Hépatites et Co-Infections
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Sujet du message:   MessagePosté le: 11 Jl 2019 - 09:20
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Aurélie Andrieux (Directrice de la Communication et des Affaires Publiques. @AbbvieFrance)

Heureuse de voir l'accueil réservé en ce début de semaine au Tour de France #DUBRUITCONTRELHÉPATITEC @AFEFoie ! Il passait hier à #Nancy : une belle opportunité pour sensibiliser les français et sortir cette maladie du silence #HÉPATITEC #TDF2019






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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Jl 2019 - 11:36
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TélématinSanté – Hépatite C : on en parle sur le Tour !



https://www.france.tv/france-2/telemati ... -tour.html

Chroniqueuse : Brigitte-Fanny Cohen « Du bruit contre l’hépatite C » est une campagne nationale de santé publique : du 8 au 28 juillet 2019, elle sillonne la France au gré des étapes du Tour de France pour aller à la rencontre de la population et la sensibiliser sur les évolutions et les risques de cette maladie quand elle n’est pas traitée. Au fil des kilomètres parcourus, les équipes dédiées informent les Français qu’aujourd’hui on guérit facilement de l’hépatite C et les encouragent à prendre RDV avec leur médecin pour se faire dépister. Il y a une centaine de bénévoles impliqués sur tout le parcours : médecins, patients, membres des associations participant la campagne. Un camion « SOS Hépatites » s’installe dans chaque zone d’arrivée pour faire de la pédagogie autour de la maladie. Un test rapide est proposé aux personnes volontaires, afin de connaître leur statut vis-à-vis de l’hépatite C etc… Les hasards du calendrier faisant bien les choses, le dimanche 28 juillet, celui de l’arrivée du Tour de France sur les Champs-Élysées, concordera avec la journée mondiale contre les hépatites.

Pour en savoir plus : https://dubruitcontrelhepatitec.com/
« Du bruit contre l’hépatite C » est une campagne nationale de santé publique mise en place en octobre 2018 dans le cadre de l’engagement français d’éliminer l’hépatite C d’ici 2025, soit cinq ans avant la date fixée par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Cette campagne est portée par l’AFEF (l’Association Française pour L’Étude Du Foie) et l’association de défense des malades SOS Hépatites et est soutenue par les laboratoires pharmaceutiques AbbVie et Gilead.

http://www.soshepatites.org/telematin-s ... 2-07-2019/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Jl 2019 - 13:19
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Les vaccins recommandés, obligatoires et en rupture de stock

Voyageurs, à l'heure des premiers grands départs en vacances, quels sont les vaccins indisponibles ou difficiles à trouver en France ? Quels sont les vaccins recommandés ou obligatoires dans d'autres pays ?

https://www.bienpublic.com/magazine-san ... g2D6qNpDrY

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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Jl 2019 - 18:31
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PARIS NASH MEETING… SOSH EST PRÉSENT…




http://www.soshepatites.org/paris-nash- ... t-present/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Jl 2019 - 08:10
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Un complément alimentaire pour améliorer les complications associées à l'obésité

Une étude pilote menée pendant 3 mois chez des sujets en surpoids ou obèses (n = 32) fait espérer qu'une supplémentation par une forme pasteurisée d'Akkermansia muciniphila bactérie commensale de l'intestin, puisse améliorer des paramètres métaboliques et diminuer les risques d'insulinorésistance et de maladie cardiovasculaire liés au surpoids.

Cette étude « preuve de concept » publiée dans Nature Medicine et dirigée par le Pr Patrice Cani (université catholique de Louvain, Bruxelles) est le fruit d'un travail débuté il y a 12 ans à la suite d'une simple observation chez la souris. L'équipe a réussi à cultiver l'A. muciniphila, ils ont désormais évalué chez des humains volontaires la forme vivante et la forme pasteurisée, plus efficace chez l'animal.

L'étude randomisée en double aveugle montre la bonne tolérance de l'A. muciniphila. La forme pasteurisée, en comparaison au placebo, améliore la sensibilité à l'insuline de 30 %, diminue légèrement le cholestérol, le poids et la masse adipeuse, et améliore la fonction hépatique et l'inflammation, ceci sans modifier la composition du microbiote intestinal.

L'équipe devra maintenant confirmer ces résultats dans une étude plus large.

