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lolanice
Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Jan 2017 - 17:19
Potô du site


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Applaudissement Quartiers apaisés et + propre, gens en perdition un peu mieux considérés, c'est un progrès.
Même si au fond de moi, j'ai toujours une petite (vieille et con) réticence , le truc hérité et entendu partout style "C'est les encourager à se droguer"
Ben non , je ne pense pas que ça encourage qui que ce soit à aller se shooter en lieux dédiés s'ils n'étaient pas gravement dedans avant !
Quand je passe devant 30 mètres de linéaire "alcools" au supermarché, je ne remplis pas mon caddie avec ces poisons. Idem pour les shoots...
Donc si ça aide,si ça sauve quelques personnes (même que 10), je suis pour.

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"Celui qui n'essaie pas ne se trompe qu'une seule fois"
 
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yicha
Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Jan 2017 - 18:39
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Trés bon argument les alcools en supermarché ....on s'en reservira à l'occasion .....
 
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yicha
Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Jan 2017 - 18:42
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....vu dans l'article du Nouvel obs , la salle de shoot a permis des dépistages hépatites .....
 
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fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 16 Jan 2017 - 19:35
Potô du site


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Oui c'est la :

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/ ... shoot.html

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campanar
Sujet du message:   MessagePosté le: 12 Oct 2017 - 22:27
Potô du site


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AFPpublié le jeudi 12 octobre 2017 à 12h28 a écrit:


"C'est mieux que les parkings ou les entrées d'immeuble", lance Tito, 28 ans, "drogué à plein temps". Un an après son ouverture controversée à Paris, la première "salle de shoot" de France à Paris intensifie ses maraudes pour sortir les toxicomanes de la rue, mais aussi apaiser le voisinage.

"Le but est d'aller à la rencontre des usagers de drogue qui ne fréquentent pas la salle, mais aussi de rencontrer les riverains pour que ça se passe bien dans le quartier et maintenir le lien avec les usagers qu'on connaît", explique Mathieu, 39 ans, éducateur à l'association Gaïa, qui gère la salle.

Depuis le 17 octobre 2016, 53.582 actes de consommation de drogue ont été comptabilisés dans la salle, officiellement baptisée "Salle de consommation à moindre risque" (SCMR), dont 38.058 injections, selon les chiffres recensés par l'association et la mairie de Paris.

"Soit autant qui n'ont pas eu lieu dans la rue", se félicite la directrice de la salle, Élisabeth Avril.

Pourtant il y a un an, le 17 octobre 2016, des banderoles "Non à la salle de shoot en quartier résidentiel", " Salle de shoot

: ni hier, ni demain" ou encore "Ici vivent 32 enfants", couvraient de nombreuses façades des immeubles de ce quartier proche de la gare du Nord, déjà connu pour la forte présence de toxicomanes.

Craignant une montée de la délinquance et du trafic, une partie des riverains s'était soulevée contre le projet, reprochant notamment aux autorités le choix de l'emplacement.

Le débat politique aussi fut vif, l'UMP, qui a défendu de nombreux amendements de suppression et prôné le sevrage et l'abstinence, considérant ces salles comme un feu vert à des "paradis artificiels officiels".

Adopté le 7 avril 2015 par l'Assemblée nationale après plus de quatre heures de débats houleux, le projet lancé au titre d'une expérimentation pour une durée de six ans dans le cadre du projet de loi porté par la ministre de la Santé de François Hollande Marisol Touraine, a été définitivement adoptée en décembre 2015 par le Parlement.


Un an après, les banderoles ont disparu mais le mécontentement dans le quartier reste palpable. "Ca crée des nuisances, on peut pas dire autre chose!", lance Roger, 30 ans, qui tient le salon de coiffure en face de la salle de shoot. "Les clients hésitent à venir et pour moi depuis un an, ça représente un manque à gagner".


"Ca attire une faune dont on se passerait bien", estime Bernard, un riverain de 79 ans.


