Hépatites et Co-Infections
Partage et entraide
Aux nouveaux inscrits...




Favoris
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
Auteur Message
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jl 2017 - 09:54
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
LES EXCELLENTS RÉSULTATS DE LA TRANSPLANTATION HÉPATIQUE POUR LES PATIENTS VIH AVEC CHC

CITTI C, ETATS-UNIS, EASL 2017, ABS. THU-091 ACTUALISÉ


• La TH offre les meilleurs résultats de survie à 5 ans (85 %), identiques à ceux des patients VIH neg

Chez les patients atteints de CHC, stade 0 et A de la classification BCLC, différents traitements curatifs peuvent être proposés : transplantation, résection chirurgicale, destruction percutanée par radiofréquence ou alcoolisation. Il a été suggéré dans des études anciennes que les résultats étaient moins bons chez les patients porteurs du VIH. Dans cette étude rétrospective tri-continentale s’étalant sur 20 ans, 41 % des 392 patients VIH+ identifiés avec un CHC ont bénéficié d’un de ces traitements curatifs. La cause du CHC était l’infection par le VHC dans 75 % des cas. De façon surprenante, 28 % des patients étaient BCLC C ou D. La survie à 5 ans était de 85 % après TH et de 51 % avec les autres traitements curatifs : 73 % avec la RF, 51 % avec la résection chirurgicale, 14 % avec l’alcoolisation. La survie après TH était influencée par le type de traitement curatif (TH vs autres), stade BCLC (survie à 5 ans : 85 % stade A, 73 % stade B, 51 % stade C) et la consommation excessive d’alcool (survie à 5 ans : 91 % versus 56 %). Ces résultats sont superposables à ce qui est observé chez les patients VIH négatif.



QUE DEVIENNENT LES PATIENTS CANDIDATS À LA TH DÉLISTÉS APRÈS GUÉRISON DE L’INFECTION VHC ?

BELLI LS, ITALIE, EASL 2017, ABS. PS-063 ACTUALISÉ


• Le traitement par AAD permet de sortir de liste d’attente de TH 1 patient sur 4
• Le score de MELD initial et le delta MELD sont les facteurs prédictifs de délisting
• Après 15 mois de suivi après délisting, le risque de complications est très faible

Après traitement par anti-viraux directs (AAD) des patients avec cirrhose décompensée candidats à la TH, l’amélioration clinique et biologique est parfois spectaculaire, et la question du « délisting » (sortie de liste pour amélioration) se pose. Sous l’égide de l’ELITA (European Liver and Intestinal Transplantation Association), un consortium de 11 centres Européens a publié des résultats préliminaires portant sur 103 patients suivis pendant 15 mois à partir du début du traitement par AAD (Belli L, J Hepatol 2016). Le même groupe présente une extension des résultats portant sur 142 patients avec suivi médian de 28 mois, dans le but de répondre à 3 questions :

Quelle est la probabilité pour un patient d’être délisté pour amélioration ?
Quels sont les facteurs prédictifs de « délisting » ?
Que deviennent les patients délistés ? Pour ces derniers, le suivi médian après « délisting » était de 15 mois.
Les réponses sont rapportées dans ces 3 diapositives. Un suivi plus long sera cependant nécessaire pour valider cette option, notamment en termes de risque de CHC. Dans une étude similaire Espagnole portant sur 122 patients traités par AAD, 29 (24 %) ont été sortis de liste pour amélioration (Pascasio JM, poster THU-431). Le suivi médian à partir de la date du délisting était de 45 semaines. Deux patients ont développé un CHC après sortie de liste. Aucun patient avec un score MELD > 20 n’a été délisté.

• 142 patients avec cirrhose décompensée sans CHC, 11 centres Européens
• Traitement AAD Février 2014-Juin 2015, suivi médian 28 mois avec/sans TH
• MELD <16> 20 (10 %)
• 38 patients ont été délistés







APRÈS TRANSPLANTATION HÉPATIQUE, LA NASH DE NOVO EST FRÉQUENTE ET AUGMENTE LE RISQUE DE MORTALITÉ

GITTO S, ITALIE, EASL 2017, ABS. PS-067 ACTUALISÉ


• Après TH, un syndrome métabolique est fréquent, responsable d’une NAFLD de novo associée à la survenue d’évènements cardio-vasculaires et de cancers

