a 80,4 nouvelles infections pour 100 000 habitants et par semaine en Allemagne. À titre de comparaison : la veille, l'incidence était de 75,1, la semaine précédente de 65,4, le mois précédent de 71,0. En un jour, il y a eu 17 015 nouvelles infections.

Le nombre de patients Covid-19 admis dans les hôpitaux pour 100 000 habitants au cours des sept derniers jours était de 2,13. Il s'agit du principal paramètre pris en compte pour un éventuel renforcement des restrictions, qui sera ensuite mis en œuvre au niveau régional.

En Allemagne, 54 808 484 personnes (65,9 % de la population totale) sont entièrement vaccinées. Au total, 57 326 792 personnes (68,9 %) ont reçu au moins une dose de vaccin.

Le ministre de la Santé, Jens Spahn (CDU), s'est prononcé en faveur d’une officialisation de la fin de la « situation épidémique » le 25 novembre. Cette décision a été saluée par les représentants des médecins et des hôpitaux. En revanche, des critiques, parfois sévères, ont été formulées par la Société allemande d'immunologie et la Fondation pour la protection des patients.

En Autriche, 780 269 infections au Covid-19 ont été enregistrées à ce jour, avec 11 196 décès liés au Covid-19 (au 20 octobre). Cela correspond à un taux d'infection de 8,63 % et à un taux de décès ou de létalité de 1,43 %. Au cours de la semaine dernière, 180,7 nouvelles infections pour 100 000 habitants ont été signalées en Autriche (incidence sur 7 jours). Au 19 octobre, 61,32 % de la population a été entièrement vaccinée.

En Suisse, les nouveaux cas sont en augmentation. Selon Patrick Mathys, chef de la section Gestion de crise et coopération internationale à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), les incidences varient de 70 à 530 cas pour 100 000 habitants dans le pays. Les jeunes entre 10 et 19 ans sont particulièrement touchés. Les hospitalisations sont en légère baisse. « Quatre-vingt-dix pour cent des hospitalisations sont le fait de personnes non vaccinées », précise Patrick Mathys. Le volume des tests réalisés a considérablement diminué, selon l’expert. De 34 000 tests par jour, dit-il, il est passé à 24 000 tests par jour.

En Belgique, 73% de la population est entièrement vaccinée. Les infections quotidiennes ont été en moyenne de 2 438 entre le 6 et le 12 octobre (+ 28 % par rapport à la semaine précédente). Une moyenne de 60 admissions quotidiennes à l'hôpital a été enregistrée, soit 5% de plus que lors de la période de référence précédente. Environ deux tiers des personnes hospitalisées pour Covid-19 ne sont pas vaccinées, tandis que l'autre tiers est constitué de personnes vaccinées généralement âgées de plus de 75 ans. « Je ne pense pas qu'il y aura une quatrième vague, du moins pas dans les soins intensifs. Les cas vont augmenter mais ce ne sera pas comparable aux vagues précédentes », a déclaré Yves Van Laethem, porte-parole de l'interfédéral. La stratégie actuelle de dépistage, selon laquelle les personnes doivent consulter un médecin lorsqu'elles présentent des symptômes du Covid-19, sera revue car il n'est pas possible pour les médecins généralistes de consacrer 50 % de leur temps aux tests PCR.

Au Portugal, au cours des quatre derniers jours, l'incidence pour 100 000 habitants est passée de 83,2 dans le pays et sur le continent à 84,3 et 84,7, respectivement. Le R(t) - indice de transmissibilité - est passé de 0,97 et 0,98 à 1,01 et 1,02 dans le pays et sur le continent. Bien qu'il ne s'agisse pas d'une croissance alarmante, c'est un signe qui appelle à renforcer rapidement la vaccination des personnes âgées, a déclaré l'épidémiologiste Carlos Antunes, de la faculté des sciences de l'université de Lisbonne. Selon Carlos Antunes, l’augmentation en septembre a concerné les tranches d’âge les plus jeunes, de zéro à 10-12 ans, puis jusqu'à 17 ans, en raison de l'ouverture des crèches et des écoles. Cependant, la transmission n’a pas atteint les parents et les grands-parents. Depuis le 1er octobre, le nombre de cas a commencé à augmenter chez les 20-29 ans, faisant passer le R(t) à 1,01 (national) et 1,02 (continental). Le Portugal a été le premier pays au monde à atteindre 85% de sa population vaccinée il y a deux semaines.

En Espagne, l'incidence des nouvelles infections est en légère augmentation avec une incidence de 43/100 000 (jeudi 21 octobre). Les enfants de moins de 12 ans, le seul groupe de population qui n'a pas encore reçu le vaccin, a un taux d’incidence de plus de 50 cas pour 100 000 habitants. Le taux d’occupation des lits de soins intensifs par des patients atteints de COVID-19 est de 4,76 % et celui des lits d’hospitalisation classique de 1,51 %.

