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Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Déc 2019 - 10:04
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Les cliniques dentaires, des foyers de transmission de l’hépatite C et B

Des experts en santé s’accordent à dire que la propagation des hépatites B et C est due, en grande partie, au non-respect par certains praticiens dans des cliniques dentaires privées des protocoles de stérilisation du matériel et au manque de formation des assistants dentaires.

L’hépatite B, transmissible par les liquides biologiques (sang, salive…) et l’hépatite C, transmissible uniquement par le sang, figurent parmi les pathologies les plus répandues dans la société, a déclaré à l’APS le président de l’association SOS hépatite, Abdelhamid Bouallag. En Algérie, à l’instar de tous les pays du monde, les cliniques dentaires viennent en tête des foyers de transmission du virus, a expliqué M. Bouallag, s’appuyant sur les résultats de rapports de plaintes et enquêtes médicales.

Pour lui, la propagation de l’hépatite, notamment C, s’est accélérée par le manque d’hygiène et l’utilisation de matériel non stérilisé au niveau des cliniques dentaires privées, dont certaines ne disposent même pas d’autoclave (équipement de stérilisation). Plus grave encore, certains patients omettent de déclarer au dentiste leur maladie, a-t-il ajouté, précisant, à ce propos, que «90% des personnes atteintes l’ignorent carrément».

Par ailleurs, le président de l’association SOS hépatite a relevé un autre facteur crucial, à savoir le manque flagrant de formation des assistants dentaires, se félicitant de l’intérêt accordé, cette année, par les pouvoirs publics à cet aspect à travers l’ouverture d’un concours national d’accès à la formation spécialisée d’assistants en fauteuil dentaire. Les assistants en fauteuil dentaire sont un maillon important dans la chaîne de l’hygiène dans les cliniques, a-t-il assuré. 137 décisions de fermeture à titre conservatoire de cabinets dentaires sont signalées à Alger. Le spécialiste a relevé que le coût des soins d’un seul patient revenait à près de 30 millions de centimes pour une période de soins de trois mois, ce qui fait du recours à la prévention «une chose nécessaire», se félicitant des efforts du ministère de la Santé, déployés ces dernières années, pour réduire les taux d’atteinte en hépatite virale, particulièrement en ce qui a trait à l’obligation faite aux cabinets dentaires d’acquérir les équipements de stérilisation.

https://www.elwatan.com/pages-hebdo/san ... 29-12-2019

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Sujet du message:   MessagePosté le: 31 Déc 2019 - 07:05
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Doliprane, Advil et Efferalgan ne seront plus en accès libre en 2020

Tous les médicaments contenant ibuprofène, aspirine ou paracétamol sont concernés.

C’est officiel, à partir du 15 janvier 2020, Aspirine, Doliprane ou Advil seront obligatoirement rangés derrière le comptoir des pharmacies. L’Agence du médicament (ANSM) a annoncé ce mardi 17 décembre que ces médicaments ne doivent plus être en libre-service.

“Cette mesure s’inscrit dans la continuité des actions menées par l’Agence pour sécuriser l’utilisation de ces médicaments, notamment l’arrivée dans les prochains mois d’un message sur les boîtes des médicaments contenant du paracétamol afin d’alerter sur le risque pour le foie en cas de surdosage”, écrit l’ANSM dans son communiqué, dont la décision finale intervient après un avis en ce sens émis début octobre.

Cela ne signifie pas pour autant qu’il faudra une ordonnance pour en obtenir, mais simplement que seul le pharmacien pourra vous les donner.

Surdosage = danger

Car un mauvais usage comporte des risques. Pris à des doses trop élevées, le paracétamol peut provoquer de graves lésions du foie, qui peuvent nécessiter une greffe, voire être mortelles.

Fin 2017, une jeune femme, Naomi Musenga, était morte après avoir été raillée au téléphone par une opératrice du Samu de Strasbourg, ce qui avait provoqué une grosse vague d’émotion en France. Selon l’enquête, cette mort était “la conséquence d’une intoxication au paracétamol absorbé par automédication sur plusieurs jours”.

Pour un adulte sain de plus de 50 kilos, la dose maximale est de 3 grammes par 24 heures, c’est-à-dire 1 gramme par prise avec un espace d’au moins 6 heures entre chaque prise. En outre, la durée maximale de traitement recommandée est de “3 jours en cas de fièvre, 5 jours en cas de douleur, en l’absence d’ordonnance”, selon l’ANSM.

En juillet, le gendarme du médicament a décidé que l’avertissement “surdosage = danger” devrait désormais figurer sur les boîtes de paracétamol. “Le déploiement a commencé, les premières boîtes devraient arriver courant octobre/novembre, et cela s’étalera jusqu’en avril/mai”, selon le docteur Philippe Vella, directeur des médicaments antalgiques à l’ANSM.

De mauvaises utilisations?

De leur côté, les AINS “sont notamment susceptibles d’être à l’origine de complications rénales, de complications infectieuses graves et sont toxiques pour le foetus en cas d’exposition à partir du début du 6e mois de grossesse”, poursuit l’ANSM.

Elle avait émis un avertissement à ce sujet en avril, au terme d’une enquête qui suggérait le rôle aggravant de deux types d’AINS, ceux à base d’ibuprofène et de kétoprofène, en cas d’infection.

Cette enquête montrait en outre qu’on persiste à utiliser les AINS pour traiter les enfants atteints de varicelle, alors qu’ils doivent être évités au profit du paracétamol. “En cas de douleur et/ou fièvre, notamment dans un contexte d’infection courante comme une angine ou une toux”, il faut “privilégier l’utilisation du paracétamol en respectant les règles de bon usage”, souligne l’ANSM.

https://www.huffingtonpost.fr/entry/le- ... KkqEI4mIR4

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Sujet du message:   MessagePosté le: 31 Déc 2019 - 13:14
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2010-2019 : l'industrie pharmaceutique submergée par les vagues d'innovation

LE BILAN DE LA DECENNIE Les progrès de la biologie ont débouché sur une vague d'innovations sans précédent avec des conséquences sur le portefeuille des laboratoires, leur business model et les prix des médicaments.

Dire qu'en 2011, la Haute Autorité de santé n'avait eu à évaluer qu'un seul nouveau médicament. Mais les années de la décennie passant, les vagues d'innovations ont régulièrement déferlé sur l'industrie pharmaceutique. Aux Etats-Unis, un nombre record de 60 nouveaux produits a été autorisé en 2018. On peut désormais guérir l'hépatite C, la vie des malades atteints de certains cancers à un stade avancé a été prolongée, certains patients atteints de maladies auto-immunes ont retrouvé une vie normale, des maladies rares ont maintenant des traitements. Derrière ces progrès, il y a des médicaments. Et des industriels qui les imaginent, les développent, les produisent et les vendent. Eux aussi ont changé du fait même de ces innovations. Tour d'horizon des cinq faits majeurs de la décennie écoulée.