Membre du collectif "Non à la salle de shoot en quartier résidentiel", vivement opposé à l'expérimentation, Céline estime que "le quartier s'est fortement dégradé en un an".

"Il y beaucoup plus de toxico, de deal, de seringues par terre. On assiste régulièrement à des scènes de consommation dans la rue et des riverains ont déjà été menacés juste parce qu'ils passaient par là", se révolte-t-elle.
Selon le maire du Xe arrondissement Rémi Féraud, "un an après, la salle a démontré toute son utilité puisqu'elle accueille plus de 150 usagers chaque jour. Mais les progrès en terme de tranquillité publique dans le quartier ne sont pas assez visibles".

En février, une bagarre entre des usagers a entraîné une fermeture temporaire de la salle, sans toutefois entraîner de perturbation sur la voie publique, précise la mairie de Paris. "On reçoit une population qui est très dégradée et présente de multiples problèmes de santé, d'hébergement ou avec la justice", explique Élisabeth Avril.

"Ce genre d'incidents n'est pas rare dans les lieux qui accueillent ce type de public", dédramatise-t-elle. Selon l'association Gaïa, 52% des usagers de la salle ont un logement précaire et 43% sont sans revenus.

"Ce qui est vraiment à déplorer, c'est qu'il reste des gens dans la rue qui n'ont pas accès au dispositif", estime Mme Avril.
Selon elle, il faudrait ouvrir d'autres salles de consommation en Ile-de-France et ailleurs. "Si on compare à d'autres pays européens, la France est très en retard", souligne-t-elle.


Pour passer de la salle de shoot à la SCMR , le chemin trace la conciliation des contraires.
Bravo à tous les acteurs de cette délicate transition Wink

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1b (28 S. de Bocé ) Rechuteur ! Bénéfices Secondaires : Mauvaises herbes de nos simples natures...sculptons-les pour les voir en peintures...
 
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joy94300
Sujet du message:   MessagePosté le: 13 Oct 2017 - 00:50
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je ne sais pas si les assocs BASILIADE et LES PTITS BONHEURS existent toujours.............des lieux où "ils" pourraient se réchauffer autrement aussi,se nourrir ensemble autour d'une table,mettre en route une réelle aide à un petit logement,rire,se détendre....
plein de petits moments de vraie vie essentiels
 
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fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 21 Oct 2017 - 08:56
Potô du site


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Première année positive pour la salle de consommation à moindre risque



L'Espace Gaïa aide depuis un an les usagers de drogues dans le quartier de la gare du Nord (10e). Reportage sur ce dispositif de santé publique, unique dans son genre dans la capitale, qui assure un suivi social de personnes souvent en grande précarité.

Jour après jour, l'Espace Gaïa fait son nid. «L’idée était d’absorber un maximum des consommations qui avaient lieu dans l’espace public, explique Céline Debaulieu, coordinatrice de la salle de consommation à moindre risque, installée dans l'enceinte de l'hôpital Lariboisière (10e). Un an après notre ouverture – en octobre 2016 – cet objectif est atteint : les usagers de drogues viennent en nombre à la salle. 800 personnes y sont inscrites et plus de 53.000 consommations s’y sont déroulées, soit autant de consommations en moins sur l’espace public». 165 actes de consommation sont comptabilisés chaque jour dans la salle.

La suite ici :

https://www.paris.fr/actualites/premier ... isque-5159

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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Mar 2018 - 11:07
Potô du site


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SCMR : le Sénateur Rémi Féraud interroge la Ministre de la Santé

D'après une dépêche de l'APM : La ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, a estimé mardi matin que les deux salles de consommation à moindre risque (SCMR) à destination des usagers de drogues de Paris et Strasbourg, ouvertes fin 2016, présentaient des "résultats très positifs, au moins pour les personnes concernées", lors d'une séance de questions orales au Sénat.
La ministre était interrogée par Rémi Féraud (groupe socialiste, Paris) concernant la politique gouvernementale relative à la toxicomanie en général, aux SCMR en particulier, ainsi qu'à la consommation de crack dans l'espace public dans le Nord-Est parisien.

