HEPATITES

Hépatite C - autres sujets - Hépatites Actu

fil - 10 Jl 2015 - 11:11
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
HÉPATITES NE SOYONS PAS A CHEVAL…



On parle beaucoup du handicap ces temps derniers avec la journée internationale du handicap. En France 9,5 million de personnes sont en situation de handicap mais il n’y a pas 9,5 million de handicapés. Pourtant hier c’est 232 000 signatures qui ont été remise sous forme de pétition auprès des députés de l’assemblée nationale. La première loi sur l’accessibilité date de 1975 elle a donc 40 ans et la dernière de 2005. Mais comme pour la loi Évin, on tente actuellement de la vider de son sens. Un projet de loi ratifiant l’ordonnance accordant de nouveaux délais pour la mise en accessibilité des lieux ouverts au public et des transports, devait être examiné en séance publique dans la soirée. Ce projet pourrait accepter le principe de dérogation ou de différer de 3 à 9 ans toutes obligations légales.

Cette attitude est inacceptable, quel que soit le niveau de la crise économique il est injuste de demander aux handicapés de patienter. Cela fait 40 ans que la loi est en route l’état peut-il contourner les obligations légales qu’il a lui-même fixé ?

Mais qu’est le handicap ? Ce mot vient de l’anglais « hand in cap » que l’on peut traduire par « main dans le chapeau ». Ainsi au milieu du XVII siècle dans les tavernes de Londres pour échanger des objets le prix était fixé par un tirage au sort, à la même époque en Irlande les chevaux jouaient un rôle majeur dans les déplacements et l’économie. Il était donc difficile de fixer le juste prix d’un cheval. Le prix était défini par des tiers et c’est par tirage au sort dans un chapeau que l’on mettait d’accord vendeur et acheteur. Mais c’est vers 1850 que le sport hippique s’approprie ce concept. Pour redonner du piment aux paris et rendre les courses un peu moins prévisibles on pratique alors des courses à handicap. En fonction du cheval du cavalier et va tirer au hasard le poids qui sera rajouté, c’est l’invention des courses a handicap qui seront reprises dans d’autre sport.

Ce qui est surprenant c’est qu’à cette époque le handicap n’est pas l’expression d’une limitation de capacité mais littéralement une façon de rendre une course plus égalitaire, le handicap permettait au meilleur de redevenir comme les autres. Progressivement on a assimilé le handicap à la limitation d’une fonction ce qui a amené l’Organisation Mondiale de la Santé d’apporter une définition du handicap dans les années 1990 ;

Elle le définit comme « un problème dans une fonction ou une structure de l’organisme; une limitation de l’activité est une difficulté rencontrée par un sujet pour exécuter une tâche ou une action; une restriction à la participation est un problème empêchant le sujet de s’engager pleinement dans les situations de la vie courante ».

Bon nombre de malades porteurs d’une pathologie hépatique se reconnaissent instantanément dans cette définition. Pourtant ce handicap est très difficile à reconnaitre, un paralysé sera plus facilement reconnu dans le regard de l’autre qui verra bien sûr la perte de capacité et l’infériorité. Pourtant nous avons l’impression que pour être comme les autres il nous faut apprendre à marcher et sauter comme les chevaux du siècle dernier. Il faut faire de nos différences une clef de lecture différente de la vie et non un handicap.

Les hépatants ne sont pas à cheval mais ne touchez pas à la loi sur le handicap, l’accès aux structures pour tous c’est maintenant, pas de changement s’il vous plait !

Pascal Mélin
fil - 10 Jl 2015 - 11:24
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
« Docteur j’ai tout le temps envie de faire l’amour est-ce normal ? »


Docteur, vous allez me prendre pour une folle, je ne sais même pas si je devrais vous en parler. Mais depuis le temps que nous nous connaissons, vous m’avez suivi pendant quatre traitements jusqu’au dernier qui fut le bon. Vous m’avez dit que j’étais guérie, mais ce n’est pas du tout comme ça que je m’étais imaginée ma guérison. Comme vous me l’aviez dit je ressens moins de fatigue, mais j’ai toujours des douleurs articulaires et je dois souvent faire la sieste. Je ne sais pas si c’est une simple habitude qui persiste ou une séquelle, mais les siestes c’est plutôt agréable et aujourd’hui elles font partie intégrante de mon rythme de vie et puis il paraît que c’est bon pour la santé ! Non, je voudrais vous parler de quelque chose de plus intime, de ma libido et de ma sexualité … Je vous choque ? Avez-vous d’autres patientes comme moi ? Vous savez je ne suis pas nymphomane ni portée sur la chose. Quand j’étais plus jeune comme beaucoup de fille de mon âge j’aimais faire l’amour mais comme vous le savez je me suis tournée vers d’autres sources de plaisir, qui bientôt n’en étaient plus. Quand je suis sortie de cette période d’addiction ma sexualité n’était plus la même mais je me suis satisfaite de ce que la vie me donnait pensant que j’avais pris quelques années et que les paradis artificiels m’avaient laissés des séquelles. Avec le temps j’ai même fini par me convaincre que ma libido était normale et que j’étais donc épanouie. Il y a douze ans en arrière lorsque je suis venue vous voir pour la première fois vous m’avez posé plein de questions et vous m’avez interrogé sur ma sexualité. A cette époque je vous ai dit que tout allait bien mais aujourd’hui je n’en suis plus si sûr… Pourtant je ne vous ai pas menti.

Mais depuis que vous m’avez dit que le virus de l’hépatite C n’était plus en moi, il se passe des choses bizarres. J’ai des envies comme si je sortais d’une trop longue hibernation. Je m’aperçois que je me demande si je plais, parfois je regarde des hommes en imaginant des choses, j’ai envie de sexe. Je ne me souviens pas avoir été un jour comme ça, je ne me reconnais plus. C’est comme si je revivais mon adolescence ou plutôt c’est comme si je me mettais à vivre ce que je n’ai pas eu le temps de vivre a 20 ans. Mais si j’ai des désirs de 20 ans dans ma tête c’est dans le corps d’une femme de 45 ans, alors le décalage est un peu déroutant. Vous ne dites rien, je ne sais pas si je vous choque mais je vous remercie de ne pas m’interrompre. A qui voulez-vous que j’en parle ? Mes amies, elles me jugeraient et ne comprendraient pas. Est-ce juste ma qualité de vie que j’évaluais mal après la fin du traitement, est-ce un effet secondaire, suis-je moi ou une autre est-ce normal ? Dans un premier temps je me suis caressée comme une jeune fille et cela de façon très régulière mais cela ne me suffit plus, j’ai envie de partager mes émotions, d’aller au bout de mes envies et de mes pulsions. Mais comment faire ? J’ai l’impression que je ne dois plus chercher à retenir ces envies, j’ai le sentiment que la suite de ma guérison passe par là. Mais ce n’est pas moral, je ne veux plus mentir ni à mon corps, ni à ma tête. Je veux qu’ils se réconcilient et restent en communication tous les deux.

Voilà docteur, je ne vous demande pas ce que je dois faire, c’est à moi de voir. Mais je voudrais juste savoir si d’autres femmes que vous suivez qui ont guéri de leur hépatite C sont passées par où je passe et ont vu leur libido et envies sexuelles exploser avec la guérison . ?

OUI MADAME…

Pascal Mélin

Par L'équipe SOS hépatites|3 juillet 2015|Le blog de Pascal|0 Commentaires
fil - 10 Jl 2015 - 11:27
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
VOUS N’AVEZ RIEN OUBLIE ?



Elle a 27 ans et arrive du Congo où elle a laissé ses quatre enfants. Elle est réfugiée, sans papier. Son regard se dérobe, comme si elle était honteuse d’être là, honteuse d’être. Elle a fui pour vivre ou pour survivre. Avant de s’échapper de son pays elle a été violée . Son regard est triste, on l’a sent perdue sans ses repères. A son arrivée elle a été examinée par un gynécologue qui bien sur lui a réalisé tous les prélèvements infectieux en rapport avec son viol.

C’est ainsi que l’on a découvert qu’elle était porteuse du virus du SIDA. Elle était alors adressée à la consultation d’éducation thérapeutique pour être prise en charge. Il est toujours important le moment de cette première rencontre quand médecin et malades cherche dans le regard de l’autre, une réponse, une vérité. Nous cherchons alors mutuellement la lueur dans le regard qui confirme qu’un bout de chemin est faisable ensemble.

C’est cette rencontre que j’ai fait cette semaine. Avec l’infirmière nous avons alors repris l’ensemble du bilan qui avait abouti au dépistage de son SIDA, gonocoque, chlamydiae, herpes, syphilis, mycoplasme, gardnerella, hépatite C…. Mais il manquait le dépistage d’une infection et pas la moindre. L’infection sexuellement la plus courante sur le globe : L’HEPATITE B. Comment peut-on oublier l’hépatite B. Faut-il croire qu’en France tout le monde est vacciné ? Que l’hépatite B ne fait plus partie des maladies à rechercher après un viol ? On craint la transmission du SIDA en cas de viol mais n’oublions jamais que l’hépatite B est la maladie sexuelle la plus répandue et qu’un simple vaccin permet de s’en protéger. A l’heure où la justice a reconnu responsable d’empoisonnement ceux qui avait transmis le VIH en toute connaissance de cause, qu’en est-il de l’hépatite B ? pourquoi n’y a-t-il aucune plainte devant la justice ? Quand l’hépatite B sera-t-elle prise au sérieux ? Pour que jamais on ne puisse l’oublier en attendant que la vaccination universelle soit mise en place de façon coordonnée et efficace.

Pascal Mélin
fil - 10 Jl 2015 - 15:16
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
L'accès aux médicaments innovants devient un défi pour le système de soins



Le coût des anticancéreux a crû de 8 % l'an dernier et la tendance est à l'intensification des innovations.

Y aura-t-il demain des médicaments qu'on ne pourra pas se payer en France ? La Caisse nationale d'assurance-maladie (CNAM) souligne ce risque dans son rapport annuel : « L'arrivée des nouveaux traitements de l'hépatite C a provoqué une onde de choc dans tous les systèmes de santé. Pour la première fois, la question de l'accès à l'innovation médicamenteuse s'est posée non pas pour des pays en développement ou émergents, mais pour les pays les plus riches », rappelle-t-elle. La France, qui s'est montrée plus généreuse que ses voisins dans la distribution du Sovaldi contre l'hépatite C, ne fait pas exception. « La poursuite d'un large accès à l'innovation constituera un défi pour le système de santé dans les années à venir », insiste la CNAM.

Le séisme attendu se voit déjà dans les chiffres de l'Assurance-maladie en 2014. Les remboursements de médicaments délivrés à des patients ambulatoires (qui ne sont pas ou plus traités à l'hôpital) ont crû de 3,8 %, après des années de baisse. C'est l'effet hépatite C. Car si l'on exclut les médicaments « rétrocédés », en réalité achetés à la pharmacie hospitalière, comme le Sovaldi, la baisse des dépenses s'est au contraire accentuée : - 1,2 % l'an passé après - 0,7 % en 2013. Et la situation risque de se tendre dans les prochaines années, explique la Caisse. Jusqu'à présent l'innovation avait pu être financée grâce à l'arrivée des génériques, provoquant une baisse des prix des médicaments de l'ordre de 60 %. Mais ce mouvement touche à sa fin. A l'inverse, les nouvelles thérapies ciblées se multiplient. Elles sont plus coûteuses car elles ne peuvent être amorties sur une vaste population.

Le coût des traitements du cancer a ainsi crû de 150 millions d'euros l'an dernier (+ 8,4 %). En dix ans, la part des thérapies ciblées dans le marché des anticancéreux est passée de 11 % à 46 %. « Les innovations vont s'intensifier dans les années qui viennent : début 2014, sur les 6.200 molécules en cours de développement par les firmes, 30 % concernent l'onco-hématologie », indique la CNAM. De plus en plus, on va soigner le cancer en isolant un gène plutôt qu'un organe (poumon, gorge, prostate…), ce qui permettra sans doute un jour d'élargir le marché de ces traitements. Mais, en attendant, les économies d'échelle ne sont pas encore là, et il faut investir dans le coûteux séquençage du génome des patients.

Médecins rappelés à l'ordre

Face à cet enjeu, l'Assurance-maladie est un peu démunie. Elle fait tout de même quelques propositions. Il faudrait créer, selon elle, un dispositif de veille mutualisé sur les nouveaux traitements, afin d'évaluer leur impact financier. Les médecins qui prennent trop de libertés avec les recommandations officielles de prescription devraient aussi être rappelés à l'ordre, insiste-t-elle. Par exemple, dans le cas des maladies chroniques de l'intestin (Crohn…), ils devraient éviter de prescrire des anti-TNF (10.000 euros pour dix mois) si les immunosuppresseurs suffisent (300 euros) - même s'ils sont un peu moins efficaces. Par ailleurs, les médicaments qui obtiennent une recommandation temporaire d'utilisation pour une indication non prévue nécessiteraient un accord préalable avant d'être prescrits - par exemple le baclofène contre l'alcoolisme. En cas d'autorisation temporaire avant l'autorisation de mise sur le marché, le fabricant du médicament innovant devrait rembourser la différence entre le prix final et le prix temporaire, mais en tenant compte également des rabais secrets négociés avec l'administration. Enfin, pour la CNAM, il faudrait faire le ménage dans la liste « en sus » des hôpitaux, où figurent les médicaments chers et innovants, qui sont parfois prescrits de manière trop large

Les Echos
fil - 12 Jl 2015 - 19:42
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
Tolérance à long-terme des traitements de l'hépatite B

Le traitement de l'hépatite B par analogues est largement répandu dans le monde, avec des durées de traitement souvent longues. Il est donc nécessaire d'évaluer dans la vraie vie et sur le long-terme les événements indésirables de ces traitements. Des effets secondaires rénaux et osseux ont été rapportés en association avec l'hépatite B ainsi qu'avec les traitements antiviraux, mais peu de données solides sont disponibles et l'impact réel du traitement sur le rein et sur l'os reste débattu.

Le but de ce travail était d'évaluer les risques rénaux et osseux des traitements par analogues dans le traitement de l'hépatite B chronique.


Dans cette étude de Hong-Kong, rétrospective et multicentrique, réalisée de 2000 à 2012, les patients porteurs d'une hépatite B chronique étaient identifiés au sein d'une large base de données de patients hospitalisés ou vus en consultation à Hong-Kong, et représentant 70 à 80% des citoyens de la région. O n notait les événements rénaux (défaillance rénale aiguë et nécessité d'une assistance rénale - dialyse et greffe-) et osseux (fractures de hanche, vertébrale ou autres), via le codage des actes médicaux des patients de la base de donnée.

53 500 patients porteurs d'une hépatite B étaient identifiés, 46 454 sans traitement et 7 046 avec traitement antiviral (50% lamivudine, 30% entecavir).


Les patients traités développaient une défaillance rénale aiguë dans 1,42% des cas, et avaient besoin d'une assistance rénale dans 0,65% des cas. Ces taux étaient de 0,58% et 0,20% chez les non traités, respectivement. Les taux d'incidence pour le support rénal étaient de 2,0 (IC 95% 1,5-2,7) et 0,5 (IC 95% 0,4-0,6) pour 1000 personnes-années chez les traités et les non-traités, respectivement.


Les patients traités présentaient au cours du suivi une fracture de hanche, de vertebre ou n'importe quel type de fracture dans 0,24%, 0,21% et 1,35% des cas, contre 0,10%, 0,11% et 0,68% des non-traités. Les taux d'incidence étaient de 0,7 (0,4–1,1), 0,6 (0,3–1,0) et 3,9 (3,2–4,huit) pour 1000 personnes-années chez les traités, et 0,2 (0,2–0,3), 0,3 (0,2–0,3) et 1,5 (1,3–1,7) pour 1000 personnes-années.


Après appariement sur le score de propension, les auteurs concluaient que le traitement par analogues augmentait le risque de fracture de hanche (HR=5,69, IC95% 1,98-16,39, p=0,001), mais pas les autres événements ni le risque global d'événement (rénal ou osseux).

En conclusion de cette étude, avec une des plus larges cohortes jamais publiées pour évaluer la tolérance, les traitements par analogues ne sont pas associés à un risque rénal, mais un risque osseux est suggéré. Les modalités de surveillance des patients sous analogues pourraient donc être allégées pour ce qui est de la surveillance rénale, et adaptées au risque osseux présenté. D'autres études incluant le tenofovir seront necessaires pour confirmer ces données.

Le lien vers l'article en cliquant ici.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=25973979
fil - 13 Jl 2015 - 19:56
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
OPTION BÉNÉVOLAT AU BAC …



En ce 14 juillet 2015 nous allons fêter la révolution française qui a vu ériger au fronton de tous nos édifices publics « Liberté Egalité Fraternité ». Pourtant ces valeurs fondamentales semblent être mises à mal aujourd’hui. C’est pour cela que le gouvernement à demander à une équipe de réfléchir et de faire des propositions pour renforcer nos valeurs nationales. Il y aurait bien à remettre le service national à l’ordre du jour, mais cela ne semble plus possible et pas d’actualité.

Mais intéressons-nous à l’option bénévolat au bac. Les prétendants au baccalauréat pourraient prendre en option une activité bénévole. Les associations agréées pourraient accueillir pendant l’année scolaire un lycéen, avec l’objectif de réaliser un projet associatif qui serait ensuite évalué et noté. Ce projet pourrait inciter les jeunes générations à reprendre un engagement associatif.

Toutes les associations manquent cruellement de bénévoles et de militants alors qu’elles emploient plusieurs centaines de milliers de salariés. Le système associatif est une formidable usine sociétale créant des richesses, des emplois, des réflexions, en innovant, en inventant, en dénonçant. Les jeunes bacheliers pourraient ainsi y trouver le gout de l’échange et de l’engagement.

Bref un joli projet que les associations appellent de tous leurs vœux à être concrétisé.

Vous avez dit 14 juillet cela veut dire que dans deux semaines nous seront le 28 juillet ; journée mondiale de la lutte contre les hépatites virales.

Et vous le 28, serez-vous un militant engagé ?

Pascal Mélin
fil - 16 Jl 2015 - 18:34
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
Hépatite C : on peut en guérir

Le 28 juillet sera marqué par la journée mondiale des hépatites. Aujourd’hui focus sur l’hépatite C chronique. Une maladie dont il est possible de guérir grâce à l’arrivée de nouveaux traitements. Elle pourrait même être éradiquée dans les prochaines années. A une condition, dépister les 40% à 50% de patients qui s’ignorent. Les explications du Dr Marc Bourlière [1], chef du service d’hépato-gastro-entérologie au CHU Saint-Joseph de Marseille.

« L’infection par le VHC est un problème de santé publique majeur », souligne le spécialiste. Au total, près de 170 millions de personnes dans le monde sont atteintes d’hépatite C chronique ; en France, on estime à plus de 200 000 personnes. Mais 40% de ces personnes ne savent pas qu’elles sont porteuses du virus.

L’hépatite C est une maladie virale qui est le plus souvent asymptomatique. « Elle ne se caractérise par aucune manifestation clinique spécifique », reprend le Dr Marc Bourlière. « Elle peut toutefois être à l’origine d’une fatigue profonde. Quelques fois, mais c’est assez rare, les patients vont développer une jaunisse ».

Le virus de l’hépatite C est transmis par le sang. Il peut suffire d’un contact entre votre sang et du sang infecté pour être contaminé (par exemple à cause d’une lésion). « Les modes de transmission de cette maladie, ce sont entre autres les transfusions sanguines avant 1991. L’autre voie importante, c’est l’utilisation de drogues par voie intraveineuse. » Il y a également toutes les contaminations en lien avec le sang : le tatouage, l’acupuncture. Quant à la transmission sexuelle, elle est exceptionnelle.

Comme l’infection par le virus de l’hépatite C est généralement asymptomatique, le diagnostic précoce est rare. Sa particularité est le fait que la maladie persiste chez plus de 70% des personnes, entrainant une affection chronique du foie qui peut aboutir à une cirrhose et provoquer un cancer du foie. L’objectif est donc de sensibiliser les populations à risque au dépistage.

Des traitements qui ont changé la donne.

Au cours de ces dernières années, la prise en charge de la maladie a connu une vraie révolution, grâce à l’arrivée des antiviraux directs. « Pendant 20 ans, les traitements proposés (interféron et ribavirine) permettaient de parvenir à un taux de guérison de 50%. Et les patients devaient être traités sur une période de 6 mois à plus d’un an », explique le Dr Marc Bourlière. « Actuellement les nouveaux antiviraux à action directe permettent de guérir l’hépatite C dans 95% à 100% des cas, même dans les cas les plus difficiles à traiter (patients atteints notamment de cirrhose…). A noter que ces traitements durent 12 semaines pour la majorité des malades ».

Pour notre spécialiste, « le message c’est de dépister les patients qui s’ignorent pour ensuite pouvoir les traiter. Car avec un tel niveau d’efficacité des traitements, nous pourrions éradiquer cette maladie. Il faut encourager toutes les personnes, qui dans leur vie ont eu des facteurs de risque, à se faire dépister ».

A l’occasion de la Journée mondiale des hépatites le 28 juillet prochain, une initiative originale se déroulera au cours du grand chassé-croisé du week-end du 25 au 27 juillet. AbbVie, en partenariat avec les autoroutes Vinci, sensibilisera les automobilistes sur l’hépatite C sur six des plus grandes aires d’autoroutes par la distribution de flyers. #demasquerlhepatiteC

http://www.temoignages.re/sante-vie-pra ... 83163.html
fil - 17 Jl 2015 - 15:06
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
Pharmacie: le traitement de l'hépatite C tire à la hausse le marché français

Le marché français du médicament a enregistré une hausse de son chiffre d'affaires en 2014, liée à l'introduction de médicaments innovants contre l'hépatite C, mais les ventes globales incluant les exportations sont en repli, indique le Leem dans son bilan économique annuel.
La fédération des industriels du médicament évoque "une croissance en trompe-l'oeil" des ventes en France en soulignant "l'urgence d'une concertation stratégique sur l'avenir du secteur", dans un communiqué publié mercredi.
Le bilan économique annuel "confirme l'aggravation du mouvement de récession qui touche l'industrie du médicament en France", affirme le Leem.
L'industrie pharmaceutique française enregistre "pour la première fois, un marché total (France et export) en récession", relève la fédération. Le chiffre d'affaires global atteint 52,9 milliards d'euros (contre 53,4 milliards en 2013).
Le président du Leem, Patrick Errard, appelle le Comité stratégique des industries de santé (CSIS), qui réunit Etat et industriels, à "inspirer les outils d'une attractivité retrouvée en matière de production, de recherche et d'emploi".
Les ventes sur le marché intérieur sont en croissance de 3,1% à 27,9 milliards d'euros. Cette hausse est due au marché hospitalier qui progresse de 20% en raison du prix des nouveaux traitements contre l'hépatite C vendus à l'hôpital. A périmètre constant, la hausse du marché hospitalier est de 3,7%.
"Ce résultat (...) masque le recul alarmant de l'économie des entreprises du médicament opérant en France", affirme le Leem.
Ainsi les ventes en France de médicaments en ville (20 milliards d'euros) baissent pour la troisième année consécutive, de 2% en 2014, après -2,4% en 2013 et -2,5% en 2012. La France est, avec l'Italie, le seul des grands marchés mondiaux à enregistrer une décroissance en 2014, selon le Leem.
Par ailleurs, le solde de la balance commerciale du médicament reste positif, mais il recule de près d'un tiers, à 6 milliards d'euros en 2014 contre près de 9 milliards l'année précédente. Les exportations (25 milliards d'euros) sont en recul de 5% sur 2013.
Selon le Leem, les politiques de régulation des prix en France "contraignent très lourdement le chiffre d'affaires des médicaments remboursables". La rentabilité est "étouffée par le poids des prélèvements", ajoute le Leem.
La fédération relève aussi la baisse des effectifs du secteur pharmaceutique, pour la sixième année consécutive, et qui retombe pour la première fois depuis dix ans sous la barre des 100.000 personnes (99.453 salariés).
"Nos atouts économiques, industriels et scientifiques sont connus, mais ils doivent aujourd'hui être renforcés pour répondre à la concurrence mondiale", estime Patrick Errard.

http://www.leparisien.fr/flash-actualit ... 946047.php
fil - 17 Jl 2015 - 19:24
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
Droit des malades – des avancées



Depuis l’an dernier SOS hépatites et d’autres associations et collectifs se mobilisent pour réagir au prix des nouveaux traitements contre l’hépatite C qui ont conduit le Gouvernement à rationner l’accès aux nouveaux traitements. Cette mobilisation a ouvert un chantier plus large sur la politique du médicament, demandant notamment plus de transparence dans les décisions et la représentation des malades dans toutes les instances d’élaboration d’avis ou d’indications des médicaments et de fixation de leur prix.

Des amendements avaient été déposés dans ce sens dans le cadre de la loi de santé.

Le Décret du 9 juillet 2015 relatif à la composition de la commission de la transparence et de la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé de la Haute autorité de Santé acte la participation des usagers dans ces deux instances et constituent donc une véritable avancée.

http://www.legifrance.gouv.fr/eli/decre ... 505835D/jo

La mobilisation associative continue notamment pour siéger au sein du Comité Economique des Produits de Santé, chargé de la fixation du prix des médicaments

Yann Mazens

http://www.soshepatites.org/2015/07/17/ ... -avancees/
fil - 17 Jl 2015 - 19:26
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
LE LIVRE DE L’ETE…



Tout le monde propose le livre de l’été qu’il faut absolument avoir sur la plage. Pour moi ce livre cette année c’est « Drogues et conduites addictives comprendre, savoir, aider », livre publié par l’INPES (Institut National de Prévention et d’Education à la Santé).

L’INPES avait déjà publié plusieurs petites brochures sur les différentes drogues qui avaient connu un vif succès auprès du public. En 2015 tout est regroupé dans un fascicule de 225 pages reprenant effet, législation, chiffre clefs et histoire.

Un livre passionnant à découvrir seul ou en famille pour discuter avec une population ayant des comportements à risque ou simplement les jeunes.

Seul bémol dans l’index à la lettre H on n’y retrouve Hallucinogènes, Haschich, Herbe, Héroine et hypnotique rien non plus dans les V comme virus ou dans les S comme SIDA. Mais ce n’était probablement pas le sujet, pourtant dans les effets des produits il faut également tenir compte des risques infectieux bactériens ou virologiques.

Vous pouvez télécharger gratuitement ce livre : http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/cat ... fiche=1573

Bonne vacances et n’oubliez pas que l’été et les comportements liés aux périodes estivales peut être un facteur de transmission des virus et des hépatites en particulier.
fil - 20 Jl 2015 - 04:50
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
VHC : une équipe suisse préconise dépistages et accès précoce aux traitements

Quelque 80 000 personnes sont touchées par le virus de l'hépatite C en Suisse, indique une étude zurichoise, citée (25 juin) par le journal "20 minutes.ch". Cette étude indique, par ailleurs, qu'une prise en charge plus précoce des personnes vivant avec le VHC sauverait des vies et réduirait les coûts. Or, en Suisse, comme c’est le cas en France, seules les personnes les plus avancées dans la maladie ou co-infectées VIH/VHC se voient prescrire les nouveaux traitements. Comme le souligne le quotidien suisse, ces recommandations vont à l'encontre de la pratique actuelle de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) et des assureurs maladie. "Le traitement n'est, en effet, remboursé que si la personne montre une atteinte avancée au foie", explique l'Hôpital universitaire de Zurich (USZ). En Suisse, une thérapie avec les antiviraux à action directe coûte entre 60 000 et 120 000 francs selon la durée du traitement (entre 58 000 et 115 000 euros).

L'équipe de Beat Müllhaupt, de l'USZ, a donc tenté d'estimer les conséquences sanitaires et financières de différentes prises en charge de ces patients. Selon ces résultats, publiés dans la revue "Plos one", "une thérapie précoce peut réduire la mortalité de 90 % et influencer positivement l'évolution à long terme des coûts". Comme la crête de la courbe des infections a été atteinte en 2003, les décès et les coûts vont encore augmenter jusqu'en 2030, notent les chercheurs cités par le journal. Environ 75 % de ces personnes sont nées entre 1945 et 1965, et plus de la moitié n'ont pas encore été diagnostiquées. Les Etats-Unis recommandent déjà un dépistage de toutes les personnes nées durant ces deux décennies et depuis fort longtemps. En Suisse, les stratégies de traitement et de dépistage restent conservatrices, selon le professeur Beat Müllhaupt. Il plaide désormais pour des tests systématiquement proposés à toutes les personnes nées entre 1945 et 1965 ainsi que pour une mise sous traitement avec les nouveaux médicaments précoce.
fil - 20 Jl 2015 - 07:13
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
Chapitre 1 du film "Abécédaire de la démocratie sanitaire " : Droits individuels
https://www.youtube.com/watch?v=e2wgiwX ... vA9d0aVBWk

Chapitre 2 du film "Abécédaire de la démocratie sanitaire " : Droits collectifs
https://www.youtube.com/watch?v=3HMqFXJ ... ture=share
fil - 20 Jl 2015 - 10:24
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
Lancement d’une version générique marocaine du sofosbuvir


La Coalition internationale pour l’accès au traitement dans la région Afrique du Nord et Moyen Orient (ITPC-MENA) se félicite de l’annonce par le Ministère de la santé du lancement d’une version générique marocaine du sofosbuvir. Le Maroc devient ainsi le quatrième pays au monde (après l’Egypte, l’Inde et le Bangladesh) à produire son propre générique de cette molécule désormais essentielle pour le traitement l’infection par le virus de l’Hépatite C (VHC).

« C’est une grande victoire pour les associations et pour les personnes infectées par le VHC dans notre pays. Nous nous réjouissons de la réactivité du ministère de la Santé et de l’industrie pharmaceutique nationale. Pour la première fois, nos malades vont accéder à des thérapies récentes et efficaces à un prix abordable et ce à peine quelques mois après leur mise à disposition dans les pays riches », a déclaré Khadija El Gabsi, présidente de ITPC-MENA.

Au Maroc, selon le ministère de la santé, 625.000 personnes sont porteuses du VHC soit 1,6% de la population générale, parmi lesquelles, 267.000 personnes présentent une infection chronique active nécessitant un traitement. Jusqu’à récemment, la prise en charge de l’infection à VHC a été entravée par des traitements inadéquats et très couteux. Le traitement standard impliquait une combinaison d’interféron pégylé et de ribavirine pour une durée longue, pouvant aller jusqu’à six mois. Le suivi biologique de ce traitement est sophistiqué et couteux, les effets indésirables sont très lourds pour le patient, avec un taux de succès d’environ 55% seulement. Malgré cela, le prix reste exorbitant entre 90.000 et 120.000 DH.

L’arrivée d’une nouvelle classe de médicaments dits Agents antiviraux à action directe (AAD), inaugure une véritable révolution dans la prise en charge de l’Hépatite virale C : la durée du traitement peut être raccourcie à 12 semaines seulement, il est bien toléré et surtout un taux de réussite avoisinant les 100%. Ces AAD présentent également l’avantage d’être beaucoup moins chers à produire, même si les laboratoires qui en détiennent les brevets exigent des prix exorbitants.

En effet, la production d’une cure complète (12 semaines) de sofosbuvir revient à peine à 100 Dollar US , cependant le laboratoire Gilead propose ce traitement à 80.000$ aux Etats Unis. En septembre 2014, Gilead a manœuvré pour bloquer toute tentative des pays comme le Maroc de recourir à des versions génériques moins chères en signant une licence volontaire avec 11 principaux fabricants en Inde leur interdisant formellement de fournir la majorité des pays à revenu intermédiaire comme le notre .

« Cette production locale du sofosbuvir, même si elle se fait sans l’accord de Gilead, est parfaitement légale aussi bien vis à vis de la législation Marocaine en matière de propriété intellectuelle que des accords internationaux signés par le Maroc à ce sujet », précise Othman Mellouk, Responsable des questions de propriété intellectuelle et accès aux médicaments à ITPC. « Gilead ne dispose au Maroc d’aucun brevet bloquant sur la molécule. L’exclusion du Maroc de la licence Indienne constituait un véritable abus de monopole qui vient d’être réparé ».

Il est cependant à rappeler que le sofosbuvir ne s’utilise pas seul et qu’il nécessite d’être combiné avec d’autres médicaments. Pour l’instant, sa disponibilité permettra de réduire la durée du traitement et d’augmenter l’efficacité des anciennes molécules (peg interferon et ribavirine). Selon Othman Mellouk : « Le prix de 3000 DH par mois annoncé est un bon départ et se situe dans la moyenne des génériques aujourd’hui disponibles. Mais nous nous attendons à ce que ce prix baisse au fur et à mesure de la concurrence car il existe déjà des versions à moins de 2000DH . Nous aimerions également pouvoir nous passer définitivement de l’interferon pegylé, devenu aujourd’hui obsolète, et pour cela nous aurons besoin d’un autre AAD comme le daclatasvir. Avec une combinaison de ces deux molécules (sofosbuvir+daclatasvir), nous pourrons proposer un traitement sous forme orale seulement, sans effet secondaire, ne nécessitant pas d’examens biologiques sophistiqués, pour un cout réduit et une efficacité optimale ».

ITPC-MENA se félicite de cette première initiative et lance un appel à l’industrie pharmaceutique nationale et au ministère de la Santé pour se lancer rapidement dans la production locale du daclatasvir, et ce afin de rendre la révolution thérapeutique une réalité pour les nombreux patients marocains souffrant d’infection chronique par le VHC.

http://www.itpcmena.org/?Une-premiere-v ... -vue-de-la
fil - 20 Jl 2015 - 10:26
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
Jean-François Delfraissy : "Les gens ne se font pas dépister car ils ont peur"

http://www.europe1.fr/emissions/l-inter ... ur-1368214
fil - 20 Jl 2015 - 15:37
Sujet du message:
La vraie vie de l’hépatite C à l’EASL 2015

Un condensé clair et accessible des conférences qui ont eu lieu durant l'EASL et qui donnent un aperçu de votre RVS possible avec les nouveaux traitements.



http://www.hepatites.net/index.php?name ... p;start=80

fil - 20 Jl 2015 - 17:39
Sujet du message:
Ancienne malade de l'hépatite C, elle souhaite que la guérison soit accessible à tous

Guérie de l'hépatite C, MichèleCierco souhaite que le traitement dont elle a bénéficié soit accessible à tous. Ce qui est loin d'être le cas.

Pendant quinze années, la saint-gaudinoise Michèle Cierco a souffert de l'hépatite C avec les complications que cette maladie implique. Elle s'est battue pour que des prises en considération des malades soient effectuées par les autorités médicales et n'a jamais rien lâché. Aujourd'hui elle est guérie grâce à un traitement révolutionnaire dont elle a bénéficié à titre expérimental avec d'autres malades. «Enfin, dit-elle aujourd'hui, cette sinistre maladie, méprisée, mal connue, qui était un véritable enfer pour les personnes contaminées, qui a brisé des vies et laissé nombre de personnes sur le bord de la route, peut être soignée». Mais elle nuance vite cette bonne nouvelle : «200 000 personnes ne bénéficient pas du traitement, notamment celles qui ne sont pas atteintes au niveau du foie». Aussi a-t-elle tiré la sonnette d'alarme auprès de son ancien élève de Terminale B, Joël Aviragnet, au moment où il était encore député. Ce dernier, attentif à la demande, a rédigé une lettre à la ministre de la santé Marisol Touraine pour lui signaler cet état de fait et lui demander son avis.

«Si le ministère traîne les pieds pour la prise en charge de tous les malades, poursuit Michèle Cierco, c'est que le coût du traitement est de 40 000,00 € pour 12 semaines de soins avec une guérison assurée. Certes c'est cher, mais cela n'est rien à côté du coût d'hospitalisations successives pour les malades avec leurs effets secondaires liés à la maladie».

La lettre du député suffira-t-elle à infléchir la politique de santé en la matière ? C'est ce que souhaite Michèle Cierco et, surtout, tous les malades qui, pour l'heure ne bénéficient pas du traitement mais qui mettent toutes leurs forces, eux aussi à vouloir guérir.

La lettre du député :

Joël Aviragnet écrit en particulier : «Il serait intéressant de connaître un rapport efficacité/coût de l'Harvoni ainsi qu'une comparaison avec les coûts engendrés par les non traités. Si l'investissement est très important, il semble rentable pour les organismes sociaux dont les dépenses sur les guéris diminueront à court et long termes, et, de surcroît, ces personnes soignées ne seront plus contaminantes».

http://www.ladepeche.fr/article/2015/07 ... -tous.html
fil - 21 Jl 2015 - 01:43
Sujet du message:
11 600 personnes ont bénéficié du Sovaldi en 2014 en France

Selon le rapport annuel de la Caisse nationale d'Assurance maladie (CNAM), la France a été le pays le plus généreux d'Europe en matière d'accès au Sovaldi (sofosbuvir), dans le traitement du VHC. En 2014, 11 600 personnes ont été soignées avec des nouveaux antiviraux à action directe (AAD ou AVD), principalement le Sovaldi, explique le quotidien économique "Les Echos" (26 juin). L’arrêt de prescription des médicaments les plus anciens (interféron, par exemple, ou encore les premières antiprotéases : Victrelis et Incivo) a permis d’économiser environ 100 millions d’euros, note le journal.

Reste que la dépense pour les nouveaux médicaments s’élèverait à 1,15 milliard d'euros. Dans les faits, le montant serait bien moindre puisque, rappelle "Les Echos", trois mesures avaient été prévues pour faire baisser la note. Il y a d’une part (c’était prévu dans la loi de financement de la sécurité sociale 2015) un "dispositif d'écrêtement" des chiffres d’affaires des laboratoires pharmaceutiques : au-delà d’un montant fixé par l’Etat (450 millions d'euros en 2014, par exemple), on taxe le chiffre d’affaires excédentaire. Il y a ensuite le prix fixé à 41 000 euros, plus bas que les 56 000 euros du prix exigé par Gilead en ATU. Il y aurait enfin des remises consenties par le labo au gouvernement français. Autrement dit : le prix facial (41 000 euros) pour un traitement de trois mois ne correspondrait pas au prix réel (bien plus bas) payé par la Sécurité sociale. Selon "Les Echos", la Caisse nationale d’assurance maladie mentionne une étude d'IMS Health, selon laquelle, en 2014, "la France arriverait largement en tête en termes de volumes avec près de 1 million de comprimés vendus, soit 154 unités standards pour 10 000 habitants". En Allemagne, le ratio est de 90 comprimés ; vient ensuite l'Espagne, puis tous les pays où il est inférieur à 25 comprimés : Royaume-Uni, Pays-Bas, Finlande, Italie, indique le journal.
fil - 21 Jl 2015 - 16:14
Sujet du message:
IL N’Y A PLUS DE CO-INFECTES….



Voilà la constatation que je viens de faire. Il n’y a plus de patients co-infectés dans la file active de mes patients. On a depuis longtemps parlé des co-infectés pour évoquer les personnes souffrant à la fois d’une hépatite C et d’un VIH.

Pourtant si l’on tient compte des 30 000 personnes souffrant à la fois d’un VIH et d’une hépatite C. Le terme devrait être revu, on doit aussi parler de co-infection en cas d’association à une hépatite B mais pourquoi pas aussi en cas de maladie psychiatrique, de maladie alcoolique, de toxicomanie, de problèmes sociaux, ou pourquoi pas de diabète ou bien encore d’insuffisance cardiaque.

Pour en revenir à la co-infection VIH-VHC ou bien la co-infection VHC-VIH, on a prouvé de longue date que cette association virale était une association de malfaiteur qui progressait plus vite vers la cirrhose et rendait difficile la prescription de certains médicaments du SIDA. Aujourd’hui, les 30 000 patients infectés par ces deux virus sont prioritaires pour accéder au traitement efficace de leur hépatite C. Faire de tous les malades co-infectés VIH-VHC de simples patients mono infectés VIH est une priorité de santé publique. Cette priorité doit être rappelée lors de la journée mondiale de lutte contre le SIDA le 1er décembre mais aussi lors de la journée mondiale de lutte contre les hépatites virales le 28 juillet. Tous les co-infectés VIH-VHC doivent devenir des mono-infectés VIH ainsi leur futur sera plus clément et leur prise en charge simplifiée d’autant. Pourtant vivre avec deux virus non guérissables est une chose, mais vivre avec une maladie chronique et apprendre que l’autre est guérissable cela devient une véritable épreuve. Les malades doivent être accompagnés dans cette guérison et cela doit être le temps de renforcer la compliance au traitement du VIH. Plus que jamais pour cette population nous avons besoin d’une équipe pluridisciplinaire, médecin, infirmière d’éducation, psychologue, assistante sociale pour permettre l’accès aux soins. Ce n’est pas parce que les choses sont faisables qu’elles sont réalisées! De la théorie à la pratique il y a le gouffre de la vraie vie! De priorité sanitaire à priorisation de santé il y a un monde, mais il y a surtout le patient!

Je suis fier de pouvoir dire à une semaine de la journée mondiale de lutte contre les hépatites virales, que dans ma file active il n’y a plus que des mono-infectés.
Pour en savoir plus cliquez sur ce lien:
http://www.soshepatites.org/publication ... folioID=94

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/07/21/ ... -infectes/
fil - 23 Jl 2015 - 05:55
Sujet du message:
De bonnes nouvelles pour les personnes coinfectées VIH/VHC Communiqué de presse de l'ANRS

http://collectif-hepatites-virales.com/ ... 072015.pdf

• La cohorte HEPAVIH : AVD chez des co-infectés VIH/VHC en cirrhose

La cohorte ANRS CO13 HEPAVIH a inclus plus de 1 500 patients co-infectés VIH-VHC dans 28 centres (chiffres de mars 2015). L’analyse présentée porte sur 142 co-infectés ayant une cirrhose et traités par AVD sans PEG-Interferon. Parmi eux, 29 % étaient naïfs de traitement anti-VHC ; 58 % étaient en échec de PEG-IFN + ribavirine et 9 % étaient en échec de PEG-IFN + ribavirine + IP de 1ère génération (Incivo ou Victrélis) et 4 % en échec d’autres traitements.

Les traitements reçus étaient :

• sofosbuvir (SOF) + ribavirine (RBV) : 24 patients (24% de Géno 1, 17% de Géno 2, 42% de Géno 3, et 17 de Géno 4); 13% ont été traités 12 semaines et 83% 24 semaines.

• sofosbuvir+ daclatasvir (DCV) ± (plus ou moins) riba : 98 patients (66% de G1, 17 % de G3, et 17% de G4). 9 % ont été traités pendant 12 semaines et 91% pendant 24 semaines

• sofosbuvir+ ledipasvir (LDV) ± riba : 11 patients (64% de G1, 18 % de G3, 18% de G4%); 40 % ont été traités 12 semaines et 60% 24 semaines. Seules les charges virales à 4 semaines de traitement étaient disponibles, car ce traitement n’a été disponible que peu de temps avant l’analyse.

• sofosbuvir+ simeprevir (SMV) : 9 patients (55% de G1, 44% de G4) ; 12 sem. 89 % pendant 12 semaines et 11% pendant 24 semaines.

Réponse virologique au traitement

Dans cette cohorte « de vraie vie », lors du traitement de ces 142 patients cirrhotiques co-infectés VIH-VHC, les AVD ont été bien tolérés et montrent une très bonne efficacité virologique (entre 93% et 100% de RVS ou réponse virologique soutenue 12 semaines après la fin du traitement). Le dépistage de cancer du foie (CHC ou carcinome hépatocellulaire) doit toujours être effectué par une échographie tous les six mois et la surveillance doit être maintenue en cas de pratiques à risques (usage de drogues ou sexuelles).

• Les données de l’ATU de cohorte de daclatasvir chez les co-infectés VIH-VHC

En France, le daclatasvir a été disponible par une ATU de cohorte, pour les patients ayant les indications depuis début avril 2014. Plus de 4000 patients ont été traités par l’association daclatasvir + sofosbuvir, dont 733 personnes coïnfectées VIH-VHC (62% d’hommes, plus de 500 en F4 soit 70% en cirrhose dont 16% avec une cirrhose décompensée, et 164 en F3), la majorité (80%) était en échec d’un traitement antérieur, 98% avaient une charge VIH indétectable et un taux de CD4 moyen à 600/mm3. La durée de traitement par sofosbuvir + daclatasvir ± ribavirine a été de 12 semaines (142 patients soit 20%) ou 24 semaines (573 patients soit 80%). La ribavirine a été ajoutée chez 98 patients.

Le taux de RVS12 a atteint 95 % chez les personnes traitées pendant 12 semaines, et 97% chez celles traitées pendant 24 semaines, avec des différences en fonction du génotype (géno 1=97%, géno 3 = 100% et géno 4 = 91%) et de l’ajout ou non de la ribavirine (encore une fois 100% avec la ribavirine, même en 12 semaines). La tolérance a été satisfaisante, 14 patients (2%) ont interrompu le traitement, dont 4 pour effets indésirables. (L’étude de phase III ALLY-2, faite chez 127 co-infectés de génotype 1, avec la même combinaison sofosbuvir +daclatasvir pendant 12 semaines montrent le même taux de RVS12 de 97%.)

http://www.hepatites.net/index.php?name ... p;start=80
fil - 23 Jl 2015 - 16:45
Sujet du message:
Obésité et carcinome hépatocellulaire : plus jeune, mais pas plus grave

Bien qu’une association significative entre l'obésité et plusieurs cancers ait été assez clairement établie, cette association a été plus difficilement mise en évidence avec le carcinome hépatocellulaire (CHC). En effet, les patients atteints de CHC ont souvent une ascite, ce qui rend difficile l’évaluation précise de l’indice de masse corporelle (IMC), et de nombreux facteurs contribuent au développement du CHC.

Afin d’approfondir cette question, les auteurs de cette publication ont effectué une étude cas-témoins afin de déterminer si l'obésité survenant au début de l’âge adulte affecte le risque, l'âge d'apparition, ou le devenir des patients atteints de CHC.

Afin de déterminer le poids, la taille et la corpulence (tels que déclarés par les patients) à différents âges avant l’apparition du CHC, ou à l’inclusion en tant que témoins, 622 patients nouvellement diagnostiqués comme ayant un CHC entre janvier 2004 et décembre 2013, ainsi que 660 sujets contrôles sains (appariés en fréquence selon l'âge et le sexe) ont été interrogés.

L’analyse des données a été effectuée par une régression logistique multivariée afin de déterminer les effets indépendants de l'obésité précoce sur le risque de développer un CHC ainsi que sur l’évolution des patients.

L’IMC a été calculé, et les patients avec un IMC de 30 kg/m2 ou plus, étaient considérés comme obèses.

Il en ressort que l’obésité survenant tôt à l’âge adulte, entre 25 et 45 ans est un facteur de risque important de développer un CHC. Pour l'ensemble de la population, les hommes et les femmes, les odds ratios (OR) étaient respectivement de 2,6 (intervalle de confiance à 95 % [IC95] de 1,4 à 4,4), de 2,3 (IC95 de 1,2 à 4,4) et de 3,6 (IC95 de 1,5 à 8,9).

Chaque unité d'augmentation de l'IMC à l'âge adulte était associée à une diminution de 3,89 mois de l'âge au diagnostic du CHC (p<0,001).

De plus, il y avait une interaction synergique entre l'obésité et l'infection par les virus des hépatites.

En revanche, il n’a été trouvé aucun effet de l'obésité sur la survie globale des patients atteints de CHC.

Cette étude suggère donc que l’obésité existant au début de l’âge adulte augmente le risque de développer un CHC à un âge précoce en l'absence des principaux autres facteurs de risque de CHC. En revanche, le pronostic n’est pas différent de celui des patients ayant un CHC d’autre origine.

Référence

Hassan M et coll. : Obesity Early in Adulthood Increases Risk but Does Not Affect Outcomes of Hepatocellular Carcinoma. Gastroenterology 2015 ; 149 : 119-129.
fil - 24 Jl 2015 - 15:09
Sujet du message:
TOUR DE FRANCE DES HEPATITES VIRALES…



Les Champs Elysées approchent et la consécration du maillot jaune aussi. Pourtant cette année encore, la grande boucle a encore été le théâtre de dopage. On a d’ailleurs appris que « stricto sensu » la cocaïne n’est pas un produit dopant ! En effet elle n’augmenterait pas les résultats mais serait simplement un traitement anti-asthéniant. Les performances d’autres sportifs laissent planer le doute …

En 2015 dans la lutte contre l’hépatite C nous avons remportés la course d’étape des médicaments avec des molécules permettant de guérir plus de 90% des malades. Maintenant pour gagner le tour de France des hépatites il nous faut gagner l’étape du dépistage et celle de l’accès aux soins. Et là ce sont des courses contre la montre et par équipe !

Le dopage a une place dans le dépistage. En effet, dans les années 80/90 l’utilisation de produits dopants était monnaie courante et pas seulement en compétition. De nombreuses personnes ont eu recours à des produits injectables pour augmenter leurs résultats ou leur masse musculaire.

Mais le hic était dans l’accès aux seringues : toxicomanes et sportifs dopés même combat !

Tous les hépatologues de France ont, dans les patients qu’ils suivent, des patients contaminés par le partage de seringues destinées à l’injection de produit dopant. Il va sans dire que souvent la contamination par l’hépatite C a largement réduit les résultats sportifs.

Toutes les fédérations nationales de sport luttent contre le dopage, ce qui est bien sûr une bonne chose, mais il est urgent de faire savoir que tout sportif qui dans le passé a eu recours à des pratiques d’injection doit aller en parler à son médecin et se faire dépister.

Nous devons maintenant gagner la bataille du dépistage et de la communication.

A ce titre nous ne pouvons que regretter la disparition de la vente en kiosque du journal « Têtu » dont la cible était les homosexuels et qui disparait faute de rentabilité. A plusieurs reprises nous avions collaboré avec l’équipe de ce journal pour porter le message de prévention et de dépistage. Il nous faudra donc nous saisir d’autres média.

Mais comment communiquer ce 28 juillet pour notre D-Day, journée mondiale de lutte contre les hépatites virales, qui sera à l’écoute en France ? Pour la première fois cette année, grâce aux progrès médicamenteux nous sommes certains que le nombre de personnes guéries sera supérieur à celles nouvellement contaminées. On compte 4 000 à 5 000 nouvelles contaminations par an et avec 10 000 traitements efficaces à 50% on estimait que jusqu’alors seules 5000 personnes par an accédaient à la guérison virologique. Le nombre de guéris était égal au nombre de nouveaux contaminés et si l’on pouvait considérer que l’épidémie reculait s’était grâce aux personnes décédant avec le VHC.

En 2015 ce sont 10 000 à 15 000 personnes qui devraient guérir, permettant ainsi de mieux contrôler l’épidémie d’hépatite C et d’entrevoir l’éradication virale de ce virus dans notre pays. On rêvait de cela depuis plus de 10 ans, cela est maintenant accessible, et on salue les premières rencontres européennes qui se tiendront à Francfort les 9 et 10 septembre prochain et dont le sujet sera

Les 1ères Rencontres Européennes pour éradiquer les hépatites virales:

EUROPEAN HEP CURE

Se tiendront les 9 et 10 septembre 2015 à Francfort en Allemagne.


Vous trouverez le programme sur le lien ci-dessous

http://www.afef.asso.fr/data/upload/fil ... 20Cure.pdf

Alors nous avions raison d’être fous depuis plus de 10 ans, je me souviens des rires moqueurs de certains qui sont peut être aujourd’hui dans le comité d’organisation de cette journée.

Il nous faut maintenant gagner l’étape du dépistage …

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/07/24/ ... s-virales/
fil - 26 Jl 2015 - 12:28
Sujet du message:
Le Québec à commencer à rembourser pour le traitement de l'hépatite C « révolutionnaire »

Le Québec a décidé de rembourser les médicaments « révolutionnaires » qui peuvent guérir l'hépatite C, mais seulement pour les patients les plus malades dans un premier temps.

Selon les règles adoptées par la Régie de l'assurance maladie du Québec, certains québécois atteints de la maladie devront attendre trois ans avant d'obtenir l'accès aux nouveaux traitements.

Les mesures concernent deux médicaments appelés Harvoni et Holkira Pak qui sont censés pour guérir l'affection en 8 à 12 semaines.

Ils sont destinés à des patients atteints de l'hépatite C génotype 1, qui représentent 60 à 70 % des cas au Québec.

Ce traitement coûte $ 55 000 à $ 60 000 par patient.

http://montrealgazette.com/news/local-n ... -treatment
fil - 27 Jl 2015 - 16:41
Sujet du message:
Des experts internationaux réclament l'accès universel à un traitement contre l'hépatite C qui sauve des vies

Les vendredi et samedi 17 et 18 juillet, la 2e Réunion internationale sur la co-infection VIH/hépatite virale a regroupé des experts nationaux et internationaux pour discuter et élaborer un plan stratégique afin d'améliorer l'accès aux nouveaux et désormais puissants traitements contre l'hépatite C.

L'hépatite C est une infection à diffusion hématogène qui provoque une maladie chronique du foie et peut entraîner l'insuffisance hépatique dans les 15 à 20 ans qui suivent l'infection initiale. Plusieurs nouveaux médicaments sur le marché se révèlent extrêmement efficaces à éradiquer l'hépatite C, avec des taux de guérison supérieurs à 90 ou 95 pour cent et peu d'effets secondaires.

« Malgré la récente révolution du traitement de l'hépatite C, bien des gens n'y ont toujours pas accès », affirme le Dr Marina Klein, coprésidente de la Rencontre. Le problème principal est le coût du traitement. Au Canada, un cycle de traitement de 12 semaines coûte en général entre 50 000 $ et 90 000 $.

Dans le contexte canadien, les politiques divergent en ce qui concerne une couverture potentielle, qui se limite typiquement aux personnes ayant contracté l'infection par le biais de sang contaminé ou dont le foie a atteint un seuil précis de détérioration. En dehors de ces conditions, le traitement est encore difficile à obtenir. Dans de nombreuses juridictions, un seul cycle de traitement est autorisé en raison du coût élevé des médicaments.

Rick Waines est un résident de Vancouver dont l'hépatite C a été guérie en 2002. « Aucun des nouveaux médicaments n'était accessible à l'époque où je me suis fait traiter et les chances que le traitement agisse n'étaient que de 50 pour cent. Les effets secondaires associés aux anciens schémas à base d'interféron étaient terribles, mais je suis heureux à présent qu'ils aient fonctionné pour moi. Je ne peux pas m'imaginer que l'on n'offre pas le traitement à des gens qui en ont besoin, surtout compte tenu des récents progrès dans ce domaine. » Rick appuie à présent le travail du Comité de la sécurité du sang et des approvisionnements de la Société canadienne de l'hémophilie.

Au Canada et ailleurs dans le monde, l'hépatite C touche les gens les plus socialement marginalisés, ceux qui ont le plus de difficulté à accéder au traitement. « Afin de réellement répondre à cette épidémie, nous devons prioriser le traitement pour les personnes dans le besoin, comme les personnes vivant avec la co-infection VIH/hépatite C et celles qui s’injectent des drogues – des personnes qui sont souvent laissées de côté », rappelle le Dr Klein.

Lors de la réunion, Andrew Ball, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a affirmé qu'à l'échelle mondiale, l'hépatite B et l'hépatite C n'ont pas bénéficié de toute l'attention nécessaire. L'objectif de l'OMS est de réduire de 90 pour cent l'incidence de l'hépatite B et de l'hépatite C d'ici 2030, mais, selon lui, les systèmes actuels ne permettront pas d'y arriver. « La question n'est pas tant de savoir si cela est faisable, mais bien de savoir comment y parvenir », rappelle-t-il.

À long terme, le traitement universel générerait des économies pour le système de santé et réduirait le nombre de nouvelles infections. Au Canada, l'hépatite C est le principal problème de santé à l'origine des greffes de foie, qui coûtent 300 000 $ par intervention lorsque des donneurs d'organes peuvent être trouvés. En tant qu'événement officiel, cette rencontre de Vancouver s'est tenue juste avant l'imposant Congrès de la Société internationale du sida (IAS 2015) qui prenait fin le 22 juillet.

La Société internationale du sida a adopté comme priorité la co-infection par le VIH et l'hépatite virale et continuera de soutenir la Réunion internationale sur la co-infection VIH/hépatite virale comme symposium satellite officiel lors de ses prochains congrès. Le prochain congrès aura lieu à Durban en Afrique du Sud en juillet 2016.

http://us2.campaign-archive1.com/?u=161 ... c4c3229a89
fil - 27 Jl 2015 - 17:26
Sujet du message:
15th International Symposium on Viral Hepatitis and Liver Disease

Hépatite C : pour y voir plus clair


La première réunion de l’international symposium on viral hepatitis and liver disease a eu lieu pour la première fois il y a 43 ans. Au départ, les sujets de prédilection concernaient la découverte des virus de l’hépatite, puis ce fut au tour des procédures diagnostiques, et des vaccins, d’être à la Une. Pour la 15e édition de cette manifestation internationale qui s’est tenue à Berlin fin juin 2015, l’hépatite C était, une fois de plus, à l’honneur ! Zoom sur les manifestations extra hépatiques de cette maladie systémique et sur les nouveaux antiviraux à action directe.