« L'entreprise, A-Mansia Biotech, créée par l'université catholique de Louvain, prépare un complément alimentaire/diététique contenant l'Akkermansia qui pourra être commercialisé en 2021, confie au “Quotidien” le Pr Cani. Ce produit peut venir en complément de traitements médicaux et/ou d'un régime alimentaire classique afin de limiter le développement de certains facteurs de risques cardiovasculaires. »

https://www.lequotidiendumedecin.fr/act ... ite_870779

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Jl 2019 - 10:06
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Actualités EASL 2019 : replay disponible


Replay de la webconférence du 20 juin 2019 disponible

1ère partie :
Hépatites virales
Pr Victor DE LÉDINGHEN (Bordeaux)




https://youtu.be/J40OW0mglP4

EASL 2019 : Stéatopathies métaboliques
Pr Victor DE LÉDINGHEN (Bordeaux) - Pr Jean-Pierre BRONOWICKI (Nancy)



https://youtu.be/qr9jaDgQGNQ

3ème Partie : Complications de la cirrhose
Pr Dominique Thabut (Paris)



https://youtu.be/RAYG4s1AhuM

4ème Partie : Transplantation hépatique
Pr Georges-Philippe Pageaux (Montpellier)



https://youtu.be/3nOHl_z8bd0

http://www.hepatites.net/index.php?name ... p;start=80

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Jl 2019 - 10:59
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Point sur les hépatites sexuellement transmissibles et infections associées

Messages principaux

• Le risque d’infection lors des pratiques sexuelles concernent les virus des hépatites A, B (D) et C.
• Le vecteur d’infection est, selon les cas, les fluides sexuels, la salive, le sang et les contacts féco-oraux.
• Les pratiques à risque (partenaires multiples, multipartenaires, usage concomitant de substances psychoactives) augmentent le risque d’infection sexuellement transmissible de 30%.

Une mini-revue parue dans Hépato-gastro et Oncologie digestive fait le point sur l’épidémiologie, les modes de transmission, ainsi que les méthodes préventives disponibles pour lutter contre les hépatites à transmission sexuelle et les infections associées.

Transmission par les fluides sexuels et la salive et modes de prévention

• Outre le VIH et le VHB, la transmission par les fluides sexuels concerne le VHC lorsque sa charge virale est élevée chez une personne VIH ou lorsqu’il existe des effractions muqueuses. Les préservatifs constituent la première approche préventive. La prévention contre le VHB repose aussi sur la vaccination chez les sujets à risque (partenaire infecté, rapports non protégés...). La Prophylaxie pré-exposition (PrEP) est préconisée pour les personnes non infectées par le VIH et à risque.
• Le VHA est transmis par voie féco-orale directe ou indirecte (fellation, anulingus...). Il est recommandé d’utiliser un préservatif différent à chaque rapport, y compris avec un même partenaire en cas de fellation et de pénétration anale, de se laver les mains avant et après un rapport, d’utiliser un carré de latex en cas d’anulingus, et de ne pas partager des objets sexuels. La vaccination contre le VHA est recommandée, dans ce cadre, aux hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH).
• La transmission du VHE par voie sexuelle est discutée mais n’a pour l’heure jamais été confirmée.
• L’infection aiguë par le VHD peut survenir simultanément ou surinfecter une infection par le VHB. La vaccination contre le VHB protège du VHD.
Concernant les autres IST, la transmission sexuelle est confirmée pour le HSV, la syphilis, chlamydia et Neisseria gonorrheae, et elle est probable concernant le CMV.
• La transmission par la salive concerne l’EBV : contrairement au type 1, l’EBV de type 2 présente une prévalence plus élevée chez les homosexuels que les hétérosexuels et, parmi ces derniers, chez ceux à haut versus ceux à bas risque d’infection.

Transmission sexuelle par voie sanguine

Le risque d’être infecté par un virus sexuellement transmissible (VHB, VHC, VIH) augmente avec la multiplicité des rapports non protégés, des partenaires et la brutalité des rapports, elle-même accrue par certaines pratiques favorisant la désinhibition : chemsex (consommation de psychotropes pour prolonger ou intensifier l’activité sexuelle) ou slam (démarche identique à partir de substances administrées par IV). Le risque est alors lié à l’injection, lorsqu’elle est envisagée, ou par les pratiques sexuelles hard : rapports non protégés, fist-fucking , plug , … favorisant les effractions muqueuses au niveau rectal et anal.

Dans ce cadre, il est recommandé d’employer un matériel à usage unique et de ne pas partager les seringues et pailles utilisées pour l’utilisation des drogues.

Références :

Laveissière et al. Hépatites sexuellement transmissibles. Hépato-gastro et Oncologie digestive. Mai 2019; 26 (5):439-48.

https://www.jle.com/fr/revues/hpg/e-doc ... icle.phtml

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Jl 2019 - 14:57
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Une vaste étude appuie l’hypothèse d’un lien entre hépatite C et Parkinson

Des études épidémiologiques suggéraient déjà que l’infection chronique au virus de l’hépatite C (VHC) pouvait constituer un facteur de risque de maladie de Parkinson. Cette nouvelle étude taïwanaise publiée dans le JAMA confirme et complète cette hypothèse. Les chercheurs, affiliés aux départements de neurologie de différents hôpitaux taïwanais, ont en effet observé que le risque de maladie de Parkinson était plus faible chez les patients traités par un antiviral (l’interféron) que chez les patients non-traités.