Cette dernière a ouvert en octobre 2016. Elle accueille quotidiennement 165 consommateurs en moyenne. Celle de Strasbourg lui a emboîté le pas en novembre 2016.

"Depuis le mois de mai dernier, le gouvernement ne s'est pas exprimé sur la toxicomanie, et plusieurs questions se posent aujourd'hui: quel soutien comptez-vous apporter à cette SCMR dans la durée, l'ouverture d'autres salles, outre celle qui a ouvert à Strasbourg, est-elle envisagée, et si oui, le gouvernement les soutiendra-t-il ? Quelles mesures spécifiques au crack sont-elles également prévues par le gouvernement, pour endiguer une situation dans le Nord-Est parisien, où la consommation est de plus en plus visible?", a demandé Rémi Féraud à la ministre.

Agnès Buzyn a répondu que le dispositif d'évaluation des SCMR expérimentales de Paris et Strasbourg, qui avait pour objectif de mesurer l'impact de ces salles en matière de santé publique, d'acceptabilité sociale et d'ordre public, avait montré "déjà, à un an, des résultats très positifs, au moins pour les personnes concernées", sous le "suivi attentif" du comité national réunissant notamment les riverains.

"De nouvelles salles pourront être ouvertes pendant la période d'expérimentation bien sûr [qui court jusque fin 2022], mais cela ne se décide pas d'autorité. Je ne doute pas qu'il y aura des candidats" a-t-elle ajouté.

"Nous sommes mobilisés pour encadrer au mieux les SCMR, et continuer d'agir en faveur de la réduction des risques", a conclu Agnès Buzyn.



https://www.youtube.com/watch?v=1umoEZ0mZEc

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Sujet du message:   MessagePosté le: 15 Mai 2018 - 16:02
Potô du site


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Drogues, salles de shoot et désobéissance civile

Au moment où sort La fête est finie, fiction en centre de désintoxication, une première salle de shoot “hors-la-loi” ouvre à Liège, prouvant que la loi belge sur les drogues est obsolète. Trois soirées-débats sur le sujet sont d'ailleurs organisées en Belgique après la projection du film de Marie Garel-Weiss (infos pratiques en fin d'article).

La tolérance zéro prônée par le fédéral en matière de consommation de stupéfiants a du plomb dans l’aile. Qu’il le veuille ou non. À côté de la guerre contre la drogue - personnifiée à Anvers par Bart De Wever -, les politiques menées en la matière se déclarent également la guerre... entre elles. C’est que la loi régissant les narcotiques en Belgique date de 1921. Un non-sens pour de nombreux citoyens, acteurs de terrain, juristes et politiques qui dénoncent son obsolescence. Soutenue par des dizaines d’associations spécialisées, mais aussi par Médecins du Monde, La ligue des droits de l’Homme, le Centre d’action laïque ou l’université de Louvain, une campagne baptisée “#Stop1921” est menée afin de faire modifier la loi avant son centenaire. “Nous ne demandons pas une régulation ou une dépénalisation des drogues, précise Bruno Valkeneers du centre de crise et d’hébergement bruxellois Transit. Notre seule revendication est de dire que cette loi n’est plus du tout adaptée au contexte actuel. La société de 1921 n’ayant rien à avoir avec celle de 2018.” En témoigne notamment son article 3, paragraphe 2, qui condamne fermement la mise à disposition d’un local dans le but de “faciliter l’usage” de stupéfiants. Et bannit donc de facto les fameuses salles de consommation à moindre risque (SCMR). “Cet article a été inscrit dans notre législation pour se conformer à la première convention sur l’opium. Le législateur ciblait donc les fumeries d’opium! Une salle de consommation n’a évidemment rien de comparable. C’est un dispositif sanitaire.”