Hépatite C et recommandations 2015: une version par an n'est pas du luxe…

En moins de 5 ans, le traitement de l'hépatite C a été révolutionné avec les nouveaux antiviraux à action directe (DAA). Pour le Pr Jean-Michel Pawlotsky (Hôpital Henri Mondor, France), tout va tellement vite que les cliniciens et les recommandations n'arrivent plus à suivre… Quel(s) DAA pour tel patient, tel génotype, tel diagnostic, 8 ou 12 semaines de traitement, avec ou sans ribavirine? Que faire chez le patient insuffisant rénal, le patient co-infecté, le patient greffé…?

Face à la révolution thérapeutique, les recommandations 2014 devaient être évidemment revues et l'AASLD avait déjà pris des initiatives en ce sens, adressées aux patients américains et à leurs systèmes de remboursement et de ce fait peu transposables en Europe. L'EASL a dès lors suivi la même voie, considérant les nouvelles combinaisons à doses fixes approuvées en 2015 en Europe (sofosbuvir + ledipasvir et ombitasvir-paritaprevir-ritonavir + dasabuvir, et la masse importante de nouvelles données publiées notamment dans des populations difficiles à traiter ou qui n'avaient jamais été investiguées auparavant.

Quels patients ?

Tous les patients naïfs ou expérimentés avec une cirrhose compensée ou décompensée reliée au VHC devraient être traités. Cependant en raison du coût des médicaments et du nombre de patients que cela signifie, la priorité est accordée aux patients avec des fibroses F3 ou F4, avec une cirrhose compensée ou décompensée, avec une co-infection VIH/VHC, les patients avec une indication de transplantation hépatique ou ceux qui se sont réinfectés après greffe, les patients avec des manifestations cliniquement significatives extra-hépatiques ou à risque de transmission du virus. Les recommandations précisent que le traitement est aussi justifié dans les fibroses F2. Pour les patients co-infectés VIH/VHC, les indications de traitement sont identiques à celles chez des patients mono-infectés, mais le risque d'interactions avec le HAART doit être pris en compte.

Quels traitements ?

Le choix s'opère selon le génotype, la sévérité (F3-F4), les co-morbidités, le risque global… Les options "interferon-free" incluent le sofosbuvir + ribavirine (G2, 3), sofosbuvir + ledipasvir +/- ribavirine (G1, 4, 5, 6), la trithérapie ombitasvir-paritaprevir- ritonavir + dasabuvir +/- ribavirine (G1), le sofosbuvir + simeprevir +/- ribavirine (G1, 4), sofosbuvir + daclatasvir +/- ribavirine (tous les génotypes), et enfin, la trithérapie ombitasvir-paritaprévir-ritonavir +/- ribavirine (G4). En cas d'échec, l'association sofosbuvir + interféron α pégylé et ribavirine peut être utilisée pour G2, 3. Chez les patients avec une cirrhose décompensée (Child-Pugh B ou C), les schémas à base de simeprevir et de paritaprevir sont contre-indiqués. Seul le sofosbuvir peut s'utiliser, associé à la ribavirine (G2, 3), ledipasvir + ribavirine (G1, 4, 5, 6) ou daclatasvir + ribavirine (tous les génotypes).

Et chez le patient non répondeur?

Ils comptent pour moins de 3 %. C'est un défi en raison de la présence de variants de résistances, spécialement après exposition à des inhibiteurs de NS5A. L'utilité de tester la résistance avant le retraitement n'est pas prouvée à ce jour; le schéma doit comporter le sofosbuvir en raison de sa haute barrière de résistance, plus un ou deux autres antiviraux, plus la ribavirine pour 12 à 24 semaines (24 semaines chez les patients F3, F4).

L'infection par le VHC n'est pas qu'une maladie du foie

Pour le Pr Stanislas Pol (Hôpital Cochin, Paris), l'infection par le VHC est une maladie systémique en raison des multiples manifestations extra-hépatiques, vascularites systémiques (croglobulinémies mixtes), lymphomes, cancers, athérosclérose, AVC… que le virus entraîne. La conséquence est une sur mortalité qui aggrave le pronostic…

"L'infection chronique par le VHC est associée à des manifestations extra-hépatiques qu'on a tendance à sous-estimer", explique le Pr Pol, "car les études à grande échelle avec un suivi prolongé font défaut". La première association à laquelle on ne pense pas toujours, est le diabète de type 2 avec un lien significatif avec le VHC (OR = 1,huit). Dans cette étude sur 249 patients, une fibrose F2 est présente chez 32,5 % des patients diabétiques vs 29 % des non diabétiques et une fibrose F3-F4 chez 73 % des patients diabétiques vs 57 % des patients non diabétiques. Un point surprenant est qu'on observe un taux de carcinomes hépatocellulaires plus élevés chez les patients diabétiques (24,5 %) que chez les non diabétiques (9,3 %) avec 10 ans de suivi dans cette étude japonaise incluant 4.302 patients traités par interféron alpha pendant en moyenne 8 ans. L'observation est confirmée si l'on s'en réfère à la mesure de l'HbA1c, avec 27,9 % des patients avec une HbA1c > 7 qui vont développer un carcinome hépatocellulaire versus 21 % avec une HbA1c < 7.

Coronaropathie, athérosclérose et insuffisance rénale

Le VHC a également un impact sur la maladie coronaire, avec dans ces 6 études un OR qui va de 0,74 à 4,20. Il existe aussi un lien entre l'hépatite C chronique, le stade de fibrose et l'athérosclérose carotidienne, avec près de 50 % des patients de moins de 55 ans en fibrose F3- F4 qui présentent des plaques carotidiennes versus 21 % chez les patients de moins de 55 ans en F0-F2. Au-dessus de 55 ans, la différence est moins importante avec respectivement 57 % des patients en F3-F4 versus 50 % en F0-F2. Au niveau rénal, le risque d'insuffisance rénale sévère est majoré en présence du VHC (OR = 7,8 versus 3,2 entre 50 et 59 ans, 3,8 versus 1 entre 20 et 49 ans). La différence s'estompe au-delà de la soixantaine (p<0,001). Chez 17 455 participants (âges de 30 à 65 ans) dont 826 VHC+, sans maladie rénale à l'inclusion, suivis pendant une durée médiane de 16,1 ans, on observe 85 décès de cause rénale pour 281 502 personnes-années de suivi. Le taux de mortalité de cause rénale pour 100 000 personnes-année est respectivement de 109,3 et 26,4 chez les patients VHC + et VHC négatifs. Le risque relatif de décès de cause rénale s'établit à 3,94 chez les patients VHC+.

VHC et cancers

Le taux de cancers est plus élevé chez les patients VHC+ comparés aux patients VHC- (OR moyen = 2), pour les cancers de l'œsophage, de l'estomac, du pancréas, le myélome, le lymphome non hodgkinien, le poumon, le rein, la prostate et touts les sites incluant un carcinome hépatocellulaire. Dans cette étude de population, 1 831 patients avaient un VHC et un cancer, 33 881 avaient un VHC sans cancer, 2 834 195 étaient VHC négatif. Les taux de cirrhose dans ces trois groupes sont respectivement de 71,7 %, 34,7 % et 6,7 %. En cas de séropositivité, on note une augmentation de la prévalence de cancer chez les patients non diabétiques, non fumeurs, ne consommant pas d'alcool, sans surcharge pondérale. Pour le Pr Pol, "ces données sont importantes car elles suggèrent que le VHC par lui-même pourrait être un facteur de risque de cancer, ce qui serait un argument supplémentaire en faveur d'un traitement rapide de tous les patients séropositifs".

Référence :

15th International Symposium on Viral Hepatitis and Liver Disease (Berlin) : 26-28 juin 2015.
fil - 28 Jl 2015 - 15:06
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Hépatite B : 15 % des parents toujours méfiants vis à vis du vaccin

La couverture vaccinale contre l’hépatite B est jugée satisfaisante en France. Mais les attitudes des parents face à la vaccination restent contrastées.

Malgré les polémiques et les hésitations sur la vaccination, les Français protègent massivement leurs enfants contre l’hépatite B. A l’occasion de la Journée mondiale contre l'hépatite, l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) consacre son Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) aux hésitations de la population. Seule une minorité exprime un rejet catégorique de la vaccination. Plus nombreux sont ceux qui s’interrogent.

92 % des nourrissons âgés de 6 mois et nés en 2014 ont entamé une vaccination contre le virus de l’hépatite B. Une véritable explosion depuis 2008, date d’admission du vaccin hexavalent au remboursement. En dépit des diverses polémiques autour de ce produit, notamment accusé d’être à l’origine de maladies auto-immunes, il reste très sollicité. Chez les adolescents toutefois, une stagnation autour de 45 % est observée.



40 % des parents ont vacciné

L’adhésion croissante à la vaccination contre l’hépatite B est avérée. Mais quelles sont les positions des familles ? C’est la question qui a été posée à 5 922 parents, interrogés en ligne. La méfiance est vivace depuis l’émergence de cas de sclérose en plaques chez des adolescents vaccinés, dans les années 1990. Les attitudes « peuvent aller d’une adhésion totale jusqu’au rejet des vaccinations, en passant par une vaccination retardée, voire incomplète », écrivent-ils. Mais de plus en plus de parents expriment une position critique vis-à-vis de certains vaccins. L’exemple de l’hépatite B l’illustre bien.

4 parents sur 10 déclarent que tous leurs enfants sont vaccinés. 26 % ne sont pas certains du statut vaccinal de leur progéniture. Ces derniers sont surtout des hommes ou des personnes non diplômées. Pour ceux-ci, « le carnet de vaccination électronique déjà expérimenté dans certaines régions pourrait être un bon outil de suivi des vaccinations. Les systèmes de rappel ou de suivi (téléphonique ou par courriel) pour signifier aux personnes que leurs enfants sont la cible de recommandations vaccinales ont déjà également fait preuve de leur utilité », précise l’article du BEH.

Des papas positifs

Parmi les parents d’enfants non vaccinés, trois profils peuvent être distingués. Tous adoptent une position différente vis-à-vis de la vaccination. Les auteurs du BEH les séparent entre « compliants », « méfiants » et « opposés ».

Les parents compliants (17 % du sous-groupe, 5,5 % de l’effectif total) n’ont pas vacciné leur enfant, mais seraient prêts à le faire le jour même si leur médecin le proposait. Ils ont d’ailleurs l’intention de faire ce geste au cours du trimestre suivant et pensent que c’est une chose facile. Les membres de ce groupe sont plutôt des hommes, des jeunes parents et appartiennent souvent à la catégorie socio-professionnelle des employés et des ouvriers.

« Les personnes que nous avons qualifiées de compliantes n’ont pas fait vacciner leurs enfants et n’avaient pas particulièrement l’intention de le faire, mais leurs attitudes vis-à-vis de la vaccination étaient les moins défavorables et elles auraient pu se conformer à la recommandation si l’occasion s’était présentée, précisent les auteurs du BEH. Un accès facilité à la vaccination et une multiplication des occasions de vaccination pourrait permettre d’augmenter la couverture vaccinale de ces enfants. »

Des mères plus méfiantes

Les parents méfiants (47 % du sous-groupe, 14,5 % de l’effectif total) ne vaccineraient pas leur enfant le jour même, mais ils ne sont pas formellement opposés à ce geste médical. S’ils ont conscience que l’hépatite B est une maladie grave, ils ne craignent pas que leur enfant la contracte s’il n’est pas protégé. Ces parents appartiennent plutôt aux catégories socio-professionnelles supérieures, et ont des revenus élevés.

Les parents opposés (36 % du sous-groupe, 11 % de l’effectif total) à la vaccination contre l’hépatite B ne pensent pas que ce geste soit une bonne chose ou facile à réaliser. D’ailleurs, 5 % d’entre eux sont défavorables à toute vaccination et aucun ne compte faire protéger son enfant au cours des trois prochains mois. Les femmes sont plus nombreuses dans ce groupe, tout comme les personnes de plus de 35 ans.



Pour favoriser la vaccination, concluent les auteurs du BEH, la mise à disposition de vaccins dans le cabinet du médecin généraliste pourrait être une mesure efficace. Elle est d’ailleurs expérimentée en Poitou-Charentes. La diversification des lieux de vaccination, en mettant notamment à profit les officines, est également appréciable.



http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/ ... t-vaccines
fil - 29 Jl 2015 - 06:28
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Hépatite C, bientôt la guérison pour tous ?

De nouveaux traitements, très onéreux mais ultra efficaces, permettent de guérir en trois mois les personnes vivant avec une hépatite C. Le point avec le turbulent professeur Victor de Lédinghen, président de l’Association française pour l’étude du foie (AFEF).

Une pathologie répandue :

230.000 personnes sont porteuses du virus de l’hépatite C, en France. Parmi les groupes les plus exposés, on trouve les utilisateurs de produits (par injection intraveineuses ou sniff, rappelons-le), les personnes détenues et les gays qui ne se protègent pas, ainsi que ceux qui cumulent les pratiques non protégées et la prise de drogues injectables (notamment les « slameurs »). La difficulté, c’est qu’on estime à 75.000 le nombre de personnes contaminées qui ne se savent pas porteuses du virus. Il faut se faire dépister régulièrement (au minimum une fois par an) si l’on a des pratiques à risques, que l’on soit séropositif au VIH ou pas.

Quoi de neuf ?

On peut guérir tout le monde ou presque et les Français sont au top. « L’European Association for the Study of the Liver (EASL) délivre des recommandations sur la prise en charge mais elles ne tiennent pas compte de la spécificité de l’épidémiologie ni des traitement disponibles », explique Victor de Ledinghen.

« En France, pas moins de sept molécules sont disponibles, on ne doit plus laisser aucun patient sur le bord du chemin. »

Les hépatologues de l’AFEF se projettent dans une ère sans hépatite C. Toutefois, les services hospitaliers n’ont pas les moyens humains de traiter plus de 15.000 personnes atteintes par an. En 2014, 14.000 personnes ont été traitées (le plus souvent guéries) en France contre 500 en Grande-Bretagne.

Qui peut bénéficier des nouveaux traitements ?

Tout le monde. « Et comme il faut donner des priorités, le traitement doit être proposé aux patients qui ont une fibrose au moins modérée (F2 ou F3 ou F4 selon le score METAVIR) » selon le professeur Lédinghen. Les transplantés peuvent en bénéficier. L’apparition de nouvelles molécules fin 2015 et courant 2016 devrait faire baisser les prix. Actuellement, la durée de traitement va de 12 à 24 semaines, avec parfois de la ribavirine en complément. Les experts de l’AFEF ne sont pas favorables, pour le moment, au traitement sur huit semaines, qui ne reposerait sur aucun critère scientifique établi. Le médecin choisit la molécule en fonction du génotype (toutes les molécules ne marchent pas sur tous les génotypes), la gravité de la situation, (cirrhose ou pas) et les interactions médicamenteuses (tout ne va pas avec tout).

Comment ça se passe pour les co-infectés VIH-VHC ?

« Dès que je vois un patient co-infecté, je le traite » assure l’expert. « La fin de la co-infection, ça pourrait être avant la fin de l’année. » Le fait de prendre d’autres médicaments contre le VIH complique la donne mais l’AFEF a publié sur son site Internet un tableau des interactions, disponible d’un coup de clic. Il s’intitule « Interactions entre agents anti-viraux directs et anti-rétroviraux », il a été établi par les docteurs Gilles Peytavin et Caroline Solas. Une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) avec un infectiologue, un hépatologue, un pharmacien et une personne chargée de l’éducation thérapeutique valide le traitement et ensuite on est suivi par son praticien habituel.

Interactions agents anti-viraux directs et anti-rétroviraux :

http://www.afef.asso.fr/rc/org/afef/nws ... 202015.pdf



La fin de l’interféron :

Ce produit n’est plus recommandé et le président de l’AFEF affirme haut et fort qu’il ne doit plus être prescrit. Il est recommandé, au niveau européen, avec de la ribavirine, dans les hépatites aigües, mais les Français jugent clairement que ça n’est plus pertinent. Là encore, « on est le premier pays à l’écrire » ajoute l’hépatologue. Si on insiste pour vous prescrire de l’interféron, consultez dans un autre hôpital, ça n’est pas interdit, où vous bénéficierez des nouveaux traitements.

Ce texte aurait dû paraître dans TÊTU n°213, septembre 2015.

Source :

http://www.tetu.com/2015/07/27/sante/he ... pour-tous/
fil - 30 Jl 2015 - 08:21
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Gilead annonce ......



Qui a eu la bonne idée de prendre des actions Gilead ? ("Démarrage vertigineux de l'anti-VHC Harvoni" selon les termes du communiqué !! ça donne le vertige à la Finance, et mal au c... aux dépenses publiques...)

Gilead relève sa prévision de chiffre d'affaires pour 2015

FOSTER CITY (Californie), 29 juillet 2015 (APM) Gilead a annoncé mardi à l'occasion de la publication de ses résultats du deuxième trimestre un relèvement de sa prévision de chiffres d'affaires pour 2015, désormais attendu entre 29 milliards et 30 milliards de dollars, soit une hausse comprise en 16,5% et 20,5% par rapport à 2014.

Il s'agit du deuxième relèvement cette année. En avril, Gilead avait annoncé qu'il visait des ventes comprises entre 28 milliards et 29 milliards de dollars, contre 26 milliards à 27 milliards prévus en février.

Le laboratoire américain n'a pas donné d'indication sur une éventuelle révision à la hausse de sa prévision de résultat par action. Toutefois, il donne plusieurs éléments complémentaires qui conduisent à penser qu'un relèvement pourrait intervenir prochainement: les prévisions de marge brute sont revues à la hausse tandis que les dépenses et le taux d'imposition devraient baisser.

Selon un analyste de Sanford Bernstein interrogé par Reuters, la révision à la hausse du chiffre d'affaires "suggère qu'il y a un potentiel pour un relèvement du résultat par action par rapport au consensus actuel".

Pour le deuxième trimestre, Gilead a annoncé une hausse de ses ventes de 26% à 8,2 milliards de dollars tandis que le résultat net a gagné 23% à 4,5 milliards. Hors éléments exceptionnels, il a progressé de 23% à 4,8 milliards.

DEMARRAGE VERTIGINEUX D'HARVONI*

Les ventes du deuxième trimestre ont été tirées par le démarrage vertigineux de l'anti-VHC Harvoni* (sofosbuvir + lédipasvir), homologué en octobre 2014 aux Etats-Unis et en novembre 2014 en Europe, dont les ventes ont atteint 3,6 milliards de dollars, dont 2,8 milliards aux Etats-Unis.

Son prédécesseur Sovaldi* (sofosbuvir), lancé début 2014, a chuté de 63% à 1,3 milliard de dollars. Aux Etats-Unis, ses ventes ont été divisées par cinq à 615 millions.

"Comme le marché devient un peu plus prévisible en terme de nombre de patients, les payeurs seront plus encouragés à ouvrir un peu la porte", a déclaré lors d'une conférence de presse téléphonique le directeur des opérations commerciales de Gilead, Paul Carter, en référence aux directives mise en place par les payeurs pour contrôler leurs coûts.

Il a ajouté que son entreprise tablait sur 250.000 à 300.000 patients sous traitement anti-VHC aux Etats-Unis chaque année, en prenant en compte les restrictions des payeurs.

TRUVADA* EN HAUSSE DE 5%

Dans le traitement du VIH, Truvada* (emtricitabine + ténofovir) a gagné 5% à 849 millions de dollars, Atripla* (éfavirenz + emtricitabine + ténofovir) a perdu 10% à 782 millions, Stribild* (elvitégravir + cobicistat + emtricitabine + ténofovir) a bondi de 66% à 447 millions et Complera*/Eviplera* (rilpivirine + emtricitabine + ténofovir) a crû de 23% à 367 millions. Viread* (ténofovir) a enregistré une hausse de 3,8% à 271 millions.

Le traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) Leitaris* (ambrisentan) a progressé de 21% à 176 millions de dollars et celui de l'angor Ranexa* (ranolazine) de 15% à 141 millions.

L'anticancéreux Zidelig* (idélalisib), en cours de lancement, a atteint 30 millions de dollars.

Le budget de R&D a augmenté de 40% à 818 millions de dollars, en raison notamment de phases III en hépatologie et oncologie. Les dépenses commerciales, générales et administrative ont pris 32% à 812 millions. Cette hausse est due à une taxe aux Etats-Unis ainsi qu'à l'expansion géographique commerciale de Gilead, explique le laboratoire
fil - 31 Jl 2015 - 18:08
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J’ai dépisté les marmottes…



Journée mondiale de lutte contre les hépatites virales, le 28 juillet est un rendez-vous important pour tous les hépatants. L’année dernière j’avais arpenté les plages en interpellant toutes les personnes tatouées en leur demandant si elles avaient eu une prise de risque dans la réalisation de leur tatouage… J’ai vite compris que les gens en vacances n’ont pas envie qu’on vienne leur dire de se faire dépister…

Cette année 2015 j’ai donc décidé de dépister les marmottes le 28 juillet en reprenant mes tee-shirts de militant « êtes-vous le numéro 12 ? » Quelques humains croisés entre 2500 et 3000 mètres d’altitude ont semblé intéressés. Ce qui me fait dire que pour faire passer le message il faut gravir des sommets. Aucune sensibilisation au niveau de la mer et frémissement de prise de conscience en altitude !

Mais c’est les marmottes les plus réceptives.

Pas étonnant car elles sont directement concernées. Vous ne le saviez peut être pas mais les marmottes sont très liées à l’histoire de l’hépatite B, car c’est avec le canard de Pékin, les deux animaux à qui on a pu inoculer le virus de l’hépatite B pour l’étudier, Mais ça c’était avant…

En réfléchissant au-delà de sa contribution scientifique la marmotte pourrait devenir l’emblème de la lutte des hépatites virales. Car lorsque vous marchez en montagne, vous savez qu’elle est partout, mais vous ne la voyez pas. Il n’y a que ces petits cris stridents qui vous font deviner sa présence. Alors il faut s’arrêter, chercher et puis si vous avez de la chance vous pourrez l’apercevoir.

Tout comme l’hépatite on sait qu’elle est là mais elle est silencieuse et fait peu de bruit, il faut la chercher pour la trouver.

La marmotte hiberne, joli symbole des hépatites. Elle passe tous les mois d’hiver en sommeil dans son terrier. Comme les hépatites virales qui peuvent se cacher des années dans le foie avant de donner des signes et de se réveiller.

Hépatites et marmotte enfin, car tous les marcheurs cherchent les chamois, les bouquetins alors qu’elles sont tapies à côté d’eux mais qu’ils ne les voient pas.

Alors le silence devient une arme et un moyen de camouflage.

A moins que la comparaison avec les marmottes puissent aussi s’appliquer à notre politique sanitaire de lutte contre les virus des hépatites ? On en parle de temps en temps, en mai, en juillet, puis c’est l’hibernation …Seuls les médecins et les patients se battent…

Plutôt que d’emballer du chocolat la marmotte pourrait devenir notre animal emblématique… Le monde du silence c’est peut-être nous …

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/07/31/ ... marmottes/
fil - 01 Août 2015 - 09:54
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Gilead Sciences : annonce ses résultats financiers pour le deuxième trimestre 2015

Gilead Sciences, Inc. (Nasdaq : GILD) a annoncé aujourd’hui ses résultats d’exploitation pour le trimestre clos le 30 juin 2015. Les résultats financiers qui suivent comparent les résultats du deuxième trimestre 2015 à ceux du deuxième trimestre 2014 en glissement annuel.

Aux États-Unis et dans l'UE, plus de 180 000 patients ont été traités jusqu'ici cette année avec le Sovaldi ou le Harvoni

http://www.businesswire.com/news/home/2 ... byKJrsw-M8

http://www.zonebourse.com/GILEAD-SCIENC ... -20788316/
fil - 03 Août 2015 - 08:14
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Hépatite C : attention au risque cardiaque et cérébral

L’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) augmente très sensiblement le risque de souffrir d’un problème cardiaque majeur ou d'un AVC.

Cette association a été établie après analyse des dossiers médicaux de près de 40 millions de patients hospitalisés aux Etats-Unis. Parmi ceux qui étaient porteurs du virus de l’hépatite C, et en tenant compte d’autres paramètres, on a pu mettre en évidence un risque multiplié par deux de souffrir d’un infarctus du myocarde ou d’un accident vasculaire cérébral (AVC) et une probabilité nettement plus élevée de présenter une maladie coronarienne.

A l’évidence, cette constatation, qui repose sur une étude d’une envergure exceptionnelle, doit inciter à un suivi cardiovasculaire très étroit des personnes porteuses du virus de l’hépatite C.

Les chercheurs ont travaillé sur les données de l’énorme base américaine, National (Nationwide) Inpatient Sample (NIS) qui comprend les dossiers de tous les patients hospitalisés aux Etats-Unis ou presque, soit 7 millions d’hospitalisations renseignées chaque année et un total de 36 millions d’hospitalisations à ce jour. Parmi les patients hospitalisés,


• 1,9% sont infectés par le VHC. Parmi ces patients,
• le risque relatif d’infarctus aigu du myocarde est plus que multiplié par 2 (OR : 2,29),
• de maladie coronarienne, accru de 88%,
• d’accident vasculaire cérébral, multiplié par 2 (OR : 1,9huit),
• d’insuffisance cardiaque, légèrement augmenté (OR : 1,0huit).

C’est la première grande étude épidémiologique à associer ainsi le VHC et la maladie cardiaque. Alors que 130 à 150 millions de personnes dans le monde sont porteuses chroniques de l’hépatite C, à l’heure de l’augmentation de la prévalence des maladies cardiaques premières causes de décès avec plus de 17 millions chaque années dans le monde, cette nouvelle donnée est primordiale pour la surveillance des patients porteurs du VHC.

N.B. Seul un communiqué est disponible pour cette étude, sous embargo jusqu’au 23 avril et donc non développée dans les abstracts du congrès.

Source:

http://www.eurekalert.org/pub_releases/ ... 042215.php
fil - 04 Août 2015 - 09:33
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La finance se mobilise pour la transparence des essais cliniques



Plusieurs grands investisseurs s'associent à la campagne AllTrials.
Ils demandent l'enregistrement et la publication des essais cliniques.

Médecins, patients et… professionnels du monde de la finance main dans la main, pour davantage de transparence dans l'industrie pharmaceutique. Un groupe d'investisseurs représentant plus de 3.500 milliards d'euros d'actifs sous gestion soutient la campagne AllTrials, demandant aux laboratoires d'enregistrer et de publier leurs essais cliniques, c'est-à-dire les tests des médicaments.

Ils s'insurgent contre le secret, monnaie courante dans cette industrie : environ la moitié des essais cliniques ne sont pas publiés, avancent les investisseurs, se fondant sur des études académiques portant sur la période 1960-2010. Parallèlement, les essais dont les résultats sont négatifs ont deux fois plus de risques de ne pas être publiés que ceux positifs. Certes, certaines sociétés ont fait des efforts et pris des engagements - comme GSK, Johnson & Johnson ou Bristol-Myers Squibb - mais il reste beaucoup à faire. « Une nouvelle réglementation européenne va imposer davantage de transparence en 2016. Mais on constate que les lois n'ont pas toujours été respectées, même aux Etats-Unis. Nombre de laboratoires se contentent de publier des résumés de certains essais, pas forcément objectifs », explique Helena Viñes Fiestas, responsable de la recherche ISR (investissement socialement responsable) de BNP Paribas IP.

Au-delà des questions d'éthique, il y a surtout des enjeux « business » pour les sociétés de gestion. « Environ 30 % de la valorisation d'une entreprise pharmaceutique dépend directement des essais cliniques de phase III [la dernière avant une mise sur le marché d'un médicament, NDLR] », reprend-elle. Les équipes spécialisées des banques et établissements financiers comprennent généralement d'anciens médecins ou chercheurs, capables de pouvoir comparer deux médicaments entre eux. « Une société qui est transparente a beaucoup plus à y gagner. Le fait de ne pas connaître les résultats peut entraîner une certaine suspicion, qui sera préjudiciable dans les recommandations des analystes et des investisseurs », ajoute Jacob Messina, analyste santé chez RobecoSAM.

Risques de réputation


En outre, les groupes pharmaceutiques font face à des risques de réputation coûteux. Entre 2007 et mi-2015, 21 sociétés du secteur se sont vues infliger 40 milliards de dollars d'amendes au titre de « problèmes de commercialisation ». Presque la moitié (43 %) étaient directement liées au fait d'avoir minimisé des effets secondaires identifiés au cours d'essais qui n'avaient pas été publiés, selon la Société Générale.

Enfin, les investisseurs estiment que les exigences de transparence vont prendre de plus en plus de poids. « Les budgets de santé des grands pays ont tendance à être stabilisés ou réduits. Les Etats vont sans doute être plus attentifs sur ces sujets, voulant éviter un gaspillage des ressources affectées à la recherche et potentiellement des médicaments plus coûteux », conclut Helena Viñes Fiestas.

http://www.lesechos.fr/journal20150803/ ... 141717.php
fil - 04 Août 2015 - 15:31
Sujet du message:
VACCINEZ-VOUS ! VOUS DIT LA MINISTRE DE LA SANTE…



OUI ! La ministre de la Santé, Madame Marisol Touraine a rappelé l’importance du principe de vaccination qui doit s’appliquer à toute la population française. Nous réclamions de longue date une prise de position claire et forte du gouvernement français pour rappeler et soutenir la vaccination. On ne peut que regretter qu’en avril dernier, la semaine européenne de la vaccination n’ait pas été le support d’une telle déclaration. On aurait pu rêver que cette déclaration couronne le 28 juillet, la journée mondiale de lutte contre les hépatites virales.

Mais quelle est la portée d’une telle déclaration en plein mois de juillet, quel moyen d’accompagnement de la stratégie vaccinale en médecine générale, quel accompagnement en milieu scolaire, pénitentiaire, en CDAG (Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit), ou bien encore dans les consultations de PMI (Protection Maternelle et Infantile) et des pédiatres ?

Mais ne cachons pas notre joie, même passée inaperçue, cette réaffirmation du principe de vaccination est une victoire, à l’heure où l’opprobre est jeté sur la vaccination et les vaccins montrés du doigt par des parents, des associations et même des professionnels de santé. Pourtant aucune découverte médicale n’a sauvé autant de vie dans l’histoire de l’humanité.

Cette interview publiée dans Le Parisien ce samedi 1er août a été pour la ministre de la Santé l’occasion de rappeler que la défiance envers les vaccins contre la rougeole avait, au printemps, laissé éclater quatre foyers d’épidémie en Alsace. On pourrait également évoquer le manque de confiance dans le vaccin antigrippal.

Pourtant aucun mot sur la reprise de l’épidémie d’hépatite B …

Madame la ministre souhaite convaincre en étant pédagogique et transparente, en recommandant plutôt qu’en imposant ! Dans le projet de loi de modernisation du système de santé, elle souhaite autoriser les sages-femmes et les centres d’examen de santé à vacciner la population. Une bonne idée ? Peut-être, mais il faudra garder de la vigilance pour savoir qui fait quoi. Diluer les espaces de vaccination n’est pas forcément la solution. De tout temps les médecins référents, généralistes, de famille, de premier recours ont toujours eu une mission forte de protection de la population. C’est donc eux qu’il faut aider à convaincre les patients et les familles d’accepter les vaccins.

Car, OUI Madame la ministre je suis d’accord avec vous, la vaccination est, et reste fondamentale en 2015…

Vous ne voudriez pas le redire à la rentrée en impliquant la médecine scolaire ?

Pascal Mélin

Pour en savoir plus :

http://www.leparisien.fr/laparisienne/s ... a-sante%2F

http://www.soshepatites.org/2015/08/04/ ... -la-sante/
fil - 04 Août 2015 - 19:04
Sujet du message:
Chère santé


Deux nouveaux traitements de l'hépatite C, à la fois très efficaces et extrêmement coûteux, placent le régime d'assurance médicament dans une situation problématique : comment bénéficier de ces avancées majeures sans faire sauter la caisse ? Dans ce cas précis, Québec a décidé de rendre les traitements disponibles à tous, mais sur plusieurs années, en priorisant les cas les plus graves. Une expérience dont il sera essentiel de surveiller le déroulement.

Les médicaments Harvoni et Holkira Pak représentent une avancée majeure dans le traitement de la forme d'hépatite C la plus courante au Québec, le génotype 1, qui touche 62 % des personnes infectées. Contrairement aux thérapies à l'interféron, qui comportent d'énormes effets secondaires avec un taux de succès moindre, ces nouvelles substances permettent un taux de guérison de plus de 90 % en quelques mois, et ce, pratiquement sans effets indésirables.

Bref, si ce n'était de leur prix, il n'y aurait pas lieu d'en discuter. Hélas, leur coût est prohibitif, comme celui de plusieurs nouveaux médicaments. La note est d'autant plus salée que, contrairement à d'autres molécules chères, celles-ci s'adressent à un grand nombre de patients.

Les offrir aux quelque 18 600 Québécois infectés qui sont assurés au public coûterait un milliard, indique l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) dans son avis au ministre de la Santé. Et ça n'inclut pas les 30 % de porteurs du virus assurés au privé. « Cet impact budgétaire majeur, qui pourrait compromettre la pérennité du régime général d'assurance médicaments, exige de faire des choix difficiles », explique l'INESSS.


Ce choix, difficile pour les malades comme pour les soignants, est de réserver les traitements aux patients dont le foie est le plus atteint dans l'année à venir, et d'élargir progressivement l'offre au cours des cinq années suivantes, toujours en tenant compte de la gravité de l'état.

Disons-le franchement : ce n'est pas idéal, ni pour les patients ni du point de vue de la santé publique. Bien que l'hépatite C évolue lentement, la perspective d'attendre plusieurs années avant d'être soigné n'a rien d'agréable. Et la réduction attendue du nombre de nouveaux cas se fera plus lentement puisque les personnes encore infectées pourront transmettre le virus.

Cela dit, tous les patients auront accès au traitement d'ici six ans. C'est mieux que la recommandation de l'Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé, qui exclut les patients au stade précoce (score Metavire F0 et F1). Et mieux que certains assureurs américains, qui rejettent les patients les moins malades ou ne remboursent qu'une des deux molécules.

En fait, ces traitements qui coûtent des dizaines de milliers de dollars, mais qui ont la capacité de régler un problème en quelques semaines ressemblent davantage à des opérations coûteuses comme des chirurgies cardiaques qu'à des médicaments. Ces ressources-là aussi sont limitées, et les cas les plus graves sont traités en priorité. Mais faut-il vraiment que la liste d'attente s'étende sur six ans ?

Cette formule est une première, mais ce n'est sans doute pas la dernière fois que le prix d'un nouveau médicament obligera Québec à trouver un compromis.

On en demande beaucoup aux patients. Auront-ils vraiment accès aux traitements dans les délais ? Seront-ils correctement informés et suivis d'ici là ? Ceux qui verraient leur état se dégrader seront-ils remontés sur la liste d'attente ? Il faut faire un suivi adéquat de cette expérience et s'assurer que les promesses qu'on nous fait aujourd'hui soient respectées.

http://www.lapresse.ca/debats/editoriau ... -sante.php
fil - 04 Août 2015 - 19:27
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Restrictions de remboursement Medicaid de Sofosbuvir pour le traitement de l'hépatite C aux Etats-Unis

Le but de cette étude était d'évaluer systématiquement les politiques Medicaid de l'État pour le traitement de l'hépatite C (VHC) avec sofosbuvir aux États-Unis. Les Critères de remboursement de Medicaid pour sofosbuvir ont été évaluées dans chacun des 50 États et le District de Columbia. Les auteurs ont cherché des sites Web de Medicaid Etat entre le 23 juin et le 7 décembre 2014 et extrait des données en double. Des différences ont été résolus par consensus.
Les Données ont été extraites , si sofosbuvir était couvert et les critères de couverture selon les catégories suivantes : stade de la maladie du foie, la co-infection de VIH, type de prescripteur et drogue ou d'alcool utilisées . Des 42 États avec des critères de remboursement Medicaid connus pour sofosbuvir, 74 % limitent l'accès de sofosbuvir à des personnes atteintes de fibrose avancée (Meta-analyse des données histologiques au stade de l'hépatite virale [METAVIR] fibrose F3) ou cirrhose (F4). Un quart des États exigent des personnes co-infectées par le VHC et le VIH qu'ils reçoivent un traitement antirétroviral ou ont un niveau d'ARN VIH indétectable .

Deux tiers des États ont des restrictions selon le type de prescripteur, et 88 % comprennent l'usage de drogues ou d'alcool dans leurs critères d'admissibilité de sofosbuvir, avec 50 % nécessitant une période d'abstinence et de 64 %, exigeant le dépistage des drogues par test urinaire . L'hétérogénéité est présente dans les critères de remboursement Medicaid pour sofosbuvir en ce qui concerne la mise en scène de maladie du foie, co-infection VIH, type prescripteur et usage de drogue ou d'alcool à travers les Etats-Unis. Les Restrictions ne semblent pas se conformer aux recommandations d'organisations professionnelles, telles que l'Infectious Diseases Society of America et l'American Association for Study of Liver Diseases. Les restrictions actuelles semblent violer la loi fédérale Medicaid, qui oblige les États à couvrir des médicaments compatibles avec leurs étiquettes U.S. Food and Drug Administration.

La suite ici :

http://annals.org/article.aspx?articlei ... ultClick=3
fil - 06 Août 2015 - 02:35
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Alliance mondiale contre l’hépatite
2 au 4 septembre 2015
Glasgow, Écosse


http://www.worldhepatitissummit.com/

L'hépatite tue 400 Européens chaque jour

Près de 30 millions d'Européens sont atteints de l’hépatite B ou C, selon les estimations de l'OMS. Leur nombre a fortement augmenté ces dernières années, particulièrement dans l’est de l’Europe.
Ces 40 dernières années, le nombre d'Européens atteints de l'hépatite B ou C a drastiquement augmenté, surtout dans l’est de l’Europe. Ces hépatites sont causées par un virus qui s'attaque surtout au foie. Les malades n'ont souvent pas de symptômes visibles et, comme elle évolue lentement, l'hépatite passe donc souvent inaperçue et est considérée comme un véritable « tueur silencieux ».

Les hépatites virales, c'est-à-dire les infections des hépatites A, B, C, D et E, ne font pourtant pas l’objet de beaucoup d'attention de la part des décideurs politiques, estime l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), et le public n'est que peu conscient du problème.

Faiblesse des systèmes de prévention

La plupart des pays sont peu disposés à s'attaquer au problème et à mettre en place les systèmes de prévention et de traitement qui pourraient réduire les coûts des médicaments et du diagnostic, selon les spécialistes de l'OMS.

« Les tragiques décès liés à l'hépatite pourraient être évités en entravant la contagion et en améliorant le dépistage et l'accès aux traitements pour les personnes atteintes », assure Martin Donoghoe, qui travaille pour le programme commun de lutte contre la tuberculose, le VIH/sida et l'hépatite de l'OMS.

« Il faut supprimer les méthodes d'injections et de transfusions sanguines non sûres, instaurer une vaccination systématique contre l'hépatite B et s'assurance que les malades potentiels sont diagnostiqués et ont accès aux médicaments permettant de traiter l'hépatite B et de guérir l'hépatite C », a-t-il déclaré.

Vaccination des nouveau-nés

Si l'augmentation du nombre de malades en Europe est principalement due à la contamination via transfusions et injections, l'OMS préconise surtout de mettre en place des programmes de vaccination. De fait, la vaccination des nouveau-nés est la manière la plus efficace et la plus sûre d'empêcher la transmission de l'hépatite virale B de la mère à son enfant. Ce vaccin protège ensuite le bébé toute sa vie.

Lire : Les eurodéputés veulent intensifier la lutte contre l’hépatite

L'OMS élabore actuellement une stratégie globale de lutte contre l'hépatite virale. L'ambitieux objectif de l'organisation est de limiter la contagion au point que la maladie ne soit plus une menace pour la santé publique et d'ainsi sauver des millions de vies. En septembre, l'Écosse accueillera le premier sommet mondial sur l'hépatite, afin de conscientiser les décideurs politiques.
http://www.euractiv.fr/sante/les-eurode ... ews-531581

>> Lire aussi : La méfiance à l’égard des vaccins se généralise dans l’UE

http://www.euractiv.fr/sections/sante-m ... lue-313287

http://www.euractiv.fr/sections/sante-m ... our-316636
fil - 07 Août 2015 - 08:08
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Gilead accorde à la Tunisie la licence du traitement de l’hépatite C

Gilead élargit l’accès au traitement de l’hépatite C chronique et accorde la Tunisie la licence du traitement.

L’Association tunisienne de lutte contre les MST et le sida (ATL-Tunis) annonce, dans un communiqué publié jeudi, avoir appris, par un mail reçu le 3 août, que le laboratoire pharmaceutique américain Gilead a rajouté la Tunisie à la liste des pays qui auront accès à l’accord de licence des génériques du traitement de l’hépatite C chronique.

Cette bonne nouvelle doit pousser les autorités tunisiennes à être réactives aux demandes et aux besoins des personnes atteintes par cette maladie.

ATL-Tunis signale également que, depuis l’enregistrement du traitement aux états Unies et suite aux recommandations de l’OMS pour son usage, elle n’a pas cessé de mener des actions de plaidoyer aux niveaux régional et international avec l’appui et le soutien de la Coalition internationale pour la préparation au traitement dans la région Afrique du Nord et Moyen Orient (ITPC-Mena), et de faire pression sur le laboratoire en question afin qu’il lève l’embargo sur les pays en développement.

L’association annonce, par ailleurs, la poursuite du combat pour une stratégie nationale qui prenne en compte à la fois la prévention basée sur l’accès gratuit au test rapide de l’hépatite C et l’accès universel au traitement.

http://kapitalis.com/tunisie/2015/08/06 ... epatite-c/
fil - 07 Août 2015 - 08:10
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Sang contaminé: décès de la militante Diane Parsons


Une Canadienne qui a mené la grande lutte pour les droits des victimes de transfusions sanguines contaminées à l'hépatite C au Canada est morte samedi dernier.


Diane Forsyth - connue davantage sous son nom de fille, Parsons - est morte à Halifax à l'âge de 64 ans, a annoncé son avocate Dawna Ring.

Mme Parsons a été infectée à l'hépatite C lors d'une transfusion sanguine subie avant une chirurgie buccale, en 1989. Elle souffrait alors d'une maladie sanguine.

C'est elle qui a plus tard été la plaignante principale dans le recours collectif de 1,8 milliard de dollars au nom des Canadiens infectés par du sang et des produits sanguins contaminés.


«Dès le début de sa maladie, jusqu'au jour de sa mort, Diane s'est battue pour que des compensations suffisantes soient versées (...) aux victimes de l'exposition à l'hépatite C par le sang», a écrit son médecin de famille, Patricia Beresford.

En 1989, le Canada ne disposait pas d'une structure systématique de dépistage de l'hépatite C dans le sang et les produits sanguins. Dans les années 1980, des milliers de personnes au pays ont été infectées par le VIH et l'hépatite C après avoir reçu des transfusions de sang contaminées.


Le gouvernement canadien avait lancé une enquête publique en 1993 pour se pencher sur ces nombreux cas. Au terme de son enquête de quatre ans, le juge Horace Krever avait émis 50 recommandations dans son rapport.

Le règlement du recours collectif initié par Mme Parsons en 1998 n'a pas été sans controverse.

En vertu de l'entente de cour, les gouvernements fédéral et provincial devaient indemniser les victimes exposées à l'infection de 1986 à 1990. Ainsi, certaines personnes qui avaient été infectées avant 1986 ont été exclues parce qu'on croyait qu'il n'existait pas à l'époque de test pour détecter la présence du virus. Or, il a été découvert plus tard qu'il y avait de tels tests avant cette année-là.

Une autre entente de compensation avait été conclue en 2006 pour couvrir les victimes infectées avant 1986 et après 1990.

Des proches de Mme Parsons ont tenu à souligner son rôle important dans le combat des victimes.

Harvey T. Strosberg, qui était l'avocat principal du recours collectif, a qualifié la femme de «visionnaire». «Elle a fait confiance au système judiciaire et elle n'a pas été déçue. Des milliers de Canadiens ont pu en bénéficier parce qu'elle leur a pavé la voie», a-t-il indiqué par voie de communiqué.

Son avocate Dawna Ring a ajouté que sa cliente était généreuse de son temps même quand elle était très malade. «Diane a exposé sa vie privée au public pour sensibiliser tout le monde à l'hépatite C», a-t-elle affirmé.

Alexa McDonough, ancienne chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) et ancienne députée en Nouvelle-Écosse a aussi souligné l'importance de Mme Parsons pour les personnes affectées par le virus. «Diane s'est battue et a défendu la cause des autres qui luttaient contre l'hépatite C», a-t-elle écrit dans un communiqué.

Diane Parsons, qui était veuve de son premier époux, laisse dans le deuil son second époux, une fille, trois fils, une belle-fille, huit petits-enfants et deux arrière-petits-enfants. Ses funérailles doivent avoir lieu ce mercredi matin à Halifax.

http://www.lapresse.ca/actualites/sante ... arsons.php
fil - 07 Août 2015 - 12:44
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ON L’APPELAIT MOMONE…

Elle s’appelait Simone mais son surnom c’était Momone, un personnage haut en couleurs à Saint-Dizier…Elle nous a quittés il y a quelques jours et je voudrais lui rendre hommage car c’était une hépatante de l’ombre …

Momone, tu faisais partie des grognards de la vieille garde. Tu avais participé aux premières réunions de SOS hépatites lorsque nous n’étions pas encore dix. Tu avais eu l’idée géniale d’acheter du ruban vert pour imiter le ruban rouge du VIH, à l’époque tu m’avais dit : « la couleur des maladies du foie c’est le jaune, mais je préfère le vert c’est la couleur de l’espoir. Je ferai des rubans jaune et rouge pour les co-infectés VIH-VHC ». On était en 1997…

Tu aimais à raconter à qui voulait l’entendre que tu étais là quand j’étais arrivé comme interne dans le service… Puis tu avais perdu pied dans l’alcool pour supporter les embûches que la vie te réservait. Et puis un jour tu semblais plus perdue encore, plus maigre, perdue et dénutrie. On avait alors découvert que tu présentais une hépatite C aigue. Je mis alors en application ce que j’avais appris, il faut traiter les hépatites aigues. Mais j’étais bien prétentieux et l’alcool a détruit ton futur, tu vivais au jour le jour sans te soucier des lendemains, et le traitement de cette hépatite aigue n’avait donc aucun sens… Pendant deux ans on t’a vu tournoyer dans ta maladie alcoolique. Au bout de deux ans tu as accepté une première biopsie hépatique d’évaluation, celle-ci retrouvait un score de fibrose F2. Tu as alors accepté un sevrage dans un but de traitement. A 10 jours de sevrage on avait débuté une bithérapie interféron ribavirine. Malheureusement, au bout de 3 semaines tu avais présenté une décompensation psychiatrique qui avait nécessité ton transfert en psychiatrie. Pour te rassurer, tu avais alors repris le chemin de l’alcool. Tu acceptais régulièrement de venir parler de la souffrance de ta vie. Deux ans après, une nouvelle biopsie révélait qu’en seulement 4 ans, les liaisons dangereuses alcool et virus de l’hépatite C t’avaient amené à la cirrhose… Tu acceptas alors un passage en postcure puis en psychiatrie ou tu découvrais les ateliers d’écriture et l’art-thérapie. Alors que nous étions craintifs sur la reprise d’une bithérapie, c’est toi qui nous as rassurés. On a débuté le traitement, la tolérance était difficile mais tu étais abstinente, progressivement tu as guéri.

Tu es sortie de l’hôpital psychiatrique, tu as fini ton traitement sans alcool. Et tu as alors brandi ta guérison comme un étendard repris sur un champ de bataille. Cette abstinence a duré 7 ans. Sept années pendant lesquelles tu as écrit dans les ateliers d’écriture, en art-thérapie tu as réalisé de nombreux objets. Sur mon bureau il y a toujours la main que tu m’as offerte et la godasse trouée… BLOG MODELAGE

Puis la vie t’a de nouveau fait souffrir et l’alcool revenu. Mais tu avais gagné du temps et montré à tes enfants que tu étais plus forte que l’alcool.

Tu as continué de vivre en funambule, en équilibre, sans complétement tombé, tu étais devenue grand-mère. Hier j’ai rencontré ta fille et ta petite-fille qui m’ont appris la nouvelle… Il y a quelques jours tu t’es endormie et tu ne t’es pas réveillée…

Tu m’as appris que ce n’était pas aux médecins de décider de la guérison, mais aux malades. L’alcool n’est pas incontournable et les soins de la maladie alcoolique peuvent passer par les soins de l’hépatite C. Tu nous as demandé de te faire confiance pour nous prouver que c’était possible.

Merci Momone, tchao la rebelle.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/08/07/ ... it-momone/
fil - 10 Août 2015 - 05:26
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VHC Traiter tard : quel prix ?
17e Forum national des hépatites

http://public.weconext.eu/soshepatites/ ... flash.html

http://www.soshepatites.org/2015/07/31/ ... entations/

http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=23423
fil - 11 Août 2015 - 13:59
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EBOLA. LE VACCIN EST LÀ ET ALORS ?



EBOLA. Le virus qui a fait trembler les démocraties. Par le passé se sont les grandes épidémies comme la peste, le choléra, la tuberculose ou plus récemment le SIDA qui ont ébranlé les démocraties.

Aujourd’hui grâce aux média et à grand renfort de sensationnalisme c’est EBOLA qui est venu nous faire peur. Alors pourquoi ? Ce virus est pourtant connu depuis plus de 30 ans et il a déjà fait plusieurs épidémies dans différentes régions d’Afrique. Oui, mais là il y avait les yeux du monde. Et pour la première fois, comme dans un scénario de science-fiction on pouvait imaginer la diffusion de cette épidémie mortelle, à l’échelon planétaire.

Les frontières se sont fermées, les moyens de transports se sont paralysés, l’économie de région entière a été mise au point mort… Pour justifier cette mise en quarantaine les pays riches ont envoyés des équipes médicales d’aide. Les centres hyper spécialisés en maladies infectieuses ont accepté d’accueillir et de soigner les soignants qui s’étaient contaminés dans le cadre de leur mission d’assistance. Les différents pays d’Europe ont chacun accueilli des malades mais il s’agissait toujours de ressortissants européens et jamais de malades africains qui devaient rester sur site pour bénéficier de soins locaux. L’épidémie EBOLA est rapide hautement contagieuse et foudroyante. Il n’existait aucun traitement ni vaccin. Des sommes colossales ont été débloquées et plusieurs équipes de chercheurs ont été sommé de travailler sur cette épidémie. Très vite des molécules ont semblé intéressantes, mais les stratégies des essais thérapeutiques et les études semblaient trop longs. Alors on s’est autorisé à tenter le tout pour le tout et donc à soigner des malades avec ce qu’on pensait être efficace. Scandaleux me direz-vous ? Et bien non, car il n’y avait aucune autre alternative mais les budgets mobilisés en quelques mois ont permis de mettre au point des traitements qui ont réduit significativement la mortalité et cette semaine ont nous annonçait qu’un vaccin était mis au point et qu’il était efficace dans 100% des cas.

Bravo devant de tels résultats ! Et pourtant que se cache-t-il derrière cette annonce tonitruante ? Le vaccin VSV-ZEBOV, car c’est son nom, a quand même la particularité de devoir se conserver à moins 80 degrés Celsius ! Ce qui sera une prouesse technologique là ou l’épidémie sévit, c’est-à-dire dans 3 pays pauvres et au climat tropical, La Guinée, La Sierra Léone ou le Libéria. De plus l’équipement sanitaire étant insuffisant dans ces pays, les soignants locaux ont été exposés et largement décimés. Aujourd’hui les manques de soignant ralentissent les autres programmes d’accès aux soins. Ainsi en Sierra Léone seuls 20% des 10 000 séropositifs au VIH, connus, reçoivent encore un traitement et 50% des emplois du secteur privé ont été perdu, au Libéria le pouvoir d’achat des ménages a chuté de 35% en 6 mois.

Alors pour qui sera le vaccin ? Pour les pays riches et leur permettre de se protéger de cette nouvelle peste prête à les envahir ? Ou bien poursuivrons nous la solidarité Nord /Sud pour permettre l’accès aux soins et à la prévention des populations ? Cinq milliards de dollars ont été promis pour aider au redressement des économies de ces trois pays et la mise en place de programmes pour apprendre aux populations locales et aux soignants de se protéger. Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) soutient les pays qui exécutent les programmes de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, financés par le Fonds Mondial (qui oublie toujours les hépatites virales), aujourd’hui il s’est investi aussi dans la lutte contre Ebola.

Mais les croyances ont la vie dure (la France en sait quelque chose), ainsi localement il a été dit que cette maladie se transmettait par les soins dans les hôpitaux et les dispensaires. Ce sont 800 000 femmes qui devraient accoucher dans les 12 mois et pourtant elles sont tentées de fuir les hôpitaux, ce qui augmentera la mortalité materno-infantile. Il est bien évident que le problème va bien au-delà de l’accès au vaccin mais repose clairement sur l’accès aux soins pour les plus démunis.

Et l’hépatite B me direz-vous ? Et bien pendant tout ce temps il n y a toujours pas de programme de dépistage des femmes enceintes ni de vaccination systématique des nourrissons dans ces pays … Cet attentisme est criminel…

Mais nous sommes dans un pays riche, l’épidémie d’Ebola est sous contrôle, nous avons un vaccin pour nous en protéger, tout va bien dans le meilleur des mondes. Le championnat de France de foot de ligue 1 a repris et l’équipe du PSG a gagné son premier match, ce qu’elle n’avait pas fait depuis 4 ans…

Pascal Mélin

Pour en savoir plus:

http://www.huffingtonpost.fr/mandeep-dh ... 53972.html
mathilde - 11 Août 2015 - 22:42
Sujet du message:
Pour lutter contre les croyances, les préjugés et autres âneries, pour améliorer la contraception, et combien d'autres choses, bref pour sortir de la misère l'EDUCATION et toujours l'éducation, c'est la priorité des priorités.
fil - 12 Août 2015 - 07:45
Sujet du message:
Traitements du VHC : de la médecine… et du commerce



Cela n’étonnera personne, mais les hépatites virales conduisent autant les journaux et sites d’infos économiques que médicaux à traiter de l’arrivée des nouvelles molécules contre le VHC. Fin juillet, Bloomberg a ainsi consacré un article à la stratégie de Merck pour le lancement aux Etats-Unis d’un nouveau traitement combinant grazoprevir et elbasvir. On y comprend que le grand labo a décidé de bousculer un secteur, le traitement du VHC, que se partagent largement Gilead et AbbVie. Comme l’explique Bloomberg dans son style habituel : "Le marché de l’hépatite présente des opportunités très lucratives". Lucratives ? C’est peu de le dire. Ainsi Gilead a fixé le prix de la cure avec Sovaldi à 78 895 euros (prix dans les pays du Nord, mais qui peut être plus bas selon les accords bilatéraux du laboratoire avec tel ou tel pays) et celle avec Harvoni à 86 693 euros. En 2014, Gilead a obtenu avec les seules ventes de Sovaldi : un peu plus de 10 billions (billion : un million de millions) de dollars de recettes et les analystes de Bloomberg estiment que les ventes cumulées de Sovaldi et d’Harvoni devraient avoisiner les 17 billions de dollars en 2015. Ces recettes record s’expliquent en partie parce que Gilead n’a pas eu de concurrent dans ce secteur jusqu’à l’arrivée du traitement Viekirax (ombitasvir/paritaprévir/ritonavir), un an après le lancement de Sovaldi et désormais l’arrivée du traitement de Merck.
fil - 12 Août 2015 - 14:06
Sujet du message:
Le Cabaret Vert 20-21-22-23 août 2015. Information & réduction des risques avec YOZ



Le Cabaret Vert, Infos pratiques :

Services: http://cabaretvert.com/infos-pratiques/services/

Camping: http://cabaretvert.com/infos-pratiques/camping/

COMMENT SE PROTÉGER ?

L’équipe bénévole de l’association Yoz sera présente sur le site et les campings du festival pour prévenir et informer sur les risques liés aux comportements en milieu festif, les risques liés aux usages de substances psycho actives (tabac, alcool, cannabis, ecstasy…) et aux autres comportements tels que l’écoute de musique amplifiée, la conduite de véhicule ou les relations sexuelles (VIH, IST, hépatites…).

http://www.soshepatites.org/2015/08/12/ ... -avec-yoz/



https://www.youtube.com/watch?v=xNCgvwOWwVk
fil - 13 Août 2015 - 08:50
Sujet du message:
L'hépatite C est « une épidémie silencieuse »

Il y a 43 500 malades enregistrés avec l'hépatite C en Ukraine. Cependant, l'Organisation mondiale de la santé estime que le nombre réel de personnes infectées est beaucoup plus élevé et estime que jusqu'à 8 % des personnes pouvait vivre avec l'hépatite C dans le pays.

"Bien que les données sur la prévalence de l'infection de virus de l'hépatite C en Ukraine sont limitées, les dernières études disponibles mentionnent que le nombre de personnes vivant avec l'hépatite C en Ukraine peut être jusqu'à 3,5 millions," a expliqué Liuba Negru, attachée de presse dans le Bureau européen de l'Organisation mondiale la santé.

L'hépatite C se propage principalement par contact avec le sang d'une personne infectée. La particularité de cette maladie est sa capacité de progrès sous forme latente pendant une longue période de temps, et il n'est souvent pas diagnostiquée jusqu'au stade de cancer du foie ou une cirrhose.

