Hépatites et Co-Infections
Partage et entraide
Aux nouveaux inscrits...




Favoris
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
Auteur Message
fil
Sujet du message: « HBV CURE », Ou en est la recherche ?  MessagePosté le: 10 Jan 2019 - 11:59
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères
Le ténofovir alafénamide pour le traitement de l'hépatite B améliore la sécurité rénale et osseuse après un an

Le ténofovir alafénamide (TAF; Vemlidy ), la nouvelle formulation du ténofovir, continue de paraître au moins aussi efficace pour le traitement de l'hépatite B mais avec un meilleur profil d'innocuité que le ténofovir disoproxil fumarate (TDF; Viread ) plus ancien , selon une présentation du réunion récente du foie AASLD à San Francisco.

Les antiviraux nucléosidiques / nucléotidiques tels que le ténofovir et l'entécavir ( Baraclude ) peuvent inhiber indéfiniment la réplication du virus de l'hépatite B (VHB), mais ils conduisent rarement à une guérison, nécessitant un traitement à long terme pour de nombreuses personnes.

Le TDF est généralement considéré comme sûr et bien toléré pour le traitement du VHB et du VIH, mais il peut provoquer une perte osseuse peu de temps après le début du traitement et peut entraîner des problèmes rénaux chez les patients prédisposés. Le TAF est une formulation procrogue qui produit un taux élevé de médicament actif (ténofovir diphosphate) dans les cellules du foie avec une dose plus faible que le TDF, ce qui signifie des concentrations dans le sang plus faibles et une exposition moindre au médicament pour les reins, les os et autres organes. tissus.

Wai-Kay Seto de l'Hôpital Queen Mary à Hong Kong a présenté les résultats d'une analyse combinée de la sécurité des os et des reins réalisée dans deux essais pivots de phase III comparant le TAF et le TDF pour le traitement de l'hépatite B chronique.

L'étude 108 comprenait 425 participants négatifs pour l'antigène de l'hépatite B 'e' (AgHBe) et l'étude 110 comprenait 873 participants AgHBe positifs dans 17 pays. Dans les deux études combinées, environ les deux tiers étaient des hommes, près de 80% étaient des Asiatiques et la moyenne d'âge était d'environ 40 ans. Près du quart avaient déjà été traités pour l'hépatite B et environ 10% avaient une cirrhose du foie.

Les participants aux deux études ont été randomisés pour recevoir 25 mg de TAF ou 300 mg de TDF une fois par jour.

Les chercheurs ont présenté les principaux résultats d'innocuité et d'efficacité sur 48 semaines en 2016, montrant que le TAF fonctionnait aussi bien que le TDF, mais avec une meilleure sécurité des reins et des os. Un rapport de suivi a montré une efficacité continue à 96 semaines. À ce moment-là, la moitié des participants ont été assignés à continuer le traitement en double aveugle tandis que les autres ont basculé vers le TAF ouvert.

Lors de la réunion sur le foie, Wai-Kay Seto de l’hôpital Queen Mary à Hong Kong a présenté les résultats d’une analyse combinée de l’efficacité et de la sécurité entre la 96e et la 144e semaine chez 211 personnes initialement randomisées vers TDF qui ont poursuivi le traitement avec ce médicament et 180 TAF à la semaine 96.

Les données démographiques de ce sous-groupe étaient similaires à celles de la population étudiée dans son ensemble. Environ 30% avaient plus de 50 ans; L’âge avancé est un facteur de risque à la fois de dégradation de la fonction rénale et de perte osseuse, en particulier chez les femmes ménopausées. Au départ, près de 30% avaient une densité minérale osseuse au niveau de la hanche inférieure à la normale et près de la moitié avait une DMO réduite au niveau de la colonne vertébrale.

Après 144 semaines, 88% des bénéficiaires actuels du TDF et 84% de ceux qui sont passés au TAF avaient un ADN du VHB indétectable (<29 UI / ml). Selon les critères de l'AASLD, 65% et 72%, respectivement, présentaient une normalisation des enzymes hépatiques ALT. Les traitements étaient toutefois rares: seuls 6% et 10% des deux groupes avaient atteint une perte d'HBeAg et personne n'avait atteint une perte d'antigène de surface de l'hépatite B (HBsAg).

Le traitement est resté généralement sûr et bien toléré. Seuls 4% des patients dans le groupe traité par TDF et 6% des patients du groupe témoin TAF ont présenté des événements indésirables graves et aucun n'a interrompu le traitement en raison d'effets secondaires.

En ce qui concerne la fonction rénale, le débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe) s'est amélioré chez les personnes qui sont passées au TAF, mais est resté stable chez celles qui sont restées sous TDF. Seulement 4% des personnes qui ont opté pour la TAF ont vu leur maladie rénale chronique s'aggraver d'un stade ou plus, mais cette proportion est passée à 12% pour celles qui sont encore sous TDF. Les marqueurs de la fonction des tubules rénaux se sont améliorés chez ceux qui ont changé de traitement, mais aucun changement significatif n'a été observé dans les taux de protéines urinaires, a rapporté Seto.

En ce qui concerne la sécurité osseuse, la densité minérale osseuse au niveau de la hanche et de la colonne vertébrale a augmenté de manière significative dans le groupe des commutateurs TAF (respectivement + 0,98% et + 2,04% par rapport à la valeur de départ), tout en restant la même dans le groupe actuel du TDF. Plus de personnes dans le groupe de commutation TAF ont vu une amélioration de 0-3% ou plus de 3% - en particulier au niveau de la colonne vertébrale -, tandis qu'un plus grand nombre de personnes dans le groupe actuel de TDF ont connu une baisse. Les biomarqueurs sériques du remodelage osseux se sont également améliorés davantage chez les participants qui sont passés au TAF.

Sur la base de ces résultats, les chercheurs ont conclu que les personnes qui passaient du TDF au TAF présentaient "des taux de suppression virale aussi élevés", avec "des améliorations significatives de la sécurité osseuse et rénale à un an".

