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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Oct 2020 - 16:52
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Coronavirus SARS-CoV-2 : co-circulation du SARS-CoV-2 et des virus hivernaux

Dans le contexte de circulation persistante du SARS-CoV-2 et de circulation des virus hivernaux, le HCSP recommande les mesures suivantes.

En population générale :

• la promotion de la vaccination contre la grippe chez les personnes éligibles dans le calendrier des vaccinations 2020 en particulier chez le personnel soignant ;
• le maintien strict, au cours de la période hivernale, des mesures barrières ;
• la recherche de SARS-CoV-2 par RT-PCR (enfants de moins de 6 ans voir ci-dessous) dans un prélèvement respiratoire haut, devant tout signe évocateur de Covid-19 ou en cas de contact à risque avec une personne infectée ;
• un test diagnostique de la grippe conformément aux pratiques habituelles (collectivité à risque, infection respiratoire grave nécessitant un hospitalisation …) en privilégiant les tests moléculaires, notamment chez l’adulte ;
• la recherche simultanée du virus grippal et du SARS-CoV-2 prioritairement chez les personnes à risque de formes graves et en période de co-circulation grippale.
• Pour les collectivités de personnes âgées :
• de renforcer les recommandations de vaccination contre la grippe chez les résidents et chez le personnel soignant conformément aux recommandations du calendrier des vaccinations ;
• de renforcer la surveillance clinique à la recherche de symptômes en faveur d’une infection respiratoire aiguë ;
• d’utiliser des tests moléculaires pour dépister en parallèle le SARS-CoV-2 et les virus grippaux.
Chez les enfants de moins de 6 ans, les référentiels de prise en charge et de surveillance (recherche de signes de gravité) des maladies virales épidémiques restent valides. L’avis précise les situations dans lesquelles la recherche de SARS-CoV-2 n’est pas indiquée, est indiquée rapidement ou doit être réalisée secondairement du fait de l’évolution.

Au-delà de l’âge de 6 ans, en raison de la moindre fréquence des infections virales saisonnières, les indications de test Covid-19 peuvent être élargies, comme chez l’adulte, en dehors de contextes épidémiques très évocateurs.

S’agissant de la place des tests de diagnostic multiplex, suivant les recommandations indiquées ci-dessus, un test de diagnostic rapide ou un test de RT-PCR recherchant le virus respiratoire syncytial (VRS), les virus grippaux ou le rotavirus, est recommandé pour préciser le diagnostic en cas de symptômes compatibles. Dans les cas douteux où une co-infection avec le SARS-CoV-2 est suspectée, il convient d’effectuer la recherche en parallèle de cet agent, en utilisant de préférence un test multiplex pour les pathogènes respiratoires si celui-ci est disponible à un coût raisonnable.

https://www.hcsp.fr/hcspi/explore.cgi/a ... ?clefr=920

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Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Oct 2020 - 04:43
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COVID-19 : où en est la recherche clinique au 15 octobre ?

Actuellement, plus de 550 molécules anciennes ou nouvelles sont développées aujourd’hui dans la prise en charge du COVID-19 mais seules 2 ont une autorisation spécifique d’utilisation par la FDA et par l’EMA : le plasma convalescent et le remdesivir. Aucune ne dispose pour l’heure d’une AMM. La synthèse des dernières données parues dans la littérature scientifique permet d’identifier les perspectives, et des écueils.

Immunomodulateurs : seuls les corticoïdes offrent une baisse significative de la mortalité :

Le premier médicament à avoir décrit sa capacité à réduire la mortalité liée à la maladie COVID-19 est la dexaméthasone et, plus largement, les corticoïdes. À la suite des données de l’étude britannique RECOVERY, la littérature a apporté d‘autres données confirmatoires à travers une méta-analyse compilant les données relatives à plusieurs corticoïdes, et celle de l’OMS : la diminution de la mortalité à 28 jours serait de l’ordre de 30% parmi les patients sévères.

https://jamanetwork.com/journals/jama/f ... ultClick=1

L’évaluation d’autres immunomodulateurs n’a pas, pour l’heure, permis d’apporter des résultats de ce type : citons l’échec du sarilumab (anti-IL6) qui, malgré des données positives issues de petites cohortes et une tendance à l’amélioration chez les sujets sévères ou critiques, n’offrait pas de pronostic statistiquement différent de celui du placebo et qui, de plus, semble associé à des effets secondaires plus fréquents. Sanofi, qui développe le médicament, a indiqué ne pas envisager de nouvelle étude de phase 3 avec le sarilumab dans la prise en charge du COVID-19.

https://www.sanofi.com/fr/media-room/co ... 1-07-00-00

Le tocilizumab, lui, avait déçu après l’étude de phase 3 présentées par l’AP-HP en juillet dernier. Cependant, selon les données de l’étude EMPACTA, conduite auprès de patients issus de minorités habituellement peu représentées dans les essais pivots (85% de sujets d’origine hispanique, africaine ou afro-américaine), et récemment rapportée s par le laboratoire Roche, le tocilizumab réduirait de 44% le risque des patients non ventilés initialement d’évoluer vers une forme grave de la maladie à 28 jours, sans pour autant offrir d’avantages en termes de mortalité à l’issue de ce suivi. D’autres études cliniques sont encore en cours au niveau international.

https://www.roche.com/media/releases/me ... -09-18.htm

La piste des anticorps ciblant la voie du complément :

D’autres nouvelles encourageantes sont à chercher du côté de la cascade du complément associée à la maladie. C5a est un peptide inflammatoire dont les taux augmentent avec la sévérité de la maladie. Dans les formes graves, le récepteur du peptide (C5aR1) apparaît fortement exprimé au niveau pulmonaire. L’IFX-1, ou vilobelimab, et développé initialement dans la vasculite associée aux ANCA et dans le pyoderma gangrenosum (dermatose inflammatoire) par InflaRx a fait l’objet d’une étude de phase 2 dans le COVID-19 qui est parue récemment dans The Lancet Rheumatology .

https://www.thelancet.com/journals/lanr ... 6/fulltext

Cet anticorps anti-C5a montre une bonne tolérance et innocuité, associée à une diminution a priori des complications associées à la maladie et possiblement une réduction de la mortalité. Le faible effectif et l’hétérogénéité des données inter-individuelles invitent toutefois à la prudence et imposent d’attendre les données de phase 3 qui a été lancée récemment aux Pays-Bas. Un autre anticorps ciblant la voie C5a-C5aR1, l’avdoralimab (IPH5401), initialement développé en oncologie par Innate Pharma, a lui aussi atteint l’étape de l’évaluation clinique ( étude FORCE ) auprès de l’AP-HM, après la publication d’une étude dans Nature décrivant l’importance du processus lié au complément dans la sévérité du COVID-19 et l’évaluation in vitro de l’efficacité de la molécule.

https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT ... amp;rank=1

Des antiviraux à l'efficacité modeste ou insatisfaisante :

En septembre, la HAS jugeait comme faible le service médical rendu du remdesivir dans la prise en charge du COVID-19, et l’existence de nombreuses incertitudes concernant l’efficacité et la tolérance du médicament. Et ce malgré l’obtention d’une AMM conditionnelle auprès de l’Agence Européenne du médicament pour les patients présentant une pneumonie associée à la COVID-19 et recevant une oxygénothérapie. Les experts mandatés par la HAS pour évaluer les données disponibles ont fondé leur avis sur le fait que seule une réduction de 4 jours du délai de rétablissement clinique versus placebo était observée sans bénéfice sur la mortalité à 14 jours. Une récente revue des données publiées dans la littérature sur la molécule va dans le même sens.

Les données de mortalité à 28 jours de l’étude américaine ACTT menée par le NIH américain étaient dès lors attendues pour une réévaluation de l’intérêt de la molécule. Elles ont été publiées le 8 octobre dans le NEJM .

https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2007764

Si la réduction de la durée de récupération est confirmée, aucune tendance nette n’est observée concernant la mortalité. Les auteurs de l’article soulignent dans leur conclusion qu’ « il est clair que le traitement avec un médicament antiviral seul ne sera probablement pas suffisant.»

Les autres traitements ayant des propriétés antivirales (lopinavir/ritonavir, hydroxychloroquine...) ont pour l’heure échoué à démontrer un bénéfice clinique statistiquement significatif.

En attendant d’autres résultats d’études cliniques, ainsi que l’avancée du développement de molécules spécifiques, il faut souligner que le plasma convalescent constitue un traitement sûr et efficace contre le COVID-19, selon une méta-analyse et une communication ayant pris place dans le cadre de la conférence spécifique à la maladie organisée par la société européenne de microbiologie ESCMID ( ECCVID 2020). Cette alternative déjà ancienne apporte une efficacité finalement significative pour un coût moindre que des approches plus récentes et pour l’heure moins convaincantes.