En outre, la propagation du virus de l'hépatite C en Ukraine semble s'aggraver depuis le début de la guerre. Selon l'International HIV/AIDS Alliance, une organisation luttant contre l'hépatite C en Ukraine, la prévalence du virus chez les soldats pourrait être beaucoup plus élevée que dans la population générale.
"Le risque d'aggravation rapide de l'épidémie d'hépatite virale en Ukraine augmente sensiblement en raison du grand nombre de personnes blessées, détérioration des conditions sanitaires, sociales et économiques de la vie de nombreux Ukrainiens dans l'est du pays," a expliqué International HIV/AIDS Alliance sur un communiqué de presse.

Mais le ministère de la défense n'est pas d'accord avec cette affirmation et dit que les soldats dans la zone de guerre ne sont pas plus susceptibles de s'infecter.

"Ces experts (HIV/AIDS Alliance) n'ont pas les informations nécessaires. Virale de l'hépatite C dans une zone de combat a la même fréquence que dans les unités de déploiement permanent, a déclaré le lieutenant-colonel Oksana Gavrylyuk.

Toutefois, le HIV/AIDS Alliance a effectué un programme-pilote à l'hôpital clinique militaire Central de Kiev le mai, et les résultats semblent prouver que la prévalence de l'hépatite C chez les soldats est alarmante.
"Nous avons procédé à une mise à l'essai dans l'hôpital militaire de mai. Il y avait près de 80 officiers qui étaient tout juste de retour de l'est et ont été testés, et nous avons obtenu des résultats de tests positifs, vraiment énormes", a expliqué Pavlo Skala, associé directeur de International HIV/AIDS Alliance en Ukraine.

Les résultats de ce premier programme ne suffisent pas à connaître la prévalence exacte de l'hépatite C chez les soldats ukrainiens, donc, HIV/AIDS Alliance a commencé à lancer une nouvelle initiative pilote pour réaliser 5 000 autres tests parmi les militaires.

« Pour le moment on parle juste de dizaines de cas, mais après que nous ayons évalué les données provenant des 5 000 essais, il ne sera pas le même pas des centaines, ce serait des milliers, » a déclaré Skala.

Même si HIV/AIDS Alliance bénéficie du soutien du ministère de la défense et le ministère de l'intérieur pour effectuer les 5 000 tests de dépistage, Skala affirme que les deux ministères ont été réticents à collaborer avec eux.

« À la dernière étape, ils étaient presque prêts à annuler la Conférence de presse et d'annuler le programme parce qu'ils ont réalisé qu'il serait un énorme scandale, » a déclaré Skala.

"Nous leur avons dit: ' Ok, nous allons procéder à la Conférence de presse et c'est à vous. Si vous refusez, nous dirons plus d'informations. Si vous acceptez, nous déciderons sorte de façon de gérer cette information "," a expliqué Skala.

http://www.kyivpost.com/content/ukraine ... 95498.html
fil - 13 Août 2015 - 11:14
Sujet du message:
La pharmacovigilance expliquée par les patients

La pharmacovigilance repose historiquement sur la déclaration spontanée des effets indésirables par les professionnels de santé et s’articule autour du réseau des centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV). Ce système présente une bonne spécificité (expertise clinique) mais reste toutefois peu sensible. Il existe une sous déclaration estimée à environ 5 à 10%. Afin d’améliorer l’exhaustivité des déclarations, les patients et les associations de patients ont la possibilité depuis 2011, de pouvoir déclarer un effet indésirable au centre régional de pharmacovigilance (CRPV) dont il dépend. Toutefois, cela reste encore un peu compliqué pour l’usager en santé.

Des initiatives et des projets sont mis en place pour sensibiliser le grand public et les professionnels de santé peu visibles certes, mais qui méritent d’être présentées quand il s’agit de belles initiatives. L’association Française des hémophiles (AFH) a développé un site web à visée pédagogique à l’attention des patients et des soignants pour comprendre la pharmacovigilance et faciliter la déclaration des effets indésirables.

De quoi s’agit-il?

Ce site « déclarer un effet indésirable » répond à un appel de projet de l’ANSM (Agence française des médicaments) et est coordonné par l’Association Française des Hémophiles (AFH) avec le soutien d’autres partenaires notamment la société française de pharmacie clinique (SFPC), le centre de référence de l’hémophilie et la plateforme d’échanges et de recherche sur les médicaments dérivés du sang et leur analogues recombinants (PERMEDES). Le site se présente comme un guide des effets indésirables des médicaments dans les maladies hémorragiques rares et se décline en cinq onglets :

– qu’est ce un effet indésirable?

– qu’est ce un médicament?

– pourquoi déclarer un effet indésirable?

– qui doit déclarer un effet indésirable?

– comment déclarer un effet indésirable?

La démarche de pharmacovigilance est présentée soit sous forme d’interviews, d’exemples simples ou de vidéos courtes pédagogiques rappelant l’intérêt de santé publique.

http://pharmacovigilancepourtous.fr/la- ... -patients/

• site ANSM comment déclarer un effet indésirable?

http://ansm.sante.fr/Declarer-un-effet- ... e-patients
fil - 14 Août 2015 - 09:06
Sujet du message:
Cegidd : une réforme des centres de dépistage

Réclamée par différents rapports, la fusion des Ciddist et des CDAG est lancée. Ces deux structures réunies donnent naissance à une nouvelle entité : les Cegidd (Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic). Les Cegidd, dont les missions ont été étendues et transformées, traitent maintenant en plus du VIH, des hépatites virales, des IST et de la santé sexuelle et devront mieux cibler les publics les plus vulnérables. En attendant leur mise en place effective au 1er janvier 2016, Seronet vous explique ce que sont ces structures de service public, et en quoi leurs missions ne sont pas la simple addition de celles des anciens Ciddist et CDAG.



Pas toujours facile de s’approprier les sigles, surtout ceux qui, dans les faits, fusionnent eux-mêmes deux autres sigles… vous voyez le genre ! Ce cas d’école, c’est celui du Cegidd (pour Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic) une structure qui vient remplacer les CDAG (Centres de dépistages anonymes et gratuits) et les Ciddist (Centres d'information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles). C’est la dernière loi de finances de la sécurité sociale, celle de 2015, qui a créé cette nouvelle entité. Cette structure unique vient donc remplacer les Ciddist et les CDAG, respectivement héritage de l’histoire des politiques contre les maladies vénériennes menées depuis le début du vingtième siècle, puis de la lutte contre le VIH/sida à la fin des années 80.

La fusion était recommandée depuis 2010. Plusieurs rapports (celui de l’Inspection générale des affaires sociales, du Conseil national du sida, des experts français sur la prise en charge du VIH) la réclamaient. L’objectif affiché par le gouvernement pour cette fusion était triple : assurer une meilleure visibilité et une meilleure accessibilité du dispositif aux personnes usagères, simplifier les gestions administratives et financières, assurer un meilleur pilotage public du dispositif. A ces objectifs, s’en ajoute un qui saute aux yeux quand on lit l’article de la loi de financement de la Sécurité sociale 2015 et le cahier des charges des Cegidd. Celui "d'atteindre les populations les plus concernées" par le VIH, les hépatites virales et les IST. En effet, les Cegidd assument une mission de service public auprès de la population générale, mais ils doivent aussi adapter leurs actions et "les diriger, notamment à travers les actions hors les murs, vers les publics les plus exposés, au plan épidémiologique, au risque de transmission du VIH, des IST, des hépatites virales B et C ou les plus éloignés du système de soins".

Les Cegidd sont gratuits (aucune prestation n’est payante pour l’usager). Ils seront mis en place sous la responsabilité des agences régionales de santé (ARS) et leur financement est assuré par la sécurité sociale au moyen des fonds d’intervention régionaux (FIR) ; les agences disposent de ces fonds pour adapter leurs politiques de santé à leur territoire. La loi prévoit, au minimum, un Cegidd par territoire de santé.

Plus ambitieux qu’une simple fusion !

Le législateur ne s’est pas contenté de fusionner deux structures. Il a voulu pour la nouvelle des missions plus ambitieuses. Pour faire simple, le Cegidd reprend donc les anciennes missions des CDAG et des Ciddist : la prévention, le dépistage, et le diagnostic VIH/hépatites ; la prévention, le dépistage, le diagnostic et le traitement des IST simples. A la suite du législateur, le gouvernement et son administration ont souhaité approfondir ces deux missions puisque les Cegidd doivent "élaborer avec l'usager son parcours de santé". C’est vrai, lorsqu’on découvre que les personnes sont porteuses du VIH ou d’une hépatite virale ou d’une IST, les Cegidd doivent alors orienter, voire accompagner si nécessaire, "l'usager porteur du VIH ou d'une hépatite virale après confirmation vers une consultation médicale adaptée". Ils doivent aussi orienter l'usager "porteur d'une IST compliquée dont le traitement nécessite une prise en charge spécialisée vers une structure de santé ou un professionnel ayant compétence pour la réaliser". Jusque-là rien de nouveau, mais cette orientation sera facilitée par la possibilité de lever l’anonymat des personnes qui l’acceptent pour faciliter la continuité de la prise en charge. Les missions vont plus loin puisque les Cegidd devront proposer une "prise en charge psychologique et sociale de première intention de l'usager pour l'ensemble de ces infections et orientation en cas de besoin", que l’usager soit positif ou négatif. Les Cegidd pourront proposer à tous la vaccination contre l'hépatite B, contre l'hépatite A hors indications pour les voyageurs, et contre le papillomavirus humain (HPV). Le texte précise que les Cegidd pourront aussi proposer des vaccinations recommandées par les autorités sanitaires pour des publics cibles au-delà des hépatites virales et des IST. C’est ainsi une véritable réponse aux besoins de vaccinations des populations cibles qui se dessine avec la possibilité pour les Cegidd d’adapter leur offre en fonction des besoins de ces populations et des infections qui circulent en leur sein. Enfin, les Cegidd doivent assurer la prise en charge et le suivi d'un accident d'exposition au VIH, au VHB et au VHC, quand ils seront implantés dans un hôpital (seul les hôpitaux peuvent, aujourd’hui, prescrire en première intention des traitements contre le VIH et les hépatites) "ou orienter les usagers vers une structure autorisée".

A ces deux missions s’en ajoute une troisième, et qui est nouvelle : la prévention des autres risques liés à la sexualité, dans une approche globale de santé sexuelle. Il s’agit notamment par la délivrance d’information, la prescription de contraception ; la prévention et détection des violences sexuelles ou des violences liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre, des troubles et dysfonctions sexuels.

AIDES a beaucoup bataillé pour que le législateur soit plus précis dans les missions nouvelles du Cegidd. En effet, si l’on souhaite amener les publics cibles à se faire dépister régulièrement et à augmenter leur capacité de se protéger, il est nécessaire de répondre globalement aux autres besoins de santé sexuelle de ces populations. Celles-ci cumulent des facteurs d’inégalité d’accès à la santé, notamment liées à leur origine, leurs pratiques, leur mode de vie, leurs orientations sexuelles, ou leurs identités de genre qui augmentent leurs vulnérabilités à ces infections.

Au delà de l’évolution des missions, c’est dans les modalités d’action et les règles de bonnes pratiques, la capacité à s’adapter aux besoins des publics qu’il faut lire les apports du nouveau dispositif Cegidd vers l’organisation de parcours de santé pour des personnes les plus vulnérables au VIH, aux hépatites virales et infections sexuellement transmissibles et éloignées du système de santé. Ainsi, le Cegidd assure ses trois missions "dans ses locaux ou hors les murs, notamment auprès des populations les plus concernées". Par ailleurs, il "peut mener ces activités (…) en coordination avec les autres organismes, notamment les associations (...) avec lesquels il conclut des conventions de partenariat". Les Cegidd pourront orienter ou accompagner en cas de besoin les personnes vers d’autres professionnels du soin, mais aussi "vers des structures et associations de promotion de la santé agissant dans les champs du VIH, des hépatites virales et des IST, afin de bénéficier d'un soutien et d'un accompagnement appropriés à sa situation". Ils devront, en outre, "veiller à l'information du médecin traitant sur les soins prodigués notamment les vaccinations, avec l'accord de l'usager".

Autre élément : en "vue de répondre à des besoins territoriaux ou populationnels, un centre [Cegidd] peut organiser, à titre facultatif et avec l’accord de l’Agence régionale de santé, une prise en charge spécifique orientée vers la réponse à ces besoins" et "bénéficier de l'appui d'autres acteurs non professionnels de santé (médiateur de santé…)". D’accord, cela sonne jargon, cela veut dire qu’un Cegidd peut, s’il le souhaite, renforcer son offre de prise en charge, par exemple en termes de santé sexuelle et avoir recours à des acteurs de santé qui agissent dans les associations.

Dernier signe fort de la volonté du gouvernement que les Cegidd soient bien une porte d’entrée dans un parcours de santé (notamment sexuel) redirigeant les usagers vers l’offre existante sur le territoire de santé : la politique de recrutement des personnels. Hormis le personnel de base (médecins, infirmières, secrétaires), les autres acteurs soignants et médecins spécialistes intervenant dans les centres pourront être issus d’autres structures, établissements ou même être des professionnels libéraux avec lesquels les centres passeront des "accords formalisés" de mise à disposition. De même les Cegidd pourront, après accord de l’ARS, avoir l’appui d’acteurs non professionnels de santé (médiateurs de santé…) issus des associations pour intervenir au sein de ses actions.

Les Cegidd vont se mettre en place…

Pour cela, trois textes réglementaires sont nécessaires. Ils sont sortis début juillet 2016. Le premier, un décret, précise quelles structures vont pouvoir être habilitées Cegidd ainsi que la procédure administrative à suivre. Le second entre davantage dans le vif du sujet avec le cahier des charges, le contenu du dossier de demande d’habilitation, et les conditions de levée de l’anonymat des usagers. Ce sera un arrêté. Le dernier, c’est une instruction ministérielle qui vulgarise et précise ce qui est décrit dans un langage administratif dans les deux autres textes. C’est comme la note d’intention pour les metteurs en scène qui ont du mal à faire comprendre leur travail aux spectateurs... Les structures souhaitant être habilitées Cegidd ont, deux mois pour déposer leur dossier auprès du directeur général de l’ARS dont elles dépendent. L’ARS a quatre mois pour répondre. L’absence de réponse vaut refus. Compte tenu du retard pris dans la parution des textes qui devaient, à l’origine, être disponibles en avril, certaines ARS, au cas par cas, ont rallongé le délai de dépôt des dossiers de demandes d’habilitation. Mais le 3 décembre 2015, au plus tard, toutes les structures habilitées à être Cegidd seront connues. Au 1er janvier 2016, les Cegidd seront en activité.

Qu’est-ce qui est intéressant avec les Cegidd ?

En premier lieu, que ces structures permettent d’améliorer l’accès au dépistage, à la prévention et plus globalement à la santé sexuelle à la fois de la population générale et des populations les plus exposées au VIH, aux hépatites virales et aux IST. Car il existe des enjeux importants en France en matière de dépistage et de prévention. Le plan national de lutte contre le VIH/sida et les IST (2010-2014) avait proposé un cadre stratégique avec des objectifs assignés aux actions de dépistage : notamment dépister plus tôt et améliorer les actions de prévention auprès des publics cibles pour faire diminuer le nombre de nouvelles contaminations. Il faut donc un cadre national, mais pour qu’il soit efficace et surtout mis en œuvre, il doit s’appuyer sur une programmation stratégique à l’échelle des territoires de santé arrêtée sous la responsabilité des Agences régionales de santé. Pour que cette politique de dépistage et de prévention soit efficace, elle doit se fait sur la base d’un diagnostic partagé des besoins des populations, des contextes épidémiologiques, des réponses existantes et des besoins non couverts sur les territoires de santé. Cette programmation doit notamment permettre de conforter les actions de dépistage associatif et communautaire déjà en cours en leur donnant une place à part entière dans les politiques territoriales de dépistages. Cette politique prend notamment appui sur le nouveau réseau de Cegidd qui sortira, au final, de la réforme. Ce travail de programmation stratégique du dépistage et de prévention sera arrêté par les différentes ARS en lien avec les acteurs de terrain, et "notamment les Corevih". Autrement dit, il est important que les ARS amorcent cette programmation stratégique avant d’habiliter les Cegidd afin que ces nouvelles structures s’engagent avec les autres acteurs du dépistage et de la prévention sur les territoires de santé vers une politique de dépistage qui réponde à des objectifs nationaux tout en tenant en compte des particularités locales.

Pour celles et ceux qui ont réfléchi au fonctionnement et missions des Cegidd, il est nécessaire que la structuration (en cours) et l’organisation de ces structures soient suffisamment souples pour : s’adapter aux évolutions des enjeux des épidémies et des besoins en santé de ces populations ; permettre la mise à disposition d’outils innovants (par exemple les prophylaxies pré-exposition/ PrEP), ou faciliter l’accès à des outils existants mais peu utilisés ou sujets à des difficultés dans l’accès (vaccinations, prophylaxie post exposition au VIH ou TPE) ; travailler en collaboration avec les autres acteurs du dépistage sur un territoire de santé, tels qu’ils existent aujourd’hui, mais aussi demain si leur modalité d’action et leurs projets évoluent. Dans cette hypothèse, on doit pouvoir compter sur les apports des Corevih. En 2006 déjà, le Conseil national du sida recommandait alors aux futurs Corevih d’avoir un rôle dans les politiques régionales de dépistage ; ce qui n’avait pas été suivi d’effets. Aujourd’hui, on peut imaginer que les Corevih travaillent aux côtés des Agences régionales de santé, pour que soit engagé un travail de programmation stratégique des politiques de dépistage et de prévention sur les territoires de santé. On peut imaginer également que ces Corevih qui sont des instances de démocratie sanitaire uniques contribuent avec leurs acteurs, leurs outils à une adaptation permanente des missions des Cegidd aux évolutions de contextes dans le temps sur les enjeux de dépistage, de prévention et de prise en charge du VIH, des hépatites virales, des IST et de la santé sexuelle.

Ces ambitions étaient les promesses de la fusion des CDAG et des Ciddist en Cegidd voulue par les parlementaires. Le ministère de la Santé et son administration en rédigeant des textes d’application ambitieux pour les Cegidd ont tenu cette promesse. Espérons maintenant que les ARS, ne passeront pas à coté de cette réforme dans sa mise en œuvre effective sur les territoires de santé.
fil - 17 Août 2015 - 09:32
Sujet du message:
LA VIE IMMORTELLE D’HENRIETTA LACKS …



Il y a des livres qui vous racontent de belles histoires et il y a ceux qui vous apprennent des choses. Mais plus rarement il y a des livres qui font les deux, en voici un !

« La vie immortelle d’Henrietta Lacks » de Rebecca Skloot aux Editions Calmann-lévy, publié en 2010 (21,50 euros).

Son nom ne vous dit probablement rien, Henrietta Lacks, et pourtant nous sommes des milliards à lui devoir quelque chose. Sans dévoiler le livre, je voudrai vous éclairer un peu. Après la seconde guerre mondiale les découvertes médicales explosent avec en particulier l’arrivée des antibiotiques. Pourtant la science médicale bloque sur la question des cultures cellulaires. N’arrivant pas à cultiver des cellules saines plusieurs chercheurs se tournent vers les cellules cancéreuses qui sont par définition immortelles. Mais faute de milieu de culture correcte toutes les tentatives échouent. C’est alors qu’en 1951 Henriette Lacks, cette Afro-Américaine qui travaillait dans les champs de tabac du sud des Etats- Unis, est atteinte à l’âge de 31 ans d’un cancer foudroyant de l’utérus. Les médecins réalisent un prélèvement qui permet le diagnostic mais malheureusement Henrietta ne survivra pas. Par contre ses cellules cancéreuses sont résistantes et se reproduisent sans jamais s’arrêter. Les médecins tiennent alors leur première culture cellulaire et du nom de la patiente on la nomme, HeLa. Les cellules HeLa ont été échangées à travers tous les laboratoires du monde. On estime aujourd’hui que l’on développe plus de 50 millions de tonnes de cellules HeLa. C’est juste vertigineux ! Cette culture cellulaire a permis le développement du vaccin contre la polio, de tester et comprendre l’action des chimiothérapies, les cellules d’Henrietta ont même été embarquées en 1960 dans le deuxième satellite lancé par les soviétiques puis aussitôt à bord du satellite Américain Discoverery XVIII pour voir leur comportement dans l’espace, ou leur réaction à l’exposition des rayons.

Henrietta est à l’origine de dizaines de découvertes scientifiques. Pourtant elle a permis aussi une révolution éthique. C’est ce que nous apprend Rebecca Sklott, journaliste d’investigation scientifique. On apprend ainsi qu’avant la découverte des cellules HeLa, il avait été décidé de contaminer volontairement des enfants déficients de centres spécialisés de l’hépatite B. De la même façon on a mis en contact avec du plomb des enfants noirs pour confirmer le lien avec le saturnisme. Tous ces essais ont été réalisés sans aucune information ni consentement des patients, on a même osé faire des greffes de cellules cancéreuses… Il faudra attendre 1966 pour que le NIH(National Institutes of Health) et ACLU (Union Américaine pour les Libertés Civiles) demandent l’interdiction de telles pratiques. Dans ce livre on apprend aussi qu’un certain Slavin au début des années 70 (hémophile de son état, mais surtout sans travail) avait vendu son sang à Baruch Blumberg (médecin, prix Nobel pour la découverte de l’hépatite B) pour élucider la production d’anticorps et tenter de mettre au point un vaccin. Dans les années 80, le virologue allemand Harald zur Hausen découvrit une nouvelle souche de virus le papilloma virus (HPV-dix-huit) qui était présent dans les cellules HeLa et fit le lien avec le cancer du col de l’utérus et expliqua ainsi la maladie d’Henrietta. Cela vaudra au virologue allemand un prix Nobel et permettra le développement d’un vaccin. Enfin, le Dr Axel réussit à infecter les cellules HeLa par le VIH ce qui a alors permis d’accélérer la recherche…

Mais au-delà de ces découvertes, c’est aussi l’histoire d’une saga familiale avec des enfants qui bien que faiblement instruits se sont posé les questions : ces cellules, est-ce encore notre mère ? Pourquoi ne nous en a-t-on jamais parlé ? À qui appartiennent ces cellules ? Maman est-elle allée dans l’espace ? Qui doit toucher les dividendes des cellules HeLa ?

Cela renverra tous les hépatants à la question : suis-je propriétaire de mon virus ?

Merci madame Henrietta Lacks vous êtes une grande dame nous vous devons beaucoup, les hépatants vous saluent.

Un livre à mettre dans la bibliothèque hépatante.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/08/14/ ... tta-lacks/
joy94300 - 18 Août 2015 - 03:20
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le test Elisa,ça détecte quoi au juste,les amis?

c'est à large spectre ou c'est très spécifique?
fil - 18 Août 2015 - 06:57
Sujet du message:
La technique ELISA (Enzyme Linked ImmunoSorbent Assay)

Le test ELISA est une méthode de laboratoire qualifiée d'immuno-enzymatique. Il s'agit d'un test immunologique, car il a pour principal objectif de mettre en évidence la présence d'anticorps ou d'antigènes spécifiques à une pathologie, dans un échantillon de sang. Cet examen utilise une protéine appelée enzyme, qui va se fixer à certains constituants spécifiques de la maladie, et par repérage et quantification de cette enzyme, la maladie pourra être affirmée, ainsi que son intensité évaluée.

http://www.technobio.fr/article-18589062.html
fil - 18 Août 2015 - 10:20
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Herpès : de nouvelles pistes pour un vaccin et un test universel

Les souches du virus de l'herpès sont différentes en Afrique et en Europe. Des chercheurs ont découvert une protéine commune qui ouvre des perspectives pour un nouveau test, voire un vaccin.

Le développement d’un test diagnostique universel du virus de l’herpès devrait s’accélérer dans les années qui viennent, selon des chercheurs de l’université de John Hopkins et Harvard. Les résultats prometteurs de travaux récents, publiés cette semaine dans le Journal of Virology, permettraient également la mise au point d’un vaccin. Deux avancées porteuses d’espoir.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 400 millions de personnes dans le monde sont infectées par le virus Herpes simplex de type 2 (HSV-2) qui se transmet principalement au cours des rapports sexuels. Une infection qui augmente le risque de contracter le SIDA. L’autre virus, le HSV-1, responsable du « bouton fièvre » provoque également l’herpès génital. Deux virus qui peuvent être transmis à l’enfant lors de l’accouchement.

Pour détecter le virus de l'herpès, le test utilisé actuellement identifie une glycoprotéine spécifique du virus HSV-1. Et alors qu’il détecte avec précision le virus aux Etats-Unis et en Europe, il échoue en Afrique. Un défaut majeur lié au développement initial du test. De fait, pour le mettre au point, les chercheurs ont séquencé le génome d’un virus retrouvé chez des patients européens. Or, les souches présentes en Afrique ne partagent pas les mêmes caractéristiques. Les tests s’avèrent donc inutiles sur le continent africain, région du monde où le virus HSV2 est plus présent.

De nouvelles pistes pour un vaccin

Pour révéler ces différences, des chercheurs américains de l’université John Hopkins ont conduit deux études en parallèle. La première avait pour but le séquençage du virus HSV-2 et la seconde portait sur l’analyse de glycoprotéines spécifiques à HSV-2, cibles potentielles de plusieurs vaccins-candidats.

Après avoir comparé génétiquement plus de 30 souches du virus HSV-2, les chercheurs ont remarqué que ce dernier était génétiquement moins diversifié que HSV-1. Une découverte importante pour le développement futur de vaccins.

Grâce à leur seconde étude, les chercheurs ont pu déterminer comment un test universel, détectant les deux virus, pouvait être développé. Pour cela, ils ont comparé 36 souches de virus HSV-2 à 26 souches de virus HSV-1. « A partir de ce travail, nous pourrons développer un test détectant une glycoprotéine commune aux deux souches et présente dans le monde entier évitant ainsi les erreurs de diagnostic », explique Thomas Quinn, responsable de ces travaux.

Pourquoi docteur
joy94300 - 18 Août 2015 - 13:39
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pour ELISA,......

mieux vaut demander serologie vhc ou vih direct alors diagnostic + sùr.

moi en 1988 j'étais négatif à ELISA,pourtant on fait remonter mon vhc à 1978 à cause de mes comportements dits à risque de l'époque(de 78 à 80)
positif sùr test vhc direct en 1999:j'étais à terre avec transas légèrement élevées.

y a de quoi douter des méthodes de dépistage.....
fil - 18 Août 2015 - 17:13
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HEPATITE : GROUPE D’ EDUCATION DIETETIQUE POUR LES CIRRHOTIQUES …



INNOVATION THERAPEUTIQUE A L’HOPITAL DE SAINT-DIZIER

Il ne se passe pas un mois sans que nous soit annoncé des révolutions dans le traitement des hépatites virales et des maladies du foie. Mais les innovations thérapeutiques peuvent avoir un autre visage. C’est cette histoire qui se passe à l’hôpital de SAINT-DIZIER ce jour et que je voudrai vous raconter. Cette innovation on la doit aux malades bien sûr, mais aussi au travail en commun des deux infirmières d’éducation thérapeutique Emmanuelle et Catherine avec les deux diététiciennes Amélie et Audrey.

Il existe de longue date des ateliers cuisine pour les patients diabétiques afin de les aider à faire des repas en respectant les règles hygiéno diététiques lié à leur maladie.Mais pour les malades porteur de maladie du foie, rien ! Pourtant tous les services d’hépatologie ont dans leurs intervenants une diététicienne. Ce qui permet d’adapter l’alimentation des malades, limitation du sel, augmentation des apports protidiques. Et puis il y a les pathologies associées de nombreux patients sont cirrhotiques mais également diabétiques… Que votre foie soit dégradé par un virus, de l’alcool, un médicament, du fer ou une cirrhose biliaire primitive le combat de l’alimentation reste le même. Ce premier atelier s’est déroulé dans la bonne humeur sous le contrôle d’une diététicienne avec la participation d’une infirmière de l’UTEP (Unité Transversales d’Education du Patient) ce qui permettait de ré aborder de façon conviviale le rôle et les fonctions du foie. Et en tant que médecin testeur je me suis joins au groupe à 13 heures et je peux vous assurer que tout était délicieux et qu’autour d’une table avec un repas que l’on s’approprie, les problèmes sont verbalisés et abordés complétement différemment.

Et nous ne nous arrêterons pas là lors de la prochaine édition nous imaginons nous rendre avec la diététicienne en grande surface pour faire les courses tous ensemble et surtout apprendre à lire et déchiffrer les étiquettes. On pourrait imaginer aussi que chaque malade ayant élaboré un repas invite une personne de son choix pour évoquer la place de l’entourage face à la maladie et ce, autour d’un bon repas. Voici notre révolution thérapeutique, nous souhaitons inventer des nouveaux espaces de soin et de rencontre soignant /malade.

Un grand merci à Audrey, Emmanuelle, Catherine et Amélie pour leur professionnalisme et merci aussi à la maison de retraite du Chêne pour nous avoir mis à disposition sa cuisine.

Vous aussi vous avez des recettes hépatantes n’hésitez pas à nous les adresser. Pour découvrir nos recettes ….

Pascal Mélin.

Atelier cuisine du 18 août 2015

Terrine de courgettes et saumon fumé

Duo de brochettes & Ses salades froides

Smoothie & Biscuit roulé à la compotée de fraise



http://www.soshepatites.org/2015/08/18/ ... rhotiques/
fil - 19 Août 2015 - 11:05
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Daklinza Royaume Uni

Des milliers de personnes en Angleterre avec une forme chronique de la maladie du foie sont voient refuser l'accès à des médicaments vitaux qui sont disponibles aux patients dans le pays de Galles, Ecosse et Irlande du Nord.

Bien qu'il soit recommandé par les régulateurs européens et disponible dans des pays comme la France et l'Allemagne, le projet de lignes directrices publié récemment par National Institute for Health and Care Excellence (Nice), l'organisme qui conseille l'Angleterre NHS sur l'opportunité de financer certains médicaments, recommande limitant l'utilisation de Daklinza en Angleterre. La position aura une incidence sur le traitement des patients adultes avec une souche particulière du virus de l'hépatite c.

La décision a consterné les experts en santé et organismes de bienfaisance de maladie du foie qui disent que ce signifiera qu'un vaste sous-ensemble des plus malades et plus patients à risque en Angleterre ne recevra pas le traitement que dont ils ont besoin pour empêcher tout cancer ou insuffisance hépatique potentiellement mortelle.

Ils ont demandé instamment de Nice de repenser et de prendre en compte les résultats d'essais ainsi que la pratique clinique qui, disent-ils, ont prouvé l'efficacité du médicament contre une maladie qui est estime qu'elle touche plus de 200 000 personnes au Royaume-Uni, mais reste non diagnostiquée chez des dizaines de milliers de personnes .
Environ un tiers des personnes infectées par le virus finit par développer une cirrhose, où le tissu hépatique normal est remplacé par du tissu cicatriciel.
L'an dernier le régulateur européen approuvé Daklinza pour ètre utiliser, conjointement avec d'autres médicaments, comme un traitement pour les quatre principales souches du virus de l'hépatite C de génotypes. Mais Nice n'a pas elle recommandée pour le traitement des patients avec le génotype 3 de la maladie, ce qui représente environ 45 % de tous les cas en Angleterre. Les gens d'Asie du Sud sont particulièrement touchés par le génotype 3, ce qui provoque une forme agressive de la maladie.

Les Traitements alternatifs actuels pour génotype 3 ne peuvent pas être administrés aux personnes avec les formes les plus avancées de la maladie en raison de leur toxicité. Ils peuvent également entraîner la perte de cheveux et des symptômes de type grippal que découragent les gens d'avoir terminé le cours complet, ou même qui demandent un traitement en premier lieu.

Nice, qui mène des consultations sur l'utilisation de Daklinza, dit que le fait de prescrire le médicament pour le génotype 3 patients n'est pas rentable. Un cycle complet de Daklinza peut coûter jusqu'à 48 700.

Mais le Dr Anna Maria Geretti, professeur de virologie et des maladies infectieuses à l'Université de Liverpool, a déclaré des études avaient montré que, lorsqu'il est utilisé en combinaison avec d'autres médicaments, presque 100 % des patients qui prennent des Daklinza ont été guéris. Les Études en 2014 chez près de 500 patients au Royaume-Uni dans 17 centres avaient également montré que cela a fonctionné mieux que les traitements alternatifs, dit-elle.

Elle a dit: "Nice nous a laissé avec une situation où nous ne sommes pas en mesure de suivre les directives européennes, en dépit de leur faire une recommandation forte. Nous ne sommes pas en mesure d'offrir un traitement à une proportion substantielle de nos patients avec le génotype 3 qui en ont besoin et ne peuvent pas prendre la thérapie la plus toxique. »

Elle a suggéré que jusqu'à 1 000 personnes en Angleterre pourraient bénéficier de la drogue, bien que Nice est censé mettre le chiffre à près de 3 000.

"Mon message à Nice est que je tiens la preuve venant de notre expérience de près de 500 personnes souffrant d'infection très avancé l'hépatite C - y compris plus de 100 avec le génotype 3 - à prendre en compte, donc quelques nouvelles options de traitement peuvent être autorisées pour les personnes qui ont le génotype 3 et ne sont pas en mesure de recevoir les médicaments alternatifs, plus toxiques de traitement « Geretti dit.

Bristol-Myers Squibb, a déclaré: "près de 100 000 patients présentant au Royaume-Uni sont considérés comme ayant l'hépatite C de génotype 3. Ce groupe pourrait subir l'inégalité de traitement sévère de cette décision. BMS collaborera étroitement avec Nice pour voir si une solution peut être trouvée et espère que cette décision peut être réévaluée, en urgence, afin que les patients ne souffrent pas. »
joy94300 - 19 Août 2015 - 22:21
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il va y avoir des casses de pharmacie....
fil - 20 Août 2015 - 19:50
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VIH, VHC : halte aux miracles !

Je ne voudrais pas jouer les mauvaises langues (pas trop mon genre), mais je ne crois pas que le dirigeant nord coréen, Kim Jong-un, puisse un jour figurer sur la liste des candidats sérieux au prix Nobel de la Paix.



Le personnage (restons mesuré… et prudent : il parait que ses services secrets sont très efficaces) est trop controversé et n’a, jusqu’à présent, pas fait montre d’un tempérament compatible avec cette distinction. On lui prête l’assassinat de son épouse par colère (mais on la voit toujours sur les photos officielles), celui d’un de ses ministres trop frondeur, par rancœur (bon, lui n’est plus sur les photos) et tant d’autres crimes ou visées guerrières. Evidemment, les multiples lancements de missiles et autres essais nucléaires qu’il affectionne et ordonne à tour de bras font un peu tache dans un CV de pacifiste nobélisable. Le dirigeant de Pyongyang ne semble pas avoir davantage de chances en littérature ou en physique… Et restons charitable sur ses chances en économie… alors que son pays est confronté à des famines aussi régulières que meurtrières. Aussi tente-t-il le tout pour le tout en voulant marcher sur les brisées de Françoise Barré-Sinoussi… en guignant le prix Nobel de médecine, catégorie VIH. On suppose que c’est ce qu’il avait en tête lorsque dans une fulgurance dont le chef d’Etat semble avoir le secret, il a fait annoncer, en juin dernier, que son pays, donc lui, avait trouvé un remède contre le sida et contre le virus Ebola. La première, chercheure émérite et militante, avait reçu le Nobel de médecine en 2008 pour la découverte du virus du sida. Lui, a priori assez autodidacte en médecine, semblerait l’escompter pour la découverte du remède contre ce même virus !

J’entends déjà les cris : "C’est quoi ce délire !" et autres "N’importe quoi… Seronet, c’est de pire en pire". Je comprends votre agacement, mais ce n’est pas moi qui ai commencé. C’est le men in black de Pyongyang qui, en juin dernier, a fait les gros titres en annonçant partout que les chercheurs nord-coréens avaient trouvé un "vaccin miracle" contre le sida, et aussi le virus Ebola et même le coronavirus Mers… Si autant de découvertes ne méritent pas le Nobel de médecine, c’est à n’y rien comprendre.

C'est l'agence de presse nord-coréenne (KCNA) qui a annoncé la nouvelle. Le très sérieux site du "Guardian" a relayé l’info et l’a précisée. Le remède miracle de Pyongyang serait à base de micro quantités de ginseng, de particules d'or et de platine et d'autres produits naturels rares… dont la liste est tenue secrète (bah oui, sinon tout le monde va savoir comment faire). Le traitement, qui s’injecterait, aurait même un nom le "Kumdang2" et serait un "puissant revigorant du système immunitaire". Précisons au passage qu’il n’y a pas que les ingrédients qui restent secrets… les preuves scientifiques de la prétendue efficacité de ce traitement le sont aussi. L’info (si on considère que c’en est une) a bien entendu était largement reprise, tout comme l’avait été auparavant des annonces similaires du même régime : en 2006 et 2013… mais c’était alors plus discret.

Cette annonce nord-coréenne en rappelle une autre : celle de 2014 en Egypte. Cette fois, c’était l’armée égyptienne qui se tapait le gros délire : elle prétendait avoir inventé une machine qui permettait de traiter et guérir du VIH et l’hépatite C. Un communiqué officiel du gouvernement égyptien (!), daté du 22 février 2014, annonçait que les forces armées avaient mis au point la toute première machine au monde capable de diagnostiquer et de guérir du sida et de l’hépatite C et même de la grippe H1N1. La machine, fruit de 22 ans de recherche et de secret, avait même un nom : "Complete Cure Device". L’idée de génie était de se servir des ondes électromagnétiques (non, c’est vrai, c’est pas con !). Liesse dans les médias égyptiens… mais, étonnamment, incrédulité voire scepticisme dans les milieux scientifiques. Eh oui, la présentation de la dite machine, de son fonctionnement et les résultats de ses prouesses… ce n’est pas la CROI qui en a eu les honneurs… mais la télé égyptienne. De loin, cela ressemble à un teaser, de près aussi ! The famous "Complete Cure Device" lance un rayon, comme une décharge électrique. Et voilà problème résolu en 10 jours après le flash d’ondes électromagnétiques et tout cela sans prélèvements sanguins, ni effets indésirables… Ah oui, j’oubliais le taux de réussite est de 100 % ! Qui dit mieux.

Il ne serait pas utile de revenir sur cette annonce qui devait changer la face de la médecine moderne dans le VIH et les hépatites… et qui, comme c’est bizarre, ne l’a pas fait. En effet, il ne vous aura pas échappé que l’épidémie de VIH n’est pas résolue en Egypte, qu’aucune machine de ce type n’a été vendue ailleurs, que pour traiter les personnes vivant avec le VHC, le pays a préféré avoir un accord avec Gilead plutôt que de se servir de la dite machine créée par son armée. Il ne serait donc pas utile d’y revenir si cette "découverte scientifique" n’était alors tombée à point nommé pour le chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi, l’actuel président égyptien, porté au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat, puis élu lors d’élections controversées. On pourra alors s’interroger sur la propension des régimes dictatoriaux ou militaires à prétendre, qui avec un remède miracle, qui avec une machine magique, pouvoir guérir des maladies qui affectent des millions de personnes et qui en tuent des dizaines de milliers chaque année. Eh oui, à quoi cela sert tout cela, ces mensonges dingues, ces découvertes grotesques dont personne ne bénéficie… ou plutôt à qui ?

Seronet ( Jean-François Laforgerie)
fil - 21 Août 2015 - 09:13
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Tunisie: Un traitement révolutionnaire contre l'hépatite C sera disponible à prix réduit

SANTÉ - Connaissez-vous le Sofosbuvir? Il s'agit d'un traitement révolutionnaire de l'hépatite C qui pourrait être commercialisé en Tunisie, pays où le nombre de personnes atteintes par cette maladie infectieuse est estimé à plus de 170.000.

C'est le laboratoire américain Gilead qui a conçu ce traitement ayant un taux de guérison dépassant les 98 %. Le bémol c'est que son coût était exorbitant: il a atteint par exemple, selon le journal Le Monde, 41.000 euros en France et 74.000 euros aux Etats-Unis pour un traitement complet de douze semaines.

Une bataille juridique et médiatique avait été alors menée contre Gilead, par des ONG défendant le droit des êtres humains à accéder aux médicaments.

En Tunisie, des organisations sanitaires avaient dénoncé un "embargo du laboratoire à l’encontre de milliers de Tunisiens atteints du virus de l’hépatite C".

Et ce n'est que début août 2015 que la compagnie pharmaceutique a finalement cédé, en donnant un accord de licence qui concerne 101 pays en voie de développement. La Tunisie fait partie de la liste mais aussi la Libye, l'Algérie et le Maroc.

Un ministère de la Santé léthargique?

Contacté par le HuffPost Tunisie, Bilel Mahjoubi, membre de l’Association tunisienne de lutte contre les IST/Sida, a affirmé que le traitement, s'il est commercialisé en Tunisie, devrait coûter à présent 25.000 dinars au lieu de 145.000 dinars, selon une estimation faite par l'organisation.

En dépit de cette "victoire", son organisation milite toujours pour que le coût soit réduit à 5.000 dinars grâce au soutien de l'Etat.

"Nous militerons jusqu'à ce que ce traitement soit gratuit comme nous avons réussi à le faire pour le traitement du VIH", a-t-il dit.

"Depuis 2013 (date de la commercialisation par Gilead de Sofosbuvir), nous n'avons cessé en tant que société civile de dénoncer son coût exorbitant. Gilead détenait le marché et la vie des gens entre ses mains", a-t-il affirmé.

"On n'a pas arrêté de faire le show partout dans le monde, dans les stands où Gilead exposait, en portant par exemple des linceuls pour symboliser les morts qu'une telle politique causait", a-t-il ajouté.

C'est sous la pression de la société civile soutenue par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), que le laboratoire a finalement cédé, selon lui.

Néanmoins une question urgente se pose toujours: Quand ce traitement sera concrètement disponible pour les malades tunisiens?

"Nous ne savons pas", répond Bilel Mahjoubi. "C'est au ministère de la Santé de réagir à présent pour le rendre disponible: en l'achetant à d'autres pays ou en le fabriquant dans un laboratoire local. C'est un peu comme si une ambassade vous donnait un visa. C'est à vous de décider si vous voulez voyager ou pas".

Même s'il comprend le fait que le ministère soit actuellement en effervescence pour décider de la politique à mener concernant le Sofosbuvir, il affirme cependant que les gouvernements successifs étaient restés léthargiques devant le traitement de l'hépatite C.

"C'est la société civile qui a tout fait pour faire plier Gilead...Mais là ça traine. Qu'est-ce que le ministère attend? Entretemps, il y a des gens qui meurent", a-t-il déploré.

http://www.huffpostmaghreb.com/2015/08/ ... 97206.html
fil - 21 Août 2015 - 11:07
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L’hépatite C en Afrique

On le sait peu, mais une proportion importante de personnes vivent avec une hépatite C en Afrique. C’est ce qu’indique une étude publiée dans le "Lancet Infectious Diseases" et citée par le site d’infos sur le VIH aidsmap. Au total, 3 % des personnes en Afrique sub-saharienne seraient atteintes d’une hépatite C, et le chiffre monterait à 7 % dans les pays d’Afrique centrale comme la République démocratique du Congo (RDC).
La prévalence est plus faible (1 %) dans les pays du sud-est de l’Afrique où la prévalence du VIH est, en revanche, la plus élevée. Les quelques études qui ont été réalisées parmi les personnes usagères de drogues par injection ont trouvé une prévalence beaucoup plus élevée, telle que 45 % dans un groupe de personnes consommatrices au Kenya.
ETAGERE - 21 Août 2015 - 12:24
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Du fait de la communication/PUB sur les nouvelles molécules, les gens se réjouissent d'avoir Sofos en générique MAIS Solfos tout seul c'est pas la performance de Sofos/dacla ; sofos/simé ou sofos/ledipasvir.
Donc, leur traitement sera le plus souvent sofos + interféron/riba : ils vont pas comprendre les ES++ car tous auront lus qu'il y a peu d'ES avec les nouvelles molécules...
fil - 21 Août 2015 - 19:21
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HEPATITE C : OU SONT LES AFRO-AMERICAINS ?

Afro-Américains le terme est politiquement correct pour parler des américains d’origine africaine et donc issus pour la plupart de l’esclavage. Avant, on parlait des personnes de couleur, mais ça c’était avant ! Les américains ne sont toujours pas au clair avec cette question bien qu’ils soient pour la première fois dirigés par un président de couleur. Ainsi dans les congrès américains, il y a quelques années lors de l’analyse des résultats des traitements de l’hépatite C, il apparaissait régulièrement que les traitements étaient moins efficaces chez les afro-américain ! Mais aucune explication !

Les équipes médicales évoquaient le surpoids ou bien des différences génétiques, mais on constatait aussi que les traitements étaient un peu moins efficaces aussi chez les hispaniques…

Plusieurs équipes françaises ont regardé leurs banques de données, mais elles n’y ont pas retrouvé de différence significative et surtout, elles n’ont pas pu publier car toute publication avec une sélection d’ordre raciale est interdite en France (vous noterez au passage que cela est rassurant), alors où était l’explication ?

A ce jour, ce sont les militants américains des associations de malades qui m’ont donné l’explication la plus plausible. Les Blacks (terme plus trivial…) correspondent le plus souvent à des populations de niveau socio-économique plus faible (pardon le terme politiquement correct est moins favorisé, mais bref vous voyez de quoi je parle) ils cumulent souvent plusieurs petits boulots et ont une couverture sociale en terme d’assurance moins bonne. Si bien qu’à l’époque de l’interféron et de la ribavirine avec les difficultés à supporter les traitements que l’on a connu, ils ne pouvaient pas se permettre d’être en arrêt de travail pour maladie et n’avaient d’autre choix que de suspendre (c’est mieux qu’abandonner) leur traitement. Donc, en intention de traiter, les résultats étaient moins bon que chez les caucasiens (comprenez les blancs). Cela explique que grâce à notre couverture sociale en France on ne retrouvait pas de différence significative liée à des critères apparemment raciaux bien que ceux-là ne puissent être publiés officiellement.

Mais où en est-on en 2015, les traitements par antiviraux directs prescrits sur 3 mois, bien supportés et très puissants devraient nous donner des résultats équivalents entre blancs et noirs aux USA ? Cette question semble disparaitre des publications, c’est pour le moins interpellant non ? A moins que les coûts des traitements amènent une exclusion des soins pour les gens de couleur ? Emplois, bus et traitement contre l’hépatite C même combat ? Je suis sûr que je me fais un film, un film en couleur bien sûr, pas en noir et blanc !

Mais j’aimerais bien lire une publication américaine qui me dise et surtout qui reconnaisse que les nouveaux traitements amènent une égalité dans la guérison, reconnaissant ainsi que les critères que l’on croyait raciaux n’étaient que sociaux …

Mais j’entends déjà Martin Luther King me murmurer à l’oreille :

« Arrête, tu fais un rêve »…

Pascal Mélin



White and black blues

https://www.youtube.com/watch?v=etoNkyNXeZw

A réécouter en pensant accès aux soins

http://www.soshepatites.org/2015/08/21/ ... mericains/
fil - 21 Août 2015 - 19:35
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Approbation de DAKLINZA (daclatasvir) par Santé Canada

DAKLINZA en association avec le sofosbuvir est le premier traitement oral d'une durée de 12 semaines produisant une RVS12 chez la vaste majorité des patients porteurs du VHC de génotype 3 non atteints de cirrhose.

MONTRÉAL, le 20 août 2015 /CNW/ - Santé Canada a approuvé DAKLINZAMC (daclatasvir) de Bristol-Myers Squibb Canada pour le traitement de l'hépatite C chronique (HCC). L'approbation comprend un avis de conformité (AC) pour le traitement des patients adultes porteurs du virus de l'hépatite C de génotype 1 ou 2 qui présentent une hépatopathie compensée, y compris une cirrhose, et un avis de conformité avec conditions (AC-C) pour le traitement des patients porteurs du virus de l'hépatite C de génotype 3 qui présentent une hépatopathie compensée, y compris une cirrhose, offrant aux médecins canadiens une nouvelle option pour guérir* ces patients. En l'absence de traitement, l'infection par le VHC peut entraîner une hépatopathie grave et une insuffisance hépatique.

L'AC-C pour DAKLINZA a été émis sur la base de données cliniques prometteuses sur l'efficacité clinique de ce médicament chez les patients porteurs du génotype 3, en attendant la soumission des résultats finaux de l'étude clinique ALLY-3. Cette indication fait de DAKLINZA le premier traitement à prise orale sans interféron ni ribavirine à être approuvé au Canada chez les patients porteurs du génotype 3.

« L'approbation de DAKLINZA au Canada est une bonne nouvelle à plusieurs niveaux. Personnellement, ce traitement me permet aujourd'hui de vivre sans infection. Le jour, où j'ai appris que j'étais guérie, est resté gravé dans ma mémoire, raconte Joan King, vice-présidente d'un groupe de patients canadiens atteints d'hépatite C. Il s'agit d'une autre étape déterminante pour les patients infectés par le virus de l'hépatite C, quel qu'en soit le génotype. Cependant, cette approbation est particulièrement importante pour les quelque 20 % des patients porteurs du génotype 3, chez qui les traitements ne procurent pas les mêmes taux de guérison que ceux observés chez les patients porteurs des autres génotypes. Les patients infectés par le VHC de génotype 3 auront donc une chance d'entendre aussi ces mots : vous êtes guéri. »

DAKLINZA est un puissant inhibiteur du complexe de réplication NS5A qui exerce une activité pangénotypique (in vitro). Il est approuvé en association avec le sofosbuvir (commercialisé au Canada par Gilead Sciences Canada Inc. sous le nom de SOVALDI) en tant que schéma pratique à prise orale uniquotidienne.

DAKLINZA est indiqué comme traitement de 12 semaines en association avec le sofosbuvir chez les patients infectés par le VHC de génotype 1 ou 3 et exempts de cirrhose, ce qui en fait le premier schéma thérapeutique à prise orale sans ribavirine d'une durée de 12 semaines destiné aux patients porteurs du génotype 3. DAKLINZA est indiqué comme traitement de 24 semaines chez les patients porteurs du génotype 2 et les patients porteurs du génotype 1 ou 3 et atteints de cirrhose.

L'approbation de DAKLINZA par Santé Canada est fondée sur des données tirées d'une étude ouverte à répartition aléatoire portant sur DAKLINZA en association avec le sofosbuvir, avec ou sans ribavirine, chez des patients porteurs du génotype 1, 2 ou 3, dont des patients porteurs du génotype 1 n'ayant pas répondu à un traitement antérieur par un inhibiteur de la protéase (télaprévir ou bocéprévir). Les résultats ont montré que l'association DAKLINZA et sofosbuvir produit une réponse virologique soutenue 12 semaines après la fin du traitement (RSV12)** chez 99 % des patients infectés par le VHC de génotype 1 n'ayant jamais été traités, chez 100 % des patients n'ayant pas obtenu de RVS avec le télaprévir ou le bocéprévir, chez 94 % des patients porteurs du génotype 2 n'ayant jamais été traités et chez 89 % des patients porteurs du génotype 3 n'ayant jamais été traités qui ont reçu la dose indiquée de DAKLINZA en association avec le sofosbuvir**.

Au Canada, les génotypes 1, 2 et 3 représentent 64 %, 14 % et 20 % des cas d'hépatite C, respectivement.

« Bristol-Myers Squibb Canada est très heureuse de contribuer à révolutionner les résultats thérapeutiques chez les patients atteints d'hépatite C grâce à l'approbation de DAKLINZA au Canada. Cette approbation permet d'offrir une nouvelle option emballante répondant à un besoin non comblé chez les patients atteints d'hépatite C », explique Nawal Peacock, présidente et directrice générale, Bristol-Myers Squibb Canada.

DAKLINZA est associé à un taux de guérison élevé* et procure des bienfaits aux patients infectés par le virus de l'hépatite C ayant le plus besoin de nouvelles options, c'est-à-dire, les patients porteurs du génotype 3 qui présentent une fibrose avancée ou une cirrhose ou ceux qui n'ont pas répondu à un traitement antérieur par un inhibiteur de la protéase. De plus, les patients canadiens à qui l'on prescrira DAKLINZA pourront compter sur l'aide du programme CLAIRE, un programme de soutien aux patients complet.

http://www.lelezard.com/communique-7901092.html
fil - 25 Août 2015 - 10:58
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REFERO® UN ACCES AUX SOINS PASSE INAPPERCU….



Le Normix (rifaximine) était en ATU (Autorisation temporaire d’utilisation) depuis trop longtemps. Nous avions déjà évoqué cette situation sur notre site (http://www.soshepatites.org/2014/03/04/normix-vous-connaissez/). Cette molécule n’avait rien d’innovante, ne représentait pas un enjeu financier majeur. Mais pourtant elle rendait un grand service à de nombreux patients. Car son indication est l’encéphalopathie hépatique en cas d’échec aux traitements type duphalac ou de sa famille. En juillet 2014, l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament) suspend le lourd dossier d’ATU nominative pour chaque patient pour en faire une ATU de cohorte. C’est ainsi que le Refero® est né il y a bientôt un an. Certes l’accès y est plus facile mais toujours pas d’AMM (Autorisation de Mise sur le Marché). Les patients en encéphalopathie chronique ont des troubles neuro psychiatriques qui gênent la vie quotidienne et empêchent souvent de poser clairement le projet thérapeutique de ces malades arrivés à un stade sévère et avancé de cirrhose.

Mais en l’absence d’enjeu financier, politique, médiatique, marketing, de stratégie de développement, il est surprenant de constater qu’une petite molécule dont l’efficacité est démontrée n’obtienne pas d’AMM. Il n’y a pas que les molécules innovantes, chères, capables de guérir qui doivent attirer notre attention, être défendues. Pour faire une plage, il faut des grains de sable… Le Refero® doit obtenir une AMM rapidement. Et si personne ne le défend, ce sont les malades et les soignants qui devront le réclamer.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/08/25/ ... inappercu/
fil - 26 Août 2015 - 11:52
Sujet du message:
La Maison Blanche est pressée pour aider à élargir l'accès à l'hépatite C drogues via Medicaid

Les experts, du Service de la santé publique et du président Obama Conseil consultatif sur le VIH / sida, ont déclaré que les restrictions sur les médicaments imposées par de nombreux États étaient incompatibles avec une saine pratique médicale, comme en témoignent les directives de traitement émises par les professionnels de soins de santé et le ministère des Anciens Combattants .

Les médicaments, y compris Sovaldi et Harvoni, coûtent 84 000 $ pour le traitement recommandé une durée de 12 semaines, soit 84 jours.

La suite ici :

http://translate.googleusercontent.com/ ... pSZa8ab7Xg
fil - 28 Août 2015 - 08:12
Sujet du message:
HEPATITE : LA VIOLENCE DE L’ANNONCE…

Le diagnostic d’une maladie grave est un moment d’une extrême violence.
Le patient fixera cet espace-temps à jamais dans sa mémoire.
De nombreux malades du foie comprendront très bien de quoi je parle…
Mais il faut savoir rire de tout … C’est un peu la devise de SOS hépatites !!!
La maladie est sérieuse mais il n’y a rien dont on ne puisse se moquer.
C’est ce que je vous propose en regardant cette vidéo de Michel Cymes.

Dans les premières minutes, nous pourrions…croire qu’il parle d’hépatite virale puis la dérision prend le dessus avec une chute pour le moins inattendue…
Voilà notre blague de fin de vacances.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/08/27/ ... -lannonce/

Roll On Floor
fil - 28 Août 2015 - 14:47
Sujet du message:
JOURNAL OFFICIEL FIXANT LE PRIX DU VIEKIRAX ET DE L'EXVIERA

Journal Officiel du 28 août 2015 :

• French Price 12 weeks of VIEKIRAX + Exviera : 42,500 euros



http://www.afef.asso.fr/rc/org/afef/nws ... xviera.pdf

• AbbVie : Ombitasvir-Paritaprevir-Ritonavir et Dasabuvir (Viekira Pak)+/- Ribavrine (génotype 1)
• AbbVie : Ombitasvir-Paritaprevir-Ritonavir (Technivie) ± RBV (génotype 4)

PRIX DE DAKLINZA ET OLYSIO :
Les prix de Daklinza et Olysio ont été publiés le 21 mai 2015 au Journal Officiel

http://www.afef.asso.fr/rc/org/afef/nws ... Olysio.pdf

http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.d ... rieLien=id

• Sofosbuvir + Daclatasvir (génotype 1 , 2 , 3 , 4 , 5 , 6)
• Sofosbuvir + Simeprevir (génotype 1 , 4)

HARVONI : PRIX ET CONDITIONS DE SON REMBOURSEMENT


• French Price of Harvoni for 12 weeks : 46 000 euros

Vous trouverez ci-après les documents publiés le 17 juin 2015 au Journal Officiel précisant le prix et les indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge par l’assurance maladie d'Harvoni 90 mg/400 mg :

• prix :
http://www.afef.asso.fr/rc/org/afef/nws ... ONI(1).pdf

• conditions de son remboursement :
http://www.afef.asso.fr/rc/org/afef/nws ... 015(1).pdf

• Harvoni (Sofosbuvir + Ledipasvir) (génotype 1 , 4 , 5 , 6)

COMMUNIQUE DE PRESSE: FIXATION DU PRIX DU SOVALDI

Communiqué de presse en date du 20 novembre 2014: Mettre l’innovation au service des malades rapidement et au prix juste (fixation du prix de la spécialité Sovaldi)

http://www.afef.asso.fr/rc/org/afef/nws ... ovaldi.pdf

Hépatite C : le marché français s'ouvre à la concurrence


http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=23772
fil - 29 Août 2015 - 09:29
Sujet du message:
Le 3 Juin 2015
Les deux traitements d’Abbvie : Viekirax (ombitasvir, paritaprévir et ritonavir) et Exviera (dasabuvir) ont des prix provisoires de respectivement 41 400 euros et 3 600 euros pour une cure de trois mois. Les prix définitifs de ces deux traitements sont en cours de discussion au sein du conseil économique des produits de santé (CEPS).

