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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 25 Sep 2020 - 09:02
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L’Assurance maladie oppose son veto à la pratique des tests RT-PCR payants

Plusieurs articles de presse ont rapporté la pratique de certains laboratoires de biologie médicale en région parisienne : faire payer aux patients une somme, en général autour de 100 euros, pour obtenir plus rapidement le résultat de leur test RT-PCR. Il s’agirait essentiellement de situations « d’urgence », par exemple un voyage. Or depuis juillet 2020, les tests RT-PCR sont gratuits et accessibles sans ordonnance médicale. Le problème est qu’à de nombreux endroits de France, les délais d’attente pour se faire tester et en obtenir le résultat sont longs, voire très longs …

L’Assurance maladie a rappelé que « la priorisation pour la réalisation des tests ne peut reposer que sur des critères médicaux et non des critères financiers. » Elle va plus loin en se réservant « le droit d’examiner, en lien avec les services de l’Etat compétents pour exercer ce type de contrôle, toutes les pratiques des laboratoires concernés et de statuer sur les suites éventuelles à donner. » Consciente qu’il s’agit là de pratiques minoritaires, elle insiste pour renouveler sa confiance à l’ensemble de la profession. Certains articles de presse font mention de laboratoires qui auraient d’ores et déjà cessé cette pratique.

https://www.ameli.fr/fileadmin/user_upl ... 092020.pdf

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 25 Sep 2020 - 17:57
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Une étude menée par une agence de santé britannique évoque une augmentation du risque de décès en cas de co-infection grippe et Covid-19.

Prépubliés sur la plateforme medRxiv et relayée par le « British Medical Journal », ces travaux se basent sur les données de près de 20 000 personnes testées à la fois pour la grippe et pour le SARS-Cov-2 entre le 20 janvier et le 25 avril 2020. Pour savoir premièrement si l'infection grippale pouvait favoriser le Covid, les chercheurs du « Public health England » ont comparé le taux de patients positifs au Covid-19 parmi ceux testés positifs pour la grippe, par rapport à celui relevé parmi les sujets négatifs. Ils en ont conclu que « le risque de test positif pour le SARS-CoV-2 était réduit de 68 % parmi les cas positifs pour la grippe, ce qui suggère une possible compétition pathogène entre les deux virus ». Néanmoins, en cas de co-infection avérée, le risque de décès était presque six fois plus élevé comparé aux personnes n'ayant ni grippe ni Covid et plus que doublé par rapport aux personnes atteintes par le Sars-CoV-2 seul. Un constat qui permet d'avancer l'hypothèse suivante selon les chercheurs : « il y a un effet synergique possible (entre les deux virus) chez les individus co-infectés ». Si les co-infections semblent donc limitées par la concurrence entre les deux virus, elles seraient plutôt de mauvais pronostic le cas échéant.

Alors que la cocirculation de ces virus pourrait avoir un impact significatif sur la mortalité et la capacité des services de santé, les auteurs préconisent le déploiement de « tests de dépistage de la grippe parallèlement au SARS-CoV-2 » et estiment que « l'utilisation du vaccin contre la grippe doit être prioritaire pour atténuer ces risques ». Les autorités sanitaires britanniques viennent de lancer un programme élargi de vaccination antigrippale qui ciblera 30 millions de personnes cet hiver.

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/ ... pecovid-19

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 27 Sep 2020 - 07:48
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Covid-19 : une simulation prédit une deuxième vague en Europe jusqu’en janvier 2021, l’ECDC exhorte les États à suivre les recommandations

Alors que le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) s’inquiétait le 24 septembre d’une recrudescence des cas de Covid-19 dans l’Union européenne (UE) et au Royaume-Uni, une nouvelle modélisation prédit des pics de contamination sur le continent jusqu’en janvier 2021.

Paru dans la revue « Scientific Reports », ce travail, mené par des chercheurs français, italiens et danois, décrit la dynamique temporelle d’une deuxième vague dans chaque pays européen. Leur modèle, inspiré de la physique (technique appelée groupe de renormalisation), s’appuie notamment sur les données relatives aux taux d’infection et aux déplacements à l’intérieur et entre pays européens, collectées entre mars et juillet 2020. Il prend également en compte les mesures mises en place pour contenir la diffusion du SARS-CoV-2 (distanciation physique, hygiène, contrôle des rassemblements, quarantaine, etc.).

Un pic en France dès octobre

Cinq scénarios ont été établis, et les résultats suggèrent qu'une deuxième vague en Europe se produira entre juillet 2020 et janvier 2021 et que « le moment précis pour chaque pays peut être contrôlé via des mesures de distanciation sociale et aux frontières », insistent les auteurs.

Dans le détail, en croisant les simulations des différents scénarios, la modélisation fait apparaître un pic en France dès le début du mois d’octobre. En Italie, le pic interviendrait quelques semaines plus tard, fin octobre, tandis que le Royaume-Uni connaîtrait une hausse progressive des cas jusqu’à la mi-novembre.

Les chercheurs en ont tiré une simulation vidéo, disponible sur Youtube. Cette simulation commence en semaine 25 et prend en compte le début d’une deuxième vague, début août, dans plusieurs pays européens (Belgique, Bosnie, Croatie, Tchéquie, Grèce, Pays-Bas, Serbie, Slovaquie, Slovénie et Espagne).



https://www.youtube.com/watch?time_cont ... e=emb_logo

Un « moment décisif », selon l'UE

En parallèle, l’ECDC s’inquiète d’un « nette augmentation des taux de notification dans toute l’UE et au Royaume-Uni depuis le mois d’août ». La Dr Andrea Ammon, directrice de l’ECDC, a ainsi rappelé les recommandations en vigueur : « Jusqu’à ce qu’un vaccin sûr et efficace soit disponible, l’identification rapide, les tests et la mise en quarantaine de cas contacts à haut risque figurent parmi les mesures les plus efficaces pour réduire la transmission. »

« Il est très clair que cette crise n'est pas encore derrière nous. Nous sommes à un moment décisif, et nous devons tous agir avec détermination et utiliser les outils dont nous disposons. (…) C’est peut-être notre dernière chance d’éviter une répétition de la situation du printemps dernier », a ajouté Stella Kyriakides, Commissaire à la santé.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... xhorte-les

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 28 Sep 2020 - 06:58
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Effet papillon : comment des épidémiologistes américains ont pu pousser au désespoir des cafetiers du vieux port

Paris, le vendredi 25 septembre – Mercredi, le ministre de la santé annonçait la fermeture pour 15 jours des restaurants et des bars dans les Bouches-du-Rhône et à la Guadeloupe, au grand dam des entreprises concernées qui affirment qu’elles font respecter les gestes barrières.

Pour cette décision radicale le gouvernement c’est sans nul doute appuyé sur une enquête épidémiologique des CDC (Centers for Diseases Controls) américains.

Dans ces travaux, publiés le 11 septembre sur le MMWR, la « CDC COVID 19 Response Team » concluait que la fréquentation de bars et de restaurants peuvent « être des facteurs de risque importants associés à l'infection par le SARS-CoV-2 ».

Dans le cadre de cette étude cas témoins, les CDC ont comparé les contacts et les « situations à risques » de 154 patients symptomatiques Covid + confirmés par PCR (âgés de plus de 18 ans) à celles d’un groupe témoin de 160 sujets, présentant une symptomatologie pseudo-grippale, mais négatifs pour le SARS-CoV-2.

Les participants ont été interrogés sur leurs habitudes de port du masque, sur les rassemblements privés auxquels ils avaient participé, sur leur fréquentation des magasins et des transports, sur leur activité professionnelle, leur loisir…et leur fréquentation des bars et des restaurants.

Ils devaient classer ces différentes activités de « jamais » à « plus d'une fois par jour » mais pour l’analyse, les réponses ont été classées en « jamais » et en « une ou plusieurs fois » au cours des 14 jours précédant l'apparition de la maladie. Pour chaque activité signalée, les participants ont également été invités à quantifier leur degré d'adhésion aux recommandations sanitaires.
Les Covid + 2 fois plus susceptibles d’avoir fréquenté un restaurant dans les 2 semaines précédentes
Aucune différence significative n'a été observée entre les patients et les témoins en ce qui concerne les achats, les rencontres à domicile, les activités professionnelles, l'utilisation des transports publics, le respect des gestes barrières…En revanche, les patients Covid + étaient plus nombreux que les témoins à déclarer avoir mangé au restaurant (OR = 2,4, 95 % IC = 1,5-3,huit) au cours des deux semaines précédant l'apparition de la maladie. En outre, lorsque l'analyse a été limitée aux participants qui n'ont pas déclaré de « contact étroit » (plus de quinze minutes à moins d’un mètre) avec une personne infectée par le SARS-CoV-2 (57 % des Covid + et 86 % des Covid -), les résultats étaient encore plus nets (OR = 2,8, 95 % IC = 1,9-4,3 pour la fréquentation des restaurants et OR = 3,9, 95 % IC = 1,5-10,1 pour celle des bars).