Après TH, un syndrome métabolique survient chez la moitié des patients. Il est multifactoriel: polyphagie et surpoids, effets secondaires des médicaments immuno- suppresseurs (diabète, dyslipidémie, HTA). En conséquence, une NAFLD de novo est décrite chez environ 1/3 des patients. Dans cette étude rétrospective portant sur 194 patients transplantés hépatiques, une NAFLD de novo était retrouvée chez 22 % des patients, favorisée par la présence d’un syndrome métabolique. Elle était un facteur de risque indépendant d’évènements cardiovasculaires (artérite des MI, IDM, AVC) et de cancers extra-hépatiques (cutanés 42 %, colon 15 %, poumon 15 %). La présence d’une NASH histologiquement prouvée diminuait la survie à long terme : 30 % versus 66 %. Les facteurs de risque indépendants de NASH étaient la présence d’un syndrome métabolique, un donneur vivant, et l’utilisation de tacrolimus. Les protocoles immunosuppresseurs doivent être adaptés à ces facteurs de risque, et notamment l’exposition au tacrolimus au cours de la première année (Carenco C, Am J Transplant 2015).

• Etude rétrospective bicentrique Italienne, 2000-2005
• 194 patients transplantés hépatiques ; VHC 46 %, VHB 21 % ; diabète pré-TH 15 %
• Post-TH : syndrome métabolique 40 % ; NAFLD de novo 22 % ; évènements CV 14 %





COLECTOMIE PRÉ-GREFFE CHEZ LES PATIENTS AVEC COLITE ULCÉREUSE ASSOCIÉE À UNE CSP : UN BON CHOIX ?

TRIVEDI PJ, ROYAUME-UNI, EASL 2017, ABS. PS-007 ACTUALISÉ


• Chez les patients avec CSP et colite ulcéreuse, cette étude suggère que la chirurgie colique classiquement proposée impacte négativement la survie du greffon après TH






_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jl 2017 - 10:30
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
VALEURS NORMALES D’ÉLASTICITÉ HÉPATIQUE

BAZERBACHI F, ETATS-UNIS, EASL 2017, ABS. THU-489 ACTUALISÉ


• La normalité des valeurs d’élasticité hépatique doit être évaluée en fonction de paramètres cliniques simples

Méta-analyse à partir de données de la littérature (2 284 abstracts sur l’élasticité hépatique identifiés et 127 abstracts sélectionnés).
Sélection de 25 cohortes.
Exclusion des patients avec élévation des transaminases, consommation d’alcool > 30 g/j, plaquettes < 150 g/l, hépatite chronique virale.

Inclusion de 16 124 patients.
Facteurs associés à une élévation de l’élasticité hépatique (analyse multivariée) :
• Asiatique.
• Homme.
IMC.
Diabète.
• Tabac.
Facteurs associés à une diminution de l’élasticité hépatique (analyse multivariée) :
• Pression diastolique.
• Dyslipidémie.
• Méta-analyse de 16 124 sujets





CRITÈRES DE QUALITÉ DU CAP

WONG V, HONG KONG, EASL 2017, ABS. PS-120 ACTUALISÉ


• La performance du CAP est meilleure lorsque l’IQR du CAP est < 40 dB/m

Le CAP (Controlled Attenuation Parameter) est obtenu par Fibroscan en même temps que la mesure de l’élasticité hépatique. Il permet une estimation de la stéatose.
Dans une méta-analyse (J Hepatol 2017, in press), les AUROC du CAP pour le diagnostic de stéatose étaient les suivantes :
Avec des sensibilités modestes (69 à 88 %), les critères de qualité de la mesure du CAP ne sont pas connus.

Patients et méthodes :
Centres : France (cohorte de dérivation), Italie et Hong Kong (cohorte de validation).
Critères d’inclusion :
Age ≥ 18 ans.
PBH et Fibroscan.
Critères d’exclusion :
< 10 mesures.
PBH <15> 20 g/j chez les femmes et > 30 g/j chez les hommes).
Définition de la NASH : stéatose + ballonisation ± inflammation ± fibrose ou stéatose avec fibrose ≥ 2.
• Hommes : 63 %.
• Age moyen : 47 ans.
• NASH initiale : 64 % des patients
• Lors du suivi : 50 % de stabilité de la maladie hépatique, 35 % de progression de la fibrose et 15 % de régression de la fibrose. Au terme de l’étude, 18 % de patients F3F4 (15 % F3 et 3 % F4).
Mauvaise performance pronostique du FIB-4 pour prédire l’évolution vers la fibrose F3F4 : AUROC 0,74 (0,65-0,82).
• Suivi par PBH de 321 patients NAFLD avec fibrose F0-F2 lors de la PBH initiale
• Evaluation de la place des marqueurs non-invasifs pour prédire l’évolution histologique


_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jl 2017 - 15:20
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
VARIATIONS DE L’ÉLASTICITÉ HÉPATIQUE APRÈS LIGATURE OU POSE DE TIPS : COMMENT LES INTERPRÉTER ?

