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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Déc 2019 - 09:13
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COMPTE RENDU AASLD 2019 (Matin)
1ère Partie : Pr Philippe Sogni (Paris) et Dr Faouzi Saliba (Villejuif)




https://youtu.be/UPVyZrvkPH0


COMPTE RENDU AASLD 2019
WEBCONFÉRENCE DU 27 NOVEMBRE 2019

2ème Partie : Pr Philippe Mathurin (Lille) et Pr Philippe Sogni (Paris)



https://youtu.be/nssSBcxEY8Q

COMPTE RENDU AASLD 2019
WEBCONFÉRENCE DU 27 NOVEMBRE 2019

3ème Partie : Pr Philippe Mathurin (Lille) et Dr Faouzi Saliba (Villejuif)



https://youtu.be/XQ0HkiC6dJY

COMPTE RENDU AASLD 2019
WEBCONFÉRENCE DU 27 NOVEMBRE 2019 (Soir)

1ère Partie : Pr Albert Tran (Nice) et Dr Marc Bourlière (Marseille)



https://youtu.be/whVblixlmUY

COMPTE RENDU AASLD 2019
WEBCONFÉRENCE DU 27 NOVEMBRE 2019

2ème Partie : Dr Jérôme Boursier (Angers) et Pr Albert Tran (Nice)



https://youtu.be/PquxYkkC5Ko

COMPTE RENDU AASLD 2019
WEBCONFÉRENCE DU 27 NOVEMBRE 2019

3ème Partie : Dr Jérôme Boursier (Angers) et Dr Marc Bourlière (Marseille



https://youtu.be/UpPj7rxIIKY

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 650#397650

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Déc 2019 - 13:07
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Ce qui compte le plus pour les décisions de traitement dans le traitement de l'hépatite C: efficacité, coûts et altruisme

Objectif :

Les évaluations comparatives d'innovations dans le traitement médicamenteux du virus de l'hépatite C (VHC) se concentrent généralement sur une réponse virologique soutenue (RVS) sans aborder les problèmes psychologiques et socio-économiques qui vont au-delà de la guérison virologique. Cette étude vise à identifier et à hiérarchiser les variables importantes pour les patients lorsqu'ils prennent la décision de commencer un traitement contre le VHC.

Les méthodes :

Un processus Delphi à trois cycles a été conduit. Le premier cycle est issu d’une revue systématique de la littérature et des contributions des conseils consultatifs, incluant des patients atteints du VHC, des médecins, des pharmaciens et un représentant du groupe de patients. Les participants à Delphi étaient des patients atteints du VHC qui avaient reçu un traitement ou envisageaient un traitement. Les panélistes ont été interrogés sur les facteurs influençant leurs décisions de traitement du VHC. Une analyse thématique des réponses ouvertes basée sur la théorie fondée a été utilisée. Un accord avec chaque catégorie et un classement basé sur l'ordre d'importance du point de vue du patient ont été rapportés.

Résultats :

L'efficacité du traitement (accord à 100%), la longévité (88%), la peur des complications (84%), les problèmes financiers (80%), la qualité de vie (100%) et l'impact sur la société (80%) étaient considérés comme des facteurs importants. aux patients dans la décision de chercher un traitement. La peur de faire du mal aux autres (87%) était considérée comme plus importante que les symptômes physiques (83%) en termes de problèmes causés par le VHC déclarés par les patients. Les coûts des médicaments (91%) ont été identifiés comme les coûts les plus importants du VHC, suivis des coûts des médecins (77%).

Conclusions :

Outre l'efficacité du traitement, les expériences des patients en matière de problèmes financiers, de qualité de vie et de désirs altruistes ont une incidence sur les décisions des patients atteints du VHC. Le risque d'infecter les autres peut motiver les patients à rechercher un traitement autant que les symptômes physiques éprouvés personnellement.

https://link.springer.com/article/10.10 ... 19-00378-7

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Déc 2019 - 14:44
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Un instrument mondial pour suivre les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs d'élimination de l'hépatite C

Un groupe d’experts dirigé par ISGlobal définit une approche normalisée visant à faciliter l’établissement de rapports clairs et cohérents dans différents pays et contextes.

Comment pouvons-nous mesurer efficacement les progrès mondiaux dans la lutte contre l'hépatite C? Un groupe d'experts, dirigé par Jeffrey V. Lazarus, chercheur chez ISGlobal, a défini une «cascade de soins» pour l'hépatite C, avec des étapes clairement définies. Cette approche normalisée , publiée dans Clinical Infectious Diseases , aidera à identifier les lacunes et à mesurer les progrès réalisés aux niveaux national et mondial dans la réalisation des objectifs de l’OMS pour 2030.

Intensifier les efforts
L’Organisation mondiale de la santé appelle à l’ élimination de l’hépatite virale en tant que menace majeure pour la santé publique d’ici 2030. Plus précisément, l’objectif visé pour l’hépatite C (VHC) comprend une réduction de 80% des nouveaux cas, le diagnostic de 90% des personnes infectées, le traitement de 80% des cas. personnes diagnostiquées et en réduisant les décès de 65%. Pour atteindre ces objectifs, de nombreux pays devront redoubler d'efforts: sur 71 millions de personnes infectées par le HVC en 2015, 20% seulement ont été diagnostiqués et seulement 7% de ceux diagnostiqués ont commencé le traitement cette année-là.

L’OMS a mis en place un cadre de surveillance comportant 10 indicateurs et un système de notification en ligne permettant aux pays de faire rapport sur ces indicateurs. Quatre de ces indicateurs concernent la cascade de soins , en d'autres termes, le nombre de personnes franchissant les étapes nécessaires à un contrôle efficace de la maladie . «Surveiller la cascade de soins aide les décideurs à identifier les lacunes les plus importantes en matière de test, de soins et de traitement, et permet de mesurer les progrès accomplis vers les objectifs 2030», explique Jeffrey V Lazarus, professeur de recherche associé à ISGlobal et auteur principal de la publication.