Référence :

Seto WK et al. La sécurité des os et des reins est améliorée chez les patients atteints de VHB chronique un an après le passage au ténofovir alafénamide (TAF) du fumarate de ténofovir disoproxil (TDF) . AASLD Liver Meeting, résumé 0404, 2018.

https://plan.core-apps.com/tristar_aasl ... c5f8bec473

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message: « HBV CURE », Ou en est la recherche ?  MessagePosté le: 10 Jan 2019 - 17:39
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères


HÉPATITE B EN FRANCE : LA COHORTE HEPATHER

POL S, PARIS, AASLD 2018, ABS. 2181A ACTUALISÉ





OPTIMISATION DE FIB4 ET APRI POUR EXCLURE LA CIRRHOSE CHEZ DES PATIENTS VHB+


SONNEVELD MJ, PAYS-BAS, AASLD 2018, ABS. 2072 ACTUALISÉ







RÉACTIVATION DU VHB SOUS CORTICOÏDES : FORT ET COURT C’EST DANGEREUX !

WONG GLH, HONG-KONG, AASLD 2018, ABS. 2123 ACTUALISÉ

• Une forte dose de corticoïdes, > 40 mg/j de prednisolone, est plus à risque que la durée prolongée de traitement chez les patients VHB
• Le risque débute même pour des courtes durées (<7> 50 ans et chez les patients cirrhotiques de < 50 ans





FACTEURS PRÉDICTIFS DE CHC CHEZ LES PATIENTS VHB APRÈS CLAIRANCE DE L’ANTIGÈNE HBS

HOSAKA T, JAPON, AASLD 2018, ABS. 213 ACTUALISÉ







MYRCLUDEX B (BULEVIRTIDE) ± PEG-IFN DANS L’HÉPATITE DELTA


WEDEMEYER H, ALLEMAGNE/RUSSIE, AASLD 2018, ABS. 16 ACTUALISÉ

• Bonne efficacité sur l’ARN VHD
• Bonne efficacité sur les critères combinés
• La combinaison Myrcludex plus PEG-IFN entraine une chute Ag HBs













http://www.hepatites.net/index.php?name ... 312#395312

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 13 Jan 2019 - 08:12
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères
Forums du CREGG – Edition 2018



VHB : les points clés
Quel est le statut du patient ?

Michèle Pouteau (Epinay)

https://www.cregg.org/wordpress/wp-cont ... hepato.pdf

Qui traiter ?
Thierry Fontanges (Bourgoin-Jallieu)

https://www.cregg.org/wordpress/wp-cont ... g-2018.pdf

Quelle surveillance ?
Bertrand Hanslik (Montpellier)

https://www.cregg.org/wordpress/wp-cont ... ce-vhb.pdf

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Jan 2019 - 14:55
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères
Les cibles et de nouveaux médicaments pour le VHB , PHC 2019
Tarik ASSELAH

https://www.aphc.info/wp-content/upload ... -tarik.pdf

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Jan 2019 - 04:11
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères
Quelques messages sur l'infection virale B - CREGG Forums 2018
Dr Bertrand Hanslik et le Dr Thierry Fontanges

https://www.youtube.com/watch?v=QTETJFIgVPA

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 425#395425

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Jan 2019 - 15:52
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères
Dicerna annonce le dosage du premier volontaire dans l'essai clinique de phase 1 du DCR-HBVS conçu pour le traitement du virus de l'hépatite B chronique

Données de validation du concept clinique attendues pour le second semestre 2019

CAMBRIDGE, Mass.- (BUSINESS WIRE) - Jan. 28, 2019-- Dicerna Pharmaceuticals, Inc. (NASDAQ: DRNA), (la « Société ») , un développeur de premier plan de l' interférence ARN (ARNi) thérapeutiques, a annoncé aujourd'hui le dosage du premier volontaire humain dans sa phase 1 essai clinique de DCR-HBVs, expérimental GalXC de la société TM -Basé traitement pour le traitement de l'infection chronique par le virus de l'hépatite B (VHB) chez l'adulte. La société prévoit des données de validation de principe pour l'homme issues de l'essai de phase 1, connu sous le nom de DCR-HBVS-101, au deuxième semestre de 2019.

«Le dosage du premier patient humain dans l’étude DCR-HBVS-101 nous rapproche de la disponibilité potentielle d’un traitement innovant pour les patients atteints d’hépatite B chronique, une infection grave du foie pouvant conduire à une maladie hépatique avancée ou au cancer du foie si pas traité efficacement ", a déclaré Ralf Rosskamp, MD, médecin en chef de Dicerna. "Nous espérons que cet essai de phase 1 en trois parties validera l'interférence par l'ARN en tant que stratégie clinique viable contre l'infection chronique par l'hépatite B, sur la base de nos données précliniques encourageantes sur le DCR-HBVS."

DCR-HBVS est composé d'une seule molécule GalXC qui cible les ARN messagers du VHB (ARNm) au sein de la région de la séquence du gène de l'antigène de surface de l'hépatite B (HBsAg). Des études précliniques avec un modèle murin d'infection par le VHB ont montré que le DCR-HBVS entraînait une réduction de plus de 99% du HBsAg en circulation, suggérant une suppression supérieure du HBsAg (à la fois en ampleur et en durée de la suppression), par rapport au ciblage dans la région de la séquence du gène X.

«Une thérapie à base d’ARNi pourrait potentiellement changer le paradigme thérapeutique chez les patients atteints d’une infection chronique au VHB. En réduisant au silence non seulement l'antigène S mais également d'autres gènes viraux, grâce à un mécanisme puissant et à action prolongée, la thérapie à base d'ARNi pourrait faire pencher la balance en vue de permettre au système immunitaire du patient de développer une réponse immunitaire efficace. Cette approche pourrait contribuer à éradiquer le VHB et à éliminer le besoin d'un traitement à vie », a déclaré l'investigateur principal.Edward Gane, MBCHB, MD, directeur adjoint et hépatologue de l’unité néo-zélandaise de greffe du foie de Hôpital d'Auckland et professeur clinique de médecine à la Université de Auckland School of Medicine. «Compte tenu de l'activité inhibitrice encourageante de DCR-HBVS chez l'animal et de son profil d'innocuité préclinique favorable, nous attendons avec impatience les premiers résultats obtenus chez des volontaires sains dans l'essai DCR-HBVS-101, puis dans la deuxième partie de l'étude. , de patients atteints d'hépatite chronique B. "

