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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Nov 2018 - 10:18
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Parentalité et VIH
Laurent Mandelbrot (AP-HP)

http://sfls.aei.fr/ckfinder/userfiles/f ... elbrot.pdf

Vivre avec le VIH après 40 ans
Fanette Blaizeau (Sida Info Service)

http://sfls.aei.fr/ckfinder/userfiles/f ... AIZEAU.pdf

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Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Nov 2018 - 10:22
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L’apport de l’expérience hors des frontières
Sophie Florence (CeGIDD du Figuier)

http://sfls.aei.fr/ckfinder/userfiles/f ... ORENCE.pdf

Clôture 2018 et annonce 2019 - La Rochelle

http://sfls.aei.fr/ckfinder/userfiles/f ... LE2019.pdf

http://sfls.aei.fr/formations/journees- ... sentations

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 22 Nov 2018 - 10:52
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Brochure - Le VIH en 2019: Les clefs pour comprendre

Nous vivons une révolution. La lutte contre le sida et la vie avec le VIH ont changé. Ces dernières années, d'immenses progrès scientifiques ont réalisés; trop vite parfois par rapport aux idées reçues que beaucoup gardent à l'encontre du VIH et de la prévention. C'est pour cela que le Crips Île-de-France et Vih.org se sont associés, pour la seconde fois, afin de produite une brochure d'actualisation des connaissances grand public, à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida.



Cette révolution, c’est celle d'une avancée scientifique majeure: une personne séropositive, prenant un traitement efficace qui abaisse la charge virale dans le sang en dessous du seuil de sa détectabilité, ne transmet plus le virus.

Cette révolution, c'est celle de la mise en place d’outils de prévention qui permettant à chacun d’adapter sa prévention à ses pratiques. C'est la révolution de la prophylaxie pré-exposition ( Prep ) pour prévenir la transmission du virus chez les personnes séronégatives. C’est celle du dépistage, plus que jamais essentiel, que ce soit dans les Centres de dépistages ( CeGIDD ), avec un test rapide ou des autotests. C'est la révolution de vivre, même avec le VIH, aussi longtemps qu'une personne séronégative.

Cette révolution, c’est celle qui pourrait nous amener, si la mobilisation et les volontés politiques sont présentes, vers la fin du sida .

Pour cela, cette révolution doit aussi être celle des mentalités. Les personnes vivant avec le VIH, toutes les acteurs et les actrices de la lutte contre le VIH/sida l’appellent de leurs vœux. Une information claire et précise est la meilleure arme dans la lutte contre le sida. Une information pragmatique qui témoigne de la richesse des progrès accomplis et de ceux qu’il nous reste à accomplir. Une information qui se fonde sur les faits, la science, la recherche, bases de toute action efficace. C’est pour toutes ces raisons que nous avons souhaité produire ensemble ce document, «Le VIH en 2019: les clefs pour comprendre» (1,24Mo, PDF).

En 2019, le VIH est toujours bien présent, et pour espérer un jour le vaincre, il faut que nos connaissances à toutes et tous soient continuellement mises à jour.

http://vih.org/sites/default/files/fich ... ih2019.pdf

Sommaire de la brochure :

• Les chiffres du VIH
• La prévention aujourd’hui
• L’importance du dépistage
• Vivre avec le VIH
• Bien parler du VIH
• Vers la fin de l’épidémie?

Où se la procurer ?

La boutique en ligne du Crips-Île de France propose différents outils en lien avec la prévention du VIH/sida. Vous pourrez commander à cet endroit la brochure "Le VIH les clefs pour comprendre" (gratuite pour l'Île-de-France).

http://vih.org/20181121/vih-en-2019-cle ... dre/141235

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 27 Nov 2018 - 15:54
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VIH : plus d’un quart des malades sont diagnostiqués trop tardivement

Le dépistage du VIH est encore trop tardif en France. En 2017, 49% des découvertes de séropositivité concernaient des personnes n’ayant jamais été testées auparavant. Et cela ne concerne pas que les jeunes.

Malgré une progression notable du dépistage, avec 5,6 millions de sérologies VIH réalisées en 2017, plus d’un quart des découvertes de séropositivité sont toujours trop tardives.

28% des personnes ont été diagnostiquées cette année à un stade avancé de l’infection, et la moitié des découvertes de séropositivité (49%) a concerné des personnes qui déclarent n’avoir jamais été testées auparavant, selon le dernier BEH. Dans les populations risque, à savoir les gays et les hétérosexuels nés à l’étranger, cette proportion est respectivement de 22% et 62%.

http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/ ... index.html

"Le dépistage du VIH doit encore être intensifié"

En plus de la prévention, "le dépistage du VIH doit donc encore être intensifié dans les populations les plus exposées, afin de réduire la proportion de ceux qui ignorent leur séropositivité pour leur permettre de bénéficier d’un traitement antirétroviral", explique donc Santé Publique France.

Le nombre de découvertes de séropositivité VIH avait été estimé à environ 6 000 en 2016, soit une diminution de 5% par rapport à 2013 (ce nombre n’a pas encore pu être estimé pour l’année 2017). Les hommes ayant des rapports sexuels entre hommes et les hétérosexuels nés à l’étranger (dont les 3⁄4 sont nés dans un pays d’Afrique subsaharienne) restent les deux groupes les plus touchés et représentent respectivement 45% et 38% de diagnostics positifs en 2017-2018. Les hétérosexuels nés en France et les usagers de drogues injectables représentent respectivement 15% et 1%.