Mettre l’innovation au service des malades rapidement et au prix juste Rougir
fil - 29 Août 2015 - 13:27
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AFEFOIE

FILFOIE ? La filière des maladies hépatiques rares de l’adulte et de l’enfant
Professeur Olivier Chazouillères
Newsletter AFEF numéro 11
Le but de cette lettre est d’informer l’ensemble de notre communauté hépatologique de l’existence d’une nouvelle structure nationale concernant les maladies hépatiques rares. Dans le cadre du plan national maladies rares (MR) piloté par la DGOS, ont été récemment identifiées 23 filières de santé MR, l’objectif étant de fédérer les centres de référence MR reconnus dans les années 2000 et de mettre en place des réseaux de santé par grands groupes de pathologies.
L’animation de la filière est assurée pour une période de 4 ans par:
- Le coordonnateur : Professeur O. Chazouillères (CRMIVB – Hôpital Saint-Antoine)
- Le Chef de projet : Virginie Tsilibaris
- Les Chargés de missions spécifiques aux actions engagées
Sa gouvernance est assurée par un comité directeur présidé par le coordonnateur et composé de 16 membres représentant les différentes structures et les principales associations de malades.
Les objectifs généraux fixés à une filière sont multiples et très ambitieux: amélioration de la prise en charge des patients, des connaissances épidémiologiques, de la recherche, de la formation et de la visibilité nationale et internationale !
Les objectifs pragmatiques immédiats de FILFOIE concernent :
1) l’aspect épidémiologique en élargissant le champ des maladies concernées à l’ensemble des MR hépatiques (alors que le cadre fixé aux centres de référence était relativement restrictif et figé), en mettant à niveau les différentes bases de données et en préparant leur interopérabilité avec la Banque Nationale de Données Maladies Rares (BNDMR),
2) la transition de la prise en charge adolescents – adultes,
3) la recherche clinique en soutenant les projets nationaux, notamment dans les cadre des appels à projets RaDiCo,
4) la diffusion de l’information,
5) la coordination avec les associations des patients.
FILFOIE ayant été créée au cours du 2ème semestre 2014, 2015 est l’année de la mise en place et des premières actions. Pour sa première année, la filière a défini trois axes de travail déclinés en neuf actions qui seront menées en liaison et en étroite collaboration avec l’ensemble des acteurs de la filière.
Le principal « challenge » de FILFOIE sera d’apporter une véritable valeur ajoutée sans perturber les actions souvent remarquables des différentes structures ou organisations MR existantes. Même si l’implication et le dynamisme des acteurs ne font pas de doute, des moyens sont bien sur nécessaires. Les financements obtenus (qui seront réévalués chaque année en fonction des objectifs atteints) seront destinés à faire vivre ces actions et notamment à fournir une aide aux acteurs dépourvus de moyens spécifiques « maladies rares ». La diminution attendue du poids de la prise en charge des hépatites C dans notre quotidien fournit à notre communauté l’opportunité de pouvoir consacrer plus de temps à ces maladies qui posent fréquemment de difficiles problèmes de diagnostic et de prise en charge avec une forte attente des patients et de leurs familles.
FILFOIE disposera d’un stand lors des prochaines journées de l’AFEF à Toulouse, mais n’hésitez pas à poser dès maintenant vos questions : virginie.tsilibaris@aphp.fr, olivier.chazouilleres@aphp.fr.
Enfin, une date à retenir : la journée FILFOIE le 5 novembre 2015 au campus des cordeliers à Paris. L’inscription est gratuite mais nécessaire. Le programme sera prochainement mis en ligne sur le site de l’AFEF.
Longue, active et heureuse vie à FILFOIE !

http://www.afef.asso.fr/rc/org/afef/nws ... 202015.pdf
fil - 30 Août 2015 - 13:30
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NOUVEAUX ANTI-VHC : PREMIÈRES DONNÉES CHEZ LES PERSONNES CO-INFECTÉES

Les antiviraux à action directe (AAD) sont en train de révolutionner le traitement de l’hépatite C. Des résultats de la cohorte ANRS Hepavih confirment pour la première fois dans la "vraie vie" leur efficacité chez les personness co-infectées par le VIH et le VHC. Ces résultats ont fait l’objet d’une présentation à la conférence IAS de Vancouver (19 au 22 juillet). Explications.

ANRS :

http://www.anrs.fr/VIH-SIDA/Clinique/Ac ... es-VIH-VHC

Douze semaines après l’arrêt du traitement, le taux de guérison avec les antiviraux à action directe est de 93 % et le traitement s’avère bien toléré chez les personnes co-infectées par le VIH et le VHC. Ces résultats ont été présentés par le Pr Dominique Salmon (service de médecine interne et de maladies infectieuses, Hôpital Cochin, AP-HP, Paris) à l’IAS à Vancouver.

La co-infection VIH/VHC entraîne une évolution plus rapide de l’hépatite C chronique, avec un risque de cirrhose deux à cinq fois plus élevé par rapport à la mono-infection par le VHC, indique un communiqué de l’ANRS. Par ailleurs, les traitements en même temps du VIH et du VHC exposent à des risques d’interactions médicamenteuses. Des essais thérapeutiques ont mis en évidence une efficacité des antiviraux à action directe (AAD) similaires à celle observée chez des personnes mono-infectées par le VHC. Il était important de confirmer ces résultats hors essais thérapeutiques, "en vie réelle", et c’est "chose faite" avec la cohorte ANRS Hepavih.

Avec plus de 1 600 personnes réparties dans vingt-sept centres cliniques, la cohorte ANRS Hepavih est l’une des plus importantes cohortes au monde de personnes co-infectées par le VIH et le VHC. Son objectif est d’étudier les caractéristiques des personnes co-infectées prises en charge et l’accès, la réponse et la tolérance aux nouvelles molécules anti-VHC (AAD).

Au sein de la cohorte ANRS Hepavih, les chercheurs ont analysé les données portant sur 76 personnes co-infectées pour lesquelles on avait un recul suffisant pour pouvoir évaluer la guérison. Une majorité d’entre elles (86 %) présentaient un bon contrôle de leur infection par le VIH sous antirétroviraux. En revanche, la plupart présentait une hépatite C chronique à un stade avancé : 80 % avaient une cirrhose et 78 % étaient en échec d’un précédent traitement du VHC. Le VHC était de génotype 1 chez 61 % et de génotype 4 chez 22 % des personnes. Elles ont reçu un traitement comprenant un ou deux AAD, associés ou non à la ribavirine, pour une durée de douze ou 24 semaines. Au terme de leur traitement, 100 % des personnes ont présenté une réponse virologique soutenue (recherche d'ARN VHC négative).

Toutefois, cinq rechutes sont survenues au cours des douze semaines qui ont suivi la fin du traitement. Comme l’explique le communiqué de l’ANRS (20 juillet), le taux d’efficacité observé est ainsi de 93 %. Cette efficacité est similaire que les personnes présentent ou non une cirrhose et quel que soit le génotype du VHC. Elle ne diffère pas selon que les personnes aient reçu ou non de la ribavirine et aient été traitées pendant douze ou vingt-quatre semaines. La tolérance des AAD a été bonne, avec seulement 38 % des personnes ayant présenté un ou plusieurs effets indésirables liés au traitement (une anémie dans 30 % des cas) ; seule une personne a été contrainte d’arrêter son traitement prématurément.

"Ces résultats confirment, pour la première fois, les très bonnes efficacité et tolérance des ADD chez des patients co-infectés suivis dans les conditions de la "vraie vie", a expliqué le Pr Dominique Salmon. L’efficacité observée est similaire à celle rapportée dans les essais thérapeutiques, alors que dans notre population d’étude la plupart de nos patients présentait une hépatite C chronique à un stade avancé. Ces données de la cohorte ANRS Hepavih valident les recommandations actuelles en faveur d’un traitement par AAD chez tous les patients co-infectés, y compris et surtout, pour ceux qui présentent une hépatite chronique au stade de cirrhose". Les cinq rechutes observées dans la cohorte incitent toutefois à une surveillance renforcée des personnes co-infectées. "Ces rechutes sont toutes survenues une fois le traitement terminé, précise le Pr Salmon. Il est donc indispensable d’instaurer un suivi rapproché des patients traités par AAD, même après une réponse virologique complète à l’issue du traitement et d’étudier quels sont les facteurs prédictifs de ces rechutes afin de pouvoir les éviter".
fil - 31 Août 2015 - 08:24
Sujet du message:
Les lésions hépatiques graves et l’insuffisance hépatique se révèlent courantes chez un grand échantillon de personnes atteintes d’hépatite C

Plus du quart des personnes soignées pour l’hépatite C dans une grande organisation de soins de santé intégrés aux États-Unis ont présenté de graves lésions hépatiques (cirrhose) au cours d'une période de 12 ans, ce qui représente un taux plus élevé que prévu, ont rapporté des chercheurs lors de l’édition 2015 de la semaine de sensibilisation aux maladies digestives tenue à Washington, D.C. (Digestive Diseases Week 2015).

Les 24 968 participants atteints d’hépatite C étaient suivis par Kaiser Permanente (KP) du sud de la Californie, une organisation américaine qui dispense des soins à ses membres. La majorité des participants étaient des hommes (60 %), et la moyenne d’âge était de 53 ans.

On parle ici d’une étude rétrospective, ce qui veut dire que les chercheurs examinaient le passé (entre 2002 et 2013) afin d’analyser les résultats obtenus auprès des personnes atteintes d’hépatite C.

Au début de la période à l’étude, 19 % des participants présentaient de graves lésions hépatiques ou la cirrhose, et 81 % n’avaient pas la cirrhose.

Chez les patients qui n’avaient pas initialement la cirrhose, 23 % ont reçu un diagnostic de cirrhose au cours de la période à l’étude. Cela s’est traduit en un taux annuel de 5,63 %.

Chez les personnes atteintes de cirrhose, 40 % ont progressé jusqu’au stade d’insuffisance ou de décompensation hépatique au cours de la période à l’étude. Cela s’est traduit en un taux annuel de près de 10 %.

Dans les deux groupes, les personnes qui ont présenté des lésions hépatiques progressivement avaient tendance à éprouver d’autres problèmes de santé majeurs, comme les maladies cardiovasculaires et le diabète.

« Notre étude soutient la pertinence du diagnostic et du traitement précoces de l’hépatite C comme moyen de réduire la morbidité et la mortalité », ont conclu les chercheurs. (HIVandhepatitis.com, juillet 2015, en anglais)
fil - 31 Août 2015 - 16:05
Sujet du message:
Hépatotoxicité associée au SOFOSBUVIR, un inhibiteur NS5A et à la ribavirine Patients avec cirrhose décompensée

L'hépatite C (VHC) est une cause majeure de maladie du foie en phase terminale et de carcinome hépatocellulaire. Il y a eu des progrès rapides dans le traitement du VHC avec le développement d'antiviraux à action directe (AAD) tout orales. Des études ont montré des taux de réponse virologique soutenue supérieure à 90% avec des combinaisons de DAA, y compris les patients avec la cirrhose compensée. Jusqu'à présent, la toxicité médicamenteuse significative n'a pas été vu avec ces agents, mais il y a une expérience limitée de l'utilisation de DAA chez les cirrhotiques décompensés . Ce rapport décrit la première expérience de grave hépatotoxicité médicamenteuse avec les nouvelles combinaisons .

Le mécanisme sous-jacent de ces réactions médicamenteuses est actuellement inconnu. Peu de patients atteints de cirrhose décompensée ont été traités avec les DAAs, donc la pharmacocinétique exacte dans cette population n'a pas été caractérisé. Dans les deux cas, les patients prenaient ou avaient récemment pris d'autres médicaments. Il est possible que l'interaction inconnu ou réaction de la combinaison de médicaments ont provoqué l'hépatotoxicité. Bien que l'association avec le DAA n'est pas prouvé ces cas indiquent que les patients atteints de maladie hépatique avancée ont besoin d'une surveillance étroite pendant le traitement de DAA et si il y a une détérioration significative inexpliquée de la fonction hépatique l'administration du traitement doit être arrêté .

http://www.journal-of-hepatology.eu/art ... At%C3%A9s.
fil - 31 Août 2015 - 19:08
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Ascletis entame la phase II des essais cliniques de son Interféron-gratuit VHC Régime à Taiwan

haoxing, la Chine (31 Août, 2015) Ascletis a annoncé aujourd'hui qu'elle a reçu le l'approbation de la Taiwan Food and Drug Administration (TFDA) pour lancer la phase II essai clinique pour son interféron tout-orale (IFN) régime sans visa pour traiter l'hépatite C chronique (CHC). Le schéma contient deux antiviraux à action directe des agents de Ascletis (DAA), le Protéase NS3 / 4A inhibiteur ASC08 et l'ASC16 inhibiteur NS5A. L'enquêteur réunion pour le lancement du projet a eu lieu à Taipei hier et le procès sera menée dans 6 grands hôpitaux à Taiwan à partir de Septembre 2015, dirigé par le directeur enquêteur professeur Jia-Hoang Kao, MD, directeur de la clinique Institut de recherche Université de Taiwan .

L'étude de phase II, nommé Everest, est conçue pour évaluer l'activité antivirale, l'innocuité et la pharmacocinétique du régime. naïfs de traitement VHC de génotype 1 les patients non cirrhotiques seront inscrits et traités pendant 12 semaines. Le critère d'évaluation primaire : Il est la réponse virologique soutenue 12 semaines après-treatmen t (SVR12). Les deux ASC16 ASC08 et sont bien tolérés et ont montré une forte activité antivirale avant les essais cliniques, respectivement. La combinaison des deux inhibiteurs, sans interféron, est prévu pour augmenter l'efficacité antivirale et a une barrière élevée à la résistance. «En raison de la longue durée du traitement, des effets négatifs importants et divers types de contre-indications, de nombreux patients ne peuvent pas tolérer un traitement avec l'interféron. "dit Professeur Zhuang Hui, académicien de l'Académie chinoise d'ingénierie et de la président honoraire de la Société chinoise de l'hépatologie, de l'Université de Pékin Health Science Center, "Ascletis est la première compagnie domestique en Chine à mener des essais cliniques d'un traitement VHC sans IFN-tout-orale. Ce sont d'excellentes nouvelles pour tous les Patients chinois atteints du VHC . Nous espérons que les données soient générées dans l'étude EVEREST pour accélérer le processus d'approbation en Chine continentale et à Taiwan, en tant que nouveau traitement les options sont nécessaires d'urgence pour réduire la prévalence du VHC en Chine "

http://www.ascletis.com.cn/
fil - 01 Sep 2015 - 17:55
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HEPATITES FICTION…



Ce matin, Kévin n’arrive pas à ouvrir les yeux. Un marteau piqueur semble vouloir percer sa tête. Il va être en retard au travail…

Quand brutalement, il se souvient que depuis deux semaines il n’a plus de travail. Un mois que Kévin a décidé de tout envoyer balader pour faire la fête pour oublier les soucis …

Ah qu’ils étaient doux les paradis artificiels de l’alcool et des drogues !!!
Ce délicieux abandon est vertigineux. Sentir à nouveau cette perte de contrôle .Il est bon de se sentir libre mais c’est tout aussi exquis de palper l’arrivée de la dépendance en espérant que l’on pourra la dominer.

Kévin venait de se rappeler qu’aujourd’hui il avait rendez-vous au centre d’addictologie pour renouveler son traitement par méthadone tout en espérant qu’on ne lui fasse pas de test urinaire car ses résultats ressembleraient à un catalogue colombien …

Il ressentait toujours ces coups sur son crane à rythme régulier qui envahissaient tout son corps maintenant. C’est alors que Kévin compris que cette vibration venait de son bracelet connecté qu’on lui avait imposé pour accéder à la méthadone.

Depuis 2020, le programme national d’éradication de l’hépatite C bloquait sur quelques milliers d’usagers de drogues. On les accusait d’entretenir l’épidémie empêchant ainsi l’éradication du virus sur notre territoire national comme s’y étaient engagés les spécialistes de l’AFEF il y a maintenant…10 ans.
Les recherches sur l’obtention d’un vaccin avaient été abandonnées par les chercheurs car la population avait toujours peur de la vaccination et s’opposait à tous les vaccins. Il n’y avait guère que quelques associations comme SOS Hépatites pour réclamer la reprise du développement du vaccin afin de protéger les usagers de drogues mais aussi toute la population. La parade était venue des politiques. Ils avaient exigé le développement du programme C’virostop nécessaire à l’obtention d’un traitement de substitution par méthadone. Il y a deux ans, Kévin avait dû se résoudre à signer ce protocole C’virostop. Il avait été vacciné contre les hépatites A, B, E et contre le VIH pour lequel un vaccin existait maintenant depuis 2 ans. Contre l’Hépatite C, un nano détecteur avait été implanté dans le foie qui était relié à sa montre connectée au centre d’addictologie.

Il avait détesté l’obligation de porter cette montre connectée qui lui rappelait trop le bracelet électronique qu’on lui avait fixé à la cheville dans ses jeunes années lui évitant ainsi la prison.
Le programme C’virostop lui avait permis d’accéder à un traitement par méthadone mais surtout de contrôler sa toxicomanie.
La vibration venait de sa montre connectée. Kévin ouvrit les yeux et découvrit le message d’alerte : le nano détecteur avait dépisté la présence du virus de l’Hépatite C dans son foie.

Merde !!!

Il devait se rendre au plus vite au centre d’addictologie mais le protocole était formel s’il se contaminait avec le virus de l’Hépatite C, il serait alors incarcéré rapidement pour être traité mais son traitement par méthadone serait alors remis en cause. C’était là l’invention politique et médicale pour dompter l’épidémie de l’hépatite C chez les toxicomanes.

A nouveau Kévin eu le sentiment d’être piégé, humilié, pestiféré, décidément garder le contrôle était une chose difficile.

J’espère que cela restera de la science-fiction…que nous saurons trouver d’autres solutions pour traiter sans exclure…

Pascal Mélin.

http://www.soshepatites.org/2015/09/01/ ... s-fiction/
fil - 02 Sep 2015 - 06:17
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Alerte à Malibu



Souf­frant d’une hépa­tite C depuis main­te­nant seize ans, l’ac­trice vient de révé­ler qu’elle suivait un nouveau trai­te­ment qui semble fonc­tion­ner.
Il y a près d’un an de cela, des docteurs tiraient la sonnette d’alarme dans la presse améri­caine suite à la violente perte de poids de Pamela Ander­son. Des photos montraient l’ex-naïade d’Alerte à Malibu terri­ble­ment amai­grie et fati­guée. « Sa perte de poids extrê­­me­­ment rapide lui donne l'air décharné et à bout de forces, affir­mait le Dr Harri­son Lee, de Beverly Hills […] Quand on compare les photos de Pamela d'une année sur l'autre, on remarque bien cette perte de poids impres­­sion­­nante. Ce sont les chan­­ge­­ments sur son visage qui sont le plus visibles. La seul partie de son corps qui n'a pas été impac­­tée, ce sont ses seins, car ils sont essen­­tiel­­le­­ment compo­­sés de sili­­cone. » Depuis près de seize ans, l’ac­trice lutte contre une Hépa­tite C. Une affreuse mala­die qui l’oblige à suivre un trai­te­ment très lourd, occa­sion­nant des chan­ge­ments physiques radi­caux.



Aujourd’­hui, auprès de nos confrères de People, c’est une Pamela Ander­son en pleine forme (et avec quelques kilos retrou­vés) qui annonce être – presque – sortie d’af­faire. « Il y a seize ans, on m’a présenté cette mala­die comme une sentence de mort, confie-t-elle. Je pense que cela a vrai­ment joué sur l’es­time que j’avais de moi-même. Même si je peux avoir l’air confiante à l’ex­té­rieur, je pense que c’était un gros nuage sombre qui planait au dessus de moi. » Testant actuel­le­ment un nouveau trai­te­ment, Pamela Ander­son voit le bout du tunnel. Les kilos reviennent, son foie est « intact » et elle ne souffre d’au­cun « effet secon­daire ». « C’est une vraie béné­dic­tion que je puisse prendre ce trai­te­ment, conclut-elle. J’en suis à la moitié. Dans quelques mois, je pour­rais être guérie. » En voilà une bonne nouvelle?!
fil - 02 Sep 2015 - 16:02
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Un sommet mondial pour accélérer l’élimination de l’hépatite virale

GLASGOW ¦ 2 SEPTEMBRE 2015 - Les participants au premier sommet mondial jamais organisé sur l’hépatite demanderont instamment aux pays d’élaborer des programmes nationaux de lutte pouvant, au bout du compte, éliminer l’hépatite virale en tant que problème de santé publique.

«Nous savons comment prévenir l’hépatite virale, nous avons un vaccin sûr et efficace contre l’hépatite B et nous disposons maintenant de médicaments efficaces pour guérir l’hépatite C et maîtriser l’infection par le virus de l’hépatite B», a déclaré le Dr Gottfried Hirnschall, Directeur à l’Organisation mondiale de la Santé du Programme mondial de lutte contre l’hépatite. «Pourtant l’accès au diagnostic et au traitement est insuffisant ou manque totalement dans de nombreuses régions du monde. Ce sommet doit servir de prise de conscience pour établir une dynamique visant à prévenir, diagnostiquer, traiter et finalement éliminer l’hépatite virale en tant que problème de santé publique.»

400 millions de personnes vivent actuellement avec l’hépatite virale

Environ 400 millions de personnes vivent actuellement avec l’hépatite virale et, selon les estimations, 1,45 million en meurent chaque année, ce qui en fait l’une des principales causes de mortalité dans le monde. Ensemble, les hépatites B et C sont à l’origine d’environ 80% des cancers du foie, mais la plupart de ceux qui ont une hépatite virale chronique ignorent qu’ils sont porteurs de l’infection.

Le sommet, coparrainé par l’Organisation mondiale de la Santé et la World Hepatitis Alliance et organisé à Glasgow sous l’égide du gouvernement écossais, est la première réunion mondiale de haut niveau s’intéressant spécifiquement à l’hépatite et rassemblant cette semaine des délégués de plus d’une soixantaine de pays. Le but est d’aider les pays à renforcer l’action pour la prévention des infections par les virus de l’hépatite virale et de veiller à ce que les sujets infectés bénéficient du diagnostic et du traitement.

Les responsables politiques, les groupes de patients, les médecins et d’autres parties prenantes assistant au sommet veulent publier une déclaration pour souligner qu’ils croient à la possibilité d’éliminer l’hépatite virale et pour demander instamment aux gouvernements de collaborer avec l’OMS, afin de définir et d’accepter des cibles mondiales pour la prévention, le diagnostic et le traitement.

Un manuel pour mettre en place des plans de lutte contre l’hépatite virale

L’OMS présente lors de ce sommet un nouveau manuel pour l’élaboration et l’évaluation des plans de lutte contre l’hépatite virale. Lors de cette réunion de trois jours (du 2 au 4 septembre), les responsables politiques et les autres parties prenantes vont également discuter du projet OMS de stratégie mondiale du secteur de la santé sur l’hépatite virale, fixant des cibles pour l’horizon 2030.

Celles-ci visent une baisse de 90% du nombre des nouveaux cas d’hépatite B ou C chronique, une baisse de 65% du nombre de décès dus aux hépatites B et C et le traitement de 80% des personnes éligibles porteuses d’infections chroniques par les virus de l’hépatite B ou C.

Le sommet mondial, qui est prévu pour être organisé tous les ans, cherche à attirer l’attention sur l’approche de la santé publique contre l’hépatite virale et à devenir un forum central pour que les pays partagent leurs expériences et leurs meilleures pratiques, afin de faire progresser rapidement les ripostes nationales.

«Ce sommet veut donner aux pays les moyens d’agir pour prendre les mesures pratiques nécessaires au niveau national. Il a amené ici en Écosse des groupes de patients et de la société civile du monde entier pour aider les pays dans cette démarche. Nous pouvons éliminer l’hépatite des principaux facteurs de mortalité à l’échelle mondiale, mais nous devons tous travailler ensemble pour inscrire cette vision dans la réalité», a déclaré Charles Gore, Président de la World Hepatitis Alliance.

Un défi pour de nombreux gouvernements

La mise en place d’une action globale, avec des fonds suffisants, représente un défi pour de nombreux gouvernements confrontés à une forte charge des maladies liées à l’hépatite. En Afrique subsaharienne et en Asie orientale, les infections chroniques par le virus de l’hépatite B touchent entre 5% et 10% de la population.

On observe également de forts taux d’infections chroniques dans la région de l’Amazone et dans les régions au sud de l’Europe centrale et orientale. L’hépatite C est présente dans le monde entier. Les taux d’infection sont élevés en Afrique, en Asie centrale et orientale et environ deux tiers des personnes qui s’injectent des drogues sont infectées par le virus de l’hépatite C.

Un nombre croissant de pays prennent des mesures pour combattre l’hépatite virale, parmi lesquels l’Égypte, qui a augmenté sensiblement le nombre de personnes traitées contre l’hépatite C ces dernières années, la Géorgie, qui s’est fixé le but de l’élimination nationale de l’hépatite C, et la Mongolie, qui a approuvé une stratégie complète de lutte contre l’hépatite virale.

http://www.who.int/mediacentre/news/rel ... atitis/fr/

http://www.worldhepatitissummit.com/
fil - 02 Sep 2015 - 16:09
Sujet du message:
Les hépatites A, B et C

Le terme hépatite désigne n'importe quelle inflammation du foie. Les causes possibles sont nombreuses : virus, médicaments, alcool, produits chimiques ou autre toxines. L'hépatite virale grave, surtout durant le stade chronique de l'infection.

Il existe deux autres formes d'hépatites virales courantes, soit l'hépatite A et l'hépatite B. On a parfois tendance à confondre ces dernières avec l'hépatite C, mais les trois virus sont en fait assez différents.



lors qu'il y a des vaccins contre les hépatites A et B, il n'en existe aucun contre l'hépatite C.

Il est possible d'être porteur en même temps du virus de différentes formes d'hépatite. Les personnes vivant avec ce genre de co-infection se sentent plus malades que les personnes porteuses d'un seul virus. Les personnes vivant avec l'hépatite C protégeront mieux leur santé si elles se font vacciner contre les hépatites A et B.

D'autres virus de l'hépatite :

L'hépatite D est causée par un virus qui infecte exclusivement les personnes porteuses du virus de l'hépatite B. À l'instar d'autres co-infections, la combinaison des hépatites B et D provoque plus de dommages au foie que l'hépatite B seule.

L'hépatite E se transmet de la même façon que l'hépatite A, c'est-à-dire par contact avec des matières fécales contaminées. Peu fréquente en Amérique du Nord, l'hépatite E s'observe en Asie du Sud et en Afrique du Nord.

L'hépatite G est causée par un virus à ARN qui ressemble au VHC. Le virus est transporté par le sang, mais il ne provoque pas de maladie et peut coexister avec d'autres types d'hépatites. Aucun traitement n'est nécessaire contre l'hépatite G.
fil - 03 Sep 2015 - 07:36
Sujet du message:
Un équivalent générique à l'entecavir (Baraclude) pour le traitement de l'hépatite B de Bristol-Myers Squibb a été approuvé par la FDA.

L'Entécavir générique d'Aurobindo Pharma sera bientôt disponible dans 0,5 mg et 1 mg forces de comprimé oral. Entecavir est un analogue nucléosidique indiqué pour traiter l'hépatite chronique B chez les adultes présentant une réplication virale active, mais il peut également être utilisé chez les patients qui ont montré soit élévations persistantes des aminotransférases sériques ou de maladie histologiquement active.

L'entecavir ne guérit pas l'infection chronique à l'hépatite B .
L'entécavir peut diminuer la quantité de virus de l'hépatite B dans le corps et par conséquent réduire le dommage que ce virus inflige au foie.

http://www.uniprix.com/fr/lexique-medic ... /baraclude
fil - 03 Sep 2015 - 12:34
Sujet du message:
Pollution : les particules fines affectent le foie

L'exposition à la pollution, en particulier aux particules fines, entraîne l'apparition d'une fibrose hépatique chez la souris. Cette maladie du foie peut évoluer vers un cancer.

Toxique pour les poumons, le cœur mais aussi le foie ! Des chercheurs américains viennent de montrer que la pollution de l’air a un effet néfaste direct sur le foie en provoquant une fibrose hépatique, une pathologie pouvant évoluer en cirrhose ou en cancer du foie. Ils publient leur étude dans le Journal of Hepathology.

Selon ces travaux menés chez l’animal, ce sont les particules fines mesurant 2,5 micromètres (PM2,5) qui sont les plus dangereuses pour le foie. Celles-ci sont capables de traverser la barrière pulmonaire et atteindre le foie via la circulation sanguine.

10 semaines d'exposition

L’équipe de chercheurs a étudié l’impact de ces particules en exposant des souris à un air pollué sur un court puis long terme. Après avoir inhalé ces particules en suspension durant 10 semaines, le foie des animaux a été endommagé et des tissus cicatriciels, signe d’une fibrose, ont remplacé les cellules mortes. Les scientifiques ont découvert que l’accumulation de PM2,5 dans le foie déclenche un signal de stress dans les cellules hépatiques se traduisant par une réponse inflammatoire. Celle-ci favorise alors la production de collagène et l’apparition des tissus fibreux.

« Nos travaux montrent que la pollution de l’air, en particulier les PM2,5, est un facteur de risque indépendant de la fibrose hépatique, affirme le Dr Kezhong Zhang du Centre de médecine moléculaire et génétique de l’université d’État de Wayne (Détroit, États-Unis). Il s’agit d’une découverte très importante pour identifier de nouveaux facteurs de risque et mieux comprendre les pathologies hépatiques. Les mécanismes moléculaires et cellulaires révélés dans ce travail ont d’importantes implications cliniques pour diagnostiquer et traiter les maladies liées à la pollution de l’air. »

Des fonctions hépatiques affectées

En avril dernier, une équipe française de l’Inserm a également montré que le diesel affecte la fonction hépatique. Elle avait montré que les particules fines affaiblissaient la fonction de détoxification du foie en bloquant des transporteurs responsables de l’élimination des déchets. « Cela aurait notamment pour effet de renforcer les effets cancérigènes du diesel favorisés par le stress oxydatif », a suggère Olivier Fardel, coauteur de ces travaux à l’Institut de recherche sur la santé, l’environnement et le travail.

Le Dr Kezhong Zhang a alors appelé les automobilistes passant de longues heures sur les routes et les employés exposés à ces polluants à surveiller de près la potentielle survenue d'une pathologie hépatique. Il faut toutefois souligner que des études supplémentaires chez l'Homme sont nécessaires pour cofnirmer ces résultats.

http://www.journal-of-hepatology.eu/art ... 5/abstract

diesel et foie

http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=23527
fil - 03 Sep 2015 - 15:40
Sujet du message:
L'écho des recos



http://www.ars.rhonealpes.sante.fr/file ... N_1_VF.pdf












fil - 04 Sep 2015 - 07:14
Sujet du message:
L’hépatite C s’attaque au coeur

Selon des chercheurs américains, le virus de l’hépatite C (VHC) ne retentit pas un uniquement sur le foie. Il pourrait selon eux provoquer des dégâts au niveau cardiovasculaire. Les patients seraient donc à risque d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral (AVC).

Le Pr Eric Seaberg de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health et son équipe ont suivi 994 hommes âgés de 40 à 70 ans, indemnes de troubles cardiovasculaires. Parmi ces derniers, 613 étaient séropositifs au VIH, 70 au VHC et au VIH, et 17 « uniquement » au VHC. Tous ont passé une coronarographie. En visualisant le cœur et les artères nourricières, cet examen permet de dépister la présence de plaques d’athérome dans les coronaires. Mais aussi d’évaluer le degré de rétrécissement des artères.

Des contrôles annuels recommandés

Par rapport à des séronégatifs, les séropositifs au VHC présentaient en moyenne 30% de plaques en plus. Et ceux dont la charge virale était la plus élevée avaient 50% de risque en plus d’avoir les artères bouchées. « Les patients infectés par le VHC sont déjà régulièrement suivis pour leurs éventuels symptômes hépatiques. Mais nos résultats démontrent très clairement qu’ils devraient également bénéficier de consultations afin d’évaluer leur santé cardiaque », affirment les auteurs. « Ils pourraient ainsi subir chaque année des examens visant à contrôler leur tension artérielle, leur taux de mauvais cholestérol et de glucose ».

Rappelons que l’infection par le VHC est un problème de santé publique majeur. Au total, près de 170 millions de personnes dans le monde sont atteintes d’hépatite C chronique. En France, plus de 200 000 patients sont concernés. Mais 40% de ces personnes ne savent pas qu’elles sont porteuses du virus.

https://destinationsante.com/lhepatite- ... coeur.html
fil - 04 Sep 2015 - 09:30
Sujet du message:
Pr JM. Pawlotsky " Résistance virologique"

Le traitement de l’hépatite C peut induire des variants résistants pouvant conduire à l’échec du traitement. Cette conférence expose les caractéristiques des résistances en fonction des classes médicamenteuses ainsi que leur influence sur l’efficacité du traitement.

http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=23492

Dr M. Bourlière "Classes thérapeutiques"


Le traitement de l’hépatite C associe la combinaison de plusieurs molécules anti-virales : les inhibiteurs de protéase, les inhibiteurs NS5A et les inhibiteurs NS5B. Cette conférence précise la place de chacune de ces classes médicamenteuses dans la stratégie d’éradication virale en fonction de leur efficacité et de leur barrière de résistance.


http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=23492
fil - 04 Sep 2015 - 14:45
Sujet du message:
HEPATITE C : À QUI LE TOUR ?



L’arrivée des nouveaux traitements permet d’envisager la guérison de tous les malades porteurs de l’hépatite C. Devant le prix et le nombre limité de prescripteurs il a été décidé de traiter 15 000 à 17 000 personnes par an. Avec encore 250 000 malades en France il faudra 16 ans pour éradiquer la maladie à condition qu’il n’y ait plus de nouvelles contaminations et que la RDR fonctionne.

Mais pour obtenir ces résultats il fallait organiser les soins. Le schéma retenu était en France 15000 traitements par an en privilégiant les patients les plus graves avec des scores de fibrose F3 (pré-cirrhotique) ou F4 (cirrhotique) cela semble évident car se sont eux qui ont les formes les plus graves et les plus invalidantes, qui risquent de mourir rapidement, ils sont donc prioritaires.

Mais je vous propose d’oser la comparaison avec l’accès à une boucherie.

ALORS C’EST À QUI LE TOUR ? C’EST À VOUS MA P’TITE DAME ?

Traiter les patients les plus graves et les plus à risque de complication ce serait comme laisser passer devant tout le monde les personnes âgées avec l’espérance de vie la plus courte! Pourtant les personnes âgées ne sont pas prioritaires dans une boucherie! J’en entends même dire « les têtes blanches ont le temps d’attendre moi pas, j’ai un boulot ». Tiens la comparaison est drôle si on traite les personnes ayant un travail de façon prioritaire ?

Aujourd’hui on fait la queue à la boucherie et parfois même on prend un ticket (on sert le numéro 147 qui s’affiche en rouge clignotant au-dessus du comptoir) appliqué à l’accès aux soins des hépatites, cela voudrais dire traiter les malades en fonction de la date de leur dépistage. Choquant? Pourtant c’est ce que vous faites chez le boucher!

Et l’hépatite aiguë? Aujourd’hui son accès aux soins est prioritaire pour éviter son passage à la chronicité … Vous êtes chez le boucher dans la file d’attente et vous vous êtes garé à 50 mètres sur une place libre et là une jeune fille arrive et dit excusez-moi je peux passer devant vous car je suis garé en double file je n’ai pas trouvé de place pour me garer.

Il y a même des boucheries ou l’on a deux files, les petites et les grosses commandes (genre moins de 5 articles). Il y aurait la file des fibroses graves et à côté une autre consultation pour les fibroses minimes …

Les patients co-infectés ou addicts sont des patients qui nécessitent une préparation à leur traitement un peu comme dans une boucherie quelqu’un devant vous qui passe une commande, ça énerve … oui mais vous comprenez les prises en charge multidisciplinaires c’est un peu comme l’activité traiteur, on prend la commande mais ça demande du temps de préparation.

Et puis il y a eu ceux qui font la queue dehors car la boucherie est trop petite… Ce sont ceux qui ne sont pas encore dépistés, à quoi bon dépister si on ne peut accueillir tout le monde.

Mais s’il vous plait ne comparez pas les programmes d’éducation thérapeutique aux conseils et aux préparations du boucher c’est plus que ça! Le boucher vous aide à découvrir ce que vous aimez. « Et s’il vous plait ma p’tite dame ne me la faites pas trop cuire c’est une viande qui fond dans la bouche «

Mais là où on est tous d’accord c’est que lorsque vous êtes en train de vomir du sang, vous n’allez pas chez le boucher. Comprenez lorsque vous avez un cancer du foie ce n’est plus le temps du traitement du virus.

Que vous trouviez ça drôle ou triste réfléchissez un peu. Moi, mon spécialiste du foie je ne veux pas que ça soit un ancien interne ou chef de rayon des boucheries Bernard. Et j’en profite pour remercier mon boucher pour ses conseils de cuisson des magrets de canard.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/09/04/ ... i-le-tour/
roadrunner - 05 Sep 2015 - 12:31
Sujet du message:
oui, mais si on va aux urgences pour un doigt coupé et qu' arrive après vous un infarctus, qui passe en premier? Vous restez sur votre chaise en serrant votre doigt! L'idéal serait de traiter tout le monde, mais les laboratoires pharma ont poussé le bouchon vraiment loin quant aux prix! La bourse bien avant la vie!
fil - 08 Sep 2015 - 16:36
Sujet du message:
L’ALFA-FOETOPROTEINE (AFP) VOUS CONNAISSEZ ?



Ce n’est pas une étoile ni une galaxie, rien à voir avec alfa du centaure. Rien à voir non plus avec l’Agence France Presse (AFP).

L’alfa-foetoprotéine est une protéine découverte en 1963 par un immunologiste Russe. Elle est fabriquée par les tissus embryonnaires et par le sac vitellin autour du fœtus. Cette protéine se retrouve donc normalement dans le sang de toute femme enceinte.

Mais intéressons-nous d’abord à son utilisation en hépatologie. Il existe naturellement dans notre sang des petites doses AFP (moins de 10 ng/ml). Toute fois ce dosage est régulièrement utilisé pour surveiller les personnes atteinte d’une maladie hépatique, pourquoi ? Lorsque le foie se régénère il produit des cellules jeunes qui vont donc produire de l’alfa-foetoprotéine. C’est pour cela que lorsque le foie souffre et se régénère, lors d’une hépatite aigué, lors d’une hépatite alcoolique, il augmente sa production. Mais 70% des tumeurs cancéreuses du foie sont des tumeurs qui fabriquent de l’alfa-foetoprotéine, l’augmentation régulière et importante de l’AFP est donc un signe indirect de cancer du foie. Lorsqu’on est porteur d’une cirrhose la surveillance consiste en une échographie ou une imagerie du foie deux fois par an et un dosage de alfa-foetoprotéine.

Vous pouvez retrouver tout cela dans notre fascicule « C comme Cirrhose » et dans les recommandations de la HAS pour la prise en charge des cirrhoses.

C COMME CIRRHOSE :
http://www.soshepatites.org/publication ... -cirrhose/

Les recommandations de la HAS pour la prise en charge des cirrhoses.
http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_ ... mp;lang=fr

Mais il est d’autres tumeurs qui peuvent secréter de AFP comme des cancers des ovaires et des testicules qui peuvent être des tumeurs de à partir de tissus embryonnaire. De la même façon lorsqu’une femme est enceinte on se sert actuellement du dosage d’AFP à certain moment de la grossesse pour évaluer les risques de trisomie 21.

Alors à tous ceux membres du club des F4, les cirrhotiques, n’oubliez pas de faire une écho et un dosage AFP tous les 6 mois. Mais souvenez-vous pour que ce soit fiable, le dosage doit être fait toujours dans le même laboratoire avec la même technique…

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/09/08/ ... onnaissez/
fil - 09 Sep 2015 - 15:23
Sujet du message:
Déclaration de Glasgow fixe des objectifs mondiaux pour éliminer l'hépatite virale

Nouvelle déclaration sur l'hépatite virale, par les dirigeants de 98 pays, fixe des objectifs pour éliminer l'hépatite au premier sommet mondial
Moment crucial sur la voie de l'élimination hépatite virale atteint le dernier jour du premier Sommet mondial de l'hépatite à Glasgow
Les dirigeants du monde entier aujourd'hui (4 septembre) se sont engagés à la Déclaration de Glasgow sur l'hépatite virale, marquant une étape clé dans la route pour éliminer septième plus grand tueur du monde.

Globalement, 400 millions de personnes vivent avec l'hépatite virale et plus de 1,4 millions de personnes meurent chaque année à cause de cela. Ministres de la santé, les décideurs, la société civile et des spécialistes de la santé publique du monde entier se sont engagés à cette déclaration mémorable pour appeler les gouvernements à fixer des objectifs qui vont former une feuille de route vers l'élimination de cette menace mondiale de la santé.

La Déclaration appelle les gouvernements à mettre en œuvre des programmes, de l'hépatite complets financés nationales, conformément à la Résolution 67.6 Assemblée mondiale de la Santé.

La déclaration complète peut être trouvé à www.worldhepatitissummit.com.

La Déclaration marque la fin du premier Sommet mondial de l'hépatite hébergé à Glasgow au Scottish Exhibition and Conference Centre (SECC). Le Sommet mondial de l'hépatite est une Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la World Hepatitis Alliance (WHA) manifestation conjointe organisée par le gouvernement écossais et soutenu par Glasgow Caledonian University (GCU) et protection de la santé en Ecosse.

Cette réunion de trois jours a été organisée en réponse à la Résolution de l'Assemblée mondiale de la Santé de l'an dernier appelant à une action concertée pour inverser le péage de la mort sans cesse croissante de l'hépatite virale. Il a réuni la communauté des patients de l'hépatite - représenté par les participants de chaque groupe de 200 patients organisations membres de la World Hepatitis Alliance - et les décideurs politiques.

Commentant du Sommet, Charles Gore, Président de la World Hepatitis Alliance a déclaré: "La Déclaration de Glasgow sur l'hépatite virale est une étape extrêmement importante vers l'élimination de cette maladie. Aujourd'hui, les dirigeants du monde entier se sont engagés à fixer des objectifs pour l'élimination de l'hépatite virale comme une menace pour la santé publique. "

Le gouvernement écossais a mené le monde dans sa réponse structurée à l'hépatite C et a lancé cette semaine son cadre sexuelle du virus de la Santé et du Sang Borne de 2015 à 2020 de mise à jour, à laquelle la recherche de GCU dans l'hépatite C et le VIH a contribué de manière significative.

9 pays de l'UE représentent 85% des infections totales VHC


fil - 09 Sep 2015 - 16:04
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Pool de brevets de médicaments se penche sur l'hépatite C


Greg Perry, directeur exécutif du Pool de brevets de médicaments, a déclaré aux délégués lors du Sommet mondial de l'hépatite à Glasgow cette semaine que l'organisation examinait comment il pouvait agir pour accélérer et élargir l'accès aux antiviraux action directe pour les pays à revenus bas et moyen , où environ 85 % des personnes atteintes de l'hépatite C sont estimés vivre.

Le Pool de brevets de médicaments a été créé avec le soutien d'UNITAID, l'international des drogues et des diagnostics acheter des fonds pour le VIH, la tuberculose et le paludisme, de négocier des accords de licence volontaires avec les compagnies pharmaceutiques qui permettraient un accès généralisé aux médicaments antirétroviraux de faible coût pour le traitement du VIH. Le Pool de brevets de médicaments a été également conçu comme un mécanisme pour surmonter les obstacles au développement des associations fixes de produits depuis plus d'un fabricant, pour une prestation efficace du traitement dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Depuis son lancement en 2010, le Pool de brevets de médicaments a négocié des accords de licence volontaires avec toutes les grandes sociétés pharmaceutiques qui permettent à certains ou tous leurs produits antirétroviraux à être copiés par des fabricants de médicaments génériques pour la vente à des prix considérablement réduit dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

La Première priorité du Pool de brevets de médicaments est de négocier des accords de licence volontaires qui permettraient le développement de combinaisons pan-génotypique des antiviraux de l'action directe. Les Combinaisons de drogues Pan-génotypique devraient être tout aussi actives contre tous les génotypes de virus de l'hépatite C . Bien que beaucoup de défenseurs affirment que les combinaisons pan-génotypiques sont nécessaires afin de simplifier le traitement en dispensant de la nécessité des tests de génotype, un avantage supérieur à une combinaison de pan-génotypique serait efficace contre tous les génotypes présents dans les pays à revenu faible et intermédiaire, ce qui permet une plus grande proportion de la population avec l'infection par le virus de l'hépatite C à bénéficier d'un traitement moins coûteux. Alors que le génotype 1 prédomine sur les marchés de grande valeur d'Europe et d'Amérique du Nord, le mélange des génotypes est bien plus varié en Asie et en Afrique. Considérant que toutes les combinaisons antivirales de l'action directe sont actifs contre le génotype 1, certaines sont beaucoup moins puissantes lorsqu'il est utilisé pour traiter le génotype 3. Ayant un régime qui convient à tous les patients serait grandement simplifier le traitement en supprimant la nécessité d'une mosaïque de lignes directrices nationales pour répondre aux variations locales dans le mélange de génotype et permettrait d'éliminer les retards dans l'enregistrement de nombreux produits nécessaires pour traiter les différents génotypes.

Dr Isabelle Andrieux-Meyer de Médecins sans Frontières a demandé instamment au Pool de brevet de médicaments à donner la priorité au Daclatasvir afin d'obtenir une combinaison pan-génotypiques avec Sofosbuvir – et de prévenir un monopole de Gilead dans traitement pan-génotypique.

"Notre priorité numéro un est d'ouvrir les négociations avec Bristol-Myers Squibb [sur daclatasvir]. Nous pensons qu'ils ont le produit plus intéressant », Greg Perry a dit aux délégués. Bristol-Myers Squibb n'a pas encore publié les propositions licence volontaires pour daclatasvir (Daklinza).

Environ 85 % des personnes atteintes de l'hépatite C en direct dans les pays de faible revenu ou à revenu intermédiaire, dit de Homi Hazawi du centre d'analyse de la maladie, mais un défi majeur pour tous les efforts pour réduire le prix du traitement de l'hépatite C réside dans le fait qu'un grand nombre de ces personnes vivent dans des pays comme la Chine, le Brésil et la Russie qui ne peut-être pas être couverts par des contrats de licence volontaires. Un examen par le Center for Disease analyse suggère que 23 à 29 % des personnes atteintes de l'hépatite C vivent dans des pays à revenu moyen supérieurs et 43 à 49 % dans les pays à revenu moyen inférieurs.


Lire la suite...

http://www.aidsmap.com/Medicines-Patent ... e/2996908/
fil - 10 Sep 2015 - 15:12
Sujet du message:


L'Étiquette mis à jour pour Daklinza (Daclatasvir) pour les 12 semaines du traitement des patients non cirrhotiques avec l'hépatite C chronique de génotype 3 Approuvé par la Commission européenne

Daklinza en combinaison avec SOFOSBUVIR est la première thérapie de 12 semaines tout-orale pour le génotype 3 patients sans cirrhose en Europe

L'hépatite C de génotype 3 progresse plus vite que le génotype 1 et est l'un des génotypes les plus difficiles à traiter

PRINCETON, NJ - (BUSINESS WIRE) - Bristol-Myers Squibb Company (NYSE: BMY) a annoncé aujourd'hui que la Commission européenne a approuvé un label mis à jour pour Daklinza pour le traitement de génotype 3 l'hépatite C chronique (VHC). La mise à jour permet l'utilisation de Daklinza en combinaison avec SOFOSBUVIR pendant 12 semaines chez les patients sans cirrhose dans tous les 28 États membres de l'Union européenne, et marque la première fois que ces patients de génotype 3 du VHC ont une fois par jour, tous orale régime de traitement de cette durée plus courte.

«Le fardeau de l'hépatite C - et le génotype 3, en particulier - reste importante dans de nombreuses parties de l'Europe", a déclaré Graham R. Foster, FRCP, Ph.D., professeur de l'hépatologie, Blizard Institute, Université Queen Mary de Londres, Londres, Royaume-Uni. "Malgré les progrès de la thérapie, les patients de génotype 3 du VHC sont encore parmi les plus difficiles à traiter avec des antiviraux à action directe. Les taux de guérison obtenus par Daklinza en combinaison avec SOFOSBUVIR pendant 12 semaines représentent une étape positive pour le génotype 3 patients sans cirrhose ".

En Août 2014, Daklinza a été approuvé par la Commission européenne pour une utilisation en combinaison avec d'autres médicaments à travers les génotypes 1, 2, 3 et 4 pour le traitement de l'infection chronique par le VHC chez les adultes. L'étiquette originale comprenait le traitement des patients avec le génotype 3 (avec ou sans cirrhose compensée et / ou le traitement expérimenté) avec Daklinza et SOFOSBUVIR et la ribavirine, pendant 24 semaines. L'étiquette mise à jour, ce qui supprime l'exigence de la ribavirine et réduit la durée du traitement à 12 semaines pour les patients sans cirrhose, est basée sur les données soumises à l'Agence européenne des médicaments et le comité des médicaments à usage humain de l'essai clinique ALLY-3. Le schéma de traitement mis à jour pour patients atteints de cirrhose est pour ainsi Daklinza SOFOSBUVIR avec l'utilisation facultative de la ribavirine, qui peut être ajouté sur la base de l'évaluation clinique du patient. La durée du traitement de ces patients n'a pas changé.

La suite ici :

http://translate.googleusercontent.com/ ... -jSNoGXxMg



http://depts.washington.edu/hepstudy/pr ... /ally3.pdf
fil - 10 Sep 2015 - 18:57
Sujet du message:
La FDA émet un avertissement pédiatrique pour Copegus (Ribavrine)

AVERTISSEMENTS ET PRÉCAUTIONS

Impact sur la croissance chez les enfants
• Au cours de la polythérapie pendant 48 semaines avec PEGASYS et la ribavirine, l'inhibition de la croissance a été observée chez les sujets pédiatriques de 5 à 17 ans. Diminution du poids pour âge z-score et de la hauteur pour l'âge z-score jusqu'à 48 semaines de traitement par rapport aux valeurs initiales qui ont été observés. À 2 ans après le traitement, 16 % des sujets pédiatriques étaient plus 15 % au-dessous de leur courbe de poids de base et 11 % plus de 15 % au-dessous de leur courbe de hauteur de ligne de base. Les données disponibles de durée plus longues sur les sujets qui ont été suivis à 6 ans après le traitement sont trop limitées pour déterminer le risque d'une hauteur adulte réduite chez certains patients .

EFFETS INDÉSIRABLES

Inhibition de la croissance chez les sujets pédiatriques
• Les sujets pédiatriques traités par PEGASYS et polythérapie ribavirine a montré un retard dans la taille et le poids augmenté avec jusqu'à 48 semaines de traitement par rapport aux valeurs initiales. Poids pour l'âge et la hauteur pour âge z-scores tant que les % de la population normative pour la taille et le poids de l'objet a diminué au cours du traitement. A la fin du suivi de 2 ans après le traitement, la plupart des sujets étaient retournés au % de courbe normatif de référence pour poids (64% moyenne au départ, 60% moyenne à 2 ans après le traitement) et hauteur (54% moyenne au départ, 56 moyenne % à 2 ans après le traitement). À la fin du traitement, 43 % (23 sur 53) des sujets ont connu une diminution de % de poids de plus de 15 % et 25 % (13 sur 53) ont enregistré une baisse de % de hauteur de plus de 15 % sur les courbes de croissance normative. À 2 ans après le traitement, 16 % (6 destrente huit) étaient plus 15 % au-dessous de leur courbe de poids de base et 11 % (4 de trente huit) ont été plus de 15 % au-dessous de leur courbe de hauteur de ligne de base. trente huit des 114 sujets inscrits à l'étude de suivi à long terme, s'étendant vers le haut jusqu'à après le traitement de 6 ans. Pour la plupart des sujets, la récupération après le traitement dans une croissance à 2 ans après le traitement a été maintenue à 6 ans après le traitement.

http://www.fda.gov/Safety/MedWatch/Safe ... 218877.htm
fil - 11 Sep 2015 - 16:42
Sujet du message:
RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE … & CIRRHOSE FROIDE …



Dans quelques semaines se tiendra à Paris une conférence internationale sur le climat, alors que les hépatologues pendant ce temps n’ont jamais autant créé de cirrhoses froides.

Dans le jargon hépatologique on parle de plus en plus souvent de cirrhose froide mais on n’a jamais évoqué de cirrhose chaude ? Alors de quoi parle-t-on ? On aurait pu parler de cirrhose active et inactive mais cela aurait été ambigu. Lorsque qu’une personne est atteinte de cirrhose c’est que le facteur agressif a été supérieur aux capacités de régénération du foie. Dans ces cas la cirrhose progresse. Mais en 2015 il y a de plus en plus de malades porteurs d’hépatite C pris en charge au stade de cirrhose, chez qui les traitements ont permis de faire disparaitre le virus de l’hépatite C et donc de suspendre la progression des destructions hépatiques et donc de la cirrhose. Le terme de cirrhose froide c’est alors répandu dans le milieu hépatologique.

Mais qu’est-ce qu’une cirrhose froide ? Dans certain cas la cirrhose peut régresser et le foie se régénérer mais ce n’est pas toujours le cas, on parle alors de cirrhose froide ou refroidie. Ce cas de figure peut se rencontrer après la guérison d’un virus (hépatite B ou C) mais aussi après l’arrêt de l’alcool en cas de cirrhose alcoolique ou de façon plus général après disparition ou contrôle du facteur causal.

Pourtant le développement de plus en plus important du nombre de patients porteurs de cirrhose froide n’est pas sans poser de nouvelles questions.

Quelle sera l’évolution de ces cirrhoses froides par rapport aux cirrhoses actives? Y aurait-il moins de cancer moins de complications? Quelle sera l’évolution et l’histoire naturelle de ce nouveau statut de malades. Aujourd’hui faute d’étude, on considère qu’il faut suivre les cirrhoses froides comme des cirrhoses actives, prises de sang régulières tous les 6 mois, échographie et dosage d’alfa- foetoprotéine, gastroscopie à la recherche de varice œsophagienne …

Nous devons mettre en place des nouvelles cohortes de maladie guéris et particulièrement pour ceux en stade de cirrhose. Mais pour cela il faut être vigilant et bien expliquer au malade porteur de cirrhose refroidie qu’il entre dans un NO MAN’S LAND de la maladie hépatique. Voilà une nouvelle page de l’hépatologie à écrire, mais pour ce morceau de l’histoire il faut l’union de l’énergie des médecins, des malades et des associations. Encore des coups de chaud en perspective…

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/09/11/ ... se-froide/
fil - 14 Sep 2015 - 08:52
Sujet du message:


Pr V. Leroy « Traitement des patients infectés par un génotype 1 »
http://www.afef.asso.fr/ame/news.phtml? ... 071747-250

Pr D. Thabut « Traitement des patients infectés par un génotype 2 »

http://www.afef.asso.fr/ame/news.phtml? ... 074414-882

Pr JP. Bronowicki « Traitement des patients infectés par un génotype 3 »

http://www.afef.asso.fr/ame/news.phtml? ... 090719-777

Pr T. Asselah « Traitement des patients infectés par un génotypes 4, 5 et 6 »
http://www.afef.asso.fr/ame/news.phtml? ... 072522-035

Les vidéos de l'AFEF :
http://www.hepatites.net/index.php?name ... 087#374087
fil - 15 Sep 2015 - 10:05
Sujet du message:
JE NE PENSAIS PAS QU’UN JOUR, JE DIRAI MERCI A L’HEPATITE C…



Je n’ai jamais souhaité à personne de contracter le virus de l’hépatite C. Pourtant l’histoire récente nous amène à dire que parfois les virus font bien les choses. Nous savions que les hépatites virales sont partout présentes sur la planète mais pour autant on ne dit jamais qu’elles sont présentes également chez les Talibans.

C’est après deux ans de doute, nous avons appris en juillet dernier que le mollah Omar fondateur des talibans afghans au pouvoir à Kaboul de 1996 à 2001 était décédé depuis deux ans maintenant. Mais de peur de guerre intestine et de combat de succession sa mort avait été maintenue sous secret par son entourage et en particulier par son fils Yaccoub. On pensait que le mollah Omar avait peut-être été assassiné, il n’en est rien et son fils a révélé que son père était mort de mort naturelle. Son état de santé se serait dégradé suite à un portage chronique de l’hépatite C. Celui-ci est peut être mort d’un cancer du foie. Tout cela a été confirmé par l’AFP, non alfa-foeto protéine mais l’Agence France Presse. Le mollah Omar s’ajoute aux 500 000 décès annuels de patients qui n’ont pas eu accès aux nouvelles stratégies thérapeutiques.