La biotechnologie rebat les cartes


Tous ces nouveaux médicaments trouvent leur source dans l'avancée des connaissances en matière de fonctionnement du système immunitaire et de génétique, et dans les innovations en matière de technologies appliquées au vivant. La découverte de mécanismes permettant de détecter puis de cibler les cellules cancéreuses a donné aux cancérologues de nouvelles armes qui s'appellent Keytruda , Opdivo ou Tecentriq. L'élucidation du rôle joué par certaines molécules du système immunitaire et la possibilité de les cibler avec des anticorps spéciaux a aussi permis de mieux contrôler le psoriasis, la polyarthrite, l'asthme, etc.

De la même manière, la découverte de la fonction de certains gènes, couplée à une meilleure maîtrise des outils de thérapie génique, permet aujourd'hui de lutter contre certaines maladies rares d'origine génétique. Et grâce aux techniques d'édition du génome, comme CrispR Cas 9, on peut aussi reprogrammer les cellules immunitaires pour qu'elles détruisent d'autres cellules sanguines cancéreuses et lutter ainsi contre des cancers du sang.

Autant de percées qui profitent aux malades et aux industriels de la santé qui les réalisent.

Les biosimilaires ouvrent une brèche

A l'autre bout du cycle de vie des produits, il y a la perte des brevets (valables vingt années à compter du dépôt qui intervient plusieurs années en amont de la commercialisation). Sachant que les premiers produits biologiques datent des années 1990, nombreux sont les brevets arrivés à échéance au cours des dix dernières années. Cette « falaise des brevets », selon l'expression consacrée, a provoqué l'arrivée des biosimilaires - un marché de l'ordre de 7 milliards destiné à se développer.

Plus chers que les génériques (il ne s'agit pas de copier une molécule mais plutôt de réinventer son procédé de production), ils sont, malgré tout, quelque 30 % moins chers que le produit d'origine et exercent donc une pression non négligeable sur les prix généralement très élevés. Avec, pour les laboratoires inventeurs, des pertes de chiffre d'affaires à la mesure. A ce jour, on compte une quarantaine de biosimilaires, souvent fabriqués par les mêmes acteurs que ceux qui sont à l'origine des produits d'origine. Mais aussi par des fabricants de génériques comme Mylan ou de nouveaux acteurs comme les coréens Samsung ou Celtrion.

L'injonction de la spécialisation

La déferlante R&D au cours des dix dernières années a conduit les laboratoires pharmaceutiques à concentrer leurs forces humaines et financières sur le développement de nouveaux médicaments. C'est dans ce décor que s'inscrit le mouvement de cession des activités annexes, comme la santé animale , les médicaments en vente libre, ou les dispositifs médicaux. Pfizer, Lilly, GSK, Novartis ou Sanofi ont tous suivi ce mouvement. Seul Johnson & Johnson persiste avec un certain succès dans la diversification, Bayer payant au contraire très cher une telle stratégie qui l'a conduit à racheter Monsanto - la pire opération de la décennie.

Pour les mêmes raisons, les méga fusions, dont le dernier avatar a été la tentative d'OPA de Pfizer sur AstraZeneca en 2014, ont cédé leur place aux acquisitions ciblées, de plus petite taille, qui viennent compléter les axes thérapeutiques sélectionnés par les laboratoires. Ce qui compte aujourd'hui, ce n'est pas d'être gros mais d'être en pointe sur un certain nombre de domaines thérapeutiques. Même le rachat de Celgene par BMS cette année pour 74 milliards de dollars peut être considéré comme une acquisition ciblée, puisque BMS n'a fait que renforcer son coeur de métier - la cancérologie.

Tout cela a provoqué en dix ans des mouvements de plaques tectoniques. Alors que le centre de gravité de la R&D a eu tendance à se déplacer de l'Europe vers les Etats-Unis (avec Boston et la Côte Ouest comme pôles d'attraction majeurs), les ventes, elles, se sont déplacées vers l'Asie et en premier lieu la Chine , même si les Etats-Unis demeurent pour le moment le marché le plus lucratif.

La « Tech » montre le bout de son nez

La santé n'a pas échappé à l'irruption de l'analyse des données à grande échelle et aux premiers pas de l'intelligence artificielle. Le plus souvent, les laboratoires s'aventurent dans ces nouvelles contrées avec des partenaires. Il y a ceux qui misent sur les entreprises technologiques spécialisées dans la santé, comme Roche avec Foundation Medicine et Flatiron, et ceux qui font le pari des Gafa, comme Sanofi avec Google.

Le numérique n'est pas une totale nouveauté pour les laboratoires, mais il s'est longtemps cantonné à la recherche, avec l'exploitation des bases de molécules ou de données génomiques. Mais le changement d'échelle est patent ces dernières années. Les laboratoires se sont aussi emparés de l'intelligence artificielle dans la production , bien qu'avec retard et parcimonie, car leurs marges confortables rendaient cette optimisation moins indispensable que dans d'autres industries.

Concernant le développement clinique, ce n'est aussi que le début. L'analyse rétrospective et en temps réel des masses de données recueillies à l'occasion des essais cliniques a cependant un bel avenir.

Des médicaments vendus des millions

Digne de l'immobilier parisien. Le coût moyen du développement des médicaments s'est encore accru au cours de la décennie pour avoisiner les 2 milliards de dollars, poussant les autorités de santé à se montrer toujours plus exigeantes avant de valider un nouveau traitement. Cela incite aussi les actionnaires à en faire tout autant en matière de rentabilité.

Les prix des médicaments se sont donc envolés. Ce sont les médicaments contre l'hépatite C (84.000 dollars pour Sovaldi) qui ont ouvert le bal, suivis par les anticancéreux (plus de 100.000 dollars pour Opdivo ou Keytruda) et les produits contre les maladies auto-immunes (de 30.000 à plus de 60.000 dollars) et enfin des thérapies cellulaire et génique (475.000 euros pour Kymriah, 2,12 millions pour Zolgensma).

En face, les payeurs publics et privés s'efforcent tant bien que mal de contenir l'inflation sans pénaliser les malades. Une opération à coeur ouvert qui risque fort de compliquer dans les dix années à venir.

Catherine Ducruet

https://www.lesechos.fr/industrie-servi ... on-1159632

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Sujet du message:   MessagePosté le: 31 Déc 2019 - 13:17
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2010-2019 : la pandémie des pénuries de médicaments s'est répandue en France

LE BILAN DE LA DECENNIE La mondialisation de l'industrie pharmaceutique combinée à une pression sur les prix particulièrement marquée dans l'Hexagone expliquent cette évolution.

Pour les Français qui poussent la porte de l'officine, rien n'a fondamentalement changé depuis dix ans. Il y a bien eu la montée en force des génériques avec leurs noms barbares ou la possibilité (peu utilisée) d'acheter certains produits de médication familiale sur Internet. Mais le seul vrai changement, c'est qu'aujourd'hui on n'est jamais sûr que le pharmacien pourra nous délivrer tous les médicaments prescrits par le médecin.