Fischer et coll. concluent que « la direction, la ventilation et l'intensité de la circulation de l'air peuvent affecter la transmission du virus, même si des mesures de distanciation sociale et le port de masques sont mis en œuvre conformément aux orientations actuelles. Les masques ne peuvent pas être portés efficacement en mangeant et en buvant, alors que les achats et de nombreuses autres activités d'intérieur n'excluent pas le port du masque » concluent les auteurs.

Il existe, néanmoins, comme toujours, des limites à cette étude : en vrac, sélection de sujets symptomatiques, possibilité de facteurs de confusion non pris en compte, pas de distinction entre repas pris en salle et en terrasse, représentativité de l’échantillon, connaissance de leur statut PCR par les sujets lors des interviews qui peut avoir influencé leurs réponses, erreurs de classification possible entre cas et témoins en raison d’un pourcentage élevé de faux négatifs de la PCR…

F.H.

RÉFÉRENCE :

Fisher K et coll. : Community and Close Contact Exposures Associated with COVID-19 Among Symptomatic Adults ≥18 Years in 11 Outpatient Health Care Facilities — United States, July 2020 - MMWR 11 septembre 2020 / 69(36);1258–1264

https://www.jim.fr/

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 28 Sep 2020 - 15:12
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Covid-19 : l'Institut Pasteur développe trois vaccins

Dans la course mondiale aux vaccins contre le nouveau coronavirus, l'Institut Pasteur est l'un des acteurs français les plus avancés. Ses chercheurs travaillent sur trois pistes, dont l'une a déjà été testée sur l'homme. Tour d'horizon des stratégies vaccinales de la Fondation.

L'Institut Pasteur travaille depuis le mois de janvier sur trois projets de vaccin contre le Covid-19. Le premier dérive du vaccin contre la rougeole dont on aura modifié le patrimoine génétique. Le second reprend le même principe, sauf qu'il s'agit d'utiliser comme vecteur un vaccin de la famille des lentivirus. Enfin, la troisième piste - très différente et très innovante - consiste à utiliser une molécule ADN capable de pénétrer dans nos cellules pour les amener à produire une protéine du nouveau coronavirus. Christophe d'Enfert, directeur scientifique de l'Institut Pasteur, détaille ces trois stratégies vaccinales prometteuses.

Le candidat-vaccin dérivé du vaccin contre la rougeole
Les chercheurs de l'Institut Pasteur ont eu l'idée d'utiliser le virus atténué de la rougeole (celui qui sert normalement à vacciner contre cette maladie) et de le modifier génétiquement. Schématiquement, ils ont inséré dans son patrimoine génétique une séquence d'ADN qui correspond à la région du génome du SARS-CoV2 qui code pour la protéine Spike du coronavirus. Cette protéine Spike (appelée aussi protéine S) est la clé qui permet au nouveau coronavirus de pénétrer dans les cellules humaines. C'est aussi cette protéine qui - lorsqu'elle se combine avec deux de ses semblables - forme les spicules visibles à la surface du virus, qui lui confèrent cet aspect en forme de "couronne". Grâce à cette modification génétique, on se retrouve donc avec un virus atténué de la rougeole contenant en plus une protéine Spike du SARS-CoV2.

Ce virus recombinant (dont l'ADN a été recombiné) est censé se répliquer dans l'organisme et produire la protéine du coronavirus qui sera théoriquement reconnue - et combattue - par notre système immunitaire. Cette injection doit entraîner la production d'anticorps neutralisants, c'est-à-dire d'anticorps dirigés contre la protéine Spike du coronavirus et capables de bloquer son entrée dans les cellules.

Ce vaccin "coronavirus" dérivé du vaccin "rougeole" a déjà fait l'objet de phases pré-cliniques. Il a donc été testé sur des modèles animaux afin d'évaluer sa capacité à les protéger contre le SARS-CoV2. Pour l'instant, les chercheurs ont pu montrer que ce candidat vaccin générait bien une production d'anticorps dirigés contre la protéine Spike. Ces premiers résultats encourageants ont amené le laboratoire à tester le futur vaccin sur des hommes.

Un protocole a été mis en place, détaille Christophe d'Enfert, le directeur scientifique de l'Institut Pasteur : "Depuis la fin du mois d'août, on démarre un essai clinique de phase 1 - dont l'objectif est d'évaluer l'innocuité du vaccin (l'absence d'effets secondaires lorsqu'on l'utilise) et sa capacité à induire chez l'homme une réponse immunitaire" . Pour l'instant, il s'agit donc de vacciner d'abord six personnes, que l'on nomme des "sentinelles", précise Christophe d'Enfert. Si ces premiers volontaires "ne rencontrent aucun effet secondaire, alors le protocole prévoit d'augmenter le nombre de personnes à 90 au total."

Six volontaires "sentinelles"
Difficile de se prononcer plus avant sur le temps qu'il faudra attendre avant d'avoir les premiers résultats. Christophe d'Enfert accepte de donner les grandes lignes de l'essai, mais ne peut fournir de détails sur l'état exact des recherches. Les premières "sentinelles" vont être suivies pendant une année entière, afin d'examiner si elles ne développent pas d'effets secondaires sur le long terme. Et afin de mesurer également combien de temps leurs anticorps semblent efficaces. Mais bien avant la fin de cette période, les scientifiques devraient lancer la phase 2 de l'essai clinique.

Cette phase sera pilotée par un partenaire de l'Institut Pasteur. Il s'agit de la société de biotechnologie Thémis, une société autrichienne avec laquelle Pasteur a déjà créé des candidats vaccins contre trois autres maladies émergeantes. Ces vaccins là sont aussi développés à partir de la plateforme vaccinale polyvalente basée sur le virus de la rougeole. L'un d'entre eux, le vaccin contre le chikungunya "est en essai clinique de phase 3", se félicite Christophe d'Enfert, avant de préciser :

La société Thémis a été rachetée récemment par le groupe MSD. Même si nous pilotons cet essai clinique de phase 1 en France et en Belgique, les essais cliniques de phase 2 et 3 seront sous la responsabilité de MSD.

Sans vouloir trop s'engager sur des délais, qui sont donc du ressort de son partenaire, Christophe d'Enfert estime néanmoins que avant la fin de l'année, il pourrait y avoir de premières indications intéressantes :

On peut estimer, étant donné la nature du protocole de l'essai clinique de phase 1, que d'ici fin novembre on aura suffisamment de résultats pour réfléchir à la mise en oeuvre d'un essai clinique de phase 2. Cela ne peut pas être avant car le protocole prévoit deux immunisations successives.

Concrètement, cela veut dire que les 6 personnes sentinelles se sont vues (ou vont se voir) injecter deux fois ce candidat vaccin. Or, "Il faut attendre un mois après la deuxième immunisation pour avoir des résultats sur l'immunogénicité du vaccin", autrement dit sa capacité à produire des antigènes efficaces contre le SARS-CoV-2.

On sait en général à propos d'autres candidats vaccins, conclut le professeur d'Enfert, que les essais cliniques élargis commencent la plupart du temps lorsque l'on a "des éléments relativement solides sur l'innocuité du vaccin et des résultats sur son caractère immunogène", sa capacité à induire une réponse immunitaire. Mais ces décisions seront donc prises par MSD et les futurs essais ne seront plus pilotés depuis la France. "Si le vaccin obtient une autorisation de mise sur le marché, MSD s'occupera de la commercialisation de ce vaccin."

Un lentivirus modifié génétiquement
La deuxième piste sur laquelle travaille l'Institut Pasteur utilise une technique tout à fait similaire à celle développée à partir du virus de la rougeole. Seulement cette fois, le vecteur viral utilisé est un lentivirus. Ce sont des virus lents, qui ont une très longue période d'incubation avant de manifester leur pouvoir pathogène sur les cellules, comme l'explique un article très synthétique du site Futura-Science. Ils ont aussi la particularité de tuer les cellules qu'ils infectent. "Par exemple, le VIH fait partie de la famille des lentivirus", précise Christophe d'Enfert.

Ce nouveau candidat-vaccin a lui aussi été modifié génétiquement, comme dans le cas de la rougeole, pour "servir de support aux protéines du coronavirus", précisément à la célèbre protéine Spike. Lors de ces travaux, ce lentivirus a aussi été rendu inoffensif. Pour le premier candidat vaccin dont nous avons parlé, le vecteur rougeole est atténué, détaille Christophe d'Enfert, "c'est-à-dire qu'il est capable de se multiplier mais il n'est pas capable de causer une maladie". Ici, dans le cas du lentivirus, le "vecteur viral non réplicatif" utilisé permet d'apporter à l'organisme un virus qui ne pourra pas se multiplier s'il entre dans nos cellules humaines. Ce candidat vaccin va donc se comporter un peu comme un "cheval de Troie", capable d'apporter des protéines qui stimuleront la réponse immunitaire des personnes vaccinées. Mais un cheval de Troie incapable d'attaquer lui-même notre organisme.