ECCVID 2020 : le plasma sanguin convalescent constitue un traitement sûr et efficace contre le COVID-19

Le plasma sanguin convalescent est un traitement utile et relativement sûr contre la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), et son utilisation devrait peut-être être généralisée, d’après le Pr Arturo Casadevall, Président du département de microbiologie moléculaire et d’immunologie à la faculté de santé publique Bloomberg de l’Université Johns Hopkins (Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health).

À l’occasion d’une intervention lors de la Conférence 2020 de l’ESCMID sur la maladie à coronavirus (ESCMID Conference on Coronavirus Disease, ECCVID), il a déclaré que le plasma sanguin est actuellement le seul traitement contre le COVID-19 à être associé à une réduction majeure de la mortalité s’il est administré avant l’admission en USI.

Il a cité des données issues d’essais cliniques qui démontrent que le plasma sanguin convalescent joue le rôle d’un antiviral en réduisant l’inflammation, qui constitue un problème majeur chez les patients hospitalisés atteints d’une forme sévère du COVID-19.

Les taux d’anticorps sont essentiels à la réussite du traitement par plasma sanguin, car ils peuvent varier entre les unités plasmatiques, comme les résultats obtenus à ce jour. Lors de l’examen des données des essais, le Pr Casadevall a indiqué qu’un certain nombre de variables relatives aux anticorps doivent être prises en compte : le plasma possède-t-il les anticorps spécifiques à l’antigène du SARS-CoV-2 ? Les taux d’anticorps contenus dans le plasma sont-ils suffisants ? Le plasma a-t-il été administré suffisamment tôt pour avoir un impact ?

Le Pr Casadevall participe à deux essais cliniques randomisés majeurs, contrôlés par placebo, portant sur le plasma sanguin convalescent dans le cadre du traitement et de la prophylaxie contre le COVID-19, qui d’après lui devraient fournir des réponses plus définitives.

Il a remarqué que le plasma sanguin n’a pas suscité autant d’intérêt que certains nouveaux traitements pharmaceutiques contre le COVID-19. Cependant, la plupart de ces nouveaux traitements ont une efficacité limitée et sont très onéreux, tandis que le plasma sanguin convalescent est peu coûteux, ne nécessite pas de haute technologie et est facile à déployer, en plus d’être « remarquablement bien toléré », même chez les patients plus âgés et en moins bonne santé.

Les défis actuels sont de déterminer si, quand et comment l’utiliser efficacement.

Commentaire d’expert :

Question : À quels patients atteints du COVID-19 administrer du plasma sanguin convalescent ?

Pr Casadevall : « Cela dépend du patient et de la disponibilité du plasma, mais si du plasma de haute qualité est disponible et que la personne est hospitalisée, toutes les données probantes actuellement disponibles indiquent que son utilisation est raisonnablement sûre et permet d’obtenir de bons résultats. »

Références :

Casadeval A. Keynote Presentation: Use of convalescent plasma for COVID-19 treatment. ECCVID 2020. 24 September 2020

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Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Oct 2020 - 16:47
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Covid-19 : il serait temps de changer de test de dépistage…

Le dépistage de la Covid-19 s’inspire de la démarche adoptée en clinique face à des maladies le plus souvent chroniques dans des situations qui n’ont rien à voir avec celle de la pandémie actuelle (1). Il est temps de changer de braquets si tant est que l’on veuille ou puisse appliquer le mantra: “tester, tracer, isoler “à l’échelon de la population, en supposant qu’il soit ainsi possible de terrasser un dragon qui a plus d’un tour dans son sac à dos…

Une stratégie inadaptée :

La stratégie actuelle n’est pas adaptée à un dépistage de masse : c’est le type de stratégie adoptée pour le diagnostic positif d’une maladie dans les conditions de la pratique médicale courante et non de l’urgence sanitaire actuelle. Elle exige des performances élevées et repose volontiers sur la prévalence ou la probabilité a priori de l’affection selon une approche bayesienne qui a fait les belles heures du diagnostic positif de la maladie coronarienne… En gros, il est besoin dans ce contexte, d’un test diagnostique fiable et précis qui sera réalisé le plus souvent une seule fois avec une réponse qui va dicter le reste de la stratégie diagnostique en fonction de la probabilité a posteriori de la maladie, le coût et la rapidité du résultat n’étant pas forcément des nécessités absolues, même si ces facteurs ne sont pas à négliger (1).

En général, ce test n’est pas répété notamment à court terme et il n’a aucun impact ni direct ni immédiat sur le reste de la collectivité, étant entendu que la maladie n’est pas contagieuse: c’est le B A-BA des approches diagnostiques courantes en médecine, même s’il existe des exceptions notoires qu’il est hors de propos de détailler.

Face à une épidémie comme celle de Covid-19, comment peut-on appliquer froidement des stratégies diagnostiques similaires? C’est ignorer les règles élémentaires du dépistage face à une maladie aussi contagieuse mais c’est aussi composer avec l’absence de moyens diagnostiques, du moins leur extrême rareté.

Le test idéal, un mouton à cinq pattes :

L’idéal serait de pouvoir disposer d’un test rapide, simple, peu ou non invasif, efficace, peu coûteux, répétable à l’envi dont les résultats seraient immédiats, ou à défaut obtenus dans les plus brefs délais, ni en jours ni en heures, mais en minutes… ce qui a des airs de mouton à cinq pattes, voire à six si l’on ajoute l’impératif de pouvoir le fabriquer en grandes quantités en peu de temps: plusieurs millions par jour ou semaine sans manquer de réactifs, par exemple… A noter que la sensibilité n’a pas besoin d’être excessive:le but n’est pas d’identifier la moindre fragment d’ARN, mais de repérer les patients les plus contagieux, ceux dont la PCR est positive à un seuil qui est de l’ordre de 35 cycles (Ct) nécessaires pour rendre l’ARN détectable: la charge virale est en effet inversement corrélée au nombre de cycles de détection (1). Au-dessus de 40, la PCR est considérée comme négative, mais entre 25 et 40, il s’agit souvent d’une zone grise qui devrait nécessiter un nouveau test pour en sortir, sauf en cas de maladie avérée ou de risque élevé de contamination…

Pourquoi la RT-PCR laisse à désirer :

La RT-PCR telle qu’elle est utilisée actuellement répond-elle aux exigences précédents? Les évènements les plus récents démontrent tout le contraire. Dans le meilleur des cas, le résultat est obtenu en 24 heures et, dans les pires, c’est en jours que le délai se mesure, parfois cinq voire sept quand les laboratoires sont débordés par une demande devenue exorbitante: dans ces conditions, il y a belle lurette que le patient n’est plus contagieux ou que le virus a infecté d’autres sujets… (1). Le coût du test reste élevé et il n’est pas aisé de le répéter, même si cela est faisable pour peu que l’intendance suive. Le rapport coût/bénéfice des récentes opérations de dépistage à l’échelon national n’est ni plus ni moins que médiocre.

Quant à l’interprétation, elle reste des plus empiriques, voire aléatoire dans de nombreux cas. Avec une sensibilité de 70 % et une spécificité de 99 % (mais estimées dans quelles conditions?), selon les sources les plus récentes, il n’est pas facile de tenir compte de la probabilité a priori de la maladie ou du fait d’être contagieux pour évaluer la valeur prédictive du test, d’autant qu’il s’adresse à des sujets qui peuvent être peu ou pas symptomatiques et qu’il n’existe aucun diagramme intégrant tous les facteurs intervenant dans la contagiosité d’un individu : c’est de cela qu’il s’agit et non du diagnostic positif de la maladie quand il n’y a plus de virus à transmettre.

Bref, l’usage actuel de la RT-PCR dans le dépistage et le diagnostic de la Covid-19 laisse largement à désirer. Elle ne possède pas les atouts nécessaires au filtrage des cas contagieux et de facto à la protection des sujets non infectés mais exposés à un virus qui circule activement (1). Car c’est d’un filtre destiné à protéger la collectivité dont il est besoin, pas seulement d’un test diagnostique. Il faut repérer les individus et les isoler pendant qu’ils sont contagieux, ni avant ni après et la RT-PCR ne répond pas à cette attente dans les conditions d’utilisation actuelles qui consomment trop de temps et d’énergie pour un rendement médiocre (1).

Peut-on faire mieux ? :

Oui : si l’on utilise d’autres tests plus adaptés à la situation actuelle et au cahier des charges inhérent aux principes du dépistage de masse. Les tests salivaires sont un pis-aller car ils reposent sur la RT-PCR avec les limites que l’on sait. Les tests sérologiques rapides ne sont pas à la hauteur des enjeux immédiats du dépistage et du filtrage nécessaire.

