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Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Mar 2019 - 05:42
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Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Mar 2019 - 05:57
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Les femmes et les jeunes patients sont moins susceptibles de continuer à utiliser la PrEP

SEATTLE - Les femmes et les jeunes patients ont moins tendance à utiliser de manière persistante une prophylaxie pré-exposition, ou PrEP, pour la prévention du VIH par rapport aux hommes et aux utilisateurs plus âgés, selon les données de l’étude présentées au CROI.

«Aux États-Unis, moins de 10% des personnes qui pourraient bénéficier de la PrEP l’initient. Pour ceux qui ont commencé, certains cessent de l'utiliser alors qu'ils sont à risque et deviennent vulnérables à l'infection par le VIH » , a déclaré le chercheur du CDC Ya- Lin A. Huang, PhD, MS, lors d'une conférence de presse. «La PrEP peut réduire l’incidence du VIH et aider à mettre fin à l’épidémie de VIH; toutefois, son utilisation doit être persistante pendant les périodes de risque pour être efficace. ”

Huang a précisé que la persistance et l'adhérence varient dans la définition. L'observance, a-t-elle dit, est la mesure dans laquelle une personne prend un médicament ou une ordonnance selon les recommandations de son fournisseur, alors que la persistance est la durée d'utilisation de l'initiation à l'arrêt du traitement, sans interruption de plus de 30 jours.

Dans leur étude, qui utilisait les données des bases de données IBM MarketScan Research, Huang et ses collègues ont mis l'accent sur la persistance et les caractéristiques de cette persistance dans une cohorte de patients âgés de 18 à 64 ans ayant initié la PrEP entre 2012 et 2016. Ils ont jugé les participants non persistants. s'ils n'ont pas renouvelé leur ordonnance dans les 30 jours suivant l'épuisement des médicaments pour la PrEP d'un remplissage précédent.

Sur les 7 250 utilisateurs de PrEP assurés commercialement inclus dans l'étude, 74,8% ont persisté pendant 6 mois et 55,7% pendant 12 mois, les femmes, les jeunes et les résidents ruraux ayant moins de chances d'être persistants, selon des estimations ajustées, ont rapporté Huang et ses collègues. La persistance médiane était de 14,5 mois (IC à 95%, 13,9-15) mais était significativement plus courte chez les utilisatrices de la PrEP (6,9 mois; IC à 95%, de 4,7 à 11,6) et chez les utilisateurs âgées de 18 à 24 ans (8,6 mois; IC à 95%). 7,4-9,3).

Huang a déclaré que la persistance de la PrEP était mal comprise et "bénéficierait de recherches supplémentaires pour évaluer les raisons de l'abandon et la manière dont ces raisons sont associées aux caractéristiques du patient".

Une meilleure compréhension de la persistance de la PrEP aidera à orienter la conception des programmes et des interventions visant à surmonter ces difficultés », a déclaré Huang. «Dans l’ensemble, notre étude fournit des informations sur les modèles d’utilisation de la PrEP et sur divers groupes. Les résultats de notre étude soulignent la nécessité d'interventions, en particulier pour les populations prioritaires, afin de soutenir la persistance de la PrEP . »

Référence :

Huang YA et al. Résumé 84LB. Présenté à: Conference on Retroviruses and Infections Opportunistic; Du 4 au 7 mars 2019; Seattle.

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Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Mar 2019 - 09:19
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Choisir c’est renoncer
Pr Gilles Pialoux

C’est l’heure du checking out, de la mélatonine, des derniers achats au Banana Republic sous la pluie, des transferts vers l’aéroport, et du bilan : que rapporte-t-on au retour de la CROI de Seattle à se mettre dans la blouse blanche ? Et de quoi aurait-on bien pu oublier de vous parler ?

Revenons sur quelques bonnes nouvelles annoncées dans l’édito de sortie d’avion, à l’instar de l’installation des bithérapies dans le paysage des stratégies antirétrovirales comme l’une des pistes d’allégement, avec les traitements 4 jours sur 7 absents de cette CROI pendant les travaux (Quatuor-Anrs). La “tango thérapie” n’est plus une possibilité mais une réalité scientifique. Au sein de la cohorte française de Dat’AIDS, le taux d’échec virologique était faible de 3,4 % et attendu sur des critères prédictifs maintenant bien balisés (lire ci-contre). La meilleure efficacité d’une bithérapie (en l’espèce dolutégravir/3TC mais il en existe bien d’autres) dans l’essai GEMINI, telle qu’observée chez les patients à charge virale élevée (> 100 000 copies/ml) reste une curiosité, et une bonne surprise à expliquer et à confirmer ou infirmer.

Des nouvelles pistes de la PrEP avec les résultats de DISCOVER (voir notre édition d’hier) qui ne manqueront pas d’être commentés : non infériorité certaine versus le TDF/FTC, mais y a t-il une tendancieuse tendance à plus d’efficacité du côté du TAF/FTC ? Aussi une belle piste avec des capsules vaginales ou rectales pour une PrEP (TAF/elvitégravir) en application locale, efficaces à 92 %, chez… le singe. Dont on espère qu’elles ne connaîtront pas le recul des “vaginal ring” sur lesquels on fondait tant d’espoir, car l’objet annulaire ciblait le VIH, les IST et la contraception. Un seul abstract à cette CROI 2019 sur ce thème. Alors que l’on a tous en mémoire la communication en plénière des résultats plus que mitigés des études ASPIRE et RING à la CROI 2016, et la standing ovation qui les avaient paradoxalement accompagnés. Même s’il a été montré à Seattle (#998) que l’utilisation au Kenya d’un anneau vaginal contenant ostéogène et progestérone réduisait la quantité de bactéries vaginales associées à une augmentation du risque de contamination par le VIH chez les femmes.

De nouvelles molécules éparses : un nouvel NRTI, le GS-9131 ; un nouvel inhibiteur de capside en sous-cutané (GS-6207), un nouvel inhibiteur de maturation (GSK2838232), l’ibalizumab qui est un inhibiteur post-attachement du VIH-1 qui se lie au domaine CD4 2 et bloque l'entrée virale dans les cellules hôtes sans immunosuppression, le fostemsavir inhibiteur d’attachement, le MK8591 un nouvel analogue nucléosidique à action prolongée, tout deux déjà plus avancés, etc.

De nouvelles inquiétudes avec la double explosion des IST d’une part et de la consommation des opioïdes de synthèse d’autre part. Sur ce dernier point, la Réduction des Risques (RdR) fait son entrée, timide, à la CROI sous le poids du Chemsex et du fentanyl notamment. Karin Bosh, du CDC, a rapporté, le dernier jour, que les États-Unis dénombraient 1 363 décès par overdose d’opioïdes chez les personnes vivant avec le VIH diagnostiqués entre 2011 et 2015. Le taux de mortalité par overdose d’opioïdes chez les personnes atteintes par le VIH était de 42,7 % plus élevé en 2015 (33,1 par 100 000) qu’en 2011 (23,2 pour 100 000). Qui plus est le passage à l’injection semble plus rapide pour les nouveaux consommateurs d’héroïne. Dans certaines épidémies de VIH, comme en 2015 dans l’État de l’Indiana, l’héroïne était coupée avec du fentanyl qui augmente l’addiction et le nombre d’injections. Alors qu’aux États-Unis cette population échappe totalement à la PrEP : seulement 2 % des personnes usagères de produits déclarent avoir accès à la PrEP. Dans le King County qui englobe Seattle (2 007 440 d’habitants) les overdoses d’héroïne ont augmenté de 246 % entre 2007 et 2018 et les homeless de 129 % entre 2010 et 2017 avec un lien entre les deux (#891). En outre, la consommation de fentanyl détournée de la pharmacopée hospitalière, phénomène qui n’a pas encore traversé l’atlantique, est clairement la cause d’atteintes hépatiques fibrosantes (odd-ratio = 5,19 d’avoir une marqueur de fibrose FIB-4 > 1,45 (#617).

Il y a aussi tout ce que nous n’avons pas rapporté dans le e-journal faute de place et parce que dans cette CROI finalement assez foisonnante on* a appliqué le vieux dicton : “choisir c’est renoncer” (André Gide). Certaines études l’auraient mérité comme la redémontration de l’effet du Tasp dans l’essai HPTN071 (POPART) en montrant une baisse de l’incidence de 30 % dans les zones qui avaient un programme de dépistage et de mise sous traitement ARV. On ne vous a pas parlé du microbiote vaginal quasiment aussi en vogue que son homologue postérieur. Ni de la flore bactérienne pénienne étudiée dans le bras contrôle d’une étude sur la circoncision, encore sise à Rakaï (Ouganda) qui démontre que les hommes se contaminant par le VIH avaient une plus grande densité de bactéries péniennes anaérobies et une plus grande densité de bactéries associées à une inflammation vaginale (G. vaginalis) et physiologiques (L. crispatus).