L’étude a été conduite entre juillet et décembre 2017. Les chercheurs ont inclus 188 512 patients dans leur analyse, grâce aux informations de la base de données de recherche du système d’assurance maladie national, entre janvier 2003 et décembre 2013. Des patients tous diagnostiqués pour une infection à VHC, avec ou sans hépatite. Les sujets âgés de 20 ans ou moins, ceux déjà diagnostiqués pour une démence, un Parkinson, un AVC, une cirrhose, un carcinome hépatocellulaire ou souffrant d’une décompensation hépatique ou ayant subi une chirurgie ou une transplantation du foie, ont été exclus. La cohorte retenue a ensuite été découpée en deux groupes : traités ou non par un antiviral. Les patients traités devaient avoir reçu une thérapie antivirale basée sur l’interféron pendant au moins 16 semaines, avoir été suivis pendant au moins six mois et ne pas avoir déclaré de maladie de Parkinson dans les six mois suivant l’initiation du traitement. Puis, les effectifs des groupes ont été égalisés : 39 936 patients traités et autant de non-traités, en veillant à une équivalence en âge et en sexe des deux groupes, bien que la population des patients traités soit sensiblement plus masculine et jeune comparée à celle des non-traités, notent les auteurs. Les comorbidités comme le diabète, l’hypertension, une blessure à la tête… et les autres traitements comme les statines ou les antidépresseurs ont également été renseignés pour les deux groupes.

Résultat : à l’issue d’un suivi de cinq ans, l’incidence de la maladie de Parkinson s’est révélée significativement plus élevée dans le groupe non-traité que traité (HR, 0.75; 95% CI, 0.59-0.96) et ses résultats se sont confirmés à la fin du suivi de la cohorte (HR, 0.71; 95% CI, 0.58-0.87), alors que le risque de développer la maladie n’était pas différent à 1 et 3 ans. Au total, l’incidence de Parkinson s’est élevée à 1,00 (95% CI, 0.85-1.15) pour 1 000 personnes-années dans le groupe traité et 1,39 (95% CI, 1.21-1.57) dans le groupe non-traité.

Les auteurs revendiquent ainsi la première étude de cohorte mettant en évidence cette association. Ils n’excluent pas que l’interféron ait un effet directement protecteur contre le développement de Parkinson, bien que ce soit peu probable. Ils misent davantage sur les biomarqueurs de l’inflammation impliqués dans les deux pathologies : infection à VHC et Parkinson. La baisse d’incidence de Parkinson chez les patients traités pourrait être liée à la réduction, voire l’élimination du virus de l’hépatite C.

Mais les chercheurs confessent quelques biais à leur étude, comme l’absence de données concernant le profil de fonction hépatique des patients, le génotype de leur virus, le taux d’ARN viral. Tout aussi inconnues sont les informations concernant l’hygiène de vie des sujets (tabagisme, consommation de café ou d’alcool). Or, les patients infectés par le HCV et consommateurs d’alcool « étaient notoirement moins traités à l’ère de l’interféron. Sans ajuster sur cette variable confondante, je ne vois pas comment on peut tirer des conclusions aussi robustes », commente le Pr Vincent Mallet, hépatologue à l’hôpital Cochin (Paris).

Néanmoins, dans un éditorial appuyé sur cette étude, les Drs Adolfo Ramirez-Zamora, Christopher W. Hess et David R. Nelson (Floride, États-Unis) se réjouissent de cette identification d’un facteur de risque traitable pour la maladie de Parkinson, pointant des résultats « pertinents à la fois pour les champs de la neurologie et de l’hépatologie, puisqu’ils révèlent un facteur de risque traitable pour la maladie de Parkinson ». Mais encore une fois, le Pr Mallet tempère : « ces résultats devraient être interprétés avec précaution ».

Les auteurs en appellent à des analyses plus détaillées, y compris sur des groupes ethniques et géographiques différents, mais surtout faudrait-il s’assurer que les patients souffrant de troubles alcooliques ou non aient un accès égal aux traitements antiviraux.

Enfin, la durée de suivi la plus longue dans l’étude (11 ans) est également une limite à l’étude du développement lent et progressif d’une maladie comme celle de Parkinson.

https://francais.medscape.com/voirartic ... 5MwnmHPVxI

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L’expérimentation du cannabis thérapeutique officiellement autorisée en France

Une décision de l’agence française du médicament ouvre la voie à un test en situation réelle réservé aux patients en impasse thérapeutique.

C’est une nouvelle étape vers l’expérimentation du cannabis thérapeutique en France : l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a validé jeudi 11 juillet le cadre proposé fin juin par un groupe d’experts. « Le cadre global qu’ils posent est un cadre à partir duquel on peut travailler, leurs propositions nous paraissent des bonnes propositions », a précisé à l’Agence France-presse Dominique Martin, directeur général de l’ANSM.