D’une manière générale il est préférable d’éviter les tests en laboratoire qui nécessitent une amplification des signaux moléculaires. C’est là qu’interviennent les tests qui peuvent détecter qualitativement et rapidement la présence du virus, sa signature antigénique sans qu’il soit besoin de la multiplier par PCR tout au moins en passant par un laboratoire de biologie médicale. L’amplification du signal est concevable pour peu qu’elle soit réalisée dans un dispositif ad hoc totalement déconnecté d’un laboratoire central pour gagner du temps.

Le Covid Nudge testé outre-manche :

Les candidats sont encore rares: il en est un britannique, le Covid Nudge test (2) qui s’est attiré les faveurs du NHS (National Health System) : les résultats sont obtenus en 90 minutes à partir d’un dispositif miniaturisé inspiré du smartphone et basé sur l’analyse par RT-PCR réalisée in situ sur un prélèvement nasopharyngé sans qu’il soit besoin de transiter par un laboratoire. Tout se déroule dans ce petit bijou électronique qui se répand dans les hôpitaux britanniques depuis septembre 2020 avec la bénédiction du NHS. “Le test CovidNudge semble avoir la plupart des qualités requises pour le diagnostic positif de la Covid-19 sans recourir à un laboratoire: possibilité de traiter les échantillons secs sans manipulation superflue, performances diagnostiques identiques –ou peu s’en faut- à celles de la RT-PCR, rapidité de la réponse (< 90 minutes). Le test peut en théorie être réalisé en n’importe quel POC (point of care) et les appareils ont été mis à disposition de la plupart des hôpitaux britanniques dès le mois de mai 2020. Près de six millions de kits auraient été distribués en septembre de la même année au sein des établissements du NHS. Une aventure nationale qui mérite d’être suivie de près…(2).

SHERLOCK : pas si élémentaire mais prometteur :

D’autres candidats s’affranchissent totalement de la RT-PCR: SHERLOCK (Specific High-sensitivity Enzymatic Reporter unLOCKing) (3) qui a été récemment évoqué dans le JIM en fait partie.

Ce test fait appel à la technique d’édition du génome CRISPR (clustered regularly interspaced short palindromic repeats) dite « des ciseaux moléculaires ». SHERLOCK dans sa version simplifiée STOPCovid.v2 se présente donc comme une alternative à la RT-PCR avec des avantages au moins théoriques en termes de simplicité (relative) et de coût. Par ailleurs, les résultats sont obtenus en moins d’une heure ce qui fait de ce test un candidat idéal pour le traçage des patients et explique sa dénomination STOPCovid, quelle que soit sa version : encore faut-il que la méthode soit validée sur une plus grande échelle avant d’être adoptée par des plates-formes dotées de tous les outils de la biologie moléculaire dans les pays qui en ont les moyens. C’est à la fois un défi et une autre histoire… d’autant que l’amplification génique reste un préalable nécessaire à la détection du virus. SHERLOCK à la recherche des cas contacts ? Une éventualité qui se dessine mais qui nécessite encore du peaufinage ce à quoi s’emploient d’ailleurs les auteurs…” (3).

Jouer la carte de la BinaxNOWTM COVID-19 Ag CARD :

Il ne faudrait pas oublier un autre candidat qui, pour sa part, a les faveurs de la FDA (1) : il s’agit d’un kit développé par la société Abbott, lequel repose, lui aussi sur la technique d’édition du génome couplée à une réaction immunochromatographique. Il s’agit de la BinaxNOWTM COVID-19 Ag CARD développée aux Etats-Unis dans le cadre de l’équivalent de notre ATU (autorisation temporaire d’utilisation) dénommée EUA (Emergency Use Authorization). Cette carte a en théorie tous les atouts: faible coût (5 dollars l’unité), autonomie (le résultat ne passant pas par un laboratoire), rapidité (15 minutes), résultat fiable (sensibilité de 93 % et spécificité de 95 % sur plus de 300 échantillons), possibilité de fabriquer plusieurs dizaines de millions de tests par semaine…

Cette technique de dosage de l’antigène nucléocapsidique viral dite par flux latéral qui n’est pas nouvelle exige néanmoins un prélèvement nasopharyngé de bonne qualité et, de ce fait, l’intervention d’un personnel qualifié. Si elle détecte la présence du virus avec une sensibilité très inférieure (cent fois moins voire plus… ) à celle de la PCR, ce n’est en soi pas une limite puisque le but est de repérer les patients infectants et non de compter les fragments d’ARN dans un prélèvement… Le marquage CE de ce test a été obtenu le 9 septembre 2020 sous le nom de PanbioTM Covid-19 Aget il semble que sa diffusion soit envisagée en Europe y compris en France sans qu’aucune date ne soit encore avancée.

Il faut du temps pour les tests rapides ! :

L’attitude de la FDA à l’égard de la BinaxNOWTM COVID-19 Ag CARD est un premier pas dans la bonne direction mais la partie n’est pas gagnée pour autant: les tests de dépistage rapide dont il est question ont besoin de temps et de moyens pour être validés et développés à l’échelle d’une nation en toute confiance et sécurité à un moment où l’urgence sanitaire incite à utiliser l’existant plutôt qu’à favoriser l’avenant, à moins d’une prise de conscience d’autorités sanitaires surfant sur une corde raide. Le marquage CE du test est en soi une bonne nouvelle qui laisse augurer de son développement peut-être rapide en Europe, voire en France avec des atouts indéniables.

Si tel était le cas, il deviendrait possible d’imaginer des stratégies diagnostiques combinant tests antigéniques rapides (notamment le plus avancé et a priori le plus pratique : PanbioTMCovid 19 Ag) et conventionnels pour optimiser le dépistage et briser les chaînes de transmission dans la mesure du possible face à un ennemi qui ne manque pas de ressources contre toutes les barrières qui lui sont imposées…

Dr Philippe Tellier

RÉFÉRENCES :

(1) Mina MJ et coll. Rethinking Covid-19 Test Sensitivity — A Strategy for Containment. N Eng J Med., 2020 ; publication avancée en ligne le 30 septembre. DOI: 10.1056/NEJMp2025631.

(2) Tellier P. A la rencontre d’un nouveau type de test diagnostique pour la Covid-19. Jim (29 septembre 2020). Gibani MM et coll. Assessing a novel, lab-free, point-of-care test for SARS-CoV-2(CovidNudge): a diagnostic accuracy study. Réf:Lancet Microbe, 2020 ; publication avancée en ligne le 17 septembre.doi.org/10.1016/ S2666-5247(20)30121-X.
(3) Stratford P. SHERLOCK à la recherche du SARS-CoV-2, c’est devenu élémentaire! Jim (23 septembre 2020). Réf: Joung J et coll. Detection of SARS-CoV-2 with SHERLOCK One-Pot Testing. N Engl J Med 2020 (16 septembre: publication avancée en ligne. DOI: 10.1056/NEJMc2026172.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Oct 2020 - 06:13
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Traitements du Covid-19 : résultats négatifs pour l’essai Solidarity, confirmant l’inefficacité du Remdesivir et de l’hydroxychloroquine

Quatre traitements évalués sous l’égide de l’OMS n’ont montré aucun effet bénéfique chez des patients. D’autres pistes vont être explorées.

Des résultats intermédiaires de Solidarity, vaste essai clinique international coordonné par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), confirment l’inefficacité chez les patients hospitalisés pour Covid-19 de quatre molécules « repositionnées » : le Remdesivir, l’hydroxychloroquine, le lopinavir et l’interféron-β1a.

Ces conclusions ne sont pas une surprise. L’OMS avait déjà annoncé en juillet l’arrêt du recrutement de patients traités par hydroxychloroquine et lopinavir dans Solidarity, faute d’effet significatif. D’autres essais cliniques avaient aussi suggéré que le Remdesivir
– qui a fait partie des molécules administrées à Donald Trump lorsqu’il a contracté le SARS-CoV-2 – n’avait pas d’effet sur la mortalité.

Les nouvelles données ont été diffusées le 15 octobre dans un article mis en ligne sur medRxiv, c’est-à-dire qu’elles n’ont pas encore fait l’objet d’un examen par les pairs avant publication dans une revue scientifique. Elles portent sur 11 266 patients hospitalisés dans 405 hôpitaux de 30 pays, dont 2 750 ont reçu du Remdesivir, 954 de l’hydroxychloroquine, 1 411 du lopinavir, 651 de l’interféron et du lopinavir, 1 412 de l’interféron seulement, et 4 088 un traitement standard. Parmi ces patients figurent notamment ceux enrôlés en France dans l’essai Discovery lancé en mars par l’Inserm. Conclusion ? Les traitements évalués « apparaissent avoir peu ou pas d’effet sur les patients hospitalisés, que ce soit en termes de mortalité, de mise sous respirateur ou de durée d’hospitalisation ».