Des bithérapies vues sous l’angle virologique : rassurant !
D'après Underwood M et al., abstr. 490 ; Charpentier C et al., abstr. 491 ; Serrano-Villar S et al., abstr. 494 ; Allavena C et al., abstr. 493, actualisés

Une session de posters a été consacrée aux bithérapies avec plusieurs analyses des conséquences virologiques potentielles de cet allègement.

Dans Lamidol (essai pilote de DTG + 3TC en maintenance), il n’y avait pas d’évolution de l’ADN total entre J0 à 2,49 log10 copies/106 PBMC (2,17-2,95) et S48 à 2,52 (2,09-2,89) [p = 0,28]). La virémie plasmatique résiduelle en termes d’absence de signal (PCR–) ne montrait pas non plus de différence au cours du temps avec respectivement 38 %, 41 %, 49 % des patients à J0, S24 et S48.

Ainsi, le niveau de la virémie résiduelle ou la taille du réservoir viral chez ces patients très observants, ne présentant aucun antécédent d'échec virologique ne variait pas sur la durée limitée de 48 semaines (interview de C. Charpentier).

Dans Gemini (essai randomisé entre DTG + 3TC et DTG + TDF/FTC en initiation), la virémie résiduelle ne montrait pas de différence entre les 2 bras avec des pourcentages similaires d’absence de signal (PCR–) à S48 (77 % [553/716] dans le bras bithérapie par rapport à 73 % [525/717] dans le bras trithérapie et aussi à chaque visite : S4 (34 % versus 32 %), S8 (52 % versus 49 %), S12 (60 % versus 57 %), S16 (59 % versus 56 %), 2S4 (65 % versus 63 %), S36 (65 % versus 68 %). L’analyse en fonction du niveau de la charge virale pré-thérapeutique montrait à S48, une absence de virémie résiduelle similaire entre les deux bras pour les patients avec une CV ≤ 100 000 copies/ml mais de façon surprenante une différence en faveur de la bithérapie pour les patients avec une CV > 100 000 copies/ml (tableau). De plus, le délai médian pour parvenir à une PCR– était de 57 jours pour les 2 bras chez les patients avec une CV ≤ 100 000 copies/ml, mais plus court (113 jours versus 169 jours) pour les patients avec une CV > 100 000 copies/ml (figure 1). Cette meilleure efficacité de la bithérapie chez les patients à charge virale élevée reste à expliquer et à confirmer.





Dans la cohorte espagnole CoRIS, le risque d’échec virologique suite à la simplification du traitement antirétroviral par une monothérapie ou une bithérapie était évalué et comparé au maintien de la trithérapie. L’allègement du traitement antirétroviral était associé à un risque accru d’échec virologique à 24 mois (p = 0,003), en raison d’un risque plus élevé dans le groupe allégé par une monothérapie (figure 2).



Au sein de la grande cohorte française de Dat’AIDS, les facteurs associés à l’échec thérapeutique des bithérapies les plus fréquemment prescrits ont été étudiés. Chez 3 484 patients en bithérapie de maintenance, le taux d’échec virologique était faible de 3,4 %. Les facteurs associés à cet échec étaient classiques : le niveau élevé de la charge virale préthérapeutique (> 5 log copies/ml) ; la durée du contrôle virologique de moins d’un an ; les antécédents d’un échec virologique et la bithérapie de RAL + ETR.

L’ensemble de ces résultats permet de conforter la place des bithérapies dans les stratégies d’allègement.

Facteurs associés à l'échec virologique des bithérapies antirétrovirales, données de la cohorte Dat'Aids sur 3 500 patients



https://youtu.be/NPiv-HRUgUA

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Sujet du message:   MessagePosté le: 08 Mar 2019 - 14:26
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VIH : le poids des maux

L’enjeu de la qualité de vie n’a jamais été si prégnant dans la recherche sur le VIH. Les scientifiques ne peuvent plus ignorer les interactions sur la santé globale que peuvent avoir les traitements. Les sessions abordant ces questions, pas si périphériques, enrichissent beaucoup les autres présentations sur les nouveaux traitements, qui doivent prendre en compte les multiples interactions et le défi de la tolérance de façon très large.



Dans les années 80, l’enjeu du VIH portait sur la cachexie, un affaiblissement et amaigrissement profond de l’organisme. Puis les années 90 et l’arrivée des premiers traitements ont vu naitre la question des lipodystrophies, ces variations de répartition des graisses dans l’organisme, qui impactaient grandement la silhouette. Les années 2000, avec l’émergence des traitements efficaces et donc d’une espérance de vie, la question de l’obésité, déjà présente dans d’autres aspects de la santé publique, a commencé à poindre dans le milieu du VIH. La recherche a d’ores et déjà établi qu’il y a plusieurs causes à la prise de poids : l’environnement qui est « obésitogène » pour tous-tes, le retour à une prise en charge normale, qui ne prend pas en compte l’enjeu du poids, mais aussi le rôle potentiel de certains médicaments antirétroviraux dans un gain de masse graisseuse. La question a été abordée dans deux sessions spécifiques de la Croi, cette semaine. Car dans une perspective de qualité de la vie, au long cours, le surpoids pose des problèmes majeurs, comme le diabète ou les maladies cardio-vasculaires. La classe des anti-intégrases est suspectée de faire prendre du poids, notamment le dolutégravir, mais les études n’avaient pas bien assis jusqu’à présent ce lien de causalité. Chez les personnes séronégatives d’ailleurs, la prise d’un antirétroviral en usage préventif n’est pas associée à une prise de poids : le cabotégravir ne serait pas associé à un gain dans des essais de Prep. Mais quelques résultats présentés à Seattle sont intéressants à décrypter.

L’obésité chez des PVVIH traitées par ARV

L’obésité est définie par un indice de masse corporelle de plus de 30 (le surpoids correspond à plus de 25). Il y a deux milliards de personnes obèses dans le monde. Et l’IMC augmente d’autant plus vite chez les personnes vivant avec le VIH, après mise sous traitement. C’est dans les trois premières années du traitement que 80 % des personnes vivant avec le VIH voient leur poids augmenter, le quart d’entre elles passe en surpoids et parmi elles 20 % deviennent obèses. Il y a les facteurs de l’environnement, comme pour les séronégatifs, mais aussi des facteurs spécifiques du VIH : l’arrêt du tabac conseillé, l’assistance nutritionnelle et les traitements. L’obésité est associée à un risque accru de pathologies cardiovasculaires et de diabète. Il y a corrélation entre les épidémies de VIH ; d’obésité et de pauvreté. Il est difficile de démêler les facteurs physiopathologiques du VIH (rôle de l’inflammation, du traitement, du microbiote déréglé) et les facteurs psycho-socio-environnementaux. Un IMC de 30 ou plus est associé à un risque cinq fois plus élevé de diabète chez les personnes vivant avec le VIH et seulement de trois fois plus dans la population générale. Le VIH semble faciliter le dépôt d’acide gras dans les tissus et facilite la production de lipides par le foie. L’obésité est associée à des taux plus élevés des cytokines inflammatoires. Les molécules anti-intégrases semblent associées à des prises de poids plus importantes chez des personnes initiant un premier traitement qu’avec les anti-protéases. Le dolutégravir est celui qui a le plus d’impact sur la prise de poids. Cependant, tous les changements de traitement semblent associés, dans une étude du Sud des États-Unis, à une prise de poids, quelles que soient les classes d’antirétroviraux. Il y a encore besoin d’études prospectives pour mieux comprendre le lien entre anti-intégrases et prise de poids. La physiopathologie doit être étudiée : les anti-intégrases pourraient stimuler l’appétit au niveau du système nerveux central ? Ou ils pourraient être si efficaces que l’organisme a moins besoin de calories pour combattre la réplication virale résiduelle et donc faciliterait l’excès alimentaire.

Switch pour un anti-intégrase

Une analyse rétrospective a étudié la prise de poids chez les personnes en charge virale indétectable qui changeaient leur traitement actuel pour un composé d’anti-intégrases. D’après l’étude, la prise de poids est plus importante après le switch que dans les années qui précèdent le changement : près de un kilo par année pour le dolutégravir et 0,5 kg/an pour l’elvitégravir.