PIECHA F, ALLEMAGNE, EASL 2017, ABS. THU-006 ACTUALISÉ


• Les modifications rapides de la pression porte entraînent des modifications de l’élasticité hépatique qui ne peuvent être interprétées comme une progression de la fibrose
• Au contraire, chez des patients ayant une cirrhose stable, une diminution de l’élasticité hépatique peut signifier une augmentation de la taille des varices

L’élasticité hépatique varie avec le degré de fibrose, mais aussi avec les modifications vasculaires hépatiques, les repas, la prise d’alcool, la pression artérielle, l’inflammation, la cholestase
L’objectif de cette étude était de déterminer les modifications d’élasticité hépatique en fonction du flux porte, dans 3 situations : ligature de VO et pose de TIPS, ainsi qu’après ligature/perfusion des lobes chez des rats mâles Wistar. Il s’agit d’une étude pilote de preuve de concept.
Après ligature, l’élasticité hépatique augmentait de façon significative (en kPa) 56,1 ± 21,5 versus 40,3 ± 19,0 vs), alors qu’elle diminuait après TIPS 43,8 ± 17,3 versus 53,1 ± 16,6). Entre les 2 endoscopies (délai 4,3 ± 3,0 mois), l’élasticité hépatique diminuait lorsque les varices progressaient (54,9 ± 23,5 versus 47,9 ±23,huit). Les auteurs suggèrent que la progression des varices à le même effet qu’un TIPS sur la pression porte.
Chez des rats mâle Wistar, la ligature puis la perfusion des lobes hépatiques entraîne une augmentation de l’élasticité hépatique.
En conclusion, les modifications rapides de la pression porte entraînent des modifications de l’élasticité hépatique, qui ne peuvent être interprétées comme une progression de la fibrose. Au contraire, chez des patients ayant une cirrhose stable, une diminution de l’élasticité hépatique peut signifier une augmentation de la taille des varices.
• Etude pilote observationnelle de preuve de concept
• Mesure de l’élasticité hépatique
• 5 minutes avant et après LVO (n = 11) ou TIPS (n = 14)
• Simultanément au moment de 2 endoscopies de suivi chez des patients cirrhotiques (n = 14)
• Après ligature des lobes hépatiques chez des rats simultanément à la mesure du gradient de pression hépatique


_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jl 2017 - 15:26
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
ALCOOL + SYNDROME MÉTABOLIQUE = RISQUE ACCRU DE MALADIE HÉPATIQUE

ABERG F, FINLANDE, EASL 2017, ABS. GS-015 ACTUALISÉ


• Les stéatopathies métaboliques et alcooliques co-existent souvent
A quand la création d’une entité « métalco » ?

Evaluation des évènements par :
• Hospitalisations (registre national finlandais) ;
• Cancers (registre des cancers) ;
• Décès (statistiques de Finlande) ;
Evènements hépatiques (codes PMSI).
• But : évaluer les paramètres métaboliques associés à un risque accru de maladie hépatique dans la population générale (n = 6 732), en stratifiant sur la consommation d’alcool
• Suivi 11,4 ans (84 évènements hépatiques)




_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jl 2017 - 15:45
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
PEUT-ON PRÉDIRE L’AGGRAVATION DE LA NAFLD PAR LES TESTS NON-INVASIFS ?

MCPHERSON S, ROYAUME-UNI, EASL 2017, ABS. PS-122 ACTUALISÉ


• Importante progression de la fibrose dans le temps dans cette étude multicentrique
• Performance modérée des tests non-invasifs pour le diagnostic de la fibrose sévère ou de la cirrhose au cours du suivi des patients NAFLD
• Intérêt de ces tests : exclure la fibrose sévère ou la cirrhose

Inclusion de patients NAFLD avec, au moins, deux PBH ≥ 15 mm dans 7 centres européens.
Exclusion des patients avec consommation d’alcool (> 20 g/j chez les femmes et > 30 g/j chez les hommes).
Définition de la NASH : stéatose + ballonisation ± inflammation ± fibrose ou stéatose avec fibrose ≥ 2.
• Hommes : 63 %.
• Age moyen : 47 ans.
• NASH initiale : 64 % des patients
• Lors du suivi : 50 % de stabilité de la maladie hépatique, 35 % de progression de la fibrose et 15 % de régression de la fibrose. Au terme de l’étude, 18 % de patients F3F4 (15 % F3 et 3 % F4).
Mauvaise performance pronostique du FIB-4 pour prédire l’évolution vers la fibrose F3F4 : AUROC 0,74 (0,65-0,82).
• Suivi par PBH de 321 patients NAFLD avec fibrose F0-F2 lors de la PBH initiale
• Evaluation de la place des marqueurs non-invasifs pour prédire l’évolution histologique


_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.