Saluant un travail « remarquablement conduit », le dirigeant souligne que le comité a « pris le temps nécessaire d’écouter les uns et les autres », dans les différentes dimensions du dossier – médicales, économiques, associatives – et n’a « pas perdu de temps » depuis sa nomination. L’ANSM, qui avait donné fin 2018 un accord de principe au lancement d’une expérimentation du cannabis thérapeutique en France, avait alors demandé à ce comité de se pencher sur la forme à donner à cette opération. L’enjeu étant que l’ampleur de l’expérimentation et la qualité des données recueillies soient suffisantes pour, à son terme, juger de la pertinence d’une légalisation du cannabis à visée médicale.

Pas de « joint sur ordonnance »

Pour ce test en situation réelle, le cannabis thérapeutique pourra être prescrit chez des patients en impasse thérapeutique, souffrant de certaines formes d’épilepsies résistantes aux traitements, de douleurs neuropathiques (résultant de lésions nerveuses) non soulagées par d’autres thérapies, d’effets secondaires des chimiothérapies ou encore pour les soins palliatifs et les contractions musculaires incontrôlées de la sclérose en plaques ou d’autres pathologies du système nerveux central.

Pas question toutefois de « joint sur ordonnance » : les produits prescrits seront inhalés (huile, fleurs séchées) ou ingérées (solutions buvables, gouttes et capsules d’huile). Le comité de treize spécialistes, présidé par le psychiatre et pharmacologue Nicolas Authier, a aussi recommandé de réserver la « prescription initiale » de produits à base de cannabis aux médecins exerçant dans des centres de référence (centres anti-douleur, centres experts de la sclérose en plaques, etc.). Les médecins participant à l’expérimentation seront volontaires et auront obligatoirement suivi une formation en ligne, dont les modalités restent à déterminer.

https://www.lemonde.fr/societe/article/ ... _3224.html

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La NASH, ce n’est pas que l’affaire des hépatologues !

A l'occasion de la 5e édition du Paris Nash Meeting lui se tiendra les 11 et 12 juillet à l’Institut Pasteur à Paris, en partenariat avec l’AFEF (Société française d’hépatologie) et la SFD (Société francophone du diabète), le Pr Lawrence Serfaty (hôpital de Hautepierre, Strasbourg), rappelle l'importance de dépister la NASH, une maladie hépatique de cause métabolique émergente.

La recrudescence du nombre de patients atteints de NASH, ou stéatose hépatique non alcoolique, est directement corrélée à la prévalence en augmentation de l’obésité et du diabète. La NASH concerne 79,1 % des obèses et 62,4 % des diabétiques. En France, dans la cohorte Constance, la prévalence de la stéatose métabolique est de 18,2 % dans la population adulte française, soit 7,83 millions de personnes dont 2,6 % avec une maladie avancée, soit plus de 200 000 personnes à haut risque de développer une cirrhose et/ou un cancer du foie.

Identifier la population à risque

Le CHU de Strasbourg a mis en place depuis un an un dépistage systématique des patients à risque, basé sur un test simple nommé FIB-4 (FIBROSIS-4). Il est calculé à l’aide de la formule prenant en compte l’âge, les transaminases et le nombre de plaquettes : FIB-4 = (âge x ASAT) / (plaquettes x √[ALAT]).

« Face à des patients obèses ou diabétiques, tous les médecins devraient systématiser le dépistage. Ce test est simple, non invasif, fiable. Lorsque le score est > 1,3, il existe un risque significatif de NASH et le patient devrait être adressé en consultation chez un hépatologue. Des calculateurs sont disponibles sur de nombreux sites Internet », a expliqué le Pr Lawrence Serfaty (hôpital de Hautepierre, Strasbourg).

Un rappel nécessaire des bonnes règles diététiques

L’occasion sans aucun doute de rappeler que le traitement de la NASH repose essentiellement sur les règles hygiéno-diététiques car aucun agent pharmacologique n’a été approuvé dans cette indication. Plusieurs études ont clairement indiqué que la perte de poids, par régime ou chirurgie bariatrique, permettait de faire disparaître les lésions de NASH et d’améliorer la fibrose, voire de faire régresser la cirrhose. Cependant, un régime efficace est suivi chez moins de 10 % des patients et la chirurgie bariatrique reste réservée à un petit sous-groupe de sujets obèses morbides.