Des salles de shoot, mais aussi d’inhalation, que le secteur attend depuis des années. “Cela nous paraît hallucinant de devoir se battre en 2018 pour faire entendre le bien-fondé de ces SCMR, prouvé par des études scientifiques et de nombreuses expériences”, peste Alexis Jurdant, de la Fédération bruxelloise des institutions pour toxicomanes (Fedito). Rappelons qu’il existe déjà 90 salles de shoot dans le monde, dont la plupart situées en Europe. “Et il n’y a jamais eu un seul décès. Ces lieux sont des dispositifs qui permettent d’approcher des usagers, souvent très précarisés, sans les juger, de les raccrocher à un tissu social, de leur donner des conseils et des soins afin de préserver ce qui reste de leur capital santé.” Jusqu’à présent, en effet, c’est le système D. “On leur fournit du matériel stérile et on leur dit : allez vous injecter là où vous voulez, ou plutôt là où vous pouvez.” Ce qui offre aux passants ces “scènes de rues” particulièrement sordides qui défraient la chronique.

Las des critiques des riverains, le bourgmestre de Liège Willy Demeyer est l’un des premiers à avoir soutenu l’initiative. Une volonté relayée à la Région wallonne (compétente en matière de prévention) par six députés qui ont déposé une proposition de résolution visant à les autoriser. Résolution adoptée en commission du Parlement wallon. “Sur les 2.000 héroïnomanes que compte la ville de Liège, 15 % se droguent en rue au vu et au su de tout le monde”, déplore Benoît Drèze (cdH), conseiller communal dans la Cité ardente, député wallon et initiateur de cette proposition. “Entrées de parking, self banks, trottoirs, parcs... C’est tous les jours et tout le temps.”

"Personne n’a jamais initié une première consommation d’héroïne dans une salle de shoot !"

Un dispositif qui semble aujourd’hui faire l’unanimité. À quelques exceptions près. Pour la députée cdH à la Chambre, Catherine Fonck, opposée au projet dès 2013, légaliser les salles de shoot serait ainsi irresponsable, voire criminel. “Selon elle, ce serait un très mauvais signal envoyé à la population, relate Bruno Valkeneers. Les études montrent pourtant que ces lieux ont un impact positif sur la santé et n’incitent pas à l’usage de drogues. Personne n’a jamais initié une première consommation d’héroïne dans une salle de shoot !” Et de proposer l’organisation de journées portes ouvertes. “Les détracteurs constateront que cela n’a rien à voir avec un salon convivial et que l’état peu valorisant des usagers ne donne pas du tout une image positive des drogues.”

Le contrôle social suffira

Malgré une (légère) vague d’oppositions, la première salle de shoot ne devrait pas tarder à ouvrir ses portes chez nous. D’autant que tous les pays limitrophes en possèdent. Même en France, pourtant très répressive en la matière. Reste un solide obstacle. Si la résolution adoptée en commission du Parlement wallon devrait être votée ces prochains jours en plénière, la loi de 1921 fait encore barrage à ces dispositifs sanitaires. Et le gouvernement fédéral, principalement son aile N-VA et CD&V, ne compte y accorder aucune priorité. “La ministre de la Santé Maggie De Block reconnaît le problème comme médecin mais ne peut le solutionner à court terme en tant que membre du gouvernement...”, tacle le député Benoît Drèze.

Alors, qu’importe la loi ? Certains détracteurs parlent aujourd’hui de désobéissance civile. Malgré cette interdiction, Willy Demeyer a en tout cas annoncé l’ouverture d’une première salle belge à Liège dès le mois prochain. Un dispositif hors-la-loi? “Ce blocage au fédéral n’est pas un obstacle définitif, poursuit Benoît Drèze. L’argument invoqué par le bourgmestre de Liège pour légitimer ces salles sera sans doute celui des compétences implicites. De toute façon, c’est un risque que l’on est prêt à prendre. Et si le gouvernement actuel ne veut pas interpréter la loi de 1921 à court terme, cela finira un jour par se faire. Par le gouvernement, le Parlement ou la Justice. Il y a plusieurs manières de créer cette jurisprudence.”