Les personnes de plus de 49 ans

Ces proportions sont stables depuis 2015, sauf pour les personnes de plus de 49 ans. En 2016, le nombre de séniors ayant découvert leur séropositivité a été estimé à 1 200, soit 20% de l’ensemble des découvertes – des chiffres en augmentation.

En 2017, 5,6 millions de sérologies VIH ont été réalisées par les laboratoires de biologie médicale (de ville ou hospitaliers), nombre jamais atteint depuis le début des années 2000. Ce nombre a augmenté de +6,4% par rapport à 2014, plus particulièrement dans les départements d’Outre-Mer (+10,4%) qu’en métropole (+6,2%). En 2017, les régions où l’activité de dépistage du VIH est la plus importante sont la Guyane (231 sérologies/1 000 habitants), la Guadeloupe (170), la Martinique (150), Mayotte (130), puis l’Ile-de-France (115), la Réunion (108) et la Provence-Alpes-Côte d’Azur (104).

153 000 personnes vivent avec le VIH en France

Le nombre d’autotests VIH vendus en pharmacie au cours de l’année 2017, sans possibilité de connaître la population y ayant recours, est d’environ 73 000, soit un nombre comparable à celui de 2016 (74 650). On estime que 153 000 personnes vivent avec le VIH en France.

Le dépistage du VIH "doit également être couplé à celui des autres infections sexuellement transmissibles (IST)", précise l’agence de santé publique. En 2016, ce sont environ 270 000 infections à Chlamydia et 50 000 infections à gonocoque qui ont été diagnostiquées, des chiffres qui continuent d’augmenter en 2017.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... ardivement

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 28 Nov 2018 - 14:25
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JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA, LE POINT SUR LES RECHERCHES EN COURS EN FRANCE



Les résultats des recherches menées au cours de la dernière décennie tant dans le domaine fondamental, de la prévention et de la prise en charge des patients ont été remarquables. Au point que certains ont pu envisager « la fin du sida » ou tout au moins « le commencement de la fin du sida ». On dispose à ce jour d'une gamme élargie de traitements antirétroviraux qui ont un impact majeur sur la mortalité et la morbidité des personnes vivant avec le VIH. Ces traitements ont permis de passer du statut de maladie mortelle à celui de maladie chronique. Une étude publiée en 2017 dans la revue The Lancet HIV(1) relevait que l'espérance de vie des personnes séropositives vivant en Europe et en Amérique du Nord avait augmenté de 10 ans depuis 1996, date d'introduction des antirétroviraux. Pour une personne ayant commencé son traitement en 2008, et ce, suffisamment tôt après l'infection, l'espérance de vie est désormais de 73 ans chez les hommes et de 76 ans chez les femmes, soit presque autant que celle de la population générale. Les antirétroviraux ont ainsi totalement modifié à la fois la prise en charge et la prévention.

Quels sont les orientations et les principaux projets soutenus par l’ANRS fin 2018 ? Le point sur les recherches sur les nouveaux traitements dans la perspective d’une éventuelle rémission, les mécanismes de constitution des réservoirs, la simplification des traitements, la prophylaxie préexposition (PrEP) et enfin la recherche vaccinale.









L'étude ANRS-Prévenir vise à évaluer, chez les personnes à risque, l'impact de la prophylaxie pré-exposition du VIH (PrEP) sur l'épidémie du VIH/SIDA en Ile de France, région de France métropolitaine la plus touchée par cette épidémie. En juillet 2018 ont été communiqués à l’occasion de la Conférence mondiale sur le VIH/Sida, les premiers résultats de cette étude démarrée en 2017, portant sur les 1 500 premiers volontaires. Aucune contamination n’a été rapportée et une bonne tolérance de la PrEP qui associe deux antiviraux le tenofovir et l’emtricitabine a été observée. Sur l’analyse de ces premières données, on peut estimer que 85 contaminations ont pu être évitées.

D’ici 2019, l’étude ANRS Prévenir prévoit d’inclure 3 000 personnes, qui seront suivies jusqu’en 2020. Un point sur cette étude pionnière en France et en Europe.

Qui ?
Coordonnée par Jean-Michel Molina (Hôpital Saint-Louis, AP-HP), Jade Ghosn (Hôpital Hôtel Dieu, AP-HP) et Daniela Rojas-Castro (association AIDES), promue par l’ANRS en partenariat avec l’association AIDES.

Pourquoi ?
L’étude ANRS Prevenir a pour objectif d’évaluer l’impact en santé publique du déploiement de la PrEP en Ile de France. Elle vise à réduire, principalement dans la population la plus exposée au VIH le nombre des nouvelles infections. Elle permet aussi l’évaluation de l'impact d'un accompagnement personnalisé proposé par des acteurs communautaires ainsi que la prévention et la prise en charge des autres infections sexuellement transmises (IST) dans une optique d’amélioration de la santé sexuelle des personnes vulnérables.

