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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 08 Avr 2019 - 11:15
Potô du site


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Est-ce cela une vie normale avec le VIH ? (7/4/19 Mediapart Blog Florence Thune)

Nous avons beaucoup progressé dans la lutte contre le virus du sida mais le chemin qui nous attend est encore parsemé d’embûches. Des embûches d’autant plus grandes que nous progressons dans un monde où l’on nous renvoie à chaque instant le fait que le VIH n’est plus une cause prioritaire et que l’on vit plutôt bien avec finalement….

Aujourd’hui, une personne qui apprend sa séropositivité, peu de temps après son infection, a une espérance de vie aussi longue qu’une personne séronégative, et peut, grâce aux traitements, lorsqu’elle peut y avoir accès, rester en bonne santé et mener une vie « quasi normale ». Je dis bien « quasi normale » et pas « normale », car je refuse de considérer que prendre des traitements chaque jour en vue de contrôler une maladie qui reste mortelle relève de la normalité…

Quoi de plus normal, par ailleurs, que d’être encore interdit de séjour dans plusieurs pays du monde quand on est séropositif ? Sommes nous aussi dans la normalité lorsqu’on vous demande si vous êtes clean, laissant entendre que l’on est sale si on vit avec le VIH…

Quoi de plus normal que de devoir taire sa séropositivité pour ne pas être jugé, mis à l’écart, pour ne pas se voir refuser certains soins, ou, pour que l’on ne vous dise pas, comme ce fut mon cas récemment, « on vous fait passer au bloc opératoire en dernier parce qu’avec le VIH, vous savez…. »

Quoi de plus normal que les termes sida, voire même sidaïque, soient encore utilisés, sur les réseaux sociaux et ailleurs, comme l’insulte suprême, celle qui marque le dégoût et le rejet ?

Quoi de plus normal, finalement, que cette maladie représente encore la première cause de mortalité chez les femmes dans le monde, et que ¾ des contaminations chez les 15-19 ans en Afrique Sub-saharienne soient des filles ? Quoi de plus normal que ce virus touche, de manière disproportionnée, certaines catégories de populations ?

Dans le monde, le risque de contracter le VIH est 27 fois plus élevé chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et 13 fois plus élevé pour les femmes transgenres ou pour les professionnelles du sexe…. En France, les personnes migrantes sont elles aussi plus durement touchées, près de la moitié d’entre elles se contaminant après leur arrivée dans notre pays… Quelle que soit la population concernée, aujourd’hui en 2019, nous savons plus que jamais que ce qui fait le lit de cette épidémie c’est le rejet de l’autre et sa stigmatisation, la grande précarité, la violence des situations auxquelles de trop nombreuses personnes sont confrontées partout dans le monde.

Mais c’est aussi l’oubli et ceci pour toute la population…. Jeunes et moins jeunes, homos ou hétéros, hommes ou femmes…. Comment expliquer sinon, ici, en France, ce regain de l’épidémie chez les plus de 50 ans, qui constituent 28% des nouveaux diagnostics de séropositivité ? Et lorsque les personnes sont contaminées par le VIH, pour beaucoup trop d’entre elles, cette violence, parfois institutionnelle, persiste et aggrave leur situation…

Je pense ainsi à Erika, dont Mediapart a retracé récemment l’histoire, une histoire qui n’intéresse personne hélas… Erika est séropositive depuis 19 ans. Elle vit en France depuis 2009 et avait obtenu une carte de séjour pour soin, lui permettant, progressivement de reprendre pied, dans une vie bien malmenée. Mais en novembre dernier, Erika a reçu une obligation de quitter le territoire français. Depuis, elle dit qu’elle se sent « comme une poubelle ». On la renvoie vers une situation de précarité et de fragilité dans son pays d’origine…

Ainsi, en France, au sein même de nos administrations, le VIH est finalement devenu une telle normalité qu’on peut maintenant expulser celles et ceux qui en sont atteints sans même se préoccuper des conséquences que cela aura sur leur vie….