PVVIH sous anti-intégrases et autres traitements

Une autre étude, sur plus de 24 000 personnes nord-américaines, a voulu étudier l’impact des traitements sur le poids. Toutes les personnes prennent du poids en cinq ans après l’initiation du traitement, mais la prise de poids la plus forte est avec les anti-intégrases (+6 kg), suivis des anti-protéases (+5,1 kg) puis des non nucléosidiques (+4,3 kg). C’est le dolutégravir et le raltégravir qui font prendre le plus de poids comparés à l’elvitégravir.

Prise de poids chez des femmes traitées

Une autre étude a recherché les personnes ayant pris plus de 3 % de poids supplémentaire après un changement de traitement. Au final, ces dernières représentent 30 % des personnes incluses dans cette étude. Mais au-delà du traitement, les co-facteurs sont nombreux. La prise de poids est plus fréquente chez les personnes ayant des troubles psychiatriques ou chez les femmes. Elle est moins fréquente chez les personnes qui avaient des anti-protéases. Une autre étude s’est intéressée aux femmes changeant de traitement pour un anti-intégrase, réputées pour leur rôle dans la prise de poids. Celles qui changent rapportent qu’elles prennent plus de poids, que leur IMC augmente et leur tour de taille aussi, sans parler d’autres effets liés au surpoids, comme la hausse de la pression artérielle.

Identifier les PVVIH pour faire reculer la mortalité

La mortalité est la plus importante chez les personnes qui arrivent tard au soin, soit parce qu’elles sont dépistées tardivement, soit par ce qu’elles ne sont pas rentrées suffisamment tôt dans le traitement. L’étude Search au Kenya et en Ouganda a étudié l’impact sur les soins et la mortalité d’un bon de paiement pour du transport et un accompagnement en plus du dépistage, sur l’orientation de personnes ayant moins de 350 CD4. La mortalité est 28 % plus basse dans les régions qui ont bénéficié de cette intervention par rapport à celles qui n’ont bénéficié que du dépistage classique. Les hommes sont plus souvent retrouvés parmi les personnes arrivant tard au soin, mais l’intervention est aussi efficace chez les hommes que chez les femmes.

Bithérapie cabotégravir + rilpivirine efficace en maintien

Ces deux molécules existent sous forme de comprimé et aussi sous formes d’injection retard (pour une action prolongée), une fois par mois. L’étude Atlas a réparti 616 personnes avec une charge virale indétectable, soit qui restaient sous leur trithérapie classique ou qui prenaient alors une bithérapie de traitement retard, injectable en intramusculaire chaque mois. Le traitement sous injection retard fonctionne aussi bien que le traitement classique, en termes d’efficacité sur la charge virale (93 % versus 96 % de charge virale indétectable). Trois personnes seulement ont été en échec dans le groupe avec injections retard : pour elles, les médicaments étaient apparemment sous-dosés. Il y a eu quatre échecs dans le groupe qui a continué la trithérapie classique par voie orale. Mais il y a eu moins d’effets indésirables rapportés dans le groupe qui a reçu la bithérapie injectable. Le principal effet indésirable s’avère être la douleur au point d’injection. Les personnes sont également plus satisfaites de leur traitement dans le groupe qui a reçu cette combinaison injectable, pionnière des traitements en long acting.

Bithérapie injectable (cabotégravir + rilpivirine)

Dans cette étude, qui s’intéresse à la même combinaison que la précédente, les 809 personnes vivant avec le VIH étaient naïves de traitement. Elles ont d’abord initié une trithérapie classique (Triumeq en un comprimé par jour, pendant 20 semaines), puis elles ont été réparties, soit vers une bithérapie injectable (cabotégravir + rilpivirine), soit la même bithérapie, mais par voie orale. La stratégie injectable est ici non-inférieure (1,4 % versus 1,1 % d’échec). Les effets indésirables étaient fréquents, mais peu graves. Les réactions (inflammation, douleur) au point d’injection sont plus fréquentes au début, mais ne durent pas plus de sept jours, ce qui n’est pas négligeable. Dans cette étude, la satisfaction envers le traitement proposé est également meilleure dans le groupe recevant le traitement injectable.

Un nouvel inhibiteur de capside prometteur

Il s’agit d’un inhibiteur de la formation de la capside GS-6207, dont nous avions déjà parlé dans une précédente édition de la Croi. Les inhibiteurs de capsides représentent une nouvelle classe d’antirétroviraux, qui agit au niveau de l’assemblage du virus lors des étapes tardives du cycle viral. Cet inhibiteur pourrait se donner sous forme injectable, pour un effet prolongé. Il est, en effet, dix fois plus puissant que les antirétroviraux actuels. Il semble actif et efficace contre de nombreuses souches de VIH, y compris celles déjà résistantes à d’autres classes d’antirétroviraux. Des essais de dosages différents, chez quelques volontaires séronégatifs, ont montré l’absence de toxicité et une longue durée de vie du médicament après injection. On retrouve du médicament jusqu’à 24 semaines au moins après une seule injection, quelles que soient les doses testées. Le taux de médicament mesuré à douze semaines semble efficace pour inhiber la réplication virale ; des essais à plus grande échelle sur l’humain doivent commencer bientôt, selon les chercheurs-euses financés-es par le laboratoire Gilead.

Inhibiteur de la maturation du virus GS2938232

Il s’agit également d’une nouvelle classe d’antirétroviraux, qui inhibe les étapes tardives du cycle viral. Cet inhibiteur a été étudié chez quelques personnes avec le cobicistat car le médicament nécessite un booster, qui pose des problèmes d’interactions médicamenteuses. Administré d’abord à 100 mg pendant dix jours, il est ensuite administré à 20, 50, 100 ou 200 mg. Cela à chaque fois avec 150 mg de cobicistat. La charge virale baisse à partir de la dose de 20 mg, mais l’efficacité ne se fait vraiment sentir qu’à partir de 50 mg. Peu d’effets indésirables notables selon les premiers résultats. Des essais cliniques d’efficacité sur un plus grand nombre de personnes vont devoir démarrer.

Un anticorps monoclonal comme traitement PGT121

C’est un anticorps monoclonal neutralisant (fabriqué afin de reproduire en grand nombre un anticorps spécifique contre le virus), très puissant in vitro, qui a été essayé comme traitement chez quelques personnes par voie intraveineuse ou sous-cutanée. Il s’agit surtout, pour cette première étude chez l’homme, de tester la tolérance et la persistance de cet anticorps dans l’organisme. Il y a eu très peu d’effets indésirables. La demi-vie (la durée où la moitié de la dose initiale persiste encore) de l’anticorps est de 23 jours. La charge virale se divise par cent, chez cinq des neuf personnes étudiées, ce qui est étonnant. Quand l’anticorps disparait après quelques jours, la charge virale remonte, mais sans présenter de résistances. Deux personnes ont eu une charge virale indétectable pendant plus de six mois. Plus d’études sont nécessaires pour connaitre le devenir réel de ce type d’approche.

https://www.seronet.info/article/vih-le ... maux-84295

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Une étude pilote révèle que le traitement du VHC est sans danger pendant la grossesse

SEATTLE - Une petite étude pilote sur le traitement de l’hépatite C chez les femmes enceintes a montré que le traitement permettait de guérir efficacement l’hépatite C et n’indiquait aucun problème de sécurité associé au traitement, selon les conclusions présentées à CROI.

Bien que les directives de l'Infectious Diseases Society of America et de l'Association américaine pour l'étude des maladies du foie recommandent que toutes les femmes subissent un test de dépistage du VHC au début des soins prénatals, le traitement pendant la grossesse n'est pas recommandé. Cependant, le taux d'infection par le VHC chez les femmes enceintes augmente aux États-Unis, augmentant le risque de transmission périnatale, selon Catherine A. Chappell, MD, M.Sc. , professeure adjointe en obstétrique, gynécologie et sciences de la reproduction à l'Université de Pittsburgh, et collègues.

«Au cours de la dernière décennie, l' hépatite C a été multipliée par deux chez les femmes enceintes qui accouchent à mon hôpital», a déclaré Chappell lors d'une conférence de presse. «C’est particulièrement important en raison des bébés mis au monde par ces femmes, environ un sur 20 d’entre elles sera infecté de manière durable par le virus de l’hépatite C».

Chappell et ses collègues ont noté qu'il n'y avait actuellement aucune donnée publiée sur l'innocuité ou l'efficacité des antiviraux à action directe du VHC chez les femmes enceintes.