Mesurer les progrès
Le problème est qu’il n’existe pas d’approche unifiée pour définir les étapes de la cascade de soins du VHC. Ainsi, un groupe d'experts cliniques, épidémiologiques et en santé publique du monde entier s'est réuni pour déterminer les étapes à inclure et la manière de les définir . Le groupe d'étude a convenu de définir quatre stades essentiels du CdC : infecté, diagnostiqué, traité et guéri. Ils ont rédigé des définitions pour chaque étape qui seraient facilement compréhensibles par un large éventail de parties prenantes.

Ils ont ensuite testé cette approche normalisée au Danemark, en Norvège et en Suède, ce qui leur a permis de réviser et d'affiner les définitions. Cette approche leur a permis de constater, par exemple, qu'entre 2015 et 2017, le nombre de personnes traitées a augmenté en Norvège, alors qu'il a diminué en Suède et dans les régions danoises étudiées.

Les auteurs reconnaissent que des problèmes liés à la disponibilité des données et à la manière dont les données sont collectées peuvent devenir évidents lorsque le code de conduite Consensus HCV est utilisé plus largement, y compris dans les pays à faible revenu. Cependant, cette approche aidera à clarifier ce qui est mesuré lors de la déclaration du nombre et de la proportion de personnes vivant avec le VHC qui ont évolué vers le diagnostic, le traitement et la guérison.

«Nous proposons ce CoC VHC consensuel non pas comme une alternative au cadre de surveillance de l’OMS, mais plutôt comme un instrument mondial visant à faciliter la soumission de rapports clairs et cohérents et à assurer un suivi précis des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs d’élimination pour 2030», souligne Lazarus. «En ce sens, cela ressemble aux trois années 90 du VIH».

https://academic.oup.com/cid/article-ab ... m=fulltext

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Sujet du message:   MessagePosté le: 03 Déc 2019 - 15:33
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Les sénateurs veulent favoriser le recours au TROD hépatite C en officine

Paris, le mardi 3 décembre 2019 – Le gouvernement, on le sait, veut favoriser la prise en charge des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) en officine. Une disposition du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) actuellement en discussion organise d’ailleurs les conditions de leur remboursement. Cependant, l’arrêté du 1er août 2016 qui fixe la liste des TROD susceptibles d’être utilisés en pharmacie n’inclut pas ceux concernant l’hépatite C. Pour les sénateurs, qui rappellent que « Le Gouvernement s’est fixé en 2018 l’objectif de parvenir à l’élimination du virus de l’hépatite C en France à l’horizon 2025 » cette lacune est regrettable. Aussi, les élus du Palais du Luxembourg ont adopté un amendement destiné à rappeler au gouvernement « la nécessité de permettre la réalisation et la prise en charge des TROD du virus de l’hépatite C en officine de ville ».

Une expérimentation en Occitanie

Ce texte pourrait ne pas résister à un nouvel examen des députés et au passage en commission mixte paritaire, le gouvernement s’y étant déclaré défavorable. Pourtant, une expérimentation, validée par le comité technique de l’innovation en santé, est déjà en cours en Occitanie. Conduite par l’équipe Mobile Hépatite du CH de Perpignan, ce programme qui a débuté fin septembre repose sur la proposition d’un « dépistage de proximité de l’hépatite C par test rapide TROD en pharmacies d’officine à l’intention de personnes identifiées par un court questionnaire » comme susceptibles de présenter un ou plusieurs facteurs de risque. L’objectif de cette expérience est de réaliser 10 TROD par semaine et par pharmacie pendant cinquante semaines, soit l’inclusion de 5 000 patients.

Un dépistage mal calibré

Ce type d’initiatives repose sur la constatation que la politique de dépistage en France exclut un certain nombre de sujets potentiellement infectés. « Les quatre millions de dépistages réalisés chaque année en France ne touchent pas les bonnes catégories. On dépiste surtout les jeunes, alors qu’une grande partie des patients actuels sont des femmes de 40 à 70 ans ou des hommes qui ont été infectés avant la découverte du virus en 1989 » fait valoir le docteur Marc Bourlière, président de l’Association française pour l’étude du foie (AFEF) cité par le Quotidien du médecin.

C’est également en se fondant sur de mêmes conclusions que beaucoup de spécialistes promeuvent un dépistage universel, stratégie qui pourtant n’est aujourd’hui pas recommandée par la Haute autorité de Santé (HAS). Si le gouvernement n’est pas lié réglementairement par les avis de la HAS, son refus de soutenir l’amendement adopté par le Sénat concernant l’usage des TROD en officine suggère l’orientation de sa réponse.

Aurélie Haroche

https://www.jim.fr/en_direct/pro_societ ... _pro.phtml

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Déc 2019 - 09:21
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« Mois sans alcool » : des associations maintiennent la campagne de prévention malgré le retrait des pouvoirs publics

La campagne de prévention « Mois sans alcool » sera poursuivie « sans aucun soutien de l’État », ont annoncé, aujourd’hui, une vingtaine de structures (associations, sociétés savantes, professionnels de la prise en charge des addictions), dans un communiqué commun. Ce collectif inter associatif (1) a décidé de « s’unir pour promouvoir cette campagne inédite ».