Les talibans se disputent la succession du mouvement mais tout comme nos présidents de la République doivent rendre publique leur bulletin de santé, il faudrait lancer une grande campagne de dépistage de l’hépatite C par TROD au sein des talibans. Quant à l’hépatite B fait-elle des ravages en Colombie ? Pourrait-elle fragiliser le Cartel de Medellin ?

Pascal Mélin

Pour en savoir plus :

http://www.20minutes.fr/monde/1686519-2 ... firme-fils

http://www.soshepatites.org/2015/09/15/ ... epatite-c/
fil - 16 Sep 2015 - 17:13
Sujet du message:
Hépatite E : enfin un vaccin disponible, baptisé Hecolin

L’hépatite E, maladie des pays pauvres, tue chaque année 70.000 personnes, faute de traitement. Face aux épidémies qui se font de plus en plus fréquentes, les médecins ont enfin une solution : Hecolin, un vaccin chinois, le premier du genre à être commercialisé.

Négligée en Occident, l’hépatite E n’est pas une maladie anodine. Elle s’attrape consécutivement à l’ingestion d’eau contaminée par un virus présent dans des déjections humaines, faute de conditions sanitaires suffisantes. Si dans la majorité des cas elle est bénigne, elle peut évoluer en insuffisance hépatique aiguë parfois mortelle, surtout chez la femme enceinte.

Jusqu’à aujourd’hui, il n’existait aucun traitement de cette hépatite, car le modèle économique fait fuir les principaux laboratoires. Le seul moyen de prévenir d’une épidémie consistait à améliorer les conditions d’hygiène et de salubrité, chose pas toujours évidente dans certaines contrées affectées par la misère.

Entre 1986 et 1988, une pandémie dans la province chinoise du Xinjiang touchait 120.000 personnes et causait 700 morts. L’État avait commencé à se mobiliser, même si l’aventure prit un réel tournant en 2000. Dans leur laboratoire de la Xiamen University, les chercheurs tentaient de développer un vaccin. Ils ont alors reçu la main tendue d’une entreprise privée, Yangshengtang, dépensant 1,8 million de dollars (1,4 million d’euros). Le produit né de leur collaboration porte le nom d’Hecolin.

Hecolin, premier vaccin contre l’hépatite E

Après les tests habituels, l’espoir est devenu réel en 2010, lorsque les résultats de l’essai clinique mené auprès de dizaines de milliers de personnes ont révélé dans The Lancet sa haute efficacité. Une étude suffisante selon l’autorité chinoise du médicament, la State Food and Drug Administration (SFDA) qui en décembre dernier donnait son aval pour la commercialisation du vaccin

C’est donc le premier du genre à être développé et les espoirs sont importants. En Afrique, ces dernières années, les épidémies sont de plus en plus fréquentes. L’Ouganda annonçait 160 morts en 2007 sur 10.000 personnes infectées. Depuis juillet dernier, c’est le sud du Soudan qui compte ses victimes. Pour l’instant, on dénombre 16 morts sur les 400 malades détectés dans les camps de réfugiés. Plus récemment, le Kenya qui faisait état de 200 cas de jaunisse causés par le virus de l’hépatite .

L’Hecolin pourrait être distribué en Afrique

Il faudra maintenant que l’Hecolin s’exporte depuis la Chine jusqu’en Afrique. Mais le modèle économique mis en place n’est pas très rentable. Le projet ayant coûté 80 millions de dollars (62 millions d’euros) sur l’ensemble, principalement financés par le gouvernement chinois, il ne devrait rapporter que 10 millions de dollars en 2013.

En théorie, l’espoir est de mise, l’État chinois ayant promis de ne pas se désengager. La Xiamen University a entamé le dialogue avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de manière à ce que les vaccins soient distribués dans les agences locales des Nations unies pour l’enfance.

D’ici quelques années, Hecolin pourrait être concurrencé par un autre vaccin, provenant là encore de fonds publics et privés. Le laboratoire britannique GlaxoSmithKline collabore en effet avec l’armée américaine sur un produit prometteur qui entre en phase II de l’essai clinique

http://www.futura-sciences.com/magazine ... xtor=RSS-8
fil - 18 Sep 2015 - 10:39
Sujet du message:
AUTOTEST VIH : POUR UNE ANNONCE SOLITAIRE …



Souvenez-vous des années 80 et des personnes qui se suicidaient en apprenant qu’elles étaient porteuses du VIH. On avait alors interdit d’adresser les résultats aux patients par courrier. Toute annonce de séropositivité devait être faite par un médecin. Puis il a paru difficile de demander une prescription de tests sérologiques à un médecin. On a alors inventé les CDAG (Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit) qui permettaient à chacun de se faire dépister gratuitement et sans justifier de son identité. Ce nouvel outil qu’était le CDAG a permis de ré interpeller tous les usagers sur leur comportement. Ces dernières années on constatait, que certains usagers étaient toujours en dehors de toutes stratégies de dépistage. On développait alors les TROD (Tests Rapides d’Orientation Diagnostique) pour permettre un dépistage communautaire et s’écarter le plus possible du corps médical. Ceci permettait alors avec une simple goutte de sang de pouvoir orienter le dépistage vers des HSH (Hommes ayant une Sexualité avec des Hommes) des précaires, des usagers de drogue. Malgré tous ces outils il manquait l’autotest VIH, c’est chose faite pour 25 euros dans toutes les bonnes pharmacies à partir de ce 15 septembre.

Le VIH a maintenant rejoint la grossesse, vous pouvez faire votre autotest où vous voulez et quand bon vous semble, mais c’est seul que vous affronterez le résultat.

On a l’image romantique de la femme qui fait son test de grossesse et qui se réjouit à l’avance de l’annoncer à son compagnon. Mais on oublie la femme seule qui suite à un retard de règle pleure face à un autotest positif. Il y a plusieurs enjeux sanitaires à la mise à disposition des autotests : permettre au plus grand nombre d’accéder à l’information sans passer par un tiers ou un médecin, mais aussi contrôler au mieux une épidémie et dans l’idéal, faire accéder les patients aux soins de façon le plus précocement possible.

Mais que fait-on de la violence de cette auto-annonce ? Les autotests doivent nous amener à avoir une politique sanitaire audacieuse. Comment assurer un accès rapide à la consultation spécialisée en cas de réponse positive ? Et pourquoi prioriser le dépistage de certain virus ? L’annonce est une rupture dans votre schéma de vie, c’est l’effraction violente de la mort. Vivre avec un virus c’est apprendre à dire et à mettre des mots sur des émotions. L’annonce par un tiers obligeait et rendait possible ce passage par la parole. On peut craindre que l’isolement face à la découverte solitaire de la maladie enferme le nouveau malade dans l’isolement.

Si vous avez une co-infection VIH-VHC, vous réaliserez l’auto test VIH et vous ne penserez pas être co-infecté !

Les TROD VIH sont en place depuis plus d’un an mais les TROD VHC et VHB existent depuis plusieurs années, seul ou en combinaison, ils sont au point mais toujours pas autorisés par les autorités et on ne parle même pas des autotests pourtant il y a en France 130 000 personnes infectées par le VIH alors qu’elles sont 500 000 atteintes de l’hépatite B ou C. Alors pourquoi ce laxisme et cette différence de traitement ?

Ce que permettra l’autotest VIH :

Découvrir que vous êtes porteur du virus VIH depuis plus de 3 mois. Prendre conscience des risques de transmission. Se préparer à des tests de confirmation.

Ce que ne permettra pas l’auto test VIH :


En cas de négativité le doute persistera encore 3 mois. Il ne permettra pas de se passer du préservatif entre 2 personnes avec un test négatif, car une réponse négative n’éclaire avec certitude que sur l’état infectieux du patient trois mois avant. Le test ne protège pas il informe. Le test ne devrait jamais être rendu obligatoire par un tiers, parents /enfant, employeur /employé ou bien encore au sein d’un couple.

Cinq à six millions de tests sont réalisés chaque année mais pour certains il s’agit de tests à répétition, le développement des autotests doit nous amener à reprendre le débat citoyen concernant le VIH en reprenant l’information de tous. Mais il faudra aussi reprendre l’éducation des professionnels de santé ainsi comme lors de l’arrivée de la pilule du lendemain ou la mise en vente de la pilule dans les années 70. Des pharmaciens s’opposent à vendre ce test qui n’est pas remboursé expliquant que c’est trop compliqué ou bien difficile à l’officine. Ainsi à Marseille une équipe de journaliste a découvert que la plus part des pharmacies ne mettait pas à disposition ce test.

A quand les autotests hépatite B ou C ou bien la syphilis? Mais pour rattraper ce retard nous demandons la reconnaissance des TROD VHC et VHB que nous attendons depuis 4 ans ainsi que le développement de TROD multi plot permettant de tester en même temps le contact avec plusieurs virus.

Pascal Mélin

Pour en savoir plus:
http://actifsante.org/documents_pdf/Com ... H_ANRS.pdf

http://www.soshepatites.org/2015/09/18/ ... solitaire/
fil - 18 Sep 2015 - 18:23
Sujet du message:
A Toulouse, réunion publique d’information: hépatite C, les traitements 2015 & l’avenir.



30 septembre 2015, de 18h30 à 20h,

salle de la C.M.S., 2, rue Malbec, quai de la Daurade, 31040 Toulouse

SOS Hépatites invite les malades et acteurs de santé,

à une réunion publique d’information.

En France, 250 000 personnes ont une hépatite C chronique, 100 000 ignorent leur contamination. L’hépatite C tue plus que la route. En revanche, aujourd’hui, l’hépatite C est la première maladie chronique dont on peut guérir !

Venez découvrir les traitements 2015 qui permettent de guérir plus de 90% des hépatants. Cette réunion d’information et d’échange entre professionnels de l’hépatite et les personnes concernées est organisée par SOS Hépatites.

Depuis 1996, notre association de malades, informe sans inquiéter, soutient sans exclure et accompagne sans assister.

Elle œuvre auprès des acteurs et instances de santé pour défendre les malades, représenter les usagers et promouvoir la recherche.

Lors de cette première réunion publique d’information SOS Hépatites à Toulouse, nous lancerons le seul livret présentant toutes les options de traitement de l’hépatite C.

Nous vous attendons à la C.M.S. : hépatite C, les traitements 2015 et l’avenir.

Les nouveautés sont à la hauteur de nos espérances mais le combat est loin d’être terminé !

CONTACT

Fabienne Godard, 06 04 00 02 30 bénévole SOS Hépatites Toulouse / Selly Sickout, 06 74 86 46 51 chargée de mission animation du réseau SOS Hépatites

Merci de nous confirmer votre présence par email : charge.mission@soshepatites.org

PROGRAMME

18h30-18h45 Accueil SOS Hépatites

18h40-19h00 Intervention SOS Hépatites

19h00-19h15 Intervention du Dr Sophie Metivier, Hépato-Gastroentérologue, Toulouse

19h15-19h30 Intervention du Pr Georges-Philippe Pageaux, Hépato-Gastroentérologue et Transplantation, Montpellier

19h30-20h00 Echanges avec la salle

20h00-20h15 Clôture

http://www.soshepatites.org/2015/09/18/ ... 5-lavenir/
fil - 21 Sep 2015 - 14:19
Sujet du message:
PATRICK YENI, PRÉSIDENT DU CNS



Le 10 septembre dernier, le professeur Patrick Yeni a été nommé, par décret du président de la République, président du Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS). Il était jusqu’alors président du Conseil national du sida… Désormais, ce Conseil va également traiter des hépatites virales, d’où la nouvelle dénomination et la nouvelle nomination. L’institution a été récemment interpellée par des médecins et des responsables associatifs sur la question de l’accès aux antiviraux à action directe (AAD) contre le VHC. Un second décret a nommé membres du Conseil national du sida et des hépatites virales des personnalités comme Philippe Artières (historien, directeur de recherche au CNRS), Jean-Pierre Couteron (président de la Fédération addiction), Pierre-Yves Geoffard (économiste, ANRS), Carine Favier (présidente du Planning familial), Hugues Fischer (Act Up-Paris), Pascal Melin (président de SOS Hépatites), Marie Suzan-Monti (AIDES), etc. Au total, le CNS comptera 26 membres.
fil - 22 Sep 2015 - 10:05
Sujet du message:
LE FOIE : C’EST A DROITE OU A GAUCHE ?



Combien de fois entend-on cette phrase qui confirme le caractère silencieux du foie: « je sais que mon cœur est là, à gauche, je le sens. Mais mon foie, il est où, à droite ou à gauche ? »

Cet organe, la plupart des personnes le positionne dans la cavité abdominale, ce qui est juste. Par contre il n’est pas à côté du nombril ! Les malades qui ont eu une biopsie hépatique, ou un fibroscan, savent que pour atteindre le foie il faut passer entre les côtes. Quand un médecin palpe le foie d’un malade, en fait ce n’est que la partie inférieure qu’il cherche à évaluer. En effet le bord inférieur du foie ne dépasse que de quelques centimètres les côtes les plus basses.

N’oubliez pas, 80% du foie se situe sous la coupole diaphragmatique droite!

Le thorax et l’abdomen sont séparés par un grand muscle: le diaphragme. On parle de coupole diaphragmatique droite et gauche, car vu de la cavité abdominale le diaphragme apparait en creux comme une coupole dans une église. Le foie remplit la coupole diaphragmatique droite. Ainsi pour avoir une meilleure représentation de la situation du foie il faut comprendre que le dessus du foie que les médecins appellent le dôme se situe juste sous le mamelon droit…

Mais allons du côté des anecdotes. Ceux qui connaissent bien la place du foie se sont les militaires. Dans un combat à l’arme blanche le coup de couteau doit pouvoir créer le maximum de lésions. Le coup porté à l’adversaire doit le neutraliser de façon certaine. Ainsi un coup de couteau dans le thorax n’est pas toujours mortel permettant de continuer de respirer avec un poumon, de même qu’un impact dans la cavité abdominale n’entraine pas forcément de lésions importantes. Par contre un coup porté dans les dernières côtes droites permettra de perforer le poumon et de faire une plaie au foie ce qui qui est alors un geste neutralisant et rend quasiment impossible tout geste de sauvetage. En un seul geste on peut ainsi créer une plaie du thorax et de l’abdomen! Cette instruction était déjà enseignée dans la pratique de combat au corps à corps il y a un siècle lorsqu’il fallait faire parler la baïonnette.

Quand l’anatomie permet aux hépatologues de rejoindre les commandos …

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/09/22/ ... -a-gauche/
fil - 22 Sep 2015 - 17:43
Sujet du message:
« Le creusement des prix, comme dans le marché de la médecine de spécialité, est scandaleux », fustige Hillary Clinton dans son tweet


Les entreprises de biotechnologies ont sévèrement dévissé lundi à Wall Street, après un tweet d’Hillary Clinton annonçant des propositions prochaines pour stopper l’escalade des prix de leurs médicaments. L’indice biotech du Nasdaq a chuté de plus de 5%, perdant l’équivalent de 15 milliards de dollar en l’espace de quelques heures. L’ancienne secrétaire d’Etat a indiqué sur le réseau social qu’elle allait dévoiler un plan pour lutter contre la flambée des prix des traitements développés par les « biotechs ». « Le creusement des prix, comme dans le marché de la médecine de spécialité, est scandaleux », fustige Hillary Clinton. Cette réaction faisait suite à un article du New York Times, indiquant que la « biotech » Turing Pharma avait augmenté récemment le prix de l’antibiotique Daraprim (toxoplasmose, paludisme...) de 13,50 dollars à ... 750 dollars.

Les « biotechs », dont les percées thérapeutiques sont saluées dans le traitement des cancers, de l’hépatite C ou encore des maladies rares et orphelines, sont plébiscitées par les investisseurs, en raison d’une quasi-absence de régulation pour ce qui est de la fixation des prix de leurs médicaments. C’est ce qui explique aussi d’une certaine façon leur envolée en Bourse où leurs valorisations font pâlir d’envie des groupes industriels. Un traitement complet d’Harvoni, un des deux médicaments de Gilead Sciences contre l’hépatite C, coûte 94.500 dollars aux Etats-Unis, soit 1.000 dollars le comprimé.

http://www.lesechos.fr/monde/etats-unis ... tor=CS1-31
fil - 23 Sep 2015 - 14:38
Sujet du message:
Le prix du Daraprim est passé de 13,50 dollars à 750 dollars.

Voici le grand méchant capitaliste: Martin Shkreli, patron d’un fonds d’investissement ou hedge fund, a racheté une entreprise pharmaceutique qui produit un traitement important pour les patients atteints de VIH a et multiplié le prix de ce traitement par… 55. Le Daraprim est passé de 13,50 dollars initialement à 750 dollars désormais, rapporte The Independent, soit une augmentation de 5.500%. Le Washington Post affirme pour sa part que le prix était initialement de 18 dollars, mais cela n’en ferait pas moins une augmentation de 4.100%.

Le Daraprim, aussi appelé pyrimethamine, n’est pas un traitement directement anti-VIH mais il permet de lutter contre une maladie souvent contractée par les patients qui en sont atteints, la toxoplasmose.

http://www.slate.fr/story/107155/fonds- ... hedge-fund
fil - 24 Sep 2015 - 17:23
Sujet du message:
Hausse spectaculaire du prix de la pyriméthamine aux Etats-Unis : Turing Pharmaceuticals fait marche arrière

Washington, le jeudi 24 septembre 2015 - L’augmentation par 55 du prix de la pyriméthamine (Daraprim) du jour au lendemain aux Etats-Unis après l’acquisition des droits sur la molécule par la société Turing Pharmaceuticals a déclenché un véritable scandale outre-Atlantique. Après avoir défendu son choix par l’absence de rentabilité du médicament, le jeune PDG de Turing Pharmaceuticals, face au tollé a finalement renoncé : « Des erreurs ont été commises sur la manière dont nous avons essayé de faire comprendre aux gens pourquoi nous avons procédé ainsi. Je pense que c'est une bonne idée de baisser le prix en réponse à la colère ressentie par les gens » a-t-il indiqué dans un communiqué.

http://quebec.huffingtonpost.ca/2015/09 ... 80588.html

pti con
mathilde - 24 Sep 2015 - 19:03
Sujet du message:
Citation:

pti con

Tu l'as dit !
fil - 25 Sep 2015 - 07:24
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Hépatites virales : l’OMS fait son premier sommet mondial

L’OMS et la World hepatitis alliance ont organisé, début septembre, un premier sommet mondial sur les hépatites virales chroniques. Cet événement entend devenir annuel et surtout le forum central pour que les pays partagent leurs expériences et leurs meilleures pratiques, afin de faire progresser rapidement les ripostes nationales contre les hépatites.

"Nous savons comment prévenir l’hépatite virale, nous avons un vaccin sûr et efficace contre l’hépatite B et nous disposons maintenant de médicaments efficaces pour guérir l’hépatite C et maîtriser l’infection par le virus de l’hépatite B", a expliqué le Dr Gottfried Hirnschall, directeur du Programme mondial de lutte contre les hépatites virales à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en ouverture du premier sommet mondial (OMS et World Hepatitis Alliance) organisé début septembre sur les hépatites virales chroniques. "Pourtant l’accès au diagnostic et au traitement est insuffisant ou manque totalement dans de nombreuses régions du monde. Ce sommet doit servir de prise de conscience pour établir une dynamique visant à prévenir, diagnostiquer, traiter et finalement éliminer l’hépatite virale en tant que problème de santé publique", a-t-il expliqué.

Hépatites virales : 400 millions de personnes atteintes

Environ 400 millions de personnes vivent actuellement avec une hépatite virale chronique et, selon les estimations, 1,45 million en meurt chaque année, ce qui en fait l’une des principales causes de mortalité dans le monde. Ensemble, les hépatites B et C sont à l’origine d’environ 80 % des cancers du foie, mais la plupart des personnes qui ont une hépatite virale chronique ignorent qu’elles sont porteuses de l’infection, rappelle l’OMS. Ce sommet constituait la première réunion mondiale de haut niveau s’intéressant spécifiquement aux hépatites virales chroniques. Le but est d’aider les pays à renforcer l’action pour la prévention et de veiller à ce que les personnes infectées bénéficient du diagnostic et du traitement. Les participants (responsables politiques, groupes de personnes atteintes, médecins et d’autres parties prenantes) ont souhaité publier une déclaration pour souligner qu’ils croient à la possibilité d’éliminer les hépatites virales et pour demander instamment aux gouvernements de collaborer avec l’OMS, afin de définir et d’accepter des cibles mondiales pour la prévention, le diagnostic et le traitement.

Une stratégie offensive au niveau mondial

L’OMS a présenté lors de ce sommet un nouveau manuel pour l’élaboration et l’évaluation des plans de lutte contre les hépatites virales chroniques. Les responsables politiques et les autres parties prenantes ont également discuté du projet OMS de stratégie mondiale contre les hépatites virales, fixant des cibles pour l’horizon 2030. Celles-ci visent une baisse de 90 % du nombre des nouveaux cas d’hépatite B ou C chronique, une baisse de 65 % du nombre de décès dus aux hépatites B et C et le traitement de 80 % des personnes éligibles porteuses d’infections chroniques par les virus de l’hépatite B ou C. Ce sommet mondial, qui est prévu pour se dérouler chaque année, entend notamment devenir un forum central pour que les pays partagent leurs expériences et leurs meilleures pratiques, afin de faire progresser rapidement les ripostes nationales. "Ce sommet veut donner aux pays les moyens d’agir pour prendre les mesures pratiques nécessaires au niveau national (…) Nous pouvons éliminer l’hépatite des principaux facteurs de mortalité à l’échelle mondiale, mais nous devons tous travailler ensemble pour inscrire cette vision dans la réalité", a déclaré Charles Gore, Président de la World Hepatitis Alliance.

En Afrique subsaharienne et en Asie orientale, les infections chroniques par le virus de l’hépatite B touchent entre 5 % et 10 % de la population. On observe également de forts taux d’infections chroniques dans la région de l’Amazonie et dans les régions au sud de l’Europe centrale et orientale, note l’OMS. L’hépatite C est présente dans le monde entier. Les taux d’infection sont élevés en Afrique, en Asie centrale et orientale et environ deux tiers des personnes qui s’injectent des drogues sont infectées par le virus de l’hépatite C.
fil - 25 Sep 2015 - 08:00
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RIP ribavirin and peg-interferon for #HCV therapy!

La Food and Drug Administration (FDA) a annoncé que Rebetol (ribavirine; Merck) capsules et PegIntron (peginterféron alfa-2b; Merck) pour injection sont abandonnées. La décision est liée aux affaires et non en raison de problèmes de sécurité ou d'efficacité avec les médicaments.

Rebetol est un analogue nucléosidique indiqué pour l'hépatite C chronique en association avec l'interféron alfa-2b (pégylé et non pégylé), chez les patients ≥ 3 ans avec maladie hépatique compensée. Il est fourni sous forme de capsules de 200 mg dans des flacons 56-, 70- et 84-count. L'arrêt Rebetol en vigueur le 1er Février, ici 2016.

PegIntron est un antiviral indiqué pour le traitement de l'hépatite chronique C chez les patients ayant une maladie hépatique compensée. Il est fourni sous 50 mcg / 0,5 ml, 80mcg / 0,5 ml, 120mcg / 0,5 ml, et 150mcg / 0,5 ml flacons à usage unique et à usage unique stylos pré-remplis. Pas de date d'effet est disponible pour l'arrêt PegIntron.
fil - 25 Sep 2015 - 10:09
Sujet du message:
ESSAYEZ DE COUCHER VOTRE MEDECIN …



Non je ne vous propose pas de coucher avec votre médecin ni même de faire la tournée des grands ducs jusqu’à devoir l’accompagner jusqu’à son lit.

Non ! je vous propose simplement une expérience de communication. Dans nos représentations le malade est allongé et le médecin debout, la peinture regorge de ce type de représentation. Pourtant j’ai pu constater dans mon exercice professionnel à quel point le malade debout déstabilise le médecin. Ainsi le jeune interne de médecine qui rentre dans une chambre de malade est choqué par ce malade qui se lève, lui serre la main et lui demande :

« Alors docteur où en est-on de mes examens ? Il faudrait que je sois sortie en fin de semaine »

La réponse ne se fait pas attendre :

« Allongez-vous sur votre lit il faut que je vous examine »

Le patient docile et compliant s’exécute et pendant que le patient est allongé il le palpe et lui fait une synthèse de son état de santé. Malheureusement nous voilà à nouveau dans la situation du médecin debout et du malade couché. Le médecin domine le malade qui est en position de stress et n’est pas en position de recevoir les informations ni de les comprendre correctement. Je ne parle pas des situations extrêmes de l’examen gynécologique ou du toucher rectal qui ne sont pas forcément le meilleur pour un échange verbal loyal et constructif dans le cadre de la délivrance d’une information claire et accessible.

Le meilleur moment pour échanger avec un médecin dans le cadre d’une relation équilibrée est de le faire dans la mesure du possible autour d’un bureau et si possible habillé. On rêverait de voir un médecin et un malade côte à côte devant un bureau face à son dossier médical et en participant à la prise de note et d’information. Mais là je rêve …

Non je vous propose un exercice à soumettre à votre médecin. En le laissant habillé et en respectant son intimité proposez lui de s’allonger sur sa table d’examen, restez debout à côté de lui et proposez lui de répondre à toutes les questions qu’il jugerait intéressantes ou pertinentes concernant votre santé.

Vous constaterez alors que vous vous sentirez plus serein pour répondre aux questions mais que lui par contre aura plus de mal à formuler les questions !

Etonnant non ?

Non il n’y a rien d’étonnant dans cette expérience car les dominations ont été inversées. Vous ne me croyez pas et bien proposez donc à votre médecin cette expérience et réfléchissez ensuite avec lui sur l’équilibre des positions lors d’une consultation.

On peut avoir envie rien qu’une fois de coucher son médecin sans vouloir coucher avec son médecin.

Pascal Mélin

(Dessin de Claire Bretécher)

http://www.soshepatites.org/2015/09/25/ ... e-medecin/
fil - 25 Sep 2015 - 11:36
Sujet du message:
Abivax teste son vaccin thérapeutique contre l'hépatite B en Asie



Forte de sa levée de fonds record en Bourse à 57,7 millions d'euros, fin juin, la jeune société Abivax finalise l'étude clinique pivot (phase IIb/III) de son vaccin thérapeutique qui s'attaque à l'hépatite B chronique. Candidat médicament le plus avancé de la start-up parisienne, l'ABX203 est issu de son alliance, conclue en 2013, avec le Centre cubain de génie génétique et de biotechnologie (CIGB), à La Havane, qui lui en a octroyé les droits exclusifs en Asie, Europe et Afrique. Le dernier des 266 patients vient d'être recruté pour cet essai qui se déroule dans 7 pays d'Asie-Pacifique : Australie, Nouvelle-Zélande, Taiwan, Hong Kong, Thaïlande, Singapour et Corée du Sud.

Abivax a d'abord choisi de tester son vaccin thérapeutique dans cette région car, sur les 350 millions de personnes affectées par l'hépatite B chronique (selon l'OMS), cette zone concentre la plus forte prévalence avec 22 millions de cas en Indonésie, 8 aux Philippines, 6 en Corée du Sud, 5 en Thaïlande… « Cette situation tient aux politiques de santé en termes de prévention avec le vaccin prophylactique », explique le docteur Philippe Pouletty. On déplore dans le monde environ un million de décès par an, dus aux complications. Il faudra attendre le quatrième trimestre 2016 pour avoir les résultats de cette étude, dont le critère principal sera l'évaluation de l'efficacité de l'ABX203 à long terme, pendant vingt-quatre semaines après l'arrêt du traitement. Avant cette échéance, Abivax pourrait lancer une autre étude en Europe, où l'hépatite B chronique touche 14 millions de personnes.

http://www.lesechos.fr/idees-debats/sci ... 159005.php
fil - 25 Sep 2015 - 12:07
Sujet du message:
Envie d’un bébé : pensez au dépistage de l’hépatite C !

En France, 35 % de porteurs du virus de l’hépatite C ignorent en être porteurs. Même si le risque de transmission au bébé est extrêmement faible, mieux vaut se faire dépister avant la grossesse. Le Pr Patrice Cacoub, spécialiste de médecine interne (Hôpital Pitié-Salpêtrière), nous explique pourquoi et ce qui se passe quand on est dépistée seulement au cours de la grossesse.

Pourquoi dépister en amont ?

Parce qu’il existe des traitements efficaces, bien tolérés, qui permettent d’obtenir la guérison dans 90% des cas. Donc, si on est dépistée positive au virus et avec une maladie virale active, après un traitement, le virus disparaît, tout comme le risque de transmission à l’enfant. Le dépistage se fait en deux temps : une première sérologie à la recherche d’anticorps. S’il est négatif, on ferme le ban. S’il est positif, un nouveau test est fait (virémie) pour savoir si le virus est actif ou pas. Du résultat découlera le traitement.

Par ailleurs, en cas de contamination multiple, hépatite C et VIH, le risque de transmission de l’hépatite C à l’enfant est plus important (environ 10%). C’est pourquoi le dépistage de l’hépatite C avant la grossesse est important : le traitement anti-VHC est mis en place et la grossesse peut débuter une fois que la guérison de l’infection VHC est constatée.

Je suis enceinte et ne me suis pas fait dépister…

Si le dépistage est positif, le traitement est impossible, car il est interdit pendant toute la grossesse. Inutile de s’affoler car de toute façon le risque de transmission pendant la grossesse est très faible (environ 1%). A l’accouchement, il n’est pas forcément nécessaire d’envisager une césarienne pour protéger le bébé, mais la décision se fait au cas par cas, le gynécologue pouvant être aussi amené à prendre cette décision pour rassurer sa patiente, le cas échéant. Et le bébé, alors ? Contrairement à l’infection par le virus de l’hépatite B, il n’y a pas de traitement pour le bébé à la naissance. Un dépistage sera effectué à la naissance, à 1 mois et à 3 mois.

Pas de panique si le dépistage à la naissance se révélait positif : le bébé étant protégé par les anticorps de sa maman, cela peut influer sur le résultat du dépistage. Quelques semaines plus tard, le nouveau dépistage peut se révéler négatif, une fois que le bébé a développé ses propres anticorps. Et s’il est positif à 3 mois ? Un suivi attentif sera mis en place, mais le dépistage peut être soumis à doutes jusqu’aux 6 mois de l’enfant. A ce stade, si le bébé est toujours dépisté positif, alors une surveillance annuelle sera instaurée par le pédiatre. Ici encore, il n’y a pas lieu de s’affoler car les risques de lésions hépatiques importantes chez un enfant sont très faibles. Le traitement ne sera envisagé qu’à l’adolescence.

Je suis dépistée positive : pourrais-je allaiter bébé ?

Oui, il n’y a aucun risque de transmission par l’allaitement. Même si le virus est présent dans le lait maternel, il ne peut pas franchir la barrière digestive du bébé. Pour rappel, le virus se transmet de sang à sang. Donc, pour contaminer bébé, il faudrait une blessure à sang sur le mamelon de la maman qui rencontre une blessure à sang dans la bouche du bébé (ce qui fait trop de coïncidences pour être vraiment un risque réaliste !).

Faut-il dépister le papa aussi ?

En cas de grossesse programmée par procréation médicalement assistée, oui, mais cela n’est pas nécessaire en cas de grossesse naturelle. Sauf que le papa a aussi tout intérêt à se faire dépister pour éradiquer le virus de son organisme en cas de dépistage positif, même si ça n’affecte pas la transmission à l’enfant. En cas de PMA, cela peut arriver, du fait des techniques utilisées où le sperme ne subit pas les mêmes modifications biologiques qu’en cas de procréation naturelle. Mais dans les centres spécialisés, tout est prévu, pensé, organisé… Donc, là encore, pas de panique. L’hépatite C, ça se gère… encore faut-il s’en savoir porteur ! Et vous, pensez-vous vous faire dépister si vous programmez un bébé pour bientôt ?
fil - 25 Sep 2015 - 14:51
Sujet du message:
Le point sur les traitements de l’hépatite C



SOS Hépatites Fédération groupe des associations ayant pour but la prévention, l’information, la solidarité et la défense de toutes les personnes concernées par les hépatites virales, les maladies du foie, quels que soient les virus et les modes de contamination, ainsi que la promotion de la recherche.

Son président, Pascal Mélin, et sa vice-présidente, Michelle Sizorn, ont accepté de partager leur expertise sur les traitements de l’hépatite C avec les lecteurs de la revue Hémophilie et maladie de Willebrand. Qu’ils en soient remerciés !


Les hémophiles ont été précurseurs de la démocratie sanitaire

Beaucoup pensent que l’on doit le principe de la démocratie sanitaire aux malades du VIH. Faux, c’est aux hémophiles qu’on le doit ! Bientôt un siècle que les malades des troubles de la coagulation se sont regroupés pour faire face à une maladie peu fréquente, sans traitement. Ils ont stimulé la recherche, dénoncé les carences sanitaires, organisé la scolarisation des enfants. Avec la découverte des facteurs anti-hémophiliques, ils se sont organisés contre la pénurie, allant jusqu’à embaucher des médecins. Ils ont exigé la responsabilisation des malades, à qui on se devait de confier le traitement préventif. Puis ce fut la bataille des traitements prophylactiques pour lutter contre l’exclusion.

À l’apparition du VIH, il semblait que seuls les « 4 H » étaient concernés : Haïtiens, héroïnomanes, homosexuels et hémophiles. Les hémophiles ont payés un lourd tribut au sida mais ils ont inventé la démocratie sanitaire et on oublie trop souvent leur implication dans la lutte contre les hépatites virales. Ainsi M. Slavin, hémophile, accepta de vendre son sang au Pr Blumberg (découvreur du VHB), ce qui permit la compréhension de l’infection et la recherche vaccinale…

Un temps ignorées, les hépatites connaissent aujourd’hui des progrès considérables

Mais, après l’affaire du sang contaminé par le VIH, les hépatites ont été ignorées, et ce d’autant que, dans les années 2000, l’évaluation de la maladie reposait sur la biopsie du foie et que le traitement interféron était injectable. Depuis, le fibrotest et le fibroscan ont permis de faire un bilan de l’atteinte des hémophiles. On constatait la progression de la fibrose… il manquait un traitement non injectable.

Depuis 2 ans, les progrès ont été considérables avec la 2ème génération de molécules antivirales à action directe (AAD). La première molécule, le sofosbuvir/Sovaldi®, a d’abord été testée avec interféron/ribavirine puis avec des combinaisons d’AAD (sans interféron). Les combinaisons Sovaldi®/Daklinza® ou Sovaldi®/Olysio® ont guéri plus de 90 % des « hépatants » avec des traitements oraux, mieux supportés, passant de 48 à 24 et même 12 semaines de traitement. En rajoutant la ribavirine aux AAD, les taux de réussite s’améliorent et un traitement de 3 mois avec était aussi efficace que 6 mois sans (et bien moins coûteux !). De quoi réjouir les malades et SOS Hépatites, qui avait milité pour l’accès à ces AAD en autorisation temporaire d’utilisation, et affiché son slogan « Un traitement pour tous, une guérison pour chacun ».


Mais, face au coût de cette révolution thérapeutique, la réjouissance ne dure pas

La réjouissance fut de courte durée, et l’annonce du prix du Sovaldi® un véritable électrochoc : 5 fois plus cher que le traitement standard interféron/ribavirine. Une révolution du traitement, donc, mais son coût exorbitant en a limité la prescription, un rationnement étatique a été mis en place et seules les pharmacies hospitalières délivrent ces traitements. Les associations se sont mobilisées à nouveau pour réclamer un « juste prix », différentes auditions ont été menées, les députés nous ont entendus mais la fixation du prix d’un médicament passe par le comité économique des produits de santé (CESP) et les associations n’y sont pas représentées.

L’accès aux AAD, en 2014, fut donc réservé aux malades graves : les cirrhotiques et les malades en pré-ou post-greffe. Les taux de guérison sont aussi supérieurs à 90 % chez les co-infectés VIH/VHC. Cette population bénéficie, actuellement, d’un accès au traitement quel que soit le niveau de fibrose – mais attention aux interactions médicamenteuses. En 2015, les laboratoires jouent la carte du combo (2 ou 3 molécules dans un cachet) pour limiter les prises. Notez que Grazoprévir/Elbasvir a été testé chez les hémophiles.

Du fait des coûts des AAD – de 42 000 € à 65 000 € – la prescription en est limitée aux « services experts » et à quelques hôpitaux, d’où un « embouteillage » pour accéder aux spécialistes. SOS Hépatites a réalisé deux testings sur les délais d’attente : comptez 4 à 6 mois !

L’État a subordonné la prescription à l’avis d’une réunion de concertation pluridisciplinaire qui décide si le patient est éligible au traitement, le principal critère retenu étant le stade de fibrose (un nouveau stade est apparu cette année, le F2+, ce qui concrètement veut dire que nos spécialistes commencent à traiter les fibroses moyennes). Une personne F0/F1 mais souffrant de maladies extra-hépatiques pourra bénéficier d’un traitement.

Les hémophiles pourraient être une population test pour l’éradication du virus

Hormis leur coût exorbitant, ces traitements sont un vrai progrès : efficacité pouvant atteindre 100 %, traitement oral, durée de 12 à 24 semaines et effets indésirables moindres.

Les hémophiles sont bien suivis et ils connaissent leur statut vis-à-vis de l’hépatite C. La communauté hémophile pourrait être une population test dans l’accès au traitement, un « espace d’expérimentation ». Objectif : l’éradication du virus en moins d’un an au sein d’une communauté. Un abord des soins par stratégie de population plutôt que par fibrose peut se défendre – la preuve, il a été dit que les co-infectés VIH/VHC devaient être traités quel que soit leur score de fibrose.

Les hémophiles nous ont appris la démocratie sanitaire et la solidarité, nous devons aujourd’hui revendiquer la guérison et nous l’approprier, nous pouvons guérir d’une maladie chronique ! Demain d’autres suivront et à l’aube des thérapies géniques, la guérison de l’hémophilie n’est plus un rêve.

Nous sommes guéris de l’hépatite C mais pour autant la régression de la fibrose n’est pas acquise : continuez à faire une échographie et un bilan sanguin tous les 6 mois.

Pascal Mélin, Président de SOS Hépatites Fédération

Michelle Sizorn, Vice-Présidente de SOS Hépatites Fédération

* L’autorisation temporaire d’utilisation (ATU) peut être accordée pour l’utilisation exceptionnelle de spécialités pharmaceutiques ne bénéficiant pas d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) et ne faisant pas l’objet d’un essai clinique. Elle concerne en général un médicament pour lequel une demande d’AMM a été déposée.

Article paru dans la Revue AFH n°210

http://www.soshepatites.org/2015/09/25/ ... epatite-c/
fil - 29 Sep 2015 - 15:37
Sujet du message:
Yann a été retrouvé noyé.



Cette information intéressera peut-être peu de monde mais pour l’éducation thérapeutique elle pose question.

En effet, Yann était suivi conjointement pour une maladie VIH & une dépendance à l’alcool. Nous avions mis en place toutes les stratégies possibles : sevrage hospitalier, postcure et séance de psychothérapie individuelle. Et afin d’éviter toutes complications infectieuses, ce sont les infirmières libérales qui passaient le voir chaque jour pour lui faire prendre sa trithérapie. Malgré cela, à chaque fois qu’il venait à la consultation, on butait sur des problèmes d’hygiène, d’alimentation, de lieu de vie.

La course folle de la médecine à la rentabilité risque bien de laisser nombre d’entre nous dans le fossé comme ce qui est arrivé à Yann. Et pourtant je voudrais lui rendre hommage à travers une consultation mémorable. Un jour où je ne savais pas comment l’aborder, je lui proposais dans le cadre des consultations thérapeutiques de venir s’asseoir à ma place derrière le bureau et de jouer le rôle du médecin. Je lui proposais alors de prendre sa place et de me mettre en situation de malade. Voilà à peu près les échanges que nous avons pu avoir:



Tout était dit, je découvrais que ce patient éthylique chronique que le médecin avait catégorisé comme débile léger était capable, en fait de prendre une posture de soignant et de se laisser aller. Ces quelques minutes de jeu de rôle m’avaient appris énormément sur sa vision du corps, sur sa vision de l’aide soignant.

Je tentais par la suite avec l’équipe d’éducation de voir Yann dans de meilleures conditions pour l’accompagner au mieux. Mais pourtant, cela restait très difficile. Je n’oublierai jamais cette consultation miroir.

Un grand merci à toi Yann, je me permettrai dans le futur, de réaliser à nouveau cette expérience de demander au malade de jouer le rôle du médecin et prendre la sienne.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/09/29/ ... ouve-noye/
fil - 01 Oct 2015 - 10:23
Sujet du message:
Prévenir la cirrhose alcoolique, une priorité

Cette pathologie silencieuse tue 8000 personnes par an. La prévention reste la seule arme efficace contre son apparition et pour éviter des complications.

L'alcool, on l'oublie trop souvent, demeure l'ennemi numéro un du foie. La consommation excessive d'alcool est ainsi responsable de 93% des cas de cirrhose avec complications (hors cancer), de 73% des cas de cirrhose avec cancer et de 88% des cas de cirrhose nécessitant une hospitalisation. Au total, la cirrhose alcoolique est responsable de plus de 8000 décès par an. Soit deux fois plus que le nombre de décès imputables aux hépatites virales chroniques!

Plus grave: même lorsque le patient s'arrête de boire, les risques persistent et notamment celui de développer un cancer du foie, comme le montrent les résultats préliminaires d'une étude présentée au congrès de l'Association française pour l'étude du foie (Afef) qui se tient en ce moment à Toulouse (30 septembre-3 octobre).

L'étude franco-belge porte sur une cohorte de patients présentant une cirrhose asymptomatique liée uniquement à une consommation excessive d'alcool, pendant une durée totale de plus de dix ans. Chez ces patients, totalement sevrés ou déclarant une consommation extrêmement modérée d'alcool, l'incidence du carcinome hépatocellulaire se situe en moyenne à 3% par an. «Notre étude prouve que la surveillance échographique des patients atteints de cirrhose alcoolique est rentable, aussi bien médicalement parlant qu'en terme de coût, contrairement à ce que laissait entendre une étude danoise», explique le docteur Nathalie Ganne-Carrié, coauteur de l'étude et hépatologue à l'hôpital Jean- Verdier de Bondy.

Pas plus de 2 verres par jour

Pour la spécialiste, ce dépistage devrait donc devenir systématique chez toutes les personnes atteintes de cirrhose alcoolique. Autre enseignement de l'étude: la mortalité atteint 7,7% à deux ans. «Et elle est majoritairement liée aux maladies du foie», affirme Nathalie Ganne-Carrié. C'est pourquoi le message des spécialistes est clair: la prévention est la seule arme efficace pour éviter la cirrhose et ses complications. Car la cirrhose alcoolique, en dehors d'une greffe de foie, ne se guérit pas. «C'est une maladie silencieuse dont le diagnostic est tardif. Lorsque les symptômes apparaissent, nous en sommes malheureusement déjà au stade des complications. Elle va être diagnostiquée autour de 60 ans, mais les cirrhoses à 45 ans ne sont pas rares», explique le professeur Victor de Lédinghen, secrétaire général de la société française d'hépatologie.

L'apparition de la maladie va dépendre de la quantité d'alcool consommée et de la durée de la consommation, même s'il existe des différences individuelles qui pourraient dépendre de facteurs génétiques. En effet, seules 10 à 20% des personnes à risque vont développer une cirrhose. Mais de manière générale, les femmes sont plus vulnérables que les hommes. Seul moyen de prévention efficace: ne pas boire ou alors avec modération. Ce qui signifie pas plus de 2 verres par jour pour une femme et 3 pour un homme. Ou dit autrement: pas plus de 14 verres par semaine pour une femme et 21 verres pour un homme. Au-delà, non seulement le risque de cirrhose augmente, mais également celui de maladies cardiovasculaires, de cancers… L'alcool, faut-il le rappeler, est responsable de 49.000 décès par an.

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015 ... e-priorite
fil - 02 Oct 2015 - 10:06
Sujet du message:
HEPATITE C. IL FAUT TRAITER TOUT LE MONDE…



« Un traitement pour tous, une guérison pour chacun ».

C’est notre nouveau cri de guerre, rassembler sans exclure. La position officielle actuelle sera un frein au dépistage. En effet en ne traitant que les malades hépatiques sévères il devient difficile d’inviter au dépistage car les patients qui ne sont pas encore dépistés porteurs du VHC ont 3 chances sur 4 d’être à un stade d’hépatite minime et donc de ne pas avoir accès au traitement.

C’est une double peine qui se met en place je sais que je suis dépisté porteur du VHC et pour autant je ne peux me soigner. Je n’aurais pas dû me faire dépister car jusque-là je ne savais peut être pas mais il me semblait être plus libre.

Le rapport d’expert Dhumeaux proposait un accès de tous les usagers de drogue quel que soit la fibrose, avec une extension rapide aux autres populations de malade.

Malheureusement il n’a pas été écouté, et la France elle qui en Europe avait un leadership en terme de dépistage et d’accès aux soins se voit dépossédé de sa position avant- gardiste par l’Allemagne, le Portugal et depuis quelques jours la Géorgie qui viennent d’étendre l’accès aux soins des patients avec un stade de fibrose minime. On ne peut qu’être interpellé même si les épidémies ne sont équivalentes et comparables à la problématique française.

C’est dans ce contexte que l’APM (Agence Presse Médicale) a publié le 23 septembre dernier un compte rendu d’une étude française qui pourrait bien faire l’effet d’une bombe pour ces dernier jours de congrès à Biarritz pour le ATHS et à Toulouse pour l’AFEF :



Selon Antony Cousien de l’unité d’INSERM UMR1137 rappelle qu’entre 2004 et 2011 avec l’association interféron ribavirine la prévalence de l’hépatite C est passée de 60 à 44% chez les usagers de drogue. Alors qu’avec les nouveaux traitements si puissants, si l’on maintient l’accès au médicament uniquement au-dessus des stades F2 la prévalence chuterait de 43% à 25% seulement ! Mais en traitant tous les malades la prévalence dans cette population pourrait passer à 12 %, mais il faudra attendre plus longtemps pour voir diminuer les complications de la cirrhose.

Mettons nous en marche dès maintenant,

UN TRAITEMENT POUR TOUS, UNE GUERISON POUR CHACUN ET UNE PROTECTION UNIVERSELLE.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/10/02/ ... -le-monde/
fil - 02 Oct 2015 - 16:24
Sujet du message:
SOS hépatites à l’ATHS Biarritz 2015



Retrouvez les interventions…

Vidéo d’ouverture du colloque. « Hépatite C. Qui faut-il traiter et à quel prix ?

https://youtu.be/yIIMj3zJiP0

Présentations de Pascal Mélin:

– Le 29 septembre : » HEPATITES »

– Le 01 octobre : « IL FAUT ERADIQUER LES CO-INFECTES »

http://www.soshepatites.org/2015/10/02/ ... ritz-2015/
fil - 03 Oct 2015 - 17:12
Sujet du message:
Place des TROD dans le dépistage de l’hépatite B : la feuille de route de la HAS

À la demande de la Direction générale de la santé (DGS), la HAS a émis le 1er octobre une feuille de route sur les futurs travaux concernant l’évaluation des indications et de la stratégie d’utilisation des TROD (Tests rapide d’orientation diagnostique ) pour le dépistage de l’hépatite virale B. Le nombre de personnes atteint d’hépatite B chronique en France est estimé à près de 280 000 personnes, dont 55 % qui s’ignorent, soit 150 000.

Depuis juin 2012, seul le test VIKIA AgHBs de Biomérieux, dispose d’un marquage CE et est disponible en France. Il n’existe aucun test disposant d’un marquage CE, détectant les AgHBs, les Ac anti-HBc et Ac anti-HBs. L’indisponibilité de TROD rassemblant ces trois marqueurs empêche de déterminer le statut immunitaire exact de la personne à risque en un seul temps et ne permet donc pas de se substituer au dépistage biologique. La promotion de la vaccination reste, à ce jour, essentielle.

Un certain recul sur l’utilisation des TROD VIH est désormais disponible ainsi que des TROD VIH + VHC, qui permettent, en milieu délocalisé ou non, de proposer à des individus insuffisamment dépistés par le dispositif classique, de l’être.

L’évaluation doit permettre de répondre aux questions suivantes : déterminer l’algorithme de dépistage en fonction des performances diagnostiques des TROD disponibles en France et leur place dans une stratégie de dépistage globale du VIH, VHC, VHB et autres IST ; définir l’information à transmettre à la suite d’un dépistage par TROD et la prise en charge des sujets infectés ; évaluer la fréquence de répétition du dépistage en cas de prise de risque répétée ; mesurer le coût de la mise à disposition des TROD VHB.

L’avis devrait être publié en février ou mars 2016.

Le quotidien du médecin
fil - 05 Oct 2015 - 15:34
Sujet du message:
Traiter avec un AAD tous les toxicomanes infectés par le VHC, seule mesure pour abaisser nettement la prévalence de l'hépatite C

WASHINGTON, 23 septembre 2015 (APM) Traiter avec un nouvel antiviral d'action directe (AAD) sur le virus de l'hépatite C (VHC) tous les usagers de drogue injectable, quel que soit le niveau de fibrose, serait la seule mesure susceptible d'abaisser significativement la prévalence de l'hépatite C dans cette population, selon les résultats d'une modélisation française publiée mardi dans Hepatology.
Selon l'enquête Coquelicot réalisée en 2011, la prévalence de l'hépatite C s'élevait cette année-là à 44% en France (cf APM FBQKP005).
Anthony Cousien de l'Inserm (UMR1137/université Paris-Diderot) et ses collègues ont cherché à calculer l'impact de différentes mesures sur la prévalence de l'hépatite C chez les usagers de drogues injectables (UDI) à partir des données de l'enquête Coquelicot. Ils ont déterminé par modélisation l'impact de l'amélioration de l'accès au traitement, du renforcement du dépistage, mais aussi de la généralisation du traitement de l'hépatite C avec les nouveaux AAD à tous les UDI infectés par ce virus.

Actuellement le traitement est pris en charge à partir d'une fibrose modérée dans cette population, rappelle-t-on.
Seul un des auteurs déclare un lien d'intérêt, alors que deux autres en ont, note-t-on. Par exemple, le dernier auteur a été bénéficiaire de 69 avantages et 87 conventions avec l'industrie pharmaceutique entre début 2012 et juin 2015, notamment avec des laboratoires commercialisant des AAD, selon le site transparence.sante.gouv.fr. L'étude a été financée par l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS).

Si les niveaux de dépistage et d'accès aux soins restaient inchangés et que les nouveaux AAD demeuraient remboursés seulement à partir du stade F2 de fibrose, la prévalence de l'hépatite C passerait de 43% à 25% en 10 ans. Entre 2004 et 2011, la prévalence de l'hépatite C a chuté de 60% à 44% dans cette population, rappelle-t-on.
Selon les auteurs, la mesure qui aurait le plus d'impact sur la prévalence de l'hépatite C serait d'élargir le traitement avec les nouveaux AAD à tous les UDI infectés, quel que soit le niveau de fibrose. En élargissant ainsi les conditions de prise en charge, à niveau de dépistage et d'accès aux soins constants, la prévalence pourrait chuter à 12%. En revanche, une telle mesure n'aurait pas d'impact sur le nombre de complications de la cirrhose. "D'un point de vue individuel, le traitement précoce n'est pas associé à un bénéfice important parce qu'une large part de la population infectée ne développe jamais de maladie hépatique", expliquent les auteurs.
L'amélioration du niveau du dépistage aurait un impact marginal parce qu'il est déjà important en France. C'est l'un des plus élevés d'Europe avec 94% des UDI et ex-toxicomanes informés de leur infection, indiquent les auteurs. Dans leur vie 90% des usagers de drogue ont eu recours à un dépistage, selon l'enquête Coquelicot.

En revanche, améliorer l'accès aux soins permettrait de réduire les complications de la cirrhose de 10% en 40 ans, selon cette modélisation.
Les chercheurs ont également évalué l'impact de la mise en place concomitante de ces mesures.
Ils concluent de leurs travaux qu'un déclin majeur de la prévalence de l'hépatite C chez les UDI se produirait uniquement si le traitement était initié à des stades précoces de fibrose, ce qui suggère que le traitement systématique serait bénéfique dans cette population. Néanmoins, l'éradication du virus dans les 10 ans reste peu probable même en combinant toutes les mesures énoncées, reconnaissent-ils.
(Hepatology, publication avancée en ligne du 22 septembre)
fil - 05 Oct 2015 - 19:27
Sujet du message:
Sécurité sociale : le prix des médicaments de nouveau dans le collimateur




Pour la deuxième année consécutive, le chiffre d'affaires de l'industrie va devoir baisser de 1 % en 2016.
Des surtaxes seront appliquées sur les revenus excédents.

Pour les comptes de la Sécurité sociale, le médicament est à la fois le problème et la solution. C'est le problème, car le coût des traitements est en train d'exploser partout dans le monde avec le retour de l'innovation de « rupture ». Mais c'est aussi une partie de la solution, parce qu'en période de vaches maigres, l'assurance-maladie est outillée pour couper dans ces dépenses-là.

Le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2016 en est l'illustration. Pour la deuxième année consécutive, il fixe un objectif de baisse de 1 % du chiffre d'affaires net de remises des industriels du médicament. Ce taux négatif, appelé « taux L », « traduit l'objectif gouvernemental de stabilisation des dépenses de remboursement de l'ensemble des médicaments par l'assurance-maladie » sur trois ans, expose l'avant-projet de loi. En effet, comme la part des traitements intégralement financés par l'Etat progresse avec le vieillissement et les affections chroniques, il faut compenser ce surcoût en abaissant les prix et les volumes par ailleurs.

Alors que l'ensemble des dépenses de santé sont pilotées à l'aide d'un « objectif national » (l'Ondam) de croissance des enveloppes (hôpital, soins de ville, médico-social), mais pas limitées autoritairement dans le médicament, le législateur a ajouté un couperet. Si le taux de - 1 % n'est pas respecté, les revenus des industriels qui dépassent seront surtaxés de façon exponentielle.

Mécanique parafiscale


Depuis l'année dernière, les remises ont été intégrées dans l'assiette de la taxe, ce qui la rend encore plus offensive. Enfin, pour 2014-2016, l'arsenal de régulation s'est enrichi d'un « taux W », qui cible les nouveaux traitements contre l'hépatite C. Le couperet tombe à 700 millions d'euros de remboursements annuels. En 2014, où il n'était encore qu'à 450 millions d'euros, il a été largement dépassé, ce qui a rapporté 76,5 millions d'euros à l'Assurance-maladie selon le Comité économique des produits de santé. En 2015, les taux W et L (l'un est enchâssé dans l'autre) auraient un rendement de 200 millions d'euros.

Cette mécanique parafiscale inquiète les industriels. « D'un côté, la ministre nous annonce une stabilité des dépenses remboursées sur trois ans. De l'autre côté, nous ne pouvons pas anticiper ce qui va nous arriver en 2016 », regrette Eric Baseilhac, directeur des affaires économiques au LEEM, le syndicat des industriels du médicament. Une fois ôtés les remises et les médicaments génériques (qui sont considérés comme un régulateur du système en raison de leurs prix moindres), l'assiette de la taxe est floue. Au LEEM, on l'estime à une vingtaine de milliards d'euros, pour un chiffre d'affaires total du médicament remboursable de 25,2 milliards en 2014. « Un industriel ne pouvant pas savoir quelles remises ont été concédées par ses concurrents ne peut pas estimer et donc provisionner ce qu'il devra au titre du taux L », souligne Eric Baseilhac.

Les industriels éprouvent un sentiment d'injustice car ils paient collectivement le succès d'un seul laboratoire, Gilead, qui fabrique un traitement très cher contre l'hépatite C. De plus, les baisses de prix s'appliquent sur un chiffre d'affaires qui intègre la marge des distributeurs et celle des pharmaciens, régulées directement par les pouvoirs publics. Alors qu'ils négocient un nouvel accord-cadre du médicament, les industriels cherchent donc une solution pour échapper à la pérennisation du taux W. Et pour éviter que cet outil fasse des petits ailleurs que dans l'hépatite C.



Solveig Godeluck, Les Echos

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 872#374872
fil - 05 Oct 2015 - 22:20
Sujet du message:
Les dirigeants canadiens doivent travailler pour éradiquer le VIH et l'hépatite C

Le 19 octobre, les électeurs vont décider quel genre de Canada auquel ils aspirent à vivre: celui qui prend la médaille d'or pour la protection de la santé et les droits humains de tous ses habitants, ou celui qui continue d'être surclassé.

Quand il vient à la riposte au VIH et de l'hépatite C (VHC), le Canada est à la traîne à la fois à la maison et à l'étranger. Principaux développements en matière de VIH et de traitement du VHC signifient que la vie de milliers de Canadiens pourraient être grandement améliorées et même enregistrées. Mais ceux qui vivent avec le VIH et le VHC ne sont pas identifiés ou atteint efficacement à recevoir un traitement, et ce traitement est pas toujours disponibles ou accessibles. Sans une stratégie nationale mise à jour, coordonné pour offrir prévention, le dépistage et le traitement, les personnes vivant avec le VIH et le VHC vont continuer à souffrir inutilement.

Partout dans le monde, les pays ont fait preuve de leadership remarquable dans la lutte contre l'épidémie de VIH. Australie progrès significatifs, par exemple, a fait de développer le dépistage et le traitement pour les personnes vivant avec le VIH. Le résultat est révélateur: pour 100.000 Australiens, 115 vivent avec le VIH, par rapport à 208 Canadiens vivant avec le VIH pour chaque 100.000. Au Canada, nous avons 7,6 nouvelles infections pour 100.000 habitants; L'Australie a réduit ce chiffre à 4,6.