À propos de l'essai DCR-HBVS-101

L'essai clinique DCR-HBVS-101 est une étude randomisée contrôlée par placebo conçue pour évaluer l'innocuité et la tolérabilité du DCR-HBVS chez des volontaires sains normaux (VNV) et des patients présentant un VHB chronique non cirrhotique. Les objectifs secondaires sont de caractériser le profil pharmacocinétique (DCP) du DCR-HBVS et d'évaluer l'efficacité pharmacodynamique préliminaire (PD) et antivirale sur les taux plasmatiques d'HBsAg et d'HBV dans le sang. L'étude est divisée en trois phases ou groupes:

• Dans le groupe A, 30 NHV doivent recevoir une seule dose ascendante de DCR-HBVS (0,1, 1, 1,5, 3, 6 ou 12 mg / kg), avec une période de suivi de quatre semaines.
• Le groupe B est une étude à dose unique de DCR-HBVS (3 mg / kg) chez huit patients atteints du VHB naïfs de traitement par un analogue nucléosidique; ces patients seront suivis pendant au moins 12 semaines. La société prévoit d'initier le dosage du groupe B au troisième trimestre de 2019.
• Le groupe C est une étude à doses croissantes multiples portant sur le DCR-HBVS (1,5, 3 ou 6 mg / kg) chez 18 patients atteints du VHB précédemment traités avec des analogues de nucléosides avec une période de suivi de 24 semaines ou plus. La société prévoit d’initier le dosage du groupe C au deuxième trimestre de 2019.

Pour plus d'informations sur l'étude clinique DCR-HBVS, visitez le site clinicaltrials.gov et utilisez l'identifiant NCT03772249.

https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT ... amp;rank=1

https://dicerna.com/

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Fév 2019 - 05:19
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères
Abbott présente le test de diagnostic rapide le plus sensible au monde, Determine ™ HBsAg 2, pour accélérer les soins de l'hépatite B

- Un nouveau test rapide au point de traitement identifie et aide à rendre des soins efficaces plus accessibles pour des millions de personnes vivant avec l'hépatite B, à l'appui des objectifs de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) relatifs à l'hépatite

- Le test de changement de vie a obtenu le marquage CE et est maintenant disponible en Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique latine et dans d'autres pays reconnaissant le marquage CE.

https://www.prnewswire.com/news-release ... 97597.html

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Mar 2019 - 04:49
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères
Les guérisons fonctionnelles spontanées de l'hépatite B se produisent rarement

Les chercheurs ont procédé à une revue systématique et à une méta-analyse afin d'estimer le taux de perte spontanée d'antigène de surface chez les patients atteints d'hépatite B.

Les personnes atteintes du virus de l'hépatite B (VHB) subissent une perte spontanée de l'antigène de surface du virus, ou HBsAg, à un taux faible, selon le rapport Infectious Disease Conseiller. La perte d'HBsAg s'apparente à une guérison fonctionnelle et constitue un objectif majeur de la recherche de nouveaux traitements pour le VHB.

En publiant leurs résultats dans Lancet Gastroenterology & Hepatology, les chercheurs ont mené une analyse systématique et une méta-analyse de 56 études de personnes atteintes du VHB dans le monde qui ne recevaient pas de traitement contre le virus.

Sur les 48 972 participants à toutes les études, 3 837 (7,8%) ont subi une perte spontanée de l'antigène de surface au cours d'un suivi cumulé de 352 381 années. Cela signifie que 1,17% des participants ont subi une perte d’HBsAg chaque année. Ce taux n'a pas différé selon que les participants vivaient dans une région où le VHB était endémique. Le taux de perte d'HBsAg était de 1,17% dans les zones d'endémie et de 1,29% dans les zones non endémiques, une différence non significative sur le plan statistique, ce qui signifie qu'elle aurait pu être due au hasard.

"Le taux faible et homogène de perte d'HBsAg souligne le besoin de nouveaux traitements visant à parvenir à une guérison fonctionnelle de différents groupes de patients et de différentes régions géographiques", ont conclu les auteurs de l'étude.

https://www.infectiousdiseaseadvisor.co ... infection/

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Mar 2019 - 06:00
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères
Le virus de l'hépatite B augmente le risque de dégénérescence maculaire liée à l'âge

Les personnes atteintes du virus de l'hépatite B ont un risque considérablement accru de développer tout type de dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) , selon un nouveau rapport. Il est possible que le virus de l'hépatite B accélère même la progression de la DMLA.

Les chercheurs de l'Université de médecine de Taipei ont mené une étude rétrospective afin d'examiner l'association entre le virus de l'hépatite B chronique et la DMLA. L’équipe a utilisé des patients appariés en fréquence de la Base de données longitudinale sur l’assurance maladie 2000 pour trouver 1 million de patients dans le programme d’assurance maladie de Taiwan.

Les auteurs de l’étude ont écrit que la DMLA, en particulier à Taiwan, est devenue une préoccupation cruciale pour la santé et la qualité de vie des personnes âgées, qui représentent une proportion croissante de la population. Les degrés de déficience visuelle varient selon les cas de DMLA avancés, ont-ils ajouté.

L'équipe a découvert 17 796 patients porteurs du virus de l'hépatite B diagnostiqué entre 2000 et 2012. Ils ont comparé et comparé les patients de 71 184 patients non infectés par le virus de l'hépatite B en fonction de l'âge, du sexe et de l'année de référence. Chacun des participants a été suivi jusqu'à la fin de 2013, et ceux qui ont développé la DMLA ont été identifiés tout au long de la période.

Les auteurs de l’étude ont évalué la progression de la DMLA en classant les patients du groupe DMLA exsudative en 3 sous-groupes: exsudatif seulement; exsudatif premier suivi de non exsudatif; et non exsudative d'abord suivie d'exsudative. Ils ne pouvaient pas classer la DMLA précoce ou avancée, ni déterminer la latéralité des diagnostics dans les données.

Comparés aux patients du groupe témoin apparié, les patients atteints du virus de l'hépatite B étaient moins susceptibles d'être à la retraite et plus susceptibles d'être employés dans des emplois de cols blancs ou bleus, ont un revenu mensuel élevé et vivent dans le centre de Taïwan.