Interroger la place de l'alcool dans nos sociétés

Calquée sur l’initiative britannique « Dry January », lancée en 2013 par Alcool Change UK, cette campagne de prévention invite les Françaises et les Français à « faire une pause d’un mois dans la consommation d’alcool pour donner du répit à votre corps (et à votre porte-monnaie) mais également faire le point sur la place qu’occupe l’alcool dans votre quotidien et votre sociabilité ».

Les outils de la campagne britannique, mis à disposition par Alcool Change UK, vont être traduits et diffusés, principalement via les réseaux sociaux. Des outils pour accompagner ceux qui le souhaitent seront également disponibles.

Ces associations et professionnels dénoncent l’abandon de la campagne par les pouvoirs publics sous la pression du « lobby alcoolier ». Alors que la campagne devait être portée par Santé Publique France, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn a assuré, le 21 novembre, que le projet de campagne de prévention « n’avait pas été validé par le ministère de la Santé ». « Cette annulation est d’autant plus regrettable que cette campagne a du sens en termes de santé publique », insiste Claude Rambaud, vice-présidente de France Assos Santé, une des organisations signataires de l’appel au maintien du « Mois sans alcool ».

Une « incompréhension » face à l’annulation de la campagne

Les signataires rappellent en effet les bénéfices d’un arrêt de la consommation d’alcool : « perte de poids, meilleur sommeil, regain d’énergie, meilleure concentration et, à terme, une consommation d’alcool mieux maîtrisée », détaillent-ils. « Au Royaume-Uni, l’initiative a permis une prise de conscience. Dans les 6 mois suivant le Dry January, les deux tiers des participants avaient réduit leur consommation », mentionne Claude Rambaud.

Dans une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron, le 2 décembre, France Assos Santé dit son « incompréhension » face à l’annulation de la campagne. La structure, qui regroupe 85 associations de malades et d’usagers de la santé, rappelle « les dégâts causés par la consommation d’alcool » : effets « toxiques » sur l’organisme, mais aussi accidents du travail et de la route et impacts sur les familles avec une violence « exacerbée, désinhibée par l’alcool ».

Ces conséquences, ainsi que les enjeux de la lutte contre l’alcoolo-dépendance, seront évoqués, le 5 décembre, lors d’un Live chat sur lequotidiendumedecin.fr, avec le Pr Michel Reynaud, psychiatre, addictologue et président du Fonds Actions Addictions.



(1) ADIXIO, AIDES, ANPAA (Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie) FAGE, Fédération des Amis de la Santé, Fédération des Acteurs de la Solidarité, Fédération Addiction, Fonds Actions Addictions, FFA (Fédération Française d’Addictologie), France Assos Santé, FPEA (France Patients Experts), La Ligue Contre le Cancer, SFA (Société Française d’Alcoologie), Société française de Santé publique, UNIOPSS

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... etrait-des

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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Déc 2019 - 09:25
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Nouvelle plateforme de réhabilitation des greffons hépatiques à l'hôpital Paul Brousse

Comme les autres organes, le foie n'échappe pas à la pénurie de greffons. Pour y remédier, des solutions innovantes voient le jour pour augmenter le pool de donneurs potentiels. Parmi elles, la « réhabilitation » d'organes qui n'auraient pas été sélectionnés avec les critères standards.

Depuis peu, le centre hépatobiliaire de l'hôpital Paul Brousse à Villejuif (AP-HP) dispose de la première plateforme de perfusion normothermique du foie en France : dès ce mois de décembre, des patients vont pouvoir bénéficier de greffons réhabilités par cette technique.

Celle-ci repose sur la perfusion du greffon potentiel avec du sang oxygéné à une température de 37 °C pendant un minimum de 12 heures afin de recréer des conditions physiologiques et d'évaluer la fonctionnalité du greffon.

Évaluation sur 3 ans

Alors que de nombreux greffons sont habituellement exclus de la greffe, parfois à tort, en raison d'une stéatose avec une infiltration graisseuse au niveau des hépatocytes supérieure à 30 %, ce traitement permet à des foies souffrant de stéatose modérée à sévère de pouvoir être potentiellement transplantés. Plusieurs paramètres sont étudiés tels que la production de bile pour vérifier que l'organe pourrait être greffé.

Dans un premier temps, ces greffons réhabilités pourront être transplantés chez des patients ayant une hépatopathie ou un carcinome hépatocellulaire en attente de greffe depuis plus de 6 mois.

Une technique déjà utilisée pour le rein

La technique sera évaluée sur une période de 3 ans en comptant le nombre de greffons exclus en première intention, finalement transplantés grâce à cette technique. La perfusion normothermique oxygénée est déjà utilisée pour les greffons rénaux et est actuellement étudiée pour les poumons.

La plateforme a été développée par les équipes des hôpitaux de Paul Brousse, Beaujon, la Pitié-Salpêtrière, du laboratoire Modèles de cellules couches malignes et thérapeutiques (INSERM/Université Paris-Sud-Paris-Saclay) et la société Organox ; elle dispose du soutien de l'Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France.

https://www.lequotidiendumedecin.fr/spe ... ul-brousse

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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Déc 2019 - 09:22
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Lorsque le VHC accompagne l’IRC

Actualisant une précédente revue, les recommandations 2018 des bonnes pratiques cliniques dans l’insuffisance rénale chronique (IRC) ont porté sur la prévention, le diagnostic, l’évaluation et le traitement de l’infection par virus de l’hépatite C (VHC) en cas d’IRC. Elles ont intégré l’avancée thérapeutique majeure ayant consisté en l’introduction, en thérapeutique dans la population des patients insuffisants rénaux, des antiviraux à action directe (AAD), qui donnent un taux d’éradication du VHC dépassant 95 %. Ces recommandations se sont basées sur une recherche, dans les principales banques de données scientifiques, des articles parus sur ce sujet en langue anglaise, jusqu’ en Mai 2017 ; 125 études ont été éligibles. Au sein d’un ensemble de 66 recommandations, il en a été retenu 32, parmi les plus importantes, qui ont été réparties en 5 chapitres : diagnostic, évaluation du VHC en cas d’IRC, traitement et prévention dans les unités d’hémodialyse, traitement avant et après transplantation rénale, prise en charge des néphropathies liées à l’infection VHC.