Des pénuries apparaissent en effet régulièrement sur un nombre croissant de médicaments depuis quelques années. Selon l'Agence nationale de sécurité du médicament, les signalements de pénuries sont passés de 44 en 2008 à 868 en 2018. Derrière cela, il y a la mondialisation d'une industrie combinée à la pression sur les prix particulièrement marquée dans l'Hexagone.

Exigence de qualité

Aujourd'hui, les étapes de production d'un médicament sont le plus souvent éclatées entre différents continents en fonction des implantations historiques des groupes pharmaceutiques mais aussi des avantages comparatifs des différents pays. Ainsi, de 60 à 80 % des principes actifs sont sous-traités dans des pays comme la Chine ou l'Inde en raison de leurs faibles coûts de production (contre 20 % il y a trente ans) et auprès de seulement deux ou trois fournisseurs. Mais les contrôles qualité n'y sont pas aussi stricts qu'en Europe, et l'entrée des produits dans l'Union européenne leur est parfois refusée.

C'est ce qui est arrivé, cette année, avec le valsartan fabriqué en Chine, un principe actif de nombreux médicaments contre l'hypertension. Les stocks européens n'y ont pas suffi, et les patients se sont retrouvés sans traitement. Un médicament contre Parkinson a connu la même mésaventure l'an dernier. L'Europe n'est donc plus autonome, y compris pour certains produits stratégiques comme la cortisone , récemment manquante dans les rayons des officines.

Les labos préfèrent les pays qui payent plus

Autre explication des pénuries : le niveau des prix des médicaments en France. Si les prix spectaculaires des derniers anticancéreux ou des traitements contre l'hépatite C ont défrayé la chronique de la décennie écoulée, cela n'empêche pas le prix français de l'essentiel des médicaments d'être parmi les plus bas de l'Union européenne.

Les prix de certains médicaments anciens mais largement utilisés sont même devenus tellement bas qu'ils peuvent être inférieurs à leur coût de production. On devine le manque de motivation pour les laboratoires qui les produisent. Dernière source possible de pénurie : les importations parallèles, qui jouent sur les différences de prix entre les pays européens. Ceux où les prix sont les plus faibles étant pénalisés. Et la France en fait partie. Ce que les mesures prises par le gouvernement pour tenter d'y remédie r ont tendance à l'oublier.

Catherine Ducruet

https://www.lesechos.fr/industrie-servi ... ce-1159647

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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Jan 2020 - 07:06
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Pourquoi proposer un Dry January à la française ?

Alors que la consommation d’alcool diminuait ces dernières décennies, elle stagne aujourd’hui à un niveau encore très élevée de 11,7 litres d’alcool pur/habitant/an. La consommation est quotidienne surtout chez les 65-75 ans et chez les hommes trois fois plus que chez les femmes. Chez les 18-24 ans, à l’inverse, il s’agit d’alcoolisations ponctuelles importantes – c’est-à-dire plus de 5 verres par occasion – qui sont régulières chez un jeune sur 5. La consommation excessive d’alcool occasionne 41 000 décès/an dont 6000 par cirrhose. Les minimes et très sélectifs effets protecteurs de l’alcool sont réduits à néant par ses effets délétères en cas de consommation quotidienne même en petite quantité, surtout par ses effets cancérigènes.

Pas plus de deux verres/jour et pas tous les jours !

Les experts de Santé publique France et de l’Institut National du Cancer (INCa) ont proposé en 2017 des repères pour la consommation : si on choisit de consommer de l’alcool, il ne faut pas dépasser deux verres par jour avec au moins deux jours par semaine sans consommation. Vous pouvez facilement évaluer votre consommation sur le site https://alcoometre.fr/. Pour mémoire, un verre « standard » contient 10 g d’alcool pur.

https://afef.asso.fr/article_actu/dry-j ... dejanvier/

Coup d'envoi du Dry January sans l'appui du gouvernement

Malgré le tacle de l'exécutif, le « mois sans alcool » ou « Dry January » a bien commencé ce premier janvier, soutenu par les associations de prévention des addictions* et par des acteurs tels qu’Aides, France Assos Santé, la Ligue contre le cancer, la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) mais aussi des mutuelles.

Le « mois sans alcool » devait être une action menée par l'agence Santé Publique France, jusqu'à ce que l'initiative soit annulée par le président Emmanuel Macron. Repris à leur compte sur les réseaux sociaux par les associations avec le mot-clé #LeDéfiDeJanvier et les pages Facebook et Twitter @fr_dry, le Dry January propose aux volontaires de ne pas boire d'alcool pendant le mois de janvier,après les excès des fêtes de fin d'année.

Il est possible de s'inscrire, via le site internet, pour recevoir des astuces, conseils et témoignages servant à motiver les participants à prendre du recul vis-à-vis de leur consommation d'alcool tout au long de l'année. Le site met aussi à disposition du matériel (flyers, affiches…) pour tous les professionnels de santé qui souhaitent participer.

Selon une évaluation menée auprès des participants britanniques du Dry January, 71 % d'entre eux affirment avoir un sommeil de meilleure qualité, 70 % ont ressenti un regain d’énergie, 57 % affirment avoir amélioré leur concentration et 58 % estiment avoir perdu du poids. Au-delà de ce mois passé sans boire d'alcool, les jours de consommation lors des mois qui ont suivi sont passés de 4 à 3 jours/semaine, avec une diminution d'un verre par jour.

Un « merveilleux outil »

À l'occasion d'un « Live Chat » organisé par « Le Quotidien du Médecin », le Pr Michel Reynaud, président de Fonds Actions Addictions, a qualifié le Dry January de « merveilleux outil pour les médecins traitants. Ils peuvent inciter leurs patients, voir avec eux s'ils y arrivent, les féliciter ou échanger avec eux sur les difficultés. Cela serait une très bonne occasion d'aborder la question de façon simple et ludique. »

Ce défi « permet de réfléchir à ses propres modalités de consommation : pourquoi ? Quand et comment ? », résume le psychiatre. « Elle permet de sentir la pression permanente de la société concernant la consommation d'alcool et la difficulté de ne pas y céder. »

*Fédération addiction, Fonds Actions Addictions, Fédération française d’addictologie, France Patients Experts Addictions, Société française d’alcoologie, SOS Addiction, etc.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/spe ... WsKObJKJeg

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Jan 2020 - 15:27
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https://mailchi.mp/2bc4b11631fd/vice-ve ... CE_28VmQ4Q

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Jan 2020 - 15:47
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CONFÉRENCE INTERNATIONALE PHC 2020
SUR LA GESTION DES MALADIES DU FOIE

Programme

https://www.aphc.info/phc-paris-hepatol ... 0-program/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Jan 2020 - 15:43
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Plus de 1,6 million d'élèves dépistés pour l'hépatite C depuis octobre

Le ministre égyptien de la Santé, Hala Zayed, a récemment annoncé que 1,644 million d'élèves en première année d'école préparatoire avaient subi des dépistages de santé depuis le 1er octobre, dans le cadre de l'initiative gouvernementale «100 millions de vies saines» et des efforts menés par l'État pour arrêter la propagation de l'hépatite C et détecter précocement diverses maladies non transmissibles.