Les patients atteints du virus de l'hépatite B présentaient plus souvent d'autres comorbidités telles que l'hypertension, le diabète, l'hyperlipidémie, la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), la coronaropathie, la néphropathie chronique, la cirrhose, la cataracte et la rétinopathie diabétique par rapport aux témoins correspondants. Les patients atteints du virus de l'hépatite B étaient également moins susceptibles d'utiliser des statines, mais plus susceptibles d'utiliser des anti-inflammatoires non stéroïdiens que les témoins appariés.

Les enquêteurs ont déterminé que l'incidence de tout type de DMLA était de 3,88 pour 1 000 années-personnes. L'incidence était de 2,27 pour 1 000 années-personnes dans la cohorte du virus de l'hépatite B, contre 1,61 pour 1 000 années-personnes dans les témoins appariés.
Le rapport de risque pour tous les temps de DMLA chez les patients atteints du virus de l'hépatite B était 1,41 fois supérieur à celui des témoins appariés. Cette association était plus forte chez les patients ayant présenté une progression de la maladie de DMLA non exsudative à exudative, ont noté les chercheurs.

Ils ont également constaté que les participants âgés de 65 ans et plus présentaient un risque de développer un type de DMLA 4,99 fois plus élevé que ceux de moins de 65 ans.

«Selon notre étude longitudinale et basée sur la population, l’infection par le virus de l’hépatite B chronique peut constituer un facteur de risque de DMLA», a indiqué l’auteur de l’étude Chih-Ching Yeh, PhD, au MD Magazine® . "Les médecins de famille peuvent prêter attention au risque de dégénérescence liée à l'âge chez leurs patients atteints du virus de l'hépatite B."

Les auteurs de l'étude ont déclaré que des associations entre le virus de l'hépatite B et d'autres manifestations oculaires, telles que la sécheresse oculaire et la cataracte, ont également été rapportées parmi d'autres pays asiatiques.

«Bien que le taux d’infection par le virus de l’hépatite B diminue dans le monde en raison de l’efficacité des programmes de vaccination, des études supplémentaires doivent être menées pour déterminer si le traitement anti-virus de l’hépatite B ou des interventions anti-inflammatoires réduisent le risque de DMLA chez les personnes atteintes du virus de l’hépatite B chronique» auteurs de l'étude ont écrit.

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs ... /aos.14032

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Mar 2019 - 22:26
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères
Une biopsie liquide pour dépister les hépatocarcinomes liés à l'infection par le virus de l'hépatite B

Le dépistage du carcinome hépatocellulaire chez les patients à haut risque (cirrhose d’origine alcoolique, virale B ou C, ou due à l’hémochromatose génétique par exemple), consiste en la réalisation d'une échographie semestrielle. La recherche de moyens de dépistage non invasif est donc une piste importante pour en améliorer la précocité du dépistage.

Dans un article récent publié dans les « PNAS », les chercheurs du laboratoire d'état d'oncologie moléculaire du centre national du cancer de Pékin, dirigés par le Dr Chunfeng Qu, décrivent les résultats d'un test sanguin de dépistage doté d'une forte sensibilité et d'une forte spécificité. Ce test détecte la présence d'ADN circulant tumoral, ciblant plus particulièrement des séquences caractéristiques de mutations somatiques consécutives à l'intégration de l'ADN viral.

Patients à haut risque

Les auteurs ont recruté 3 793 patients séropositifs pour le VHB, et les ont divisés en 2 groupes, sur la base d'un dosage de l'alpha-fœtoprotéine (AFP) et d'un examen échographique. Un ensemble de 176 patients à haut risque d'hépatocarcinome a été ainsi identifié, parmi lesquels 70 ont effectivement développé un cancer du foie.

Lors de leur examens, certains de ces patients ont eu un résultat dépistage de l'hépatocarcinome était considéré comme positif (AFP >400 ng/mL, présence d'un nodule de plus de 2 cm, ou combinaison d'un AFP > 200 ng/mL et d'un nodule de plus de 1 cm) et ceux chez qui un hépatocarcinome était seulement suspecté (AFP > 20 ng/mL ou présence d'un nodule de moins de 1 cm). Les patients positifs ont été immédiatement pris en charge pour une IRM de confirmation et une éventuelle mise sous traitement, tandis que les patients suspects devaient bénéficier d'une surveillance active et d'une IRM dans les 2 mois suivant.

Les auteurs se sont appuyés sur ces 176 patients pour évaluer leur test de détection de l'ADN circulant, définir un seuil de détection et mettre au point un algorithme qu'ils ont appliqué lorsqu'ils ont proposé le test à 331 membres de la seconde cohorte : ceux chez qui le dosage de l'AFP et l'échographie n'avaient rien révélé de particulier.

Le test s'est révélé positif chez 24 patients, dont 4 ont développé un cancer au cours des 6 à 8 mois. Le test était en revanche négatif chez les 307 autres membres de la cohorte. La sensibilité était donc de 100 % la spécificité de 94 % et la valeur prédictive positive de 17 %. Les 4 cancers diagnostiqués l'ont été à un stage précoce (tumeur de moins de 3 cm).

« La sensibilité que nous avons calculée se base sur un nombre limité d'hépatocarcinomes, reconnaissent les auteurs, il est possible qu'elle soit modifiée par un suivi à long terme. Néanmoins, la valeur prédictive positive de 17 % est supérieure à celle de la mesure de l'AFP seule. »

Bien que le test évalué dans l'article soit spécifique aux hépatocarcinomes liés aux infections par le VHB, les auteurs estiment que des tests similaires pourraient être mis au point pour dépister des hépatocarcinomes d'autres étiologies.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Mar 2019 - 06:11
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères
Prévenir la réactivation du VHB chez les patients atteints d’hémopathie

La réactivation d’une hépatite B se produit habituellement dans le contexte d’une immunosuppression, en particulier au cours d’une chimiothérapie pour hémopathie et à la suite d’une greffe de cellules souches. Le but du traitement est de supprimer la réplication virale et d’abaisser la concentration sérique du DNA viral jusqu’à disparition de l’antigène de surface du VHB (HBsAg).