Le développement de ce candidat vaccin en est encore au stade pré-clinique. Il n'a donc pas été testé chez l'homme. Mais les premiers résultats semblent très prometteurs. L'équipe qui mène ces recherches appartient au laboratoire commun Pasteur-TheraVectys, dirigé par Pierre Charneau, lui-même chercheur à l'Institut Pasteur. Ses travaux ont donc montré que les souris une fois vaccinées développent une réponse immunitaire particulièrement forte. "Lorsqu'on fait une première injection de ce vaccin et ensuite un rappel par spray nasal, on a une excellente protection de l'infection par SARS-CoV-2 dans un modèle murin ou dans un modèle hamster", souligne Christophe d'Enfert, le directeur scientifique de l'Institut Pasteur :

C'est extrêmement encourageant parce que cela suggère que ce vaccin pourrait être utilisé avec une formulation en spray, plutôt que par voie injectable. Au moins pour le rappel.

Sous forme de spray nasal, le candidat vaccin paraît plus efficace
Dans un article paru le 4 juillet dans la revue BioRxvi, l'équipe de Pierre Charneau montre effectivement que le candidat vaccin en développement génère une production d'anticorps particulièrement efficace quand il passe directement par le nez. "Un vaccin contre le coronavirus efficace est celui qui permet d’amener la protection vaccinale à la porte d’entrée du virus, à savoir les voies respiratoires.", précise le responsable de l'unité de virologie moléculaire de l'Institut Pasteur, "les anticorps neutralisants présents dans le sang ne participent finalement que d’une façon marginale à la protection. Notre candidat vaccin réduit d’une façon drastique la charge virale dans les poumons (d’un facteur 100 000)", ajoute Pierre Charneau dans un article paru sur le site internet de l'Institut.

Pour bien comprendre ce qu'il se passe à ce moment là dans l'organisme, il est intéressant de se pencher sur un mécanisme de la réponse immunitaire face au Covid-19, qui a été assez peu étudié jusqu'ici. Directeur du département d'immunologie biologique de la Pitié-Salpêtrière, le professeur Guy Gorochov a créé avec d'autres collègues de l'AP-HP une bio-banque qui archive des milliers d'échantillons sanguins de malades atteints du Covid-19. Ces données, mises à la disposition de la communauté scientifique, sont d'autant plus précieuses que les patients "sont prélevés plusieurs fois, afin d'avoir des données sur l'évolution de la maladie", précise le chercheur dans un entretien qu'il a accordé à Sorbonne Université, la faculté de médecine où il est aussi Professeur. En analysant les données de cette bio-banque, COVIDef, l'équipe du professeur Gorochov a pu identifier les types d'anticorps qui sont les plus efficaces contre le nouveau coronavirus.

"Dans l’organisme, nous avons plusieurs types d'anticorps dont les IgG (immunoglobulines G) et les IgA. Si les premiers sont dominants dans le sérum, les IgA se retrouvent surtout dans la salive, le lait maternel, les larmes et les sécrétions respiratoires et gastriques.", développe Guy Gorochov dans son article, "Produits au niveau du système immunitaire muqueux, les IgA nous protègent contre les infections des muqueuses respiratoires et gastro-intestinales". Or, lorsque des médecins vaccinent un patient, en lui piquant le bras, par exemple et en procédant donc à une injection intra-musculaire, ils induisent principalement des anticorps IgG, ceux qui s'avèrent moins efficaces pour protéger contre des maladies respiratoires, donc contre le Covid-19.

Cette étude à laquelle il a participé, a donc inspiré Pierre Charneau et son équipe de l'Institut Pasteur et de TheraVectys. Elle a conçu une nouvelle stratégie vaccinale qui passe par une injection puis un spray nasal, de manière à mettre le candidat vaccin directement en contact avec les muqueuses. Et sans surprise, les chercheurs ont constaté que la réponse immunitaire des animaux était bien plus forte que lors de deux injections : "Ces travaux introduisent la notion importante que l'activité de neutralisation mesurée dans le sérum sanguin n'est probablement pas corrélée au niveau de protection mais plutôt que la protection vaccinale contre le SARS-CoV-2 nécessite une immunité spécifique, et notamment des anticorps IgA, au niveau de la porte d'entrée du virus, à savoir les voies respiratoires supérieures", conclut sur le site de l'Institut Pasteur Laleh Majlessi, co-auteure de l’étude et directrice de recherche au sein du laboratoire commun Pasteur-TheraVectys.

Reste maintenant à éprouver ce nouveau candidat-vaccin sur l'homme et à lancer un essai clinique de phase 1. Pour l'instant, Christophe d'Enfert rappelle que c'est à l'équipe du professeur Charneau de prendre cette décision et se refuse à donner un calendrier.

Un vaccin à ADN très novateur
La troisième stratégie que développe l'Institut Pasteur est totalement différente puisqu'il s'agit d'un modèle de vaccination ADN. Une technique sur laquelle les chercheurs ont commencé à travailler il y a une vingtaine d'années mais qui n'a encore jamais obtenu d'autorisation de mise sur le marché. Les seuls vaccins ADN ou ARN qui existent sont réservés aux animaux et seuls 4 vaccins de ce type sont commercialisés aujourd'hui. L'un d'entre eux est par exemple réservé aux saumons d'élevage qui doivent être protégés contre une maladie qui attaque leur pancréas, comme l'explique un long article du site Industrie Techno.

Cette stratégie vaccinale n’en est pas mois très novatrice et plusieurs entreprises, comme la célèbre biotech Moderna, aux Etats-Unis, misent sur ce type de vaccins.

Christophe d’Enfert, le directeur scientifique de l’Institut Pasteur résume :

Le principe (de cette vaccination) est de faire entrer une molécule d'ADN dans des cellules humaines. Les cellules sont situées au site de l’injection vont reconnaître la molécule d’ADN, elles vont ensuite la "transcrire" en une molécule d’ARN et produire la protéine Spike du virus SARS-CoV-2, à partir de cette molécule d’ARN.

Ensuite, le mécanisme devient plus classique, on espère que le système immunitaire reconnaîtra cette protéine Spike ennemie et développera des anticorps capables de la neutraliser.

Le schéma est totalement différent d’un vaccin classique, souligne encore le professeur d’Enfert : "Nos cellules vont être finalement l’usine qui va produire la protéine du nouveau coronavirus, qui sera ensuite reconnue par le système immunitaire." Dans le cas de Moderna, les scientifiques utilisent non pas un fragment d’ADN du SARS-CoV-2 mais directement l’ARN messager. Autrement dit le "maillon manquant entre l’ADN et la protéine Spike" précise Christophe d’Enfert. L’ARN messager est effectivement comme une copie d’une portion de l’ADN qui transmet un message permettant aux cellules de fabriquer des protéines. En l’occurrence, l’objectif est encore et toujours de fabriquer la fameuse protéine Spike qui permet au nouveau coronavirus de se fixer sur un récepteur de nos cellules humaines puis de pénétrer à l’intérieur et de s’y multiplier.

Pour l’instant, à l’Institut Pasteur, les expériences sur les modèles animaux semblent très prometteuses, mais les chercheurs ne se sont pas encore lancés dans une phase clinique.

"Effectivement je dirais qu’on n’est peut-être moins avancés sur cette stratégie de vaccination que d'autres acteurs, comme Moderna, CureVac ou BioNTch Biontech", admet Christophe d’Enfert, "et on s’interroge donc sur : faut-il ou pas s'engager dans des phases cliniques avec ce candidat vaccin à ADN ?".

Il est vrai que le développement de ce type de vaccins est très coûteux ajoute le directeur scientifique de l’Institut Pasteur. A titre d’exemple, l’Allemagne vient d’allouer tout récemment 627 millions d’euros aux groupes BioNTech et CureVac afin de financer leurs recherches déjà bien avancées. Et Moderna a lancé au mois d’août un essai clinique de phase 3 sur 30 000 volontaires.

La Fondation, dont un tiers du budget général provient de la générosité des donateurs, s’interroge donc sur l’opportunité de développer un vaccin à ADN que d’autres sont aussi en passe de savoir réaliser. Christophe d’Enfert parle de "réalisme".

Le chemin vers ce graal vaccinal n’est cependant pas encore achevé, conclut le directeur scientifique de l’Institut :

Les vaccins à ADN et ARN posent de vraies questions en termes de sécurité parce qu’on n’a pas forcément le même recul que celui que l’on peut avoir avec des vaccins d’un autre type.

Christophe d’Enfert prend l’exemple du vaccin rougeole que Pasteur sait fabriquer depuis des années : "Même si des vaccins recombinants dérivés du vaccin rougeole n’ont pas encore atteint le marché, on sait que le vaccin rougeole a été utilisé sur un nombre très important d’enfants, sans effets secondaires majeurs, avec une efficacité très importante. Ce recul là, on ne l’a pas encore sur la vaccination ADN, ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas aller de l’avant."

En prenant bien sûr le plus de précautions possibles pour s’assurer que ce type de vaccination n’est pas associé à des problèmes d’effets secondaires.

https://www.franceculture.fr/sciences/c ... is-vaccins

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 29 Sep 2020 - 04:50
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Vaccins contre le COVID-19 : où en est la recherche clinique fin septembre ?