Au sud, le Plan d'urgence du président américain pour la lutte contre le sida appuie une stratégie progressive et évolutive pour lutter contre l'épidémie. Même à revenu intermédiaire et les pays à ressources limitées, comme beaucoup dans les Caraïbes et en Afrique subsaharienne, peut se vanter de stratégies coordonnées. Qu'est-ce que ces administrations reconnaissent est que l'augmentation du nombre de personnes sous traitement peut aider à freiner le nombre de nouvelles infections à VIH. La relation entre le traitement et la prévention de la transmission, maintenant confirmée par la science, est d'informer renouvelés stratégies adoptées par les dirigeants comme l'Australie. En comparaison, la stratégie nationale du VIH au Canada n'a pas été renouvelé depuis 2004.

Cette situation déplorable se reflète à bien des égards par l'épidémie de VHC. Comme pour le VIH, le VHC continue d'être hanté par la stigmatisation et la discrimination. Trop souvent associée à la pauvreté, la consommation de drogue et la marginalisation sociale, l'épidémie de VHC souffre d'un mépris politique générale. Scientifiquement prouvés des mesures de prévention - comme les programmes d'échange de seringues et les sites de consommation supervisée pour les utilisateurs de drogues injectables, et notamment l'accès à du matériel d'injection stérile dans les prisons - sont régulièrement bloqués et érodées par l'action du gouvernement.

Mais là où les deux épidémies diffèrent est dans le traitement: VHC a un remède. Pourquoi, alors, parlons-nous d'une épidémie d'hépatite C? Parce que, sans la volonté politique pour une stratégie nationale de traitement - qui devrait être complété par un programme national d'assurance médicaments, universel - accès à cette cure est erratique, très coûteux et incohérent dans tout le pays.

Il y a de l'espoir pour la reprise, mais nous devons agir maintenant.

En tant qu'État membre de l'ONU, le Canada a signé les "90-90-90" objectifs mondiaux pour mettre fin sida comme une menace pour la santé publique: en 2020, 90 pour cent de toutes les personnes vivant avec le VIH vont connaître leur statut; 90 pour cent de toutes les personnes infectées par le VIH diagnostiqué recevra un traitement antirétroviral soutenue; et 90 pour cent de tous ceux qui reçoivent ce traitement permettra d'atteindre la suppression virale.

Ce sont des objectifs louables nécessitant une action qui se déplace loin de l'entreprise que l'approche habituelle. Oui, les objectifs mondiaux sont ambitieux, mais ils sont également fournies aux décideurs politiques réalisables avoir la volonté de travailler avec les communautés les plus touchées, adopter des politiques fondées sur des données sensibles et la protection des droits de l'homme; et engager les fonds nécessaires relativement modestes.

(Financement fédéral de la réponse du pays au VIH a été gelé pendant huit ans, et reste bien en deçà du niveau qui tous les partis au Parlement ont convenu a été plus d'une décennie il ya besoin).

Il reste beaucoup à faire. Premièrement, le Canada ne possède pas d'estimations nationales du nombre de personnes recevant le VIH ou des tests et des soins du VHC. La collecte de données plus rapide et la désagrégation est nécessaire pour aider à mieux comprendre l'ampleur de l'épidémie et à mieux informer nos stratégies et interventions pour atteindre les objectifs 90-90-90. Deuxièmement, les collectivités assumant la majorité des épidémies doivent être prioritaires avec des objectifs clairs pour connecter les gens à des programmes de prévention, dépistage et de traitement. Troisièmement, le Canada continue à lutter avec la création d'environnements favorables qui protègent les droits humains et de faciliter les tests en temps opportun, les soins et le traitement. En effet, le Canada ne tient pas compte des preuves et des droits humains dans les politiques publiques sur des questions telles que la drogue, le travail du sexe et la criminalisation des personnes vivant avec le VIH.

Enfin, alors que nous avons besoin d'une stratégie cohérente unique nous devons nous assurer que les besoins des communautés spécifiques sont abordés: les Autochtones, les femmes, les jeunes, les personnes qui utilisent des drogues, les hommes homosexuels et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les personnes transgenres, les travailleurs du sexe et les gens en prison.

Alors, que pouvons-nous faire? Nous avons vu beaucoup de succès dans d'autres pays: fixer des objectifs et des cibles claires a été clé pour ralentir l'épidémie de VIH et de commencer à imaginer comment nous pourrions mettre fin à cette crise de santé publique en cours.

Les objectifs fixés par la communauté internationale sont réalisables - la science est de notre côté. Ce qui est nécessaire est de bonnes politiques et des programmes, prises à l'échelle. La politique doit être fondée sur la preuve solide de santé publique et des droits humains. Leadership et volonté politique au niveau fédéral doivent être adaptées au niveau provincial / territorial, fournissant un cadre pour une réponse renouvelé et revigoré au VIH et au VHC, et l'accès à des soins fondée sur les droits pour tous.

Maintenant que quelque chose vaut la peine de voter pour.

Voici ce que les partis politiques ont à dire à ce sujet.

Les partenaires nationaux Infos Élection:
• Société canadienne du sida (SCS) / Société canadienne du sida (SCS)

• Groupe de travail canadien sur le VIH et la réinsertion sociale (GTCVRS) / Groupe de travail canadien sur le VIH et la réinsertion sociale (GTCVRS)


• CATIE / CATIE (en français)


• CCSAT / CTAC (en français)


• Sida Réseau juridique canadien VIH / / Réseau juridique canadien VIH / sida


• Réseau canadien autochtone du sida (RCAS) / Réseau canadien autochtone du sida (RCAS)


• Association canadienne pour la recherche sur le VIH (CRHA) / Association canadienne de recherche sur le VIH (ACRV)

• Coalition interagence sida et développement (CISD) / Coalition interagence sida et développement (CISD)
Plus sur HuffPost:

http://www.huffingtonpost.ca/national-p ... 38518.html
fil - 06 Oct 2015 - 11:26
Sujet du message:
HÉPATITE C : JE NE PEUX PLUS DEMANDER A QUELQU’UN DE SE FAIRE DÉPISTER …



Hépatite C, je ne peux plus inviter aucune personne à se faire dépister ! Cela m’est apparu clairement comme une incohérence de notre discours médical.

Il reste encore 50 000 personnes vivant avec l’hépatite C en France, soit une personne sur 1200. Il nous faut encore communiquer, expliquer et convaincre de se faire dépister. Se Dé-Pister oser sortir de la piste, oser prendre le risque de savoir si vous êtes infectés. Tant que le test n’est pas fait la maladie n’existe pas. Se dépister c’est oser laisser une place possible pour devenir malade.

Pendant dix ans nous n’avons cessé de répéter à qui voulait l’entendre que 100 % des malades guéris suite à un traitement avaient un jour osé le dépistage.

Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas car chez les 50 000 personnes restant à trouver elles sont le plus souvent porteuses d’une hépatite minime ou moyenne (75% inférieur ou égale à F2) car les formes les plus graves ont le plus souvent déjà été dépistées et maintenant ce sont des formes mineures qui restent à découvrir.

Donc en 2015 le dépistage devient une double peine car seules les hépatites virales les plus sévères ont accès aux soins. Les malades qui osent s’affronter aux tests ont trois chances sur quatre de ne pouvoir accéder au traitement. Nous voilà bien devant la définition d’une double peine :
apprendre que l’on est porteur d’une maladie et ne pouvoir se traiter.

Voilà où nous en sommes en 2015, ce qui était faisable il y a 5 ans n’est plus possible actuellement. Qui oserait se dépister dans de telles conditions ?

L’irruption de la maladie dans une vie est extrêmement violente et l’espérance d’un traitement correcteur est un des moteurs du dépistage et apaise cette violence.

En 2015 je ne peux plus demander à quelqu’un de se faire dépister de l’hépatite C.

http://www.soshepatites.org/2015/10/06/ ... -depister/
fil - 06 Oct 2015 - 15:14
Sujet du message:
Vaqta : un nouveau vaccin contre l’hépatite A disponible en pharmacie d'officine et pour les collectivités

Il est toujours difficile de se procurer des vaccins contre l'hépatite A

Depuis plusieurs semaines, il est observé une tension d'approvisionnement en vaccins contre l'hépatite A. Des difficultés de production ont affecté la disponibilité du vaccin Havrix 1440, produit par le laboratoire GSK.

Des doses supplémentaires du vaccin Avaxim 160, produit par le laboratoire Sanofi-Pasteur et distribué en France par le laboratoire Sanofi-Pasteur MSD, ont été affectées au marché européen ; cependant, le stock constitué est insuffisant au vu de la demande.

Les difficultés d'approvisionnement en vaccin Havrix 1440 durent plus longtemps que prévu et le laboratoire GSK n'a pas communiqué à ce jour de date de remise à disposition de ce produit.

Dans ce contexte, le laboratoire Sanofi-Pasteur-MSD a décidé de mettre à disposition du marché français des doses du vaccin Vaqta 50 U.

Le vaccin contre l'hépatite A pour l'adulte Vaqta 50 U : mêmes indications que pour les vaccins Havrix 1440 et Avaxim 160

Le vaccin Vaqta 50 U, fabriqué par le laboratoire Merck, sera disponible à compter de ce jour mardi 6 octobre dans les pharmacies d'officine. Il sera également mis à la disposition des collectivités (dont les centres de vaccinations internationales). Le tarif sera le même que celui du vaccin Avaxim 160, indique Sanofi-Pasteur MSD, à savoir 18,98 Euros HT.

Vaqta 50 U est préparé à partir d'une souche de virus entier d'hépatite A (CR326 F), différente de celle utilisée pour le vaccin Avaxim 160. Cependant, comme pour Havrix 1440 et Avaxim 160, il s'agit d'un vaccin inactivé produit sur cellules MRC5, avec adjuvant (sulfate d'aluminium).

Ce vaccin est indiqué à partir de l'âge de 18 ans, ce qui le différencie des autres vaccins, autorisés à partir de l'âge de 16 ans.

Les indications de Vaqta 50 U sont identiques à celles des autres vaccins anti-hépatite A, à savoir l'immunisation active contre l'infection provoquée par le virus de l'hépatite A. Ce vaccin est remboursable à 65 % aux assurés sociaux suivants : patients atteints de mucoviscidose, patients atteints d'une hépatopathie chronique active, liée notamment à une infection par un virus de l'hépatite B ou virus de l'hépatite C.

Le schéma vaccinal pour les adultes âgés de 18 ans et plus comporte une dose (50 U) avec une dose de rappel 6 à 18 mois après la première dose, afin de conférer une immunité à long terme.

Les vaccins contre l'hépatite A sont interchangeables. En effet, Vaqta 50 U peut être administré en dose de rappel chez des personnes ayant reçu une première dose d'un autre vaccin inactivé contre l'hépatite A.

Il n'y a pas de difficulté d'approvisionnement pour les vaccins contre l'hépatite A destinés aux enfants.

En l'absence de tension actuelle pour l'approvisionnement en vaccins Havrix 720 et Avaxim 80, indiqués chez les personnes âgées de 1 à 15 ans révolus, la présentation pédiatrique de Vaqta 25 U n'est pas disponible sur le marché français à ce jour.

Pour la pratique, on retiendra les éléments suivants :
• Rupture de stock du vaccin contre l'hépatite A Havrix 1440 ;
• Doses en quantité insuffisante pour le vaccin Avaxim 160 ;
• Mise à disposition du vaccin Vaqta 50 U, indiqué chez les personnes âgées de 18 ans et plus ;
• De 16 à 17 ans révolus, administrer Avaxim 160 (seule spécialité disponible pour cette classe d'âge) ;
• De 1 à 15 ans révolus : administrer Havrix 720 ou Avaxim 80.

Référence
• Communication du laboratoire Sanofi Pasteur-MSD.



Maladie : Hépatite A

Vaccins : AVAXIM 160 U AVAXIM 80 U HAVRIX 1 440 U HAVRIX 720 U VAQTA - ADULTE

https://www.mesvaccins.net/web/news/772 ... lectivites
fil - 06 Oct 2015 - 15:17
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Arrivée sur le marché d'un médicament marocain contre l'hépatite C , le Sofosbuvir Marocain

Le ministre de la Santé El Hossein El Ouardi a annoncé, lundi à Rabat, la mise sur le marché d’ici fin novembre prochain d’un médicament fabriqué au Maroc pour le traitement de l’hépatite C.

Le prix de ce générique a été fixé à environ 3000 dirhams, a souligné M. El Ouardi lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation de l’avant-projet du service sanitaire national et des priorités du secteur de la Santé, ainsi que du plan d’action du ministère pour l’année 2016.

Les médicaments qui étaient utilisés pour le traitement de cette maladie provoquaient plusieurs effets secondaires, a-t-il ajouté, notant que le taux de guérison était jusqu’en 2014 très minime.

Le ministre, qui a fait état de l’existence d’un nouveau médicament fabriqué par un laboratoire américain avec des effets secondaires assez réduits et un taux de guérison élevé, mais avec un prix très élevé (le coût de traitement s’élève à un million de dirhams), a précisé avoir contacté ledit laboratoire pour inclure le Maroc dans la liste des pays autorisés à produire le générique de ce médicament, mais la demandé a été rejetée. Dans le même objectif, le Maroc a vainement contacté la directrice de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le générique a été enfin fabriqué au Maroc après d’énormes efforts et autant de précautions, a poursuivi le ministre, relevant que le médicament se trouve dans la phase de pré-commercialisation de 6 mois, qui prendra fin en novembre prochain.

Le Maroc est en cours d’élaboration d’un programme national pour figurer à l’horizon 2020 parmi les rares pays ayant éradiqué l’hépatite C, a-t-il dit.

http://lnt.ma/arrivee-sur-le-marche-dun ... epatite-c/
fil - 07 Oct 2015 - 09:45
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CIRRHOSE : LA DOSE D’ALCOOL PAR JOUR À NE PAS DÉPASSER

La cirrhose du foie liée à une consommation excessive d’alcool tue 8 000 personnes par an en France. Aussi, lors du congrès annuel de l’Association française pour l’étude du foie, les hépatologues ont rappelé l’importance de modérer sa consommation d’alcool.

En France, la consommation excessive d’alcool est responsable de 93% des cas de cirrhose du foie avec complications, de 73% des cas de cirrhose avec cancer et de 88% des cas de cirrhose nécessitant une hospitalisation. Au total, la cirrhose hépatique causerait ainsi 8 000 décès par an en France.

Lors du 77ème congrès de l’Association française pour l’étude du foie à Toulouse, les chercheurs ont tenu à rappeler que le seul moyen de prévention efficace demeure de consommer de l’alcool de façon modérée, à raison de deux verres par jour maximum pour une femme, et de trois chez un homme. D’autant qu’une consommation excessive augmente également le risque de maladies cardiovasculaires.

Cancer du foie : malgré le sevrage le risque est là

Selon une étude franco-belge rapportée lors du congrès, chez les patients atteints d’une cirrhose alcoolique, le risque de cancer du foie demeure important même s’ils sont abstinents depuis leur diagnostic. Ainsi, chez ces patients totalement sevrés ou consommant de l’alcool très modérément, l’incidence du cancer du foie (carcinome hépatocellulaire) est de 3% par an. Mais pour le Dr Nathalie Ganne-Carrié, co-auteure de l’étude citée par Le Figaro, ces travaux prouvent tout de même "que la surveillance échographique des patients atteints de cirrhose alcoolique est rentable, aussi bien médicalement parlant qu'en terme de coût". La chercheuse recommande donc un dépistage systématique du cancer du foie pour tous les patients atteints de cirrhose liée à l’alcool.

Vidéo. Tout savoir sur la cirrhose hépatique : http://www.dailymotion.com/video/x378bk ... _lifestyle
fil - 07 Oct 2015 - 15:15
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Islande : Gratuité des médicaments pour l'hépatite C

Plus de 1000 patients atteints de l'hépatite C recevront gratuitement des médicaments pour traiter la maladie selon une nouvelle campagne de santé annoncé par le ministre de la Santé, Kristján Þór Júlíusson aujourd'hui.

Aujourd'hui, le gouvernement a annoncé qu'ils feront un contrat avec la société pharmaceutique Gilead, qui fournira l'État islandais avec des médicaments pour l'hépatite C pour 1200 personnes. Au lieu du système de santé islandais des recherches sur les effets du médicament sur les patients. Aussi, tout le monde qui a été diagnostiqué avec le virus en Islande recevra l'éducation, le traitement et le suivi du traitement. Il y a appromativement 1000 individus en Islande aujourd'hui qui ont l'hépatite C, qui peuvent être traités avec des médicaments appropriés. Non traitée, la maladie peut causer de graves dommages au foie.

"Ces nouvelles signifient que tout le monde en Islande diagnostiqué avec la maladie peut recevoir un traitement. La recherche montre que le traitement avec des médicaments nouveaux et puissants aidera presque tout le monde pour récupérer", a déclaré le Dr Sigurður Ólafsson au département des maladies du foie à l'hôpital universitaire national. Il ajoute que par le traitement d'un si grand nombre de patients qu'ils espèrent empêcher la forme de propagation de l'épidémie en Islande.

http://translate.googleusercontent.com/ ... OdKNi9M3yg
fil - 08 Oct 2015 - 18:14
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PLFSS2016 : les mesures qui peuvent vous concerner

Paris, France – Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2016 est présenté aujourd'hui en Conseil des ministres. La ministre de la Santé Marisol Touraine, accompagnée du secrétaire d’état chargé du Budget Christian Eckert, en a dévoilé les grandes lignes il y a quelques jours [1]. Si la ministre, dans son discours, s’est réjouie de la situation des comptes de la Sécurité sociale, rappelant au passage, qu’entre 2011 et 2015, le « déficit a été réduit de 40% », les professionnels de santé, de leur côté, seront mis à contribution.

Les nouveaux traitements de l’hépatite C plombent les comptes

Explication : la progression du budget de l’assurance maladie qui ralentit par rapport à l’an dernier. L’objectif national de dépense de l’assurance maladie (ONDAM) ne devrait progresser en 2016 que de 1,75% contre 2,1% en 2015.

Résultat, de nouvelles économies sont à prévoir cette année. Et pour cause : la branche maladie devrait de nouveau déraper en 2015. Par rapport à 2014, le déficit de l’Assurance maladie a grossi d’1 milliard d’euros, passant de 6,6 milliards à une estimation de 7,5 milliards d’euros en 2015. Par rapport aux prévisions à fin 2014, la branche maladie enregistre un déficit de 6,9 milliards, soit un dérapage prévu de 600 millions en 2015.

La faute à qui ? Aux traitements contre l’hépatite C, entre autres. Même si Marisol Touraine, avouant que ces nouveaux médicaments étaient une charge financière importante, s’est voulu rassurante quant au contrôle des déficits : « En 2014, alors que nous avons pris en charge les traitements innovants de l’hépatite C qui ont entraîné des dépenses importantes, l’ONDAM – qui avait pourtant déjà été abaissé en cours d’année - a été respecté. En 2015, alors que le coût des traitements innovants de l’hépatite C a continué de progresser avec une nouvelle génération de produits plus efficace, l’ONDAM – dont la progression a été abaissée à 2,1% – sera à nouveau tenu », a notamment déclaré Marisol Touraine. Le traitement innovant en question est le sofosbuvir (Sovaldi®) commercialisé par le laboratoire Gilead, à hauteur de 40 000 euros pour 12 semaines de traitement (nous en parlions ici).

3,4 milliards d’économie requis : les médicaments mis à contribution

Eu égard au dérapage prévu cette année, il faudra se serrer la ceinture en 2016. Le déficit de la branche maladie devrait être ainsi ramené à 6,2 milliards d’euros l’an prochain, 4,7 milliards en 2017, 2,9 milliards en 2018 et un quasi-équilibre en 2019.

Pour ce faire, d’importantes économies seront demandées. Car, sans mesures d’économie, le rythme naturel de croissance des dépenses de l’assurance maladie sera de 3,6% : or, il faudra le ramener à 1,75%, soit des efforts de l’ordre de 3,4 milliards d’euros.

Pour y arriver, c’est surtout le poste de dépense « médicaments » qui sera mis à contribution. Pour 2016, la baisse du prix du médicament devrait rapporter quelque 500 millions d’euros d’économie, et le développement des génériques 395 millions d’euros. Pour les médicaments onéreux, notamment en oncologie, des mécanismes de contrôle des coûts, mis en place cette année, seront reconduits : « Je pourrais parler de l’oncologie pour laquelle des innovations majeures sont attendues. L’an dernier, nous avons adopté des dispositifs de régulation des prixpour ces traitements coûteux : la clause de sauvegarde permanente, le taux L, et le mécanisme de régulation spécifique aux traitements de l’hépatite C. Ces dispositifs seront reconduits en 2016. »

Contrôle des prescriptions et développement de la chirurgie ambulatoire

Le contrôle des prescriptions de médicaments devrait engendrer, pour sa part, des économies de l’ordre de 400 millions d’euros. 420 millions sont attendus par ailleurs sur « l’optimisation des achats et fonctions logistiques » à l’hôpital.

Toujours en matière de dépenses hospitalières, 2016 devrait voir apparaitre des regroupements hospitaliers, dits groupements hospitaliers de territoire (GHT), à même de favoriser des économies d’échelle : « Le projet de loi de modernisation de notre système de santé prévoit, avec les groupements hospitaliers de territoires, de doter les hôpitaux d’outils nouveaux pour accompagner ces évolutions. 700 millions d’euros sont attendus à ce titre en 2016, contre 500 millions d’euros l’an dernier. » La chirurgie ambulatoire devrait également faire l’objet de nouveaux développements : « Le taux de chirurgie ambulatoire était de 40,8% en 2012. Il est passé à près de 45% en 2014. L’objectif d’une intervention chirurgicale sur deux en ambulatoire, que j’avais fixé, est en donc en passe d’être atteint. »

La réduction de la dépense devait aussi passer par une chasse aux « actes inutiles ou redondants, dixit Marisol Touraine. Les pistes sont nombreuses : je pense aux examens pré-anesthésiques, aux examens biologiques et au recours aux transports sanitaires. Nous attendons, comme en 2015, 1,2 milliards d’euros d’économies à ce titre en 2016. »

Lutte contre l’obésité infantile, accès « gratuit » des mineures à la contraception

Outre les économies envisagées, le budget de la sécurité sociale se fixe aussi des objectifs en termes de développement de la santé publique.

La lutte contre l’obésité infantile en fait partie. Un forfait annuel sera versé par enfant à risque de surpoids, par les caisses d’assurance maladie pour financer des consultations diététiques et psychologiques. Cette expérimentation devrait débuter le 1er juillet 2016.

La contraception des mineures sera également financée, pour leur permettre un accès « gratuit » (frais d’examen de biologie médicale, consultation médicale) et confidentiel.



Mescape
fil - 09 Oct 2015 - 11:12
Sujet du message:
HÉPATITE C, L’ASTUCE POUR ETRE TRAITE….



A SOS Hépatites nous sommes toujours à la recherche d’action pour favoriser l’accès aux soins de tous. Voilà ce que j’ai imaginé.

En octobre 2015 pour accéder au traitement antiviral direct il faut que la fibrose liée au virus ait atteint au moins un score de 2 sur 4 aux examens d’évaluation non invasif. L’avis pour guérir commence à F2. Pour les patients infectés par le virus de l’hépatite C qui ont parfois des manifestations extra-hépatiques importantes si le score de fibrose est compris entre 0 et 2 vous ne pouvez pas accéder au traitement.

Alors que faire ? Boire de l’alcool pour aggraver les lésions ? L’idée ne va pas dans le sens du développement durable « des foies ». Par contre pour convaincre quelqu’un qu’il fait chaud vous pouvez changer l’étalonnage du thermomètre. Alors l’idée m’est venue que l’on pourrait fausser l’étalonnage. Fibromètre, Fibrotest ou fibroscan même combat il ne doit plus y avoir que des F2 ! Mais comment faire ? A priori plusieurs informaticiens de chez Volkswagen sont à la recherche d’emploi et au vue de leur curriculum vitae, on pourrait leur demander de créer un petit logiciel pirate qui se glisserait dans les calculs des fibrotests et fibromètres et serait aussi capable de modifier les résultats du fibroscan.

Cela ne doit pas être plus compliqué que de trafiquer les contrôles anti-pollution sur une voiture…

Certains me trouveront rebelle ou sévère mais pour moi la sévérité doit s’écrire C’ vérité car pour guérir il faut parfois Faux C les résultats.

http://www.soshepatites.org/2015/10/09/ ... re-traite/
fil - 13 Oct 2015 - 04:28
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VHC : traitement (bon marché), accessible en novembre au Maroc

Le ministre de la Santé marocain El Hossein El Ouardi a annoncé (5 octobre) à Rabat, la mise sur le marché d'ici fin novembre 2015 d'un médicament fabriqué au Maroc pour le traitement de l'hépatite C, indique le quotidien "Le Matin". Le prix de ce générique a été fixé à environ 3 000 dirhams, a souligné El Hossein El Ouardi lors d'une conférence de presse consacrée à la présentation de l'avant-projet du service sanitaire national et des priorités du secteur de la Santé, ainsi que du plan d'action du ministère pour l'année 2016. Selon "Le Matin", le ministre a précisé avoir contacté le laboratoire Gilead pour inclure le Maroc dans la liste des pays autorisés à produire le générique de ce médicament (Sovaldi), mais la demande a été rejetée par le laboratoire américain. Les autorités ont donc poussé pour qu’une version générique soit fabriquée au Maroc. Le médicament est, selon le ministre, dans la "phase de pré-commercialisation de six mois", qui prendra fin en novembre prochain.
fil - 13 Oct 2015 - 15:04
Sujet du message:
UN VIRUS PEUT EN CACHER UN AUTRE…



L’automne est arrivé et comme chaque année entre l’automne et le beaujolais nouveau, il y a le vaccin de l’année contre la grippe.

Normalement toute personne prise en charge à 100% par la sécurité sociale pour une maladie du foie, doit dans les jours à venir recevoir une invitation à se faire vacciner contre la grippe.

Les sociétés savantes et la littérature relatent que toute infection et particulièrement la grippe peut être grave et décompenser une cirrhose au point de causer le décès du malade. C’est pourquoi la vaccination contre la grippe est proposée à tous les patients atteints d’une maladie du foie et pas uniquement une cirrhose.

Cela concerne donc toutes les cirrhoses mais aussi toutes les hépatites B ou C, les hémochromatoses, les hépatites auto immune, les cholangites sclérosantes. Cela n’a pas été simple d’obtenir cette vaccination, c’est pourquoi nous demandons à tous les hépatants suivis pour une maladie du foie de bien vouloir surveiller leur boite aux lettres et en cas de non réception de cette invitation de la caisse d’assurance maladie, nous vous proposons alors deux actions ;

1/ se rendre chez votre médecin généraliste et évaluer avec lui l’intérêt de la vaccination et si besoin vous faire remettre une ordonnance

2/ contacter SOS HEPATITES pour nous déclarer de façon anonyme votre département d’origine, votre type de maladie du foie. Nous voulons en effet recueillir les cas de vaccinations justifiées mais encore oubliées.

Pour SOS HEPATITES chaque année la mise à disposition du vaccin contre la grippe est l’occasion de rappeler notre devise « un traitement pour tous, une guérison pour chacun mais une protection universelle » C’est de cette protection universelle dont il s’agit. Alors s’il vous plait vaccinez-vous chaque année

Pour 2015 le vaccin contre la grippe c’est maintenant.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/10/13/ ... -un-autre/
fil - 13 Oct 2015 - 19:50
Sujet du message:
Recrudescence de Décès VHC aux Etats-Unis malgré de nouveaux traitements

SAN DIEGO Malgré des améliorations spectaculaires dans le traitement, la mortalité de l'hépatite C (VHC) continue d'augmenter aux États-Unis .

En fait, les décès annuels dus au VHC ont dépassé le nombre total de décès liés aux 60 autres maladies infectieuses à déclaration obligatoire combinées, selon Scott Holmberg, MD, MPH, de la Division de la CDC de l'hépatite virale à Atlanta.

Continuer la lecture en Anglais ......

http://www.medpagetoday.com/MeetingCove ... Week/54065
fil - 14 Oct 2015 - 11:05
Sujet du message:
Association SOS hépatites Fédération


Une formation de niveau 2 s'est déroulé dans les bureaux de SOS Hépatites fédération à Paris ce dimanche 11 octobre.
Le thème de cette formation était "la cirrhose point de rencontre des maladies du foie"
Pascal Melin animait cette formation; 14 personnes participaient à cette formation, dont Sylvie et Annie de SOS Hépatites Pays de la Loire.
Définition : La cirrhose est une maladie chronique du foie dans laquelle l'architecture hépatique est bouleversée de manière diffuse par une destruction des hépatocytes, suivie par une fibrose étendue et mutilante délimitant des nodules de régénération.

Conclusion de Pascal
- La cirrhose est maladie histologique en partie irréversible sauf à son début, caractérisée par une fibrose cicatricielle
- Il en résulte une insuffisance hépato cellulaire, une hypertension portale et un état pré cancéreux.
- Les principales causes sont l'alcool, les hépatites chroniques à virus C et B.
- Les malades sont classés selon la classification de Child Pugh.
- Les principaux examens utiles outre la biologie sont l’échographie abdominale, la biopsie hépatique et la gastroscopie à la recherche de varices œsophagiennes;
- les principales complications sont l'ascite, les hémorragies digestives par rupture de varices œsophagiennes, l'encéphalopathie hépatique, les ictères, les infections et le carcinome hépato cellulaire.
fil - 15 Oct 2015 - 08:24
Sujet du message:
Journée nationale de sensibilisation à l'hépatite C QUÉBEC

QUÉBEC, le 8 oct. 2015 /CNW Telbec La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, est très heureuse d'avoir pu répondre à une demande de longue date des groupes qui viennent en aide aux patients atteints de l'hépatite C et qui travaillent pour prévenir la prolifération. Jeudi matin, l'Assemblée nationale a appuyé à l'unanimité la motion de Québec solidaire visant à faire du 29 avril la Journée nationale de sensibilisation à l'hépatite C.

« Le Centre d'aide aux personnes atteintes de l'hépatite C (CAPAHC) nous a rapidement convaincu de l'utilité de proclamer une Journée nationale de sensibilisation à cette maladie. Le processus aura pris deux ans mais je suis heureuse aujourd'hui que tous mes collègues de l'Assemblée nationale aient appuyé cette idée qui donnera un outil précieux aux organismes et aux services publics pour prévenir cette maladie, accélérer le diagnostic et améliorer les soins de ceux qui en sont atteints », explique Mme Massé.

On estime qu'environ 50 000 à 70 000 personnes seraient infectées par l'hépatite C au Québec et seulement 39 000 d'entre elles seraient diagnostiquées. Chaque année, environ 1 200 personnes additionnelles sont infectées, mais seulement un faible pourcentage d'entre elles sont rapidement identifiées et traitées.

« Plus on attend pour traiter une personne infectée, plus il y aura des complications pour sa santé. Les risques de cirrhose et d'hépatocarcinome se multiplient. Les coûts pour le système de santé augmentent conséquemment lorsque la prise en charge se fait à un stade avancé d'infection. Je suis convaincue que le CAPAHC et les autres goupes et services publics sauront utiliser efficacement la nouvelle Journée nationale de sensibilisation à l'hépatite C pour lutter efficacement contre cette maladie qui sape considérément la qualité de vie », conclut Mme Massé.

http://www.fil-information.gouv.qc.ca/P ... 2310088237
fil - 15 Oct 2015 - 15:20
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SOS Hépatites Au Conseil National du Sida et Des Hépatites Virales : La profession de foi(e) de Pascal Mélin



Conseil National du Sida et des Hépatites virales
39-43 quai André Citroën 75902 Paris cedex Paris, le 15 octobre 2015

Objet : SOS Hepatites au CNS

Mesdames, Messieurs,

Depuis quelques mois le Conseil National du Sida (CNS) est devenu le Conseil National du Sida et des Hépatites virales. Il s’agit là d’un signe politique fort pour tous les malades atteints d’une maladie du foie, et ce d’autant qu’un représentant de SOS HEPATITES a été invité dans cette instance pour évoquer et aider à développer la réflexion sur les hépatites virales. Car le rôle du CNS est d’évoquer les questions de société amenées par le VIH et les hépatites et de pouvoir ainsi conseiller les politiques. Nous voudrions ainsi amener dans le débat du CNS trois questions qui nous semblent fondamentales.

L’arrivée des hépatites virales au sein du CNS c’est l’intrusion des vaccins dans le débat. Le Sida ne connaissait pas la problématique de la vaccination, mais c’est maintenant une obligation pour le CNS de se positionner sur le vaccin contre l’hépatite B et de sa stratégie politique d’utilisation. Nous resterons fidèles à nos engagements et demanderons la vaccination universelle et obligatoire pour les nourrissons. Cette question ne peut plus être éludée et elle doit être prise à bras le corps avec un courage politique certain.

La deuxième question est celle du statut sociétal lorsqu’on sort d’une maladie chronique suite à une guérison. Le Sida était et reste une maladie chronique, certes moins mortelle, pour laquelle il n’y a pas de stratégie de guérison mais la question principale du « vivre avec ». Depuis 35 ans de lutte contre l’épidémie du VIH, les malades et les soignants ont dénoncé une exclusion liée à la maladie. Les malades porteurs d’une hépatite C chronique connaissent eux aussi cette exclusion mais aujourd’hui un traitement permet de guérir virologiquement 95% des malades. Quel est alors le statut sociétal de ces ex malades chroniques. Comment lutter contre l’exclusion et inventer la ré-inclusion ? La guérison ne doit pas être que virologique, elle doit être aussi psychologique et sociale. L’hépatite C et sa guérison est un laboratoire sociétal et politique, nous devons l’accompagner politiquement (assurance, prêt bancaire, don d’organes, etc ..) Nous souhaitons participer à ce travail de réflexion et d’accompagnement de la ré-inclusion post guérison plutôt que de parler de discrimination positive en cas de négativation virologique.

La troisième question concerne l’hépatite C et son dépistage obligatoire en prénuptial et chez la femme en fin de grossesse. En effet la puissance thérapeutique actuelle va nous amener à chercher l’ensemble des malades porteurs et d’éviter la diffusion de l’infection. Ainsi le dépistage avant le mariage (pour ceux qui continuent de se marier) permettra de trouver des infections et de proposer des traitements avant de procréer (pour ceux qui procréent après le mariage). Pour les femmes enceintes cela permettra de les traiter avant une autre grossesse et de bien gérer les 3% de contamination mère enfant, soit environ 300 naissances par an, 300 contaminations que l’on devrait pouvoir éviter.

Ces trois questions constituent le socle de notre profession de foi(e) pour notre entrée au CNS.

En vous remerciant chaleureusement de votre accueil,

Pascal Mélin.

http://www.soshepatites.org/2015/10/15/ ... cal-melin/
fil - 15 Oct 2015 - 15:39
Sujet du message:
le rétablissement des comptes sociaux est confirmé

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2016, présenté par Marisol Touraine et Christian Eckert le 24 septembre 2015, confirme le rétablissement des comptes sociaux engagé depuis 2012. Le Gouvernement parvient à rétablir les comptes publics, en particulier ceux de la sécurité sociale, dans un contexte économique pourtant contraint, tout en préservant, d'une part, les droits et les acquis sociaux des Français et en menant, d'autre part une politique déterminée de baisse des prélèvements sur le travail.

Le contexte

Depuis 2012, les lois de financement de la sécurité sociale sont reliées les unes aux autres par un fil rouge : la progression des droits. Cela se traduit en mesures concrètes : remboursement à 100% de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) en 2013 ; revalorisation de 10% de l’aide à la complémentaire santé (ACS) pour les personnes âgées en 2014 ; suppression des franchises médicales pour l’ensemble des bénéficiaires de l’ACS en 2015.

Depuis 3 ans, le Gouvernement mène également les réformes structurelles nécessaires pour rétablir les comptes sociaux. Ces réformes portent leurs fruits : entre 2011 et 2015, le déficit du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) aura diminué de plus de 8 milliards d’euros. Si la conjoncture économique a pu ralentir le rythme, la direction est restée la bonne et les résultats sont là : le déficit a été réduit de 40%.
Pour ce faire, pas un euro n’a été économisé au détriment des Français. Ainsi, en 2014, alors que la prise en charge des traitements innovants de l’hépatite C a entraîné des dépenses importantes, l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam) – qui avait pourtant déjà été abaissé en cours d’année – a été respecté. En 2015, alors que le coût des traitements innovants de l’hépatite C a continué de progresser avec une nouvelle génération de produits plus efficaces, l’Ondam – dont la progression a été abaissée à 2,1% – sera à nouveau tenu.

Cette dynamique sera poursuivie en 2016. Le déficit du régime général et du FSV devrait être ramené sous la barre des 10 milliards d’euros. La Caisse nationale d'assurance vieillesse devrait revenir à l’équilibre, pour la première fois depuis 2005. En 2016, le déficit de l’assurance maladie sera d’environ 6 milliards d’euros. C’est 2,6 milliards de moins qu’en 2011.

La suite ici :

http://www.gouvernement.fr/action/le-pr ... ciale-2016

http://www.economie.gouv.fr/files/files ... ss2016.pdf
fil - 15 Oct 2015 - 22:57
Sujet du message:
Le top 10 des médicaments qui coûtent le plus cher à la Sécurité sociale

En 2014, les remboursements de médicaments délivrés en officine et à l'hôpital ont connu une hausse de près de 4%. L'arrivée des nouveaux traitements contre l'hépatite C l'explique.

C'est une nouvelle qui ne va pas arranger les comptes de l'Assurance maladie. En 2014, les remboursements de médicaments délivrés en pharmacie et à l'hôpital (rétrocession hospitalière) ont enregistré une hausse de +3,8 %, représentant 23 milliards d'euros contre 22,1 Mds € en 2013 (+845 millions exactement).
Un phénomène nouveau, car après une décennie de croissance continue, les dépenses de médicaments s’étaient stabilisées en 2011 et avaient reculé en 2012 comme en 2013.

Le Sovaldi passe du 235ème rang au 1er

L'Assurance maladie (CNAM) n'a donc pas hésité à présenter l’année 2014 comme celle de « la rupture ». Cette hausse ne serait pas due à une dérive de la prescription des médecins mais résulterait « exclusivement » de l’arrivée des nouveaux antiviraux d’action directe (NAAD) dans le traitement de l’hépatite C. Leur impact financier « majeur » explique cette inversion de tendance, d'après la CNAM.
Résultat, les premiers produits en termes de hausse des dépenses de médicaments à l'hôpital, hors ATU (1) et prise en charge dérogatoire de la pharmacie hospitalière, sont le Sovaldi, uniquement prescrits en établissement, (Sofosbuvir, +334 M€ en 2014), mais aussi le Daklinza (Daclatasvir, +114 M€) et l'Olysio (Siméprévir, +61M€). Le Truvada, un antirétroviral dont l'efficacité en prévention du VIH est maintenant démontrée, arrive lui en dixième position.



« Cette hausse exceptionnelle, au-delà du poids financier qu’elle représente sur 2014, est révélatrice des défis que représente l’arrivée d’innovations thérapeutiques majeures mais très onéreuses », a souligné Nicolas Revel, directeur général de la CNAM, pour commenter ce classement.

Un anti-rhumatismal en tête du palmarès officinal

En revanche, une bonne nouvelle est à noter si l’on ne considère que les médicaments délivrés en officine (hors rétrocession). Dans ce cas, la tendance de maîtrise se poursuit, avec à nouveau, pour la troisième année consécutive, une baisse des remboursements : -1 % en 2014, après -0,3 % en 2013.

De manière globale, le classement des 5 premiers médicaments remboursés en 2014 est assez similaire à celui des deux années précédentes, avec des montants remboursés qui diffèrent néanmoins.

C’est l’Humira, un anti-rhumatismal, qui est désormais le premier médicament de ville remboursé avec 395 M€ de dépenses (2ème rang l’année précédente), suivi de l'hypolipémiant Crestor (traitement des hypercholestérolémies) et du Doliprane (3ème rang). Il faut préciser que ce dernier enregistre une nouvelle hausse de ses dépenses (320,9 M€ contre 295,4 M€ en 2013). « Le principal facteur explicatif de cette dynamique est le contexte épidémique hivernal, particulièrement virulent en 2014 », précise l'Assurance maladie.

Enfin, le Lucentis, 1er médicament de ville remboursé en 2013, passe désormais au 4ème rang en 2014 (318.2 M€). C’est la plus forte baisse des remboursements en 2014. Médicament indiqué dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), il a vu son prix baisser de manière importante, en 5 étapes (juillet 2012, février 2013, mai 2014, juillet 2014 et avril 2015).
De plus, l’arrivée sur le marché en novembre 2013 d’Eylea a également joué un rôle majeur dans la baisse des montants remboursés pour cette molécule (report des prescriptions), conclut l'Assurance maladie.



Pourquoidocteur
lenaif - 16 Oct 2015 - 08:56
Sujet du message:
Trois ttt contre l'hépatite C dans le top ten des médicaments remboursés à l'hopital. C'est bien la preuve de la révolution des nouveaux ttt, et que notre brave sécu a bien su suivre le mouvement.

Ce qu'oublie de dire l'info, c'est qu'en plus ces ttt sont hyper efficaces !
fil - 16 Oct 2015 - 09:12
Sujet du message:
Les dépenses de « médicaments » de la France sont reparties à la hausse en 2014. Selon les chiffres publiés jeudi 15 octobre par l’Assurance maladie, elles se sont élevées à 23 milliards d’euros en 2014, soit 845 millions d’euros de plus qu’un an plus tôt. À l’origine de ce dérapage prévisible, le lancement il y a un an d’une nouvelle génération de molécules contre l’hépatite C, dont le Sovaldi.

Premier arrivé sur le marché français, ce médicament développés par l’américain Gilead est commercialisé 41 000 euros. Sa prescription est souvent associée à celle d’autres antiviraux onéreux, comme le Daklinza du britannique Bristol-Myers Squibb ou l’Olysio de l’américain Johnson & Johnson. Au total, l’enveloppe de dépenses liées à l’hépatite a atteint 514 millions d’euros en 2014 .

http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... 3234.html#
fil - 16 Oct 2015 - 11:30
Sujet du message:
YOZ FAIT PEAU NEUVE …



Les nouveaux locaux de YOZ- SOS HEPATITES Champagne-Ardenne seront inaugurés ce jour. Mais connaissez-vous YOZ, car ce nom résume à lui seul les valeurs de SOS HEPATITES ?

YOZ c’est le nom du CARRUD de Charleville Mézières au milieu des Ardennes et géré par SOS HEPATITES. YOZ est le surnom d’un usager de drogue décédé d’over dose il y a quelques années, YOZ était un usager transfrontalier entre la France et la Belgique. YOZ est le seul CARRUD de France qui tient son nom d’un usager car pour nous le patient est au centre des dispositifs et il ne saurait y avoir de frontière. Si la politique de RDR (Réduction Des Risques) avait existé YOZ ne serait peut-être pas mort, c’est pour cela que nous garderons son nom.

Les CAARUD des champs ont des problématiques différentes de ceux des villes. L’accès à la RDR est différent dans les villes et dans les espaces semi ruraux. Ainsi YOZ pour couvrir les Ardennes, c’est doté d’un véhicule itinérant que les usagers connaissent bien maintenant. Progressivement ils ont aussi développé des appartements de coordination thérapeutique pour améliorer localement et prendre soin des patients les plus marginalisés, que les soins laissent trop souvent dans le caniveau. Aujourd’hui dix ans après son implantation YOZ et SOS Hépatites Champagne-Ardenne franchissent un nouveau pas en changeant leur local sur Charleville mais surtout en devenant un CARRUD fixe. Mais les « fix » on connaît bien à YOZ et il faut aussi poursuivre l’ambulatoire pour rester au plus près des usagers. Notre président de la République a déclaré le 14 septembre à Vesoul, qu’il y avait encore 1 million de personnes à plus de 30 minutes d’un service d’accueil et d’urgence. L’objectif pour 2017 c’est que tout citoyen soit a moins de 30 minutes d’un service d’urgence mais cela va être très difficile a moins de supprimer les limitations de vitesse sur route …

Bravo a toute l’équipe de YOZ et à tous ceux qui rendent cette action possible chaque jour.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/10/16/ ... eau-neuve/
fil - 18 Oct 2015 - 09:29
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Accès aux médicaments essentiels : une conférence internationale fin octobre

Les universités alliées pour les médicaments essentiels (UAEM) organisent une conférence internationale francophone les 30 et 31 octobre à Bordeaux sur l’accès aux médicaments essentiels selon trois axes : recherche et développement, les alternatives, la valorisation des innovations, le point de vue des experts. UAEM est un réseau international d'étudiants et de chercheurs de différentes filières s’engageant à améliorer l'accès aux médicaments. Cette problématique est très présente dans les pays en voie de développement, mais devient également réelle en Europe avec l'apparition de traitements que même les gouvernements des pays développés, comme la France, ne peuvent pas financer pour tous, expliquent les organisateurs de la conférence. Le terme "médicaments essentiels" regroupe notamment les antiparasitaires (paludisme), les antirétroviraux (VIH) et antituberculeux ainsi que d’autres familles de molécules capables de traiter ou guérir des pathologies injustement létales (les hépatites virales, par exemple. "C'est une liste de médicaments dont on considère qu'ils sont nécessaires à la bonne santé des populations et que tous les patients doivent y avoir accès", expliquent-ils.

Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la Santé, un tiers de la population mondiale n’a pas accès à ces médicaments essentiels, lacune responsable chaque année de la mort d’environ 10 millions de personnes, car il existe une cure à leur maladie à laquelle ils n'ont pas accès. C’est bien souvent le coût de ces molécules qui les rendent inaccessibles par la faute du monopole industriel et du brevetage des innovations pharmaceutiques, indique l’UAEM. De plus l’intérêt des industriels à investir dans les maladies touchant des populations peu solvables rend ce domaine de la recherche peu attractif. De 2002 à 2013, seuls 4 % des nouveaux médicaments sont indiqués pour les pathologies négligées (défaut de recherche) – une profonde inégalité coûtant la vie à des millions de personnes. Cette conférence vise à s’informer sur la problématique d’accès, les inégalités, les moyens d’action et les succès d’UAEM, à créer des échanges autour de débats et d’ateliers auprès d'experts. C'est à l'Athénée municipal (place Saint Christoly - 33 000 Bordeaux - 05 56 10 19 27. Tram B : Arrêt Gambetta ou Pey-Berland). Les inscriptions se font par mail (uaem.bordeaux "@" gmail.com).

Seronet
fil - 19 Oct 2015 - 15:52
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Le NICE recommande Daklinza pour plusieurs génotypes du VHC

L'Institut National de la Santé et des Soins Excellence a recommandé Daklinza pour le traitement des génotypes du virus de l'hépatite C 1, 3 et 4 infection en Angleterre et au Pays de Galles, selon un communiqué de presse de Bristol-Myers Squibb

"Le Daclatasvir en combinaison avec d'autres agents représente un schéma de traitement par voie orale si nécessaire qui a été montré pour guérir l'infection dans la majorité des patients, et nous avons déjà vu des résultats positifs dans le cadre de la vie réelle chez les patients ayant une maladie avancée," Anna Maria Geretti, MD, PhD, FRCPath, professeur de virologie et les maladies infectieuses, l'Institut des maladies infectieuses et de la santé mondiale, Université de Liverpool, en Angleterre, a déclaré dans le communiqué. "Dans le passé, il y a eu peu d'options thérapeutiques disponibles et, par conséquent, cette décision est une étape importante."

Daklinza (Daclatasvir, Bristol-Myers Squibb), un inhibiteur de complexe de NS5A, est actuellement approuvé en combinaison avec Sovaldi (SOFOSBUVIR, Gilead Sciences) pendant 12 semaines chez les patients avec VHC de génotype 3 sans cirrhose et 24 semaines chez les patients atteints de cirrhose avec l'option utilisation de la ribavirine, selon le communiqué. Les Options de thérapie pour le VHC de génotype 3 patients en Angleterre ont été limités et auparavant incluait l' interféron.

Douglas Manion, MD, directeur du développement de la spécialité chez Bristol-Myers Squibb a déclaré dans le communiqué: «Le fardeau du génotype 3 de l'hépatite C dans le Royaume-Uni est un des plus élevés partout en Europe. L'Angleterre a désormais rejoint l'Italie, France, Pays-Bas, la Suède, la Belgique, la Suisse, le Danemark, l'Écosse et l'Irlande en reconnaissant la valeur de Daklinza pour le traitement de génotype 3 du VHC, et nous sommes ravis de le rendre disponible pour aider à résoudre ce qui est encore un besoin important non satisfait parmi la population britannique VHC. "

Le Comité des médicaments à usage humain de l'Agence européenne des médicaments a recommandé Daclatasvir pour être approuvé pour traiter l'hépatite C chronique de génotype 3 chez les adultes en Juillet ici 2014.

La FDA a approuvé Daclatasvir pour le traitement du VHC de génotype 3 en Juillet, après que les données cliniques ont montré 98% chez les patients naïfs de traitement sans cirrhose et 58% chez les patients naïfs de traitement atteints de cirrhose ont atteint une réponse virologique soutenue avec un régime de combinaison de Daclatasvir et SOFOSBUVIR.
fil - 19 Oct 2015 - 16:00
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NICE une orientation Positive pour AbbVie VIEKIRAX (ombitasvir/paritaprevir/ritonavir comprimés) + EXVIERA (comprimés de dasabuvir) pour le traitement des adultes avec l'hépatite C chronique en Angleterre et au pays de Galles

http://www.firstwordpharma.com/node/132 ... z3p1fyZmIY
fil - 20 Oct 2015 - 14:33
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SOS HEPATITES GUADELOUPE : une semaine hépatante…



SOS hépatites Guadeloupe débute sa semaine d’action et de communication. Le début a été lancé ce week-end end par la venue en Guadeloupe du Pr Dhumeaux qui sur la chaine de télévision Guadeloupe première ou il a rappelé les nouveaux enjeux de la lutte contre les hépatites virales. L’incidence de l’hépatite C est identique entre la Guadeloupe et la métropole par contre il existe sur l’ile trois fois plus de cas d’hépatite. L’accès aux nouveaux traitements et la généralisation de la vaccination contre l’hépatite B étaient les sujets évoqués.

Mais SOS hépatites avait également apporté son concours au 6 ème congrès de l’Association Guadeloupéenne de Formation en Hépato-Gastro-Entérologie (AGFHGE). Toute l’équipe du docteur Saillard du CHU de Pointe-à-Pitre était présente pour refaire le point sur les nouveaux traitements mais aussi les anguilluloses malignes propres à la Guadeloupe. Mais elle était soutenue par deux médecins métropolitains venant de Paul Brousse à savoir le Pr Samuel, spécialiste national en transplantation hépatique et le Dr Vibert, chirurgien hépatique. Il avait été demandé à SOS Hépatites de traiter la question « prise en charge du VHC dans les populations particulières ». Commençons par nous demander qui sont les populations particulières? Les médecins, les prostitués, les malades de l’alcool, les usagers de drogue, les co-infectés, les hémophiles, les greffés, les prisonniers, les hépatants aux cheveux blancs, les patients porteurs d’une hépatite aigüe, les dialysés.

Comment faut-il définir une population particulière ? Est-ce le statut par rapport à un traitement antérieur par interféron et ribavirine : naïf, répondeur ou non répondeur ? Sont-ils des critères de race ? Est-ce par rapport à des comportements : alcool usage de drogue, prisonnier ? Est-ce par rapport à des critères personnels: âge, sexe, poids, greffé, dialysé, migrants, patients psychiatriques? Est-ce par rapport au stade de la maladie aigüe, minime, cirrhose ou bien encore co-infection ?



Reprenons chaque catégorie.

Pour ceux qui sont hors dépistage, il faut les amener à se reconnaitre comme ayant eu des risque d’être contaminé .Mais l’acte de se faire dépister n’est pas un acte d’abandon c’est un acte de courage, accepter le principe d’être confronter à un résultat positif qui va changer radicalement votre vie. Se dépister c’est sortir de la piste, aller sur un autre chemin. Aujourd’hui le rapport Dhumeaux préconise un dépistage au cours de la vie pour chaque personne. Les outils de dépistage s’améliorent, les TROD (Test Rapide d’Orientation Diagnostique) permettrons d’aller au-devant de toutes les populations pour proposer ces dépistages, mais cela nécessitera l’acquisition d’un savoir être pour accompagner l’annonce des résultats et travailler sur la résistance au dépistage et au changement. Ne devient pas TRODEUR qui veut.



Pour conclure il semble qu’aujourd’hui les dernières populations particulières sont les cirrhotiques pour qui la maladie n’est pas uniquement virologique et pour lesquels il faut être vigilent à ce que ces malades ne disparaissent pas du suivi. Un vieil adage médical disait « cirrhose un jour, cirrhose toujours », que l’on pourrait adapter en disant «cirrhose un jour, risque toujours » la personnalisation du suivi et de l’accompagnement est alors fondamentale.

Un traitement pour tous, une guérison pour chacun, et une protection universelle.

Pascal Mélin

Diaporama de Pascal Mélin : « PRISE EN CHARGE DU VHC DANS LES POPULATIONS PARTICULIERES »

http://fr.slideshare.net/soshepatites/a ... rsentation

http://www.soshepatites.org/2015/10/20/ ... hepatante/
fil - 20 Oct 2015 - 16:15
Sujet du message:
SOS HEPATITES GUADELOUPE se lance dans la co-formation…



Aujourd’hui 20 octobre 2015 dans le cadre de sa semaine hépatante en Guadeloupe SOS hépatites se lance dans une co-formation. Il s’agit pour nous d’une expérience originale et que nous allons évaluer avec beaucoup de précision. La co-formation est un concept canadien. Les équipes canadiennes impliquées dans l’éducation thérapeutique avaient constaté que les formations destinées aux professionnels de santé étaient totalement différentes de celles réalisées en ciblant les malades ou leur représentant.

Une co-formation consiste donc, dans la même unité de lieu et d’action à former simultanément des malades investis dans une structure associative avec des professionnels de santé (hépatologues, médecins généralistes ou bien encore addictologues et infirmières). Si le formateur est vigilent, les questions des uns trouveront spontanément leurs réponses dans l’expérience des autres. Mais il faut pouvoir aborder le sujet de façon originale afin que tous aient la même base de connaissance et permettre ainsi de travailler ensemble. Les canadiens avaient remarqué que cette formation initiale commune était le socle d’un travail en réseau et pouvait ainsi définir le transdisciplinaire et non le multidisciplinaire.

La différence fondamentale vient de la connaissance de l’autre et du respect de son champ de compétence, en sachant exactement ce qu’il peut apporter dans la prise en charge d‘un malade et d’une situation particulière.

Et vous ne trouvez pas que cette semaine guadeloupéenne est hépatante ?

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/10/20/ ... formation/
fil - 21 Oct 2015 - 10:57
Sujet du message:
Traitement de l’hépatite C par les nouveaux antiviraux directs (AVD) : résultats à 15 mois dans une cohorte française de l’ANGH de plus de 800 malades

Publié le 13 octobre 2015
Anaïs VALLET-PICHARD
AFEF 2015 - D’après Pariente A et al., communication orale 15, actualisée

De mars 2014 à juin 2015, 987 patients ont été inclus dans 22 centres et 395 ont eu un suivi complet. L’âge moyen était de 56 ans avec 61 % d’hommes ; 408 étaient naïfs, 252 étaient rechuteurs et 252 étaient non répondeurs (25 % étaient en échec d’un inhibiteur de protéase de 1re génération). Il y avait 38 % de cirrhose (Child A/B/C : 89%/9%/2%), 21 % de F3. Les génotypes se répartissaient en 67 % de G1, 5 % de G2, 14 % de G3, 11 % de G4, 2 % de G5 et < 1 % de G6. Les schémas thérapeutiques reçus étaient les suivants : sofosbuvir (SOF) + ribavirine (RBV) + PEG-Interféron (PEG-IFN), siméprévir (SMV) + RBV + PEG, SOF + RBV, SOF + SMV, SOF + daclatasvir (DCV), SOF + lédipasvir (LDV) et ombitasvir + paritaprevir/ritonavir (2D).
Une RVS12 a été obtenue dans 80,5 % des cas chez les patients traités par PEG et dans 90,7 % des cas chez les patients traités sans PEG (p < 0,001) : 75 % de RVS12 sous SOF + RBV, 90,7 % sous SOF + SMV et 96,4 % sous SOF+DCV (figure 1). En analyse multivariée, les facteurs prédictifs de RVS12 étaient l’âge et la durée du traitement (pour les patients traités sans PEG-IFN). L’adjonction de RBV n’était pas associée à la RVS12.
Les effets secondaires de grade 3 ou 4 ont été observés chez 7 (9 %) patients sous PEG-IFN et 19 (6,2 %) sans PEG-IFN. L’anémie était plus fréquente en cas de traitement sous PEF-IFN et en cas de combinaisons orales incluant de la RBV. De même, la tolérance globale du traitement était significativement améliorée avec les traitements sans PEG-IFN ou sans RBV (figure 2). La note de fatigue diminuait en fin de traitement avec les combinaisons orales contrairement au traitement avec PEG-IFN (figure 3).