Dépister tout les malades dès la prise en charge de l’IR

Le chapitre I porte sur le dépistage et l’évaluation de l’infection à VHC en cas d’IRC. Il est préconisé de dépister tous les malades dès la prise en charge initiale de l’insuffisance rénale (recommandation de niveau 1 C), à l’aide d’un essai immuno-enzymatique (EIA), suivi, si positivité, par une recherche d’acide nucléique ou NAT pour nucleic acid testing (niveau 1 A). On estime qu’environ 5 % des patients en hémodialyse ont un résultat positif en EIA, face à 1 % dans la population générale US. Si besoin, ces tests doivent être répétés chez les patients négatifs restant exposés au VHC, tels que les toxicomanes ou les hémodialysés chroniques. En cas d’insuffisance rénale terminale, le dépistage doit être réalisé dès la mise sous dialyse, par NAT ou EIA complété en cas de positivité par un NAT (recommandation de niveau 1 A). Les tests NAT permettent de confirmer une infection active mais la pratique d’un EIA suivi éventuellement d’un NAT est une pratique acceptable, offrant une bonne sensibilité et spécificité chez les patients immunocompétents. Le choix entre EIA et NAT est fonction de la prévalence et de l’incidence de l’infection à VHC dans les différents centres, les faux négatifs en EIA tendant à augmenter avec la hause de la prévalence du VHC. Les patients débutant une hémodialyse à domicile ou mis en dialyse péritonéale doivent également être dépistés (recommandation 2D) tout comme lors de l’évaluationd’une possible transplantation rénale (recommandation 1A).

Place primordiale des AAD

Le chapitre II concerne la thérapeutique. Tous les malades infectés par VHC, dont le débit de filtration glomérulaire (DFG) est classé dans les catégories G1 à G5 ou G5D doivent être évalués en vue d’un éventuel traitement anti viral (recommandation forte, 1A). L’interféron ne doit pas être employé du fait d’un taux élevé d’effets secondaires, une réponse virologique soutenue (RVS) modeste, allant de 37 à 41 % et une contre-indication de son emploi chez les transplantés. Le choix thérapeutique est fonction du génotype viral et de son sous type, de la charge virale, des traitements antérieurs, des interactions médicamenteuses, du DFG, du degré de fibrose hépatique, de l’éventualité d’une transplantation hépatorénale et de la présence de comorbidités (recommandation 1A). Chez les transplantés, l’analyse des interactions avec les immunosuppresseurs est fondamentale (recommandation 1A) et il importe de surveiller le taux des inhibiteurs de la calcineurine pendant et après traitement par AAD (1 B). Tous les patients dont le DFG est égal ou supérieur à 30 mL/min/1,73 m2 (catégories G1 à G3 b) doivent recevoir un AAD recommandé par la FDA (1 A), ce type d’antiviraux ayant une RVS allant de 90 à 100 % et des effets secondaires réduits. Les malades dont la clairance est inférieure à 30mL /min/m2 doivent être traités par ribavirine, sans AAD.

Lors d’une transplantation rénale, tous les greffons infectés par VHC doivent être évalués en vue d’un possible traitement (1 A). Il faut alors recourir à un protocole à base de AAD (1 A). L’interféron doit être évité (1 A) ; l’on doit, par avance, étudier les interférences avec les drogues médicamenteuses (1 A) et monitorer les taux d’inhibiteurs de la calcineurine. Dans cette situation, le taux de RVS sous AAD dépasse 95 %, voire même a atteint 100 % dans un travail ayant porté sur 114 reins greffés traités par association sofosbuvir-ledispanine, avec 1 % d’arrêt thérapeutique pour cause d’effets secondaires majeurs. Il semble que la plupart des AAD puissent être employés avec sécurité, l’expérience clinique restant toutefois relativement modeste et une surveillance rigoureuse demeurant nécessaire lors de leur administration.

Quand est envisagée une greffe, le choix de la date idéale de traitement d’un candidat à la transplantation doit être décidé en collaboration avec le centre de transplantation (recommandation non gradée). On rappelle que tous les receveurs potentiels doivent être testés également pour le virus de l’hépatite B (VHB) dont la prévalence atteint les 3,0 % dans les centres d’hémodialyse. En effet méconnaître une infection à virus de l’hépatite B lors de l’administration d’AAD expose au risque d’une réactivation fulminante du VHB. Le dépistage du VHB doit comprendre la détection de l’antigène B de surface et du noyau et si besoin, de l’ADN viral.

Problèmes avec la transplantation

Le chapitre suivant aborde les problèmes liés à la transplantation. Il est rappelé que cette dernière reste la meilleure option thérapeutique en cas d’IRC G 5, qu’une infection par VHC soit, ou non, présente (recommandation 1 A). Le choix de débuter le traitement anti viral, avant ou après la greffe, est fonction du type de donneur (vivant ou décédé), de l’importance de la liste d’attente, des protocoles spécifiques des centres de transplantation, du génotype VHC et de la sévérité de la fibrose hépatique (recommandation non classée). Dans tous les cas, les patients doivent se voir proposer l’administration d’AAD, avant ou après la transplantation (1 A). En cas de donneur vivant, la date du traitement dépend du génotype et de la plus ou moins grande rapidité de la transplantation (2 B). Il est suggéré qu’une greffe de donneur VHC- améliore les chances de la greffe. Dans l’hypothèse d’un greffon VHC+ sur un receveur NAT+, le traitement antiviral doit être débuté après la transplantation (recommandation 2 B). En cas de donneurs vivants VHC+, après appréciation du degré de fibrose hépatique, ceux-ci doivent être traités avant la greffe, jusqu’ à RVS (pas de classement de la recommandation). Au total, il apparait donc qu’une infection par VHC ne représente pas une contre-indication à une éventuelle transplantation mais expose à une mortalité accrue, à une perte de greffon, de diabète post transplantation et de glomérulopathies.