Nous sommes aussi frappés, chaque jour, de voir à quel point la situation sociale et économique de nombreuses personnes vivant avec le VIH se dégrade. Les associations que nous finançons grâce aux dons du grand public voient les personnes qu’elles accompagnent s’enfoncer dans la précarité, se retrouver à la rue, parfois avec des enfants… De plus en plus de personnes vieillissent avec le VIH, on peut que sans réjouir, mais dans quelles conditions pour certaines d’entre elles ? Isolées socialement, cumulant d’autres graves pathologies, et survivant avec le minimum vieillesse…

Est-ce cela une vie normale avec le VIH ?

Face à cela, ce que nous constatons aussi, c’est la précarité à laquelle font face certains de nos donateurs…. Des personnes âgées, avec de très faibles revenus, continuent de nous faire des dons, malgré les difficultés rencontrées dans la vie quotidienne. Mais beaucoup aussi, depuis l’année dernière, nous appellent pour nous dire que leur situation ne leur permet plus de donner, qu’ils doivent baisser leurs dons, voire les arrêter…

Cette situation a un grand impact sur de nombreuses associations, dont Sidaction, et pour toutes ces raisons, nous rappelons cette année qu’il ne faut pas oublier. Ne pas oublier que le VIH est toujours là, et ne pas oublier de donner, car sans ces dons, nous n’avancerons pas, et nous nous reprendrons de plein fouet cette épidémie….

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 18 Avr 2019 - 10:11
Potô du site


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Bientôt un nouveau médicament pour la PrEP ?
Tétu.com

Un essai mené par Gilead auprès de plusieurs pays européens et américains a permis de démontrer que le Truvada n’était pas le seul médicament efficace pour la PrEP. Mais est-ce une réelle avancée scientifique ou une simple opération financière ?
Un nouveau médicament pour la PrEP (traitement préventif contre le VIH) pourrait bientôt faire son arrivée sur le marché français : le Descovy. Présenté comme une alternative au Truvada par le laboratoire pharmaceutique Gilead, son efficacité a été testée auprès de 5.287 personnes dans 92 sites (Etats-Unis, Canada et Europe) dans le cadre de l’essai DISCOVER.

Les résultats publiées dans La lettre de l’infectiologue ont démontré qu’elle était au moins aussi efficace que le Truvada. Mais est-ce vraiment une bonne option ? Que se cache-t-il vraiment derrière le Descovy ? Dans un avis rendu en juin 2017, la Haute autorité de santé avait estimé que le Descovy n’apportait « pas d’amélioration du service médical rendu dans la stratégie de prise en charge des patients infectés par le VIH ».

Pour mieux comprendre le sujet, nous avons interrogé Bruno Spire, directeur de recherche à l’Inserm et président honoraire d’Aides.

TÊTU : Aujourd’hui, la PrEP (prophylaxie pré-exposition) fonctionne avec le Truvada, mais on parle de plus en plus d’une nouvelle molécule : la Descovy. Quelle est la différence ?

Bruno Spire : Il n’y en a pas beaucoup. Le Descovy (emtricitabine et ténofovir alafenamide/TAF) s’administre en plus petite quantité et est moins toxique que le Truvada (emtricitabine et ténofovir disoproxil fumarate/TDF), sachant que la toxicité de ce dernier est déjà très faible. Pour moi, il s’agit davantage d’une opération financière que d’intérêt général étant donné que le Truvada est désormais disponible dans une version générique, trois fois moins chère que la marque.

Gilead cherche simplement une stratégie pour continuer à garder le monopole sur ce traitement et se gaver pendant 20 ans de plus (durée d’un brevet et laps de temps durant lequel on ne peut pas créer de générique). Du coup ils se sont dit : ‘On va modifier un peu le Truvada pour faire passer le Descovy comme la référence’. Mais nous ne sommes pas dupes.