Actuellement, 38 vaccins anti-SARS-CoV-2 ont atteint le stade d’évaluation clinique à travers le monde, et 149 autres sont au stade d’évaluation préclinique. Depuis quelques semaines, les neuf candidats vaccins les plus avancés ont atteint le stade d’évaluation de l’efficacité clinique à travers le lancement d’études de phase 3. Parmi eux, les deux vaccins à ARNm de Pfizer/BioNTech (ARNm BNT162) et de Moderna (mARN-1273) et les quatre vaccins à vecteur viral non réplicatif développés par CanSino (Adénovirus type 5), Janssen (Adénovirus 26 CoVS1) et le fameux vaccin russe Sputnik basé sur deux vecteurs (Ad5 et Ad26) qui a été autorisé par les autorités réglementaires du pays malgré la seule disponibilité de données de phase 1/2 publiées récemment dans The Lancet . Le dernier d’entre eux, le vaccin à adénovirus développé par l’université d’Oxford et AstraZeneca ( ChAdO x1 nCoV-19 ou AZD-1222), a vu son étude de phase 3 stoppée début septembre face à un évènement indésirable grave mais il a repris quelques jours plus tard après analyse des données, sur accord des autorités réglementaires britanniques. Restent trois autres vaccins aujourd’hui évalués en phase 3 : développés par la Chine (Sinovac et Sinopharm), ils se fondent tous trois sur l’utilisation du virus inactivé.

Course contre la montre :

La plupart de ces protocoles prévoient de recruter au moins 30.000 participants dans des pays où le virus circule activement afin de pouvoir identifier le plus rapidement possible une différence d’efficacité entre les patients vaccinés et non vaccinés. Ainsi, la plupart des études sont principalement menées aux États-Unis et dans plusieurs pays d’Amérique du Sud dont le Brésil. Concernant ces études d’efficacités, la FDA a annoncé attendre une réduction d’au moins 50% du risque d’infection par le SARS-CoV-2 chez les personnes qui auront reçu le traitement. Les investigateurs les plus optimistes tablent sur de premiers résultats issus d’analyses intermédiaires à partir du mois d’octobre ou novembre.

En France, un seul essai clinique est aujourd’hui en cours concernant les vaccins expérimentaux. Il concerne le candidat développé par l’Institut Pasteur à partir du virus atténué de la rougeole (TMV-083), et dont l’avantage pourrait être sa grande immunogénicité.

...et incertitudes :

La question de l’efficacité de ces vaccins pourrait donc trouver une réponse partielle avant la fin de l’année, même si deux éléments viennent questionner l’efficacité clinique de telles réponses : la première concerne la disparité et le maintien de la réaction immunitaire des patients infectés, comme le souligne une étude récente parue dans le JAMA et comme le résume un article paru cette semaine dans Science qui a compilé les données disponibles et modélisé l’évolution épidémiologique selon la variabilité de la durée de la réponse immunitaire au SARS-CoV-2. Ce travail souligne la nature actuellement incertaine de l’efficacité de l’immunité adaptative et par conséquent l'efficacité des futurs vaccins potentiels. La seconde concerne les cas de réinfection qui ont été rapportés coup sur coup récemment chez un patient de Hong Kong et un patient du Nevada . Peut-être les vaccins permettront-ils alors de réduire les symptômes liés à la réinfection, plutôt que de l’éviter, questionne un chercheur dans Nature ? Des données permettant de déterminer la proportion des patients présentant des réinfections apporteraient des réponses à la fois sur l’ampleur du problème, la dynamique de l’épidémie et l’efficacité vaccinale ...

https://science.sciencemag.org/content/ ... ce.abd7343

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 29 Sep 2020 - 04:54
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COVID-19 : la physique des particules pour prévoir une seconde vague

Trois scientifiques (France, Italie, Danemark) se sont inspirés d’une technique utilisée en physique des particules et en physique de la matière condensée (appelée « groupe de renormalisation ») pour bâtir un modèle prédictif d’une deuxième, voire troisième vague de COVID-19 en Europe. Leur travail a été publié dans Nature Scientific Report .

Les données utilisées sont celles constatées pendant la première vague. Les chercheurs supposent que l’immunité de groupe actuelle est faible, voire nulle. Leurs paramètres sont les mesures de distanciation physique (selon leur application par la population), l’existence de clusters locaux et le contrôle aux frontières de chaque pays. La modélisation s’appuie sur une formule mathématique « simple » (pour des mathématiciens…) et « utilisable par tout un chacun sur un ordinateur portable. » Ils en proposent une traduction sous forme de carnet imprimé et de vidéo à l’usage des autorités publiques, dirigeants d’entreprises et citoyens. Leur méthode a commencé à être testée (avec succès) depuis le 5 août 2020.

Selon ces chercheurs, ce sont les trois paramètres qu’ils ont choisi qui sont déterminants pour l’avenir de l’épidémie. Si les « comportements humains » ne sont pas adéquats à la situation, ils prédisent une seconde vague dans l’ensemble des pays européens survenant entre juillet 2020 et janvier 2021, avec des dates et une ampleur variant selon les pays.

https://www.nature.com/articles/s41598-020-72611-5

https://www.cnrs.fr/fr/europe-modelisat ... u-covid-19

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 30 Sep 2020 - 04:04
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Grippe et COVID : l’Académie de médecine plaide pour la vaccination obligatoire des soignants

Paris, France—En raison de la recrudescence des cas de COVID-19 en France, l'Académie nationale de médecine « considère qu'il est urgent de rendre obligatoire la vaccination contre la grippe pour l'ensemble du personnel soignant exerçant dans le secteur public ou libéral, dans les établissements de santé et dans les EHPAD, ainsi que pour les auxiliaires de vie pour personnes âgées »[1].

En France, cette vaccination avait été rendue obligatoire en 2006, mais, la même année un décret avait suspendu cette obligation vaccinale [2].

Pour l’Académie nationale de médecine : « La pandémie de Covid-19 impose aujourd'hui de reconsidérer cette décision. ».

L'Académie nationale de médecine justifie sa recommandation par les raisons suivantes :

• l'évolution actuelle des indicateurs épidémiologiques fait redouter la persistance d'une circulation du SARS-CoV-2 sur un mode épidémique jusqu'au printemps prochain ;

• nul ne peut prédire l'ampleur ni la gravité de la grippe saisonnière 2020-2021 ;

• le risque d'une saturation des services hospitaliers par l'addition de cas de grippe sévère aux cas de Covid-19, aggravée par l'incapacité des soignants malades, ne peut être encouru ;

• le risque d'infection grippale est plus élevé chez les soignants que dans la population générale en raison de leur exposition professionnelle. Ils sont souvent impliqués comme probable source de contamination dans les épidémies de grippe nosocomiale.

L’Académie de médecine rappelle qu’en France, la couverture vaccinale du personnel soignant contre la grippe demeure insuffisante. Lors de la saison 2018-2019, elle était estimée à 35% dans les établissements de santé (67%, pour les médecins, 48% pour les sages-femmes, 36% pour les infirmiers et 21% pour les aides-soignants) et à 32% dans les EHPAD (75% pour les médecins, 43% pour les infirmiers, 27% pour les aides-soignants et 34% pour les autres paramédicaux [3].

« La vaccination contre la grippe des professionnels de santé protège les personnes vulnérables, réduit la transmission nosocomiale de la grippe et diminue la mortalité des patients. C'est une responsabilité éthique de protéger les patients dont ils ont la charge [4 ]», conclut l’Académie.

Références :

1 Communiqué de l'Académie nationale de médecine.Vacciner tous les soignants contre la grippe : une évidente obligation.19 septembre 2020.

2 Conseil supérieur d'hygiène publique de France. Avis relatif à la mise en œuvre de la protection individuelle contre la grippe des professionnels visés à l'article L.3111-4 du code de la santé publique par une obligation vaccinale, 19 mai 2006.

3 Santé Publique France. Couverture vaccinale antigrippale chez les professionnels de santé. Bulletin de santé publique, octobre 2019.

4 Perl TM, Talbot TR. Universal Influenza Vaccination Among Healthcare Personnel: Yes We Should. Open Forum Infect Dis. 2019 ; 6(4) :ofz096.
nationale de médecine. Rapport « La lutte contre l'antibiorésistance dans la politique nationale de santé », 14 janvier 2020.

5 HCSP. Rapport « Efficacité de la vaccination contre la grippe saisonnière chez les personnes âgées et les professionnels de santé », mars 2014.

6 Académie nationale de médecine. Communiqué « Face à la Covid-19, vaccinons contre la grippe ! », 13 mai 2020.

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 30 Sep 2020 - 04:18
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COVID-19 et pollution atmosphérique

Face aux différences de diffusion du SARS-CoV-2, des chercheurs ont exploré l’influence de la pollution atmosphérique comme facteur favorisant la mortalité par COVID-19 dans trois grandes villes – Paris, Lyon et Marseille.