Et les néphropathies liées au VHC

Le chapitre V aborde les néphropathies liées au VHC. Il est recommandé de débuter un traitement chez tous les patients présentant une glomérulopathie associée au VHC (recommandation 1A). Ceux dont la fonction rénale est stable et/ou avec une protéinurie non néphrotique doivent recevoir un traitement par AAD (recommandation 1 C). En cas de cryoglobulinémie, de syndrome néphrotique ou d’insuffisance rénale rapidement progressive, la thérapeutique doit associer AAD et immuno suppresseurs, complétée éventuellement par des échanges plasmatiques (niveau 1 C). En effet, les immunosuppresseurs sont préconisés en cas de glomérulopathie associée au VHC, histologiquement active, ne répondant pas à la thérapeutique habituelle et particulièrement en cas de maladie rénale à cryoglobuline (1 B). Le rituximab est alors utilisé en première ligne (recommandation 1 C). Là encore, il est indispensable de tester une éventuelle hépatite à HBV pour éviter une réactivation et une possible hépatite fulminante.

En résumé, il est nécessaire de dépister une possible infection à VHC dès le stade initial d’une néphropathie chronique. Des travaux futurs devront déterminer si un traitement par AAD en cas de positivité est à même de ralentir la progression vers l’IRC terminale. Après transplantation, la fonction rénale du greffon doit faire l’objet d’une surveillance étroite en cas d’administration de AAD.

Dr Pierre Margent


RÉFÉRENCE :
Gordon C E et coll. : Prevention, diagnostic, Evaluation and Treatment of Hepatitis C Virus Infection in Chronic Kidney Disease. Synopsis of the Kidney Disease Improving Global Outcomes 2018 Clinical Practice Guideline. Annals of Intern Med., 2019 ; publication avancée en ligne le 24 Septembre. doi: 10.7326/M19-1539.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Déc 2019 - 06:35
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Hépatite C: les ramédistes, 4 ans sans traitement alors que le budget est là

Les bénéficiaires du RAMED atteints d'Hépatite C sont privés de traitement depuis 4 ans alors que celui-ci est disponible et même produit localement à des prix globalement abordables. La faute à qui ? Médias24 reconstitue dans une série d'articles le récit d'une situation kafkaïenne où les intérêts particuliers priment sur l'intérêt général.

Le 30 octobre 2019, Khalid Ait Taleb, nouveau ministre de la santé en poste depuis une vingtaine de jours, décide d’annuler deux lots parmi les 181 lots de médicaments que contenait l’appel d’offres d’achat de lancé le 5 août 2019 par le ministère. Les lots concernés par l’annulation sont les lots 179 et 180 relatifs au traitement de l'hépatite C.

Cette annulation est motivée, selon la décision dont Médias24 détient copie, par le fait que "les données techniques objet des dits lots ont été fondamentalement modifiées".

Les annulations d’appels d’offres pour diverses raisons sont courantes dans la vie de l’administration, mais cette énième annulation d’un marché pour l’achat de médicaments anti-hépatites dissimule en réalité une mauvaise gouvernance du système de santé marocain.

Surtout, elle prive des milliers de patients précaires de l'accès au médicament.

Les différents épisodes de ce dossier, que Médias24 a suivi de près en s’abstenant de publier tant que ses tenants et aboutissants n’étaient pas clairs, montrent in fine que les intérêts particuliers priment sur l’intérêt général. Que les intérêts économiques priment sur la santé des citoyens marocains. Alors que seule la santé du plus grand nombre de citoyens compte.

La suite ici :

https://www.medias24.com/hepatite-c-les ... -6042.html

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Déc 2019 - 08:46
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VHC : DIAGNOSTICS TARDIFS ET OCCASIONS MANQUÉES D’INTERVENTION

L’infection par le Virus de l’Hépatite C (VHC) est classiquement asymptomatique pendant plusieurs années jusqu’aà ce qu’apparaissent des pathologies hépatiques sévères ainsi le dépistage puis le traitement des patients asymptomatiques est nécessaire pour prévenir une évolution péjorative. Un traitement rapide sauve des vies mais persistent des barrières qui vont donc limiter l’accès aux soins et au traitement.

Une mise à jour des recommandations de dépistage du CDC concernant les baby-boomers (cohorte de naissance entre 1945 et 1965) a été publiée en 2012 compte tenu de la haute prévalence des personnes infectées par le VHC nées dans cette période. On estime à 45 à 85% le taux de personnes ignorant qu’elles sont infectées et un test unique sur cette population pourrait identifier 800 000 infections aux USA et prévenir plus de 120 000 décès liés au VHC et permettre d’économiser de 1,5 à 7 milliards de dollars.

Bien que le nombre de dépistage a augmenté depuis ces recommandations, la proportion globale de personnes testée dans cette cohorte reste relativement faible.