Un contrôle régulier de 5 ans sera effectué pour les étudiants de première année de l'école préparatoire, ainsi que pour les étudiants de première année universitaire, dans le but de protéger les générations futures contre l'hépatite C dans le cadre de la Vision 2030 de l'Égypte, a déclaré le ministre dans un récent communiqué. déclaration.

Des examens de santé menés par 414 équipes médicales différentes pour des élèves de première année préparatoire ont ciblé 2 millions de personnes dans 27 gouvernorats, a-t-elle expliqué, ajoutant que la campagne avait réussi à fournir à 3,807 millions d'élèves de l'école préparatoire des dépistages depuis mai dernier.

Parallèlement, plus de 389 000 étudiants universitaires nouvellement inscrits, dont plus de 321 000 étudiants qui étudient dans les universités publiques, ont été examinés par 320 équipes médicales depuis août, a indiqué le ministre.

Selon Zayed, plus de 50 000 étudiants des universités d'Al-Azhar dans 19 gouvernorats différents ont subi des examens de santé depuis la mi-octobre, en plus des 18 000 étudiants inscrits dans des instituts techniques de santé.

Les dépistages médicaux dans les écoles sont effectués à l'aide de tests de détection rapide, et les personnes testées positives pour la maladie bénéficient d'un traitement médical gratuit.

L'initiative égyptienne «100 millions de vies saines» a été lancée en octobre 2018 pour dépister l'hépatite C et diverses maladies non transmissibles, en ciblant les personnes âgées de 19 à 59 ans pour passer des tests de PCR, qui détectent l'hépatite C dans la circulation sanguine. Les tests de PCR sont souvent utilisés parallèlement aux tests d'anticorps contre l'hépatite C, qui déterminent si le corps d'un individu produit ou non des anticorps pour lutter contre une infection par le VHC.

L'Égypte a le taux d'infection à l'hépatite C le plus élevé au monde. La maladie est apparue pour la première fois dans le pays dans les années 1950 en raison d'injections non stérilisées, et le virus transmissible par le sang hautement infectieux tue environ 40000 Egyptiens par an, avec au moins un Egyptien sur 10 âgé de 15 à 59 ans infecté par la maladie, selon l'Organisation mondiale de la santé.

Environ 10 millions de personnes en Afrique vivent avec l'hépatite C, résultat d'injections dangereuses administrées dans des établissements médicaux.

Plus tôt en décembre, Hala Zayed a annoncé que 3,1 millions de femmes égyptiennes avaient subi des examens médicaux gratuits jusqu'à présent dans le cadre de «100 millions de vies saines», dans le cadre des efforts du gouvernement pour détecter le cancer du sein et d'autres maladies non transmissibles et sensibiliser à la santé génésique et à la famille Planification.

https://www.egyptindependent.com/over-1 ... -minister/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Jan 2020 - 11:54
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Comment vérifier les interactions médicamenteuses avec les médicaments contre l'hépatite C

Au Royaume-Uni, la moitié des personnes interrogées qui s'injectent des drogues ont été infectées par l'hépatite C (VHC), et certaines villes des États-Unis voient des proportions comparables . Et les médicaments anti-VHC, ou antirétroviraux à action directe, comportent certains risques lorsqu'ils sont utilisés avec certaines drogues illicites.

Le site Web HEP Drug Interactions Checker de l'Université de Liverpool sert de référence pour les cliniciens et les chercheurs, ainsi que d'un outil d'éducation des patients. Le 6 janvier, le groupe basé au Royaume-Uni a annoncé l'ajout d'héroïne, de carfentanil, d'alcool et de cannabidiol (CBD) à sa plate-forme interactive, en réponse aux demandes des utilisateurs du site et conformément à sa mission d'offrir des informations sur les drogues gratuites et fondées sur des preuves. .

Un chercheur s'est félicité des mises à jour. La Dre Sofia Bartlett, chercheuse au British Columbia Centre for Disease Control, soutient que les nouveaux arrivants sont «particulièrement utiles», surtout «si vous traitez le #HCV parmi les personnes qui utilisent des drogues en Amérique du Nord et qui peuvent être exposées à des opioïdes synthétiques comme le #carfentanil, etc. »

Les médicaments nouvellement ajoutés ne présentent pas d'interactions potentiellement mortelles avec les médicaments contre le VHC, bien qu'il existe des combinaisons à risque. L'utilisation de CBD tout en prenant certains médicaments contre le VHC, par exemple, "peut entraîner un plus grand risque de réactions indésirables" au médicament légal, déclare le vérificateur. Les mêmes médicaments interfèrent avec la métabolisation de l'héroïne. Pour cette raison, le vérificateur recommande que les prestataires de soins «informent le patient des signes et symptômes de toxicité des opiacés».

Le vérificateur comprend d'autres drogues illicites qui ont des interactions potentiellement mortelles et plus douces. Pour la MDMA, le vérificateur déclare que «la prudence est fortement conseillée», car des personnes sont décédées en l'utilisant avec un médicament contre le VHC. Dans le cas du peignage de la kétamine et d'un certain médicament, l'exposition à la kétamine peut être augmentée, ce qui pourrait entraîner un risque accru de toxicité, y compris «dépression respiratoire et hallucinations», selon le vérificateur.

La méthamphétamine, en revanche, présente des risques d'interaction minimes au niveau biochimique, bien que le vérificateur conseille toujours de faire preuve de prudence lors de la combinaison du stimulant avec certains médicaments contre le VHC en raison de la nature «variable» de l'administration de méthamphétamine.

Les médicaments contre le VHC ont des interactions plus graves avec les antirétroviraux contre le VIH - un problème majeur étant donné que la co-infection est très fréquente chez les utilisateurs de drogues injectables.

