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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Avr 2019 - 09:58
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Greffe du foie précoce ou après période d’abstinence chez les malades avec hépatite alcoolique ?

L’hépatite alcoolique est une maladie très grave du foie. Il y a un débat quant à la nécessité ou pas d’exiger une abstinence de 6 mois avant de faire une greffe du foie à ces malades. Cette étude a utilisé des modèles mathématiques pour estimer les effets à long terme de la transplantation hépatique précoce vs. après période d’abstinence chez les malades avec hépatite alcoolique sévère, en fonction de la consommation de boissons alcoolisées en post-greffe (classée comme nulle, transitoire ou soutenue).

Selon cette modélisation, il est estimé que les malades greffés précocement ont une espérance de vie de 6.5 ans comparée à 1.4 ans pour les malades greffés après une période d’abstinence. Les malades greffés du foie précocement et ne reconsommant pas de boissons alcoolisées ont une survie estimée à 10.8 ans contre 3.6 ans chez les malades consommant de manière soutenue après la greffe. Mais, quelque que soit le profil de consommation après la greffe, la greffe précoce augmentait la survie, même chez les malades avec une consommation soutenue.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30998988

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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Avr 2019 - 16:00
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CHC APRÈS TRAITEMENT PAR ANTIVIRAUX À ACTION DIRECTE

Les Antiviraux à Action Directe (AAD), nouveaux traitements sans interféron, ont révolutionné la prise en charge de l'infection par le Virus de l'Hépatite C (VHC) permettant d'obtenir plus de 90 % de Réponse Virologique Soutenue (SVR). Depuis la diffusion de ces AAD, il a été observé la survenue et la récurrence des Carcinomes Hépato Cellulaires (CHC) chez les patients ayant eu ce type de traitement. Quelques études dans différents pays ont été menées pour montrer que les AAD ne réduisaient et pouvaient même augmenter le risque de CHC à la fois chez les patients ayant eu un antécédent de CHC ou chez ceux pour lesquels le diagnostic n'avait pas été posé avant le traitement.

Ce qui a conduit à des cohortes de recherche plus complexes qui ont montré que le risque de CHC n'est pas augmenté, bien qu'il reste élevé chez les patients avec une SVR malgré une éradication du VHC qui est le facteur oncogène. Les patients qui étaient les plus sujets au développement d'un CHC étaient ceux qui avaient une cirrhose établie avant le traitement par AAD.

L'objectif de cette étude est d'étudier le problème du CHC apparaissant chez des patients traités par AAD et de souligner le fait que le CHC peut se développer même après un traitement efficace et chez des patients pour lequel ce diagnostic n'avait pas été posé auparavant.

Les critères d'inclusion étaient la confirmation d'un traitement efficace par AAD avant le CHC chez des patients avec une infection chronique par le VHC avec une cirrhose. Le groupe analysé était composé de 5 patients.

Chez 3 patients, l'émergence du CHC était très rapide. Ils ont développé une décompensation soudaine des fonctions hépatiques symptomatique (ascite, œdème, troubles de la coagulation). De plus, ils avaient une encéphalopathie hépatique et une insuffisance rénale. Un des patients avait des thromboses cancéreuses. Deux patients étaient stables mais ils ont été exclus pour une intervention chirurgicale à cause de la taille des lésions locales et de leur nombre.

Les AAD, malgré leur efficacité majeure contre le VHC, n'éliminent pas le risque de développer une CHC. Après le traitement, les patients devraient rester sous contrôle médical pour un dépistage précoce et le traitement d'un probable cancer.

Bartosiewicz AJ et al. Hepatocellular carcinoma after direct-acting antivirals: an unresolved problem. Review of five cases. Clin Exp Hepatol. 2019 Mar;5(1):88-92. doi: 10.5114/ceh.2019.83162.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Avr 2019 - 16:33
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Hépatites B et C : dernières données épidémiologiques
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https://www.youtube.com/watch?time_cont ... kHJ_jpQ7d0

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Mai 2019 - 11:08
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https://afef.asso.fr/wp-content/uploads ... .-Gual.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Mai 2019 - 13:52
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Quel impact de l’âge sur les nouveaux traitements pour l’hépatite C

Dans cette étude allemande, les auteurs ont montré que les nouveaux traitements antiviraux pour l’hépatite C (DAA) étaient aussi efficaces chez les sujets de plus de 65 ans que chez les patients plus jeunes. Le taux d’effet secondaire était similaire quel que soit l’âge en dehors d’un taux plus élevé d’anémie sous Ribavirine.