« Preuves concluantes »
Gilead, la société américaine qui commercialise le Remdesivir, et avait justifié des tarifs élevés par la réduction de la durée d’hospitalisation – mais pas de la mortalité –, conteste ces résultats jugés « prématurés », rapporte l’agence Reuters. Fin juin, le PDG de Gilead, Daniel O’Day, avait annoncé un traitement de cinq jours au prix de 2 340 dollars (2 083 euros) dans les pays développés. Et quatre fois moins dans 127 pays pauvres ou émergents, sous forme de générique.

En France, l’industriel a retiré temporairement sa demande de remboursement de sa molécule. La Haute Autorité de santé avait estimé en juillet que le service médical rendu par cet antiviral expérimental était faible, une évaluation qui se trouve renforcée par Solidarity : contrairement à des études précédentes, aucun effet sur la réduction de l’hospitalisation n’a été observé.

https://www.lemonde.fr/planete/article/ ... _3244.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Oct 2020 - 14:40
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Covid-19 : où en sont les expérimentations de vaccins ?

Dans son dernier point daté du 2 octobre, l’Organisation mondiale de la santé recense 42 « candidats vaccins » évalués dans des essais cliniques sur l’homme à travers le monde. Vendredi 16 octobre, Pfizer a annoncé prévoir de demander une autorisation d’urgence pour le sien lors de la 3e semaine de novembre.

C’est une compétition planétaire, où les enjeux financiers sont énormes. Beaucoup d’essais ont été lancés, avec plus ou moins de succès. Après des mois de recherche, où en sont les expérimentations de vaccin contre le Covid-19 ?

Combien de vaccins sont-ils à l’essai ? :

Dans son dernier point daté du 2 octobre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recense 42 « candidats vaccins » évalués dans des essais cliniques sur l’homme à travers le monde (contre 11 à la mi-juin). Dix en sont au stade le plus avancé, la phase 3, où l’efficacité du vaccin est mesurée à grande échelle, sur des dizaines de milliers de volontaires répartis sur plusieurs continents.

Parmi eux, celui de la société américaine Moderna, de l’alliance germano-américaine BioNTech/Pfizer – qui a annoncé vendredi 16 octobre prévoir de demander une autorisation pour son vaccin à la 3e semaine de novembre –, de plusieurs laboratoires chinois, un projet européen mené par l’université d’Oxford (en coopération avec la société AstraZeneca) ou encore le vaccin Spoutnik V, développé par la Russie et son institut de recherche Gamaleïa.

Les autres en sont encore à la phase 1 (qui vise avant tout à évaluer la sécurité du produit) ou à la phase 2 (où on explore déjà la question de l’efficacité). Outre les essais déjà entamés, l’OMS comptabilise 151 projets de candidat vaccin en phase préclinique d’élaboration.

Quelles sont les techniques utilisées ? :

Il existe différentes approches, basées soit sur des catégories de vaccins éprouvées soit sur des techniques plus innovantes. Certaines équipes travaillent sur des types de vaccins classiques qui utilisent un virus « tué » : ce sont les vaccins « inactivés » (comme ceux des chinois Sinovac et Sinopharm).

Il y a également des vaccins dits « sous-unitaires », à base de protéines (des antigènes) qui déclenchent une réponse immunitaire, sans virus.

D’autres vaccins, dits « à vecteur viral », sont plus innovants : on utilise comme support un autre virus qu’on transforme et adapte pour combattre le Covid-19. C’est la technique choisie par l’université d’Oxford et les Russes, qui utilisent des adénovirus (famille de virus très courants).

Enfin, d’autres projets novateurs sont basés sur des vaccins « à ADN » ou « à ARN », des produits expérimentaux utilisant des morceaux de matériel génétique modifié. C’est le cas de ceux de Moderna et de BioNTech/Pfizer.

« Plus on a de candidats avec des techniques différentes, plus on a de chances d’aboutir à un vaccin qui marche et est bien toléré », explique Daniel Floret, vice-président de la commission technique des vaccinations de la Haute Autorité de santé (HAS) française.

Quels résultats ont-ils été obtenus jusqu’à présent ? :

Pour l’instant, seuls des résultats préliminaires (phases 1 et/ou 2) ont été publiés dans des revues scientifiques. Les derniers en date, parus le 4 septembre dans la revue The Lancet, sont ceux du vaccin russe. D’autres étaient sortis cet été, concernant les vaccins de l’université d’Oxford, du chinois CanSino ou de Moderna.

Globalement, ces résultats sont jugés encourageants et montrent que les vaccins en question provoquent une bonne réponse immunitaire. Pour autant, il est beaucoup trop tôt pour en tirer des conclusions.

Pour être fixé, « il faut que les essais de phase 3 aillent à leur terme et qu’on ne base pas l’analyse sur des résultats intermédiaires, aussi bien sur les questions de tolérance que d’efficacité », juge l’immunologiste Alain Fischer. C’est d’autant plus vrai que de nombreuses inconnues planent sur les mécanismes d’immunité contre le Covid-19, avec quelques cas de réinfection qui commencent à être signalés.

Les procédures habituelles ont-elles été accélérées ? :

Partout dans le monde, les procédures ont été accélérées de façon inédite. Et une bataille à distance oppose la Chine, les Etats-Unis et la Russie. Au début d’août, Vladimir Poutine avait claironné que son pays avait développé le premier vaccin contre le Covid-19, avant même la publication des résultats préliminaires et l’entrée dans la phase 3. Donald Trump, lui, espérait qu’un vaccin soit autorisé avant l’élection présidentielle du 3 novembre.

Mais au début d’octobre, l’Agence américaine des médicaments (FDA) a fixé des critères de durée des essais qui rendent matériellement improbable une conclusion dans les prochaines semaines. Cela a agréablement surpris les plus critiques des experts, qui pensaient que la FDA plierait l’échine.

Du point de vue économique, des levées de fonds internationales ont été lancées par les Etats et de grosses fondations. Cela permet aux entreprises de mettre en place le processus industriel de fabrication de leur vaccin en même temps qu’elles travaillent à son élaboration, deux étapes d’habitude distinctes.

« Ce qui est différent avec les vaccins contre le Covid-19, c’est que les délais de développement et d’approbation potentielle sont bien plus rapides à cause de l’urgence de santé publique », développe l’Agence européenne du médicament (EMA) sur son site Internet.

Quelle sécurité pour ces expérimentations ? :

« Les exigences de sécurité pour les vaccins contre le Covid-19 sont les mêmes que pour les autres et ne seront pas abaissées en raison de la pandémie », assure l’EMA. Car aller trop vite dans les essais cliniques « peut poser problème » en termes de sécurité, rappelle Daniel Floret.

« Tout le monde souhaite qu’un vaccin soit disponible dans de bonnes conditions le plus vite possible, mais on ne doit pas confondre vitesse et précipitation : il faut se donner le temps d’une analyse complète, rigoureuse et transparente », insiste le professeur Fischer.

Deux essais de phase 3 ont été mis en pause ces dernières semaines pour des raisons de sécurité :

- au début de septembre, celui d’Oxford/AstraZeneca a été interrompu en raison d’une maladie inexpliquée chez un participant. Il a repris après quelques jours au Royaume-Uni et dans d’autres pays, mais pas aux Etats-Unis.

- lundi, le groupe pharmaceutique Johnson & Johnson a à son tour annoncé la suspension de son essai, là encore « en raison d’une maladie inexpliquée ».

Dans les deux cas, l’essai a été suspendu pour vérifier si ces maladies étaient liées au vaccin ou à autre chose. C’est pourquoi ces interruptions ne doivent pas être vues comme une mauvaise nouvelle, mais au contraire comme un point rassurant, selon les experts.

« Cela montre que le processus de surveillance de la sécurité des participants fonctionne bien, ce qui est un motif de confiance », juge le Pr Stephen Evans (London School of Hygiene & Tropical Medicine), cité par l’organisme britannique Science Media Centre (SMC).

Pour concilier vitesse et sécurité, l’EMA a mis sur pied une procédure accélérée : elle lui permet d’examiner les données de sécurité et d’efficacité des vaccins au fur et à mesure de leur parution, avant même qu’une demande formelle d’autorisation soit déposée par le fabricant. Deux projets de vaccin sont soumis à cet « examen continu » depuis le début d’octobre, ceux d’Oxford/AstraZeneca et de BioNTech/Pfizer. Moderna espère devenir bientôt le troisième.

A quand un vaccin ? :

« On ne sait pas si des vaccins contre le Covid-19 seront approuvés et combien de temps cela prendra, car il est difficile de prévoir un calendrier », avance prudemment l’EMA. Mais certaines entreprises pharmaceutiques, qui ont un intérêt économique à le dire, jurent que c’est possible avant la fin de 2020.

« Je pense que là, oui, on va un peu trop vite », a commenté lundi sur la chaîne LCI l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique qui guide le gouvernement français. « Il y a les autorisations réglementaires, la production, tout ça qui doit suivre. Donc deuxième semestre 2021, pour moi, au mieux », a-t-il dit.