Le traitement par AVD sans PEG-IFN est plus efficace, beaucoup mieux toléré et diminue la fatigue pendant le traitement. Le facteur prédictif majeur de RVS12 est la durée du traitement.

Site initial de diffusion : http://www.edimark.fr/flashinfo/AFEF/2015/

http://collectif-hepatites-virales.com/ ... on-y-etait

http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=23796
fil - 21 Oct 2015 - 17:55
Sujet du message:
Les nouveaux traitements contre l'hépatite C permettent de soigner bien d'autres pathologies

SANTÉ - Entre 150 et 170 millions de personnes sont infectées par le virus de l'hépatite C (VHC) dans le monde selon l'OMS. En France cette maladie touche environ 300.000 personnes. Il s'agit d'un problème crucial de santé publique d'autant plus que l'état de la recherche prouve de manière irréfutable que l'hépatite C provoque une surmortalité des sujets infectés. Le suivi sur de longues périodes de groupes de patients infectés, démontre que le VHC entraîne la survenue de maladies sévères du foie comme la cirrhose ou le cancer du foie. Nous savons aussi que les patients infectés ont deux fois plus de risques que les non infectés de décéder d'une pathologie extra hépatique comme les maladies cardiovasculaires et certains cancers.

Jusqu'en 2012, les manifestations extra hépatiques les plus souvent décrites par les chercheurs portaient sur les pathologies auto-immunes. Depuis trois ans, les chercheurs ont démontré que le VHC avait un impact sur d'autres pathologies extra hépatiques notamment cardiovasculaires, rénales, métaboliques ou neurologiques. Il faut souligner que l'amélioration des connaissances est en partie liée à un progrès considérable des traitements et des soins. Alors que pendant une vingtaine d'années, le traitement du VHC reposait sur des cures d'Interféron, lourdes, fatigantes qui permettaient de guérir 40% des patients, la médecine recourt aujourd'hui à des combinaisons antivirales, sans Interféron, particulièrement efficaces: le taux de guérison dépasse les 90%! Ajoutons que les traitements sont courts, trois mois et très bien tolérés par les patients. Il est plus que probable que ces nouveaux traitements ont des effets bénéfiques sur les atteintes extra hépatiques liées au VHC. Il apparait d'ores et déjà que de nombreuses pathologies pourront être résolues après la guérison virologique de l'hépatite C.

Le virus de l'hépatite C comme un nouveau facteur de risque cardiovasculaire

Selon une très récente étude, le sur-risque de mortalité par maladie cardiovasculaire s'élève à 65% chez les patients atteints du VHC. Cette étude complète une série d'autres recherches qui démontrent le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC) par l'augmentation des plaques carotides qui restreignent l'irrigation du cerveau chez les patients atteints du VHC, en particulier les fumeurs, ainsi que les risques d'infarctus du myocarde. Si ces personnes infectées souffrent d'hypertension ou de diabète, les risques de mortalité cardiovasculaire augmentent encore, respectivement de 35% et de 71%. D'autres recherches ont démontré une réduction considérable des risques d'AVC chez les patients infectés qui profitent d'un traitement antiviral à base d'interféron: entre 38% et 61% par rapport à des malades non traités. Idem pour chez les diabétiques. Le suivi de patients pendant une dizaine d'années a prouvé qu'un traitement antiviral divise littéralement par deux les risques de décès cardiovasculaires, 13% contre 23,6%. Les analyses par scintigraphie, qui cernent les zones de circulation sanguine au niveau du cœur, montrent une amélioration sensible de la perfusion sanguine des patients guéris grâce à un traitement antiviral, contrairement à d'autres malades toujours infectés par le VHC.

Le VHC pèse sur l'insuffisance rénale

Nous savons aujourd'hui que le VHC est directement responsable de plusieurs types de complications rénales. Par exemple la séropositivité VHC s'accompagne fréquemment d'une dégradation de la fonction rénale et de présence de protéines dans les urines, indépendamment de facteurs métaboliques plus habituels comme le diabète, l'hypertension artérielle, l'obésité ou le cholestérol. Le suivi d'un groupe de patients diabétiques et infectés par le VHC sur une période de huit années a révélé que l'incidence cumulée d'insuffisance rénale terminale était trois fois plus faible chez les patients virologiquement guéris que chez ceux qui n'avaient pas bénéficié d'un traitement.

Résistance à l'insuline et diabète

Nous savons que les liens entre une infection VHC et un diabète de type 2 résultent d'interactions complexes comme l'insulino-résistance, la stéatose hépatique (accumulation de graisse dans le foie) et d'autres processus inflammatoires. L'infection chronique par le virus C est accompagnée d'une augmentation des anomalies du métabolisme glucidique, comme l'insulino-résistance et le diabète de type 2. Nous constatons en effet une fréquence accentuée des marqueurs d'infection VHC chez les patients insulino-résistants ou diabétiques. Inversement, il existe une fréquence anormalement élevée des anomalies glucidiques chez les patients infectés par le VHC. Les chercheurs ont constaté que ces données sont constantes quelles que soient les groupes de comparaison, volontaires sains ou porteurs chroniques du virus de l'hépatite B. La présence de ces anomalies glucidiques chez les patients VHC accentue l'impact négatif de celui-ci sur les principales complications hépatiques comme certaines lésions sévères du foie, l'échec des traitements à base d'interféron et les cancers du foie.

Le VHC altère aussi la qualité de vie

Le VHC provoque de nombreux troubles neurocognitifs qui affectent lourdement la qualité de vie des malades. Ces troubles peuvent être des fatigues anormales, des dépressions nerveuses et des troubles de la concentration. La recherche a d'ailleurs découvert des fragments du génome du VHC sur des biopsies post-mortem de tissu cérébral. Les études par IRM cérébrale prouvent que ces anomalies disparaissent chez les patients guéris. Les résultats de l'imagerie cérébrale sont d'ailleurs corroborés par les tests neuropsychologiques sur l'apprentissage verbal ou la mémoire visio-spatiale. Ainsi, il semble bien que le virus de l'hépatite C attaque le système nerveux central. Nous constatons aussi des anomalies des voies de transmission entre les neurones du système nerveux central. Cette altération explique largement certains troubles neurocognitifs et des phénomènes dépressifs: 25 à 30% des patients souffrent de dépression avant tout traitement antiviral. Ces troubles cognitifs pénalisent le tiers des patients qui souffrent de lésions fibrosantes hépatiques sévères. L'éradication virale a permis de résoudre très sensiblement les troubles cognitifs.

Près de la moitié des personnes atteintes par le virus C (avant tout soin) souffrent de fatigue contre à peine 1% du reste de la population. Cette fatigue affecte grandement leur qualité de vie. Elle n'est pas liée à la charge virale, au génotype, à la consommation d'alcool, ou aux anomalies thyroïdiennes. Chez les personnes infectées, tous les scores de mesure de la qualité de vie sont mauvais. La guérison après un traitement antiviral à base d'interféron réduit de manière significative cette fatigue et améliore la productivité des sujets. Mais surtout, les nouveaux traitements agissent encore plus positivement sur la qualité de la vie des patients. Il est plus que probable que ces résultats soient dus à la rapidité d'action et la grande efficacité des nouveaux traitements, et au retrait de l'interféron dans ces récentes combinaisons.

La vascularite cryoglobulinémique

Cette maladie, liée à la production en excès d'une protéine -la cryoglobuline- entraîne une inflammation de la paroi des petits vaisseaux sanguins. Elle provoque des troubles plus ou moins importants comme des douleurs articulaires ou musculaires, des fatigues ou des taches rouges sur les jambes. Plus rarement elle peut entrainer des atteintes autrement plus sévères engageant le pronostic vital: atteinte rénale, digestive, cardiaque ou cérébrale. L'infection par le VHC est la cause reconnue de plus de 80% de ces vascularites cryoglobulinémiques. La survenue d'une vascularite cryoglobulinémique est plus fréquente chez les personnes âgées et chez celles qui sont infectées par le VHC sur une longue période. Malgré les progrès thérapeutiques, les formes sévères touchent encore 10 à 20% des patients, avec une mortalité de 10% des patients. La guérison virale, après des traitements antiviraux, s'accompagne d'une rémission de la vascularite cryoglobulinémique. En cas de rechute virologique, nous constatons aussi une rechute de la vascularite dans les semaines qui suivent la réapparition du virus C dans le sang. Heureusement, les progrès thérapeutiques spectaculaires réalisés dans le traitement des vascularites liées au VHC permettent actuellement de guérir plus de 75% des patients.

Le VHC augmente les risques de lymphome

Les lymphomes sont des maladies du sang. De nombreuses études ont prouvé les liens très étroits entre le virus de l'hépatite C et le lymphome B non-Hodgkinien (B-LNH). Les sujets infectés par le VHC ont un risque 2,5 fois plus important de développer un lymphome que les sujets non infectés! La médecine arrive aujourd'hui à des rémissions complètes de certains B-LNH liés au VHC avec des traitements excluant les chimiothérapies! Par contre, une rechute virologique est suivie d'une rechute du lymphome. La guérison virologique est donc étroitement corrélée à la réponse hématologique.

L'éradication du VHC permet de traiter d'autres pathologies critiques

Les recherches ont montré que la disparition prolongée et définitive du VHC s'accompagne d'une diminution de la mortalité toutes causes. Cette véritable guérison virologique a aussi montré de nombreux bénéfices sur les atteintes extra hépatiques: diminution de la stéatose hépatique, diminution du risque de diabète de type 2 et d'insulino-résistance, diminution de l'incidence des accidents vasculaires cérébraux, diminution des évènements cardiovasculaires et rénaux chez les diabétiques, réduction de la fatigue, amélioration de la qualité de vie, amélioration des performances cognitives, régression/rémission des lymphomes B associés au VHC, et rémission des vascularites associées au VHC.

Ainsi, au-delà des complications liées au foie, les patients porteurs chroniques du VHC sont exposés à de nombreuses complications systémiques, immunologiques, inflammatoires ou métaboliques qui pèsent lourdement sur la qualité de vie et augmentent les cas de mortalité non hépatique. Heureusement, les nouveaux traitements antiviraux sans interféron sont bien tolérés par les malades. Ils améliorent de façon remarquable les chances de guérison des patients et agissent de manière très efficace sur les pathologies extra hépatiques.

Patrice Cacoub
Chargé du Département de Médecine Interne et Immunologie Clinique de l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière

http://www.huffingtonpost.fr/patrice-ca ... 10788.html
fil - 22 Oct 2015 - 10:33
Sujet du message:
Des médicaments plus efficaces, mais beaucoup plus chers. Un reportage de LCP diffusé le 21/10/2015 à 12:05



http://www.lcp.fr/videos/reportages/175 ... plus-chers

Depuis l’arrivée sur le marché de nouvelles générations de médicaments comme les AAD (antiviraux à action directe), les antibiotiques font des progrès importants dans le traitement de certaines maladies graves.

A l’image du virus de l’hépatite C : venu du laboratoire américain Gilead Sciences, le sofosbuvir affiche un taux de guérison de plus de 90% avec des effets secondaires bien moins importants que les traitements actuels. Une efficacité qui a toutefois un coût non négligeable pour l’Assurance maladie : 488 euros le comprimé. Soit 41 000 euros pour un traitement standard de douze semaines.

D’où la nécessité pour les médecins de bien sélectionner les patients susceptible d’accéder à ce traitement. Notre journaliste Céline Martel a suivi une personne contaminée par l’hépatite C et qui bénéficie de ce nouveau médicament

http://www.soshepatites.org/2015/10/22/ ... 15-a-1205/
fil - 22 Oct 2015 - 15:09
Sujet du message:
Hépatite C : La nécessité d’évaluer les traitements dans la vraie vie

Dans le cadre du développement clinique de Viekirax et d’Exviera qui viennent d’obtenir leur autorisation de remboursement dans l’hépatite C, Abbvie a mis sur pied un programme d’évaluation « dans la vraie vie ». Une nécessité comme l’a montré le Dr Hélène Fontaine (Cochin, Paris) afin de vérifier que l’efficacité et la tolérance observées lors des essais cliniques, ne sont pas modifiées sur des cohortes plus importantes .

Le Dr Hélène Fontaine a passé en revue les études cliniques qui ont permis l’enregistrement de Viekirax et d’Exviera, montrant un taux de guérison moyen de 97 % dans le génotype 1, avec moins de 2 % de patients en échec virologique ; le taux de guérison atteignant 100 % pour les génotypes 1b et 4 non cirrhotiques, ce qui représente la majorité des patients en France.

Sachant que dans le génotype 1 le traitement associé Viekirax (2cp le matin), Exviera (1cp le soir) ± ribavirine

Le quotidien du médecin
fil - 23 Oct 2015 - 15:56
Sujet du message:
LA GUADELOUPE HEPATANTE…



Les hépatites virales dans leur épidémiologie ont des particularités insulaires. Les hépatites virales en Guadeloupe c’est 8 000 à 10 000 personnes contaminées. Une personne sur deux ignore sa contamination. C’est aussi 30 décès par an dus aux VHB-VHC.

Les dernières études réalisées localement ont trouvé une prévalence de l’hépatite C de 0,7% de la population, c’est-à-dire proche de celle de la métropole. Pourtant, les modes de transmission y sont différents. Ainsi, les personnes contaminées par usage de seringue l’ont essentiellement été en France métropolitaine et ont rapporté leur infection en Guadeloupe. Même si l’usage de drogue est tout aussi répandu en Guadeloupe qu’en métropole l’usage ne se fait pas majoritairement par voie intraveineuse. Par ailleurs, SOS Hépatites Guadeloupe a constaté des pratiques de piercing et de tatouage sauvages réalisées dans de mauvaises conditions d’hygiène qui ont été responsables de contaminations.

Pour l’hépatite B, les choses sont différentes. La prévalence est de 1,7%. La Guadeloupe cumule donc trois fois plus de cas que dans l’hexagone. Pourtant, en 20 ans d’énormes progrès ont étés réalisés : En 1993, une étude portant sur les donneurs de sang retrouvait 3% de personnes infectées alors qu’elles ne seraient plus que 1,5 % aujourd’hui. Pour obtenir de tels résultats il faut rendre hommage aux guadeloupéens en rappelant qu’ils ont gardé un fort attachement à la vaccination contre l’hépatite B sans tenir compte des polémiques infondées qui faisaient rage en métropole.

Il semble pourtant y avoir des signes locaux de recul de la vaccination. Ce n’est pas acceptable face à une épidémie trois fois supérieure à celle de la France métropolitaine !

Pendant cette semaine hépatante SOS Hépatites Guadeloupe n’a pas ménagé ses efforts, soutenue par la fédération nationale mais également par : le Pr Daniel Dhumeaux (venu défendre les propositions de son rapport) et le Dr Eric Saillard membre de SOS hépatites mais surtout médecin hépatologue au CHU de Pointe-à-Pitre et responsable du réseau local. Communication tout azimut sur les radios et les télés, formation conjointe de militants et de professionnels de santé, soirée EPU (enseignements post universitaires) destinés aux médecins généralistes (avec le partenariat de IREPS et de l’ARS). Nous avons également organisé des rencontres politiques avec le Conseil Général, le Conseil Régional et les représentants du CHU et le directeur de l’ARS.





http://www.soshepatites.org/2015/10/23/9148/
fil - 23 Oct 2015 - 17:03
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UNE RENCONTRE HEPATANTE…



Le temps des formations est toujours un temps de rencontre riche tant au niveau humain que personnel.

Lors de la dernière formation, il y a quelques jours en Guadeloupe, j’ai rencontré une infirmière qui m’a fait réaliser l’ampleur du travail à accomplir. Comme toujours le programme prévoit de parler de l’hépatite B & de l’hépatite C. mais à un moment c’est toujours la question du vaccin qui s’invite. Alors je reprends les études pour réexpliquer qu’il n’y a pas de doutes sur le vaccin et que toutes les rumeurs étaient non fondées.

C’est alors qu’une infirmière libérale, vaccinée elle-même, m’expliqua que son fils âgé maintenant d’une vingtaine d’années n’avait pas été vacciné. En effet, dans sa jeunesse la polémique faisait rage et dans le doute elle ne l’a pas fait vacciné. Oui mais voilà, aujourd’hui ce dernier est en âge de croiser le virus par son activité sexuelle et vivant en Guadeloupe, il est trois fois plus exposé qu’en métropole.

Après débats et échanges sur la gravité de la maladie, l’infirmière est repartie convaincue de la nécessité de dépister & vacciner son fils.

Mais chose encore plus importante, elle m’expliquait que dans le cadre de son travail, si une personne lui signifiait son opposition à la vaccination, elle ne répondrait plus : « je vous comprends » mais qu’elle se sentait maintenant armée pour expliquer et tenter de convaincre.

Vous n’imaginez pas le poids du doute dans les paroles d’une infirmière auprès de la population.

Nous devons rassurer & expliquer à tous les professionnels de santé l’innocuité du vaccin et faire de tous les soignants des ambassadeurs de la vaccination contre l’hépatite B auprès de la population et ça commence par la Guadeloupe.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/10/23/ ... hepatante/
fil - 24 Oct 2015 - 09:39
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Première journée de la filière de santé des maladies rares du foie de l'adulte et de l'enfant « FILFOIE »
jeudi 5 novembre 2015 : 09:00 - 17:00



http://www.afef.asso.fr/rc/org/afef/cal ... oie(1).pdf

http://www.afef.asso.fr/agenda/event.ph ... 072150-720
fil - 24 Oct 2015 - 15:17
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Disparité dans les prix du marché pour les médicaments à action directe du virus de l'hépatite C

http://www.thelancet.com/journals/langl ... 4/fulltext
fil - 26 Oct 2015 - 12:09
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S. Bressanelli « Mécanismes d'action des agents antiviraux directs de l'hépatite C »

L’efficacité des agents anti-viraux directs contre le virus de l’hépatite C n’est plus à montrer. Mais comment ça marche ? Trois classes médicamenteuses sont actuellement disponibles avec des mécanismes d’actions différents. Stéphane Bessanelli (CEA, Gif sur Yvette) détaille avec précision les cibles de ces nouvelles molécules dans sa conférence « Mécanismes d’action des agents antiviraux directs contre le virus de l’hépatite C». Cette conférence a été donnée durant les 77èmes Journées de l’AFEF à Toulouse en octobre 2015.

http://www.hepatites.net/index.php?name ... 541#375541

http://www.afef.asso.fr/ame/news.phtml? ... 082728-960
fil - 26 Oct 2015 - 14:43
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FibroMeterTM constitue une famille de tests sanguins permettant de diagnostiquer et quantifier la fibrose dans le foie. Les tests FibroMeter délivrent un score entre 0 et 1 qui correspond à la probabilité d’avoir une fibrose significative ou une cirrhose. Une classification dédiée fournit un stade de fibrose plus précis. FibroMeterTM bénéficie du marquage CE.



http://hepatoweb.com/fibrometres.php
fil - 26 Oct 2015 - 15:00
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L'hépatite C augmente le risque de mortalité cardiovasculaire

Les patients atteints de l'infection par le virus de l'hépatite C ont un risque plus élevé de morbidité et de mortalité cardiovasculaire, selon des données récentes. En outre, les patients atteints de l'hépatite C avec le diabète ou l'hypertension ont un risque encore plus élevé.

"Les preuves disponibles sont suffisantes pour conclure que l'infection à virus de l'hépatite C augmente le risque cardiovasculaire, y compris les risques subclinique d'athérosclérose carotidienne, des événements, et la mortalité cardiovasculaire, [cérébro-cardiovasculaires]" Salvatore Petta, MD, PhD, de l'Université de Palerme en Italie , et ses collègues ont écrit. "En outre, l'effet de l'infection par le VHC sur le risque cardiovasculaire semble être particulièrement prononcée dans les populations à forte prévalence du tabagisme, de l'hypertension ou de diabète sucré."

Petta et ses collègues ont examiné 22 études de PubMed Central, Medline, Embase et Cochrane Library publiées jusqu'à Juillet 2015 comparés les maladies cardiovasculaires (MCV) occurrence dans patients avec ou sans le VHC.

Les chercheurs ont constaté que les patients atteints du VHC présentaient un risque accru de mortalité liés aux MCV (OR = 1,65; IC 95%, 1,07 à 2,56), plaques carotidiennes (OR = 2,27; IC 95%, 1,76 à 2,94) et les événements cérébro-cardiovasculaires (OR = 1,3; IC à 95%, de 1,1 à 1,55). En outre, ils ont constaté que le risque de maladies cérébro-cardiovasculaires chez les patients infectés par le VHC était plus élevé si le patient a eu également le diabète ou l'hypertension (OR = 1,71; IC à 95% 1,32 à 2,23).

"Historiquement, l'infection au VHC a été considéré pour affecter seulement le foie, via le développement d'une cirrhose et ses complications," Petta et ses collègues ont écrit. "Cependant, des études récentes ont suggéré que les patients infectés par le VHC ont un risque accru de maladies cardiovasculaires en développement. À notre connaissance, notre méta-analyse met clairement en évidence, pour la première fois, que l'infection par le VHC augmente le risque de mortalité liée aux MCV. »- Par Will Offit

Petta S, et al. Gastroenterology. 2015; doi: 10.1053 / j.gastro.2015.09.007.
fil - 27 Oct 2015 - 14:29
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Guide Soins et accompagnement des migrants/étrangers en situation précaire

Depuis sa fondation, en 1979, le Comité pour la santé des exilés (Comede) s’empare au quotidien des questions d’ordre social, juridique, psychologique et médical qui affectent la vie des personnes exilées, que l’actualité fait resurgir dans le débat public. Dans le but de soutenir au plus près l’action des professionnels investis auprès des populations concernées, le Comede édite depuis 2003 son Guide Soins et accompagnement des migrants/étrangers en situation précaire, réalisé avec le concours de la Direction générale de la santé et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). L’ouvrage fait aujourd’hui l’objet d’une quatrième réédition, tirée à 40 000 exemplaires.
Cette nouvelle édition du Guide a donné lieu à une présentation officielle le 21 octobre 2015 au siège du Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, en présence du Pr Benoît Vallet, Directeur général de la santé, du Pr François Bourdillon, Directeur général de l’Inpes, du Pr Didier Fassin, Président du Comede, du Dr Pascal Revault, Directeur opérationnel du Comede et de plusieurs contributrices.

http://www.afef.asso.fr/rc/org/afef/nws ... 663[1].pdf
fil - 27 Oct 2015 - 15:57
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DALLAS BUYERS CLUB A LA SAUCE HEPATITES…



Avez-vous déjà vu ce film : DALLAS BUYERS CLUB de Jean-Marc Vallée?

Sorti en 2013 aux USA, ce film s’inspire de l’histoire vraie de Ron Woodroof en 1985. Ron était un cow-boy homophobe, violent, machiste, et consommateur d’alcool. Il découvre alors qu’il est porteur du VIH et les médecins ne lui donnent plus que quelques mois à vivre. Il est alors mis à la marge de sa propre communauté et va rencontrer les populations que lui-même rejetait auparavant, homosexuels, prostitués, toxicomanes, son meilleur ami est même un transsexuel. Apprenant que de nouveaux médicaments arrivent sur le marché américain il crée le « DALLAS BUYERS CLUB », association de malades visant à faire des achats groupés de traitements à bas cout au Mexique. Les USA compteront jusqu’à 12 clubs de ce type. Bien sur les firmes pharmaceutiques porteront plainte pour importation illégale et les autorités mettront fin à ces clubs. Porté à l’écran plus de 20 ans plus tard ce film rendait hommage à ceux qui exclus du système de soins américain se sont organiser pour avoir accès aux médicaments ! Ben quoi, on est dans le pays de la liberté d’entreprendre ou non? La France n’a pas connu de tels phénomènes de résistance et d’organisation de soins parallèles, on se contentait de dénoncer le retard d’accès aux soins et aux traitements mais comme chacun était affilié à la sécurité sociale, il fallait attendre, cela allait arriver.

Aujourd’hui c’est l’Australie qui nous donne une leçon de révolte sanitaire avec ces 233 000 personnes atteintes d’hépatite C chronique qui sont pour la plus part dans l’incapacité de payer les montants astronomiques de ces nouveaux traitements vendus 100 000 dollars australiens alors qu’on peut se les procurer pour 2000 dollars en Chine par exemple. Les australiens se sont organisés en créant le « FixHep C buyers club ». Et ça marche ! Plusieurs traitements ont déjà permis de guérir des malades, c’est ce qu’on peut découvrir sur leur site (http://fixhepc.com/).

Le vent de la rébellion sanitaire souffle, alors qu’en France on organise la pénurie en validant les prix élevés et en ne traitant que les patients avec des formes sévères.

Nous, malades réclamons un accès au traitement plus large en revoyant le cout à la baisse.

UN TRAITEMENT POUR TOUS, UNE GUERISON POUR CHACUN & UNE PROTECTION UNIVERSELLE…

Bravo à l’Australie, pays où les médecins et les malades se retrouvent ensemble pour contourner l’accès aux soins en organisant une résistance et une rebellion sanitaire, un exemple à suivre et à encourager pour dénoncer en soignant autrement.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/10/27/ ... hepatites/
fil - 27 Oct 2015 - 17:04
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Recommandations AASLD et IDSA : le traitement de l'hépatite C pour tous

Ce sont les nouvelles recommandations Américaines sur les indications du traitement de l'hépatite C.
Il n'y a plus aucunce raison objective de ne pas traiter tous les patients.
Aux Etats-Unis, le traitement pour tous, c'est maintenant.

http://www.afef.asso.fr/rc/org/afef/nws ... -22[1].pdf

http://www.afef.asso.fr/communication/a ... 163915-423
fil - 30 Oct 2015 - 10:07
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15 000 PASSEPORTS EN UN MOIS…



Les migrants ne cessent d’arriver et surtout les migrants originaires de Syrie, l’ambassade de Syrie en Allemagne a régularisé massivement ces réfugiés en leur délivrant des passeports…

Mais ce n’est pas le sujet de ce blog !

Les 15000 passeports délivrés en un mois se sont ceux de SOS Hépatites, et ce sont des passeports pour la guérison de l’hépatite C. En deux mois les stocks sont épuisés alors ne harcelez pas Véronique sur notre ligne d’écoute il n’y en a plus. Pourtant nous avions été prévoyants en nous calant sur la recommandation de l’AFEF : 15 000 traitements par an donc 15 000 passeports hépatants.

Mais s’il n’y a déjà plus de passeport. C’est que l’on est probablement en train de dépasser les quotas annuels de traitement. Rassurez-vous SOS Hépatites va trouver des fonds pour rééditer son passeport et le diffuser le plus largement possible et gratuitement sans exiger une ordonnance validée par une RCP et rédigée par un spécialiste en justifiant au moins d’une fibrose supérieure ou égale à F2 .

Non ! Nous diffuserons notre passeport le plus largement possible car pour nous le premier traitement c’est l’information et tout le monde malade ou non a le droit à cette information.

Nous allons rééditer notre passeport car notre devise reste :

Un traitement pour tous, une guérison pour chacun et un passeport universel.

http://www.soshepatites.org/2015/09/30/ ... epatite-c/

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/10/30/ ... en-1-mois/

LIVRET "C' mon traitement"

http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=23819
fil - 30 Oct 2015 - 14:56
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ALERTE SUR LES TRAITEMENTS DES CIRRHOSE VIRALES C…



L’alerte a été lancée il y a quelques jours par FDA (Food and Drug Administration) concernant l’utilisation de l’Exviera® et/ou du Viekirax® chez des patients atteints de cirrhose grave.

Les cirrhoses sont classées selon la classification de Child A*, B ou C et actuellement pour les malades ayant des formes graves qui nécessitent une transplantation hépatique, on tente d’éradiquer le virus de l’hépatite C pour simplifier la greffe.

Devant l’amélioration de la puissance thérapeutique, on a traité des patients avec des formes de plus en plus grave Child B ou C. Mais une alerte vient d’être lancée par la FDA. En effet, depuis plusieurs mois, ces nouveaux traitements sont disponibles aux USA et la surveillance de l’accès aux soins a montré que les patients en cirrhose Child B ou C avaient dans un certain nombre de cas présenté une décompensation de leur cirrhose et parfois un décès. Cette mise en garde doit nous rappeler que le traitement des cirrhoses graves est complexe et délicat et ne peut en aucun cas se résumer à l’éradication virale C.

Pascal Mélin

* Cirrhose Child A = cirrhose compensée

Pour en savoir plus :

http://www.afef.asso.fr/rc/org/afef/nws ... cation.pdf


http://www.soshepatites.org/2015/10/30/ ... virales-c/
fil - 30 Oct 2015 - 19:06
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Hepadat'AIDS 2015



http://www.vihetfoie.com/EventPortal/In ... de=FOIEINF
fil - 01 Nov 2015 - 08:57
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LIVERTOX® fournit des mises à jour, exacts et des informations facilement accessibles sur le diagnostic, la cause, la fréquence, les modèles, et la gestion de l'atteinte hépatique attribuable à prescription et médicaments sans ordonnance, les herbes médicinales et les suppléments alimentaires.

LIVERTOX® comprend également un registre des cas qui permet une analyse scientifique et une meilleure caractérisation des formes cliniques de lésions hépatiques. Le site de LIVERTOX® fournit une ressource complète pour les médecins et leurs patients, et pour les universitaires et les chercheurs cliniques qui se spécialisent dans l’épatotoxicité induite par le médicament.

Le plus par rapport à la base Hepatox est la présence des cas d'hépatotoxicité secondaires aux herbes médicinales et aux suppléments alimentaires.
Si nous prenons un exemple avec la Valériane (herbe aux chats), le site Livertox nous propose une synthèse des hépatoxités secondaire à la valériane, une étude de cas, une information sur le produit, la formule chimique et la structure de la valériane et 31 liens de référence bibliographiques.

Pour vous rendre sur le site :

http://livertox.nlm.nih.gov/
fil - 01 Nov 2015 - 12:19
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Gilead Sciences : annonce ses résultats financiers pour le troisième trimestre 2015

http://www.zonebourse.com/GILEAD-SCIENC ... -21319488/
fil - 03 Nov 2015 - 08:54
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Le tueur silencieux vaincu Ces cinq années qui ont permis de dompter l’hépatite C

Longtemps qualifié de tueur silencieux, le virus de l’hépatite C a fini par être vaincu : « En 2015, les patients ayant une hépatite C peuvent être guéris de leur maladie virale, un résultat sans précédent dans une maladie chronique », souligne le Pr Victor de Ledinghen, hépatologue au CHU de Bordeaux et secrétaire général de l’Association française pour l’étude du foie (AFEF).



Au départ, le réplicon

La principale difficulté à laquelle se heurtaient les chercheurs depuis la découverte du virus de l’hépatite C (VHC), en 1989, était de propager le virus sur des systèmes de culture cellulaire in vitro. Un tournant majeur a été pris en 2005 avec la mise au point par Ralf Bartenschlager et son équipe (université Gutenberg, Mayence, Allemagne) d’un système de culture du VHC4. Ils ont élaboré une construction génétique – un « réplicon » codant les protéines non structurales du VHC – qu’ils ont directement cultivée. À partir de ce moment, les recherches se sont accélérées et cinq ans auront été nécessaires pour développer de nouvelles molécules, les antiviraux d’action directe (AAD), qui ont bouleversé le pronostic de patients VHC.

Le pourcentage de patients guéris est ainsi passé d’environ 10 % sous interféron, le traitement historique, à près de 95 % avec les antiviraux à action directe, en cure courte de douze semaines avec une prise unique par jour. « Les bénéfices de la guérison sont une augmentation de l’espérance de vie des patients et une nette diminution du risque de cancer du foie, indique le Pr de Ledinghen. Nos patients sont transformés sur le plan physique, affectif, professionnel : ils peuvent enfin aborder une nouvelle vie. »

En 2015, sept antiviraux à action directe sont commercialisés et se répartissent en trois classes thérapeutiques :
– inhibiteurs de protéase NS3-4A : siméprévir, paritaprévir ;
– inhibiteurs de NS-5A : daclatasvir, lédipasvir, ombitasvir ;
– inhibiteurs de NS-5B : sofosbuvir, dasabuvir.
D’autres sont en cours d’études cliniques : grazoprévir, elbasvir, velpatasvir*.

Ce foisonnement de nouvelles molécules et de nouvelles cibles d’attaque du virus s’explique notamment sur le plan scientifique par le fait que ces AAD ont des réponses différentes selon les six génotypes du VHC avec, pour conséquence, environ 5 % des patients qui n’atteignent pas le stade de la guérison.

Un défi pour le système de soins

Cette révolution thérapeutique, qui concerne 180 millions de personnes dans le monde dont environ 150 000 en France, annonce une nouvelle ère, un monde sans hépatite C. Un véritable défi de santé publique et économique à relever pour les tutelles et pour les professionnels de santé.
L’accès à cette innovation thérapeutique est ainsi encadré et réservé en priorité aux patients ayant une hépatite grave, jugée par la sévérité de la fibrose (stade 2 à 4).

L’échéancier serait d’arriver à une éradication de la maladie en 2025, soit un accès au traitement pour 15 000 patients par an pendant dix ans, à condition d’élargir à mesure les indications. « Mais, est-il éthique de ne pas traiter aujourd’hui un patient qui pourrait être guéri de sa maladie ? Cette situation ne s’est jamais produite, s’interroge le Pr de Ledinghen. Le Comité consultatif national d’éthique devrait s’autosaisir de cette question. »

« Pour les hépatologues, cette révolution s’est traduite par une explosion du nombre de consultations depuis 2011. Cependant, l’atmosphère des relations avec nos patients a radicalement changé avec l’annonce de la guérison, poursuit l’hépatologue bordelais. C’est une chance totalement incroyable d’avoir connu cela une fois dans sa vie professionnelle ! »
De leur côté, les médecins généralistes reçoivent de nouveau leurs patients VHC, « les sortis du bois », qu’ils avaient dans leur patientèle, mais pour lesquels aucune solution thérapeutique ne s’offrait.

La quête du Graal

Reste que pour atteindre le Graal d’un monde sans VHC, plusieurs chantiers doivent être menés en parallèle avec, en priorité, le traitement du réservoir du virus avec notamment des actions de prévention à mener auprès des usagers de drogue et le dépistage : en France, 75 000 personnes ignoreraient leur séropositivité pour le VHC. L’éducation thérapeutique des patients est un troisième front car, si les AAD permettent de guérir une majorité de patients de leur maladie virale, bon nombre de ces derniers conservent encore plus ou moins longtemps, selon le stade initial de gravité, des séquelles hépatiques et des comorbidités.

Michel Le Taillanter

* Source : AFEF. Recommandations AFEF sur la prise en charge des hépatites virales C. Juin 2015.
fil - 03 Nov 2015 - 10:58
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Il y a quelques mois j’ai écrit et publié sur notre blog ce texte…





Patrick a pris son traitement pendant trois mois avec succès et disparition de son virus. Bien sûr nous l’avons orienté vers le psychologue de l’équipe pour l’aider à se reconstruire dans cette guérison virologique. Les choses allaient pour le mieux et Patrick prenait doucement la mesure de sa nouvelle vie. Le cap des trois mois était passé et nous lui avions annoncé sa guérison virologique.

Malheureusement c’est quelques temps plus tard que tout s’est effondré quand Patrick a fait une hémorragie cérébrale qui devait être gravissime en raison de ses problèmes de coagulation. Et au bout de quelques jours nous apprenions le décès de Patrick malgré tous les efforts de l’équipe de réanimation où il avait été admis.

Depuis, je me souviens souvent de la déclaration de Patrick : « docteur j’ai peur de guérir de mon hépatite C ». Patrick voulait- il nous dire quelque chose ? Comment ne pas faire de psychologie de bas étage ? Quel enseignement devons-nous tirer? Comment allons-nous modifier notre façon de faire?

La guérison doit se préparer et s’accompagner et nous ne devons pas violer le malade même pour le guérir. Patrick serait peut-être décédé de toute façon mais cette phrase raisonnera longtemps pour moi :

« DOCTEUR J’AI PEUR DE GUERIR DE MON HEPATITE C. »

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/11/03/ ... -ce-texte/
fil - 03 Nov 2015 - 12:49
Sujet du message:
L’Institut Pasteur rend hommage à Françoise Barré-Sinoussi

A l’occasion de la fin de sa carrière à l’Institut Pasteur, un colloque a été organisé pour saluer le travail et l’engagement de celle qui a reçu en 2008 le Prix Nobel de Médecine, pour sa découverte du VIH en 1983.

https://webinar.videodidacte.fr/workshop_francoise

Beaucoup d’émotion dans l’amphithéâtre de l’institut, et c’est bien normal : Ce n’est pas tous les jours qu’une récipiendaire du Prix Nobel prend sa retraite1. Un mot qui semble pourtant bien mal adapté à celle qui va continuer son action de plus de 30 ans dans la lutte contre le VIH, menée par sa force de caractère.



Le Pr Christian Bréchot, président de l’Institut Pasteur, le directeur général de l’Inserm, le Pr Yves Lévy, le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS, l’ex-président de l’association AIDES Bruno Spire, son fondateur Daniel Defert, le président du Sidaction Pierre Bergé, mais aussi le ministre cambodgien de la Santé Mean Chhi Vun, Sharon Lewine de l’Université de Melbourne (Australie), Souleymane Mboup, directeur du laboratoire de Viro-bactériologie de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar (Sénégal), Oanh Khuat Thi Hai, directrice de Supporting Community Development Initiative à Hanoï (Viêt Nam), tous et toutes sont venues saluer le travail de celle qui, pourtant, reste imperméable à la flatterie pour se concentrer sur les résultats, utilisant sa notoriété comme une plateforme pour faire avancer la lutte contre le sida .

Des chercheurs ayant travaillé avec le Pr Barré-Sinoussi sont également venus faire part de l’avancée de leurs travaux. Pierre Delobel, de l’université de Toulouse, a ainsi présenté des résultats récents sur le déficit en lymphocytes CD4+ de l’épithélium intestinal des malades sous traitement ARV. L’amélioration du diagnostic de la tuberculose chez les enfants infectés par le VIH a, quant à elle, fait l’objet d’une communication par le Dr Mathurin Tejiokem (Cameroun).

Une chercheuse engagée

C’est le 20 mai 1983 que Françoise Barré-Sinoussi et ses collaborateurs publient un article dans Science où ils annoncent la découverte d'un nouveau rétrovirus, nommé alors LAV (Lympho-adénopathy Associated Virus), un rétrovirus qui sera renommé plus tard VIH.



En 1988, elle prend la tête du laboratoire de biologie des rétrovirus, rattaché à l'unité de virologie médicale et des vaccins viraux à l'Institut Pasteur.

En 1985, elle se rend en Afrique pour la première fois, à l’occasion d’un atelier mené à Bangui (République Centrafricaine). Ce voyage lui « ouvrira les yeux » et la poussera à se battre pendant toute sa carrière en faveur de l’accès des pays pauvres aux traitements et des accords de coopération nord sud.

En 2012, alors qu’elle est présidente de l'International AIDS Society (IAS), elle lance l’initiative «Towards a HIV cure» (http://www.iasociety.org/hivcure), pour accélérer la découverte d’une guérison de l’infection par le VIH, même si aujourd’hui elle reconnait croîre plus dans une «rémission durable».

En 2015, elle publie dans feu Têtu une tribune appelant à faciliter le déploiement de la Prep pour infléchir, enfin, l’épidémie : «Les gouvernements, les donateurs ainsi que d’autres partenaires devraient travailler de concert à développer des stratégies d’introduction de la PrEP dans des plans de santé nationaux. La PrEP devrait se voir accorder un degré de priorité proportionné à l’ensemble des données scientifiques solides dont nous disposons. Les protections en matière de droits humains devraient être au centre des plans visant à rendre la PrEP largement disponible. Les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes ( HSH ), les usagers de drogue par injection, les travailleurs du sexe ou toute autre catégorie sociale devraient pouvoir recourir à la PrEP sans crainte d’être discriminés, stigmatisés, ou d’encourir des sanctions juridiques. Trop longtemps, le monde a admis l’idée que les avancées en matière de santé, pour toucher les pays à faible revenu, devaient prendre des années, sinon même des décennies. Après une période sans précédent en matière de prévention et de traitement du VIH, nous savons qu’il n’est pas seulement nécessaire, mais possible d’accélérer la cadence. La PrEP représente un solide complément apporté à notre arsenal de prévention du VIH, et peut sauver de nombreuses vies. Nous devons agir dès maintenant, pour mettre en pratique les solides données scientifiques dont nous disposons au sujet de la PrEP.»

Comme elle le dit elle-même, «il reste tant à faire». Le combat de Françoise Barré-Sinoussi continue.

Dans cette seconde partie, Françoise Barré-Sinoussi nous parle des prochaines pistes de la recherche thérapeutique.

http://www.dailymotion.com/video/x7t0lg ... si-de_news
fil - 03 Nov 2015 - 13:09
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https://webinar.videodidacte.fr/worksho ... _treatment
fil - 04 Nov 2015 - 10:34
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Réunion à Montpellier : Bien vieillir avec le VIH et le VHC

le 01/12/15

Vous vivez avec le VIH et / ou une hépatite, vous avez entendu parlé de nouveaux médicaments contre ces pathologies. Vous êtes sous traitement contre l’hépatite C, ou vous avez éradiqué le virus, mais êtes-vous guéris pour autant ? Quel suivi faut-il respecter ? Comment vieillir avec ces pathologies ? Quel avenir ?

Réunion destinée aux patients vivant avec le VIH et le VHC
Avec le Dr Jean-Marc Jacquet, Praticien hospitalier en addictologie au CHU de Nîmes et praticien attaché au CHU de Gui de Chauliac à Montpellier.

INSCRIPTION OBLIGATOIRE par téléphone ou SMS au 06 85 58 03 75


fil - 04 Nov 2015 - 14:34
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SALUT PHIL…



Salut Phil et surtout ne sois pas sage au paradis des hépatants mécréants et ne cherche pas à vacciner les anges avant leur entrée en sexualité car ils n’ont pas de sexe.

Phil même au moment de tirer ta révérence à la vie tu as encore trouvé le moyen de faire un pied de nez à la Toussaint.

Tu étais un infirmier de formation mais tu étais aussi un homme, un militant et un citoyen. De longue date, tu revendiquais ton état de co-infecté VIH/VHC. Nous nous étions rencontrés il y a 15 ans, tu étais alors un de nos militants le plus actif dans les Ardennes. Ce dont je me souviens c’est une de tes déclarations tonitruantes où tu nous avouais il y a déjà 15 ans : « je n’ai plus peur du SIDA car j’ai appris à vivre avec, on m’a donné des traitements et des armes pour arriver à le contrôler ; par contre mon hépatite C me fait peur et c’est elle qui m’emportera… » Quel triste visionnaire tu faisais, avant tous les autres, tu avais compris que les co-infectés risquaient de mourir de leur foie et non de leur SIDA. Tu avais alors rejoint SOS Hépatites et tu étais à l’initiative du projet de CARRUD dans les Ardennes. Tu avais été mis à disposition par le Centre de Gestion des Ardennes suite à la fermeture du dispensaire de Mouzon où tu étais infirmier, pour aller au plus près de ceux qui étaient le plus loin des soins.

Tu répétais à qui voulait l’entendre :

« n’ayez pas peur du plaisir, vivre c’est jouir, mais ne vous faites pas mal, le plaisir ne doit jamais pouvoir amputer votre avenir. »

A l’époque, nous ne le comprenions pas très bien, mais toi à travers ton vécu, ta vision de l’autre, ta sensibilité, sans le savoir, tu nous apprenais la Réduction Des Risques. Préventologue inépuisable tu savais trouver les mots qui seraient entendus et retenus. Phil tu étais un hépatant, tous les membres de SOS Hépatites qui avaient pu échangé avec toi en étaient revenus avec un autre regard et de nouvelles questions. Pour supporter le présent, tu poussais le futur. Il y a trois ans lors des Université de Printemps à Sedan tu avais tenu, malgré la maladie qui t’affaiblissait déjà, à être présent. Tu nous avais rappelé que nous devions prendre soin des travailleurs du sexe et nous avions élaboré de nouvelles actions.

Merci Philippe Le Blond, merci Phil, merci l’ami d’avoir été toi et de m’avoir permis de croiser ta route…

Nous ferons vivre tes idées et tes rêves, tu es mort alors que les traitements pour guérir étaient enfin là, nous comprenons et faisons nôtre ton dernier message. Il ne suffit pas d’avoir des traitements qui guérissent pour guérir.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/11/04/salut-phil/
fil - 06 Nov 2015 - 11:24
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REPOUSSÉE PAR UN CHIRURGIEN…



Linda a 42 ans, on devine qu’elle était une belle femme, elle a des cernes sous les yeux, des mains gonflées par la destruction de ses veines suite à de trop nombreuses injections. Linda est une usagère de drogue (UD) ou une ex UD, elle se présente à la consultation comme une bête honteuse ou plutôt un animal blessé. Son regard était fuyant, elle était toute fermée au fond de son fauteuil.

Habituellement les patients qui venaient à ma consultation étaient tendus, inquiets mais jamais honteux, ils étaient toujours ouverts, prêts à débattre sur les traitements possibles de l’hépatite C.

J’avais en face de moi Linda qui savait depuis 1996 qu’elle était porteuse d’une hépatite C, elle avait « bénéficié d’une biopsie hépatique » et n’était porteuse que d’une hépatite minime A1F1 et à l’époque on lui avait dit qu’elle ne nécessitait pas un traitement mais qu’il fallait mieux qu’elle s’occupe de sa toxicomanie. Elle avait alors ressenti le sentiment d’être sale, pestiférée et avait enfoui et caché sa maladie pendant presque 20 ans.

Linda souffre d’un syndrome des mains de Popeye. Au fil des injections dans les bras, les veines se sont détruites, empêchant par la même le retour veineux, ce qui explique que le sang s’accumule et fait gonfler les mains d’où le nom de syndrome des mains de Popeye. Il y a quelques mois, elle avait ressenti de plus en plus fréquemment des fourmis dans les doigts et différents examens avaient abouti au diagnostic de syndrome du canal carpien. Elle avait donc été adressée à un chirurgien.



Linda était une rebelle et plutôt que d’essayer à nouveau d’oublier sa maladie elle avait fait le choix de se débarrasser du virus de son hépatite C et instantanément, elle avait pris rendez-vous à ma consultation.

Voilà le chemin qui l’avait amené là, mais aujourd’hui elle était hésitante. Nous avons parlé de tout et de rien pour s’apprivoiser mutuellement, je devais lui redonner confiance dans le corps médical et surtout l’aider à définir le sens que prendrait sa guérison.

Lorsque Linda me racontait son histoire, je fus d’abord écœuré par la réaction du chirurgien puis, en réfléchissant, je me suis dis qu’il lui avait probablement permis d’accéder aux soins alors que si il lui avait gentiment conseillé de se soigner de son virus, elle ne l’aurait probablement pas fait.

Linda et moi avons alors éclaté de rire décidément, le parcours de soins d’un malade pouvait, parfois, être très atypique.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/11/06/9212/
fil - 08 Nov 2015 - 08:19
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http://www.gemhep.fr/files/modules/gest ... gramme.pdf
fil - 08 Nov 2015 - 14:43
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Pamela Anderson : Nue pour annoncer sa guérison de l'hépatite C

L'ancienne star des couvertures glacées de Playboy est guérie. Ce samedi 7 novembre, Pamela Anderson a publié sur Instagram une photo d'elle entièrement nue posant sur le pont d'un bateau, crinière blonde au vent. En légende, l'annonce de sa guérison et la disparition de l'hépatite C qui l'habitait depuis 16 années, lorsqu'elle avait été contaminée par une aiguille partagé avec son ex Tommy Lee.

"Je suis GUERIE", écrit Pamela Anderson en légende du cliché qui présente son corps de rêve dans le plus simple appareil, prise sur une embarcation lors de l'un de ses voyages à Cannes. "Je viens juste de le découvrir, poursuit-elle. Je prie pour que quiconque vivant avec une hépatite C puisse bénéficier ou s'offrir le traitement. Il sera bientôt plus disponible. Je sais que le traitement est difficile à obtenir... #neperdezpasespoir #çaamarchépourmoi #ilexisteunremède." Le tout accompagné de nombreux hashtags à destination de sa famille, de Dieu et de la Fondation Américaine du Foie.

La maman de Brandon et Dylan (19 et 17 ans), avait déclaré en août dernier au magazine People prendre un nouveau traitement et se montrait optimiste pour l'avenir : "Mon foie est intact et je n'ai pas d'effets secondaires. Je vis comme je l'ai toujours entendu mais j'aurais fini par avoir des problèmes. C'est une vraie bénédiction que je puisse prendre ce traitement. J'en suis à la moitié. Dans quelques mois je pourrais être guérie."

C'est désormais chose faite et l'avenir s'annonce radieux pour la sublime Pamela Anderson !


http://www.purepeople.com/article/pamel ... _a167877/1
nani - 09 Nov 2015 - 06:31
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Pamela Anderson : Nue pour annoncer sa guérison de l'hépatite C

Je ne savais pas qu'il fallait se foutre à poil pour annoncer sa guerison...maintenant que je sais, je vais pouvoir anticiper un rdv épilation si j'ai la chance moi aussi de guerir!
fil - 09 Nov 2015 - 17:26
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Roche: le système cobas 4800 enrichi de nouveaux tests.

Roche a annoncé mardi avoir enrichi le menu de son système cobas 4800 de tests de virologie HIV-1, HCV et HCV Genotyping.

Avec ces trois ajouts, le système cobas 4800 dispose désormais d'un menu composé de 12 tests de diagnostic in vitro 'à forte valeur médicale'.

Ces nouveaux tests doivent permettre aux laboratoires de fournir des résultats d'analyse pour des décisions cliniques rapides.

Le test cobas HCV Genotyping identifie de manière précise les génotypes de VHC, pour un traitement optimisé des patients souffrant d'hépatite C.

http://www.abcbourse.com/marches/roche- ... _ROGs.aspx
fil - 10 Nov 2015 - 10:37
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Ce que cache la photo de Pamela Anderson nue

Pour célébrer sa guérison de l'hépatite C, la star hollywoodienne a publié dimanche une photo d'elle dénudée sur Instagram. Elle évoque un traitement expérimental. Explications avec deux médecins spécialisés.

Pamela Anderson n'est pas le genre de patiente à prendre des photos d'elle vêtue d'une blouse d'hôpital et assise sur un lit miteux. Pour annoncer qu'elle a vaincu l'hépatite C, l'actrice d'Alerte à Malibu a choisi une manière bien plus sensuelle. Elle a publié dimanche, sur Instagram, un cliché dans lequel elle pose nue dans un cadre idyllique avec le message "Je suis GUÉRIE" en légende. "J'espère que toutes les personnes atteintes de l'hépatite C pourront se procurer ce traitement. Il sera bientôt disponible", poursuit-elle.

Dans une interview au magazine People cet été, la star hollywoodienne de 48 ans avait révélé qu'elle s'apprêtait à prendre un nouveau médicament, approuvé par les autorités sanitaires américaines mais pas encore commercialisé. Celui-ci, dont le nom reste inconnu, devait lui permettre de guérir en l'espace seulement d'un mois. Pamela Anderson souffre d'hépatite C depuis 2001 après avoir, dit-elle, partagé la même aiguille de tatouage que son ex-mari Tommy Lee, lui aussi atteint de la même pathologie.

Des traitements de plus en plus efficaces

Cette maladie virale chronique se transmet par le sang, autrefois souvent lors de transfusions, aujourd'hui plutôt lors de prise de drogues par voie intraveineuse. Elle se traduit par une infection du foie qui peut dégénérer en cirrhose, et dans les cas graves, en cancer. En France, environ 200 000 personnes en sont atteints.

"Il y a eu une révolution au niveau des traitements en 2014", analyse Victor de Lédinghen, professeur en hépatologie et secrétaire général de l'Association française pour l'étude du foie (AFEF). "Avant, on ne guérissait qu'une personne sur deux avec des médicaments aux effets secondaires horribles, comme une fatigue invalidante. Aujourd'hui, on guérit 95% des malades sans conséquences. Pamela Anderson a dû en bénéficier." Pourquoi dès lors laisser planer le mystère sur le nom du traitement? "Les nouveaux médicaments aboutissent à des guérisons complètes en trois mois. Ceux en dessous de quatre semaines, comme celui qu'elle a pris, sont encore en phase de testing. On peut imaginer une commercialisation d'ici un an ou deux", avance Pascal Mélin, médecin hépatologue et président de SOS Hépatites.

"Elle a raison quand elle parle de guérison"

La différence entre les anciens et nouveaux traitements, expliquent les spécialistes, tient du mode d'action. Autrefois, les médicaments s'attachaient à stimuler les défenses immunitaires, ce qui augmentait la production "d'interférons", ces substances antivirales qui produisent des effets secondaires. On le voit lorsque notre corps agit pour lutter contre une grippe par exemple: on transpire, on est épuisé. Aujourd'hui, les médicaments attaquent directement les enzymes du virus de l'hépatite C, l'empêchant de se démultiplier.

"Pamela Anderson a raison lorsqu'elle parle de guérison. Le virus est éradiqué complètement et n'est pas mis en sommeil, comme le VIH, où l'on parle de rémission. Il ne réapparaît pas", observe le docteur de Lédinghen. Et, à moins que le foie soit déjà gravement attaqué, les traitements ne laissent aucune séquelle. C'est le cas pour l'actrice de 48 ans. Dans son interview de cet été, elle affirmait ne ressentir aucun effet de la maladie au quotidien. "On peut vivre 40 ans avec la maladie sans développer aucun symptôme", confirme le docteur Mélin. Selon les estimations des médecins, seules 20% des patients atteints de l'hépatite C développent une cirrhose au bout d'une vingtaine d'années. Le risque est plutôt de passer à côté de sa maladie et de ne pas se soigner, faute de dépistage précoce.
De quoi faire relativiser les anciens messages alarmants de Pamela Anderson qui, au moment de la révélation de sa pathologie en 2001, avait comparé celle-ci à "une peine de mort". Elle affirmait que les médecins ne lui donnait que 10 ou 15 ans à vivre. C'était sans compter sur les progrès de la médecine.



"Un message d'espoir"

Reste la question du coût élevé de ces traitements novateurs. Tous les malades américains n'ont pas les moyens de Pamela Anderson. "En France, le prix pour un traitement à base de l'un des sept médicaments qui viennent d'être mis sur le marché est en moyenne de 46 000 euros. Tout le monde n'est pas traité, c'est échelonné à 15 000 personnes par an", détaille le secrétaire général de l'AFEF. Etant donné que la Sécurité sociale prend en charge les traitements, l'Etat opère une sélection. Ne peuvent en bénéficier, en priorité, que les personnes dont le foie est gravement atteint. "C'est inadmissible d'un point de vue intellectuel. On a les médicaments mais on ne traite pas les malades pour des raisons économiques", s'étrangle Pascal Mélin. Son association pratique le lobbying auprès des labos pour diminuer les coûts et inciter à la création de génériques.

Pour le docteur de Lédinghen comme pour le docteur Mélin, il faut toutefois voir dans la photo de Pamela Anderson un message d'espoir à destination des malades qui se sentiraient isolés. Ils ont confiance dans le fait que l'hépatite C ait complètement disparu d'ici 10 ans dans les pays occidentaux. "Ce serait du jamais vu dans l'histoire de la médecine", se réjouit le premier. Avant de conclure, malicieusement: "On aimerait avoir une telle égérie en France pour diffuser aussi des encouragements."

http://www.lexpress.fr/actualite/societ ... 34480.html
fil - 11 Nov 2015 - 08:18
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Le Medicines Patent Pool élargit son mandat aux traitements contre l’hépatite C et la tuberculose



Genève, le 6 novembre 2015 Le Medicines Patent Pool, mécanisme unique au monde centralisant des licences volontaires dans le domaine de la santé publique, a annoncé aujourd’hui l’élargissement de son mandat aux médicaments contre l’hépatite C et la tuberculose. Le Conseil exécutif d’UNITAID, réuni les 4 et 5 novembre à Genève, a approuvé les propositions du Medicines Patent Pool visant à améliorer l’accès à des antiviraux à action directe (AAD) vitaux pour traiter l’hépatite C et à des médicaments nouveaux ou réadaptés pour le traitement de la tuberculose. Le Medicines Patent Pool a été créé par UNITAID en 2010 afin de proposer de meilleures solutions de santé aux personnes vivant avec le VIH. À ce jour, le Medicines Patent Pool a signé des accords pour douze antirétroviraux, dont la couverture géographique permet de toucher 87 à 93 % des personnes vivant avec le VIH dans les pays en développement.

« Je me félicite grandement que le mandat du Medicines Patent Pool ait été élargi pour inclure les traitements contre l’hépatite C et la tuberculose. Le MPP pourra ainsi contribuer à obtenir les meilleurs prix pour des médicaments qui permettront de lutter contre ces deux maladies mortelles », a confié Philippe Douste-Blazy, président du Conseil exécutif d’UNITAID.