Les nouveaux traitements pour l’hépatite C sont efficaces et bien tolérés chez les sujets âgés.

La Ribavirine doit cependant être utilisée avec précaution dans cette population de patients du fait d’un taux d’anémie important.

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs ... /liv.14126

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Sujet du message:   MessagePosté le: 24 Mai 2019 - 12:36
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Sujet du message:   MessagePosté le: 04 Jn 2019 - 09:54
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http://www.hccrisk.com/

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31145929

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Jn 2019 - 09:08
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Prédire le risque de cancer du foie sur cirrhose

La cirrhose est un facteur de risque de développer un cancer primitif du foie (carcinome hépatocellulaire). Une étude américaine s’est penchée sur le taux de survenue du carcinome hépatocellulaire ainsi que les facteurs prédictifs de sa survenue chez 16175 patients atteint de cirrhose alcoolique et 7068 patients atteints de cirrhose dysmétabolique ( « foie gras » liée au surpoids et au diabète). La survenue du cancer du foie était de 1.44% par an sur cirrhose alcoolique et 1.56% sur cirrhose dysmétabolique soulignant la nécessité d’effectuer un dépistage du cancer par échographie hépatique chez ses patients. De plus, les auteurs ont proposé un score prédictif de la survenue du cancer du foie permettant d’identifier des patients plus à risque de le développer et qui pourra être utiliser dans de futures études pour affiner le dépistage de ses malades.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31145929

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Sujet du message:   MessagePosté le: 22 Jn 2019 - 10:02
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L’ajout de Pravastatine au Sorafenib n’améliore par la survie chez les patients présentant un cancer du foie avancé

Dans cette étude française, les auteurs se sont intéressés à l’ajout de la Pravastatine, un hypolipémiant, au Sorafenib pour les patients présentant un cancer du foie avancé. En effet, les statines ont été associées à une diminution de la croissance tumorale dans certains cancers digestifs. Malheureusement, les auteurs n’ont pas observé d’amélioration de la survie en cas d’association de ces deux traitements.

Au total, il n’y a donc pas d’indication d’ajouter de la Pravastatine au Sorafenib en cas de cancer du foie avancé.

https://www.journal-of-hepatology.eu/ar ... 2/fulltext

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Sujet du message:   MessagePosté le: 28 Jn 2019 - 19:56
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Diagnostic automatisé des maladies hépatiques en médecine générale : iLFT

Les maladies du foie chroniques sont de plus en plus fréquentes et nécessitent une prise en charge précoce pour éviter la progression de la maladie jusqu’au stade de cirrhose.

Les anomalies du bilan hépatique à la prise de sang pourraient théoriquement permettre de diagnostiquer précocement une maladie du foie. Cependant l’exploration des anomalies du bilan hépatique est le plus souvent incomplète. Dans cette étude anglaise l’utilisation d’un algorithme automatisé (iLFT) permettait d’augmenter de 43% le rendement diagnostic des anomalies du bilan hépatique. L’algorithme déclenchait automatiquement une recherche des principales causes de maladies du foie en cas d’anomalie du bilan hépatique et proposait un diagnostic et un plan de prise en charge. L’utilisation d’un algorithme automatisé (iLFT) d’analyse du bilan hépatique en soins primaire permettait d’augmenter le rendement diagnostic des bilans hépatiques anormaux.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 05 Jl 2019 - 14:40
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Conditions socio-économiques pendant l’enfance et risque de développer une maladie du foie gras à l’âge adulte