78,2% de la population a reçu un calendrier vaccinal complet (88,1% de la population cible) et 80% (90% de la population cible) au moins une dose. Il y a cinq régions où plus de 80% de la population a déjà été vaccinée.

En Italie, l'incidence de l'infection par le SRAS-CoV-2 est tombée à 29 cas pour 100 000, tandis que le facteur Rt a légèrement augmenté, tout en restant sous le seuil de 1, passant de 0,83 à 0,84 . D'autre part, le pourcentage d'occupation des services de médecine et de soins intensifs continue de diminuer.

Le nombre d’injections hebdomadaires de vaccins a légèrement augmenté, probablement raison de l’obligation de pass Covid depuis vendredi dernier pour la plupart des entreprises, inversant ainsi la tendance à la baisse de ces dernières semaines.

AMERIQUES :

La semaine dernière, près de 817 000 nouvelles infections au Covid-19 et plus de 18 000 décès liés au Covid-19 ont été rapportés sur le continent américain.

Le nombre de cas, de décès et d'hospitalisations continue de baisser aux États-Unis après la flambée estivale des cas liés au variant Delta, mais des points chauds subsistent dans les États du nord du Midwest et des montagnes de l'Ouest, où la baisse des températures incite les gens à rester à l'intérieur. Le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses, a prévenu que même si les chiffres allaient dans la bonne direction, il ne fallait pas baisser la garde. Les États-Unis progressent dans la mise en œuvre d'un plan visant à fournir des doses de rappel des trois vaccins autorisés et approuvés à de nombreux Américains. Le pays se prépare à commencer à vacciner les enfants dès l'âge de 5 ans, d'ici début novembre, en attendant l'approbation des autorités nationales de réglementation des médicaments. Les États-Unis ont également dévoilé un plan visant à autoriser les voyageurs vaccinés à entrer dans le pays.

Au Mexique, le taux d'incidence cumulée des cas est de 2 917,4 pour 100 000 habitants. Soixante-dix-sept pour cent de la population âgée de plus de 18 ans a reçu au moins une dose du vaccin Covid-19. Le 18 octobre 2021, la vaccination contre le Covid-19 a commencé pour les enfants et les adolescents de 12 à 17 ans présentant des comorbidités.

Le rapport des cas de Covid-19 (au 11 octobre) chez les professionnels de santé fait état d'un total de 280 781 cas cumulés, principalement chez des femmes (62,6%) et avec un âge médian de 37 ans, le groupe le plus touché est celui des 30 à 34 ans.

41% des personnes en Amérique latine et dans les Caraïbes ont été entièrement vaccinées.

En Amérique du Sud, la Bolivie et le Venezuela signalent une augmentation des nouvelles infections.

Dans les Caraïbes, la République dominicaine et la Barbade signalent une augmentation de plus de 40 % des nouveaux cas au cours de la semaine dernière. Porto Rico, Trinité-et-Tobago et la Martinique signalent également une augmentation des nouvelles infections.

La directrice de l'OPS, Mme Carissa F. Etienne, a annoncé qu'elle travaillait en collaboration avec les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), « pour mettre en œuvre un nouveau protocole multiplex basé sur la PCR qui permettrait aux pays de détecter simultanément le Covid-19 et la grippe à partir d'un même échantillon » .

Depuis le début de la pandémie, 603 324 personnes sont mortes du Covid-19 au Brésil. Lundi 18 octobre, des proches des victimes ont témoigné devant la commission parlementaire qui enquête sur la gestion de la pandémie dans le pays par le gouvernement. Les témoignages étaient poignants, et la reconnaissance de tous les décès par les autorités (les sénateurs) a eu un effet cathartique sur la nation.

« J'ai transformé mon chagrin en combat. Le travail du gouvernement aurait dû être plus sérieux », a déclaré Katia Castilho dos Santos, qui a perdu ses deux parents. Sa mère, âgée de 71 ans, a été traitée avec des médicaments non reconnus contre la maladie, comme l'hydroxychloroquine.

Un chauffeur de taxi, Marcio Antônio do Nascimento e Silva, qui a perdu son fils et qui s’était insurgé l'an dernier contre le manque de respect envers les personnes décédées de la maladie lors d'une manifestation sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, a déclaré qu'il pouvait enfin commencer à faire son deuil. C'est ce qu'attendent des millions de familles brésiliennes avec la validation du rapport final de la commission. Le vote a été prolongé d'une semaine en raison de différents sur la qualification des délits et sur la proposition d'inculper le président du Brésil pour génocide.