«Contrairement au VIH et à l'hépatite B, je ne peux rien faire en tant qu'obstétricien pour prévenir la transmission périnatale de l'hépatite C ou pour affecter l'hépatite C de quelque manière que ce soit pendant la grossesse», a déclaré Chappell.

L'objectif de cette étude de phase 1, la première du genre, ouverte au public, était d'identifier l'innocuité et la réponse virologique du traitement par le lédipasvir à 90 mg et le sofosbuvir à 400 mg (LDV / SOF) pendant la grossesse.

Les chercheurs ont recruté des femmes séronégatives pour le VIH atteintes d'une infection chronique par le VHC de génotype 1 âgées de 23 à 24 semaines de gestation et qui ont commencé un traitement LDV / SOF de 12 semaines. Les charges virales en VHC ont été évaluées pendant le traitement,
à l'accouchement et après l'accouchement pour évaluer l'efficacité du traitement.

Selon Chappell, neuf femmes ont été incluses dans l’étude et toutes étaient blanches.

Chappell et ses collègues ont indiqué que tous les patients avaient une réponse rapide au traitement et avaient obtenu une réponse virologique soutenue 12 semaines après le traitement. En outre, tous les événements indésirables rapportés liés au LDV / SOF étaient inférieurs ou égaux au grade 2. En outre, huit patients ont accouché à terme avec une charge virale indétectable du VHC mesurée à l'accouchement et le neuvième patient se situe entre l'accouchement et l'évaluation SVR.

"Jusqu'à présent, nous avons un taux de guérison de 100% chez les femmes enceintes", a déclaré Chappell. "Le traitement a été bien toléré et les effets indésirables ont tous été légers à modérés."

Chappell et ses collègues suivront les bébés tout au long de leur vie. À l'heure actuelle, aucun des nourrissons n'a le VHC et aucun problème de sécurité n'a été signalé, selon Chappell.

«Il s'agissait d'une étude portant sur neuf femmes seulement. Nous devons donc mener une étude plus vaste avant de pouvoir recommander l'utilisation généralisée d'antiviraux à action directe pendant la grossesse», a déclaré Chappell. “Espérons que cela arrive bientôt.”

Référence :

Chappell CA, et al. Abstract 87. Présenté à: Conference on Retroviruses and Infections Opportunistic; Du 4 au 7 mars 2019; Seattle.

C'est une avancée très importante. [Chappell] a eu beaucoup de courage pour présenter cela aux femmes enceintes car beaucoup d'obstétriciens sont tellement conservateurs qu'il nous a fallu des années pour faire la même chose avec le VIH. Il est vraiment formidable de constater que le concept d'élimination du VHC et de réduction du risque de transmission en même temps chez les femmes enceintes est devenu une priorité de recherche importante. Comme nous le savons, avec le taux croissant de transmission du VHC avec notre épidémie de drogue aux États-Unis, cela posera de plus en plus problème aux femmes enceintes et bénéficiera d'essais plus solides et mieux conçus pour nous guider dans la gestion de ces maladies. les femmes vont devenir de plus en plus importantes. Ce fut un très bon premier pas.

Robert Turner Schooley, MD
Professeur de médecine
Université de Californie à San Diego

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Sujet du message:   MessagePosté le: 11 Mar 2019 - 05:50
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SIDA : Un traitement à longue durée d’action serait efficace

Une récente étude révèle qu'un traitement à longue durée d'action contre le VIH fonctionne aussi bien que des pilules quotidiennes. Une injection mensuelle pourrait libérer les patients contraints de prendre un lourd traitement quotidien.

Les médicaments à action prolongée sont tout aussi efficaces que les trois comprimés quotidiens pour maintenir la suppression virale du VIH-1. Voilà les résultats de deux recherches jumelles consacrés au traitement du SIDA, présentés le 7 mars lors de la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes à Seattle, dans l'État de Washington, et repris par le Nature International journal of science. Pour ces recherches, plus de 1 000 personnes de 16 pays ont participé. Les chercheurs affirment que les médicaments à action prolongée pourraient permettre à la grande majorité des personnes sous prescription d'antirétroviraux de supprimer efficacement la charge virale du virus.

Une combinaison du cabotégravir et de la rilpivirine

Les injections antirétrovirales testées dans les essais incluent un mélange de cabotégravir et de rilpivirine. Les médicaments restent dans les tissus et se dissolvent au fil des semaines. La combinaison a été développée par ViiV Healthcare, une société pharmaceutique londonienne issue des géants pharmaceutiques GlaxoSmithKline et Pfizer.

Les essais cliniques se sont fait en deux parties simultanées. L'un des essais a comparé les niveaux de virus dans les échantillons de sang de 556 personnes séropositives n'ayant jamais pris de médicaments antirétroviraux avant l’étude. Pendant 11 mois, les participants ont pris soit des injections mensuelles, soit des doses quotidiennes de trois pilules antirétrovirales courantes. L’autre essai a recruté 616 personnes qui prenaient la combinaison standard de pilules antirétrovirales depuis au moins six mois avant le début de l’étude. Ils ont eu aussi bénéficié soit des injestions mensuelles, soit des trois pilules quotidiennes. Au final, non seulement les injections ont permis de maîtriser le VIH aussi efficacement que les pilules dans les deux études, mais dans chaque étude, plus de 85% des participants ont déclaré préférer le schéma mensuel.

Une avancée dans la lutte contre le SIDA

Les chercheurs espèrent que ce médicament permettra de relever l'un des défis les plus difficiles de la lutte contre le VIH : faire disparaître toute trace du virus chez les patients qui prennent leur traitement. Aujourd’hui encore, les pilules oubliées mettent les personnes séropositives et leurs partenaires sexuels à risque. Or, cette méthode pourrait empêcher ces oublis en simplifiant la vie de ces personnes : pour Chloe Orkin, chercheuse sur le VIH à l'Université Queen Mary de Londres, qui a présenté le projet : "Au lieu de vous rappeler que vous avez le VIH 365 jours par an, il est ramené à 12 jours seulement", dit-elle. "Cela donne aux patients une sorte de liberté."

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... t-efficace

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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Mar 2019 - 10:10
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CROI 2019 : des infos tous azimuts



De très nombreux sujets ont été abordés lors de la Croi 2019, qui s’est achevée, à Seattle le 7 mars. Voici des infos concernant la transmission mère-enfant, les IST et les cas de VHC chez les gays, la Prep, les conséquences de la polymédication, les aspects neurologiques de l’infection à VIH, etc.

Immunité materno-fœtale

La trithérapie permet d’éviter la transmission du VIH pendant la grossesse, mais il y a des risques pour le bébé dû à la toxicité des antirétroviraux. Parmi les nouveaux nés infectés à la naissance, la moitié est infectée au cours de l’allaitement. Les bébés ont pendant quelques mois les anticorps de la mère (avant d’avoir leur propre système immunitaire), et pourraient être immunisés pour monter leur propre réponse immunitaire, comme c’est le cas concernant le VHB. Des essais tentent de montrer l’intérêt des anticorps neutralisants à large spectre pour réduire le risque de transmission ou même pour faire partie des combinaisons thérapeutiques. Dans le modèle sur le singe, ces anticorps préviennent la transmission. Ces anticorps (Ac) sont bien tolérés chez l’homme et nécessitent une injection trimestrielle.

Les premières années de vie représentent une opportunité pour monter une réponse immunitaire contre le VIH, et il serait plus facile de vacciner chez l’enfant que chez l’adulte. Des données montrent que les anticorps fabriqués par les enfants infectés sont plus puissants pour neutraliser le virus que chez un adulte. Des essais de vaccination contre l’enveloppe virale montrent que les nourrissons peuvent fabriquer des anticorps neutralisants, comme le modèle sur le singe, qui ne sont pas en compétition avec les Ac de la mère transmis à la naissance. Des essais cliniques prometteurs vont démarrer. L’idée est de vacciner les enfants quelques semaines après la naissance et de faire un rappel à l’adolescence avant les premiers rapports sexuels.