Pour qui? Comment?
La PrEP consiste en l’administration de deux antirétroviraux combinés dans le même comprimé, qui sont habituellement prescrits pour le traitement des personnes infectées par le VIH, et dont l’utilisation est également possible en prévention du VIH chez des personnes séronégatives à haut risque de contamination du fait d’une utilisation insuffisante du préservatif. La PrEP peut être prise de façon continue à raison d’un comprimé par jour comme pour une contraception orale, ou bien à la demande au moment des rapports sexuels qui doivent être anticipés puisque la prise des comprimés doit démarrer au moins 2h avant le rapport sexuel et se poursuivre pendant les 48h suivantes. La PrEP est maintenant disponible en France sous forme de génériques.

Où en est l’étude 18 mois après son lancement ?
Au 22 octobre 2018, 2044 personnes avaient été incluses. Il s’agit pour le moment essentiellement d’hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. « Nous visons dans le futur à recruter également des volontaires issus d’autres populations à haut risque de VIH et d’IST comme les personnes transgenres et les migrants venant de pays de forte endémie du VIH » indique le Pr Jean Michel Molina.
Grace à cette étude il va être également possible de mieux dépister et traiter les autres IST et d’étudier de nouveaux modes de prévention de ces infections.

Quelle est la situation de la PrEP dans les pays européens ? Dans le monde ?
La PrEP est recommandée par l’OMS dans tous les pays touchés par l’épidémie du VIH/Sida et de nombreux programmes sont maintenant en place dans la plupart des pays en Amérique, Afrique, Asie et Australie et bien sûr en Europe. Son impact sur l’épidémie a déjà été observé dans certaines villes (San Francisco) et régions (Nouvelle Galles du Sud en Australie). Un déploiement plus large de la PrEP associé à un renforcement de l’utilisation du préservatif, mais aussi du dépistage et du traitement des personnes infectées par le VIH (on parle de prévention combinée) devrait permettre de mieux contrôler l’épidémie du VIH/Sida.

Vous voulez participer ?
Infos pratiques : www.prevenir.anrs.fr



Afin d’apprécier la visibilité de la recherche française dans les domaines du VIH/Sida et des hépatites virales et en particulier la contribution de l’ANRS à ce positionnement mondial, l’Agence a souhaité disposer d’une étude détaillée produisant des informations quantitatives et qualitatives sur les publications scientifiques françaises sur le VIH/Sida et les hépatites de la période 2013-2017. Ce rapport est désormais disponible(4).

Comparé à la dernière étude similaire réalisée en 2006, le paysage de la recherche mondiale sur le VIH/Sida et les hépatites virales a substantiellement changé tant en matières de priorités, programmes, résultats, et a vu l’arrivée de nouveaux pays tels que l’Afrique du Sud, la Chine ou l’Inde.

- Cependant, tout comme dans l’étude de 2006, la France reste le 2ème pays européen en nombre de publications scientifiques produites dans le domaine VIH/Sida (6e place mondiale).

- La production française dans les domaines VIH/Sida et hépatites virales a accru sa visibilité au plan international en dix ans : 3,5% de ses publications se positionnent parmi les 1% de publications les plus citées au monde (Top 1%) contre 1,8% dans l’étude de 2006.

Sur la base de l’analyse qualitative d’un échantillon aléatoire de 265 publications françaises répertoriées dans les bases de données internationales, l’étude a conclu que l’ANRS est associée à plus de 61% des articles de recherche originaux portant majoritairement sur les thèmes VIH et/ou hépatites virales, et dont plus d’un auteur est affilié à un laboratoire français. Plus significatif encore, l'ANRS reste le principal soutien de la recherche sur le VIH et les hépatites virales : Près de 9 publications sur 10 (88,7%) ayant bénéficié de financements français sont associées à l’Agence.

En plus de situer la place de la France dans le paysage mondial, cette étude bibliographique permet de distinguer le rôle clé assuré par l’ANRS comme coordonnateur et animateur de la recherche française. En effet, le fort soutien apporté par l’ANRS aux opérateurs de recherche français (Inserm, CNRS, Universités, Hôpitaux, IRD, Institut Pasteur) permet aussi à ces organismes de se retrouver au tout premier plan dans les classements internationaux en matière de production scientifique.

4) La recherche sur le VIH/SIDA et les hépatites virales, Contribution de la France et de l’ANRS, Etude bibliométrique 2013-2017 réalisée par l’ANRS (service Information scientifique et communication avec les services scientifiques) avec le concours de la cellule Mesures, Indicateurs, Bibliométrie (DESP-Inserm)

http://www.anrs.fr/fr/actualites/558/jo ... n-cours-en

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 28 Nov 2018 - 17:00
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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 30 Nov 2018 - 05:22
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Fin du sida : 2020, c'est pas gagné...

La fin de l’année apporte avec elle les derniers chiffres concernant l’épidémie de VIH/sida en France. Et les dernières données (disponibles) épidémiologiques ont un goût (amer) de déjà-vu. Avec, en filigrane, la sensation que certaines postures et discours continuent de parasiter un discours clair et de donner un véritable élan sur le dépistage et la Prep, deux axes complémentaires et cruciaux pour atteindre les objectifs de fin de l’épidémie… fixée pour 2020. Car 2020 c’est demain.