Dans ce contexte, un grand nombre de nouvelles molécules pour le traitement de la NASH sont actuellement en cours de développement clinique. Leurs cibles thérapeutiques sont multiples : métabolique, antioxydante, anti-inflammatoire et/ou anti-fibrosante. « Une cinquantaine de nouvelles molécules sont en cours d’évaluation dans le traitement de la NASH dans le cadre de plus de 200 essais thérapeutiques à travers le monde, a affirmé l’hépatologue. Parmi les molécules les plus avancées en termes de développement, quatre sont évaluées dans le cadre d’essais de phase 3 : l’acide obéticholique (acide biliaire primaire de synthèse déjà utilisé dans la cholangite biliaire primitive), l’élafibranor (agoniste des PPAR), le selonsertib (inhibiteur de l’enzyme ASK1, premiers résultats décevants) et le cenicriviroc (inhibiteur de CCR2/CCR5). »

Source : Lequotidiendumedecin.fr

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 441#396441

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Le gouvernement du Canada lance un plan d'action sur les infections transmissibles sexuellement et par le sang



Le plan accélérera le déploiement d'efforts destinés à prévenir, diagnostiquer et traiter les infections transmissibles sexuellement et par le sang, et à éliminer les obstacles aux soins VANCOUVER, le 17 juill. 2019 /CNW/ - Le Canada a progressé à pas de géant pour réduire les taux d'infection au VIH et d'hépatite virale et améliorer la vie des Canadiens qui en sont atteints. Nous sommes toutefois témoins de la résurgence des infections sexuellement transmissibles au Canada. Par exemple, 44 % des Canadiens atteints de l'hépatite C ne sont pas conscients qu'ils sont infectés, et le nombre de personnes chez lesquelles le VIH a nouvellement été diagnostiqué a augmenté au cours des quatre dernières années, et ceci en dépit du fait que nous possédons les connaissances et les outils nécessaires pour prévenir, traiter et, dans de nombreux cas, guérir les infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS).

Aujourd'hui, l'honorable Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé, a pris la parole au Congrès mondial sur les ITS et le VIH de 2019 et a lancé le Plan d'action quinquennal du gouvernement du Canada sur les infections transmissibles sexuellement et par le sang afin d'accélérer le déploiement d'efforts destinés à prévenir, à diagnostiquer et à traiter les ITSS et à éliminer les obstacles aux soins, au Canada. Cette mesure fait suite à la publication du Cadre d'action pancanadien sur les infections transmises sexuellement et par le sang, qui fournit une feuille de route La suite ici :

En lire plus: https://www.lelezard.com/communique-18850078.html

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LE FIGARO : LE TOUR DE FRANCE S’ENGAGE POUR ÉLIMINER L’HÉPATITE C – 18/07/2019



La campagne de prévention #DuBruitContrelHépatiteC a intégré cette année la caravane du Tour de France pour sensibiliser le public autour de cette maladie.

Cette année, l’AFEF et SOS Hépatites lancent la campagne #DuBruitContrelHépatiteC pour sensibiliser le public français sur les routes du Tour de France. Grâce à la résonance de cet évènement populaire mythique, les deux associations initiatrices de la campagne #DuBruitContrelHépatiteC comptent bien atteindre le maximum de personnes et notamment un public qui n’a pas toujours un accès direct aux informations de santé publique, et faire des spectateurs les acteurs majeurs de la campagne.

«Avec cette campagne nous voulons nous faire entendre», explique Pascal Mélin, président de SOS Hépatites. «Parce que 75 000 personnes n’ont pas entendu les messages de prévention. Mais c’est un bruit festif, parce que pour la première fois, l’annonce qu’on est porteur du virus peut aller de pair avec l’annonce qu’on va guérir. Et ça, on a envie de le crier très fort, dans la bonne humeur de cette fête populaire qu’est le Tour. Chaque fois que quelqu’un aura relayé le message à son niveau, ce sera une victoire».

Il se félicite également de l’exposition de la campagne sur les routes du Tour, et de la comparaison avec le sport. «L’aspect sportif de cet événement est également un facteur important car en lien avec notre message de guérison», explique-t-il. «L’image de la course cycliste nous correspond bien aussi: c’est populaire, cela demande des efforts individuels mais au fond c’est un travail d’équipe, et il y a de belles victoires à l’arrivée. Et cerise sur le gâteau, le Tour arrive à Paris le 28 juillet, journée mondiale de lutte contre l’hépatite!».

Au niveau du dispositif, deux chars aux couleurs de la campagne sont présents au sein de la caravane, pour distribuer des goodies avec des messages de prévention. Dans les villes-départ et villes-arrivée, un camion est installé dans les fan-zones et propose des opérations de dépistage et de prévention. Enfin, deux opérations spéciales sont organisées: le 21 juillet avec un challenge en vélo d’appartement à Foix, et le 28 juillet, où les coureurs parleront aux spectateurs de la journée de lutte contre l’hépatite C.

http://www.soshepatites.org/le-figaro-l ... 8-07-2019/

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" La discrimination sociale est un processus lié au fait d'opérer une distinction concernant une personne ou une catégorie sociale en créant des frontières dites « discriminantes », c'est-à-dire produisant un rejet visant à l'exclusion sociale sur des critères tels que l'origine sociale ou ethnique, la religion, le genre, le niveau de son intelligence, l'état de santé, etc. "

En 2002 Sida Info Service, réalisait sa première enquête sur les discriminations à l’encontre des personnes vivant avec le VIH. À l’époque, près de 2 appelants sur 3 indiquaient avoir été stigmatisés ou s’être sentis victimes de stigmatisation, discrimination ou exclusion dans leur vie privée et/ou sociale du fait de leur séropositivité. Les personnes ayant répondu par la négative précisaient ne pas avoir divulgué leur séropositivité afin de se protéger de toute exclusion.