La maladie du foie gras est une maladie chronique du foie secondaire à l’obésité et au diabète pouvant chez certaines personnes évoluer vers la cirrhose. Une étude finlandaise a étudiée le lien entre les conditions socio-économiques pendant l’enfance et la survenue du foie gras à l’âge adulte. 2042 participants ont été étudiés dont 18.9% ont développés du foie gras à l’âge adulte. La présence de conditions socio-économiques défavorables pendant l’enfance était associée à la survenue de diabète, d’obésité et de la maladie du foie gras à l’âge adulte. Au total, l’amélioration des conditions socio-économiques des classes les plus défavorisées de la population permettrait de diminuer la survenue de maladie du foie liée au diabète et à l’obésité à l’âge adulte.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31169929

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Jl 2019 - 13:48
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L’acide obéticholique pourrait être associé à un risque augmenté de développer des calculs biliaires

Dans cette étude européenne, les auteurs se sont intéressés à la relation entre acide obéticholique et calculs biliaires. Ils ont traité 20 patients en attente d’une chirurgie de la vésicule biliaire pour calculs biliaires symptomatiques soit par de l’acide obéticholique soit par un placebo et ils ont observé que le traitement par acide obéticholique était associé à une diminution du taux d’acides biliaires dans la vésicule avec parallèlement une augmentation de l’indice de saturation en cholestérol et une accumulation de FGF19. Dans la littérature, l’accumulation de FGF19 a été associée à un défaut de contraction vésiculaire et à un remplissage accru de cette dernière. Par conséquent, l’association de cette accumulation de FGF19 avec l’augmentation de l’indice de saturation en cholestérol secondaire au traitement par acide obéticholique pourrait favoriser le développement de calculs biliaires. Des études complémentaires sont néanmoins nécessaires pour établir l’existence d’un potentiel surrisque.

Au total : l’acide obéticholique pourrait être associé à un risque augmenté de calculs biliaires, restons vigilants !

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31254596

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Jl 2019 - 13:50
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L 'hépatite D : le parent pauvre des hépatites virales



https://afef.asso.fr/wp-content/uploads ... ntaine.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 30 Jl 2019 - 13:21
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Inhibition du peroxysome par le virus de l’hépatite C - les prémices de la carcinogenèse.

Si le virus de l'hépatite C (VHC) est bien connu comme étant une cause majeure de carcinome hépatocellulaire (CHC), la pathogenèse reste quant-à-elle mystérieuse. Pour élucider les mécanismes mis en œuvre, le Dr Joachim Lupberger, travaillant dans l'équipe du Professeur Thomas Baumert (Inserm et Institut de Recherche sur les Maladies Virales et Hépatiques, Université de Strasbourg) a étudié la transformation des cellules hépatiques en cellules cancéreuses lors de l’infection par le VHC in vitro puis in vivo à l’aide un modèle de souris au foie « humanisé ». Ce travail a mis en évidence qu'en plus d'augmenter l'activation de STAT3, un facteur de transcription régulant le cycle cellulaire, et la consommation cellulaire en sucre, le VHC inhibe le peroxysome, un élément clé impliqué dans la détoxification des dérivés réactifs de l’oxygène capables de causer des dommages à l'ADN et dans le métabolisme lipidique de la cellule. La combinaison de ces deux évènements favorise la transformation des cellules hépatiques en cellules cancéreuses et conduit à l’augmentation de la quantité d'acides gras à très longue chaîne dans la cellule. Ces conditions favorisent la maladie métabolique du foie associée à un mauvais pronostic chez les patients. Ces résultats, vérifiés chez plus de 330 patients atteints de CHC, ont été publiés dans le dernier volume de Gastroenterology.

Texte
Capable d'échapper au contrôle du système immunitaire, le virus de l’hépatite C (VHC) peut établir une infection persistante responsable d’une hépatite chronique, des maladies métaboliques incluant la stéatose hépatique (aussi nommée maladie du foie gras) et l’insulino-résistance ainsi que le développement de la fibrose hépatique. Cet état progresse à long terme jusqu'au cancer, faisant du VHC l'une des causes majeures de carcinome hépatocellulaire (CHC). Cependant, les mécanismes qui gouvernent cette progression de la maladie chronique vers le cancer ne sont pas encore élucidés. De plus, le risque de cancer ne peut pas être totalement éliminé, même après éradication totale du virus, en raison d'une empreinte épigénétique persistante laissée par l'infection virale, comme l'a récemment montré la même équipe (1).