Les patients atteints d’une infection chronique ont l’Ag HBs dans le sérum, et peuvent être porteurs ou non d’une hépatite chronique. Ceux qui ont été guéris sont AgHBs négatifs, mais ont un anticorps circulant anti-core (Ac anti Hbc), et souvent un anticorps de surface (Ac anti HBs). Cependant du DNA viral persiste dans le foie de ces patients. La réplication active du virus est contrôlée par une réponse immunologique, mais qui n’est pas suffisante pour éradiquer les formes latentes de DNA viral. La réactivation du VHB est le résultat de la perte du contrôle immunologique de la réplication virale à l’occasion d’une immunosuppression. La réactivation du VHB pendant une chimiothérapie pour lymphome peut se voir à n’importe quel moment pendant ou après l’immunosuppression, mais les manifestations cliniques se produisent souvent quand le traitement est terminé et que se fait la reconstitution immunitaire. Après un traitement entraînant une déplétion en cellules B comme le rituximab, une réactivation peut se voir jusqu’à 2 ans après la dernière dose, et chez les sujets ayant eu une greffe allogénique jusqu’à plusieurs années après, du fait du long délai de la reconstitution immunitaire.

Identifier les facteurs de risque

Ils dépendent de l’hôte, du virus, du traitement immunosuppresseur et de la maladie hématologique sous-jacente. Le risque est plus élevé chez l’homme et au-delà de 50 ans. Les facteurs de risque viraux sont la positivité de HBsAg, de HBeAg, d’un taux élévé de DNA viral avant début du traitement immunosuppresseur. À l’opposé les Ac anti HBs sont protecteurs contre la réactivation, sans qu’un titre particulier soit déterminé. Une co-infection avec le VIH ou le VHC est un facteur de risque supplémentaire de réactivation VHB. Les lymphomes sont les hémopathies le plus souvent associées à une réactivation. Au cours des lymphomes, il a été démontré une prévalence élevée d’Ac anti HBc, les mécanismes invoqués étant l’infection directe des lymphocytes B par le VHB, la stimulation antigénique chronique, la prolifération lymphocytaire B. Le traitement immunosuppresseur lui-même est d’une grande importance dans le risque de réactivation, risque élevé à plus de 10 %, modérée entre 1 et 10 %, faible à moins de 1 % de réactivations.

Les traitements à faible risque sont limités aux agents immunosuppresseurs comme l’azathioprine, le méthotrexate, une corticothérapie à faible dose ou de courte durée.

Dans les lymphomes, les chimiothérapies de type CHOP ont montré un risque de réactivation VHB de 48 % chez les sujets HBsAg positifs et 4 % chez les anti HBc ou anti HBs positifs.

L’effet négatif des corticoïdes sur l’infection VHB est bien documenté, relevant de 2 mécanismes : le génome VHB contient un élément régulateur de transcription cortico-sensible, avec pour résultat une augmentation de la réplication virale, et d’autre part l’effet immunosuppresseur direct sur les cellules T cytotoxiques impliquées dans le contrôle du VHB. Des doses supérieures à 20 mg par jour de prednisolone ou équivalent, ou au-delà de 4 semaines, représentent un haut risque.

Les immunothérapies anti CD20 sont connues pour entraîner des réactivations VHB sévères. Le risque est le plus élevé pour les patients HBsAg positifs, mais les patients guéris d’infection VHB sont aussi à haut risque. Dans une analyse portant sur 326 patients antiHBc positifs recevant un anticorps anti CD20, 8,2 % ont eu une réactivation VHB. Une chute du titre des Ac antiHBs a été démontrée chez les patients sous rituximab, avec une réactivation VHB chez ceux ayant complètement perdu leur anti HBs. Des anticorps dirigés contre d’autres cibles ont aussi été à l’origine de réactivation du VHB (alemtuzumab, mogamulizumab, brentuximab).

Au cours d’une greffe de cellules souches allogéniques, il y a un très haut risque de réactivation du VHB risque encore aggravé par la réaction GvH (Graft versus Host). Dans ce contexte le statut du donneur a un impact et sa vaccination peut entraîner un transfert de son immunité.

Parmi les nouveaux agents, les inhibiteurs de tyrosine kinase sont associés à un risque modéré de réactivation du VHB. Par contre les modulateurs du récepteur des lymphocytes B sont associés à un risque élevé (ibrutinib, idélalisib).

Prévenir la réactivation

La prévention commence par l’identification des patients à risque. Avant initiation d’un traitement immunosuppresseur, le dépistage de l’HBsAg et l’Ac anti HBc doit être obligatoire. Il faut aussi recherche les Ac antiHBs, les sujets n’ayant pas d’Ac étant à risque accru.

Un traitement prophylactique est plus efficace qu’un traitement pré-emptif.

Les patients HBsAg positifs doivent recevoir un traitement antiviral avant le début de l’immunosuppression. Il peut s’agir d’un traitement actif chez ceux qui ont une hépatite chronique ou prophylactique chez ceux qui ont une infection chronique sans hépatite. Une surveillance tous les 3 mois du DNA viral et des ALAT est recommandée.

Chez les patients anti HBc positifs, le risque de réactivation varie selon le traitement immunosuppresseur. Une prophylaxie antivirale est recommandée chez ceux qui reçoivent du rituximab ou une greffe de cellules souches, mais pas nécessaire chez ceux qui ne reçoivent qu’une corticothérapie, avec maintien d’une surveillance.

Chez les sujets HBsAg positifs, le ténofovir et l’entécavir sont généralement recommandés. Pour les patients anti HBc positifs, la recommandation habituelle est la prophylaxie par lamivudine. Cependant une résistance à la lamivudine peut apparaître par mutations virales, qui peut poser problème du fait de la longue durée des traitements immunosuppresseurs et de la prophylaxie antivirale prolongée. Ainsi la tendance est de proposer l’entécavir pour la prophylaxie des patients antiHBc positifs lorsque l’immunosuppression doit être prolongée. Il est suggéré de ne considérer la lamivudine que pour les prophylaxies de courte durée (< 12 mois) et pour des immunosuppressions de risque modéré.