Clusters et transmission

La détection des signatures moléculaires des souches virales permet de mieux repérer où le virus se transmet. Les données de surveillance permettent d’identifier et de comparer entre elles les souches virales qui circulent pour comprendre dans quels sous-groupes de population les nouvelles infections surviennent. On repère ainsi des familles de virus très proches qui émergent en même temps (clusters). On a ainsi pu, en Colombie britannique (Canada), repérer un virus d’emblée résistant qui se répandait chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes et mieux adapter les recommandations pour dépister et traiter ce type d’infection. Le séquençage de toutes les nouvelles souches est en cours dans la surveillance des virus circulant aux États-Unis. Le repérage d’un cluster viral indique un échec au niveau de la prévention ou du soin. L’approche ne permet pas de savoir dans quel sens (de qui à qui) les transmissions se sont faites et ne peuvent pas être utilisées à des fins juridiques par des magistrats qui voudraient s’en servir dans des procédures. Ces données sont également très sécurisées.

VHC chez des gays séropositifs à Londres

Alors que l’Angleterre connaissait un contexte de hausse des cas de VHC au début des années 2010, une baisse d’environ 70 % a été observée entre 2015 et 2018, dans une cohorte de 6 000 hommes gays séropositifs à haut risque de contamination au VHC. Cette baisse correspond de peu à la date d’arrivée des antiviraux à action directe (AAD), extrêmement efficaces et rapides pour guérir l’infection par l’hépatite C. Celle-ci est corrélée avec un accès plus large à ces molécules depuis cette date, grâce à la prescription de ces antiviraux aux personnes dont l’hépatite C est chronique, peu importe le stade de fibrose. Le délai entre le dépistage et le début d’un traitement est passé de 17 à 3 mois en 2018. Ces éléments expliquent donc cette baisse, mais une inquiétude demeure, car la courbe des contaminations connait un plateau depuis 2018, avec également des cas de réinfection et, surtout, un accès privilégié aux AAD qui se cantonne à un essai clinique. La NHS (National health service, équivalent du ministère de la Santé) ne permet pas de délivrer un traitement dans les six premiers mois de la phase aigüe de l’hépatite C ou en cas de réinfection, contrairement à ce qui s’est fait dans l’essai. Lucy Garvey de l’Imperial college of London a exprimé sa crainte de voir cette baisse éphémère et de voir une hausse se (re)produire, faute d’un élargissement de l’accès aux AAD par les autorités anglaises. Quant aux hommes gays séronégatifs au VIH, elle estime qu’il n’y a pas plus de risque pour eux de se contaminer au VHC que les personnes vivant avec le VIH, même si elle estime que la Prep, leur est absolument nécessaire pour pouvoir dépister une (ré)infection au VHC dans le suivi. Elle rappelle d’ailleurs que la Prep n’est, elle aussi, disponible gratuitement en Grande-Bretagne que dans le cadre d’un essai thérapeutique.

IST : une hausse antérieure à la Prep

De 2012 à 2016, il y a eu baisse du VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles au Royaume-Uni, notamment grâce à un dépistage régulier. La Prep est arrivée en 2015 via un essai. Le but de l’étude a été de déterminer la prévalence et le nombre de nouvelles IST avant l’arrivée et la mise en place large de la Prep. Les trois principales IST (syphilis, chlamydiae, gonococcie) ont augmenté de 2012 à 2017, alors même qu’il y a eu baisse du nombre de nouveaux diagnostics VIH, notamment à partir de 2016, avant même le passage à l’échelle de la Prep. D’après ces données, on ne peut donc pas lier la hausse des IST avec l’arrivée de la Prep. Sachant qu’un dépistage régulier, avant même le suivi Prep, avait déjà contribué à la baisse du VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles au Royaume-Uni.

Dépistage et traitement : le combo gagnant ?

L’étude d’impact du traitement universel en Zambie (essai Popart) apporte encore une preuve de l’intérêt de la promotion du traitement immédiatement après un diagnostic de VIH. Dans un contexte subsaharien, les chercheurs-euses de Popart (HPTN 071) ont voulu voir comment on peut avoir un impact sur les contaminations grâce à un tel programme. Cet essai a été implanté dans 21 communautés en Zambie et en Afrique du Sud, soit auprès d’un million de personnes. C’est le plus gros essai de Tasp jamais mis en place. Un essai qui comparait trois groupes, un groupe A avec une intervention renforcée avec mise sous ARV immédiate, puis un groupe B avec le même accompagnement, mais une mise sous traitement selon les recommandations du pays, ou enfin une prise en charge telle que les standards du pays le permettent (groupe C). Cette étude observationnelle a démarré en 2013 dans ces pays, qui ont d’ailleurs adopté en 2016 (trois ans plus tard que le groupe A) le traitement universel dès le diagnostic. L’intervention Popart se composait d’un test VIH à tout le monde, un dépistage des IST et de la tuberculose et une proposition de préservatifs + gels et de protection pour femmes enceintes, ainsi qu’un accompagnement vers le soin en cas de diagnostic positif. La proposition se faisait via du porte à porte, par des intervenants-es communautaires qui référaient à une clinique. La cohorte était assez jeune (moins de 35 ans à 75 %) avec une prévalence moyenne de 20 % chez les femmes et les hommes dans ces communautés. Grâce à l’étude, la couverture en antirétroviraux s’est établie à 81 % avec un petit trou d’air chez les plus jeunes. Les résultats montrent que la réduction de l’incidence avec l’offre la plus complète était de seulement 7 %, soit pas significative, mais de 30 % dans le groupe B. Ce qui signifie que la mise sous traitement immédiate n’a pas montré de supériorité à la mise sous traitement à partir d’un seuil défini de CD4. Ce résultat a étonné les chercheurs-euses et ces derniers souhaitent faire de nouvelles recherches pour en comprendre les raisons. Au final, le traitement universel délivré plus en amont que les recommandations du pays ne montre pas d’effet supplémentaire, mais l’essai montre l’intérêt d’une intervention communautaire proactive dans le lien vers le dépistage et le maintien dans la prévention et le traitement afin d’atteindre les objectifs de l’Onusida (90-90-90) en termes de couverture en antirétroviraux, qui doit se traduire par une baisse des contaminations.

Plénière sur les polymédications

Les personnes vivant avec le VIH sont nombreuses à présenter des comorbidités, en particulier après 50 ans. La polymédication est définie par la prise de plus de cinq médicaments hors antirétroviraux. Une cohorte espagnole a montré qu’il y avait plus de polymédication chez les personnes vivant avec le VIH, en tenant compte de l’âge. Ceci augmente le risque d’interactions médicamenteuses qui peuvent diminuer l’efficacité des antirétroviraux ou augmenter leur toxicité. Ces interactions peuvent être identifiées au cours du développement des médicaments (lors des essais), mais parfois plus tard dans des études observationnelles après la mise sur le marché (dans la vraie vie). Les interactions peuvent concerner le foie ou le rein, là où les médicaments sont métabolisés ou éliminés. Les interactions n’ont pas toutes le même impact clinique et les interprétations peuvent varier dans les recommandations de prise en charge selon les pays. Les questions les plus fréquentes se posent pour les statines, puis les inhibiteurs de la pompe à protons (anti-acides). Les statines perdent de leur efficacité avec certains antirétroviraux. Le dabigatran (Pradaxa), un nouvel anticoagulant est augmenté par les boosters des antirétroviraux, surtout par le cobicistat. Les antituberculeux ont beaucoup d’interactions avec les antirétroviraux qui ouvrent tout un champ de recherche en pharmacologie pour mieux adapter les schémas et les doses d’ARV pour les personnes ayant besoin d’antituberculeux. L’arrivée des ARV à longue durée va poser de nouvelles questions sur ce point des interactions.

Aspects neurologiques du VIH

On peut trouver du virus dans le liquide céphalorachidien (reflet de sa présence dans le cerveau) même quand la charge virale est indétectable dans le sang. Pour prouver qu’il y a bien de la réplication dans le système nerveux central, il a fallu montrer qu’il y a des cellules infectées, et que les souches de virus sont différentes de celles du sang et ont des propriétés différentes. Les virus se répliquent à partir des macrophages (M-tropic) qui ont du CD4 et du CCR5 à leur surface. Un quart des personnes vivant avec le VIH et qui a moins de 400 CD4/mm3, a du virus dans le système nerveux central. Chez les personnes dont le virus est contrôlé, on voit de la réplication dans le système nerveux central chez environ 10 à 15 % des personnes.

Prep

Prep et Tasp sont les deux piliers du plan américain pour mettre fin à l’épidémie. Cependant, dans le monde, peu de personnes qui en auraient besoin ont effectivement accès à la Prep : 275 000 personnes aux États-Unis et 199 000 dans le reste du monde ; le Kenya étant le deuxième pays après les États-Unis dans l’accès à la Prep. Il existe de nombreuses barrières : la stigmatisation, son coût, la non-perception du risque, la complexité des parcours Prep, etc. Il faut en simplifier l’accès, peu importe les modalités.