Dans une étude antérieure, des données montrent que sur la période 2006-2011, 17% des nouveaux diagnostics d’infection par le VHC concernaient des patients ayant déjà progressé vers la cirrhose et/ou à un stade avance (ESLD). Dans cette études, les auteurs ont cherché à savoir cette fréquence avait été modifiée en 2014-2016 après la publication des recommandations du CDC sur cette cohorte de baby-boomers à partir de bases de données de santé et de données administrative qui concerne près de 2,7 millions de patients. Parmi les personne chez qui une infection par le VHC a été nouvellement diagnostiquée de 2014 à 2016, ont été analysées les données collectées jusqu’au 1er janvier 2017

Parmi 2695 patients avec une nouvelle infection par le VHC, 576/2695 (21,4%) ont eu un diagnostic tardif. La plupart des patients avec un nouveau diagnostic était nés entre 1945 et 1965 (n = 1613/2695 soit 59,9%). Le diagnostic tardif était moins fréquent pour les patients nés après 1965 (n = 101/1005 soit 10,0%) et plus fréquent dans la petite proportion née avant 1945 (n = 30/77, soit 39,0%). Pour la cohorte de patients nés entre 1945 et 1964 le taux de diagnostic tardif est de 445/1613 (27,6%).

Le diagnostic tardif était plus fréquent
• Chez les hommes vs femmes (23,6 % vs 18,3 %)
• Chez les noirs vs blancs (26,2 % vs 19,4 %)
• Ceux ayant une assurance publique vs privée (Medicare, 29,7 %; Medicaid, 24,8 %; privée, 18,2 %).

Les patients avec versus sans diagnostic tardif avaient une période d’observation pré diagnostic aussi longue (moyenne et médiane, 9,1 et 9,1 vs 8,3 et 7,8 ans, respectivement) mais avait plus de chance d’avoir un diagnostic post hospitalisation (32,5 % vs 12,5 %; p < 0,001) avec un nombre de jour d’hospitalisation plus important (358,8 vs 78,5 per 100 patients année; p < 0,001).

Au total, plus d’un cinquième des patients avec une infection par le VHC nouvellement diagnostiquée sur la période 2014-2016 et plus d’un quart de ceux qui sont nés entre 1945 et 1965 avaient un diagnostic tardif malgré des années de suivi dans le système de soin, une augmentation de 5 % depuis 2006-2011, après les recommandations intermédiaires de dépistage basée sur l’âge.

Ces données illustrent les opportunités manquées pour le diagnostic et les interventions thérapeutiques avant l’apparition de pathologies hépatiques sévères, associées à un coût élevé et de moins bons résultat thérapeutiques.

Référence :

Moorman AC. et al. Late diagnosis of hepatitis C virus infection, 2014-2016: continuing missed intervention opportunities. Am J Manag Care. 2019 Aug;25:369-374.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Déc 2019 - 11:51
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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Déc 2019 - 07:07
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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Déc 2019 - 07:08
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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Déc 2019 - 13:17
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Approches créatives pour améliorer l'accès aux médicaments - leçons de l'expérience de l'hépatite C

Les problèmes liés à l'accès aux médicaments à des prix abordables ont galvanisé la société civile, l'industrie pharmaceutique, la communauté des chercheurs et les politiciens cette année dans un débat souvent controversé qui ne montre aucun signe de ralentissement. Une session d'une journée organisée par le Centre mondial de la santé de l'Institut universitaire de Genève et coparrainée par l'Institut suisse de la propriété intellectuelle et l'Office fédéral de la santé publique, a cherché à résoudre certaines des questions épineuses concernant la question de l'accès en examinant en détail les histoire autour d'une percée récente importante dans le traitement de l'hépatite C (VHC). La découverte du sofosbuvir a transformé à jamais le cours du traitement du VHC en offrant une cure révolutionnaire pour ce qui avait été une maladie chronique et souvent mortelle, affectant quelque 71 millions de personnes dans le monde, aussi bien dans les pays à revenu élevé qu'à faible revenu.

La suite ici :

https://www.healthpolicy-watch.org/crea ... xperience/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 10 Déc 2019 - 07:09
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Pourquoi pas un dépistage général de l'hépatite C ?

Appelée à se prononcer sur ce sujet, la Haute Autorité de santé s'est déclarée hostile à un dépistage généralisé de la population, au grand dam des hépatologues.

Dépister ou pas la population générale pour l’hépatite C (VHC) ? L’idée est tentante, d’autant que depuis quelques années, un traitement, non seulement soigne, mais guérit complètement la personne, éradiquant dans son corps toute trace du virus. Et ce traitement est accessible à tous depuis 2017, alors qu’auparavant, il était limité à certains malades en raison du prix alors élevé des médicaments.

Dans ce contexte nouveau, la Haute Autorité de santé (HAS) vient de rendre ses recommandations sur «la stratégie nationale de dépistage de l’hépatite C». Et de fait, elle ne recommande pas un «dépistage élargi à la population générale». A la grande surprise, voire colère, des associations de patients mais surtout de l’Association française pour l’étude du foie (Afef).

133 000 personnes atteintes en France

La question est intéressante, car en matière de dépistage général de la population, les autorités ont toujours semblé hésitantes. Exemple de ce pas de deux : en matière de sida, il y a dix ans, le plan de lutte du gouvernement avait déclaré un dépistage généralisé, or celui-ci n’a jamais été mis en œuvre. Là, dans le cas du VHC, les données sont plus simples. En France, on estime ainsi que 133 000 personnes sont atteintes d’hépatite C chronique, dont 19% seraient porteuses sans le savoir. Selon les objectifs fixés par l’Organisation mondiale de la santé, le virus de l’hépatite ne doit plus représenter une menace de santé publique d’ici 2030. En somme, l’objectif est bel et bien d’éradiquer l’épidémie. Et pour cela, l’enjeu est clairement de dépister ceux qui ignorent leur statut. Et par ricochet, de réduire les 5 000 nouvelles contaminations par an (1).