Une prophylaxie antivirale d’au moins 6 mois est recommandée après la fin de la chimiothérapie ou de l’immunosuppression, mais elle doit être de 12 mois au moins pour les patients recevant des traitements entraînant une déplétion en cellules B. À la suite d’une greffe allogénique, la situation est plus complexe, devant prendre en compte la GvH et le statut viral du receveur et du donneur. Chez tous les patients, une surveillance des ALAT, de l’HBsAg et du DNA viral doit être assurée pendant au moins 6 mois après arrêt de la prophylaxie.

Compte tenu de la réduction du risque de réactivation chez les sujets ayant des anticorps antiHBs le rôle de la vaccination a été étudié, en particulier chez les sujets ayant reçu une greffe allogénique. Les résultats de cette étude indiquent que cette vaccination représente une stratégie attractive du fait de sa simplicité.

Pr Gérard Sébahoun

RÉFÉRENCES :

Wang B et coll. : Reactivation of hepatitis B virus infection in patients with hematologic disorders. Haematologica 2019 ;104, 435-443

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Mar 2019 - 06:19
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères
Résistance au ténofovir chez les patients atteints du VHB

On estime que 2 milliards de personnes sont infectées par le virus de l'hépatite B (VHB) dans le monde, et que 686 000 personnes meurent des suites de la maladie chaque année. Alors que le développement d'analogues de nucléosides (NA) a conduit à de grandes améliorations dans les soins des patients infectés par le VHB chronique, le traitement antiviral du VHB reste un défi clinique majeur, comme discuté par Park et al. dans une étude importante en Corée du Sud.

Les auteurs soulignent qu '"en raison de la persistance virale et de l'hétérogénéité du génome du VHB, l'émergence de mutants résistants aux médicaments est inévitable". Ils soulignent également que les conséquences de la pharmacorésistance sont graves et que les patients risquent une exacerbation grave de leur maladie hépatique, une décompensation hépatique et finalement la mort.

Les directives internationales recommandent deux AN (ténofovir et entécavir) pour le traitement de première intention de l'infection chronique par le VHB en raison de leur efficacité et de leur barrière élevée à la résistance. Cependant, une incidence significative de la résistance virale à l'entecavir a déjà été rapportée. À ce jour, bien qu'il y ait eu des cas d'efficacité réduite, aucun cas de VHB cliniquement résistant au ténofovir n'a été rapporté.

Park et al. rapportent que la situation dans la pratique clinique quotidienne n’est pas aussi claire, certains patients réagissant mal au traitement au ténofovir et d’autres présentant même une percée virale malgré une bonne observance du traitement. Ils ont donc prélevé des échantillons de sang sur ces patients afin d'analyser les mutations responsables de la résistance au ténofovir.

Les auteurs ont confirmé que la barrière à la résistance au ténofovir était élevée, au moins quatre mutations du génome viral étant nécessaires pour conférer une résistance aux médicaments. Cependant, ils ont identifié de nouvelles mutations qui, combinées, ont conduit à une pharmacorésistance chez les patients infectés par le VHB chronique. Bien que le traitement au ténofovir ait été extrêmement efficace dans le traitement des patients atteints d’une infection chronique au VHB au cours de la dernière décennie, le risque de résistance aux médicaments doit être pris en compte.

En l'absence de traitement de secours pour les patients développant une résistance, la monothérapie au ténofovir doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant un VHB multirésistant. Les auteurs concluent qu'il est urgent de mettre au point une nouvelle génération de médicaments anti-VHB.

https://easl.eu/tenofovir-resistance-in ... -with-hbv/

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Mar 2019 - 08:59
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères
Le sixième workshop HBV cure organisé par l'ANRS aura lieu à Paris le 13 mai 2019. Il fera le point sur l'état de l'art de ce sujet en évolution constante et invitera les chercheurs et praticiens de santé à présenter leurs résultats récents en matière de recherche fondamentale, clinique et translationnelle dans le champ de l'hépatite B. L'objet commun de cette rencontre sera de susciter la mise en place de nouveaux projets et d'encourager des collaborations entre le publique et le privé pour avancer vers l'éradication du HBV.



Inscription gratuite mais obligatoire, dans la limite des places disponibles



Mise à jour sur le traitement du VHB à la CIT 2018

Même s’il serait inapproprié de promettre qu’un traitement sera disponible dans un délai précis, l’espoir est fort et la communauté scientifique - universitaire comme industrielle - avance clairement dans cette direction, comme le montrait le Congrès international sur le foie (CIL) à Paris en Avril 2018. À l'heure actuelle, près de 50 nouvelles molécules anti-VHB et HDV sont en cours de développement, 16 d'entre elles font déjà l'objet d'essais cliniques de phase II. Parmi eux, des inhibiteurs d'entrée et de sortie du VHB, plusieurs formulations d'agents interférant / déstabilisants de l'ARN, des modulateurs d'assemblage de capside (CAM) et des modulateurs immunitaires.

Les études précliniques réalisées sur des modèles animaux et présentées à la CIT 2018 indiquent que les stratégies les plus prometteuses reposent sur la combinaison de différentes approches antivirales directes et indirectes. En effet, l'inhibition de la réplication virale et de la production d'antigène semble être nécessaire mais non suffisante pour éviter le rebond viral à l'arrêt du traitement. Sur des modèles de réplication du VHB chez la souris, l'association de nouveaux antiviraux directs efficaces (CAM, ARNsi) avec une vaccination thérapeutique suivie d'un rappel immunitaire a donné des résultats prometteurs quant à la possibilité de parvenir à une «guérison fonctionnelle» du VHB, c'est-à-dire une suppression virale stable et une clairance de l'antigène l'apparition d'anticorps protecteurs sans rebond viral après l'arrêt du traitement.

https://ice-hbv.org/events/6th-anrs-hbv ... shop-2019/

http://www.anrs.fr/fr/actualites/587/re ... e-workshop

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 10 Avr 2019 - 18:47
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères
ICE-HBV lance sa Stratégie scientifique globale pour guérir l’hépatite B (VHB)