C'est à ces mécanismes pathogéniques que se sont intéressés le Dr Joachim Lupberger et l'équipe du professeur Thomas Baumert (Inserm et Institut de Recherche sur les Maladies Virales et Hépatiques, Université de Strasbourg) et qui ont font l’objet d’une publication dans la revue Gastroenterology datée d’août 2019. Pour cela, ils ont étudié les variations des quantités d'ARN messager et de protéines cellulaires à différents états d'avancement du CHC, tout d'abord en culture cellulaire dans un modèle d’hépatocytes humains, puis in vivo dans un modèle de souris au foie « humanisé ». Les résultats de cette étude ont ensuite été validés chez des patients infectés par le VHC mais également grâce à plus de 330 patients présentant un CHC à différents degrés d'avancement.

Le premier changement mis en lumière est une augmentation de la consommation du glucose par les cellules infectées. Le second changement, le plus important, est l'augmentation de l'activation d'un facteur de transcription, STAT3, qui conduit à la réduction de l’expression des gènes du peroxysome.

Le peroxysome est un élément clé de la cellule impliqué dans la détoxification cellulaire, notamment pour l'élimination de composés à l'origine de stress oxydatifs (qui sont une source importante de dommages à l'ADN cellulaire) et d'acides gras à très longue chaîne. La surabondance d'acides gras à très longue chaîne, conséquence de l’altération de l’activité du peroxysome, est l'une des causes les plus importantes de la progression vers le CHC. Or, cette quantité élevée d’acides gras est retrouvée dans d'autres pathologies hépatiques chroniques comme la stéatohépatite non-alcoolique ou maladie du soda (NASH). Elle apparaît donc comme un mécanisme clé de la pathogénèse hépatique et de la carcinogenèse.

Cette étude a permis pour la première fois la réalisation d’un atlas de l'évolution temporelle des ARN messagers et des protéines cellulaires impliquées dans la survenue de l'hépatite C chronique. L’étude et la quantification des protéines du VHC durant les premières phases de l'infection, en particulier, constituent une base très utile sur laquelle d'autres études pourront s'appuyer à l’avenir.

Les auteurs concluent que "La compréhension de la pathogénèse du VHC permettra non seulement d'éviter les cancers qui y sont liés, mais elle pourrait contribuer aussi à identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques dans d’autres maladies hépatiques".

http://www.anrs.fr/fr/presse/communique ... s-premices

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Sujet du message:   MessagePosté le: 11 Août 2019 - 14:04
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Persistance à long terme d’un risque de développer un cancer du foie chez les patients avec cirrhose virale C guérie

Les patients avec une cirrhose liée au virus de l’hépatite C ont un risque de développer un cancer du foie primitif (carcinome hépatocellulaire). Une équipe de recherche américaine a étudié la persistance de ce risque après guérison de l’hépatite C en analysant la survenue du carcinome hépatocellulaire chez 19102 patients guéris par interferon (n=19102) et 29033 patients guéris par antiviraux directs de nouvelle génération. Au total, le risque de développer un carcinome hépatocellulaire diminuait après guérison de l’hépatite C mais il persistait un risque significatif jusqu’à 10 ans après la guérison du virus. Ceci suggère que le dépistage du carcinome hépatocellulaire par échographie hépatique tous les 6 mois doit être poursuivi après guérison de l’hépatite C chez les patients avec une cirrhose.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31356807

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Sujet du message:   MessagePosté le: 11 Août 2019 - 14:08
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https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31374215

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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Août 2019 - 13:09
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Rapport de consensus : l’IRM de contraste est supérieure à la TDM pour le dépistage des foies cirrhotiques

• L’IRM rehaussée par acide gadoxétique offre une meilleure sensibilité diagnostique que la tomodensitométrie (TDM) pour le diagnostic du carcinome hépatocellulaire (CHC), d’après le consensus des radiologues présents à l’occasion du huitième Forum international sur l’imagerie par résonance magnétique du foie (International Forum for Liver Magnetic Resonance Imaging), organisé en 2017.
• Au total, 20 déclarations de consensus sont présentées dans le rapport de consensus.