Peut-on imaginer l’arrivée du Descovy prochainement en France ?

Je ne peux pas vous répondre précisément. Pour l’instant, le Descovy n’a pas été jugé très innovant par les autorités en comparaison au Truvada. La France estime que l’amélioration du service rendu est insuffisante par rapport au prix auquel serait vendu le Descovy (environ 400 euros la boîte, contre 160 euros pour la version générique du Truvada).

Ne pensez-vous pas que la multiplication des traitements permettrait de rendre la PrEP plus accessible ?

Non. Que ce soit Truvada ou Descovy, ça ne changera rien pour les gens, à part ceux qui ont des problèmes rénaux et qui représentent moins de 1% des ‘prepeurs’. Le Descovy pourrait fonctionner pour eux, mais pas la peine de le donner à tout le monde. C’est la même molécule dosée de façon différente, mais il faudra toujours prendre un comprimé. Je ne crois pas que ça soit une révolution. Une meilleure accessibilité passe par les stratégies : faire comprendre que tous les hommes gays sont à risque et qu’il n’y a pas d’un côté les méchants gays – les ‘salopes’ – et les bons – ceux qui ont peu de rapports sexuels. Il faut arrêter de penser que la PrEP est réservée à ceux qui auraient de soi-disant « mauvais comportements ».

« Des recherches sont en cours sur la PrEP injectable et les patchs. »

Où en est la recherche sur les nouveaux traitements préventifs contre le VIH ?

Des recherches sont en cours sur la PrEP injectable. Il s’agirait de réaliser une injection tous les deux mois à l’hôpital. Mais ça n’est pas sans contraintes, car lorsqu’une personne arrête le traitement, le médicament reste dans son sang pendant environ un an. Conséquence : si vous êtes infecté par le VIH pendant ce laps de temps, le virus risque de devenir résistant en raison de la présence de médicaments à dose insuffisante. Un débat scientifique est en cours sur le sujet. Mais une chose est certaine : ces injections vont arriver en France d’ici deux à trois ans pour les personnes séropositives.

Rien n’est encore sûr donc… Est-ce la seule option ?

On travaille aussi sur des patchs qui fonctionneraient comme des timbres contraceptifs qu’on glisse sous la peau. Ils ont l’avantage d’être petits et invisibles. Et, si on les utilise pour la PrEP, il n’y aurait pas l’inconvénient des injections. Mais ça n’est pas pour demain.

https://tetu.com/2019/04/17/bientot-un- ... r-la-prep/

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benji
Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 18 Avr 2019 - 14:37
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merci Fil pour l'info, mais ça n'avance pas vite quand même
 
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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 19 Avr 2019 - 09:45
Potô du site


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Un anticorps monoclonal démontre une suppression virologique «sans précédent» dans une étude sur le VIH

L'anticorps monoclonal UB-421 «a démontré une suppression virologique sans précédent et durable en l'absence de traitement antirétroviral chez les personnes séropositives au cours d'une étude clinique de phase 2 non randomisée et ouverte, selon les conclusions publiées aujourd'hui par le New England Journal of Medicine .

UB-421 bloque le site de liaison du virus sur les cellules CD4 +, Chang-Yi Wang, PhD , cofondateur et directeur scientifique de United Biomedical - qui développe le traitement - et leurs collègues ont expliqué.

Dans leur étude, Wang et ses collègues ont administré aux participants huit perfusions intraveineuses d'UB-421 à la suite d'une interruption du traitement analytique (ATI) de leur traitement antirétroviral.