L’hépatite B représente un défi mondial pour la santé publique, d’échelle comparable à la tuberculose, au VIH et au paludisme. Plus de 257 millions de personnes à travers le monde présentent une infection chronique par le VHB, et près de 900 000 personnes sont décédées de cette maladie en 2017. La stratégie scientifique globale de la coalition ICE-HBV, dont l’ANRS est partenaire, est publiée ce jour dans The Lancet Gastroenterology & Hepatology et présentée en ouverture du Congrès international d’hépatologie (The International Liver Congress), qui se déroule à Vienne, organisé par l’Association européenne pour l’étude du foie (European Association for the Study of the Liver, EASL). Elle propose deux approches principales de recherche en vue d’un traitement curatif pour l’hépatite B et émet plusieurs recommandations en matière de mise en œuvre.

https://www.thelancet.com/journals/lang ... 0/fulltext







http://www.anrs.fr/fr/presse/communique ... our-guerir

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 09 Mai 2019 - 11:40
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères
Des chercheurs progressent dans la mise au point d'un vaccin oral contre l'hépatite B

Un tel vaccin faciliterait l'inoculation dans les pays en développement, où les besoins sont criants.

Les enquêteurs ont amélioré leur compréhension de la création d'un mécanisme d'administration orale pour le vaccin contre le virus de l'hépatite B (VHB). Le vaccin injectable est relativement coûteux, en partie à cause de la complexité de son stockage et de son transport, car il doit rester au réfrigérateur. Par conséquent, la mise au point d’une version orale moins chère et plus facilement transportable faciliterait grandement la distribution du vaccin dans les pays en développement, où les besoins sont pressants.

En publiant leurs résultats dans Scientific Reports, les chercheurs ont étudié le comportement du vaccin contre le VHB lorsqu'il est encapsulé dans un matériau appelé SBA-15. Des recherches antérieures ont montré que SBA-15 est une forme d'encapsulation prometteuse pour le vaccin, capable de le protéger contre le système digestif et d'empêcher sa destruction avant l'impact sur le système immunitaire.

Les enquêteurs ont voulu comprendre comment le matériel avait réussi à protéger le vaccin et pourquoi il semblait parfois compromettre l'efficacité du vaccin. Ils ont donc développé des images 3D de l'intérieur de la silice SBA-15 avec une méthode combinant imagerie par rayons X et par neutrons, leur permettant d'étudier le comportement du vaccin à l'intérieur. Ils ont constaté que le vaccin avait tendance à s'agglutiner, ce qui compromettait son efficacité.

«Nous savons maintenant ce qui rend le vaccin moins efficace et comment l'optimiser», a déclaré Heloisa Bordallo, PhD, professeur associé à l'Institut Niels Bohr de Copenhague et l'un des deux principaux auteurs de l'étude, dans un communiqué de presse. «Nous savons exactement quelle quantité de vaccin devrait être insérée dans la capsule de silice pour que celle-ci fonctionne mieux dans le corps, et les essais cliniques peuvent être mieux interprétés.»

Les chercheurs tentent de développer un vaccin oral contenant six vaccins, dont la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, l'Hib et le VHB. Ils ont déjà commencé à développer ceux pour la diphtérie et le tétanos.

https://www.nature.com/articles/s41598-019-42645-5

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 10 Mai 2019 - 09:41
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères
ECCMID2019 sur le thème "Nouveaux développements de médicaments anti-VHB: où en sommes-nous du traitement?"



https://urlz.fr/9J5P

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Mai 2019 - 11:41
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères
L'ANRS dans le contexte de guérison de l'hépatite B







http://www.anrs.fr/fr/actualites/605/la ... hepatite-b

Trois questions au Pr Fabien Zoulim sur l'hépatite B et l'état de la recherche



https://www.youtube.com/watch?v=N2UuVwpKdFs

https://www.anrs-hbvcure2019.fr/accueil.php

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
divingbrowndock
Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Mai 2019 - 12:38
Hépatant(e)
Hépatant(e)


Inscrit le: 16 Mai 2019
Messages: 16

HIV, diabetic DID
and teeth problems
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 29 Mai 2019 - 03:54
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères
Dicerna dose le premier patient dans un essai d'inhibiteur de l'ARN pour le VHB chronique

Selon un communiqué de presse, Dicerna a administré le premier patient à un essai clinique de phase 1 sur DCR-HBVS, un traitement expérimental à base de GalXCTM destiné au traitement de l'hépatite B chronique.

«La posologie du premier patient de l’étude DCR-HBVS-101 marque une étape majeure dans notre objectif ultime de développer une option thérapeutique viable pour les patients atteints du virus de l’hépatite B chronique, une infection grave du foie pouvant entraîner une maladie du foie avancée ou un cancer du foie. s’ils ne sont pas traités efficacement », a déclaré Ralf Rosskamp , MD, médecin en chef de Dicerna, dans le communiqué. «Sur la base de nos données précliniques encourageantes avec DCR-HBVS et de notre première expérience avec les volontaires sains inclus dans cet essai, nous sommes optimistes quant au potentiel clinique de l'interférence ARN en tant qu'approche innovante pour traiter efficacement l'infection chronique par le virus de l'hépatite B.»

L'essai de contrôle randomisé est conçu pour évaluer la sécurité et la tolérabilité du DCR-HBVS chez un mélange de volontaires sains et de patients atteints de VHB chronique sans cirrhose. Les chercheurs évalueront également le profil pharmacocinétique et l'efficacité antivirale des concentrations plasmatiques d'antigène de surface du VHB et d'ADN du VHB.

DCR-HBVS est une molécule unique GalXC qui cible les ARN messagers du VHB dans la région de la séquence du gène HBsAg.

«Contrairement à d’autres approches thérapeutiques pour traiter l’infection chronique par le VHB, DCR-HBVS exploite le pouvoir de l’interférence ARN pour réduire au silence de multiples gènes viraux en plus de l’antigène S, réduisant potentiellement l’HBsAg à un niveau très bas, ce qui permettrait au système immunitaire du patient de générer une réponse immunitaire efficace » , a déclaré Man-Fung Yuen, DSc, MD, Ph.D., de l'Université de Hong Kong, dans le communiqué. "Grâce à son mécanisme d'action prolongée, le DCR-HBVS peut aider les patients atteints d'une infection chronique au VHB à parvenir à une guérison fonctionnelle."

http://investors.dicerna.com/news-relea ... al-trial-0

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Jn 2019 - 10:38
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 24046
Localisation: Hyères
Un vaccin expérimental favorise l'activité des lymphocytes T contre l'hépatite B

Le GS-4774 associé à Viread stimule l'activité immunitaire contre le virus.