À partir de données recueillies et de modélisations utilisant l’intelligence artificielle, ils ont pu déterminer des seuils de PM2,5 (particules fines inférieures à 2,5 μm) et PM10 (particules fines inférieures à 10 μm) à partir desquels la propagation du virus était favorisée :

• Pour Paris, les seuils de 17,4 μg/m3 pour les PM2,5 et de 29,6 μg/m3 pour les PM10 ont été déterminés,
• Pour Lyon, ces seuils ont été déterminés à 15,6 μg/m3 pour les PM2,5 et 20,6 μg/m3 pour les PM10,
• Et pour Marseille, 14,3 μg/m3 pour les PM2,5 et 22,04 μg/m3 pour les PM10.
Ces valeurs sont supérieures aux plafonds imposés par la directive 2008/50/CE du Parlement européen. Les auteurs invitent à une révision des limites Européennes afin qu’elles tiennent compte de ces seuils sanitaires.

Pourquoi cette étude a-t-elle été menée ?

Il est admis que l’émission de particules fines, notamment PM2,5 et PM10 contribuent à l’augmentation des risques sanitaires, en particulier les infections respiratoires, les maladies pulmonaires obstructives chroniques et les cancers. Plusieurs études ont déjà suggéré l’existence d’une association significative entre la pollution atmosphérique et la mortalité par COVID-19.

Il était intéressant d’évaluer si une concentration particulaire importante dans l’atmosphère pouvait rendre le système respiratoire plus sensible à une infection par COVID-19. Ces particules proviennent quasi exclusivement des émissions du trafic routier du fait de la combustion des produits pétroliers (essence et diesel). Non seulement ces particules fines subsistent dans l’air plus longtemps que les grosses, mais elles pénètrent plus facilement les voies respiratoires et favorisent l’inflammation des tissus pulmonaires.

Méthodologie :

Des données ont été recueillies à partir de multiples mesures de PM10 et PM2,5 réalisées dans les trois plus grandes villes de France entre le 18 mars et le 27 mars 2020, soit 41 jours consécutifs. Les chercheurs ont ensuite utilisé l’intelligence artificielle et plus spécifiquement des réseaux neuraux artificiels (ANN) afin de déterminer des seuils pour les PM2,5 et PM10 à partir desquels les décès par COVID-19 étaient augmentés.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32952266/

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 30 Sep 2020 - 04:20
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COVID-19 : les enfants gardés en crèche sont-ils vecteurs de transmission entre adultes ?

La participation des enfants aux chaînes de transmission du SARS-CoV-2 n’est pas complètement établie. Pourtant, alors que nous subissons une résurgence de l’épidémie, il paraît nécessaire de déterminer si la fermeture des systèmes publics d’accueil de la petite enfance est utile pour la gestion de l’épidémie. Pour contribuer à répondre à cette question, une étude a été réalisée dans deux crèches hospitalières de Seine-Saint-Denis (Montreuil et Aulnay-sous-Bois) afin d’évaluer la circulation du virus entre deux populations, exposées l’une à l’autre à travers des enfants de moins de trois ans : d’une part des soignants hospitaliers réquisitionnés pour prendre en charge des patients atteints de COVID-19, d’autre part des professionnels de la petite enfance qui ont gardé les enfants de ces soignants.

Cette étude rétrospective a été réalisée du 29 mai au 2 juillet 2020 afin de retracer la circulation du SARS-CoV-2 pendant la période de confinement entre ces deux populations. L’hypothèse de départ était que les soignants réquisitionnés auprès de patients atteints de COVID-19 auraient une probabilité élevée d’avoir contracté le virus (taux d’attaque estimé à 30%) et que les enfants ne transmettraient pas le virus de leurs parents, si bien que le taux d’attaque parmi le personnel des deux crèches hospitalières serait moindre (taux d’attaque évalué à 10-15%).

Au total, 47 soignants hospitaliers et 44 professionnels de la petite enfance ont été inclus dans l’étude. Un questionnaire a reconstitué l’historique des symptômes, les contacts avec des cas suspects ou avérés de COVID-19 et les caractéristiques sociodémographiques des participants. Un prélèvement sanguin a recherché des anticorps anti-SARS-CoV-2.

Une contamination entre adultes

Les résultats ont montré que, contrairement à ce qui était attendu, le taux d’attaque du virus n’a pas été plus élevé chez les parents soignants directement exposés au SARS-CoV-2 (13,6% à Montreuil et 12% à Aulnay-sous-Bois) que chez les professionnels des deux crèches (41,7% à Montreuil et 9,4% à Aulnay-sous-Bois). Cela est lié au fait qu’une épidémie est survenue dans le personnel de la crèche de Montreuil mais celle-ci ne s’est pas répercutée sur les parents dont les enfants avaient été confiés à cette crèche sur la période d’étude. À Aulnay-sous-Bois, trois professionnels de la crèche ont été infectés : aucun n'avait pris en charge l'enfant d'un soignant séropositif et parmi les parents d'enfants qui avaient été confiés à ces trois professionnels, aucun n'a développé d'anticorps.

Parmi le personnel de crèche, 12 des 14 infections ont pu être reliées à un contaminateur probable. Il apparaît alors que la plupart de ces contaminations étaient survenues sur le lieu de travail, entre collègues, le plus souvent dans les salles de repos, généralement de petite taille et dénuées de fenêtre ou mal aérées.

Le taux d’attaque relativement faible observé dans la population de soignants exposés au SARS-CoV-2 est cohérent avec la séroprévalence globale observée parmi le personnel testé dans ces deux hôpitaux et reflète l’efficacité des mesures barrières.

Au total, la survenue d’une épidémie chez les professionnels de la crèche de Montreuil sans diffusion aux parents et l’absence de connexion entre les parents et les professionnels de la crèche infectés à Aulnay-sous-Bois plaident pour une propagation du virus entre adultes, largement favorisée par les interactions entre collègues. Bien que les enfants n’aient pas été prélevés et ne puissent donc pas être formellement exclus des chaînes de transmission, ils ne semblent pas avoir véhiculé le virus entre parents et professionnels des crèches, malgré l’absence de toute mesure de distanciation physique entre eux et les adultes.

http://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2 ... 020_23.pdf

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 30 Sep 2020 - 08:19
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Covid-19: les injonctions paradoxales du gouvernement menacent la santé mentale des Français

Les annonces d'Olivier Véran hystérisent un peuple qui se sent victime de maltraitance institutionnelle. Il ne manquerait plus que les colères se giletsjaunisent.

La dernière enquête BVA résonne du triste son de la corne de l’inquiétude. En effet, 58% des Français déclarent que “Emmanuel Macron et le gouvernement ne s’adaptent pas suffisamment au contexte sanitaire et prennent des décisions incohérentes ou inadaptées”.

Après les annonces par le ministre de la santé Olivier Véran de nouvelles restrictions des libertés dans l’espace public et privé pour contenir la nouvelle propagation du virus, nous pressentons sourdre un sentiment de trop plein qui mène la population française droit vers des chemins de colères dont on n’aimerait pas, du point de vue des pouvoirs publics, qu’ils se “giletsjaunisent” puisque le substantif est désormais admis dans l’univers médiatique. Ou pire encore! Tentons de comprendre le phénomène de pression qui s’exerce sur les tempéraments, Marseille endossant le rôle de première des cités “séparatistes” vis-à-vis des derniers protocoles sanitaires. Jusqu’à quand? Rien ne va plus!

Les annonces du gouvernement, au lieu d’apaiser et de rassurer en démontrant sa capacité à surmonter la crise, hystérisent un peuple qui vomit comme rarement ce “panopticon carcéral” qu’on nomme la réponse sanitaire au virus du CORONAVIRUS! Dans la même enquête BVA, le pourcentage de ceux qui déclarent qu’Emmanuel Macron “sait où il va” chute lourdement par rapport à l’an passé: seuls 30% (-12 points) le déclarent aujourd’hui tandis qu’une forte majorité des Français (70%) a le sentiment qu’Emmanuel Macron “agit au jour le jour”.

Les Français deviennent fous
Les Temps modernes est un film écrit et joué en 1936 par Charlie Chaplin. Il est ouvrier dans une usine. Ne supportant pas les injonctions dénuées de sens du travail à la chaîne, il finit par devenir fou. Les effets secondaires du travail répétitif provoquent chez lui des convulsions. Il se met à asperger d’huile ses compagnons de travail. Force est de constater que la crise sanitaire du Covid-19 ne se résorbant pas, pire elle ouvrirait la tant redoutée deuxième phase, le gouvernement perd la main et provoque une nouvelle forme de jacquerie dans certaines couches les plus urbanisées de la société. Quelle étiologie à ce phénomène, c’est-à-dire l’étude des causes et des facteurs d’une maladie psychiatrique? Il s’agit des effets d’injonctions paradoxales. La science décrivant ainsi le mal: “en anglais, “double bind” est une situation dans laquelle une personne est soumise à deux contraintes ou pressions contradictoires ou incompatibles. Si la personne est ou se sent prisonnière de la situation (notamment un enfant), cela rend le problème insoluble et engendre à la fois troubles et souffrances mentales.” C’est-à-dire tout et son contraire. Ce que vivent les Français déjà très fortement marqués par une période de confinement strict, inattendu et anxiogène.