«Comme nous le savons tous, un diagnostic de VIH n'est pas la sentence de mort qu'il a déjà été. Les traitements actuels nécessitent un cocktail quotidien de médicaments antirétroviraux pour maîtriser l'infection », a déclaré Wang à Infectious Disease News . «Afin de minimiser la propagation du VIH, les patients doivent prendre un schéma thérapeutique combiné parmi six classes différentes de médicaments anti-VIH. Par conséquent, le plus grand combat des patients est de lutter contre le régime quotidien de pilules, une toxicité à long terme non appréciée et la stigmatisation . Celles-ci peuvent avoir une incidence sur la qualité de vie d'un patient. "

Wang a déclaré que les médicaments à base d'anticorps présentaient plusieurs avantages.

«Premièrement, les anticorps ont de longues demi-vies et peuvent être administrés avec un schéma posologique moins fréquent, tel que… hebdomadaire, bimensuel ou même mensuel», a déclaré Wang. «Deux médicaments à base de protéines biologiques ont des toxicités plus faibles pour le foie, les reins, etc. Et troisièmement, certains médicaments à base d'anticorps, tels que l'UB-421, peuvent présenter des effets immunomodulateurs bénéfiques qui ne peuvent être obtenus avec des médicaments à petites molécules.»

L'année dernière, des chercheurs de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses ont découvert qu'une ATI à court terme n'augmentait pas la taille du réservoir du VIH ni ne causait de dommages irréversibles au système immunitaire, ce qui soutenait son utilisation pour déterminer l'efficacité de nouveaux traitements sans antirétroviraux sur des virus virologiques. suppression.

L’étude UB-421 a recruté 29 adultes infectés par le VIH à Taiwan, tous avec une charge virale indétectable (moins de 20 copies / ml) lors du dépistage, et les a séparés en deux cohortes. La première cohorte comprenait 14 participants recevant une dose de 10 mg / kg de poids corporel chaque semaine pendant 8 semaines, tandis que les 15 participants de la deuxième cohorte recevaient une dose de 25 mg / kg de poids corporel toutes les 2 semaines pendant 16 semaines. Le résultat principal était le temps nécessaire au rebond viral.

Selon les résultats de l'étude, tous les patients des deux cohortes ont maintenu la suppression virologique au cours de l'ATI. Wang et ses collègues ont observé ce qu’ils appelaient des «blips viraux intermittents» chez 28% des participants, bien que ceux-ci «n’aient abouti à aucun traitement supplémentaire». Aucun participant n’a eu un rebond viral supérieur à 400 copies / ml, le nombre de CD4 + est resté stable et il diminution du nombre de lymphocytes T régulateurs CD4 + au cours de la monothérapie par UB-421, ont-ils rapporté.

L'événement indésirable le plus fréquent était une éruption cutanée: 52% de tous les participants ont présenté une éruption cutanée transitoire légère. Quelque 41% ont signalé une éruption cutanée de 1re année et 10%, une éruption cutanée de 2 e année, ce qui a contribué à l'abandon de l'étude par un participant.

"Lorsque l'UB-421 était utilisé en monothérapie, notre anticorps réduisait les niveaux d'ARN plasmatique du VIH à des niveaux indétectables dans le système du patient, les mêmes niveaux que le traitement antirétroviral", a déclaré Wang. «Au cours du traitement de 2 à 4 mois, la maladie a été supprimée chez tous les patients sans génération de VIH muté résistant au traitement. Nous avons démontré une suppression sans précédent et durable du virus chez tous les patients et avons atteint un taux de réussite de 100% dans cette étude. »

La perspective :

Au cours des dernières années, le domaine du VIH a suscité un vif enthousiasme face aux anticorps neutralisants au sens large qui ciblent le virus. Cependant, lorsqu'un seul anticorps contre le virus est administré, le VIH subit souvent une mutation ou des modifications pour devenir résistant. Pour cette raison, des combinaisons d'anticorps contre le VIH sont à l'étude. Une approche alternative consiste à cibler le récepteur humain pour le virus, CD4. C'est précisément ce que fait l'anticorps ibalizumab: en ciblant les CD4, l'ibalizumab empêche le VIH de pénétrer dans les cellules. Ibalizumab a récemment été approuvé pour le traitement du VIH résistant à d'autres médicaments. Maintenant, les résultats d'une étude d'un nouvel anticorps, UB-421, ont été publiés.