Le vérificateur des interactions médicamenteuses HEP peut être trouvé ici :

https://hep-druginteractions.org/checker

https://filtermag.org/drug-interactions-hepatitis-c/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 10 Jan 2020 - 12:09
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https://www.youtube.com/watch?v=lVWLApi ... e=youtu.be

Campagne nationale « Du Bruit Contre l’Hépatite C »
Dr Hélène FONTAINE, Hépato-gastroentérologue, Hôpital Cochin, Paris & Comité d’Administration AFEF

DIAPORAMA :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... ATITEC.pdf

INTERVIEW :

https://www.youtube.com/watch?v=FK8jHOZ ... e=youtu.be

Campagne locale « Montpellier sans hépatite C à l’horizon 2022

DIAPORAMA :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... -jeudi.pdf


Caroline NAVARRE
Adjointe au Maire de Montpellier, Déléguée à la prévention santé

https://www.youtube.com/watch?v=LCw5ZaQ ... e=youtu.be

Catherine CHOMA
Directrice, Direction de la Santé Publique ARS Occitanie

Dr Magdalena MESZAROS
Hépato-gastroentérologue, CHU de Montpellier

Dr Anne GUINARD
Médecin épidémiologiste, Santé Publique France, Cellule Occitanie

INTERVIEW :

https://www.youtube.com/watch?v=jlYgdGY ... e=youtu.be

Dr Jean-Marc LARUELLE
Référent sur le dossier VCH pour l’URPS Médecins Libéraux Occitanie

Dr Thomas HOTTIER
Médecin biologiste LABOSUD-URPS Biologistes Occitanie

INTERVIEW :

https://www.youtube.com/watch?v=ahjIfnU ... e=youtu.be

Campagne nationale indépendante « Culture, sport, santé – savoirCguerir de l’hépatite C »

Hélène DELAQUAIZE
Présidente SOS hépatites Paris Ile-de-France, team savoirCguérir

DIAPORAMA :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... GUERIR.pdf

INTERVIEW :

https://www.youtube.com/watch?v=OB_Dn8H ... e=youtu.be

Frédéric CHAFFRAIX
Vice-Président de SOS hépatites Fédération, Président de SOS hépatites Alsace-Lorraine, Cofondateur savoirCguerir

DIAPORAMA :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... GUERIR.pdf

INTERVIEW :

https://www.youtube.com/watch?v=k2FZh3L ... e=youtu.be

Ouverture de la prescription des AAD à tous les médecins – premier bilan et perspectives

Dr Jean-Marc LARUELLE
Référent sur le dossier VHC pour l’URPS Médecins Libéraux Occitanie

DIAPORAMA :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... plifie.pdf

INTERVIEW :

https://www.youtube.com/watch?v=KJjseWK ... e=youtu.be

Frédéric CHAFFRAIX
Responsable du SELHVA, Service Expert de Lutte contre les Hépatites Virales d’Alsace

DIAPORAMA :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... plifie.pdf

INTERVIEW :

https://www.youtube.com/watch?v=DrEyI2a ... e=youtu.be

Suivi post guérison hépatite C

Dr Didier RIBARD
Hépato-gastroentérologue, CHU de Nîmes

DIAPORAMA :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... son-HC.pdf

INTERVIEW :

https://www.youtube.com/watch?v=c2E3VZs ... e=youtu.be

Dossier Médical Partagé

Danièle DESCLERC-DULAC
Déléguée nationale SOS hépatites

INTERVIEW :

https://www.youtube.com/watch?v=svmKpTX ... e=youtu.be

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Sujet du message:   MessagePosté le: 10 Jan 2020 - 12:48
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Lumière sur les agresseurs du foie ! Qu’en est-il de la prise en charge ?

Dr Magdalena MESZAROS
Hépato-gastroentérologue, CHU de Montpellier

DIAPORAMA :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... u-foie.pdf

INTERVIEW :

https://www.youtube.com/watch?v=n-mrdCY ... e=youtu.be

Dr Hélène DONNADIEU-RIGOLE
Addictologue, CHU de Montpellier

DIAPORAMA :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... u-foie.pdf

INTERVIEW :

https://www.youtube.com/watch?v=n-mrdCY ... e=youtu.be

Vous avez dit compléments alimentaires ?

Dr Dominique LARREY,
Hépato-gastroentérologue, CHU de Montpellier

DIAPORAMA :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... taires.pdf

INTERVIEW :

https://www.youtube.com/watch?v=wIuo6yD ... e=youtu.be

L’actualité dans le cancer du foie

Pr Éric ASSENAT
Responsable du département Oncologie médicale, CHU de Montpellier

DIAPORAMA :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... u-foie.pdf

INTERVIEW :

https://www.youtube.com/watch?v=EuDDMYa ... e=youtu.be

Hépatite B, quelles sont les nouvelles stratégies thérapeutiques ?

Dr François BAILLY,
Hépato-gastroentérologue, Hôpital de la Croix Rousse

DIAPORAMA :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... tiques.pdf

INTERVIEW :

https://www.youtube.com/watch?v=qrvaK9_ ... e=youtu.be

Les Etats Généraux de l’Hépatite B 2019-2020

DIAPORAMA :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... ndredi.pdf

Janine ALAMERCERY
Déléguée SOS hépatites 42

Carmen HADEY
Administratrice de SOS hépatites Fédération, Vice-Présidente de SOS hépatites Alsace-Lorraine

Dr André-Jean REMY
Hépato-gastroentérologue, ANGH (Association Nationale des Hépato-Gastroentérologues des Hôpitaux Généraux)

INTERVIEW :

https://www.youtube.com/watch?v=H8bfcET ... e=youtu.be

Dr François BAILLY
Hépato-gastroentérologue, Hôpital de la Croix Rousse, Lyon

Sié DIONOU
Médiateur de Santé Publique, SOS hépatites Fédération – GHU Pitié-Salpêtrière / Saint Antoine / Tenon

Khaled FELLOUHE
Vice-Président de SOS hépatites Fédération, Délégué SOS hépatites en Auvergne-Rhône-Alpes

INTERVIEW :

https://www.youtube.com/watch?v=Wd9k1II ... e=youtu.be

La NASH 2019-2020, prévention

Pascal MELIN
Président de SOS hépatites Fédération

DIAPORAMA :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... ention.pdf

INTERVIEW :

https://www.youtube.com/watch?v=8T-MWkk ... e=youtu.be

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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Jan 2020 - 16:47
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CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LES NOUVELLES AVANCÉES
THÉRAPEUTIQUES POUR UNE MEILLEURE PRISE EN CHARGE
DES MALADIES DU FOIE




https://www.aphc.info/wp-content/upload ... c-2020.pdf

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 923#397923

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Jan 2020 - 09:39
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TABLE RONDE RÉGIONALE DE BORDEAUX






Pdf :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... AUX_V4.pdf

http://www.soshepatites.org/table-ronde ... -bordeaux/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 18 Jan 2020 - 07:02
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Nash : contre la maladie du fois gras, enfin des traitements...

Dans le cadre de la 13ème édition du Congrès “Paris Hepatology Conférence”, les hépatologues du monde entier lancent un appel à la mobilisation générale. Le cancer du foie, souvent dernière étape de maladies chroniques hépatiques est en passe de devenir le premier cancer au monde. Et pourtant, il est possible de le prévenir ! Le point sur la maladie du foie gras…

Une véritable maladie de civilisation se répand aujourd’hui dans le monde entier : la Nash, ou maladie du foie gras. Liée à une alimentation trop riche et à la sédentarité, elle menace un quart de la population mondiale, dont près de 8 millions de Français.