"La criminalisation éloigne les usagers des services de soins."

Au soutien des acteurs de terrain et du Parlement wallon, ajoutons celui de Philippe Dulieu, procureur du roi de Liège qui a pris position en faveur de ces SCMR. “Il a dit que si la ville de Liège venait à en ouvrir une, il ne s’y opposerait pas, confirme Bruno Valkeneers. Le procureur ne voit d’ailleurs pas en quoi ces dispositifs seraient contraires à la loi puisque celle-ci doit s’interpréter en fonction du contexte et que ces salles n’ont rien à voir avec les fumeries d’opium du siècle passé.” Un autre argument qui permettrait de contourner la loi. Et une nouvelle baffe de la magistrature à la politique de tolérance zéro du fédéral.

Un premier pas vers la décriminalisation des usagers de drogues devrait donc être franchi en Belgique. La suite ? Pourrait-on imaginer que l’on modifie également la loi de 1921 pour dépénaliser l’usage du cannabis, voire de toutes les drogues ? “Cela nous tient à cœur car la criminalisation éloigne les usagers des services de soins, constate Alexis Jurdant. Au problème d’addiction vient s’ajouter celui de la sanction. Un engrenage qui voit la personne étiquetée ‘toxicomane’ avant d’être considérée comme un malade.”

"L’alcool est légal mais la majorité des personnes ne développent pas une consommation problématique."

Quant à savoir si une éventuelle dépénalisation provoquera forcément un pic de consommation, Bruno Valkeneers rassure: “On pense à tort que la barrière pénale est la seule envisageable. Or, il y a beaucoup d’autres interdits. Les règlements d’ordre intérieur à l’école ou au travail, par exemple, l’éducation familiale. Et puis, il ne faut pas oublier le contrôle social. L’alcool est légal mais la majorité des personnes ne développent pas une consommation problématique. Cela fait partie de notre culture. On en parle en famille, on met des limites.” Un contrôle social et une éducation aux drogues qui semble déjà de mise puisque, selon les estimations, “seuls” 10 à 15 % des consommateurs de stupéfiants ont un usage réellement problématique. “Que le produit soit légal ou non, on a la même proportion de consommation compulsive.”

https://www.moustique.be/20989/drogues- ... nce-civile

La fête est finie, deux amies toxicos sur la voie de la rédemption



https://www.youtube.com/watch?time_cont ... H1W4bg9gF4

Un chemin arpenté par Marie Garel-Weiss, sa réalisatrice.

"J’avale, je fume, je shoote, je sniffe”. Céleste, junkie de 19 ans (la révélation Clémence Boisnard) intègre un centre de désintoxication avec la volonté de s’en sortir. À l’arrivée, elle noue une relation fusionnelle avec Sihem, addict comme elle (Zita Hanrot). Avec un sens du romanesque fougueux mais qui colle au plancher du réel, Marie Garel-Weiss explore les profils contraires des deux jeunes femmes (Céleste est une pousse sauvage rejetée par sa mère tandis que Sihem vient d’un milieu plus bourgeois) et filme pas à pas les étapes du sevrage jusqu’à une possible renaissance.