UB-421 cible également CD4, comme l'ibalizumab, mais vise une partie différente de CD4. Au lieu de le tester contre le VIH multirésistant, les chercheurs de cette étude ont fait quelque chose d'intéressant. Ils se sont concentrés sur la substitution de l'anticorps au traitement oral standard contre le VIH.

Ils ont recruté 29 personnes traitées par le VIH par voie orale et leur ont administré l'anticorps par perfusion intraveineuse, puis arrêté le traitement antirétroviral par voie orale une semaine après l'administration de la première perfusion. Cela a été suivi par des doses multiples de l'anticorps pendant 8 ou 16 semaines.

Ce que je pense être intéressant et passionnant à propos de l’étude, c’est que pratiquement tous les participants ont maintenu la suppression virale pendant 8 à 16 semaines avec des perfusions d’anticorps. La raison pour laquelle cet anticorps unique fonctionne est probablement parce qu’il cible le récepteur CD4 humain, qui ne change ni ne mute comme le virus.

Maintenant, quelques notes de mise en garde à mentionner. Environ la moitié des participants avaient une légère éruption cutanée, et elle était transitoire. Mais une personne a dû arrêter l'anticorps à cause de l'éruption cutanée. Environ le quart des participants avaient un faible taux de VIH détectable, mais celui-ci n’a pas dépassé le seuil des 200 copies. Donc, c'est prometteur, mais c'est une chose à surveiller.

Ce que j’ai retenu de cette étude est que si vous donnez un anticorps dirigé contre le CD4, il peut maintenir la suppression virologique, au moins à court terme. Maintenant, il faut voir si l'anticorps agit chez un plus grand nombre de personnes et pour une plus longue période. Cet essai devrait entraîner des études plus importantes et plus longues.

Comment cet anticorps pourrait-il être utilisé si des études de plus grande envergure et plus longues montrent qu'il est sûr et efficace? Cela reste à déterminer. Serait-il utilisé chez les personnes dont le virus est devenu résistant aux traitements de première et de deuxième intention et qui ont maintenant besoin d'une troisième ligne - comme l'ibalizumab? L'anticorps serait-il utilisé pour remplacer le traitement quotidien par voie orale? UB-421 est administré par voie intraveineuse. Il est donc moins pratique que le traitement par voie orale car le patient doit se rendre au bureau pour recevoir une perfusion intraveineuse au lieu de prendre une pilule. Il existe également de nouveaux antirétroviraux expérimentaux, le cabotegravir plus la rilpivirine, administrés par injection dans un muscle, ce qui peut être plus simple qu’une IV. Ces nouvelles drogues injectables seront probablement soumises à la FDA cette année; nous verrons ce que dit la FDA mais, si elles sont approuvées, ces injections pourraient constituer une autre option plutôt que des pilules quotidiennes pour certaines personnes.

Il y a d'autres possibilités avec UB-421. Si les anticorps ont un effet sur le système immunitaire et le réservoir de VIH, ce serait excitant. Et s’ils pouvaient fabriquer l’anticorps, ou un autre, qui ne pourrait durer pas une semaine, pas deux semaines, mais pendant plusieurs mois, ce serait une avancée majeure. Nous n'y sommes pas encore mais c'est un domaine à explorer pour l'avenir.

Ce qui me passionne en général, c'est que, même après des décennies de progrès dans le traitement antirétroviral, nous continuons à développer de nouvelles approches et de nouveaux médicaments. Ce n’est pas comme si le domaine du VIH reposait sur ses lauriers. Tandis que nous continuons à progresser, n'oublions pas cependant: nous devons nous assurer que toutes les personnes séropositives ont accès aux médicaments vitaux dont nous disposons actuellement.