Des médicaments vont bientôt être mis sur le marché, mais ils ne dispenseront pas d’une réponse plus globale.

Un rôle majeur du foie est de fournir de l’énergie à l’organisme à partir des différents sucres que nous ingérons (le saccharose des pâtisseries, le glucose du pain, le fructose des fruits, le lactose du lait…). Si nous en mangeons plus que de besoin, il les stocke sous forme de graisse.

Ce phénomène naturel garantit à l’organisme un apport en énergie, même en cas de jeûne. Mais si, chaque jour, nous mangeons trop de sucres, la graisse s’accumule dans le foie : c’est ce qu’on appelle une stéatose, ou foie gras.

En quelques années, cette stéatose hépatique non alcoolique est devenue la principale cause de maladie chronique du foie dans les pays occidentaux, devant l’alcool et les virus d’hépatite. Dans 20 à 30% des cas, elle entraîne en effet une réaction inflammatoire, une véritable hépatite susceptible de provoquer une cirrhose ou un cancer du foie. C’est la stéatohépatite non alcoolique, ou Nash, ou plus simplement la maladie du foie gras.

Une épidémie mondiale
L’épidémie est mondiale ; elle est particulièrement marquée aux États-Unis où les estimations font état de 35 à 40% de personnes affectées d’un foie gras, dont 12% souffrant d’une véritable Nash. La Nash est ainsi en passe de devenir la première cause de transplantation hépatique aux États-Unis.

En France, une récente étude fait état de 18% d’adultes souffrant d’un foie gras (26% des hommes et 11% des femmes), soit près de 8 millions de personnes. Sur ce total, entre 1 et 1,5 million de Français sont atteints d’une Nash associée à une fibrose sévère.

Mieux dépister et mieux prendre en charge
Le premier défi consiste à identifier, parmi les personnes atteintes d’un foie gras, celles qui ont déjà développé une véritable Nash afin d’en prévenir les complications. Longtemps, seul le prélèvement et l’analyse d’un fragment de foie permettait de le savoir avec certitude.

Désormais, il existe des examens non invasifs fiables (élastographie ou prélèvement sanguin). Ils doivent être plus systématiquement proposés aux personnes réputées à risques : personnes souffrant d’un syndrome métabolique, obèses ou atteintes de diabète notamment.

Le second défi consiste à traiter la Nash, lorsqu’elle est diagnostiquée. Aujourd’hui, le meilleur traitement demeure et doit demeurer l’hygiène de vie. Rééquilibrer son alimentation, diminuer sa consommation de sucres et augmenter son activité physique restent la stratégie la plus efficace.

Mais dans certains cas, cela ne suffit pas, et la recherche de médicaments contre la Nash est très active dans le monde entier, où quelque 200 molécules sont à l’étude.

Des médicaments arrivent
Des médicaments spécifiques contre l’inflammation ou la fibrose (acide obéticholique) peuvent potentiellement être utilisés contre la Nash. D’autres sont annoncés, pour réguler le métabolisme des graisses et de l’insuline par exemple. Ces nouveaux médicaments seront probablement utilisés en combinaison pour améliorer leur efficacité.

Il serait cependant illusoire de penser que ces médicaments pourront, à eux seuls, résoudre le problème de la Nash. Lutter contre la Nash, c’est avant tout lutter contre la malbouffe, les aliments hyper-transformés, contre la sédentarité ou le stress. C’est à la fois mettre en œuvre une approche globale et individualisée de chaque personne et lutter contre les dérives de la société de consommation.

https://www.senioractu.com/Nash-contre- ... tNXi5UWUP0

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Jan 2020 - 16:16
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TABLE RONDE RÉGIONALE DE STRASBOURG







Pdf :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... SBOURG.pdf

http://www.soshepatites.org/table-ronde ... trasbourg/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Jan 2020 - 15:43
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Le programme de dépistage HepCheck associe 80% des soins à l'hépatite C dans 4 pays européens

Des programmes de dépistage de l'hépatite C ciblant les sans-abri, les personnes qui s'injectent des drogues et les détenus ont établi un lien avec des soins spécialisés chez plus de 80% des personnes diagnostiquées avec l'hépatite C, selon une étude européenne dans quatre pays.

Les résultats de l'étude sont publiés dans un supplément spécial du Journal of Antimicrobial Chemotherapy.

L'étude HepCheck a été réalisée en Irlande, en Roumanie, en Espagne et au Royaume-Uni à différentes dates entre 2016 et 2018. L'étude pilote a été conçue pour étudier la faisabilité d'un dépistage intensifié de l'hépatite C et d'un lien avec les soins aux personnes qui s'injectent des drogues. HepCheck faisait partie d'un projet plus vaste financé par une subvention de la Commission européenne pour étudier des modèles de soins qui peuvent relier les soins primaires, secondaires et communautaires et les services de proximité pour les populations à risque d'hépatite C.

L'étude a été conçue pour améliorer les activités de dépistage dans une variété de contextes spécialisés - prisons, cliniques de toxicomanie et d'alcoolisme et services de proximité pour sans-abri - en fournissant un soutien multidisciplinaire aux services. Des tests au point de service ont été utilisés sur tous les sites pour offrir un diagnostic rapide, soit par prélèvement sur écouvillon oral ou par prélèvement sanguin par piqûre au doigt.

Les personnes diagnostiquées avec l'hépatite C ont reçu des tests de confirmation pour l'infection chronique à l'hépatite C et, dans la mesure du possible, un dépistage Fibroscan au niveau communautaire pour évaluer la fibrose hépatique. Toutes les personnes diagnostiquées avec l'hépatite C ont été référées pour des soins spécialisés. Le traitement a été prescrit conformément aux directives nationales.

Le principal programme de dépistage dans les prisons a eu lieu à Dublin, en Irlande, où une clinique de méthadone sur place dans l'une des prisons de la ville a servi de lieu pour un programme de dépistage de masse annoncé dans la prison par une organisation bénévole qui fournit un soutien par les pairs aux détenus. 425 personnes se sont portées volontaires pour les tests.

Le dépistage a également été effectué dans une clinique de lutte contre la drogue et l'alcool et deux services pour les sans-abri à Cork, où les services médicaux et les cliniques de méthadone sont fournis par une équipe multidisciplinaire en visite. Une seule journée de dépistage a été annoncée par le personnel et les agents de sensibilisation; 193 personnes se sont portées volontaires pour le test. Dans l'ensemble, 10% des personnes testées avaient une hépatite C chronique et un peu plus de la moitié n'avaient pas été diagnostiquées auparavant.

À Londres, un dépistage a été proposé dans 61 sites offrant des soins de santé aux sans-abri à travers la ville, y compris des centres de traitement de la toxicomanie et des centres d'accueil. Le dépistage a été rendu public dans les sites participants; 461 se sont portés volontaires pour les tests. Dans l'ensemble, 43% avaient une infection chronique par le VHC, mais seulement 19 sur 197 étaient de nouveaux diagnostics.