Quatre autres enquêtes ont suivi en 2003, 2005, 2009 et 2012. Notre dernière étude montrait qu’encore 4 personnes sur dix déclaraient avoir vécu une situation discriminante dans l’année en cours et cela dans plus de deux domaines distincts, mais particulièrement celui de la santé.

En juin 2018 le sondage mené par IPSOS concluait que plus de 4 séropositif-ve-s sur 10 mentaient encore à leur entourage à propos de leur statut ou de leur vécu avec le virus.

Ces constats alarmants prouvent qu’il est toujours urgent de lutter contre la sérophobie et les attitudes de rejet qu’elle entraine. Pour la sixième fois, nous souhaitons renouveler et approfondir notre enquête en recueillant vos témoignages. Les résultats seront publiés sur notre site Internet et relayés sur les réseaux sociaux.

https://www.dragnsurvey.com/survey/r/77 ... woVwkrt6ek

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Jl 2019 - 07:26
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Revue Le Flyer
E-dito n°24 (juillet 2019)



Opioïdes antalgiques et crise nord-américaine des surdoses aux opioïdes, doit-on moins prescrire en France ?
CRISE OU PAS CRISE ?
Dr Morgane Guillou, Dr Nolwenn Astruc, Mustapha Benslimane

Le titre de cet e-dito estival met d’emblée en exergue le fait que l’opiophobie ambiante, ici en France, est directement importée du continent nord-américain où effectivement sévit une véritable crise des surdoses avec plus de 60 000 décès en 2017 pour les USA.

A force de spéculer sur le risque d’une telle crise en France, on en oublierait presque la réalité des chiffres. L’enquête DTA (Décès Toxiques par Antalgique) en 2017 fait part de 105 cas. Même en imaginant qu’il y ait une sous-notification importante de ces cas, on est très loin de la situation qui touche les USA, le Canada, l’Australie et, plus près de chez nous, dans une moindre mesure, le Royaume-Uni.
https://www.dw.com/…/britains-opioid-cr ... a-48762806

Objectivement, il n’y a pas de « crise des opioïdes en France », terme par ailleurs très vague et pouvant donner lieu à beaucoup d’interprétations.
Encore moins de « crise des surdoses aux opioïdes » ! Il y a en France, chaque année, plus de 40 000 décès en lien avec l’alcool. L’alcool tue près de 400 fois plus que les opioïdes antalgiques si on s’en tient aux chiffres, sans que la mobilisation des journalistes et des politiques soit proportionnée.
Heureusement, quelques articles plus sérieux visent à relativiser le phénomène, plus médiatique qu’épidémique !
http://www.doctissimo.fr/…/crise-opioid ... eur-depen…

Mais le vacarme médiatique autour de la crise américaine, les prises de position parfois intempestives mettant en garde contre le risque d’une crise imminente et l’appétence des journalistes sur ce sujet laissent penser que la « crise des surdoses opioïdes » est à notre porte. Les titres des articles sont très souvent bien plus alarmistes que leur contenu.
https://www.lemonde.fr/…/l-agence-du-me ... inquiete-…

Il ne faut pas tant « moins prescrire » que « mieux prescrire »

…comme le soulignait déjà le Pr Nicolas Authier dans un entretien accordé au « Quotidien du Médecin » il y a moins d’un an.
https://www.lequotidiendumedecin.fr/…/e ... s-prescri…

Bien sûr, il y a lieu de ne pas sous-estimer les signaux préoccupants, comme l’augmentation du nombre d’hospitalisation en lien avec une surconsommation des opioïdes antalgiques. Il faut aussi certainement prendre des mesures fortes pour éviter les prémices d’une crise.

Dans la revue LE FLYER, différents auteurs ont déjà proposé des mesures simples, faisant appel à des constats objectifs.
https://www.sciencedirect.com/…/artic…/ ... 871930037X
Les recommandations de l’ANSM, aboutissement de discussions à la Commission Nationale des Stupéfiants et Psychotropes, vont dans le bon sens mais mériteraient d’être complétés par des actions rapides à mettre en place et pouvant avoir un impact significatif sur le nombre d’overdoses :

• Le déremboursement des fentanyl transmuqueux en dehors de leurs indications strictes de l’AMM, à savoir le traitement des accès douleurs paroxystiques au cours de la maladie cancéreuse en associant avec un traitement de fond. Nous voyons dans nos consultations des patients non cancéreux devenus addicts à des médicaments de type Actiq®, Abstral® ou encore Instanyl®. La cinétique brutale de ces fentanyl transmuqueux en font des médicaments particulièrement addictogènes, a fortiori dans des douleurs chroniques non cancéreuses où, hormis l’effet opiacé psychoactif qu’il produise, ne réponde pas à l’étiologie de ces douleurs. Leurs galéniques elles-mêmes, parfois régressives (sucettes aromatisées) ou sous forme de spray nasal, peuvent laisser penser à des traitements sans risques.