Lundi 26 novembre dans les sous-sols des locaux des Compagnons du Devoir, à Paris, une salle comble pour la conférence de presse de Santé publique France concernant les chiffres et tendances du VIH/sida et des IST pour 2017. Mais d’emblée, un point d’information est fait auprès de l’assemblée : à quelques jours de la Journée mondiale contre le sida, un certain nombre de chiffres sur le VIH/sida ne seront pas présentés par Santé publique France. Selon l’institution, c’est en partie dû à la dématérialisation des données transmises pour la surveillance. En effet, la part des déclarations non renseignées par les cliniciens-nes est passée de 21 % en 2014 à 43 % en 2017. La montée en puissance de la déclaration obligatoire des nouveaux diagnostics dématérialisée, qui permet le recueil et la surveillance épidémiologique s’accompagne de « beaucoup de retards » et des « choses restent à mettre en place » pour améliorer le système. Dès lors, fait rarissime pour une journée dédiée aux chiffres, les données seront lacunaires.

Rengaine

Dès lors, impossible de fournir aujourd'hui des donnés consolidées pour les nouveaux cas de VIH pour 2017. Santé publique France compte les publier courant de l’année prochaine. Mais voici ce qu’on a : 5,6 millions de sérologies VIH ont été réalisées en 2017, soit 6 % d’augmentation par rapport à 2014. Les taux de positivité des Trod (tests de dépistage rapide d’orientation diagnostique, souvent proposés aux personnes les plus exposées) sont bien plus élevés que pour les tests en laboratoires de ville, mais qui restent, eux, en nombre, les principaux lieux de dépistage des nouveaux cas de VIH (98 % des tests totaux). Comme depuis longtemps, l'Île-de-France, les départements et territoires Outre-mer et la région Paca concentrent la grande majorité des nouveaux cas de VIH. La répartition des nouveaux cas 2017 reste stable, avec 67 % chez les hommes, 32 % chez les femmes et 1 % pour les personnes trans. La répartition des contaminations entre homos et hétéros demeure similaire : 53 % pour les hétérosexuels (homme ou femme) pour 45 % des autres nouveaux cas concernant les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes. Les découvertes dites précoces sont stables à 38 % et les diagnostics tardifs, à des stades avancés type sida, stagnant aussi à 28 %. Pour la moitié des découvertes en 2017, il s'agissait du premier test VIH fait dans leur vie. Ce dernier chiffre, inquiétant, est en augmentation depuis 2012.
Selon Santé publique France, cela signifie, soit que beaucoup de personnes ignorent l’importance de connaître son statut, soit qu'il y a une dégradation globale du recours au dépistage. Les autres tendances, malheureusement inchangées, demeurent (déjà) observables. Ici encore, on innove sur les méthodes de calcul afin d’affiner les chiffres de prévalence du VIH en France, de manière globale. D'après les données de rétro-calcul, il y aurait 24 000 personnes non diagnostiquées et vivant avec le VIH/sida sans le savoir. Pour le sous-groupe des personnes diagnostiquées pas encore suivies et prises en charge, on l'estime à environ 4 500 personnes. Pour les personnes prises en charge, grâce aux données de l'assurance maladie, nous sommes à 133 700 personnes sous le régime de l’ALD 7 (1). Total fait, on estime donc que 162 000 personnes vivaient avec le VIH en 2016 sur le territoire national. Avec une nouvelle méthode de calcul, on trouve 15 000 personnes de plus, mais cela inclurait aussi les personnes perdues de vue, c'est-à-dire les personnes qui ne sont plus suivies. Dans la salle, on rappelle que c'est une bonne chose que la méthodologie s'affine mais que le niveau de dépistage ne s'améliore visiblement pas et que c’est là que réside la mauvaise nouvelle.

Derniers recours

Car que ce soit avec la nouvelle ou l’ancienne méthode de calcul, la cascade de prise en charge française marque le pas sur le premier 90, le dépistage. « En France, la proportion des personnes vivant avec le VIH qui connaissaient leur statut sérologique en 2016 est estimée à 86 %. En outre, des disparités importantes existent, avec un taux beaucoup plus faible dans certains groupes de population ou dans certains territoires, notamment ultramarins », note le Conseil national du sida et des hépatites virales dans un communiqué de presse au lendemain des présentations de Santé publique France. Pour les découvertes au stade sida, elles représentaient 46 % des cas chez les personnes utilisatrices de drogues par injection et 42 % chez les hommes hétérosexuels nés à l’étranger. C’est dire à quel point les données déjà disponibles sont alarmantes. Un constat déjà fait depuis plusieurs années. Et les autres conclusions restent inchangées : il faut également réduire le délai entre infection et diagnostic, mieux maintenir dans le soin et réussir à suivre les personnes perdues de vue. Chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes par exemple, le délai moyen entre l'infection et le diagnostic est de presque trois ans. Un temps bien trop long pour réussir à juguler les nouvelles infections et donc atteindre les objectifs ambitieux de fin du sida dans l’hexagone. La trajectoire qui se dessine aujourd’hui indique que cet objectif ne sera probablement pas atteint demain. Pourtant, il y a urgence à mettre en pratique ce qui marche et ce qui devrait savoir et se faire savoir. France Lert, celle qui a façonné la mise en place de « Paris sans sida », rappelle que « face à ces constats un peu désespérants devant ces stagnations, la Prep est le seul outil nouveau pour changer la donne. » Pourtant, comme pour le Tasp, l’outil n’est pas encore suffisamment promu et reste trop méconnu. Quand on sait que plus de la moitié des personnes vivant avec le VIH ignore qu’avoir une charge virale indétectable empêche une contamination sans préservatif. Et que c’est par des campagnes de promotion ambitieuses et volontaristes que l’on pourra changer la donne comme on peut déjà l’observer ailleurs. Mais pour suivre cela, encore faut-il avoir… des chiffres !