Au début de septembre, l’OMS avait expliqué ne pas s’attendre à une vaccination généralisée contre le Covid-19 avant la mi-2021. « Si on y arrive à cette échéance, ce sera déjà un sacré prodige », alors que cela prend d’habitude plusieurs années, renchérit Daniel Floret. Et dans le pire des scénarios, il reste possible qu’on n’arrive jamais à mettre un vaccin au point.

La défiance envers les vaccins, un enjeu de taille
Même si les recherches aboutissent à plus ou moins longue échéance, il restera une ultime question, de taille : les gens accepteront-ils de se faire vacciner, dans un contexte de défiance grandissante ?

Selon une étude parue mercredi dans la revue britannique Royal Society Open Science, une part non négligeable de la population de certains pays croit à des théories complotistes sur le Covid-19, qui augmentent la méfiance envers la vaccination. Par exemple, la fausse affirmation selon laquelle la pandémie « fait partie d’un plan pour imposer la vaccination mondiale » est jugée fiable par 22 % des Mexicains sondés pour cette étude.

« Les gouvernements et les sociétés de technologie devraient chercher le moyen d’améliorer l’éducation aux médias numériques dans la population. Sinon, développer un vaccin pourrait ne pas être suffisant », a commenté l’un des auteurs de l’étude, Sander van der Linden, chercheur en psychologie sociale à l’université de Cambridge, en Angleterre.

https://www.lemonde.fr/planete/article/ ... _3244.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Oct 2020 - 14:43
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Excès de mortalité lié à la pandémie : la France mauvaise élève ?

L’impact de la pandémie de COVID-19 sur la mortalité ne se limite pas aux décès liés à l’infection. Son effet délétère sur le système de santé (opérations ou traitements repoussés…) et son rôle dans l’aggravation de facteurs économiques et sociaux ont également favorisé des décès par d’autres maladies. C’est pourquoi une étude internationale, qui vient d’être publiée dans la revue Nature Medicine , a analysé les données de décès hebdomadaires, toutes causes confondues, de 21 pays* industrialisés de plus de 4 millions d’habitants entre mi-février et fin mai 2020. Différents modèles statistiques ont alors été utilisés pour estimer le nombre de décès qui auraient dû se produire dans ces pays en l’absence de pandémie, afin de le comparer au nombre réel de décès. D’après le Dr Vasilis Kontis, premier auteur de cette étude, « l’étude des seuls décès par COVID-19 est trop limitée ; l’étude des décès toutes causes confondues nous permet de mieux comprendre la façon dont les pays ont géré la pandémie et dont ils ont pris soin de la santé de leur population pendant les mesures de confinement. »

La France 8 ème sur 21 :

D’après les résultats de cette étude, la France se place au 8 ème rang parmi les 21 pays industrialisés étudiés, en termes de taux de mortalité toutes causes confondues, y compris du COVID-19, suite à la première vague de la pandémie. Elle se trouve ainsi derrière l’Angleterre, l’Espagne, l’Italie, l’Ecosse, la Belgique, les Pays-Bas et la Suède, mais devant le Portugal, la Suisse et l’Autriche.

Au total, il a été observé une augmentation de 18% des décès entre mi-février et la fin du mois de mai dans ces 21 pays, ce qui représente 206.000 personnes. Pour comparaison, cette augmentation du nombre de décès en 3 mois et demi est à peu près équivalente au nombre total de décès dus au cancer du poumon en une année et représente plus du double des décès annuels liés au diabète ou au cancer du sein dans ces pays. L’Angleterre et le Pays de Galles regroupent 28 % des décès en excès de l’ensemble des pays, tandis que l’Italie en représente 24 %, l’Espagne 22 % et la France 11 %.

D’après le Dr Michel Guillot, co-auteur de l’étude, « la France se distingue également comme un pays dont le nombre de décès en excès a été plus faible que le nombre de décès COVID-19. Cela suggère qu’il n’y a pas eu de sous-enregistrement majeur des décès COVID-19 en France, mais également que la pandémie et la réponse en termes de politique de santé a sans doute généré une baisse des décès dus à d’autres causes ».

Quelles leçons tirer de ces résultats ? :

On peut observer que, contrairement à la Nouvelle Zélande et au Danemark qui ont pu éviter une augmentation perceptible des décès, le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie et la France ont mis en place un confinement une fois la pandémie déjà bien avancée dans la population.

L’Angleterre et le Pays de Galles, ainsi que la Suède (seul pays qui n’a pas mis en place un confinement obligatoire), ont connu les durées les plus longues d’excès de mortalité.

D’après le Dr Jonathan Pearson-Stuttard, un autre co-auteur de cette étude, « les pays ayant mis en place des campagnes de test et de traçage des cas contacts efficaces et exhaustives au niveau local, ou ceux sans ces systèmes mais ayant mis en place des mesures de confinement précoces et efficaces, ont connu un bilan de mortalité inférieur pendant la première vague .»

On constate également que les pays qui ont connu le plus de décès en excès pendant cette période sont ceux qui ont moins investi dans leur système de santé (par exemple, moins de lits d’hôpital par habitant). Ainsi, le Pr Majid Ezzati, auteur principal de l’étude, explique que « l’investissement à long terme dans les systèmes de santé nationaux est ce qui permet à un pays à la fois de répondre à la pandémie et de continuer à fournir les soins de routine courants dont les gens ont besoin ».

* 21 pays inclus dans l’étude : Angleterre et Pays de Galles, Australie, Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Ecosse, Espagne, Finlande, France, Hongrie, Italie, Nouvelle Zélande, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Slovaquie, Suède, Suisse et Tchéquie.

https://www.ined.fr/fr/actualites/press ... mortalite/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Oct 2020 - 13:45
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Distinguer la grippe de la COVID-19 : dans quelles situations et avec quels tests ?
COMMUNIQUÉ DE PRESSE - Mis en ligne le 21 oct. 2020



Ces dernières semaines, la HAS a établi la stratégie d’utilisation des différents tests de diagnostic de la COVID-19. En période de co-circulation de différents virus (SARS-CoV-2 mais aussi virus de la grippe et autres virus respiratoires), elle s’intéresse aujourd’hui à ce qui va permettre aux professionnels de santé de les distinguer. Elle définit ainsi les indications des tests combinés, utiles lorsque le résultat impacte la prise en en charge du patient et son éventuel isolement.

L’entrée dans l’automne marque le retour des infections respiratoires hivernales dont les symptômes – peu spécifiques – ressemblent parfois à ceux de la COVID-19 (fièvre, nez bouché, maux de tête…). Parmi elles, la grippe, qui peut évoluer vers des formes graves chez certaines populations. Pour poser un diagnostic, il est possible de faire plusieurs tests unitaires réalisés simultanément ou d’utiliser un test dit « multiplex ». Pour rappel, un test multiplex permet de détecter simultanément plusieurs agents infectieux (virus, bactéries) à partir d’un même prélèvement et avec la même technique d’amplification génique, habituellement de type PCR.
La HAS considère qu’il y a un intérêt à rechercher un ou plusieurs virus des infections respiratoires hivernales (dont la grippe) en association avec une recherche du SARS-CoV-2 chez les seuls patients qui présentent des symptômes et pour qui le résultat sera utile pour déterminer la nature de la prise en charge et/ou un isolement particulier soit : les adultes hospitalisés ou arrivant aux urgences, les résidents en EHPAD et les jeunes enfants. Chez les autres personnes, l’identification du virus des virus hivernaux n’ayant pas de conséquences sur la prise en charge qui repose sur le traitement des symptômes et le suivi de l’évolution de la maladie, l’utilisation de ces tests est inutile. Seul un test de détection du SARS-CoV-2 est alors indiqué.



Chez l’adulte hospitalisé, aux urgences ou résidant en établissement collectif, adapter l’isolement et la prise en charge :

A l’hôpital, que ce soit au cours de l’hospitalisation d’un patient adulte ou lors de son arrivée aux urgences, face à des symptômes évocateurs d’une infection respiratoire, il est important d’identifier spécifiquement le virus en cause pour isoler correctement le patient et entreprendre la prise en charge la plus adaptée. Dans cette situation, la réalisation de tests RT-PCR de recherche du SARS-CoV-2 et de tout autre virus responsable d’infections virales hivernales est indiquée dès l’arrivée à l’hôpital. Il est rappelé qu’un test antigénique SARS-CoV-2 peut également être utilisé aux urgences.

Face à un adulte résidant dans un établissement social ou médico-social, un double test COVID-19 et grippe devra être réalisé en présence de symptômes évocateurs de ces deux pathologies. Le test sera alors antigénique ou RT-PCR pour la recherche du SARS-CoV-2, et RT-PCR pour la recherche de la grippe.