Dernière édition par fil le 23 Jl 2017 - 16:06; édité 1 fois
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jl 2017 - 15:56
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
WTX101 : UN NOUVEAU TRAITEMENT PROMETTEUR DANS LA MALADIE DE WILSON

WEISS KH, ALLEMAGNE, EASL 2017, ABS. GS-016 ACTUALISÉ


• Les variations des tests hépatiques étaient minimes ou modérées et le score MELD est resté stable

La maladie de Wilson est une maladie autosomique récessive due à des mutations responsables d’une diminution de production ou de fonction du transporteur membranaire ATP7B. Il y a une diminution de la fixation du cuivre sur la céruléoplasmine et une diminution de l’excrétion biliaire du cuivre. L’excès de cuivre s’accumule dans le foie, le cerveau et les autres tissus.
Le bis-choline tetrathiomolybdate (TTM) est un traitement per-os qui se fixe électivement sur le cuivre intra-cellulaire. Il forme un complexe TTM-Cu qui est excrété dans la bile. Ce complexe se lie de façon stable à l’albumine ce qui diminue le cuivre libre circulant toxique.
• Etude de phase 2 ouverte incluant des patients ayant un Wilson non traité depuis 24 sem. Traitement de 24 semaines avec 15 à 60 mg/j de WTX101
• Objectif principal : diminution du Cu libre (<2,3 μM ou diminution ≥ 25 % par rapport à J0)
• Objectifs secondaires : amélioration des scores neurologiques, des tests hépatiques, tolérance
• 28 patients inclus, 50 % cirrhotiques, 89 % avec signes neuro, 6 arrêts précoces




_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.


Dernière édition par fil le 23 Jl 2017 - 16:04; édité 1 fois
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jl 2017 - 16:03
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
TRAITEMENT DE LA CBP PAR BEZAFIBRATE + AUDC

CORPECHOT C, FRANCE, EASL 2017, ABS. LBO-01 ACTUALISÉ


Objectif principal
Efficacité du bezafibrate associé à l’acide ursodésoxycholique (AUDC) chez des patients traités pour CBP par AUDC avec réponse biochimique incomplète.
Objectifs secondaires
• Effets sur les symptômes ;
• Effets sur les marqueurs pronostiques ;
• Tolérance.

• Nombre de centres : 21.
• Période d’inclusion : 22/10/2012 – 22/12/2014.
Caractéristiques des patients

• Etude randomisée en double aveugle versus placebo
• Patients traités par AUDC pour CBP avec réponse biochimique incomplète (Paris-2) : PAL > 1,5N ou ASAT > 1,5N ou bilirubine totale > 17 µmol/l
• Critère principal d’efficacité : réponse biochimique complète à M24 : taux normal bilirubine totale + PAL + transaminases + albumine + TP


_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jl 2017 - 16:08
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
CORTICOTHÉRAPIE DANS L’HÉPATITE AUTO-IMMUNE AIGUË SÉVÈRE

DE MARTIN E, VILLEJUIF, EASL 2017, ABS. PS-001 ACTUALISÉ


• Le sexe, l’ascite clinique, les ALAT ou la bilirubine n’étaient pas associés à la survie
•La corticothérapie est recommandée
• Cette étude permet d’identifier les patients répondeurs à la corticothérapie qui pourraient éviter la transplantation

L’EASL a publié en 2015 dans Journal of Hepatology ses guidelines sur le diagnostic et la prise en charge de l’hépatite auto-immune. La question de la place de la corticothérapie dans les formes aiguës sévères reste débattue. En effet, les patients les plus graves peuvent être candidats à une transplantation hépatique : faut-il les traiter dans le but d’éviter la greffe ? Existe-t-il des facteurs prédictifs de réponse ?
Dans cette étude rétrospective, 121 patients avec HAI sévère ont été analysés. Parmi les 110 patients traités, 78 n’ont pas été transplantés et 67 ont survécu.
Les principaux messages sont les suivants : la survie globale à 3 mois était de 88 % ; les facteurs prédictifs indépendants de survie étaient l’INR et les plaquettes ; la décision de traiter était prise en fonction de la gravité au moment du diagnostic (MELD, encéphalopathie) ; les facteurs prédictifs indépendants de réponse à la corticothérapie étaient l’INR, les plaquettes et le delta bilirubine J7-J0.
Une autre étude présentée en poster (Zachou K, FRI-377) a montré que la corticothérapie précoce par voie intraveineuse chez 34 patients avec HAI aiguë sévère prévenait la détérioration de la maladie nécessitant une transplantation hépatique.
• Etude rétrospective multicentrique française, 22 centres, 2009-2016
• Facteurs prédictifs de réponse à la corticothérapie








_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jl 2017 - 16:14
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
HÉPATITE AUTO-IMMUNE AIGUË SÉVÈRE : QUI RÉPOND AUX CORTICOÏDES ?