Vite des (nouveaux) chiffres

Ici encore, faute de renseignements suffisants de la part de certains-nes cliniciens-nes, il n’est, par exemple, pas possible de faire une surveillance des IST chez les prepeurs, ce qui permettrait d'évaluer l'impact du traitement préventif du VIH et le suivi sur les IST grâce au suivi assuré pour la Prep. Vraiment dommage. Quant au nombre de personnes utilisatrices du traitement préventif, les chiffres devront attendre les déclarations d’Agnès Buzyn pour le 1er décembre. Durant la réunion, certains médecins et associatifs continuent de s’affronter sur la façon de présenter le Tasp, dix ans après sa consécration. « La Prep oui, mais il faut préciser que cela marche juste pour le VIH. » Pour France Lert, il faut « arrêter d’ergoter », en finir avec ces astérisques et nuances, qui limitent un véritable changement de paradigme, indispensable pour réussir le défi français et mondial contre le VIH/sida. Et il faut aussi se doter, rapidement, de moyens d’analyse et de contrôle des stratégies à mettre en place, pour une épidémiologie d’intervention et non plus d’un illusoire contrôle, que l’on n’a jamais vraiment eu sur l’épidémie.

(1) : L’affection de longue durée (ALD N°7) est l’infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).

Les IST sont toujours là
Les données des autres IST : syphilis, gonocoques et chlamydia sont étudiées à la loupe, à partir des données des réseaux locaux de laboratoires et des médecins de villes volontaires et enfin des Cegidd (Centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic des infections par le VIH et les hépatites virales et les infections sexuellement transmissibles). Pour la chlamydia, le taux de dépistage est en hausse en France depuis quelques années, notamment chez les femmes. Davantage encore en Île-de-France et dans les Outre-mer. Elles représentent 270 000 infections en 2016. Entre 2015-2017, il y a eu une augmentation plus marquée chez les hommes que chez les femmes, liée à une hausse des diagnostics, mais aussi des découvertes inopinées par dépistage. Les LGV sont en baisse en 2017, notamment chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, qui représentent 85 % des diagnostics.
Pour les gonococcies (50 000 cas en 2017), l’augmentation récente reste marquée chez les hommes, notamment les plus jeunes (moins de 25 ans). Concernant les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, les augmentations se font en régions, dans les départements d’Outre-mer, mais moins en Île-de-France, déjà très touchée. Le nombre de gonococcies est en hausse chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, qu'elles soient symptomatiques ou asymptomatiques. Sur la résistance aux antibiotiques des gonocoques, les chiffres sont rassurants, avec une disparition des résistances au traitement de première intention, mais la vigilance demeure sur les résistances aux médicaments pour les IST. Pour la syphilis, il y a une progression du dépistage chez les femmes notamment, notamment dans les départements Outre-mer, du fait de la détection prénatale. Mais à cause des ruptures de stock récurrentes de pénicilline, il y a des difficultés dans le traitement des personnes dépistées. En 2017, pas d'augmentation de la syphilis quel que soit l'orientation sexuelle.

https://www.seronet.info/article/fin-du ... agne-83483

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 30 Nov 2018 - 14:15
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Journée mondiale de lutte contre le VIH/sida (1er décembre 2018)

À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée le 1er décembre, la France réaffirme son engagement à lutter contre le VIH/sida. Elle appelle l’ensemble des acteurs de la communauté internationale, publics comme privés, à se mobiliser pour mettre fin à la pandémie d’ici 2030, conformément aux objectifs de développement durable fixés par les Nations unies.

Malgré les immenses progrès réalisés en trente ans, les obstacles à l’élimination du sida restent importants : en 2017, 1,8 million de personnes ont été nouvellement infectées et plus de 40% des personnes affectées n’ont toujours pas accès aux traitements. Le sida reste la première cause de mortalité des femmes de 15 à 44 ans et la deuxième cause de mortalité des adolescents dans le monde.

La France a joué un rôle clé dans la naissance, en 2002, du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (Fonds mondial). Nous sommes aussi l’un des pays à l’origine d’Unitaid, en 2006, dont nous avons financé 60% des actions en faveur de l’innovation des traitements, des diagnostics et de la prévention.

La France poursuit son action dans la lutte contre le VIH/sida :

- en tant que second donateur historique au Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme (4,8 milliards de dollars versés depuis 2002) ;
- en tant que premier donateur à Unitaid (1,5 milliards d’euros versés depuis 2006) ;
- à travers l’implication de ses chercheurs ;
- dans le cadre de son aide bilatérale, notamment en matière d’assistance technique et de soutien aux associations.
Cet engagement a été réaffirmé par la décision du président de la République d’accueillir à Lyon, le 10 octobre 2019, la sixième conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial. Nous comptons sur les leaders du monde entier pour mobiliser de nouvelles ressources pour le Fonds mondial pour la période 2020-2022.