Chez les enfants, distinguer COVID, grippe et autres pathologies respiratoires pour éviter le recours inutile aux antibiotiques :

Chez les enfants, les pathologies respiratoires ont des manifestations moins franches que chez les adultes mais leurs conséquences peuvent être graves et souvent un traitement antibiotique probabiliste est initié. Aussi, la réalisation d’un test est utile chez les enfants présentant une infection respiratoire quel que soit le lieu de soins (à l’hôpital, en structure sociale et en ville) pour initier une prise en charge adaptée et éviter les traitements inutiles.

Par ailleurs, chez les enfants, la charge virale est plus élevée que celle observée chez l’adulte, même en cas de symptômes souvent légers. Le recours aux antigéniques de détection de la grippe peut donc être envisagé chez eux dans certaines situations.
Ainsi, chez les enfants, au cours d’une hospitalisation, tous les virus respiratoires suspectés sont recherchés par l’équipe médicale par tests RT-PCR, avec une attention particulière à porter sur le virus respiratoire syncytial (VRS) responsable de la bronchiolite. En revanche aux urgences on privilégiera un test antigénique pour la recherche du SARS-CoV-2.
Si l’enfant réside au sein d’une structure sociale ou médico-sociale et présente des symptômes d’une infection respiratoire, des tests antigéniques de recherche du SARS-CoV-2 et des virus grippaux sont réalisés afin de prendre les mesures d’isolement adaptées.
En ville, la recherche du SARS-CoV-2 et des virus grippaux par test antigénique chez les enfants présentant des symptômes d’une infection respiratoire est indiquée, notamment pour éviter le recours aux traitements antibiotiques si l’infection s’avérait d’origine virale.

La HAS précise que les recherches directes des virus grippaux ne doivent avoir lieu qu'au cours de la période épidémique de grippe saisonnière, telle que définie par Santé Publique France. Et elle rappelle enfin l’utilité de la vaccination antigrippale en priorité pour les personnes à risque de forme grave de grippe ainsi que l'importance du respect des gestes barrières dans la lutte contre la propagation de ces deux virus.

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3213581 ... uels-tests

Consulter l'avis en ligne :

https://www.has-sante.fr/upload/docs/ap ... _15_vd.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Oct 2020 - 15:23
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Covid-19 : les patients du groupe sanguin O moins vulnérables ?

Deux nouvelles études révèlent que les personnes du groupe sanguin O seraient moins touchées par la Covid-19.

Depuis plusieurs mois, plusieurs études ont avancé que les personnes du groupe sanguin O pourraient être moins vulnérables face à la maladie du coronavirus.

Selon deux nouvelles études publiées ces derniers jours et réalisées sur un nombre de patients beaucoup plus important, le groupe sanguin jouerait donc un rôle dans notre capacité à être contaminé ou dans la gravité de la maladie, explique LCI.

Des scientifiques danois ont analysé le groupe sanguin de milliers de leurs compatriotes testés positifs entre le 27 février et le 30 juillet dernier. Et selon les auteurs de l'étude publiée dans la revue , 42% de la population danoise figurerait dans le groupe sanguin O, 42% dans le groupe A, 11% dans le B et 4% dans le AB. Or, parmi les plus de 7.000 personnes testées positives au Danemark et dont les échantillons ont été analysés, seules 38% ont un groupe sanguin O, alors que les taux sont similaires pour les autres groupes avec leur répartition dans la population. Pour les chercheurs, cela démontre "que le groupe sanguin O est significativement associé à une sensibilité réduite à l'infection par le SRAS-CoV-2".


Selon une autre étude publiée dans Blood Advances, "les patients du groupe sanguin A ou AB semblent présenter une plus grande gravité de la maladie que les patients du groupe sanguin O ou B".

https://www.rtl.fr/actu/bien-etre/covid ... 7800908123

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Oct 2020 - 16:19
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COVID-19 : un virus plus virulent ?

Après quelques allégations sur une supposée diminution de dangerosité du SARS-CoV-2, le mois de septembre a vu circuler l’affirmation inverse. Pour y répondre, l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) publie une mise au point utile sur ce que l’on sait des mutations de l’agent du COVID-19.

L’Institut rappelle d’abord que repérer une mutation ne suffit pas : il faut savoir l’interpréter. Cela demande à la fois de disposer d’un matériel de séquençage à haut débit, « lourd et coûteux », et de faire travailler ensemble virologues et bio-informaticiens. Ces chercheurs utilisent et alimentent une très importante base de données, GISAID, comportant plus de 130.000 séquences complètes du SARS-CoV-2 en provenance de 122 pays. L’Inserm souligne aussi que les virus à ARN ont tendance à muter plus rapidement et plus fréquemment que ceux à ADN. Cependant on a constaté que les coronavirus (virus à ARN) sont en fait plutôt stables, grâce à une enzyme exoribonucléase correctrice d’erreurs. Plusieurs dizaines de mutations du SARS-CoV-2 ont malgré tout été décrites mais la plupart n’ont aucune corrélation évidente avec la dynamique de l’épidémie. Deux retiennent cependant l’attention de l’Inserm :

• La mutation D614G est actuellement dominante dans les isolats de virus circulant. Elle cConcerne la protéine Spike du virus, et a pour effet de rendre celui-ci plus facilement transmissible. Mais « il n’existe aucune donnée pour soutenir l’idée que cette mutation aurait rendu le virus plus virulent », précise l’institut.
• La délétion ∆382 concerne une région du génome viral qui interagit avec le système immunitaire de l’hôte. Les chercheurs qui l’ont découverte supposent qu’elle est associée à une moindre sévérité de l’infection, mais les données manquent pour le confirmer. De plus, pour l’instant, il n’est pas certain que les virus qui la portent circulent en Europe.
L’Inserm rappelle que par le passé, les virus responsables d’épidémies ont toujours connu une atténuation de leur virulence, à plus ou moins brève échéance. On peut espérer qu’il en ira ainsi pour le SARS-CoV-2 mais à l’heure actuelle, rien ne permet de l’affirmer. Et encore moins de soutenir le contraire.

https://presse.inserm.fr/des-mutations- ... ent/41099/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Oct 2020 - 10:38
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Personnes vulnérables : retour à des critères plus étendus

Qui sont les personnes vulnérables ? Puis-je continuer à bénéficier du chômage partiel ou dois-je reprendre le travail ? Ai-je droit à des masques gratuits ? Les critères de vulnérabilité permettant d'identifier les salariés présentant un risque de développer une forme grave d'infection au virus de Covid-19 sont à nouveau ceux précisés dans le décret du 5 mai 2020. Le Conseil d’État a suspendu les dispositions du décret du 29 août 2020 qui avait restreint ces critères permettant aux salariés de bénéficier du chômage partiel. Une décision a été rendue le 15 octobre 2020 par le juge des référés.

Les salariés les plus vulnérables peuvent être placés en activité partielle sur prescription médicale. Le dispositif de chômage partiel a pris fin le 31 août 2020 pour les salariés partageant le même domicile qu'une personne vulnérable. Cependant, cette mesure est susceptible d'évoluer dans les prochains jours.



La suite ici :

https://www.service-public.fr/particuli ... tes/A14380

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Oct 2020 - 16:30
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CARTE. Coronavirus : découvrez les 38 nouveaux départements qui passent sous couvre-feu

Au total 54 départements vont se trouver sous le régime de l’état d’urgence sanitaire avec couvre-feu, après l’extension de cette mesure à 38 territoires supplémentaires. Pour faire face à l’épidémie de coronavirus, le Premier ministre Jean Castex a annoncé un nouveau tour de vis ce jeudi 22 octobre.

Depuis les mots de Gabriel Attal mercredi 21 octobre, l’extension du couvre-feu se profilait pour plusieurs départements, et les informations bruissaient dans les préfectures.

Pour faire face à une dégradation des indicateurs sanitaires, notamment un taux d’incidence en forte hausse et des structures hospitalières de plus en plus sollicitées, le Premier ministre Jean Castex a annoncé ce jeudi 22 octobre de nouvelles mesures contre l’épidémie de Covid-19.

Face à la progression de l’épidémie, avec une hausse de 40 % du taux d’incidence au niveau national (251 cas pour 100 000 habitants), ce sont 38 nouveaux départements métropolitains qui passent en couvre-feu, ainsi que la Polynésie française.

Ce sont désormais 54 départements qui vont être concernés par le couvre-feu, qui était appliqué depuis la semaine dernière à l’Île-de-France et à huit métropoles.

Voici les territoires qui sont concernés par l’état d’urgence sanitaire avec couvre-feu :

Les départements en couvre-feu :

54 départements vont passer également en état d'urgence sanitaire sous couvre-feu après l'extension de cette mesure à 38 départements, et à la Polynésie.