À Bucarest, en Roumanie, le dépistage a été proposé dans des cliniques de traitement des toxicomanies, des refuges pour sans-abri et deux prisons. Le dépistage a été rendu public par des médecins et par des organisations non gouvernementales travaillant avec les populations vulnérables de Bucarest. 513 personnes se sont portées volontaires pour le dépistage. 9,2% avaient une infection chronique par le VHC et presque tous (41 sur 47) étaient de nouveaux diagnostics.

À Séville, en Espagne, le dépistage a été offert par le biais d'une variété de services où les utilisateurs des services étaient à haut risque de contracter l'hépatite C. 490 personnes se sont portées volontaires pour le dépistage, 19% avaient une infection chronique par le VHC et un peu moins de la moitié (39 sur 91) étaient de nouveaux diagnostics.

Dans l'ensemble, 74% des utilisateurs de services ont accepté le dépistage. La fréquence élevée des précédents diagnostics d'hépatite C enregistrée dans cette étude (79%, fortement influencée par les résultats à Londres) «montre l'importance du dépistage non seulement pour identifier les nouveaux cas mais aussi pour identifier les cas déjà connus et les relier à la cascade de soins », Ont conclu les enquêteurs de l'étude.

Les enquêteurs suggèrent que les personnes précédemment diagnostiquées peuvent avoir été perdues de soins en raison de la nécessité de nouvelles visites à la clinique pour diagnostiquer une infection chronique par le VHC.

"Pour pouvoir aller chez le patient, le diagnostiquer dans la communauté, lui donner un diagnostic en temps opportun et lui offrir immédiatement un traitement, élimine le problème de perte de suivi rencontré historiquement chez ces patients", concluent les enquêteurs. la plus grande disponibilité de tests sur le lieu de soins qui peuvent diagnostiquer une infection chronique par le VHC en deux heures et d'antiviraux à action directe pan-génotyoïques qui peuvent être dispensés à tous.

Quatre-vingt pour cent des personnes diagnostiquées avec une infection chronique par le VHC (y compris les personnes précédemment diagnostiquées) ont été associées avec succès aux soins, définis comme le dépistage de Fibroscan pour la fibrose hépatique et l'orientation vers des soins spécialisés. D'autres données sur l'adoption du traitement seront décrites dans un article séparé.

Référence :

Barrer S et al. HepCare Europe: un projet d'innovation de service. HepCheck: améliorer l'identification du VHC et le lien avec les soins pour les populations vulnérables grâce à un dépistage intensifié. Une étude prospective de faisabilité multisite . Journal of Antimicrobial Chemotherapy 74 (supplément 5): v39-v46. Doi: 10.1093 / jac / dkz455

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Jan 2020 - 16:02
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Limitations d’ordonnances pour le tramadol

Le tramadol ne pourra bientôt plus être prescrit que pour une durée maximum de trois mois au lieu d’un an auparavant. C'est ce qu'a décidé l’Agence de sécurité du médicament (ANSM) pour limiter les risques de mauvais usage de ce médicament de la famille des opioïdes. Cette mesure entrera en vigueur le 15 avril prochain. Au-delà de trois mois, la poursuite du traitement par tramadol (voie orale), seul ou associé à d’autres molécules (paracétamol dans Ixprim, par exemple), nécessitera une nouvelle ordonnance, indique l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. « Pour renouveler l’ordonnance le patient devra revenir chez le médecin, cela permettra de réévaluer la douleur, s’il n’en prend pas trop et risque de devenir dépendant », explique Nathalie Richard, directrice adjointe des médicaments antalgiques et des stupéfiants à l’Agence. « Il y a encore des médecins et des pharmaciens qui ne savent pas que c’est un opioïde », déplore-t-elle.

Contrairement aux autres antidouleurs (paracétamol, aspirine...), les opioïdes, qui regroupent les médicaments qui présentent les mêmes propriétés que l’opium, peuvent entraîner une forte dépendance, rappelle l’AFP. Ils exposent donc à un risque de dépendance, de surdosage et de dépression respiratoire pouvant conduire au décès. Des problèmes en hausse en France ces dernières années, même si la situation est sans commune mesure avec la catastrophe sanitaire que connaissent les États-Unis où les opioïdes obtenus sur ordonnance ont causé 17 087 décès en 2016. L'ANSM se veut vigilante sur la question des opioïdes. Le nombre d’hospitalisations liées à la consommation des médicaments opioïdes a presque triplé (+ 167 %) entre 2000 et 2017, tandis que le nombre de décès a bondi de 146 % entre 2000 et 2015, avec « au moins quatre décès par semaine », selon un rapport rendu public en février 2019.

Les enquêtes du réseau d’addictovigilance montrent un « mésusage croissant » du tramadol. C’est ainsi le premier antalgique opioïde cité dans une enquête de 2018 sur les usages problématiques à la fois chez les personnes usagères de drogue, mais également dans la population générale pour le traitement de la douleur. On observe une dépendance avec des signes de sevrage survenant même lors de prises à doses recommandées et sur une courte période, entraînant une prise persistante par des patients-es qui ne présentent plus de douleur. Le tramadol est le premier antalgique impliqué dans les décès liés à la prise d’antalgiques, devant la morphine (enquête DTA données 2017), et le deuxième antalgique le plus fréquemment retrouvé sur les ordonnances falsifiées présentées en pharmacie, derrière la codéine (enquête OSIAP données 2018).

https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Ac ... nformation

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jan 2020 - 09:17
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Le cannabis médical bientôt disponible en clinique

Dès la fin du mois de janvier, l'agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM) va rendre public le cahier des charges auquel devront se plier les fournisseurs souhaitant participer à une expérimentation de deux ans du cannabis thérapeutique. Si le planning est respecté, les premiers patients seront inclus cet été.

Les indications retenues par l'ANSM sont au nombre de cinq : douleurs neuropathiques réfractaires, certaines formes d’épilepsie pharmacorésistantes, traitement des effets secondaires en oncologie (nausées, vomissements, anorexie…), soins palliatifs, spasticité douloureuse de la sclérose en plaques ou d'autres pathologies du système nerveux central. Dans tous les cas, le cannabis à usage médical sera mis en place en dernière ligne.

Il est important de faire la distinction entre le cannabis à usage médical, sous forme d'extrait ou de fleurs séchées, et les spécialités pharmaceutiques ayant des cannabinoïdes pour principe actif. Ces dernières, qui contiennent du cannabidiol (CBD) et/ou du tétrahydrocannabinol (THC), ont obtenu une autorisation de mise sur le marché et sont au nombre de quatre en Europe : le Sativex (THC/CBD), l'Épidiolex (CBD naturel), le Marinol (THC synthétique) ou le Cesamet (cannabinoïde synthétique).