Wang CY et al. New Engl J Med . 2019; doi: 10.1056 / NEJMoa1802264.

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 19 Avr 2019 - 09:48
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LA PERSONNE LA PLUS ÂGÉE VIVANT AVEC LE VIH FÊTE SES 100 ANS

Célébrer son 100ème anniversaire est une étape importante pour tout un chacun. Mais lorsque Miguel, également connu sous le nom de « Patient de Lisbonne », a célébré son centenaire ce printemps, ce fut également un événement marquant pour la communauté mondiale des séropositifs. Miguel est en effet la plus vieille personne documentée vivant avec le VIH. De plus, sa charge virale est indétectable, il est en excellente santé gériatrique, il vit toujours à la maison et prend soin de lui-même.

Face à la stigmatisation persistante liée au VIH, Miguel et sa famille ont demandé aux médias de ne pas publier leurs visages ni de donner leur nom complet. Garant de cette confidentialité, les chercheurs qui étudient Miguel (un pseudonyme) le surnomment « le patient de Lisbonne » lorsqu’ils en parlent dans leurs études de cas et leurs rapports.

“Je me sens heureux”, a déclaré le senior à la voix douce à la chaîne de télévision canadienne CTV News, par le biais d’un interprète dans un hôpital portugais. “J’ai passé toutes ces années sans difficultés et sans problèmes.”

Selon CTV News, Miguel a reçu un diagnostic de VIH au stade 3 (SIDA) en 2004, lorsqu’il est arrivé dans un hôpital près de Lisbonne avec des formes rares de colite et de lymphome, et un faible nombre de CD4. Il avait alors 84 ans et ne savait pas qu’il était séropositif ni comment et quand il avait contracté le virus.

Après avoir appris l’existence de la maladie, Miguel a dit à son médecin qu’il voulait se battre. Le docteur Henrique Santos, médecin principal de Miguel, a raconté avoir eu des inquiétudes et confié à CTV : « Quand ce patient est venu me voir à cet âge, j’avais quelques doutes sur le fait qu’il devrait être traité. » Mais Santos est allé de l’avant et a lancé Miguel dans un traitement agressif par chimiothérapie. « Tout s’est bien passé, mais cela aurait pu mal tourner », a-t-il déclaré. « Il aurait pu y avoir des signes de toxicité. Il aurait pu ne pas pouvoir supporter le traitement. Il aurait pu manquer le traitement. Nous devions envisager ces scénarios. »

Quinze ans plus tard, il est clair que Miguel et son équipe médicale ont pris la bonne décision.

Inês Pintassilgo, médecin résidente qui fait partie de l’équipe de traitement de Miguel depuis trois ans, a déclaré que sa santé et sa longévité pouvaient être attribuées au fait qu’il a mené une vie saine et active et que, depuis son diagnostic, il prend quotidiennement ses médicaments anti-VIH.

“Je pense que Miguel nous enseigne qu’il est possible de vivre avec le VIH aussi longtemps que l’on contrôle tous les antécédents, le style de vie et les comorbidités”, a déclaré Pintassilgo à CTV News. “Je dirais, bien sûr, que le VIH joue peut-être un petit rôle dans tout cela, mais s’il est bien géré et contrôlé, ce ne sera pas un si gros problème.”

Giovanni Guaraldi, spécialiste du VIH et travaillant à l’Université de Modène en Italie, a déclaré: « Je pense que le patient de Lisbonne est un signe d’espoir pour les personnes vivant avec le VIH. Ca permet d’affirmer que vous avez encore la capacité de vivre plus longtemps, mais également de vivre en bonne santé. De vivre âgé en bonne santé…. C’est la preuve pour nous, chercheurs et médecins, que nous pouvons fournir de meilleurs soins aux personnes. »

https://www.sida-info-service.org/la-pe ... s-100-ans/

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