Fonction rénale

Une analyse de l’essai Ipergay s’est intéressée aux anomalies de la fonction rénale, en comparant les participants du groupe placebo et du groupe qui avait pris le Truvada. Il n’y a pas eu de différences significatives entre les deux groupes, y compris chez les participants les plus âgés ou ceux qui avaient des paramètres rénaux à la limite de la normale. Il existe un effet rénal connu, lié à l’exposition au Truvada lié à la dose de médicament actif pris en Prep, certes significative, mais qui ne fait pas passer le seuil problématique.

Tester la créatinine dans un point of care

Comme évoqué au-dessus, c’est la créatinine qui permet de mesurer la fonction rénale. Cette mesure reste jusque-là nécessaire à l’initiation d’une Prep. Une étude a voulu déterminer s’il était possible de mesurer la créatinine dans des lieux décentralisés avec un système de point of care. La créatinine n’était mesurée que chez les personnes qui voulaient prendre la Prep. Elle se mesure très rapidement, en seulement trois minutes. Sur 4 168 femmes du programme, 16 d’entre-elles ont été écartées à cause d’un taux de créatinine anormal. Les auteurs-res en concluent que cet événement demeure trop rare pour avoir à introduire ce test de manière routinière, surtout dans des contextes où les ressources sont limitées.

Maintien dans la Prep à Atlanta

Les hommes noirs ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes noirs appartiennent au groupe où l’incidence du VIH est la plus forte aux États-Unis. Malgré la Prep, on reste sur des taux d’incidence de près de 6 % par an. La Prep est sans doute abandonnée trop vite et une étude a voulu étudier la durée de maintien dans la Prep au sein de cette population. Sur 125 personnes qui l’ont initiée, seules 49 sont restées dans la Prep, tout le long de l’étude. Après 219 jours, la moitié de la cohorte avait arrêté la Prep. Les jeunes, les consommateurs réguliers de cannabis, ceux qui ont eu des IST et ceux qui ont moins de partenaires, apparaissent comme ceux qui arrêtent plus rapidement la Prep.

Adolescentes et Prep au Kenya

Les jeunes filles au Kenya sont une population particulièrement exposée au risque du VIH. Une étude a mesuré au cours du temps l’initiation de la Prep, auprès de jeunes filles qui venaient dans des consultations de santé sexuelle. 400 jeunes filles ont été recrutées, et 168 d’entre-elles étaient éligibles, mais seulement 9 ont accepté la Prep, soit un taux d’acceptation de 2,25 %.

https://www.seronet.info/article/croi-2 ... muts-84316

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Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Mar 2019 - 14:57
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CROI 2019 - «Choisir, c’est renoncer»: Bilan de la CROI 2019

C’est l’heure du check out, des transferts vers l’aéroport et du bilan: que rapporte-t-on de la CROI 2019 de Seattle à se mettre dans la blouse blanche?

Revenons sur les bonnes nouvelles annoncées dans le premier édito à la sortie d’avion, telle que l’installation des bithérapies dans les stratégies antirétrovirales comme piste d’allégement. La «tango thérapie» n’est plus une possibilité mais une réalité scientifique. Au sein de la cohorte française de Dat’AIDS, le taux d’échec virologique était faible, à 3,4%, et attendu sur des critères prédictifs maintenant bien balisés. Il reste à expliquer l’efficacité supérieure d’une bithérapie Dolutégravir/3TC dans l’essai GEMINI, observée chez les patients à charge virale élevée (>100,000 cp/ml). Une curiosité à confirmer ou infirmer.

La suite ici :

http://vih.org/20190311/choisir-cest-re ... 019/141674

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Sujet du message:   MessagePosté le: 14 Mar 2019 - 14:36
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Croi 2019 : les leçons de Seattle

Une nouvelle édition de la Conférence américaine sur les rétrovirus et infections opportunistes s’est refermée (8 mars). Avant de passer sur la côte Est, à Boston, l’année prochaine, quel bilan peut-on faire du côté pacifique, alors que l’annonce de la « guérison » a monopolisé l’attention ? Voici quelques pistes personnelles.

Rupture d’embargo. En annonçant, deux jours avant la présentation officielle, qu’un second cas de rémission fonctionnelle avait été documenté par des chercheurs-ses anglais-es, le New York Times a pris tout le monde de cours, y compris les organisateurs-trices. Agacés-es, mais mis-es devant le fait accompli, ils-elles ont du mettre cette annonce, spectaculaire, au cœur du dispositif de communication des quatre jours de conférence. Marquant médiatiquement, ce nouveau « patient de Londres » n’est pourtant pas la promesse d’une trouvaille vers la guérison du VIH à large échelle ; mais surtout elle a phagocyté l’attention au détriment d’autres faits marquants.

Car il y a eu rupture aussi, avec le U = U (indétectable = intransmissible). La Déclaration communautaire des personnes vivant avec le VIH, objet d’un symposium dans une conférence historiquement scientifique, voilà une révolution discrète, mais palpable. Cette session confirme et consacre à la fois la notion de non-transmission du VIH par les personnes vivant avec le VIH si elles ont une charge virale indétectable. Et en laissant une représentante, séropositive, venir défendre, devant des chercheurs-ses, qu’un changement de vocabulaire était nécessaire, le symbole a été fort. Arrêter avec les termes « quasi nul » ou « minime » pour, enfin affirmer l’absence de risque, voilà qui est fort et important de rappeler, notamment devant nos compatriotes médecins français, qui rechignent à le dire tel quel à leurs patients-es. Et cela fait du bien à voir et à entendre.

Ce qui l’était moins furent les nouvelles données sur la Prep. Rien à confirmer quant à son efficacité (pas remise en cause ici), mais plutôt sur sa sous utilisation – liée aux barrières à son accès – notamment par celles et ceux qui en auraient le plus besoin. Aux États-Unis, ce sont les hommes gays noirs-américains, plus discriminés et plus précaires, qui subissent le plus le fardeau de l’épidémie, alors que la Prep serait une clé pour changer la donne. En transposant les choses, on se doute qu’il en est de même pour nos jeunes gays, issus des minorités en France, et vivants dans les zones périphériques des grandes villes. Et pour tous-tes les autres qui en auraient besoin, il faut faire connaitre la Prep.

Ce défi d’atteindre les sous-groupes les plus vulnérables, en trouvant de nouvelles façons de faire de la prévention, c’est aussi cela la deuxième révolution d’une conférence qui, progressivement, inclut la santé publique aux enjeux de recherche fondamentale. On en a beaucoup parlé avec le fameux plan de bataille de fin de l’épidémie, promis par Donald Trump pour les États-Unis. Mais à n’en pas douter, cette gageure va traverser l’Atlantique avec les participants-es européens et français. Et revenir, on l’espère dès l’année prochaine, avec des victoires à partager.

https://www.seronet.info/article/croi-2 ... ttle-84330

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Mar 2019 - 08:57
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80% des nouvelles infections par le VIH dues aux personnes ne connaissant pas leur statut ou qui n’ont pas accès aux traitements

A l’occasion de leur Conférence nationale 2019 sur la prévention du VIH , les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention ou CDC) ont présenté des données éclairantes sur le rôle des personnes vivant avec le VIH mais ignorant leur statut ou non traitées, dans les nouvelles infections.

https://www.cdc.gov/media/releases/2019 ... sting.html

Ainsi, les 40% des personnes vivant avec le VIH sans connaître leur statut ou qui avaient été diagnostiquées mais qui ne recevaient pas de traitement seraient à l’origine de 80% des nouvelles infections par VIH aux États-Unis en 2016. Une fois de plus, ces chiffres démontrent la nécessité d’augmenter massivement le recours au dépistage et l'accessibilité des traitements anti-retroviraux (ARV) dans le pays. Les 15% des personnes vivant avec le VIH mais non diagnostiquées sont à l’origine près de 40% des cas de transmission du VIH.

Rappelons qu'un traitement ARV efficace, pris de manière régulière, fait baisser la charge virale jusqu’à l’indétectabilité. Les personnes avec une charge virale indétectable ne transmettent pas le VIH, comme l'ont montré plusieurs études. Les CDC recommandent donc que chaque personne nouvellement diagnostiquée ait un accès rapide à un traitement. En 2016, environ 23% des personnes séropositives dépistées ne recevaient pas de traitement contre le VIH, et étaient à l’origine de 43% du nombre de cas de transmissions du VIH.