• Pour agir sur l’offre, comme on tente de la faire pour l’alcool, le tabac et les drogues illicites, il faut probablement limiter la promotion commerciale des médicaments opioïdes : suppression des bonus et des systèmes de promotion du médicament à visée strictement commerciale. La crise américaine a été, entre autres facteurs, ‘boostée’ par l’agressivité commerciale de certaines firmes et de ses représentants, récompensés pour cela par de généreux bonus. Par ailleurs, les firmes devraient être incitées à communiquer sur le risque addictif. Et, on devrait imposer sur le packaging une mention mettant en garde contre ce risque d’addiction, en prenant garde de ne pas affoler les bénéficiaires des traitements…

• Traiter à part les molécules qui semblent poser des problèmes spécifiques. Il faut citer ici l’oxycodone dont il semble désormais établi qu’elle a un potentiel d’abus, hédonique et addictif supérieur à d’autres opioides plus classiques comme la morphine. Son action sur les récepteurs kappa pourrait être incriminée…
https://rvh-synergie.org/…/pdf/oxycodon ... dictif.pdf
L’élargissement de son remboursement à différents types de douleurs non cancéreuses en 2015, alors que beaucoup de signaux étaient déjà émis, pourrait être certainement rediscuté tout en lui permettant d’être une alternative à la morphine dans les douleurs cancéreuses.
Il n’est pas étonnant que certains auteurs évoquent la possibilité d’un moratoire sur l’oxycodone compte-tenu des éléments rassemblés depuis des décennies.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30820686
Il en est de même pour le tramadol, en tête depuis quelques années dans l’enquête DTA (Décès Toxiques par Antalgiques) des molécules pourvoyeuses de décès. Il existe là-aussi des fortes présomptions sur le potentiel addictif du tramadol
https://www.bmj.com/content/365/bmj.l1849
avec des auteurs qui proposent de revoir la classification de cet opioïde dit faible, pas si faible que cela en l’occurrence, plutôt mal toléré et qui, lui-aussi, a un mode d’action complexe qui pourrait expliquer son potentiel addictif
https://www.bmj.com/content/365/bmj.l1849

• Favoriser l’accès à la naloxone. Mais en restant pragmatique. Une tribune récente a alerté sur le risque de « crise des opioïdes » en France tout en promouvant un accès élargi et facilité à la naloxone, ce qui était bienvenu.
https://www.pourquoidocteur.fr/…/29513- ... des-medec…
Mais, il parait peu envisageable de doter 12 millions de français (et leur entourage) bénéficiant d’un traitement antalgique opioïde, sauf à vouloir faire la fortune des firmes qui proposent une forme ‘take-home’ de naloxone. Il faut bien sûr faire la part des choses et réserver la naloxone à des patients non pas devenus dépendants (qui peut toucher un grand nombre d’entre eux, exposés à des traitements opioïdes), mais à ceux engagés malgré eux dans des comportements addictifs, ce qui n’est pas une majorité. Mais, pour ces patients devenus addicts, l’accès à un MSO (Médicament de Substitution Opiacée) est une priorité. L’accès aux MSO est la mesure la plus efficace contre les overdoses. La naloxone doit être plus facile d’accès certes, mais avant tout auprès des usagers de drogues qui fréquentent les CSAPA, les CAARUD, les services hospitaliers spécialisés et les cabinets de médecine générale qui les accompagnent... Quand l’accès sera assuré dans ces lieux, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui (d’où ces appels à la mobilisation), il sera temps d’en élargir l’accès aux patients douloureux ayant développé une addiction aux opioïdes ou à risque d’overdose !
Une centaine de décès liés aux opioïdes (enquête DTA) pour 12 millions de patients exposés d’un côté. De l’autre, plus de 300 décès côté usagers de substances opiacées illicites (enquête DRAMES), pour 200 à 300 000 usagers de ces substances…On voit où est la priorité

Ces mesures devraient permettre de faire reculer le nombre d’overdoses fatales aux opioïdes tout en maintenant un objectif de soulagement de la douleur. Il ne s’agirait pas de faire reculer la prise en charge de la douleur, au motif d’une crise qui n’est pas la nôtre !