LONDONO M-C, ESPAGNE, EASL 2017, ABS. SAT-382 ACTUALISÉ


• Au bout de 72 heures de corticothérapie, l’évolution du MELD permet d’identifier les patients potentiellement répondeurs qui pourront éviter la TH

L’EASL a publié en 2015 dans Journal of Hepatology ses guidelines sur le diagnostic et la prise en charge de l’hépatite auto-immune. La question de la place de la corticothérapie dans les formes aiguës sévères reste débattue. En effet, les patients les plus graves peuvent être candidats à une transplantation hépatique : faut-il les traiter dans le but d’éviter la greffe ? Existe-t-il des facteurs prédictifs de réponse ?
Dans cette étude portant sur un petit nombre de malades avec HAI aiguë sévère, l’objectif était d’identifier les facteurs précoces (48-72h) prédictifs de réponse aux corticoïdes. Une réponse a été observée chez 38 % des patients, le MELD initial et le delta MELD étaient associés à la réponse. L’évolution du gradient d’HTP n’est pas pertinente en pratique clinique. Il faut souligner que 7 patients ont présenté des infections, dont 2 opportunistes.
Cette étude est à mettre en parallèle avec l’étude multicentrique Française (De Martin E, PS-001). Le score MELD initial s’avère un élément déterminant la décision de traiter. Reste à préciser le seuil au-delà duquel le traitement est inutile, voire délétère.
• Etude rétrospective, Barcelone, 2014-2016
• 26 patients HAI aiguë (< 6 mois) sévère (TP < 50 %) ; 21/26 (81 %) traités par corticoïdes
• MELD médian 26, EH 65 %


_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
fil
Sujet du message:   MessagePosté le: 23 Jl 2017 - 16:19
Potô du site


Inscrit le: 23 Jl 2005
Messages: 21249
Localisation: Hyères
ADÉNOME > 5 CM CHEZ LA FEMME : PRENONS LE TEMPS D’ATTENDRE AVANT DE RÉSÉQUER

KLOMPENHOUWER AJ, PAYS-BAS, EASL 2017, ABS. THU-082 ACTUALISÉ


• Chez la femme, une prolongation de la surveillance à 12 mois avant d’envisager la résection parait justifiée pour les adénomes β-caténine non mutés et ceci indépendamment de la taille

En raison du risque de dégénérescence et/ou de complication hémorragique, la résection des adénomes est recommandée dans le type histologique β-caténine mutée, le sexe masculin et les lésions > 5 cm. Chez les femmes avec un adénome caténine non muté > 5 cm, non compliqué, il est classiquement proposé d’arrêter la contraception orale et de refaire une évaluation radiologique à 6 mois. En l’absence de régression, la résection doit être proposée.
Les auteurs montrent que le délai peut être prolongé à 12 mois voire plus pour les formes les plus volumineuses. Aucune complication n’a été observée dans cette série.
Bien sûr, il est primordial de faire une caractérisation histologique de la lésion pour ne pas méconnaitre une forme β-caténine mutée qui présente un risque de dégénérescence. Cette stratégie n’est pas applicable chez l’homme.
H-HCA = adénome HFN1 muté ; I-HCA= adénome inflammatoire, U-HCA = adénome non classé.
La nouvelle nosologie des adénomes est très bien décrite dans l’article suivant : Nault JC, Gastroenterology 2017.


_________________
VIH , diabètique DID
Plusieurs tts dans les dents, entretien ou non, je compte plus, (5 ou 6)
Génotype 1A (Bocéprévien) , traitement terminé début Mai 2013 , RVS12 , 4 ans post-tt OK.
 
 Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un message  
Répondre en citant Revenir en haut
Montrer les messages depuis:     
Sauter vers:  
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Voir le sujet précédent Version imprimable Se connecter pour vérifier ses messages privés Voir le sujet suivant
PNphpBB2 © 2003-2007 
Traduction par : phpBB-fr.com
Page created in 0,65811419487 seconds.