Les Centres soulignent également l'importance d'aider les personnes séropositives à rester observantes dans leur prise de médicaments et à maintenir une charge virale indétectable. Ainsi, les 11% de personnes vivant avec le VIH, soignées, mais dont la charge virale n’était pas supprimée, étaient à l’origine de 20% de tous les cas de transmissions du VIH.

Ces chiffres confortent la stratégie du gouvernement américain de placer la prévention biomédiale, tel que le Traitement comme prévention (Tasp) et la Prep, au coeur de leur stratégie pour mettre fin au VIH aux États-Unis dans les 10 prochaines années.

http://vih.org/20190319/80-nouvelles-in ... i-nont-pas

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Mar 2019 - 09:14
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Traitement VIH : la fin de la voie orale avec le cabotegravir LP ?

Seattle, Etats-Unis--Un nouvel antirétroviral à libération prolongée, le cabotegravir LP (ViiV Healthcare), pourrait modifier la vie quotidienne des patients atteints du VIH dans les années qui viennent, selon les données de deux études de phase III ATLAS[1] et FLAIR[2].

Les résultats de ces deux études évaluant l’intérêt de l'association de la rilpivirine et de l'inhibiteur de l'intégrase cabotegravir LP (ViiV Healthcare) versus traitement oral, ont été présentés à la CROI 2019, Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections.

Ils montrent une non-infériorité de la voie injectable sur la voie orale chez des patients infectés et une très bonne satisfaction des patients vis-à-vis du traitement injectable.

Auparavant, l’étude de phase 2A ECLAIR[3] avait quant à elle montré l’intérêt d’une injection mensuelle de cabotegravir en prévention pré-exposition chez les hommes à faible risque d’infection.

Chez des hommes déjà traités

L’étude ATLAS de phase III a été menée en ouvert chez 616 patients VIH positifs à charge virale contrôlée depuis au moins 6 mois par une trithérapie (en moyenne ils étaient traités depuis 4 ans). Ils ont reçu soit un traitement oral (cabotegravir 30 mg+rilpivirine 25 mg) quotidien, soit une injection toutes des 4 semaines de cabotegravir LP 400 mg+ rilpivirine 600 mg (308 patients par bras). Le traitement injectable s’est montré non inférieur au traitement oral avec un succès virologique de 92,5 % contre 95,5 %. La quasi-totalité des échecs virologiques était en lien avec une mutation de résistance présente avant l’inclusion dans l’étude.

Le seul effet indésirable notable était la douleur au site d’injection rapportée par 75 % des patients et qui a conduit à un arrêt de traitement pour 4 des patients (1 %). Pour autant, 98 % des patients ont plébiscité le traitement injectable.

Chez des patients naïfs

L’étude FLAIR de phase III a été, elle, menée avec des patients naïfs de traitement. Les 629 patients ont d’abord reçu une trithérapie antirétrovirale par voie orale (Triumeq ®) pendant 20 semaines et les 566 dont la charge virale était inférieure à 50 copies ont bénéficié soit de traitement injectable, soit d’une poursuite de traitement oral. La non-infériorité des deux traitements a été prouvée (93,6 % d’efficacité avec la forme injectable contre 93,3 %). Là encore, les douleurs au point d’injection ont été rapportées par 82 % des patients mais 99 % des patients ont préféré le traitement injectable au traitement oral.

Bonne satisfaction vis-à-vis de l'injection mensuelle

Dans les deux études, les patients qui recevaient la bi-thérapie ont été interrogés pour savoir s'ils préféraient la voir orale ou injectable[4]. Il ressort de l'étude ATLAS que les patients qui prenaient la forme orale de traitement et qui ont switché pour la forme injectable étaient beaucoup plus satisfaits du nouveau traitement que ceux qui étaient restés à la forme orale (RR=5;68, IC95% : 4,37 à 6,9, p<0,001).

Globalement, à 48 semaines, 86,4% des patients ont répondu préférer les injections (266/308) alors que 2,3 % préféraient l'ancien traitement par voie orale.

https://francais.medscape.com/voirartic ... &faf=1

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Mar 2019 - 09:22
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L'hépatite B augmente le risque de transmission du VIH de la mère à l'enfant

En particulier, une charge virale élevée en hépatite B augmente le risque que les femmes séropositives transmettent ce dernier virus à leur nouveau-né.

Les femmes enceintes séropositives courent un risque beaucoup plus grand de transmettre le virus à leur nouveau-né si elles sont co-infectées par le virus de l'hépatite B (VHB) et si leur charge virale est élevée, selon l'aidsmap.

Présentant leurs conclusions à la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes de 2019 à Seattle, les chercheurs ont analysé rétrospectivement les données de l'essai HPTN 046, mené de 2007 à 2010 en Afrique subsaharienne, et étudié les effets sur les taux de transmission du VIH de la mère à l'enfant de fournir aux nourrissons de mères séropositives au VIH six mois de l'antirétroviral (ARV) Viramune (névirapine) par rapport à un placebo. Au cours de la période d'essai, il était fréquent que les femmes enceintes séropositives dans cette région ne reçoivent pas de traitement antirétroviral pour ce virus.

Les auteurs de la nouvelle étude ont étudié les échantillons stockés des femmes enceintes afin de déterminer si elles avaient l'hépatite B lors de l'entrée dans HPTN 046 et également de déterminer leur charge virale en VHB lors de l'accouchement. Ils ont défini une charge virale élevée égale ou supérieure à 1 million et une charge virale faible, inférieure à 1 million.

Au total, 2 016 mères et leurs 2 041 nourrissons ont été inclus dans l'analyse. Quatre-vingt-huit (4,3%) des femmes étaient atteintes du VHB. Ils ont chacun eu un nouveau-né et le groupe de bébés a été divisé à parts égales entre le bras placebo et le bras Viramune. Les femmes avaient un âge médian de 27 ans.

Après avoir ajusté les données pour tenir compte des différences entre les femmes en fonction du nombre de CD4, de l'âge et de leur propre traitement antirétroviral, les chercheurs ont constaté un taux plus élevé d'insuffisance pondérale à la naissance chez les bébés de femmes dont la charge virale était élevée (VIRB). de ces nourrissons, soit 3 sur 10) par rapport aux nouveau-nés de femmes ne présentant pas l’hépatite B (6% de ces nourrissons, soit 5 sur soixante dix huit). Cependant, cette différence n'était pas statistiquement significative, ce qui signifie qu'elle aurait pu être due au hasard.

Après avoir analysé les données de plus près, les chercheurs ont découvert qu’avoir une charge virale hépatique supérieure à 100 000 lors de l’accouchement était associé à un faible poids à la naissance.

20% (2 sur 10) des mères ayant une charge virale élevée d'hépatite B ont transmis le VIH à leurs nouveau-nés, contre 4% (53 sur 1 953) de celles qui n'étaient pas atteintes du VHB et aucune (0 sur soixante dix huit) de celles qui avaient une faible charge virale de l'hépatite B. Ces différences étaient statistiquement significatives. Comparativement aux femmes qui n'avaient pas le VHB, celles qui avaient une charge virale élevée d'hépatite B étaient 6,75 fois plus susceptibles de transmettre le VIH à leurs nouveau-nés. Il n'y avait aucune différence dans le taux de transmission du VIH de la mère à l'enfant entre ceux sans hépatite B et ceux ayant une charge virale basse du VHB.

http://www.aidsmap.com/page/3466156/

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Sujet du message:   MessagePosté le: 20 Mar 2019 - 15:18
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Projets soutenus par l'ANRS lors de la CROI 2019



Retrouvez les communications soutenues par l'ANRS ayant eu lieu lors de la CROI 2019 du 4 au 7 mars à Seattle !

Vous trouverez les titres des abstracts ainsi que des liens vers le site de la CROI pour plus de détails.

http://www.anrs.fr/sites/default/files/ ... CROI_0.pdf

http://www.anrs.fr/fr/actualites/590/pr ... -croi-2019

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Sujet du message:   MessagePosté le: 25 Mar 2019 - 17:42
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Mavyret soigne l'hépatite C à un rythme élevé dans le monde réel

Presque tous ceux qui ont terminé le suivi d'une étude italienne en cours ont été guéris.

Presque tous ceux qui, dans une étude italienne en cours sur l’utilisation réelle de Mavyret (glécaprevir / pibrentasvir) dans le monde réel, ont été guéris du virus de l’hépatite C (VHC).