Les préparations au cannabis, seules concernées par l'expérimentation de l'ANSM, ne sont pas soumises au régime des autorisations de mise sur le marché (AMM) dans les pays européens où elles sont autorisées. Dans un livre blanc publié récemment, le syndicat professionnel du chanvre suggère la création d'une agence rattachée à l’ANSM consacrée au contrôle de la culture, la récolte, le traitement, la qualité, le stockage, l’emballage et la distribution.

Peu d'études permettent d'établir des recommandations. « Les connaissances sur le cannabis à usage médical restent encore très empiriques, car très peu d’universitaires se sont mobilisés sur ces questions », reconnaît le Dr Olivier Bertrand, médecin généraliste et fondateur de NORML France (National Organization for the Reform of Marijuana Laws France). Les médecins francophones peuvent toutefois se référer au référentiel publié par le gouvernement canadien.

En avril 2016, une importante méta-analyse publiée dans le « JAMA » (1) a repris les données de 79 études randomisées contre placebo ou un traitement de référence, soit 6 462 patients, dans diverses indications. Le cannabis thérapeutique se distinguait dans le traitement des vomissements et nausées liées à la chimiothérapie (47 % contre 20 %) et les douleurs chroniques (37 % contre 30 %). Les niveaux de preuve étaient plus limités dans la stimulation de l'appétit des patients infectés par le VIH, le traitement de la spasticité ou des troubles anxieux.

Concernant les effets indésirables (EI), les cannabinoïdes étaient associés à un risque multiplié par trois, et à une augmentation de 41 % pour les événements sévères (troubles psychiatriques, troubles du système nerveux). « Quant aux surdosages, il existe un consensus fort sur le fait que les conséquences sont limitées, réagit le Dr Bertrand. Les psychoses cannabiques sont multifactorielles et pas uniquement liées au produit ».

Des ratios peu communs

Le cannabis médical sera prescrit sous forme de fleurs séchées et d'extraits de cannabis, avec des ratios de cannabidiol (CBD)/tétrahydrocannabinol (THC) de 1/1, 1/20, 1/50, 5/20 et 20/1 CBD. L'ANSM a privilégié le CBD, puisque sur les cinq ratios retenus par l'ANSM, le THC n'est prédominant que dans un seul. Un positionnement particulier, dans la mesure où les produits les plus prescrits à l'étranger sont THC dominants.

Comme le fait remarquer le Dr Bertrand, il y a peu « d'utilisation de préparation contenant uniquement du CBD ou seulement du THC. Pour le CBD uniquement, la seule indication connue est l'épilepsie, pour le THC, le syndrome Gilles de la Tourette ».

Le choix de la formulation et du ratio dépendra de l'indication, de la cinétique recherchée et des risques associés. Divers travaux (2) montrent que le THC est indiqué dans le traitement des vomissements, l'amélioration de l'appétit, et comme antalgique. Le CBD, un myorelaxant, est utile pour traiter les convulsions, l’anxiété et les nausées. « Le CBD a pu démontrer son efficacité avec un très bon niveau de preuve dans des épilepsies pédiatriques réfractaires souvent d'origine génétique, comme le syndrome de Dravet », ajoute le Dr Jean-Michel Delile, président de la Fédération addiction.

En ce qui concerne le mode d'administration, les formes sublinguales (gélules, huiles) ou comestibles (formes infusées dans une matière grasse comme le chocolat, par exemple) ont une action plus longue et plus tardive, ce qui augmente le risque de surdosage mais étale l'effet dans le temps. Les formes inhalées (fleurs séchées chauffées dans un vaporisateur ou liquide d'e-cigarette) ont un mode d'action plus immédiat, utile dans le traitement de la douleur.

Effet d'entourage pour la fleur

Si la fleur est retenue parmi les formulations possibles, c'est à cause de l'effet d'entourage suspecté dans plusieurs études. Les quelque 400 molécules présentes dans la plante (terpènes, flavonoïdes etc.), entreraient en synergie avec le THC et le CBD pour en augmenter l'efficacité.

Cet effet d'entourage est encore mal documenté et ne s'appuie que sur des études observationnelles. Selon une méta-analyse, portant sur 670 patients, publiée en septembre 2018 dans « Frontiers in Neurology » (3), la prise de CBD enrichi de plusieurs autres cannabinoïdes est associée à une meilleure amélioration de symptômes de l'épilepsie que la prise d'extrait de CBD seuls : 71 % des patients prenant la formulation enrichie avaient vu la fréquence de leur crise diminuer contre 46 % de ceux prenant du CBD pur.

Le cannabis a encore beaucoup à nous apprendre. En décembre dernier (4), des chimistes italiens ont ainsi identifié deux nouveaux cannabinoïdes : le Δ9-tetrahydrocannabinol et le Δ9-tetrahydrocannabiphorol (THCP). Ce dernier montre une affinité pour le récepteur THC1, responsable des effets euphorisants, 30 fois supérieur au THC.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jan 2020 - 14:54
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TABLE RONDE RÉGIONALE DE RENNES






Pdf :

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... Rennes.pdf

http://www.soshepatites.org/table-ronde ... de-rennes/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Jan 2020 - 13:17
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Hépatites : les dépistages en IDF

L'élimination du VHC en 2025 est une mesure phare du Plan priorité prévention en France. Cette élimination a pour principal levier l'augmentation des dépistages ciblés, associés à l'accès au traitement efficace et rapide du VHC (huit semaines pour une cure), y compris en ville. Menée à partir des données du Baromètre santé 2016 de Santé publique France et de données sur l’échantillon francilien, une étude propose un « état des lieux sommaire du dépistage des hépatites B et C », explique l’Observatoire régional de santé (ORS) d’Île-de-France. Cette étude présente des données relatives à l’Île-de-France et les compare aux autres régions. L’étude fournit des données d’évolution entre 2010 et 2016. Sont également explicités les facteurs associés et les freins au dépistage. Parmi les éléments marquants : l'activité de dépistage des hépatites B et C en Île-de-France, bien que supérieure à celle rapportée dans les autres régions, demeure insuffisante.

Les taux de dépistage sont particulièrement faibles pour les hommes au chômage et sans diplôme résidant en Île-de-France ; les personnes pour lesquelles il existe des recommandations de dépistage déclarent plus fréquemment en avoir réalisé un ; le dépistage des hépatites B et C est plus fréquent parmi les populations les plus diplômées. Cela pourrait s'expliquer par leurs meilleures connaissances en matière de prévention et de santé ; les deux motifs invoqués au non dépistage sont, pour ces deux hépatites, le fait de ne pas y penser et qu'aucun médecin ne l'ait proposé.

Pdf :

https://www.ors-idf.org/fileadmin/DataS ... vhc_vd.pdf

https://www.ors-idf.org/nos-travaux/pub ... rance.html

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