Au mardi 19 octobre, plus de 49,22% de la population (105 003 395 personnes) ont reçu un schéma complet de vaccination. Plus de 71,13% sont maintenant partiellement immunisés avec la première dose du vaccin Covid-19 (151.739.636 personnes). La dose de rappel a été administrée à 4 582 944 personnes (2,15% de la population).

Dans un bulletin publié vendredi 15 octobre, les spécialistes de l'Observatoire COVID-19 Fiocruz, de la Fondation Oswaldo Cruz, ont souligné que le succès du contrôle de la pandémie dans sa phase actuelle nécessite, outre une couverture vaccinale élevée, l'association de mesures telles que l'adoption du passeport vaccinal et l'utilisation des masques.

ASIE :

Cette semaine, la Corée du Sud va assouplir ses restrictions concernant les rassemblements, alors que le pays se prépare à adopter la stratégie « Vivre avec COVID-19 ».

Les premiers voyageurs sont arrivés à Singapour via des vols en provenance d'Amsterdam et de Londres le 20 octobre dans le cadre du programme sans quarantaine.

La Chine va proposer des vaccins de rappel Covid-19 aux habitants de Pékin, alors que la ville se prépare à accueillir les Jeux olympiques d'hiver en février. À ce jour, le pays a administré un total de 2,236 milliards de doses.

L'Indonésie et la Malaisie devraient bientôt mettre en place un couloir de voyage entre les deux pays.

Le confinement à Auckland, en Nouvelle-Zélande, a été prolongé de deux semaines afin d'enrayer la propagation du variant Delta du SRAS-CoV-2.

Des milliers d'enfants de Sydney, en Australie, ont repris le chemin de l’ école le 18 octobre après avoir suivi des cours en ligne depuis leur domicile pendant plusieurs mois. L’obligation de porter des masques dans les bureaux a été levée et les grands rassemblements sont désormais autorisés, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Melbourne est susceptible de lever son confinement cette semaine.

AFRIQUE MOYEN-ORIENT :

L'Afrique signale actuellement un million de nouvelles infections tous les 60 jours environ et en a rapporté plus de 8 515 000 de cas depuis le début de la pandémie.

L'Égypte a enregistré son plus grand nombre de nouvelles infections depuis juin.

En ce qui concerne la vaccination, seuls neuf pays africains ont atteint l'objectif de vacciner 10 % de leur population avant la fin du mois de septembre. Seuls 4% de la population du continent a reçu un schéma vaccinal complet.

Le Maroc a un taux de vaccination d'environ 118 doses pour 100 personnes, ce qui en fait le pays d’Afrique le plus vacciné derrière les Seychelles (150 doses ont été administrées pour 100 individus.). En Afrique du Sud, le pays le plus touché du continent, le taux de vaccination a atteint 33,14 pour 100 habitants.

Le gouvernement d'Arabie saoudite a supprimé les mesures de distanciation sociale et autorisé la fréquentation à capacité maximale de la Grande Mosquée de La Mecque pour la première fois depuis le début de la pandémie de Covid-19. Toutefois, les visiteurs doivent être entièrement vaccinés contre le Covid-19 et doivent porter des masques en permanence dans l'enceinte de la mosquée.



*Ont collaboré à cet article Aude Lecrubier (Medscape édition française), Claudia Bravo (Medscape en espagnol), Leoleli Schwartz (Medscape en portugais), Tim Locke (Medscape Royaume-Uni), Maria Baena (Univadis Espagne), Brenda Goodman (Medscape Etats-Unis), rédaction Coliquio (Allemagne), Daniela Ovadia (Univadis Italie), Pavankumar Kamat (Univadis pour l’Asie).

A noter :Ce tour d’horizon donne un aperçu de pratiques cliniques, recommandations, découvertes émergentes au cours de cette pandémie. De manière générale, toutes les informations concernant COVID-19 sont susceptibles de subir une actualisation avec l’avancée des connaissances. Les dates de publication des articles sont plus que jamais importantes. Certaines des informations ci-dessous peuvent également ne pas être en adéquation avec les directives des autorités sanitaires françaises.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Oct 2021 - 12:19
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Les jeudis de France Assos Santé | Covid-19 : Sommes-nous à un tournant de l’épidémie ? | 21/10/2021

Deux ans déjà depuis le début de l’épidémie et tout laisse penser que ce virus est là pour durer. Le retour à une vie « normale » se fera avec lui comme pour la grippe ou la dengue etc… Peut-on penser ce retour proche, quels signes et quelle adaptation ? Evitera-t-on une 5è vague ?

Des spécialistes feront le point avec vous et répondront à vos questions.



https://event.webinarjam.com/register/119/mlg0rt06

https://www.france-assos-sante.org/actu ... pidemique/



https://www.youtube.com/watch?v=7_CAwIPPJ0k

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