Présentant leurs conclusions lors de la conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI) de 2019 à Seattle, les chercheurs ont recruté 1 178 personnes atteintes d'hépatite C dans l'étude MISTRAL et les ont recrutées dans 22 cliniques situées dans le sud de l'Italie. Au total, 90,8% des participants se sont vu prescrire huit semaines de Mavyret; 8,7% ont été prescrits 12 semaines; et 0,4% se sont vu prescrire 16 semaines de traitement.

La moyenne d'âge des membres de l'étude était de 60 ans. La cohorte était divisée à peu près également entre hommes et femmes. Au total, 7,6% des participants étaient atteints de diabète, dont 22,1% des personnes atteintes de cirrhose. Au total, 13,7% des participants étaient porteurs du génotype 1a du VHC, 36,8% du génotype 1b, 34,5% du génotype 2, 10,5% du génotype 3 et 4,1% du génotype 4. Un total de 63,3% des patients ne présentaient aucune fibrose ou une fibrose légère, 17,9%. une fibrose modérée, 7,8% une cirrhose avancée et 8,8% une fibrose sévère ou cirrhose.

Au total, 99,5% des participants ont atteint la fin du traitement et 75% d'entre eux ont passé 12 semaines depuis la fin de leur traitement. Sur ce groupe de 885 personnes, 99,3% ont obtenu une réponse virologique soutenue 12 semaines après la fin du traitement (RVS12 considérée comme un remède).

1% des participants a connu un événement indésirable grave pour la santé, dont aucun n'a été considéré comme étant lié à Mavyret.

http://www.croiconference.org/sessions/ ... v-patients

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Sujet du message:   MessagePosté le: 01 Avr 2019 - 20:36
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Le risque de maladie cardiaque chez les personnes atteintes d'hépatite C augmente à mesure que la fibrose s'aggrave

Une étude sur les anciens combattants a également révélé, à l'instar d'autres études, que le traitement du virus contribuait à réduire le risque de maladie cardiovasculaire.

Le risque de maladie cardiovasculaire chez les personnes atteintes du virus de l'hépatite C (VHC) augmente avec l'aggravation de la fibrose hépatique (cicatrisation). Traiter le virus aide à atténuer ce risque.

Présentant leurs conclusions à la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI) de 2019 à Seattle, les chercheurs ont étudié les données sur les anciens combattants de la cohorte ERCHIVES. Ils ont rassemblé une cohorte de 32 575 personnes atteintes du VHC qui avaient reçu plus de sept semaines de traitement pour le virus. Ils ont associé cette cohorte à un groupe de la même taille comprenant des personnes atteintes d'hépatite C non traitée.

L'étude exclut les personnes vivant avec le VIH et le virus de l'hépatite B et chez qui on avait précédemment diagnostiqué des MCV.

L'âge médian des membres de la cohorte était de 58 ans. Au total, 56,1% d'entre eux étaient blancs, 26,8% étaient noirs et 3,7% étaient latinos. Quatre-vingt-seize pour cent étaient des hommes.

Au cours de la période de suivi de l’étude, le taux de diagnostics de MCV par 1 000 années de suivi cumulées chez les patients traités pour le VHC était de 19,3 diagnostics chez les patients présentant une fibrose légère ou non, 19,9 diagnostics chez les patients présentant une fibrose modérée et 24,5 diagnostics chez les avec fibrose avancée ou cirrhose. Parmi ceux qui n'ont pas été traités pour le VHC, le taux de diagnostic pour 1 000 années de suivi cumulatives parmi les trois groupes de fibrose stratifiée était de 25,6, 33,2 et 44 diagnostics, respectivement.

Cela se traduisait par une différence de points de pourcentage entre les taux de diagnostic de 6,3 parmi ceux traités avec le VHC et ceux n'ayant pas été traités pour le VHC, de 13,3 parmi ceux présentant une fibrose modérée et de 19,5 parmi ceux présentant une fibrose avancée ou une cirrhose.



Les auteurs de l’étude ont conclu que le traitement contre le VHC abaissait le risque de MCV le plus souvent chez les patients présentant une fibrose la plus avancée.

http://www.croiconference.org/sessions/ ... s-erchives

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Sujet du message:   MessagePosté le: 17 Avr 2019 - 17:28
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Le VIH détectable et la diminution du nombre de CD4 augmentent le risque de cancer du foie

Les personnes séropositives ayant une charge virale élevée sur une longue période semblent plus susceptibles de développer un carcinome hépatocellulaire.

Les personnes séropositives qui passent plus de temps avec une charge virale détectable et celles dont le taux de lymphocytes T CD4 est faible courent un risque plus élevé de développer un cancer du foie sans fibrose avancée, selon une étude présentée à la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI 2019). semaine à Seattle.

Comme on pouvait s'y attendre, l'hépatite B ou C était associée à une probabilité plus élevée de développer un cancer du foie, quelle que soit l'étendue de la fibrose hépatique. Mais parmi ceux qui ont moins de fibrose, la virémie du VIH et une immunosuppression accrue ont également joué un rôle, a déclaré Jessie Torgersen, MD, de la faculté de médecine Perelman de l'Université de Pennsylvanie à Philadelphie.

Depuis l’avènement d’un traitement antirétroviral efficace, les maladies du foie sont devenues une des principales causes de maladie et de décès chez les personnes vivant avec le VIH. L'incidence du cancer du foie dans ce groupe a quadruplé depuis 1996, et les personnes séropositives présentent un risque environ quatre fois plus élevé de carcinome hépatocellulaire par rapport à la population séronégative, a souligné Torgersen. Cependant, les causes de cette disparité restent floues.

Les chercheurs ont examiné les dossiers médicaux électroniques de la Veterans Aging Cohort Study, une étude en cours sur les anciens combattants séropositifs au VIH vivant aux États-Unis. L'analyse comprenait des données de 1999 à 2015 concernant les personnes pour lesquelles la mesure de la charge virale et du nombre de CD4 étaient disponibles et au moins six mois de suivi. Ceux qui avaient un CHC au début de l'étude ont été exclus. Pour mesurer la cirrhose, les chercheurs ont utilisé un indice non invasif appelé FIB-4, qui intègre l'âge, la numération plaquettaire et les taux d'enzymes hépatiques ALT et AST; un score supérieur à 3,25 suggère une fibrose avancée ou une cirrhose.

L'analyse a inclus 2 497 personnes - environ 8% - atteintes de fibrose avancée ou de cirrhose et 29 836 personnes atteintes de fibrose absente légère ou modérée. Dans les deux groupes, presque tous étaient des hommes et environ la moitié étaient afro-américains.

Les patients présentant une insuffisance hépatique avancée avaient un âge médian plus élevé (50 contre 46) et étaient plus susceptibles d’avoir l’hépatite B (10% contre 5%), l’hépatite C (59% contre 30%) ou un diagnostic lié à l’alcool (47% contre 5%). 29 pour cent). En outre, ils étaient plus susceptibles d’avoir une charge virale en VIH supérieure à 500 copies par millilitre (63% contre 56%) et un nombre de CD4 inférieur à 200, indiquant une immunodépression importante (39% contre 26%).

Au cours du suivi, un carcinome hépatocellulaire a été diagnostiqué chez 278 personnes. Alors que le cancer du foie se développe habituellement après la cirrhose - environ 13% seulement développent un CHC sans cirrhose dans la population en général - dans cette cohorte séropositive, 43% des personnes atteintes ne présentaient pas de fibrose ou de cirrhose avancée selon les scores FIB-4.

Les personnes atteintes d'hépatite C étaient six fois plus susceptibles de développer un CHC, quel que soit leur statut de fibrose. Parmi les personnes atteintes de fibrose avancée ou de cirrhose, les personnes atteintes d'hépatite B étaient deux fois plus susceptibles de développer un cancer du foie, tandis que chez celles sans fibrose avancée, le VHB était associé à un risque presque cinq fois plus élevé.

La charge virale en VIH et le nombre de CD4 n’ont pas eu d’effet significatif sur le risque de cancer du foie chez les personnes atteintes de fibrose avancée ou de cirrhose. Cependant, chez ceux sans fibrose avancée, une charge virale plus élevée était associée à un risque de CHC de 24% plus élevé. Avoir un taux d'ARN du VIH d'au moins 500 copies / ml pendant un an ou plus conférait un risque accru de cancer du foie de 57%. Et avoir un nombre de CD4 inférieur à 200 était associé à un risque plus élevé de 58 à 78%.

http://www.croiconference.org/sessions/ ... r-fibrosis

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