Injonction dans le domaine sanitaire: les masques, les tests. Mauvais un jour, quintessence le lendemain.

Injonction dans le domaine politique: chahutés entre les prévisions apocalyptiques du Conseil Scientifique et le souhait du gouvernement d’alléger le dispositif. Le concept “vivre avec le virus” a été dégradé à Marseille et ailleurs au profit d’un reconfinement circonstancié et des désidératas de préfets qu’une famélique frontière entre deux départements voisins de quelques centaines de mètres ne protège contre des décisions antinomiques et de surcroît incompréhensibles (ex: piscines du 15e arrondissement de Paris ouvertes mais fermées chez son voisin de quelques centaines de mètres des Hauts-de-Seine).

Injonction dans le domaine économique et social: le taux de chômage et les défaillances d’entreprise devraient atteindre des niveaux records, or le gouvernement ne promet “du sang et des larmes” à personne. Tout va bien dit-on à la marquise du peuple de France. Entre le maintien de la confiance et la dissimulation mensongère le gap est trop large.

Injonction dans la vie quotidienne: tandis que les protocoles sanitaires à l’école s’allègent, les restaurants ferment dans la cité phocéenne et en Guadeloupe.

Injonction de la part des scientifiques et des médecins: les communautés de médecins et de scientifiques s’écharpent sans douceur ni modération. Les unes “raoultiennes”, substantif construit à partir du nom du célèbre patron de l’IHU de Marseille, prônent la baisse d’intensité du virus et une peu probable seconde vague. Dans une récente vidéo, le professeur Raoult réaffirme ses propos tenus ce même mois au Sénat. Selon lui, le virus est en train de muter et est moins dangereux qu’au printemps. “Il y a une augmentation des cas diagnostiqués, sans augmentation du tout de la mort”. De l’autre les “Delfraisso-juviniens”, des professeurs Delfraissy, Président du conseil scientifique et Juvin, chef de service des urgences de l’hôpital européen Georges-Pompidou, adeptes de mesures strictes, redoutent l’arrivée d’une nouvelle surcharge dans les services d’urgence. De son côté, le président de l’ordre des médecins, Patrick Bouet, s’inquiète d’autres mesures totalement incohérentes. Dans le JDD du 27 septembre il redoute un recours excessif aux médecins généralistes du fait de “l’angoisse de la population confrontée à de nombreuses injonctions paradoxales et donc anxiogènes. On demande aux gens de se faire tester mais ils n’y arrivent pas…”.

De sanitaire la crise pourrait devenir institutionnelle
N’en jetons plus, à cela pourraient s’ajouter d’autres injonctions comme la gravité réelle de la maladie: une étude lancée par le London King’s College sur des patients atteints de la Covid-19 suggère qu’une personne atteinte sur 10 sera toujours atteinte de symptômes après 3 semaines. Grippette or not grippette, la question reste en suspens et inquiète!

Tel Dieu avec les hommes qui les “créa à son image” (Genèse 1: 27 – Bible), la sphère dirigeante transfère son incompréhension de la situation pandémique puis de la crise sanitaire à l’ensemble du corps social. A cause des violences enregistrées depuis plusieurs mois par les médias, les Français regrettent de la part de ces derniers un traitement anxiogène et excessif de la crise selon une enquête de l’IFOP parue le 27 septembre, ce qui ne saurait rester sans conséquences électorales à ce degré de maltraitance institutionnelle. Or la situation est inquiétante puisque ni les partis traditionnels de la gauche et de la droite, ni les forces providentielles n’offrent la perspective d’une épiphanie de la part d’un putatif leader capable de mener une campagne gagnante. De plus les Français font grise mine à l’idée de rejouer la finale de 2017. Si “conséquences électorales” signifiait pour les Français de renverser la table politique, de sanitaire la crise deviendrait institutionnelle et en 2022 les tristes passions françaises pourraient figurer ad vitam aeternam dans les livres d’histoire.

https://www.huffingtonpost.fr/entry/cov ... bv-Hc7OwiY

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 30 Sep 2020 - 16:40
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Épidémie de Covid : où en est-on ? Faut-il prendre des mesures plus strictes ?



https://www.youtube.com/watch?v=6rqmBHi ... 58qKpNoX5c

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 01 Oct 2020 - 11:15
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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 01 Oct 2020 - 12:11
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Merci campanar Biiien

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 01 Oct 2020 - 12:16
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COVID-19 : la susceptibilité à l’infection au SARS-CoV-2 est 44 % plus faible chez les enfants, par rapport aux adultes, selon une méta-analyse

• Les enfants et les adolescents pourraient avoir une susceptibilité 44 % plus faible à l’infection au coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2), par rapport aux adultes, selon une méta-analyse de 18 études de recherche des contacts.

• Ces résultats préliminaires ont des implications concernant la distanciation sociale et l’ouverture des écoles.

• Une méta-analyse a été réalisée à partir de 18 études de recherche des contacts, menées auprès de plus de 200 000 participants (dont quelque 12 000 enfants et adolescents), après une recherche effectuée dans PubMed et medRxiv, un serveur de prépublications médicales.
- Parmi les études, six provenaient de Chine, deux des États-Unis et une provenait de chacun des pays suivants : Australie, Brunei, Corée du Sud, Inde, Irlande, Israël, Japon, Pays-Bas, Singapour et Taïwan.
• 14 études de dépistage dans la population n’ont pas été incluses, car elles ont été jugées inappropriées pour la méta-analyse en raison de leur trop forte hétérogénéité.
• Les adultes ont été définis comme étant âgés de 20 ans ou plus.
• Financement : aucun financement n’a été communiqué.

• Une méta-analyse d’études de recherche des contacts révèle que les enfants et les adolescents pourraient avoir une susceptibilité 44 % plus faible à l’infection au SARS-CoV-2, par rapport aux adultes (RC : 0,56 ; IC à 95 % : 0,37–0,85).
• Les enfants de moins de 10 ans présentent une susceptibilité légèrement plus faible à l’infection (RC : 0,52 ; IC à 95 % : 0,33–0,82), par rapport aux adolescents (10–19 ans ; RC : 0,72 ; IC à 95 % : 0,46–1,10).
• Trois études de recherche des contacts menées dans des écoles ont révélé une transmission négligeable de la maladie à partir des cas de référence chez des enfants ou des professeurs.
• L’obtention de la prévalence ou de la séroprévalence du virus chez les enfants, par rapport aux adultes, n’a pas été possible à partir des études de dépistage dans la population.

• Certaines études étaient de faible qualité, avec notamment des biais potentiels.

https://jamanetwork.com/journals/jamape ... le/2771181

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 01 Oct 2020 - 12:24
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COVID-19 : Vers un dispositif national de priorisation des tests RT-PCR

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) a pris acte des difficultés rencontrées par le dispositif français de dépistage du SARS-CoV-2 par tests PCR nasopharyngés. Pour lui, leur règlement constitue une urgence : l’accès plus difficile aux tests pour les personnes prioritaires compromet gravement la lutte contre la transmission virale. Aussi a-t-il pris l’initiative d’une concertation avec les représentants des biologistes médicaux, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), le Collège de la médecine générale (CMG), la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), la Direction générale de la santé (DGS), Santé publique France (SPF) et la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF). Le résultat est une proposition très pragmatique pour réaliser les prélèvements et la délivrance des résultats en 48 heures maximum.

Définir des publics prioritaires

Elle repose sur trois éléments. En premier lieu, une définition rigoureuses des cas prioritaires pour un test RT-PCR :

- personnes munies d’une prescription médicale,

- personnes identifiées comme symptomatiques,

- personnes identifiées comme contacts de cas avérés,

- professionnels de santé et aides à domicile au contact de patients fragiles.

Sont donc exclues du dispositif toutes les autres personnes, y compris celles dans des situations délicates (avant hospitalisation programmée, déplacements ou exercice professionnel hors professions de santé, avant visite à un parent vulnérable, un déplacement touristique, etc). Le texte demande une réflexion concernant « la situation des personnes qui nécessitent rapidement une hospitalisation ou une entrée en institution, pour qui l’absence de test préalable disponible peut entraîner une perte de chance. »

Une plateforme de programmation dédiée

En second lieu, il est proposé une généralisation adaptée aux réalités locales de la plateforme de programmation de rendez-vous existant en Île-de-France. Fonctionnant 7 jours sur 7, de 9h à 20h, elle repose sur un centre d’appel, joignable uniquement par :

• un médecin prenant en charge un patient symptomatique,
• les plateformes de Contact tracing de l’Assurance maladie,
• les services de l’ARS (Agence régionale de santé) pour des cas contacts,
• un médecin identifiant un professionnel de santé dont l’activité et les circonstances nécessitent la réalisation d’un test.
Les demandes de particuliers ne sont pas prises en compte. Le centre reçoit l’appel du médecin, recueille par son intermédiaire les coordonnées de la personne pour laquelle un rendez-vous doit être obtenu et contacte le laboratoire le plus proche du domicile de celle-ci. La date et l’heure du rendez-vous sont directement confirmées au patient par le laboratoire. Une plateforme numérique est envisagée.