Jusqu’à présent, la stratégie de dépistage ciblait les populations à risque telles que les usagers de drogues par intraveineuse, les partenaires sexuels des personnes atteintes d’hépatite C chronique, la population carcérale et les patients VIH ou porteurs du virus de l’hépatite B. Et pour la HAS, la question était de voir si, économiquement, il était plus intéressant de se lancer dans un dépistage universel, ou bien de rester sur un dépistage ciblé.

Pour élaborer son avis, la HAS affirme avoir analysé toute la littérature scientifique. D’après ces données épidémiologiques, la proportion de personnes touchées par l’hépatite C chronique en France est en baisse et elle est faible comparé au reste du monde. «Elle est ainsi passée de 0,42% de la population française en 2011 à 0,30 % en 2016, contre 1% en moyenne à l’international en 2014. De plus, aucune étude internationale ne démontre l’efficience d’une stratégie de dépistage étendue à la population générale», note la HAS, qui ajoute : «Et aucune recommandation étrangère ne promeut le dépistage universel.»

«Une grande partie des patients sont des femmes de 40 à 70 ans»

Considérant ces éléments, la HAS conclut que l’élargissement du dépistage du VHC à la population générale n’est pas «approprié» pour éliminer le virus en France. Et qu’il faut plutôt renforcer le dépistage dans les populations les plus à risque. «Cela nous semble totalement à côté de la plaque», a indiqué à Libération le Dr Marc Bourlière, président de l’Afef et chef du service d’hépato-gastro-entérologie de l’hôpital Saint-Joseph, à Marseille. Et il s’en explique ainsi : «Aujourd’hui, le dépistage est mal fait, les 4 millions de tests réalisés chaque année en France ne touchent pas les bonnes catégories. On dépiste surtout les jeunes, alors qu’une grande partie des patients actuels sont des femmes de 40 à 70 ans ou des hommes assez âgés, qui ont été infectés avant la découverte du virus en 1989.»

Aussi, pour le Dr Bourlière, «une stratégie de dépistage pertinente consisterait en la réalisation d’un dépistage une fois dans la vie dans la population générale, et un dépistage annuel dans les populations à risque». Ce que confirme le professeur Gilles Pialoux, chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital Tenon à Paris : «En 2018, une modélisation mathématique réalisée par Sylvie Deuffic-Burban et l’équipe Inserm dirigée par le professeur Yazdan Yazdanpanah a montré que la stratégie de dépistage la plus efficace et la plus rentable serait le dépistage universel. A la condition d’un traitement de tous les positifs.» Et le Dr Bourlière d’insister : «Il faut relancer la politique de dépistage. En 2017, 19 900 malades ont été traités par antiviraux à action directe. Depuis, ce nombre ne fait que décroître : 12 200 en 2018, et en 2019 ce sera encore moins. L’ensemble des patients de nos files actives sont maintenant soignés. Il faut aller chercher les personnes contaminées pour les dépister.»

En attendant que les uns et les autres se mettent d’accord, tous conviennent de l’importance des mesures de prévention en direction des toxicomanes par voie intraveineuse, ce qui n’est pas toujours le cas.

(1) Le VHC se transmet essentiellement par voie sanguine et dans une moindre mesure par voie sexuelle. Environ 80% des contaminés ne parviennent pas à s’en débarrasser spontanément. L’hépatite C devient chronique. Dans 20% des cas, elle évolue vers une cirrhose, parfois plusieurs années après la contamination

https://www.liberation.fr/france/2019/1 ... -c_1768112

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Sujet du message:   MessagePosté le: 10 Déc 2019 - 16:24
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Non-répondeurs après vaccination anti-hépatite B : faut-il revacciner et comment ?

• Certaines personnes pourtant immunocompétentes ne répondent pas à un schéma de vaccination standard contre l’hépatite B correctement réalisé
• Il est alors recommandé de pratiquer 1 à 3 injections supplémentaires (sans dépasser un total de 6 injections)
• Une étude néerlandaise chez des adultes en bonne santé vient de montrer que les vaccins HBVaxPro® 40 µg (indiqué chez les adultes dialysés ou en attente de dialyse) et Fendrix® 20 μg (indiqué chez les sujets porteurs d'une insuffisance rénale chronique) sont particulièrement efficaces pour la revaccination des non-répondeurs
Les vaccins contre le virus de l’hépatite B sont composés de l’antigène HBs (AgHBs : protéine d’enveloppe du virus) et induisent la production d’anticorps (Ac) anti-HBs. Le schéma vaccinal classique comporte 3 doses mais certaines personnes, pourtant en bonne santé, ne répondent pas à ce vaccin : leur titre d’Ac anti-HBs est <10 UI/L 4 à 8 semaines après la dernière injection du schéma vaccinal complet.

Quand faut-il contrôler la réponse après vaccination contre l’hépatite B ?

La problématique des « non-répondeurs » ne se pose que dans des populations à risque d’exposition et/ou à risque de non-réponse (ex : immunodéprimées), pour lesquelles le dosage des anticorps anti-HBs doit être réalisé à l’issue du schéma vaccinal. En dehors de ces situations, il n’y a pas d’indication à contrôler le titre des anticorps anti-HBs après vaccination.

Que faire en cas de non-réponse ?

Chez les personnes immunocompétentes, en cas de non-réponse à un schéma de vaccination standard correctement réalisé et après s’être assuré de l’absence de portage chronique, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) recommande de pratiquer 1 à 3 injections supplémentaires de vaccin hépatite B (sans dépasser un total de 6 injections). Chaque injection doit être suivie d’un dosage du titre des anticorps 4 à 8 semaines plus tard. L’obtention d’un taux d’anticorps ≥ 10 UI/L fera interrompre la procédure et aucun contrôle ou injection supplémentaire de vaccin hépatite B ne sera requis par la suite.