Un vaccin thérapeutique expérimental appelé GS-4774, utilisé en association avec Viread (fumarate de ténofovir disiproxil), a augmenté l'activité des cellules T qui ciblent le virus de l'hépatite B (VHB), selon les résultats d'une étude de phase II publiés dans le journal Gastroenterology.

Bien que le vaccin n'ait pas réduit les niveaux d'antigène de surface de l'hépatite B (HBsAg) - considéré comme un indicateur de guérison -, les chercheurs ont suggéré que le GS-4774 pourrait être utile en tant que composant d'un traitement d'association pour l'hépatite B chronique.

Au fil des années, voire des décennies, l’infection chronique par le VHB peut provoquer une cirrhose du foie (cicatrisation), un cancer du foie et une insuffisance hépatique au stade terminal nécessitant une greffe. Une thérapie antivirale utilisant des analogues de nucléosides / nucléotides tels que Viread, Vemlidy (ténofovir alafénamide) ou Baraclude (entécavir) peut inhiber la réplication du VHB au cours du traitement - indiquée par une charge virale d'ADN du VHB faible ou indétectable - mais n'élimine pas le virus.

Le VHB est difficile à traiter en partie parce que le matériel génétique viral peut rester en dormance dans les cellules hépatiques, évitant ainsi le système immunitaire et le traitement standard. En outre, l'infection chronique par le VHB se caractérise par des lymphocytes T CD8 dysfonctionnels, ce qui suggère que le traitement immunitaire pourrait jouer un rôle dans son traitement. La plupart des experts pensent qu'une approche combinée sera nécessaire pour soigner l'hépatite B.

Carolina Boni, MD, de l'Université de Parme en Italie, et ses collègues ont mené un essai clinique visant à évaluer l'innocuité et l'efficacité de GS-4774, un vaccin «tarmogène» à base de levure, conçu pour exprimer les protéines du VHB et provoquer le T-spécifique du VHB. réponses cellulaires. Il a déjà été démontré que le vaccin stimule les réponses immunitaires chez les souris et les volontaires sains atteints d’hépatite B, et il a eu un effet modeste sur les niveaux d’HBsAg dans une étude récente sur des patients atteints d’hépatite B chronique ayant une charge virale supprimée.

Cette étude ouverte a recruté 195 personnes atteintes d'hépatite B chronique et d'une maladie hépatique légère à modérée au Canada, en Italie, en Nouvelle-Zélande, en Roumanie, en Corée du Sud et aux États-Unis. Ils avaient des niveaux détectables d'ADN HBsAg et HBV d'au moins 2 000 unités internationales par millilitre; environ 40% étaient positifs pour l'antigène de l'hépatite B e (un groupe considéré plus difficile à traiter). Ils n'avaient pas reçu de traitement antiviral dans les trois mois, bien qu'environ un tiers d'entre eux aient déjà été traités avec des antiviraux ou de l'interféron.

Les participants ont été répartis au hasard pour recevoir Viread seul ou en association avec 2, 10 ou 40 «unités de levure» (une mesure de la posologie) de GS-4774 administré par injection sous-cutanée toutes les quatre semaines pour un total de six doses.

Les chercheurs n'ont constaté aucune différence significative dans la réduction de l'HBsAg - critère d'évaluation principal de l'étude - entre les personnes traitées avec Viread seul et celles ayant également reçu GS-4774. Environ 10% seulement des personnes recevant l'un ou l'autre traitement ont présenté une réduction de plus de 0,5 log de l'HBsAg. Aucun participant n'a atteint une perte complète d'HBsAg. Il n'y avait pas non plus de différence notable dans la proportion de personnes atteignant une charge virale indétectable du VHB.

Cependant, ceux qui ont reçu le vaccin ont montré une réponse immunitaire anti-VHB plus forte. Les analyses de laboratoire ont montré que les cellules T CD8 tueuses spécifiques du VHB provenant de personnes ayant reçu le GS-4774 produisaient plus d'interféron gamma, de facteur de nécrose tumorale et d'interleukine 2 à la semaine 24 et étaient toujours plus actives à la semaine 48, six mois après la fin du traitement. Le GS-4774 avait peu d'effet sur les lymphocytes T auxiliaires CD4 et n'affectait pas la réponse des lymphocytes T CD8 contre d'autres virus.

Le traitement par GS-4774 était généralement sûr et bien toléré, sans événement indésirable grave ni interruption de traitement pour cette raison. L'effet indésirable le plus fréquent était les réactions au site d'injection.

"Bien que le GS-4774 n'ait pas réduit les niveaux d'HBsAg chez les patients, son puissant effet de stimulation immunitaire sur les cellules T CD8 + pourrait être utilisé en association avec d'autres agents antiviraux pour renforcer la réponse immunitaire des antivirus", ont suggéré les auteurs de l'étude. «Les composés thérapeutiques conçus pour rétablir une réponse efficace des lymphocytes T spécifiques du VHB représentent des outils prometteurs pour améliorer le taux de perte d'HBsAg et la séroconversion chez les sujets atteints d'hépatite B chronique par rapport à ce qui est actuellement réalisable avec [les analogues de nucléosides / nucléotides]].»

GlobeImmune, une société pionnière dans la technologie du vaccin anti- tarmogène, avait concédé la licence de GS-4774 à Gilead Sciences, mais Gilead s'est retirée de la collaboration après que des résultats décevants concernant le manque de réduction de l'HBsAg aient été rapportés. Cependant, GlobeImmune répertorie toujours le vaccin dans son portefeuille de produits. La société développe également des vaccins anticancéreux utilisant une technologie similaire.

Boni C, et al. Gastroenterol. 2019;doi:10.1053/j.gastro.2019.03.044.

_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
Montrer les messages depuis:     
Sauter vers:  
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
PNphpBB2 © 2003-2007 
Traduction par : phpBB-fr.com
Page created in 0,79631495475769 seconds.