La crise américaine des surdoses opioïdes est surtout la conséquence de plusieurs phénomènes dont l’énumération a déjà été produite par ailleurs. Elle est surtout le symptôme de la défaillance d’un système de soins et d’un manque de régulations qui a permis une diffusion hors-norme de médicaments, par nature addictifs, à des patients souffrant de douleurs, parfois ‘seulement’ légères à très modérées, en dehors de leurs indications légitimes et indiscutables. Et le tout, avec le concours de leaders d’opinion rémunérés, de Sociétés Savantes ‘infiltrées’ et d’Autorités de Santé ‘endormies’…
De surcroît, l’accès à des traitements de substitution y est très limité et fait défaut à de nombreux patients à qui l’idéal d’abstinence est proposé comme impératif, après les avoir, sur prescription médicale, inondés d’opioïdes antalgiques.
Cette crise, telle qu’elle est décrite ici et là, est aussi une crise de sous-prescription d’opioïdes de substitution à des patients pour lesquels ce serait la meilleure façon d’éviter une overdose fatale…

Comble de malchance, certains d’entre eux, substitués ou non, ont toujours des douleurs !

Pour éviter que la ‘crise’ s’installe en France, il est également important que les prescripteurs aient de solides notions du bon usage des antalgiques en adéquation avec les recommandations, comme celles de la SFETD ou de l’OFMA, ou encore des Autorités de Santé comme l’ANSM ou la HAS.

Côté patients, il faut renforcer l’éducation thérapeutique et les responsabiliser vis-à-vis du bon usage de leur traitement antalgique, et vis-à-vis du fait que le traitement de certaines douleurs, comme la douleur chronique (non cancéreuse) ne se résume pas aux seuls traitements pharmacologiques.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Jl 2019 - 13:15
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La Fundación GEP (Argentine) a formé une opposition à un brevet sur le traitement de l'hépatite C

Notre partenaire en Argentine, Fundación GEP (FGEP), a formé une opposition à l'encontre de la demande de brevet déposée par Gilead pour l'association, le sofosbuvir + le velpatasvir. Il s'agit de la troisième opposition formée par le FGEP sur les médicaments contre l'hépatite C. Les oppositions précédentes avaient empêché les monopoles et considérablement réduit les prix des médicaments.

Sofosbuvir + velpatasvir est une association clé utilisée dans le traitement des principaux génotypes de l'hépatite C et il est également recommandé en Argentine de traiter les personnes atteintes de fibrose hépatique avancée. Les demandes relatives aux combinaisons ne répondent pas aux exigences légales de l'Argentine en matière de brevetage; des oppositions ont donc été déposées auprès de l'Institut national de la propriété industrielle (INPI), afin d'apporter les arguments et les éléments de preuve essentiels nécessaires au rejet de la demande de Gilead.

L'article 4 de la loi nationale argentine sur les brevets dispose que seuls les produits ou les procédures nouveaux, qui présentent une activité inventive et qui ont une application industrielle peuvent être brevetés. Bien qu'il soit clair que les combinaisons de médicaments déjà connus, tels que sofosbuvir + velpatasvir, ne sont pas légalement brevetables, il semble que Gilead tente d'obtenir un monopole illégitime sur la fabrication et la commercialisation de médicaments contre l'hépatite C en Argentine: la société a déposé au moins 14 demandes de brevet différentes sur le sofosbuvir au cours des dernières années, en violation de la loi. Le FGEP s'emploie à faire en sorte que le sofosbuvir et ses combinaisons entrent dans le domaine public afin que le traitement efficace et abordable de l'hépatite C soit produit localement.

Des réductions de prix cruciales
«Il est crucial que les personnes atteintes d'hépatite C aient accès au traitement qui guérit l'infection. Selon notre loi sur les brevets, l’application de l’association sofosbuvir + velpatasvir doit être rejetée », a déclaré Lorena Di Giano, directrice exécutive du FGEP.

Selon l'ANMAT (Administration nationale du médicament, des technologies alimentaires et médicales), un flacon de 28 comprimés d'Epclusa® (nom de marque de Gilead pour l'association en Argentine) est vendu au prix de 572 117,23 AR $. Le prix d'un traitement de 12 semaines est donc de 1 716 351,69 dollars australiens (40 518 dollars américains), tandis que la version générique produite par l'Inde et disponible sur le marché international est vendue à 286 dollars américains.

Depuis l’entrée du sofosbuvir générique sur le marché argentin, les prix ont considérablement baissé. Le rejet légitime par l'INPI des demandes de brevet déposées sur le promédicament et le composé de base de sofosbuvir a eu un impact majeur sur le marché argentin, en ouvrant la voie à quatre enregistrements de générique par les fabricants nationaux.

Les travaux du FGEP sur les oppositions aux brevets et le système d'opposition aux brevets se sont révélés efficaces pour éliminer les obstacles à l'accès aux médicaments essentiels en Argentine. "Nous espérons que l'INPI rejettera très bientôt la demande de brevet sofosbuvir + velpatasvir, un premier pas nécessaire pour garantir l'accès à toutes les personnes qui ont un besoin urgent de traitement", a déclaré Lorena Di Giano.

http://makemedicinesaffordable.org/en/f ... treatment/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Jl 2019 - 15:00
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TOUR DE FRANCE, IL FAUT FAIRE DU BRUIT… #DUBRUITCONTRELHEPATITEC





http://www.soshepatites.org/tour-de-fra ... hepatitec/

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