Cela représente 38 départements supplémentaires, bien plus que ce que l’on pouvait imaginer en début de semaine. Le gouvernement avait fixé la semaine dernière de seuils pour le couvre-feu : plus de 250 cas positifs pour 100 000 habitants sur 7 jours, 100 pour 100 000 chez les personnes âgées, et 30 % de patients « Covid » dans les services de réanimation.

Le choix a été fait de ne pas attendre que ces seuils soient dépassés. Face à la dégradation des indicateurs, il a été décidé d’étendre les mesures de couvre-feu à des zones beaucoup plus larges.

Pour les nouveaux territoires impliqués, la mesure s’appliquera généralement à compter de samedi, et sera effective de 21 h à 6 h. Une attestation sera nécessaire pour sortir de chez soi dans ce créneau.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus ... eu-7025525

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Oct 2020 - 03:10
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COVID-19 : Tousanticovid, du neuf avec du vieux

StopCovid « n’a pas marché », a regretté le Président de la République lors de son interview télévisé sur TF1 et France 2 le 14 octobre dernier. C’est le moins qu’on puisse dire : début octobre, l’application lancée le 2 juin n’avait été téléchargée qu’un peu plus de 2,6 millions de fois (contre respectivement 16 et 18 millions pour ses équivalents britanniques et allemands), seulement 7.969 personnes s’y étaient déclarées positives et 472 notifications avaient été envoyées à d’éventuels cas contacts. Dans la foulée, le Président a donc annoncé « une nouvelle application », nommée Tousanticovid, opérationnelle à partir du 22 octobre.

Une version remaniée de StopCovid :

Nouvelle ? pour l’essentiel, Tousanticovid est fondée sur StopCovid : il suffit de se rendre sur la page dédiée de Vie publique.fr pour s’en persuader. Ce qui change, c’est l’ajout de nouvelles fonctions supposées plus attractives. L’utilisateur aura accès à des informations en temps réel sur la circulation du virus dans la zone où il se trouve, ainsi qu’à une carte indiquant les centres de tests les plus proches de lui. À l’instar du dispositif britannique, les restaurateurs pourront afficher un QR code à l’entrée de leur établissement, que les clients pourront scanner pour savoir si un autre client s’est déclaré positif par la suite. Afin d’économiser la batterie des smartphones, l’utilisateur pourra activer l’application manuellement, par exemple en se rendant dans un lieu public. Actuellement, StopCovid fonctionne en permanence une fois installée.

Cela suffira-t-il ? Ça n’est pas gagné, comme l’a reconnu implicitement le Président en admettant que le Gouvernement a besoin « de trouver des relais et des alliés », par exemple les restaurateurs et les professions médicales, à qui il demande d’encourager clients et patients à télécharger Tousanticovid.

Trois erreurs congénitales ? :

Il n’est pas sûr en effet que l’échec de StopCovid ne soit qu’une question d’habillage. Dans un article publié sur Telos et repris par plusieurs médias français, Rubin Sfadj, avocat, a décrit dès le début juin « les trois erreurs qui plombent l’application . »

Un : le « design par comité », soit un nombre bien trop important de participants pour le travail de conception, avec pour conséquences « des choix techniques contre-productifs, une déresponsabilisation à tous les étages et la quasi-impossibilité de changer son fusil d’épaule en cas de pépin, façon Titanic à l’approche de l’iceberg. »

Deux : le choix d’une architecture centralisée, dans laquelle les données passent par un serveur central. Les autres pays ont préféré une architecture décentralisée, dans laquelle les données sont directement traitées par les smartphones des utilisateurs. Même si la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés) a reconnu en juillet puis en septembre que l’application « respecte pour l’essentiel les dispositions applicables relatives à la protection des données à caractère personnel », le débat public a instillé le doute dans l’esprit des utilisateurs potentiels.

Trois : une communication désastreuse, notamment quand le secrétaire d’État chargé du numérique, Cédric O, a déclaré que le dispositif n’aurait pas de données ! et a implicitement encouragé les hackers à s’y attaquer (« Personne n’a réussi à craquer le système. »).

Les deux premières « erreurs » sont maintenues. Il ne reste qu’à espérer que l’allocution présidentielle démarre la correction de la troisième.

Références :

Application Tousanticovid. Je me protège, je protège les autres. Vie publique.fr, 19 octobre 2020.

https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/stopcovid

Appoline Reisacher. Tousanticovid, une nouvelle application. Blog du modérateur, 15 octobre 2020.

https://www.blogdumoderateur.com/tous-a ... plication/

Frenchweb, avec AFP. StopCovid remplacée par « Tous anti-Covid », la nouvelle app de traçage du gouvernement. 15 octobre 2020. 15/10/2020

https://www.frenchweb.fr/stopcovid-remp ... ent/407089

Rubin Sfadj. Les trois erreurs qui plombent l’application StopCovid. Telos, 1 juin 2020.

https://www.telos-eu.com/fr/societe/les ... topco.html

CNIL. Application « StopCovid » : la CNIL tire les conséquences de ses contrôles. 20 juillet 2020.

https://www.cnil.fr/fr/application-stop ... -controles

CNIL. La CNIL rend public son avis trimestriel adressé au Parlement sur les conditions de mise en œuvre des traitements SI-DEP, Contact Covid et StopCovid. 14 septembre 2020.

https://www.cnil.fr/fr/la-cnil-rend-pub ... -en-oeuvre

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Oct 2020 - 03:12
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COVID-19 sévères : diminution d’un tiers de la mortalité à 28 jours sous corticoïdes

Une méta-analyse a évalué la mortalité toutes causes confondues à 28 jours des patients atteints d’une forme sévère de COVID-19 après administration de corticoïdes. L’analyse poolée de 7 essais randomisés prospectifs menés sur les cinq continents, soit environ 1.700 patients, montre une diminution significative de 33% de la mortalité à 28 jours sous corticoïdes, et tout particulièrement sous dexaméthasone.

Les patients recevaient soit un corticoïdes (dexaméthasone, l’hydrocortisone ou méthylprednisolone en systémique, n=678 patients), soit un traitement habituel ou un placebo (n=1.025).

Au total, 1.703 patients ont été inclus (âge médian 60 ans, 29% de femmes). Le risque de biais concernant les données de mortalité a été jugé faible pour 6 essais, et quelques inquiétudes sur la méthode de randomisation ont été portées sur le 7e essai. Cinq des sept essais ont analysé la mortalité à 28 jours, un la mortalité à 21 jours et un celle à 30 jours.

Globalement, 222 décès ont été enregistrés parmi les 678 patients qui ont reçu un corticoïde et 425 parmi les 1.025 qui ont reçu un soin standard ou un placebo (odds ratio 0,66 [0,53-0,82], p<0,001, I2 15,6%, p=0,31). Ceci correspond à un risque de mortalité absolue toutes causes confondues de 32% sous corticoïdes contre 40% sous traitement standard ou placebo.

Le risque de décès était significativement diminué de 36% sous dexaméthasone (3 essais, 1.282 patients et 527 décès, OR 0,64 [0,50-0,82], p<0,001), soit un risque absolu de 30% sous dexaméthasone contre 40% chez les patients sous traitement standard ou placebo.

En revanche, le risque de décès n’était pas significativement modifié chez les sujets traités par hydrocortisone ou méthylprednisolone.

Parmi les patients inclus, un nombre important ont reçu une ventilation mécanique à la randomisation (1.459 versus 144 qui n’en ont pas reçu). La mortalité sous corticoïdes était plus faible chez ces derniers patients.

Sur le plan de la tolérance, 64 évènements indésirables ont été rapportés chez 354 sujets sous corticoïdes (n=6 essais) et 80 évènements chez 342 patients sous traitement standard ou placebo. Cependant, certains évènements indésirables n’ont été catégorisés en événements graves et non graves, ce qui amène un doute sur la qualité du recueil de ces données. Ces analyses ne permettent pas de suggérer que les doses les plus élevées de corticoïdes soient associées à un bénéfice plus important par rapport aux faibles doses.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32876694/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Oct 2020 - 10:43
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COVID-19: actualités mises à jour

https://www.infectiologie.com/fr/actual ... ur_-n.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Oct 2020 - 14:39
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Covid-19 : l’Europe à l’heure des choix

Prague, le jeudi 22 octobre 2020 - Que faire ? Huit mois après le repérage des premiers cas de coronavirus en Europe, les gouvernements se retrouvent de nouveau à devoir prendre des décisions aux conséquences terribles. On comprend aisément le vertige mental qui s’empare des dirigeants européens : comment assurer une protection efficace de la population sans pour autant provoquer l’écroulement de l’économie et la révolte d’une population déjà ébranlée par les mesures de confinement imposées en mars dernier ?