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/polit ... a-01-12-18

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 02 Déc 2018 - 09:12
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Premier bilan mitigé pour les CeGIDD

Les centres de dépistages ont connu une transformation majeure ces dernières années pour devenir des CeGIDD, des Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic des infections par le VIH, les hépatites virales et les infections sexuellement transmissibles ( iST ), suite à la fusion des CDAG et des CIDDIST à l’identique, sans aucune étude d’efficience. Dans le dernier numéro du BEH daté du 27 Novembre 2018, un premier bilan de l’activité des centres sous leur nouvelle forme est proposé par Grégory Lailler et ses collègues.

Ainsi, en 2016, 317 CeGIDD (167 sites principaux et 150 antennes), dont 72% gérés par des centres hospitaliers, ont été habilités automatiquement par les Agences régionales de santé (ARS). Les rapports d’activités de 274 CeGIDD (correspondant à 156 sites principaux et 118 antennes), soit 86% de l’ensemble, ont pu être analysés. La plupart des responsables de Cegidd se plaignant de la lourdeur du questionnaire d’évaluation, ce qui explique sans doute le taux de réponses.

Dans les CeGIDD participant à l’enquête, 739 284 consultations ont été réalisées, dont 51% étaient des consultations de dépistage ou de diagnostic et 38% des consultations de remise des résultats.

Côté prévention, 2% des consultations ont eu lieu suite à des accidents d’exposition sexuelle ou au sang (avec ou sans traitement post-exposition). Moins de 1% des consultations concernait la prévention préexposition (consultations initiales et suivi), ce qui est très faible.

Parmi les publics accueillis, 85% appartenaient à une population identifiée comme à risque d’exposition aux IST. Pourtant, le taux de positivité des dépistages est assez bas, avec 0,41% pour les infections à VIH, 8,0% pour les infections à Chlamydia trachomatis, 3,0% pour les infections à gonocoques, 1,5% pour la syphilis, 1,1% pour l’hépatite B (Ag HBs) et 0,8% pour l’hépatite C (Ac anti-VHC).

L’analyse de cette première année semble indiquer que les CeGIDD ont effectivement évoluer vers une approche plus globale de santé sexuelle, en développant leurs nouvelles missions sans encore être partie prenante de l’offre de PreP . Mais l’organisation de l’offre pourrait être améliorée: il faudrait davantage de plages horaires d’ouverture, notamment les samedis, et d’horaires décalés, plus d’action hors les murs pour «aller vers» les publics les plus exposés et une montée en charge de ces nouvelles missions, dont la délivrance de la Prep. Tout cela demandant un budget dont les structures ne disposent tout simplement pas pour le moment.

A Paris en tout cas, les CeGIDD semblent être à saturation dans le contexte actuel des moyens déployés et avec des plages horaires offertes qui frisent, pour certains CeGIDD intrahospitalier, la caricature. Entre 2016 et 2017, l’Agence régionale de santé (ARS) a relevé une baisse de 13,5% du nombre des sérologies VIH réalisées dans les CeGIDD, de 52000 à 45000, une baisse non compensée par les autres méthodes de dépistage comme les autotests. Une baisse qui, ajoutée à l’absence réelle d’implication dans la mise à disposition de la Prep, devrait questionner la Cours des Comptes, actuellement en écriture d’un rapport sur les moyens alloués à la lutte contre le sida.

http://vih.org/dossier/vihsida-en-france-en-2018

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 04 Déc 2018 - 17:49
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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 07 Déc 2018 - 17:36
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LA CIBLE MAJEURE DU VIH ÉTUDIÉE SOUS TOUTES SES COUTURES

En étudiant de près CCR5, une des portes d'entrée du VIH dans les cellules, des chercheurs de l'Inserm, de l'Institut Pasteur, de l’université Toulouse III – Paul Sabatier et du CNRS, démontrent que sa morphologie détermine la propension du virus à infecter l'organisme. Ce travail soutenu par l’ANRS et publié dans la revue Plos Pathogens est un nouveau pas vers la compréhension du rôle de CCR5 dans l’infection VIH et en tant que cible pour bloquer l'entrée du virus dans les cellules.

Texte
La molécule CCR5 figure parmi les cibles thérapeutiques dans la lutte contre le VIH. Une molécule ciblant CCR5 (Maraviroc) fait d’ailleurs déjà partie de l’arsenal thérapeutique anti-VIH. Située à la surface des globules blancs, cette molécule régule les réponses immunitaires de l'hôte contre les pathogènes. Mais, victime de son succès, elle sert également d'ancrage au VIH pour infecter les cellules immunitaires, contribuant ainsi au développement du SIDA. CCR5 joue donc un rôle clé dans la transmission du virus et le développement du SIDA. Quelques individus possèdent une mutation du gène de CCR5 (connue sous le nom de mutation CCR5 delta 32) qui les protège d'une infection par le VIH. Le rôle central de ce récepteur en fait donc une cible de choix pour bloquer l’entrée du virus dans l'organisme.

Le récepteur CCR5 existe sous plusieurs formes à la surface des cellules. Cependant, la nature et les propriétés de ces différentes populations de CCR5 restent mal connues. Une très grande variabilité caractérise aussi les souches de VIH qui peuplent les individus infectés. Cette variabilité se manifeste essentiellement au niveau d’une protéine de la surface du virus, appelée protéine d’enveloppe. C’est elle qui s’attache à CCR5 lorsque le virus pénètre dans les cellules. La variabilité de cette protéine d’enveloppe est utile au virus, puisqu’elle lui permet de contourner les réponses immunitaires de l'hôte et de développer des résistances à des traitements inhibiteurs de l’entrée. Dans le contexte de cette nouvelle étude, les chercheurs se sont posé la question de savoir si différentes souches du VIH diffèrent par la nature des formes de CCR5 qu’elles utilisent, et si tel est le cas, si cela influence leur capacité à infecter un individu.