“Au départ, c’est une rencontre addictive qui se substitue à la drogue. L’enjeu du film est de montrer comment cette amitié peut se transformer en relation plus vraie”, note la réalisatrice, qui se défend d’avoir réalisé un film thérapeutique malgré le terreau autobiographique - ado, elle a fréquenté le centre de désintox alternatif fondé par Kate Barry (la fille de Jane Birkin) sur le modèle anglo-saxon. “Ce centre a sauvé la vie de beaucoup de gens, déjà par la gratuité des soins, et parce qu’il se différenciait du parcours psychiatrique français classique et finalement peu adapté, en incluant les groupes de parole et les réunions d’entraide. La base de mon film est très réaliste mais je lorgnais aussi vers le mélo pour trouver l’émotionnel. Quand certains ex-toxicos me disent que mon film les touche, c’est une fierté car ce milieu-là ne plaisante pas avec ce qu’on y vit…”, insiste Marie Garel-Weiss, qui se félicite d’ailleurs de l’évolution de la représentation des dépendants à l’écran. “Les réunions, c’est presque devenu un code grâce aux séries américaines qui ont montré comment se passaient ces programmes dont on a très peur ici. Aux USA, des gens comme Clapton se déclarent, ça peut même être un plus sur un CV d’être passé par là. Car les toxicomanes qui s’en sortent sont des warriors, des gens sur qui on peut vraiment compter.”

Si elle se dit pour la légalisation des drogues et les salles de shoot, la cinéaste se méfie du discours “démago” et d’un système “vicié” par le lobbying des labos de traitements de substitution qu’elle qualifie de “manière hypocrite de rassurer la société”. Pour autant l’amitié peut-elle sauver ? “Oui, car la dépendance c’est une maladie du lien. Le parcours du toxico est un terrain miné, il est sensible à tout ce qui peut être doux. Par extension les Narcotiques anonymes et les communautés thérapeutiques marchent sur ça, sur le lien”, conclut la réalisatrice, qui réfléchit à une série sur les groupes de parole. À suivre absolument.

https://www.moustique.be/20947/la-fete- ... redemption

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Sujet du message:   MessagePosté le: 07 Jn 2018 - 09:50
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Salle de shoot à Marseille on en reparle ?

Engagé, puis abandonné sous la pression des parlementaires locauxen 2015, le projet de création d'une salle de consommation est relancé

On l'appelle officiellement "salle de consommation à moindre risque". Un lieu destiné à accueillir les toxicomanes, injecteurs de rue en particulier (Marseille en compterait 7 à 8 000), pour leur proposer un suivi-psychomédical, leur enseigner les pratiques de réduction des risques ; mais qui vise aussi à limiter l'usage de drogues sur la voie publique et les dangers que cela comporte. Ce concept, déformé dans les médias sous la dénomination trompeuse de "salle de shoot", avait été envisagé à Marseille il y a quelques années, avant d'être jeté aux oubliettes. Jean-Claude Gaudin s'était d'abord déclaré favorable, avant de rétropédaler en 2015 sous la pression des parlementaires marseillais de son camp. "Ces députés estimaient que cela allait choquer leur électorat, que c'était politiquement contre-productif", regrette le Dr Patrick Padovani, adjoint municipal délégué à l'hygiène et à la santé.

Un élu qui repart aujourd'hui à la charge, avec l'espoir de relancer un projet qui, selon lui, s'impose dans une ville qui compterait 7 à 8 000 injecteurs de rue. Cela représente 55 000 seringues retrouvées chaque année sur la voie publique...

Patrick Padovani rappelle que Marseille est une ville pionnière en matière de prévention des risques : "La première, en 1995, à avoir créé une mission Sida Toxicomanie avec Jean-François Mattei, qui mettra en place partout en France les dispositifs d'échange de seringues alors qu'à l'époque, aucun maire n'en voulait".

En matière de salles de consommation, c'est encore le modèle marseillais fait école, repris par les structures qui ont ouvert à Paris, à Strasbourg, prochainement à Bordeaux. "Ces centres se sont directement inspirés du cahier des charges que nous avions élaboré à Marseille, après trois années de travail avec des experts régionaux qui sont des références nationales."

Validé par la Direction générale de la santé (DGS), ce modèle s'articule autour de la gestion des salles par les Caarud (centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues).