Les bons élèves d’hier sont les hommes malades d’aujourd’hui :

Au cours des sept derniers jours, la République Tchèque a connu en moyenne plus de 81 morts par jour. Un chiffre qui connaît une hausse extrêmement rapide. Rapportées à la population française, ces données représentent l’équivalent de 540 décès par jour. En réaction, le gouvernement a annoncé des restrictions de déplacements, ainsi que la fermeture de magasins et de services pour intensifier la bataille contre la maladie, à partir de jeudi et ce jusqu’au 3 novembre.

En Allemagne, les autorités ont recensé plus de 11 000 nouvelles infections par SARS-CoV-2 en vingt-quatre heures, largement plus que les derniers jours. Les autorités sanitaires n’hésitent pas à qualifier la situation de « très grave ». En septembre dernier, Angela Merkel avait averti sur le risque d’un « scénario noir » où sans mesures appropriées, le pays risquait de dépasser les 10 000 cas à la fin novembre ; un chiffre atteint avec plus d’un mois d’avance sur les prévisions les plus alarmistes. Par crainte d’un confinement, les habitants de Berlin font de nouveau des provisions dans les magasins. Le port du masque a été imposé dans les rues les plus fréquentées de la capitale allemande.

Ceux qui se voyaient encouragés doutent désormais de nouveau :

On avait parlé un temps de « miracle italien » tant le pays semblait préservé en cette rentrée. Désormais, les chiffres italiens rattrapent ceux de l’Espagne et de la France, avec des données de mortalité parfois plus inquiétantes. Plus de 15.000 cas ont été recensés en une seule journée, contre 10.000 la veille et 127 personnes sont décédées pour la seule journée du 21 octobre.

La situation devient alarmante notamment en Campanie où se trouve Naples, région où les infrastructures médicales sont moins armées que celles de Lombardie, frappée lors de la première vague du virus. Aussi, le président de la Campanie, Vincenzo De Luca, a annoncé le début du couvre-feu pour vendredi 23 heures dans cette région méridionale.

Ceux qui étaient déjà débordés entrent dans le dur :

Le 21 octobre, l’Espagne a franchi le cap du million d’infections par SARS-CoV-2 répertoriées depuis le début de l’épidémie. Près de 17 000 cas ont été répertoriés pour la seule journée du 21 octobre, soit le chiffre le plus élevé jamais enregistré. Ces derniers jours, plus de 200 morts quotidiens liés à la maladie ont été recensés.

Face à cette flambée, malgré des mesures énergiques prises dès le mois de septembre, les autorités espagnoles ont dû imposer dans l’urgence de nouvelles restrictions, avec le bouclage partiel d’une dizaine de villes supplémentaires et de certaines régions.

https://www.jim.fr/medecin/actualites/p ... _pro.phtml

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Oct 2020 - 14:50
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La FDA approuve Remdesivir pour les patients hospitalisés COVID-19

Le médicament antiviral est le premier traitement du nouveau coronavirus à être approuvé aux États-Unis.

Le 22 octobre, la Food and Drug Administration (FDA) a donné le feu vert au remdesivir de Gilead Sciences (Veklury), ce qui en fait le premier traitement à être approuvé aux États-Unis pour COVID-19, la maladie causée par le nouveau SRAS- Coronavirus CoV-2.

Le remdesivir a été approuvé pour les adultes et les enfants âgés de 12 ans et plus et pesant au moins 88 livres qui nécessitent une hospitalisation. Le médicament, qui est administré par perfusion IV, ne doit être administré que dans un hôpital ou dans un établissement de soins de santé capable de fournir des soins aigus, selon la FDA.

«La FDA s'est engagée à accélérer le développement et la disponibilité des traitements COVID-19 pendant cette urgence de santé publique sans précédent», a déclaré le commissaire de la FDA Stephen Hahn, MD, dans un communiqué de presse . «L'approbation d'aujourd'hui est étayée par des données provenant de plusieurs essais cliniques que l'agence a rigoureusement évalués et représente une étape scientifique importante dans la pandémie de COVID-19.»

La FDA a accordé une autorisation d'utilisation d'urgence (EUA) pour le remdesivir pour les personnes hospitalisées avec un COVID-19 sévère en mai, et en août, l'agence a élargi l'EUA pour inclure tous les patients hospitalisés quelle que soit la gravité de la maladie. Une EUA modifiée reste en place pour les jeunes enfants.

Le remdesivir est un analogue nucléotidique, dans la même classe que plusieurs médicaments largement utilisés pour le VIH et les hépatites B et C. En fait, il a été initialement développé comme traitement contre l'hépatite C et le virus Ebola. Ces médicaments interfèrent avec l'enzyme polymérase virale, agissant comme des éléments constitutifs défectueux qui empêchent les virus de se reproduire.

Comme indiqué précédemment, les essais cliniques sur le remdesivir ont donné des résultats mitigés pour les personnes atteintes de COVID-19 modérée ou sévère.

Les essais de phase III SIMPLE de Gilead ont montré que le remdesivir entraînait une amélioration prometteuse, quoique modeste. Les patients atteints d'une maladie modérée qui ont reçu un traitement de cinq jours par remdesivir étaient 65% plus susceptibles de connaître une amélioration clinique par rapport à un groupe de soins standard. Pour les personnes atteintes d'une maladie grave , les deux tiers de ceux qui ont reçu un cours de cinq jours et 64% qui ont reçu un cours de 10 jours ont connu une amélioration clinique.

L' essai de traitement adaptatif COVID-19 (ACTT-1), parrainé par les National Institutes of Health, a montré que les patients hospitalisés assignés au hasard pour recevoir du remdesivir récupéraient cinq jours plus rapidement que ceux qui recevaient un placebo (10 jours contre 15 jours, respectivement). Le remdesivir a également réduit la probabilité de nécessiter une ventilation mécanique ou une oxygénation externe du sang (13% contre 23%, respectivement). Il y avait une tendance à la réduction de la mortalité (11% contre 15% à 29 jours), mais la différence n'a pas atteint le seuil de signification statistique.

Plus récemment, le grand essai Solidarité de l' Organisation mondiale de la santé a montré que le remdesivir ne réduisait pas le risque de décès, les chances d'être mis sous respirateur ou la durée d'hospitalisation par rapport aux soins standard. Ces résultats ont été rapportés ce mois-ci dans une pré-impression , ce qui signifie qu'ils n'ont pas encore fait l'objet d'un examen par les pairs.

Le remdesivir était généralement sûr et bien toléré dans les essais cliniques. Les effets secondaires les plus courants sont les nausées et les taux élevés d'enzymes hépatiques d'ALAT et d'AST. Il peut également provoquer des réactions allergiques, entraînant une gamme de symptômes, notamment des modifications de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque, un essoufflement, une respiration sifflante, un gonflement et une éruption cutanée.

Certains experts pensent que le remdesivir est plus prometteur pour les personnes traitées plus tôt au cours de la maladie. Les premiers symptômes du COVID-19 sont en grande partie attribuables au virus SRAS-CoV-2 lui-même et peuvent être atténués par des médicaments antiviraux. En revanche, les complications graves chez les personnes à un stade avancé de la maladie sont plus souvent dues à une réponse immunitaire excessive et sont mieux traitées avec des médicaments immunosuppresseurs. Jusqu'à présent, il a été démontré que seule la dexaméthasone stéroïde améliore la survie des personnes atteintes de COVID-19.

Les chercheurs testent actuellement le remdesivir en association avec diverses autres thérapies, notamment l'inhibiteur anti-inflammatoire JAK1 / JAK2 barcitinib (Olumiant), l'immunomodulateur interféron bêta-1a et l'immunoglobuline intraveineuse hyperimmunitaire, une préparation qui contient une concentration élevée de neutralisant du SARS-CoV-2. anticorps. Gilead et d'autres travaillent également sur de nouvelles formulations de remdesivir qui pourraient être administrées par injection sous-cutanée ou par inhalation, ce qui serait plus pratique que la perfusion IV pour les personnes traitées en dehors d'un hôpital.

«L'approbation de Veklury marque une étape importante dans les efforts visant à lutter contre la pandémie en offrant un traitement efficace qui aide les patients à se rétablir plus rapidement et, à son tour, aide à préserver les ressources de santé rares», Barry Zingman, MD, de l'Albert Einstein College of Medicine et le Montefiore Medical Center à New York ont ​​déclaré dans un communiqué de presse de Gilead . «La disponibilité d'un traitement rigoureusement testé qui peut accélérer considérablement la récupération et offre d'autres avantages tels que des taux de progression inférieurs vers la ventilation mécanique, offre aux patients hospitalisés et à leurs familles un espoir important et offre aux prestataires de soins de santé un outil essentiel pour soigner les patients dans le besoin. "

https://www.gilead.com/news-and-press/p ... of-covid19

https://www.niaid.nih.gov/news-events/n ... -19-begins

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Oct 2020 - 19:09
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http://www.webconfaei.com/covid.asp

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