Les résultats de ce travail mené par l'équipe de Bernard Lagane, chercheur Inserm à l’Institut Pasteur de Paris et au Centre de Physiopathologie de Toulouse-Purpan (Inserm/CNRS/UT3 Paul Sabatier) répondent par l’affirmative à ces deux questions. De plus, les chercheurs démontrent que le processus par lequel plusieurs molécules de CCR5 s’assemblent entre elles (oligomérisation) rend l’entrée virale moins efficace. "Tous ces résultats convergent vers un modèle selon lequel la susceptibilité au VIH dépendrait non seulement des souches de virus auxquelles un individu est confronté, mais aussi de la nature des molécules de CCR5 exprimées à la surface de ses cellules immunitaires", déclare Bernard Lagane.

En cela, cette étude met en lumière la plasticité de CCR5 comme un nouvel élément susceptible de réguler la capacité des souches de VIH à entrer dans l'organisme et leur rôle dans la pathogénicité de l’infection, en même temps qu’elle ouvre de nouvelles perspectives pour le développement d’inhibiteurs du récepteur.

http://www.anrs.fr/fr/actualites/561/la ... s-coutures

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 08 Déc 2018 - 05:30
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Agents anti-VIH L’émergence de la bithérapie: TraitementActualités 229 catie 5/12/18


Agents anti-VIH
L’émergence de la bithérapie


Certaines compagnies pharmaceutiques commencent à étudier la simplification des régimes de médicaments anti-VIH pour les personnes ayant une charge virale supprimée et stable. Nous examinons brièvement la bithérapie, le recours au traitement d’induction-entretien, un analogue nucléosidique appelé MK-8591 et certains défis liés à l’utilisation de la bithérapie.

Le dolutégravir + 3TC pour le traitement initial du VIH

Les résultats d’études pilotes sur des régimes de bithérapie portent à croire que la combinaison de dolutégravir et de 3TC peut aider la plupart des personnes qui la prennent à atteindre une faible charge virale. Nous examinons deux essais cliniques randomisés et contrôlés contre placebo appelés Gemini 1 et Gemini 2. Ces études ont comparé le régime dolutégravir + 3TC au régime dolutégravir + Truvada (ténofovir DF + FTC). Les premiers résultats indiquent que les participants des deux groupes ont atteint une charge virale indétectable dans des proportions semblables.

La bithérapie d’entretien avec dolutégravir + rilpivirine

Juluca, un comprimé contenant le dolutégravir et la rilpivirine, a été approuvé pour l’utilisation au Canada, dans l’Union européenne et aux États-Unis. Lors des essais cliniques Sword 1 et Sword 2, les chercheurs ont testé une combinaison de dolutégravir + rilpivirine et trouvé qu’un pourcentage élevé des personnes recevant Juluca avaient une charge virale indétectable. Ces essais indiquent que cette combinaison est à la fois puissante et bien tolérée.

Une étude italienne explore des régimes de bithérapie comme traitement d’entretien

Des chercheurs italiens ont analysé les données recueillies auprès de personnes ayant une charge virale supprimée et stable sous un régime standard qu’ils ont remplacé subséquemment par le régime dolutégravir + 3TC ou le régime dolutégravir + rilpivirine. Ils ont trouvé qu’un pourcentage très élevé de participants ont maintenu une charge virale supprimée au cours de l’étude. Les deux régimes de bithérapie ont également été associés à une amélioration des taux de cholestérol dans le sang, et ont généralement été bien tolérés.

Cette étude a fait une autre découverte : les participants qui avaient eu une charge virale supérieure à 500 000 copies/ml plusieurs années avant cette étude étaient plus à risque d’éprouver un échec virologique au cours de celle-ci. Ce résultat révèle probablement les limitations de la bithérapie.

La bithérapie : son impact sur le réservoir de VIH

Des études sont en cours pour tenter de réduire et possiblement d’éliminer le fardeau de cellules infectées par le VIH dans le corps, ce qu’on appelle parfois le réservoir de VIH. En ce qui concerne la bithérapie, une question importante se rapporte à son impact sur ce réservoir. Les données d’une étude pilote portent à croire que le traitement d’induction-entretien n’augmente pas le volume du réservoir de VIH à court terme.

Les combinaisons de super-anticorps pourraient empêcher la progression du VIH

Les chercheurs étudient des anticorps largement neutralisants (bNAbs) qui réussissent très efficacement à se lier au VIH et à le neutraliser. Les bNAbs constituent une approche de traitement du VIH qui, si elle s’avérait efficace, pourrait être administrée moins fréquemment que le traitement antirétroviral (TAR); il est même possible que les personnes séronégatives puissent la prendre pour se protéger contre l’infection. Nous rendons compte d’une étude encourageante qui a trouvé qu’une combinaison de deux anticorps avait le potentiel de maintenir la suppression du VIH chez certaines personnes sous TAR qui avaient une faible charge virale et dont le VIH était sensible aux anticorps. Cette étude soulève toutefois des questions scientifiques qu’il faudra aborder lors des essais cliniques futurs.