"À Paris, il a été décidé d'adosser la salle de consommation à un hôpital (Lariboisière). C'est ce qui a permis de relancer le dossier à Marseille. Jean-Claude Gaudin a donné son accord, à condition que l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille accueille la structure".

Après un "oui" de principe de l'AP-HM, des discussions sont en cours pour définir le lieu d'implantation. "Il y a un Caarud (Protox) à l'hôpital Sainte-Marguerite, mais le site est trop excentré et l'hôpital est en pleine restructuration", explique Patrick Padovani. L'élu propose plutôt de délocaliser Protox, "au pôle psychiatrique Baille, ou plus vraisemblablement à l'hôpital Nord", afin de se rapprocher du public visé.

Nouveaux crédits

Le dossier sera prochainement soumis à la Mildeca (mission interministérielle de lutte contre les addictions), sachant que début 2019, de nouveaux crédits sont attendus pour de nouvelles salles de consommation. "Pour Marseille, il faudrait un budget d'environ 300 000 € par an, pour l'accueil d'une centaine de personnes par jour. Elles arrivent avec leurs produits, qu'elles peuvent consommer dans des salles d'injection, de snif, voire de fumette. Sur place, les toxicomanes rencontrent des travailleurs sociaux, du personnel médical", précise Patrick Padovani.

Engagé depuis des années dans la prévention des risques, l'élu se félicite du chemin accompli : "la toxicomanie est enfin reconnue comme une maladie, un problème de société." Les salles de consommation trouveront-elles pourr autant un meilleur accueil auprès de la population ? Et auprès des politiques ?

À Paris et Strasbourg : un bilan positif malgré les craintes

Des banderoles anti-"salle de shoot", des panneaux de protestation… Le 11 octobre 2016, la France inaugurait sa première salle de consommation à moindre risque de Paris, malgré les craintes des riverains. Un pari "globalement réussi" selon la mairie de Paris, qui met en avant le bilan de cette expérimentation.

Huit cents personnes ont déjà utilisé au moins une fois cette salle installée dans un bâtiment de l'hôpital Lariboisière, à proximité de la gare du Nord. Ouverte dans le cadre de la loi santé de janvier 2016 pour une expérimentation de six ans, la structure a enregistré 165 actes de consommation par jour en moyenne. Les toxicomanes bénéficient de la présence d’éducateurs et d’infirmiers de l’association qui gère le lieu et prévient les secours en cas de problème. L’équipe a déjà réalisé plus de 800 soins (traitement des plaies, orientation vers des traitements de substitution…), une centaine de dépistages de maladies infectieuses et de nombreux entretiens sociaux.

Autre point positif : les consommations qui y sont pratiquées n’ont plus eu lieu dans l’espace public. En mars 2017, six mois après l’ouverture de la salle, la mairie annonçait déjà une baisse de 60% des seringues retrouvées dans la rue.
Mais les opposants à la salle n’ont pas disparu. Un collectif "Stop salle de shoot" demande toujours le déménagement de la structure. D’après ces riverains, l’insécurité et l’insalubrité ont augmenté dans le quartier. La présence policière a été renforcée dans le secteur et intégrée dans la zone de sécurité prioritaire. Mesure que le collectif juge insuffisante.

À Strasbourg en revanche, l’installation de la salle de consommation, d’emblée bien acceptée par les riverains, n’a pas fait polémique. Un an après son ouverture, ses responsables qualifient le bilan d’"exemplaire" : plus de 400 inscrits, aucune overdose mortelle et 183 cas de maladies infectieuses dépistés. À Bordeaux enfin, un centre de consommation à moindre risque doit ouvrir ses portes cette année, au sein de l’hôpital Saint-André. La mairie espère que l’absence de voisinage direct fasse mieux accepter le dispositif.

Initiés en Suisse, des centres de ce type sont en projet en Belgique, au Luxembourg et aux États-Unis.

https://www.laprovence.com/article/edit ... parle.html

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