Chez les personnes immunodéprimées, des schémas vaccinaux spécifiques doivent être privilégiés en primo-vaccination et un contrôle annuel des Ac anti-HBS doit être réalisé : des injections de rappel seront proposées le cas échéant, afin de maintenir un taux d’anticorps ≥ 10 UI/L.

Quels vaccins sont efficaces chez les non-répondeurs ?

Une étude néerlandaise multicentrique, randomisée, en ouvert, a évalué différents protocoles de revaccination chez 480 adultes en bonne santé non-répondeurs (taux d’Ac anti-HBS < 10 UI/L) après 3 doses à M0, M1 et M6 de HBVaxPro® 10 μg ou Engerix-B® 20 μg. Les participants ont été randomisés en 4 groupes recevant une nouvelle série de vaccination soit par le même vaccin HBVaxPro® 10 μg ou Engerix-B® 20 μg (groupe contrôle), soit par Twinrix® 20 μg (vaccin combiné contre les hépatites A et B), Fendrix® 20 μg (indiqué chez les sujets porteurs d'une insuffisance rénale chronique) ou HBVaxPro® 40 µg (indiqué chez les adultes dialysés ou en attente de dialyse). Tous les schémas de revaccination étaient similaires avec injection intramusculaire à M0, M1 et M2. Le taux d’Ac anti-HBs a été mesuré à M0, M1, M2 et M3.

D’après les résultats de cette étude, le taux de répondeurs à 3 mois était de :

• 67% (IC 95% : 57,9–75,1) dans le groupe contrôle HBVaxPro® 10 μg ou Engerix-B® 20 μg,
• 80% (IC 95% : 71,3-86,5) dans le groupe Twinrix® 20 μg,
• 83% (IC 95% : 75,2-89,7) dans le groupe HBVaxPro® 40 µg,
• 87% (IC 95% : 79,9-92,4) dans le groupe Fendrix® 20 μg.
La différence par rapport au groupe contrôle a été significative pour les groupes HBVaxPro® 40 µg et Fendrix® 20 μg mais pas pour le groupe Twinrix® 20 μg. Il serait donc intéressant de réfléchir à l’extension de l’indication des vaccins HBVaxPro® 40 µg et Fendrix® 20 μg pour la revaccination des non-répondeurs en bonne santé.

Références :

Sources : HCSP. Vaccination contre l’hépatite B. Problématique des non-répondeurs. Rapport. 7 novembre 2014.

Raven SFH et al. Serological response to three alternative series of hepatitis B revaccination (Fendrix, Twinrix, and HBVaxPro-40) in healthy non-responders: a multicentre, open-label, randomised, controlled, superiority trial. Lancet Infect Dis. 2019 Oct 16.

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 692#397692

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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Déc 2019 - 09:46
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Journée mondiale du Sida : bilan du dépistage du VIH et des autres IST

• Le nombre de sérologies VIH réalisées a progressé depuis 2013, tandis que le nombre de séropositivité a diminué
• Si une diminution du nombre de séropositivité est observée parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HSH) nés en France, ou chez les hétérosexuel.le.s, les HSH nés à l’étranger et les femmes hétérosexuelles nées à l’étranger ne bénéficient pas de cette dynamique. De plus, une part non négligeable de la population, dont les plus exposés, n’ont jamais pratiqué de test, ou rarement.
Augmentation du nombre de tests réalisés, baisse des chiffres d’incidence, augmentation de la part des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) réalisant régulièrement des tests de dépistage... Le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) 31-32 du 26 novembre 2019 souligne l’importance des progrès réalisés au niveau national en termes de dépistage et de prévention de l’infection par le VIH et des autres infections sexuellement transmissibles (IST).

L’éditorial du numéro, rédigé par Valérie Delpech (Public Health England, Royaume-Uni), souligne le succès lié à la prévention combinée qui est mise en place dans des villes comme Paris et qui permet d’observer une diminution des chiffres d’incidence malgré l’augmentation du nombre de tests réalisés. Ainsi, 5,80 millions de tests ont été effectués en France en 2018 par les laboratoires d'analyses, soit 11% de plus qu’en 2013, tandis que le taux de positivité était en baisse (1,9/1.000 tests, soit -13% depuis 2013). Cela revenait à un diagnostic pour près de 6.200 sujets, (-7% en 2018 vs 2017) parmi lesquels 52% n’avaient jamais été testés pour le VIH auparavant.

Mais ce numéro évoque ainsi les points d’achoppement spécifiques à la France : un tiers des HSH et la moitié des hétérosexuels diagnostiqués pour une infection à VIH n’ont jamais été testés auparavant… et si 9 français sur dix estiment, selon le questionnaire Baromètre Santé, qu’il faut être testé pour le VIH au moins une fois au cours de sa vie, la moitié des hommes, un tiers des femmes, tout comme 20% des sujets nés à l’étranger et 20 % des HSH n’avaient jamais réalisé le test.

Ainsi, si la prévention combinée mise en place en France semble porter ses fruits comme dans d’autres pays, il est nécessaire de transformer l’essai pour l’ensemble des personnes concernées : le défi « est de n’oublier personne, quels que soient son sexe, sa sexualité, son lieu de vie et son pays de naissance » insiste l’auteure en conclusion…

Références
Santé Publique France- BEH n°31-32 (26 novembre 2019) Situation épidémiologique et dépistage du VIH et des autres IST

https://www.santepubliquefrance.fr/mala ... rance-2018

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