Une étude sur des singes découvre le potentiel du vésatolimod et des anticorps dans la recherche sur la guérison

En théorie, le médicament vésatolimod et l’anticorps PGT121 pourraient être utilisés de façon intermittente pour tenter de réduire le fardeau de VIH dans le corps et d’offrir un répit par rapport à la prise quotidienne du TAR. L’idée de cette combinaison provient d’études sur des singes. Jusqu’à présent, des chercheurs aux États-Unis ont constaté des résultats positifs lors d’expériences sur des singes infectés par un virus hybride appelé VISH, qui contient des éléments du VIH et du virus de l’immunodéficience simienne (VIS). Il a été possible d’interrompre le traitement des singes pendant plusieurs mois tout en maintenant leur charge virale très faible. Ces résultats ont encouragé certains chercheurs à entamer la planification d’études sur le vésatolimod et des anticorps largement neutralisants chez des personnes séropositives.

https://www.catie.ca/fr/traitementactua ... bitherapie

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Sujet du message: Re: VIH : Publications  MessagePosté le: 10 Déc 2018 - 11:56
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Le VIH et le foie

Les travaux menés au cours des deux dernières décennies ont mis en évidence la contribution du VIH à l’inflammation et à la fibrose hépatiques, entraînant une modification du calendrier d’initiation du traitement antirétroviral et une amélioration du diagnostic et de la gestion de la maladie du foie chez les patients infectés par le VIH. À mesure que cette population vieillit, la vigilance des cliniciens et le dépistage précoce des maladies du foie émergentes seront essentiels.

Au cours de la dernière décennie, notre compréhension de la maladie hépatique chronique chez les patients VIH a considérablement augmenté. De nouvelles idées ont changé les recommandations du moment où commencer le traitement antirétroviral (TAR) et ont amélioré le diagnostic et la gestion de la maladie du foie dans cette population. Dans ce commentaire, nous décrivons les mécanismes par lesquels le VIH contribue à l'inflammation et à la fibrose hépatiques et discutons des effets de l'infection par le VIH sur le spectre et le pronostic des maladies du foie pour mettre en évidence les effets de cette compréhension sur la gestion clinique. La co-infection par le VHC ou le VHB chez les patients infectés par le VIH est fréquente; ainsi, la plupart des informations sur l’effet du VIH sur la progression de la fibrose hépatique proviennent d’individus co-infectés. Ces patients présentent un risque relatif (RR) plus élevé de cirrhose,1 , 2 . En outre, la fibrose rapide est corrélée à la réduction du nombre de lymphocytesTCD4 + et à la détection de taux plasmatiques de VIH.

En cas d'infection par le VIH, plusieurs voies convergent vers les cellules étoilées hépatiques activées (CSH), principale source de collagène dans le foie lésé, favorisant l'inflammation et la fibrose hépatiques (Fig. 1 ). Premièrement, la déplétion des cellules T CD4 + induite par le VIH par rapport aux cellules T CD8 + modifie le profil des cytokines hépatiques, établissant un environnement fibrogénique. Le VIH et / ou sa protéine d'enveloppe, la gp120, favorisent les effets pro-fibrogènes directs sur les CSH, la sécrétion de cytokines pro-inflammatoires (telles que MCP1) et l'apoptose des hépatocytes 3.. In vitro, le VIH peut infecter les CSH, les cellules endothéliales sinusoïdales et les cellules de Kupffer, les macrophages résidents du foie, mais la preuve d’une infection in vivo a été démontrée de la manière la plus constante pour les cellules de Kupffer. Ces interactions sont pertinentes pour les patients hautement virémiques, mais la question de savoir si elles le restent chez les patients dont l'infection est contrôlée par un traitement antirétroviral est une question clé. Dans l'étude D: A: D, qui incluait des patients dont l'infection à VIH était bien contrôlée par le traitement antirétroviral, le décès lié au foie était la principale cause de décès non lié au SIDA (RR ajusté du nombre de décès du foie de 1,67, même avec un nombre de lymphocytes T CD4 + <350>

Le dépistage des complications métaboliques et de la stéatose hépatique chez les patients infectés par le VIH devrait devenir la norme de soins. Les prestataires doivent reconnaître que toute augmentation des enzymes hépatiques doit être évaluée. La fibrose est le principal facteur prédictif de la progression de la stéatohépatite non alcoolique (NASH); ainsi, des évaluations non invasives (élastographie du sérum et du foie avec paramètre d'atténuation contrôlée) peuvent aider à différencier les patients atteints de stéatose simple de ceux présentant une fibrose, en stratifiant ainsi ceux ayant besoin d'une biopsie hépatique confirmatoire. La modification du mode de vie, la perte de poids et le contrôle du syndrome métabolique, le cas échéant, sont nécessaires chez tous les patients atteints de NAFLD / NASH. Bien qu'aucun traitement pour la NASH ne soit actuellement approuvé par la FDA (même dans la population en général),

À mesure que les patients infectés par le VIH vieillissent et que nous comprenons mieux les caractéristiques uniques de la maladie du foie, la détection précoce de la maladie du foie est la clé d'une amélioration des résultats cliniques.

https://www.nature.com/articles/s41575-018-0085-7

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