Des lieux et/ou des horaires dédiés

En troisième lieu, le texte prend acte qu’il « n’est pas réaliste de refuser la réalisation du test une fois que les patients non prioritaires sont déjà présents sur site. Aussi, des créneaux horaires ou des sites spécifiques de prélèvements accessibles uniquement aux patients auxquels un rendez-vous a été attribué via la plateforme seront organisés. »

Médecins prescripteurs et traitants seront informés des prises de rendez-vous. Enfin, « les engagements et responsabilités des acteurs mobilisés doivent être organisés et lisibles. »

Des tests salivaires ou immunologiques pour les patients asymptomatiques

Dans le cadre de la course de vitesse contre le COVID-19, la HAS (Haute Autorité de Santé) vient de rendre un avis positif pour l’utilisation des tests virologiques (RT-PCR) sur prélèvement salivaire, ainsi que pour leur remboursement, chez les personnes symptomatiques, bien qu’ils soient « un peu moins sensibles que le prélèvement nasopharyngé. » Elle préconise de les réserver aux personnes pour qui celui-ci est difficile, voire impossible. En revanche, elle ne les recommande pas chez les personnes asymptomatiques, chez qui ils sont « très peu performants. » Il en va de même pour les tests immunologiques, qui “plus rapides que les tests RT-PCR, pourraient désengorger les laboratoires en réduisant les délais pour se faire tester et recevoir ses résultats.”

https://www.conseil-national.medecin.fr ... sts-rt-pcr

https://www.conseil-national.medecin.fr ... rt-pcr.pdf

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3202317 ... tomatiques

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3203094 ... tomatiques

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 02 Oct 2020 - 07:18
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Les syndicats de médecins libéraux de plus en plus irrités par l’attitude des pouvoirs publics

Paris, le jeudi 1er octobre 2020 – Pour les âmes particulièrement naïves, il y avait, après l’important pic épidémique du printemps, qui avait mis en évidence les nombreux blocages du système de santé français, une pensée réconfortante : les erreurs allaient être réparées, grâce notamment à la mise en évidence de la capacité de réaction et de souplesse de l’administration. Las, à peine quelques mois plus tard, et alors qu’un rebond épidémique est redouté, de nombreux signaux laissent entrevoir que les leçons n’ont en réalité nullement été tirées.

Le temps de la reconnaissance des efforts, de la réponse aux besoins et de la souplesse est révolu
Les médecins libéraux ont ainsi beaucoup regretté une vision trop hospitalo-centrée de la gestion de l’épidémie et avaient pu observer (même si le dispositif suscitait par ailleurs des réserves éthiques) que le système Contact Covid remettait le praticien de ville au centre du dispositif. Ils ont également par ailleurs été encore plus nombreux à dénoncer les difficultés d’accès aux équipements de protection individuel (EPI), en raison de multiples couacs dans leur distribution. Or en ce premier jours d’octobre, les praticiens constatent que les déboires d’hier paraissent en passe de se répéter. Ainsi, MG France a fait hier un triste bilan : « Vous preniez vos dotations de masques à la pharmacie. Cela s'arrête la semaine prochaine. En EHPAD, vous cotiez VG (Visite)+ MD (ECG en visite)+ MU (en urgence) soit 57,60€ (en raison du temps nécessaire pour arborer les équipements de protection, ndlr). Cela s'arrête ce soir. Comme 30 à 50% de vos patients n'ont pas accès à une technique de vidéo-transmission, vous consultiez par téléphone. C'est interdit ! » résume le syndicat. Ce dernier estime que la suspension de ces différentes mesures ne peut qu’inciter les médecins à se sentir « abandonnés et trahis ».
Les médecins libéraux méprisés par le PLFSS :

La multiplication de ces signaux négatifs accroit la forte déception des syndicats de médecins libéraux au lendemain du Ségur de la santé. Or, les annonces faites dans le cadre du Projet de loi de financement de la sécurité sociale cette semaine ont conforté le spleen des praticiens de ville, tant sur le fond que sur la forme. Le Syndicat des médecins libéraux relate ainsi : « Le SML regrette très vivement la façon dont les partenaires conventionnels sont traités à l’occasion de la réunion dématérialisée de la commission des comptes de la Sécurité sociale qui ouvre la séquence budgétaire du PLFSS. Tout d’abord, le système de connexion ayant atteint sa capacité maximale, certains syndicats dont le SML n’ont pu se connecter et ainsi participer aux travaux de la commission, ils ont été renvoyés à une liaison téléphonique plus que médiocre.
Cela ne fait que s’ajouter au fait que seule la synthèse des travaux de la commission des comptes de la Sécurité sociale avait été communiquée (…) à une heure tardive aux syndicats et que le rapport intégral, lui n’a été adressé que quelques minutes avant la réunion ». Outre ces détails formels, le texte est un nouvel affront pour les professions libérales. L’imputation sur les soins de ville des indemnités journalières au titre des arrêts de travail, un système d’aide qui choisit de se fonder uniquement sur les charges en ignorant l’ampleur des pertes subies par les cabinets libéraux et l’absence de toute perspective d’augmentation des honoraires indignent les syndicats. Et il est peu probable que les discussions entamées avec l’Assurance maladie autour du forfait structure ou de l’assouplissement des règles de télémédecine permettent d’apaiser la colère. D’autant plus que l’idée de « lever la règle d'une consultation présentielle dans les 12 mois précédents pour l'ensemble des spécialités et le médecin traitant » ne séduit guère l’ensemble des syndicats, dont certains redoutent un risque de nomadisme médical. Le gouvernement n’a pourtant pas voulu attendre le résultat des discussions, puisqu’il a déjà indiqué que ce dispositif, mis en place au printemps, serait prolongé au moins tout au long de l’année 2021. Un autre motif de crispation pour les syndicats.

https://www.jim.fr/medecin/actualites/p ... _pro.phtml

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 02 Oct 2020 - 15:50
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Covid-19 : les personnes âgées exclues de la plupart des essais cliniques

Les personnes âgées représentent 80% des décès du Covid-19. Pourtant, plus de la moitié des essais cliniques testant des traitements et 100% de celles qui se penchent sur un vaccin les excluent des patients recrutés.

Les personnes âgées, premières victimes du Covid-19, sont exclues de 50% des essais cliniques dédiés, et de 100% des essais de vaccin, d'après une lettre de recherche publiée dans le JAMA.

La moitié des études sur le traitement du Covid-19 excluent les personnes âgées :

"Nous craignons que l'exclusion des personnes âgées des essais cliniques ne limite systématiquement notre capacité à évaluer l'efficacité, le dosage et les effets indésirables des traitements Covid-19 dans cette population", alerte dans un communiqué la Dr Sharon Inouye, co-autrice de la lettre et gériatre à la Harvard Medical School (Etats-Unis). L'équipe a analysé 847 études en cours sur des traitements ou vaccins contre le Covid-19 et relevé tous les critères d'inclusion des patients susceptibles d'exclure les personnes âgées de 65 à 85 ans, directement ou pas. Parmi ces études, 23% (195) avaient explicitement mis une limite d'âge. 17 d'entre eux excluaient d'office tous les patients de plus de 55 ans, et 108 avaient placé la barre à 75 ou 80 ans. Sur les 652 études qui ne spécifiaient pas d'âge maximum, 39% (252) avaient mis en place des critères excluant indirectement les personnes âgées : des pathologies telles que l'hypertension ou le diabète ou l'usage d'un smartphone ou d'un questionnaire en ligne. Au total, 447 études sur 847, soit 53%, écartaient les personnes âgées. Concernant la vaccination, l'ensemble des 18 études recensées excluaient les patients âgés d'une manière ou d'une autre.

Les patients âgés, une population délicate :

Ces exclusions sont communes dans les essais cliniques, puisque chaque particularité des patients (pathologie, fragilité, difficulté à suivre les instructions des médecins, etc.) peut influer sur l'efficacité du traitement ou semer le doute sur ce qui est attribuable au médicament testé. "Il est certain que certaines exclusions sont nécessaires pour protéger la santé et la sécurité des personnes âgées - comme des comorbidités mal contrôlées", admet la Dr Inouye. "Cependant, beaucoup ne sont pas bien justifiées, et semblent plutôt être le fait de l'opportunisme ou de la commodité pour les chercheurs."

Le souci est que ce sont justement les personnes âgées qui vont le plus bénéficier des traitements et vaccins étudiés dans ces essais. Dans le monde, les plus de 65 ans représentent 30 à 40% des cas de Covid-19, et 80 des décès. "Si le groupe d'âge le plus âgé est exclu des essais de vaccins, il ne sera pas possible de garantir l'efficacité, de titrer le dosage ou la fréquence, et d'évaluer les effets indésirables dans le groupe le plus vulnérable au Covid-19", observent les auteurs dans la lettre de recherche au JAMA. Créer un médicament contre le Covid-19 "qui fonctionne vraiment bien chez les personnes de 50 et 60 ans en bonne santé", c'est "rater le coche", réagit la Dr Inouye auprès du New York Times. Chez les personnes âgées, "les mêmes choses qui vous font courir un risque plus élevé pour le Covid rendent l'étude plus difficile", conclut la Dr Louise Aronson, gérontologue, au même journal.