• Un diagnostic précoce du CHC pourrait être associé à un meilleur pronostic.

• La revue de la littérature et le rapport des recommandations consensuelles (accord de plus de 50 % des 119 radiologues) étaient axés sur l’utilisation de l’acide gadoxétique pour réaliser une IRM de contraste, chez des patients atteints d’une cirrhose hépatique et présentant d’autres facteurs de risque, ainsi que sur les opportunités et les difficultés associées.
• Financement : Bayer HealthCare.

• L’IRM rehaussée par acide gadoxétique est supérieure à la TDM pour le diagnostic du CHC, en s’appuyant sur un hyper-rehaussement lors de la phase artérielle et sur une hypointensité lors de la phase hépatobiliaire (PHB).
• L’hypointensité lors de la PHB de l’IRM rehaussée par acide gadoxétique offre la meilleure sensibilité pour le diagnostic des nodules dysplasiques de haut grade, du CHC précoce, du stade préopératoire du CHC et de la réponse après la résection.
• Des recherches sont nécessaires afin de raccourcir la durée de l’examen d’imagerie (qui dure actuellement entre 35 et 40 minutes) et de permettre des approches en respiration libre.
• Des recherches sont également nécessaires afin d’identifier le rôle de la PHB dans le cadre de la prédiction de l’invasion microvasculaire.

• Niveau normalisé des données probantes rarement rapporté pour les déclarations de consensus.
• La sensibilité de l’IRM rehaussée par acide gadoxétique n’a pas été précisée.

https://link.springer.com/article/10.10 ... 19-06369-4

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Sujet du message:   MessagePosté le: 06 Sep 2019 - 15:56
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Traitement du cancer primitif du foie : une prise en charge optimisée des effets secondaires du sorafenib améliore la survie

Le sorafenib est un traitement du cancer primitif du foie (carcinome hépatocellulaire) avancée. Le sorafenib se prend sous forme de comprimés de manière journalière et est associé à la survenue d’effets secondaires pouvant nécessiter une diminution de dose, voir un arrêt, du traitement chez certains patients. Cette étude italienne s’est intéressée au traitement par sorafenib chez 338 patients et en particulier aux doses reçues de sorafenib, à la durée de traitement par sorafenib et son impact sur la survie des patients. Au total, dans les périodes de prise en charge les plus récentes, une adaptation des doses aux effets secondaires avec une diminution plus précoce des doses de sorafenib étaient associée à une prise prolongée du traitement du fait d’une meilleure tolérance et à une meilleure survie globale.

https://www.journal-of-hepatology.eu/ar ... 9/fulltext

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Sujet du message:   MessagePosté le: 19 Sep 2019 - 09:54
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https://insights.ovid.com/crossref?an=0 ... 0000-97758

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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Sep 2019 - 18:44
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Dépistage du cancer du foie

Le dépistage du carcinome hépatocellulaire, principal cancer du foie, est recommandé chez les patients à risque (cirrhose ou fibrose sévère du foie, hépatite virale B…).

Cette étude avait pour but d’évaluer dans la littérature médicale, de 2000 à 2019, la proportion de carcinomes hépatocellulaires diagnostiqués au cours d’une procédure de dépistage, et leurs caractéristiques. Soixante articles médicaux ont été analysées, soit 50 554 cas de carcinomes hépatocellulaires.

Seul 37 % des carcinomes hépatocellulaires étaient diagnostiqués au cours d’une procédure de dépistage.

Les carcinomes hépatocellulaires diagnostiqués en dehors d’une procédure de dépistage étaient significativement plus gros, plus nombreux et envahissaient plus souvent les vaisseaux ou d’autres organes (métastases).

En revanche les carcinomes hépatocellulaires diagnostiqués lors d’une procédure de dépistage étaient plus souvent traités de façon curative et les patients vivaient plus longtemps.

Conclusion : le cancer du foie est encore trop peu dépisté. Améliorer le dépistage chez les patients à risque pourrait améliorer la survie des malades.

https://insights.ovid.com/crossref?an=0 ... 0000-97758

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VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 5 ans post-tt OK.
 
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