Les personnes âgées doivent être vaccinées :

Il pourrait être avancé que la vaccination des populations plus jeunes serait suffisante pour obtenir les 67% d'immunité nécessaire à l'obtention d'une immunité collective. Mais "le niveau élevé d'immunité requis, associé au fait que de nombreux établissements (par exemple, les maisons de soins) sont composés presque exclusivement de personnes âgées, souligne l'impératif d'inclure ces dernières dans les essais du vaccin Covid-19", protestent les auteurs dans la publication. D'autant que les connaissances actuelles permettent, avec la préparation suffisante, de recruter des personnes âgées et de réaliser des essais cliniques sur le Covid-19 "aussi pertinents et inclusifs que possible", concluent-ils.

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/c ... ues_147742

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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 03 Oct 2020 - 04:35
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Sujet du message: Re: Hepatite et coronavirus  MessagePosté le: 03 Oct 2020 - 19:46
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CARTE COVID. La nouvelle carte de France du coronavirus actualisée

[Mis à jour le 2 octobre 2020 à 20h01] Un sursis a été accordé à la capitale par Olivier Véran, mais Paris devrait bel et bien passer en "zone d'alerte maximale" lundi prochain, si l'on en croit les derniers chiffres communiqués par Santé publique France. Pour la première fois dans notre carte du Covid, le département parisien dépasse la Guadeloupe (certes en forte baisse) au niveau du taux d'incidence ce vendredi 2 octobre. Paris est aussi la zone qui compte le plus de décès du Covid (8 morts) dans les dernières 24 heures.

Lors d'un point presse organisé en fin d'après-midi ce jeudi, Olivier Véran avait déjà fait savoir que Paris avait franchi tous les seuils des indicateurs fixés par le gouvernement pour passer en rouge écarlate, synonyme de "zone d'alerte maximale", au même titre que La Guadeloupe et Marseille. Mais le ministre préfère attendre que ces données soient "consolidées" dans la capitale pour enclencher les mesures drastiques associées. Théoriquement, cette bascule implique la fermeture totale des bars et restaurants. Mais après le bras de fer qui a eu lieu avec la maire de Marseille la semaine dernière et la grogne des professionnels, le gouvernement pourrait opter pour la concertation avec les élus locaux et permettre aux restaurateurs de rester ouverts.

Plusieurs autres métropoles ont de fortes chances de passer en "alerte maximale" elles aussi lundi : Lyon, Lille, Toulouse, Saint-Etienne ou Grenoble. La situation s'est en effet tendue ces derniers jours dans le Rhône, la Loire, l'Isère, le Nord ou encore la Haute-Garonne. Les chiffres restent préoccupants dans les Bouches-du-Rhône, les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis, déjà en zone d'alerte renforcée... En attendant, trois nouveaux départements ont d'ores et déjà été placés au premier niveau d'alerte alerte (rouge) ce jeudi : la Corrèze, les Hautes-Alpes et l'Yonne.

CARTE DU CORONAVIRUS EN FRANCE :

Depuis la mi-septembre nous mettons à jour au quotidien une carte de synthèse du Covid-19 en France, regroupant quelques-uns des principaux indicateurs, département par département. Cette carte du Covid comprend les tout derniers chiffres disponibles pour les hospitalisations, les cas en réanimation, les décès, les guérisons, mais aussi les indicateurs clés que sont le taux de positivité des tests ou le taux d'incidence. Consultez la carte ci-dessous et survolez un département pour voir les données :



Attention, il existe deux colorations possibles de cette carte : une coloration bleue selon les différents degrés de "vulnérabilité" de chaque département, définis au quotidien par Santé publique France ("vulnérabilité limitée", "modérée" ou "élevée") et une coloration rouge, selon les zones d'alerte établies par le gouvernement ("rouges" pour zone d'alerte ou de circulation active, "super-rouges" pour zone d'alerte renforcée, ou "écarlates" pour zone d'alerte maximale). Actuellement, notre carte est colorée selon le second critère, même si les deux informations sont toujours mentionnées au survol. Pour tout comprendre aux couleurs et aux chiffres présentés, lisez les précisions ci-dessous.

Comprendre les chiffres :

En plus des colorations établies par le gouvernement et Santé publique France, figurent sur notre carte du Covid-19 les dernières données hospitalières (hospitalisations, cas en réanimation, décès, sorties de l'hôpital) remontées généralement vers 19 heures chaque jour. Nous affichons aussi deux indicateurs clés de la progression du virus sur le territoire : le taux de positivité des tests et le taux d'incidence. Ces deux indicateurs, consolidés sur une semaine glissante, sont actualisés eux aussi chaque soir, mais avec des données remontant généralement à trois jours. Enfin, nous affichons également une évaluation du "R effectif", autrement dit le nombre de reproduction du virus. Ce chiffre est mis à jour de manière plus aléatoire. Voici une définition de chacun des indicateurs :

• Hospitalisations : nombre d'hospitalisations en cours à la date indiquée (chiffre entre parenthèses : nouvelles admissions en 24 heures).
• Patients en réanimation : nombre de patients en réanimation à la date indiquée (chiffre entre parenthèses : nouvelles admissions en 24 heures).
• Total des décès : nombre total de décès du Covid-19 dans le département depuis le début de l'épidémie (chiffre entre parenthèses : nouveaux décès en 24 heures).
• Sorties de l'hôpital : nombre total de sorties dans le département depuis le début de l'épidémie (chiffre entre parenthèses : nouvelles sorties en 24 heures).
• Taux de positivité des test : part des nouveaux cas de coronavirus diagnostiqués par test PCR sur le nombre total de tests effectués dans le département sur une semaine glissante, en pourcent (chiffre entre parenthèses : évolution de l'indicateur en points par rapport à la veille). Le seuil d'alerte a été fixé à 10 %.
• Taux d'incidence : nombre de nouveaux cas de coronavirus diagnostiqués par test PCR survenus sur une semaine glissante. Ce chiffre est rapporté au nombre d'habitants, soit un nombre de cas pour 100 000 habitants (chiffre entre parenthèses : évolution de l'indicateur en points par rapport à la veille). Le seuil d'alerte a été fixé à 50 pour 100 000 habitants.
• R effectif (régional) : nombre de reproduction du virus, autrement dit nombre moyen de personnes contaminées par un malade. Si ce chiffre est supérieur à 1, cela signifie qu'une personne atteinte de Covid-19 contamine plus d'une autre personne en moyenne actuellement et donc que la maladie progresse.
• Département en vulnérabilité : classement élaboré et mis à jour quotidiennement par Santé publique France avec les Agences régionales de Santé "à partir de l'ensemble des indicateurs produits et des signalements reçus, incluant les investigations de clusters". Cette "analyse contextualisée quotidienne des risques" traduit "à la fois la circulation virale et l'impact sur la santé de la population du département". Les départements sont classés selon trois niveaux de vulnérabilité : "limitée" là où les risques sont les moins élevés, "modérée" et enfin "élevée" pour les départements les plus touchés. Ce classement ne doit pas être confondu avec le classement en "zone rouge", même si les deux sont indirectement liés.
• Zones rouges : classement établi par le gouvernement pour les départements jugés en "circulation active" du virus. Il est établi en fonction de trois critères : le taux d'incidence général, le taux d'incidence chez les personnes âgées et la part de patients Covid en réanimation. Ce classement va au delà de la stricte observation du coronavirus, il donne des moyens d'actions à l'Etat sur les territoires. Dans les départements classés rouges, des "pouvoirs renforcés" sont en effet attribués aux préfets pour prendre des mesures de restrictions.
• Zones "d'alerte renforcée" (super-rouge) : ces zones ont été ajoutées pour la première fois le 23 septembre, au sein même des zones rouges. Il s'agit des zones "où le virus circule très fortement, y compris chez les personnes fragiles, avec déjà de premiers impacts sur les systèmes de santé". Le gouvernement a coloré ces départements en "super-rouge", mais ce sont avant tout les agglomérations qui sont concernées par cette nouvelle catégorie : les territoires de Bordeaux, Lyon, Nice, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Rennes, Paris et sa petite couronne, Rouen, Grenoble et Montpellier.
• Zones "d'alerte maximale" (écarlate) : il s'agit de la métropole Marseille-Aix et de la Guadeloupe où "la situation épidémique peut être qualifiée d'extrêmement tendue, avec des conséquences déjà lourdes sur le système sanitaire". Les bars et restaurants sont fermés dans ces deux zones pour deux semaines. "Si cette dernière zone d'alerte devait être dépassée, nous n'aurions pas d'autre choix que de déclencher l'état d'urgence sanitaire dans les territoires concernés", a indiqué Olivier Véran.

https://www.linternaute.com/actualite/g ... obre-2020/

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