« Le Medicines Patent Pool est la clé de voûte de l’action menée par UNITAID pour transformer le marché des médicaments anti-VIH et intensifier rapidement le traitement du VIH dans les pays à revenus faible et intermédiaire, a expliqué Lelio Marmora, directeur exécutif d’UNITAID. Le MPP nous aide maintenant à atteindre les objectifs fixés au niveau international en matière d’amélioration de l’accès à des traitements curatifs contre l’hépatite C et la tuberculose. »

Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé, l’hépatite C touche entre 130 et 150 millions de personnes dans le monde. L’immense majorité d’entre elles (84-85 %) se trouvent dans des pays à revenus faible et intermédiaire. De nouveaux antiviraux à action directe efficaces sur l’ensemble des souches principales du virus de l’hépatite C pourraient sauver la vie de millions de personnes. Le Medicines Patent Pool s’appuiera sur le modèle des licences de médicaments anti-VIH pour proposer à des fabricants de médicaments génériques des sous-licences portant sur des médicaments contre l’hépatite C, nouveaux ou en cours de développement, qui soient capables d’éliminer le virus grâce à un traitement court par voie orale.

« La récente approbation de nouveaux traitements plus efficaces et entraînant moins d’effets secondaires nous permet de tendre un peu plus vers l’éradication de ces maladies, à condition bien sûr que le plus grand nombre puisse en bénéficier et que leur prix soit abordable, précise Raquel Peck, directrice générale de l’Alliance mondiale contre les hépatites, groupement d’organisations qui représente 400 millions de patients. Nous avions insisté pour que le Medicines Patent Pool participe à la lutte contre l’hépatite C et nous nous réjouissons de la décision du Conseil exécutif d’UNITAID. »

La tuberculose est la première cause de décès des patients vivant avec le VIH et a tué 1,5 million de personnes dans le monde, rien qu’en 2014. Le traitement contre la tuberculose est devenu plus complexe, notamment en raison de l’apparition de souches multirésistantes du bacille de Koch (Mycobacterium tuberculosis). Le Medicines Patent Pool va donc œuvrer en faveur de l’accès à de nouveaux traitements contre la tuberculose multirésistante ou pharmacosensible.

« Notre organisation accueille avec satisfaction l’arrivée du Medicines Patent Pool parmi les acteurs de la lutte contre la tuberculose, a affirmé Mel Spigelman, président et directeur général de la Global Alliance for TB Drug Development, le plus grand partenariat de développement de produits du monde pour la mise au point de médicaments antituberculeux. Nous avons hâte de travailler avec lui sur différents projets, notamment la concession de sous-licences favorisant l’accès à de nouveaux médicaments et traitements et l’élaboration de formulations adaptées aux enfants. »

« Nous remercions UNITAID pour sa confiance, a déclaré Greg Perry, directeur exécutif du Medicines Patent Pool. Nous sommes convaincus que notre approche unique de la négociation de licences pour les médicaments anti-VIH fonctionne, et nous sommes impatients de reproduire ce modèle pour relever les défis posés par l’hépatite C et la tuberculose. »

Les nouveaux chiffres publiés aujourd’hui confirment que le Medicines Patent Pool a fait économiser à la communauté internationale 119,6 millions USD grâce à l’achat de médicaments anti-VIH à bas coût et que les fabricants de médicaments génériques qui bénéficient de ses licences ont distribué 7,26 millions de patients-années de traitements. L’organisation travaille actuellement sur plus de 50 projets de licences pour le développement d’antirétroviraux utilisés dans le traitement du VIH en vue de leur mise sur le marché. Ces antirétroviraux pourraient comprendre de nouveaux traitements prometteurs, ainsi que des médicaments anti-VIH recommandés par l’OMS comme traitements de première et de deuxième intention pour les adultes et les enfants de toutes les tranches d’âge.

http://www.medicinespatentpool.org/en-t ... t/?lang=fr
fil - 11 Nov 2015 - 12:07
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Évolutions en cours lors de la réunion du foie

SAN FRANCISCO - Les participants réguliers pourrait avoir du mal à reconnaître le rassemblement de la réunion de cette année de l'Association américaine pour l'étude des maladies du foie, surnommée «The Liver Meeting."

"Le thème général est le changement», dit Gary Davis, MD, le secrétaire de l'association et un membre du comité de programme de la réunion. "L'ensemble de la structure de la réunion a été changé."
Par exemple, le premier jour de la réunion de 5 jours (Nov. 13) est entièrement consacré à ce que l'association appelle les sessions du Groupe d'intérêt spécial qui prennent un regard en profondeur sur ce qui se passe dans diverses spécialités.

En outre, les cours post-universitaires ont été raccourcis à une seule journée, d'une journée et demi, pour faire place à 3 jours complets de sessions scientifiques de base, Davis a dit MedPage aujourd'hui.
Et les séances de réunion ont été organisées dans des pistes pour permettre aux participants d'en apprendre davantage sur des sujets dans lesquels ils ont un intérêt particulier, a-t-il dit.
"Par exemple, si vous êtes intéressé par la maladie du foie gras, vous ne trouverez pas tellement de chevauchement" dans les sessions sur le sujet, a déclaré M. Davis.
Les changements proviennent de suggestions par les membres , Davis a noté, mais ils sont aussi plutôt généraux et pourraient prendre certaines personnes par surprise. "Nous allons voir comment les gens acceptent le changement", at-il dit.

D'autre part, ce qui n'a pas changé est l'accent continu sur l'hépatite C (VHC) et de la maladie du foie gras, a-t-il dit.
Après plusieurs années à l'honneur lors de la réunion, alors que de nouveaux agents à action directe contre le VHC ont été développés, testés et présentés, il y avait un léger ralentissement l'an dernier que la bataille contre la maladie semblait être entré dans une phase finale.
Mais le VHC est de retour sous les projecteurs cette année, avec des essais de phase III sur plusieurs rapports de nouveaux médicaments et de combinaisons , a déclaré M. Davis. "Nous avons pensé que, sur la base de l'année dernière, que nous voyons un plateau dans l'hépatite C," a-t-il dit .

En fait, les organisateurs de l'essai confrontés un problème inhabituel quand ils ont vu les soumissions abstraites - trop nombreux essais de phase III. "Nous essayons généralement de présenter ces présentations orales", a déclaré Davis, mais parce que des chiffres, des études qui auraient été normalement à des séances de plate-forme devait être prévue pour les affiches.

Les études feront rapport sur les nouveaux médicaments, les utilisations plus larges "pan-génotypiques", et des applications pour les patients atteints de dysfonction hépatique avancée, a déclaré M. Davis.
Une étude de fin de disjoncteur, par exemple, donne des détails sur une étude égyptienne chez les patients de génotype 4, une forme de VHC qui est rare, mais est relativement fréquente en Egypte. Un autre des rapports sur les résultats chez les patients avec cinq des six génotypes du VHC.

http://www.businesswire.com/news/home/2 ... 005655/fr/

Davis a dit les participants peuvent aussi s'attendre à trouver un nombre croissant d'études sur l'hépatite B et les maladies du foie gras, ainsi que des rapports sur un médicament expérimental pour l'hypertension portale, où les thérapies actuelles ont des limites importantes.

Et les questions de politique de la santé et de l'économie de la santé seront également diffusées, a-t-il dit. Par exemple, une étude de fin de disjoncteur examine des difficultés à obtenir l'approbation pour traiter certains patients avec le VHC.
"Il est plutôt inhabituel que nous avons une maladie infectieuse qui est curable et pourtant nous ne pouvons pas traiter tout le monde," a-t-il dit.

http://www.medpagetoday.com/MeetingCoverage/AASLD/54636
fil - 11 Nov 2015 - 16:22
Sujet du message:
Pr D. Larrey « Interactions médicamenteuses au cours du traitement de l'hépatite C par les agents anti-viraux directs »

Le traitement de l’hépatite C est maintenant un traitement simple, court et avec peu d’effets indésirables. Et pourtant certains patients vont rechuter à l’arrêt du traitement. Et si cette rechute était liée à des interactions médicamenteuses entre les agents anti-viraux directs et d’autres médicaments pris par le patient ? Inhibiteurs de la pompe à protons, statines, jus de pamplemousse, etc… Autant d’interactions potentielles susceptibles d’interférer avec le traitement anti-viral. Le Professeur Dominique Larrey, du CHU de Montpellier, répond à toutes vos questions dans sa présentation "Interactions médicamenteuses au cours du traitement de l’hépatite C".



C'est ici :

http://www.hepatites.net/index.php?name ... p;start=20
fil - 13 Nov 2015 - 08:54
Sujet du message:
We reach out to our colleagues from France attending @AASLDNews meeting in San Francisco. We pray you and your families remain safe



Adrian Di Bisceglie
Professor of Internal Medicine at Saint Louis University. Co-Director of the Saint Louis University Liver Center. Past President of AASLD
fil - 13 Nov 2015 - 09:06
Sujet du message:
AASLD stands beside our 365 colleagues here from France, attending #liver15. Our prayers are with you, your family & friends back home.

https://twitter.com/AASLDPresident
fil - 17 Nov 2015 - 15:12
Sujet du message:
Migrant et hépatant…



Il s’appelle Tiago il déclare avoir 16 ans et demi. Il est migrant arrivant d’Afrique sub-saharienne. Son statut de mineur le protégé mais comment prendre soin de lui. Sa simple admission dans un foyer de l’enfance ne saurait être l’unique réponse. La demande du Conseil Général pour la réalisation de radiographie osseuse afin d’expertiser son âge est encore moins une réponse cohérente, car la réponse pourrait être l’expulsion en cas de confirmation de sa majorité.

Mais voilà nous soignants, médecin généraliste et équipe d’éducation thérapeutique avons proposé un autre regard, celui du « prendre soins ». Un bilan de santé minimale lui a été proposé et des tests de dépistage concernant le SIDA, l’hépatite C et l’hépatite B. Résultat : il était porteur chronique du virus de l’hépatite B, c’est comme ça qu’il a été adressé à l’équipe d’éducation thérapeutique pour son évaluation et sa prise en charge.

Lors de notre première rencontre Tiago était renfermé, les bras croisés il semblait se sentir piégé, surveillé, pris au piège, il refusait toutes les prises de sang. L’infirmière a du faire preuve d’une patience infinie pour l’apprivoiser et lui faire accepter le bilan. Une semaine après je le recevais pour lui apprendre qu’il avait une cirrhose avec une quantité importante de virus de l’hépatite B dans le sang. L’assistante sociale déclenchait alors une AME (Aide Médicale d’Etat) pour lui permettre d’accéder à un traitement. Quelques semaines plus tard il pouvait donc débuter son traitement, il acceptait le bilan au bout d’un mois ce qui permis de lui montrer de bons résultats et d’améliorer encore sa confiance et sa compliance. L’ensemble de l’équipe de l’UTEP (Unité Transversale d’Education pour le Patient) se félicitait de cette bonne évolution… Mais quelques semaines plus tard nous apprenions que Tiago avait fugué du centre, plus de nouvelles…

Mais au bout de quelques jours Tiago appela l’infirmière de l’UTEP, il était sur Paris et voulait savoir comment faire pour rencontrer un médecin et ne pas arrêter son traitement…

Profiteur, assisté, abuseur ? Se sont peut-être les qualificatifs qui vous viennent en tête. Mais moi je ne veux y voir qu’un jeune homme atteint d’une cirrhose virale B qui a compris l’importance de sa maladie et la nécessité de son traitement.

Bref je n’y ai vu qu’un effet bénéfique d’un programme d’éducation hépatite.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/11/17/ ... -hepatant/
fil - 18 Nov 2015 - 17:50
Sujet du message:
Colloque Régional HEPICURE Pays de la Loire, Parcours de soins dans l'hépatite C

Jeudi 26 novembre 2015, de 17h30 à 20h30, Nantes

http://www.decision-sante.com/evenement ... ntes_17266
fil - 19 Nov 2015 - 15:19
Sujet du message: Abonnez-vous d’un simple clic…




Je m’abonne à la newsletter : EN CLIQUANT

http://soshepatites.us11.list-manage.co ... e6df9b61d1

http://www.soshepatites.org/2015/11/19/ ... mple-clic/
fil - 19 Nov 2015 - 18:47
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Colloque sur le virus de l'hépatite C le 28 novembre 2015

Ce colloque de l'Association Nationale des Généralistes pour la Recherche et l'Etude sur les Hépatopathies Chroniques qui a lieu le 28 novembre est axé sur le virus de l'hépatite C et s'attache à faire le point sur le parcours de soins :

le programme :
http://collectif-hepatites-virales.com/ ... HC2015.pdf

le bulletin inscription :
http://collectif-hepatites-virales.com/ ... 281115.pdf
fil - 20 Nov 2015 - 11:22
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JOURNEE MONDIALE DES TOILETTES…



Journée mondiale des toilettes, c’était hier, le 19 novembre, vous me trouverez peut être un peu cucul mais pour moi ça veut dire beaucoup et je voudrais le partager avec vous …

Car lutter contre les hépatites passe par la lutte pour l’accès aux toilettes. Les hépatites A & E sont de transmission oro fécale et sont donc particulièrement concernées par l’accès aux toilettes.

Pour dire vrai j’étais dans le tourbillon des communications de l’AASLD quand en rentrant à mon hôtel je croisais un pick up avec des toilettes à l’arrière, des toilettes itinérantes, un nouveau concept ?

Cette journée est célébrée depuis 2001 ! Scatologique me direz-vous ? Pas si sûr ! Ils sont encore 2,4 milliards à ne pas avoir accès à des toilettes au monde, dont 1 milliard pratiquent encore la défécation en plein air. Les pays comme le Burkina Faso qui ont priorisé le développement des toilettes ont vu significativement diminuer la mortalité infantile et bon nombre de maladies. Cette année, le lien était porté sur l’association avec les maladies de la nutrition.

Car lorsqu’on vit dans des conditions d’hygiène précaire, en cas de simple gastro-entérite virale on peut mourir car le virus s’attaque alors à un organisme dénutri!

L’eau est essentielle à la vie mais les toilettes la rendent digne.

L’accès à l’hygiène au niveau planétaire permet à lui seul de sauver plus de vies que les antiviraux, les antibiotiques ou bien encore les vaccins. Mais c’est une combinaison de tous qui est nécessaire.

A ce titre SOS hépatites est fière de rappeler son action à Madagascar avec l’association AMSOLID pour le collège « 67 Hectares ». AMSOLID avait réhabilité des toilettes qui n’existaient plus dans ce collège de plus de 1500 élèves en pleine capitale malgache. Mais poursuivant l’accès à l’hygiène, deux ans plus tard nous avions mis en place un programme de vaccination contre l’hépatite B associé à des TROD

Quand vous penserez aux sans-papiers, pensez aux toilettes, car ça presse.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/11/20/ ... toilettes/
fil - 21 Nov 2015 - 07:18
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Semaine européenne de dépistage du VIH et des Hépatites



Du 20 au 27 novembre 2015, un grand nombre d’organisations participeront, à travers toute l’Europe, à la Semaine européenne de dépistage du VIH et des Hépatites. Cette semaine précède la journée mondiale de lutte contre le sida, qui se tiendra, comme chaque année, le 1er décembre.

Objectifs

L’objectif de cette semaine thématique est d’inviter les gens à se soucier de leur statut VIH et/ou hépatique et de réduire les diagnostics tardifs.

Pour y parvenir, il faut communiquer sur les avantages du dépistage et le mettre en pratique :
• En encourageant les personnes qui pourraient être à risque d’être porteur du VIH et / ou l’hépatite d’accéder au dépistage ;

• En encourageant les professionnels de la santé à proposer des tests de dépistage VIH et/ou hépatite dans le cadre des soins de routine ;

• En soutenant les organisations communautaires à intensifier le dépistage du VIH et/ou de l’hépatite autant que possible en profitant des expérience de terrain ;

En sensibilisant les mandataires publics aux bénéfices pour les individus, pour la société dans son ensemble et pour les finances publiques du dépistage du VIH et de l’hépatite.

A Bruxelles, à l’occasion de cette semaine, plusieurs associations membres de la FEDITO BXL (Réseau Hépatite C, DUNE ASBL / CLIP, Projet Lama, MASS, Modus Fiesta, Transit,…) en partenariat avec d’autres assos (Ex-Aequo, Alias, Maisons médicales,…) proposeront à leurs usagers des séances d’info et de dépistages, notamment en ayant recours à l’usage de TROD (ou Tests Rapides d’Orientation et de Diagnostique).

http://feditobxl.be/fr/2015/11/semaine- ... um=twitter
fil - 22 Nov 2015 - 15:16
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Actualités des ESSAIS THERAPEUTIQUES au Nouvel Hôpital Civil des Hopitaux Universitaires de Strasbourg





Essais thérapeutiques (mise à jour Octobre 2015) : Hépatites B, C, Carcinomes Hépatocellulaires (CHC)

http://alsace.soshepatites.fr/wp-conten ... -2015-.pdf

http://alsace.soshepatites.fr/2015/11/2 ... trasbourg/
fil - 23 Nov 2015 - 15:42
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Bristol-Myers signe un accord avec le groupe des Nations Unies pour l'hépatite C comme médicament générique

23 novembre (Reuters) - Une organisation des Nations Unies adossée à travailler à réduire le prix des médicaments contre le VIH a déclaré qu'elle avait signé un accord avec Bristol-Myers Squibb Co pour permettre des versions génériques du médicament de la société à être vendus dans 112 pays à faible revenu et à revenu intermédiaire .

Le médicament, Daklinza, est sur la liste de l'Organisation mondiale de la Santé des médicaments essentiels.

L'hépatite C affecte environ 150 millions de personnes dans le monde et tue environ un demi-million chaque année, les estimations de l'Organisation mondiale de la Santé.

Le Medicines Patent Pool a déclaré lundi que Daklinza serait maintenant disponible pour près des deux tiers des personnes touchées par la maladie dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire.

La liste de prix aux États-Unis pour Daklinza est de 63.000 $ pour un régime de 12 semaines, soit environ 750 $ par jour au prix de gros, selon le directeur des prestations pharmaceutiques Express Scripts.

D'autres médicaments utilisés pour traiter l'hépatite C comprennent Sovaldi de Gilead Sciences. Une pilule Sovaldi simple coûte 1000 $ aux États-Unis, selon l'Express Scripts.

L'accord avec Bristol-Myers permet aux drugmakers partout dans le monde de développer des versions génériques de Daklinza.

Le Medicines Patent Pool avait déjà signé un accord avec Bristol-Myers pour les versions génériques de son traitement contre le VIH Reyataz. (Reportage par Vidya L Nathan à Bengaluru, édité par Ted Kerr)
Reuters

http://www.bloomberg.com/news/articles/ ... is-c-pills
fil - 24 Nov 2015 - 08:00
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Crips Ile-de-France fait son 1er décembre

Cette année, le Crips Ile-de-France crée un événement convivial, chaleureux et engagé à Paris : le Grand Rex, afin de réunir des jeunes d'Ile-de-France et les acteurs de la lutte contre le sida (associations, structures, institutions, etc.) au cours de différentes activités. La soirée débutera à partir de 17h30 autour d'un cocktail au Rex Club, puis se poursuivra à 20h dans la salle de cinéma du Rex 2 par une grande table ronde sur la thématique : "Pourquoi nous n'en avons pas fini avec le sida ?" La discussion sera animée par Marina Carrère d'Encausse, en présence de Bernard Jomier, adjoint à la Santé mairie de Paris, du Professeur Françoise Barré-Sinoussi, Institut Pasteur (en différé), du Professeur Jean-François Delfraissy, directeur de l’Agence nationale de lutte contre le VIH et les hépatites virales, du Professeur Yazdan Yazdanpanah, Hôpital Bichat et de Serge Douomong Yotta, Affirmative Action (Cameroun). Ce sera mardi 1er décembre 2015 à partir de 17h30 autour au Grand Rex (1 boulevard Poissonnière - 75002 Paris. M° Bonne nouvelle, ligne 8 ou 9). Inscription en ligne.

http://www.lecrips-idf.net/crips-idf/ag ... -crips.htm
fil - 26 Nov 2015 - 11:18
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Les militants à l’AASLD… Tricotaient…



Revenons sur le blog et la place des militants. Le temps de l’AASLD fut pour moi le temps de rencontrer les militants américains. Et j’ai pu constater que nous partagions bon nombres d’idées et de craintes. A quatre reprises les militants étaient devant l’entrée du centre des congrès et distribuaient des tracts pour dénoncer l’accès aux soins au niveau mondial et réclamer des prix acceptables. La plupart des médecins refusaient de prendre les tracts des malades comme si le tract pouvait être un mode de transmission d’infection virale. Je souhaiterais dire à quel point j’étais fier de l’ensemble des médecins français qui ont le plus souvent très bien accueilli ces militants. Mais comme souvent j’ai pu entendre les médecins souligner l’absence d’agressivité plus importante ; d’où ma question au corps médical voulez-vous vraiment des militants agressifs ?

Il est une autre dame dont je voudrais vous parler. Je sortais d’une séance plénière au congrès de l’AASLD quand tout à coup j’ai vu une dame atypique. Elle était assise les yeux tournés vers l’estrade et l’intervenant. Elle semblait concentrée sur l’intervention. A ces pieds, il y avait la sacoche du congrès mais à l’intérieur il n’y avait pas le livre résumant le programme mais simplement des pelotes de laine. Elle tricotait ! Sans regarder son travail ses doigts semblaient jouer une partition apprise par cœur. Que fallait-il y comprendre ? Le tricot un moyen de se concentrer ? Un retard dans les commandes de pulls pour Noël ? Un passe-temps ?
Une tricoteuse de « Amis sans frontières» (ne riez pas ça existe) ou bien une militante qui cherchait à démêler la pelote de la science hépatologique… je me suis retourné cherchant la caméra cachée … Mais il n’y en avait pas…

Militer, tricoter pour préparer l’avenir…

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/11/24/ ... icotaient/
fil - 26 Nov 2015 - 11:21
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Hépatites C en France. Les mises sous traitement s’effondrent !



On n’en croit pas nos oreilles mais c’est pourtant ce que l’on a entendu en « OFF » du congrès de l’AASLD à San Francisco. Une rumeur ? Pas si sûr…

Si l’on croise les aveux des ténors de l’hépatologie française et ceux de l’industrie pharmaceutique la rumeur semblerait fondée.

Début 2014, le nombre de mise en route de traitement antiviral C était tombé à 500 par trimestre (2000 par an) et puis l’arrivée des nouvelles molécules a vu s’envoler ces chiffres trimestriels sur une projection à 20 000 traitements par an. Mais il semble bien que le dernier trimestre 2015 enregistre pour la première fois depuis un an la diminution des initiations de traitement, quelle en est la cause ?

En parlant avec les hépatologues il semble que les recommandations françaises qui ne consistent qu’à traiter les patients sévères soient arrivées à leur fin. Tous les patients qui étaient dans les files d’attente des services spécialisés pour être traités l’ont été ! Alors cela pourrait être le moment d’étendre l’accès aux traitements des patients avec des fibroses F0/F1/F2 car l’heure est peut être venue. Oui mais voilà il semblerait que les négociations en hauts lieux n’aboutissent pas. Pour l’instant on resterait sur l’accès aux traitements uniquement pour les patients supérieur ou égale à F2 sévère. Pourtant lors de l’AASLD on nous a présenté des dizaines de résultats et d’études qui ont traité des patients avec des hépatites minimes. Un concept : »test and treat » que l’on pourrait traduire par « dépister et traiter » le discours est alors tellement plus simple et cohérent pour les citoyens, les malades, les médecins généralistes et on a plus peur que le dépistage mène à l’impasse.

Messieurs les décideurs vous n’avez pas voulu faire confiance aux médecins et aux malades vous avez eu peur que la machine s’emballe et que l’on sature le système d’accès aux soins ? Et bien en moins de 2 ans le nombre de traitement diminue, alors maintenant on fait quoi ? On remonte les manches et on y va pour éradiquer l’hépatite C de l’hexagone avant 2025 ?

Il faut décider aujourd’hui pour guérir demain, notre futur nous appartient ne le confions à personne !

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/11/26/ ... ffondrent/
fil - 26 Nov 2015 - 13:34
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Maroc : le générique du Sofosbuvir en pharmacie le 10 décembre

Le générique du Sofosbuvir, un anti-hepatite C sera en vente dans toutes les pharmacies du Maroc à partir du 10 décembre prochain. Bonne nouvelle pour tous ceux que cette maladie ronge.
Les malades atteints d’hépatite C au Maroc peuvent pousser un "Ouf..." de soulagement. Ce nouveau médicament générique, à base de Sofosbuvir et dont il faut se rappeler sous le nom SSB400, sera disponible au prix de 3000 DH l'unité. La vente devrait démarrer à partir du 10 décembre 2015.
Avant de créer le générique de ce médicament au Maroc, les patients atteints de cette maladie chronique dépensaient un argent fou pour se soigner. Le traitement avec le SSB400 coûtera 9000 DH, alors qu’avec la molécule originale il atteint le plafond de 800.000 DH. Une grande différence.

Lors d’une conférence de presse ce mercredi à Rabat, le ministre de la Santé, Lhoussaine Louardi, a déclaré que «ce nouveau médicament est considéré comme le premier traitement sûr et efficace contre l'hépatite C, dont souffrent 625.000 personnes au niveau national».
Le ministre de la Santé a signalé que ce nouveau médicament à base de "Sofosbuvir", administré par voie orale, est considéré comme "un traitement révolutionnaire contre l'hépatite C, permettant un taux de guérison dépassant les 90% avec moins d'effets secondaires". C’est le laboratoire marocain Pharma 5 qui a eu la licence du ministère de la Santé pour créer le générique du Sofosbuvir.
Le même laboratoire serait en train de plancher sur une nouvelle génération de médicaments anti-hépatite C comme le Daclatasvir , à titre d’exemple. Ceci dans l’objectif fixé par le ministère de la Santé d’éradiquer cette maladie à l’horizon 2020.
Lhoussaine Louardi a assuré que les concertations sont en cours avec l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM) pour intégrer ce médicament générique dans la liste des médicaments remboursables pour éviter des dépenses coûteuses pour les patients souffrant d’hépatite C.

http://www.le360.ma/fr/societe/hepatite ... zo.twitter
fil - 26 Nov 2015 - 13:54
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Les universités SOS hépatites 2015 en quelques mots…



Les représentants des 11 associations régionales de SOS hépatites fédération se sont réunis du 21 au 23 novembre à Bagnolet

L’objectif de cette réunion consistait à définir les actions et plaidoyers 2016 (et au-delà) de l’association, au regard de l’actualité thérapeutique et des nouveaux enjeux de prise en charge.

L’événement a également permis de faire un point sur les nouvelles thérapeutiques en cours et à venir, notamment suite au congrès de l’AASLD (association américaine pour l’étude du foie)



http://www.soshepatites.org/2015/11/25/ ... ques-mots/
fil - 27 Nov 2015 - 11:51
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SANTE CONNECTEE. MIEUX ACCOMPAGNER… SANS ESPIONNER.



La France est en deuil et demande plus de sécurité et l’on voit fleurir les projets de surveillance par vidéo-camera. C’est dans ce contexte douloureux que les militants ont réfléchi sur le thème de la santé connectée lors de nos universités le weekend end dernier. On n’arrête pas le progrès mais nous devons l’accompagner. Les militants, après réflexion, ont réaffirmé des points de vigilance qui seront transmis au Collectif Inter Associatif des Associations de Santé au quel nous appartenons. La santé connectée doit servir le patient et non le surveiller et le dénoncer. La santé connectée doit permettre d’améliorer la circulation d’information entre les soignants et les malades. Mais cette circulation d’information n’a de sens que si l’on communique mieux.

Vous nous trouvez parano ? Ringard ? Résistant au progrès et au changement ?

Laissez-moi vous raconter une histoire qui est arrivée il y a quelques mois. Sans être encore en présence d’objets de santé connectés nous avons déjà des objets capables de mémoire. Je pense particulièrement aux lecteurs de glycémie capillaire dont la mémoire peut restituer les chiffres de glycémie enregistrés.

Mais pour en faire quoi ? Que va gagner le malade par rapport au carnet diabétique ou les glycémies sont rapportées ?

Les personnes atteintes d’un syndrome d’apnée du sommeil se voit proposer un appareillage nocturne pour les aider dans leur respiration la nuit. Oui mais aujourd’hui les appareils enregistrent le temps d’utilisation et ses effets. Cela permet d’améliorer l’accompagnement du patient et la rencontre avec le médecin pour mieux échanger.

Oui mais voilà la Sécurité Sociale s’est servie d'ESPION 2 de cette fonctionnalité et a proposé il y a quelques mois d’utiliser cette fonctionnalité comme une surveillance et surtout de dé-rembourser la prise en charge en cas d’utilisation insuffisante. Nous voilà entre responsabilité collective et liberté individuelle. Voilà ou nous ne voulons pas aller avec la santé connectée. Il faut bien sûr travailler à l’amélioration de l’observance. Mais l’observance ne se décrète pas, ne s’ordonne pas, ne se prescrit pas.

Chaque malade doit pouvoir prendre la liberté de devenir observant.

La santé connectée n’est qu’un moyen mais pas une fin en soi.


Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/11/27/ ... espionner/
fil - 28 Nov 2015 - 12:04
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Colloque HEPICURE de Nantes Intervention de Sylvie Bonneau comment améliorer l’accès aux soins des patients VHC

Présentation est but de SOS Hépatites PDLL
SOS Hépatites Pays de la Loire, fondée en 1999 lutte contre les hépatites virales et les maladies du foie.
1 - Nos actions sont principalement orientées vers :
• L’information de façon juste et accessible,
• Le soutien des malades, des proches et des populations à risque (usagers de drogues, jeunes, migrants…) (écoute permanences groupe de paroles)
• La mise en œuvre d’actions de prévention (inciter et accompagner au dépistage) et à la vaccination
• Lutter pour un meilleur accompagnement dans le soin et dans sa qualité. La prise en charge globale du patient est fondamentale. (avant pendant et après le traitement).
• Et la représentation des Usagers

2 - Médecin Généraliste
• Rôle PIVOT dans la construction du parcours de santé pour l’accès aux soins des patients afin d’être adapté et efficace.
3 - Réunion de concertation pluridisciplinaire
• Réaffirmer leur nécessité avant traitement
• Permettre la participation d’ addictologues
• Assurer la sécurisation des données
• Informer les patients sur leur fonctionnement, les participants, et une copie de la fiche au patient (faire évoluer ces fiches)
• Construire un guide de bonnes pratiques
• Faire participer les usagers
• Faciliter l’implication du patient dans sa prise en charge (guide)
• Prioriser l’accès aux traitements des rechuteurs
• Tous les malades doivent avoir accès rapidement aux AAD, d’autant plus que les F3, F4, et F2 plus, ont logiquement été traités.

4 - Education thérapeutique du patient
• Rappeler son importance, l’observance dépend des situations de précarité ou des comorbidités pour optimiser les chances de guérison.
• Veiller à l’accessibilité des programmes d’ETP pour les patients aux conditions sociales précaires et dans toutes les régions, y compris l’outre-mer. (recommandation du rapport DHUMEAUX de 2014)
• Repenser les programmes : DEPISTAGE, VIVRE AVEC, VIVRE AU-DELA DE LA GUERISON VIROLOGIQUE, surtout lorsque la maladie hépatique peut déboucher sur des complications (CHC) et prévenir le syndrome de Lazare (aide médico-psycho-social), les faire évoluer en tenant compte des nouvelles stratégies sans IFN/RBV, traitement plus simple à prendre. (rapport DHUMEAUX)
• Créer une ETP spécifique aux addicts dans les centres de soins, une à la cirrhose quel que soit la cause et une de coordination des soins en milieu carcéral.
• Insister sur le module RDR de non recontamination en post traitement
• Elargir les critères de résultats pris en compte dans les programmes à la qualité de vie des patients et la restauration globale de leur santé, pas seulement à l’éradication du virus. (rapport DHUMEAUX)
• Réfléchir à l’accès aux soins des consommateurs d’alcool
• Gérer les manifestations extra-hépatiques après guérison (qui ?)
• Développer les plateaux techniques complets autour du CHC
• Réorienter les patients vers les associations pour un apport d’aide et de soutien COMPLEMENTAIRES face à l’annonce de la maladie, le parcours de soins, les manifestations extra-hépatiques. Le partage avec d’autres malades (guéris ou non) est indispensable.
• Faire reconnaître le droit à l’oubli pour les patients guéris.

5 - Syndrome de Lazare
• Nouvelle entité chez les malades guéris d’une hépatite C
• Il est différent des syndromes dépressifs et nécessite d’être connu et reconnu
• Il se caractérise par l’absence de syndrome dépressif, apparition de dérèglements psychologiques réciproques entre le patient et son entourage, avec incapacité de reprendre la place sociale ou familiale qu’il avait avant.
• Le patient est aigri, se sent rejeté, présente une instabilité émotionnelle et un vide psychique dû à la guérison qu’il n’arrive pas à combler.
• La résilience hépatologique sera de + en + fréquente avec les nouveaux traitements contre le VHC, et ce syndrome peut atteindre au minimum un patient sur quatre.
6 - Où nous rencontrer
- À Nantes :
Groupe de paroles : le 4 ème jeudi du mois à l’hôtel Dieu, place Alexis Ricordeau : 02.28.21.25.02
- À Angers :
Lieu de rencontre, d’écoute et d’information
Permanence mensuelle le 2ème mercredi du mois de 14 h 30 à 17 h au 17 rue de Jérusalem 0800.096.696
Permanence mensuelle le 2ème mardi du mois de 14 h à 16 h 00 au CHU d’Angers, plateau Ouest. 0800.096.696
Groupe de paroles : le 3 ème lundi du mois à partir de 18 h au 17 rue de Jérusalem, avec la présence d’une psychologue. 0800.096.696
fil - 01 Déc 2015 - 16:15
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Communiqué de presse – Journée Mondiale contre le SIDA



1er décembre 2015 – Journée Mondiale de lutte contre le Sida

En 2015, ce sont 40 millions de personnes qui vivent avec le VIH à travers le monde, dont 6 millions de co infectés par une hépatite B et/ou C.
En France, 150 000 personnes vivent avec le VIH et 30 000 avec une coïnfection par l’hépatite C.

Le traitement de l’hépatite virale C connait une véritable révolution avec la découverte et la commercialisation de médicaments antiviraux à action directe puissants et efficaces permettant de faire disparaitre le virus de l’hépatite C dans plus de 90% des cas.

Ces traitements bien que disponibles pour l’ensemble des porteurs du VIH, quel que soit leur stade de fibrose, ne sont, en réalité, pas ou peu prescrits à ces malades qui en ont besoin.

Alors SOS hépatites, se pose la question, qu’est ce qui empêche ou freine la proposition de traitement à nos amis co infectés à l’heure où ils pourraient enfin se séparer de ce virus pour se concentrer sur la prise en charge de leur VIH ?

Alors que les mono infectés n’ont malheureusement pas tous le droit au traitement, les co infectés ont cette opportunité.

Hépatants co-infectés par le VIH, demandez votre traitement à votre médecin.

Nous revendiquons l’accès aux soins pour tous et plus particulièrement pour cette population qui en bénéficie d’un point de vue légal mais pas dans la réalité.

Finissons-en avec la co infection virale C, nous en avons les moyens, professionnels de santé vous en avez les moyens !

Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre !

Alors ce 1er décembre, hépatants coinfectés, faites-vous entendre !

Contacts Presse

Téléchargez le communiqué de presse – SOS Hépatites Fédération – 1er décembre 2015 VF

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... 015-VF.pdf

http://www.soshepatites.org/2015/12/01/ ... e-le-sida/
fil - 02 Déc 2015 - 11:27
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The Liver Meeting 2015

Hépatites chroniques : pour s’ouvrir à de nouveaux horizons

• Hypertension portale : sus aux caspases
• Hépatite B pendant la grossesse : deux malades pour le prix d’un !
• Hépatite B: un nouveau SNP prédictif
• ITACOPS: un programme italien en prévention de l'hépatite C après transplantation
• Stéotohépatite non alcoolique: dites-le avec des fleurs !
• Transplantation: un phénotype particulier de cellules NK pourrait être une cible
• cccDNA-derived mRNA, une belle cible en cas d’infection par le VHB
• Hépatite C: les Veterans font de la résistance
• TRIO pour les antiviraux directs au quotidien: un satisfecit et des pistes menant aux non-répondeurs
• Transduction des hépatocytes: une nouvelle voie thérapeutique
• Sofosbuvir et velpatasvir : un duo gagnant dans l’hépatite C

Hypertension portale : sus aux caspases


Les caspases jouent un rôle prépondérant dans l’apoptose et l’inflammation en cas de cirrhose. Elles contribuent aussi à la vasodilatation qui augmente l’hypertension portale chez le cirrhotique. L’emricasan, un inhibiteur pan-caspase a été testé avec succès dans un essai de confirmation du concept. Administré durant 28 jours à la dose de 25 mg 2x/j à 23 patients ayant une cirrhose avec une hypertension portale sévère (gradient veineux de pression hépatique > 5mmHg), ce produit a permis de réduire de manière significative la pression portale tout en assurant une réduction du taux de transaminases, suggérant un effet anti-inflammatoire complémentaire.

Référence
Garcia-Tsao G et coll. : Emricasan (IDN-6556) administered orally for 28 days lowers portal pressure in patients with compensated cirrhosis and severe portal hypertension. The Liver Meeting 2015 (San Francisco) : 13-17 novembre 2015.

Hépatite B pendant la grossesse : deux malades pour le prix d’un !


La prévalence de l’hépatite B durant la grossesse est plus importante chez la femme jeune (<24> 500 c/ml. Il n’est par contre ‘que’ de 7,7 % lorsque ces deux paramètres sont négatifs et de 50 % en cas de négativité d’un des deux paramètres. Ce risque existe dès le début de la grossesse, comme en témoigne le fait qu’on peut retrouver de l’ADN viral dans l’oocyte et dans l’embryon. Enfin, effectuer une amniocentèse multiplie par 10 le risque de transmission verticale.

Sur le plan thérapeutique, deux questions se posent : comment traiter la mère ? Et comment prévenir la transmission verticale ? Dans ce contexte, une étude portant sur l’administration de lamivudine durant le troisième trimestre a montré que ce traitement réduit de manière significative le risque de transmission qui passe de 39 % à 18 % (p = 0,14). Mais cela n’exclut pas la nécessité de vacciner tous les enfants à la naissance contre le HBV et de leur administrer une dose unique d’immunoglobulines. La telbivudine, un analogue nucléosidique de synthèse de la thymidine doté d'une activité contre l'ADN, semble encore plus efficace. Il en va de même du tenofovir qui a démontré une efficacité intéressante, sans pour autant faire disparaître le risque de transmission, mais sans problème majeur de toxicité pour l’enfant.

Malgré le traitement, le risque n’est donc pas nul. Dans ce contexte, et alors que le risque à long terme des antiviraux n’est pas encore connu, de nombreuses mères refusent le traitement. Chez ces femmes, une césarienne élective permet de réduire de manière significative le risque de transmission verticale.

Quoi qu’il en soit, les recommandations actuelles préconisent un traitement dans tous les cas et quel que soit le moment de la grossesse en cas de cirrhose ou de fibrose de stade IV. En l’absence de ces complications, c’est la charge virale qui doit conduire la thérapeutique : un monitoring thérapeutique sera proposé lorsque cette charge est inférieure à 200 000 UI/ml tandis qu’un traitement par tenofovir sera proposé dès le début du 3ème trimestre lorsque ce taux est plus élevé. L’allaitement est par ailleurs déconseillé en cas de traitement antiviral en postpartum.

Si l’on se focalise sur la mère, il faut savoir que ces femmes vont généralement bien durant la grossesse, malgré une augmentation fréquente de la charge virale liée à l’activation gestationnelle de la production de corticostéroïdes surrénaliens. Les taux de transaminases augmentent également pendant la grossesse ainsi que durant le postpartum. Il faut cependant être attentif à un risque de séroconversion de l’antigène HBe, particulièrement lorsque les taux de stéroïdes diminuent lentement en post-partum.

Après la naissance, l’antigène HBe est détectable chez l’enfant né de mère HBeAg+ dans 33 % des cas après un an. Mais ces taux se normalisent dans 88 % des cas après 6 mois. Quant aux anticorps HBe, ils disparaissent quasiment dans tous les cas après 12 mois, tandis que les anticorps HBc mettent plus longtemps à disparaitre (24 mois environ).

Enfin, l’antigène HBs est détectable dans le lait de 72 % des femmes, ce qui souligne la possibilité d’une transmission en cas d’allaitement, particulièrement lorsque les mamelons sont abrasés ; Malgré cela, l’alimentation maternelle n’est pas contre-indiquée. A charge pourtant pour la maman de veiller à une hygiène mammaire très stricte et à l’évitement de contacts trop étroits avec son nouveau-né en cas d’infection chronique persistante, une attitude largement conseillée sur la base de données épidémiologiques qui indiquent qu’en zone endémique, 10,9 % des nouveau-nés ont une infection occulte malgré une vaccination HBV précoce.

En bref, il faut traiter la maman dès le 3ème trimestre pour éviter la transmission verticale, la traiter dans tous les cas en présence de complications, vacciner dans tous les cas l’enfant dès la naissance, donner les conseils ad hoc pour l’allaitement et vérifier le statut HBV à 24 mois au plus tard.

Référence
Pan C : HBV infection during pregnacy – 1 infection, 2 patients. The Liver Meeting 2015. (San Francisco) : 13-17 novembre 2015.

Hépatite B: un nouveau SNP prédictif

Le traitement par interféron n'a d'efficacité que sur une petite frange de patients souffrant d'hépatite B chronique et au prix d'effets secondaires non négligeables. Dans cette mesure, la recherche de déterminants prédictifs chez l'hôte a une raison d'être majeure. Une variation génétique proche du gène de NCOA2 (Nuclear Receptor Coactivator 2), le SNP rs16937012 codant pour une nouvelle protéine, semble être un bon prédicteur de la réponse à l’interféron après 24 semaines en cas d’hépatite B chronique. Cette découverte devrait faciliter la recherche vers de nouvelles options thérapeutiques.

Référence
Brouwer W et coll. : Genetic Variation rs16937012 near the NCOA2 Gene Predicts Sustained Response to Interferon in Chronic Hepatitis B patients: the GIANT-B study. The Liver Meeting 2015 (San Francisco) : 13-17 novembre 2015.

ITACOPS: un programme italien en prévention de l'hépatite C après transplantation

La cirrhose décompensée, quelle qu'en soit la cause (alcool, hépatites virales..) et le cancer du foie sont les principales indications de transplantation hépatique (environ 80 % des greffes de foie en France). Or, la récidive de la maladie initiale sur le greffon après la transplantation est devenu un problème important particulièrement pour la survie à long terme des patients et des greffons. Et, cette récidive constitue en soi une pathologie propre.

L'association sofosbuvir + ribavirine a montré un potentiel intéressant en prévention des rechutes d'infection par HCV après transplantation chez des patients avec cirrhose compensée et hépatocarcinome. Les italiens se sont cependant posé la question de la pertinence de ce traitement chez les patients en liste d'attente. Ils ont suivi pour ce faire 216 patients qui ont reçu l’association sofosbuvir 400 mg/j + ribavirine 400-1200 mg/j durant 48 semaines. Sur les 88 patients transplantés, 56 ont arrêté le traitement après la transplantation, avec des résultats intéressants et nettement plus bénéfiques pour ceux qui ont obtenu une clairance virale soutenue à 4 semaines (SVR4) avant transplantation, y compris en cas de cirrhose décompensée. La présence d’une clairance virale est par ailleurs associée à une amélioration significative de la fonction hépatique, ce qui laisse supposer que, pour certains patients, il puisse y avoir une désactivation du virus et qu'à terme, le nombre de transplantations liées à une cirrhose virale C puisse diminuer (1).
La même étude a montré qu’un traitement de 24 semaines avec ce même schéma était efficace et bien toléré en cas de récurrence d’une infection par VHC après transplantation, particulièrement lorsque la rechute est peu sévère et chez ceux qui ont une cirrhose classée CP5 (2).

Références
(1)Martini S et coll. : The Italian Compassionate use of Sofosbuvir (ITACOPS) in patients with HCV-related cirrhosis waitlisted for liver transplantation: virological and clinical outcomes from a national real-life experience. The Liver meeting 2015 (San Francisco) : 13-17 novembre 2015.
(2)Carrai P et coll. : The Italian Compassionate use of Sofosbuvir (ITACOPS) in patients with recurrent HCV hepatitis after liver transplantation: virological and clinical outcomes and safety from a national real-life experience. The Liver meeting 2015 (San Francisco) : 13-17 novembre 2015.

Stéotohépatite non alcoolique: dites-le avec des fleurs !

Les stéatohépatites non alcooliques (NAFLD) sont difficiles à traiter, hors diététique. Parmi les options possibles, un extrait de Magnolia officinalis qui a été administré à deux doses (100 et 300m g deux fois par jour) durant 12 semaines et comparé à un placebo chez 74 patients avec NAFLD confirmée par ultrasons. Un contrôle en IRM a permis au terme de l'étude de conclure en l'effet dose-dépendant du Magnolia sur la réduction du contenu hépatique en graisses sans pour autant modifier le profil lipidique plasmatique.

Référence
Kim Y et coll. : A new botanical drug, HL tablet, reduces significantly hepatic fat by MR spectroscopy in patients with nonalcoholic fatty liver disease: a placebo-controlled, randomized, Phase ll clinical trial. The Liver meeting 2015 (San Francisco) : 13-17 novembre 2015.

Transplantation: un phénotype particulier de cellules NK pourrait être une cible

Les cellules NK sont des lymphocytes cruciaux pour l'immunité virale et antitumorale. Ils sont particulièrement nombreux dans les hépatocytes (30-50 % des lymphocytes, contre 5-10 % dans le sang périphérique). La différentiation de ces cellules est un processus compliqué, mais on sait que certains précurseurs hématopoïétiques favorisent cette différentiation ainsi que la maturation des cellules NK. EOMES et T-BET sont des régulateurs de ce processus. Une étude fondamentale a cependant montré l’existence de cellules NK EOMEShi TBETlo CD56bright, phénotypiquement différentes et qui semblent augmenter la cytotoxicité de ces cellules. Cette population cellulaire pourrait être issue de précurseurs lymphoïdes locaux et continuer à se différentier après transplantation. Une piste à suivre pour éviter les rejets ?

Référence
Harman C et coll : Eomeshi Tbetlo CD56bright natural killer cells: a functionally distinct liver resident population. The Liver meeting 2015 (San Francisco) : 13-17 novembre 2015.

cccDNA-derived mRNA, une belle cible en cas d’infection par le VHB

L’ARNm dérivé de la forme circulaire fermée de l’ADN (covalently closed circular DNA ou cccDNA) est une cible possible en cas d’infection chronique par le VHB. Elle est inhibée par l’ARC520, un nouveau produit en développement qui a montré dans une étude de phase II portant sur 58 patients avec hépatite B chronique (20 HBeAg+ et 38 HBeAg-), une suppression profonde (jusque 1,9 log, 99 %) et durable des antigènes viraux et de l’ADN de ce virus, tout en étant bien toléré.

Référence
Yuen MF et coll. : ARC-520 produces deep and durable knockdown of viral antigens and DNA in a phase II study in patients with chronic hepatitis B. The Liver Meeting 2015 (San Francisco) : 13-17 novembre 2015.

Hépatite C: les Veterans font de la résistance

Les mutations résistantes aux antiviraux directs ne sont pas rares, autant avant qu’après traitement si l’on en croit une analyse rétrospective de patients du Department of Veterans Affairs placés sous antiviral direct: 46 % des patients placés sous inhibiteur NS3, 43 % de ceux qui ont reçu un inhibiteur NS5A et 6 % des patients ayant reçu un inhibiteur NS5B. Ce qui implique, selon les auteurs, de réaliser une recherche de résistance génotypique avant traitement.

Références
Holodniy M et coll. : Prevalence of Direct Acting Antiviral (DAA) Resistance in the Department of Veterans Affairs (VA). The Liver Meeting 2015 (San Francisco) : 13-17 novembre 2015.

TRIO pour les antiviraux directs au quotidien: un satisfecit et des pistes menant aux non-répondeurs

Rassemblant les données de 1 225 patients bénéficiant d’un des nouveaux schémas d’antiviraux directs (ledipasvir/sofosbuvir, simeprevir + sofosbuvir et ombitasvir/paritepravir/ritonavir + dasabuvir) entre octobre 2014 et mars 2015, une équipe américaine a constaté une SVR12 (Sustained virologic response à 12 semaines) remarquable de 97 % en moyenne. Les échecs virologiques réels (n = 29) se rencontrent surtout chez les patients de sexe masculin (80 % des échecs), avec cirrhose (60 %), hypoplaquettose (41 %) ou échec des traitements antérieurs (60 %).

Références
Afdhal N et coll. : Failure with All-oral DAA Regimens: Real-world experience from the TRIO Network. The Liver meeting 2015 (San Francisco) : 13-17 novembre 2015.

Transduction des hépatocytes: une nouvelle voie thérapeutique

Le TT-034, un ADN recombinant délivré par voie IV, via une capside associée à l'adénovirus (AAV8), inhibe l’ARN en utilisant la machinerie transductionnelle des hépatocytes. Il produit ainsi des shRNA (short hairpin RNA ou petits ARN en épingle à cheveux) qui sont de très bons médiateurs de l'interférence par ARN car ils ont un faible taux de dégradation et une bonne stabilité. Ils sont par conséquent très avantageux à utiliser pour réaliser l'extinction d'un gène cible, mais ils peuvent poser des problèmes de sécurité car ils nécessitent l'utilisation de vecteurs d'expression qui peuvent infecter l'homme, ici AAV8. L’étude de phase I/IIa menée chez des patients ayant une hépatite C chronique (génotype 1) sans cirrhose n’a heureusement pas montré d’intolérance et le produit semble efficace à haute dose.

Référence
Suhy D et coll. : Phase I/IIa study of TT-034, a DNA-directed RNA interference agent (ddRNAi) delivered as a single administration for the treatment of subjects with chronic hepatitis C virus (HCV). The Liver Meeting 2015 (San Francisco) : 13-17 novembre 2015.

Sofosbuvir et velpatasvir : un duo gagnant dans l’hépatite C

Sur les 170 millions de personnes atteintes d’hépatite C dans le monde, la moitié environ a un génotype autre que le génotype 1. Les antiviraux actuellement recommandés pour le traitement de l’hépatite C ne sont pas tous également efficaces sur tous ces génotypes, ce qui oblige à des déterminationspré-thérapeutiques des génotypes et des sous-types. Cela constitue un obstacle dans certains pays à faibles revenus et contribue à limiter l’accès aux soins. Un traitement qui serait efficace quel que soit le génotype permettrait d’éviter ces tests préliminaires.

C’est dans cet objectif qu’une équipe internationale a mené un essai randomisé de phase 3, en double aveugle contre placebo, incluant 740 patients atteints d’une hépatite C de génotypes 1, 2, 4, 5 ou 6, qu’ils aient déjà été traités ou non, certains d’entre eux ayant une cirrhose compensée. Les uns (n = 624) ont reçu 1 fois par jour une association fixe de 400 mg de sofosbuvir et 100 mg de velpatasvir, pendant 12 semaines. Les autres recevaient un placebo.

Taux de réponse virologique soutenue, 99 %...quel que soit le génotype 1, 2, 4 5 ou 6

Le constat est sans appel. Le taux de réponse virologique soutenue (ARN viral <15>99). Seuls 2 patients de ce groupe ont connu un échec thérapeutique, tous deux porteurs du génotype 1, l’un sans cirrhose n’ayant jamais été traité, l’autre avec une cirrhose et un premier échec de traitement par peg interféron-ribavirine. Aucun échec de traitement n’est noté parmi les patients porteurs des autres génotypes. En revanche, aucune réponse virologique n’est obtenue chez les patients du groupe placebo.

Notons que 15 patients (2 %) qui recevaient l’association fixe ont eu un effet secondaire grave, dont 1 décès dont la cause n’a pu être déterminée. Il n’est pas observé de différence dans le nombre d’effets indésirables peu sévères dans l’un ou l’autre groupe.

Les auteurs précisent que la présence d’un variant résistant n’est pas associée à un échec virologique : une réponse virologique soutenue est en effet obtenue chez 99 % des patients qui avaient au pré-test un variant associé à la résistance NSSA. Ceci suggère que le test réalisé avant le traitement, destiné à repérer un variant résistant, n’a que peu d’intérêt dans le cadre du traitement par cette association sofosbuvir-velpatasvir.

Les patients exclus de cette étude, porteurs d’un virus de génotype 3, ou qui présentaient une cirrhose décompensée, feront l’objet d’une évaluation parallèle.

Références
Feld JJ et coll. : Sofosbuvir and Velpatasvir for HCV Genotype 1, 2, 4, 5, and 6 Infection.
New Engl J Med., 2015; publication avancée en ligne le 16 novembre. DOI: 10.1056/NEJMoa1512610

JIM.fr
fil - 03 Déc 2015 - 12:32
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Un médicament 100% marocain pour des patients souffrant de l’hépatite C

Le « SSB 400 » est le premier médicament anti-hépatite C générique entièrement fabriqué au Maroc. Une première régionale saluée par les professionnels de la santé qui voient en cette innovation une occasion d’envisager aujourd’hui l’éradication totale de cette pathologie au niveau national.
Mis au point et produit par les Laboratoires Pharma5, le nouveau produit a été autorisé sur le marché le 5 novembre dernier, après plusieurs mois de développement. Il sera en vente le 10 décembre courant.
L’arrivée sur le marché du SSB 400 est une bonne nouvelle pour les 625.000 personnes souffrant d’hépatite C au Maroc. Il permettra la prise en charge et le traitement définitif, à faible coût, de patients souffrant de cette maladie, ont expliqué les responsables des Laboratoires Pharma5 lors d’une rencontre tenue mardi 1er décembre dans l’enceinte de l’entreprise.
Ce générique sera commercialisé au prix de 3.000 DH la boîte, a indiqué le docteur Abdallah Lahlou-Filali, le patron de Pharma5, assurant qu’il y a un stock important de matière première pouvant permettre de produire 50.000 par jour.
C’est une baisse significative du coût de traitement qui devait profiter à bien de malades si l’on le compare au prix pratiqué jusqu’à présent.
Pour s’en rendre compte et apprécier la différence, le top management du groupe a souligné: «Le coût de la cure de 12 semaines est de 451.000 DH en France et 800.000 DH aux Etats-Unis. Au Maroc, le prix de la cure de 12 semaines sera de 9000 DH pour le SSB 400 et permettra la guérison virologique de plus de 90% des malades atteints d’hépatite C ».
C’est dire combien le SSB 400, qui appartient à une nouvelle génération d’antiviraux à action directe, représente un énorme espoir pour des malades marocains privés de ce traitement jusque-là.
Comme l’a relevé Maryam Lahlou Filali, une des directrices de Pharma5, « les traitements classiques pour combattre ce fléau, en plus d’être chers, sont peu efficaces et très toxiques pour la guérison des malades. Depuis 2014, le Sofosbuvir, cette molécule miracle, représente une vraie révolution dans la prise en charge des malades atteints d’hépatite et donc un espoir, mais un espoir inaccessible au plus grand nombre ».
Pour le rendre accessible à tous les citoyens marocains atteints d’hépatite et pour que la maladie ne soit plus une fatalité, Pharma5 a ainsi développé ce générique.
C’est ainsi que le 16 avril, les Laboratoires Pharma5 ont pu avoir l’accord de principe de la part des autorités marocaines, a indiqué Yasmine Lahlou Filali, autre directrice du groupe qui a annoncé le lancement du produit pour le 10 décembre.
« Le citoyen marocain aura enfin droit à l’innovation médicale pour l’hépatite C, une innovation rendue possible grâce à un partenariat exemplaire public-privé qui ne date pas d’aujourd’hui, en tout cas en ce qui nous concerne, et ce n’est pas fini », a-t-elle déclaré précisant que « le traitement complet de l’hépatite C est à venir. Très bientôt on aura accès à un traitement complet avec des molécules de nouvelle génération au Maroc ».
Signalons qu’une unité a été dédiée à la fabrication de ce produit afin d’avoir une capacité de production suffisante sur le marché marocain et éventuellement en Afrique.
Pour rappel, quelque 189 millions de personnes sont atteintes d’hépatite C dans le monde, c’est deux fois la population du Maghreb et six fois celle du Maroc.
Transmissible essentiellement par le sang et potentiellement grave, c’est une maladie asymptomatique pour la quelle il n’y a pas de vaccin. En revanche, on peut en guérir à la différence de l’hépatite B et du sida. La prévalence moyenne mondiale est de 3%, cette pathologie touche fortement notre pays; aussi seuls 2% des malades sont pris en charge dans le monde.
« Il n’y a pas d’étude épidémiologique concernant l’hépatite C. Selon les experts de l’OMS, la prévalence serait comprise entre 1,2 et 1,9% de la population du Maroc, soit environ 625.000 cas 267.000 cas auraient une infection chronique nécessitant un traitement », a souligné Maryam Lahlou Filali.

http://www.libe.ma/Un-medicament-100-ma ... 69127.html
fil - 03 Déc 2015 - 19:52
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Le laboratoire Gilead mis en cause par un rapport du Sénat américain

Selon un rapport du Sénat américain publié mardi 1er décembre, Medicaid – l’assurance santé gérée par le gouvernement et destinée aux familles pauvres – a dépensé en 2014 1,3 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros) pour acheter les nouveaux médicaments contre l’hépatite C commercialisés par Gilead. A base de sofosbuvir, ils ont révolutionné le traitement de cette maladie du foie, avec plus de 95 % de patients guéris. Mais leur prix limite leur diffusion : seules 4 % des 700 000 personnes infectées par le virus de l’hépatite C et couverte par Medicaid ont été traitées.

Après une enquête de dix-huit mois, les sénateurs Ron Wyden (démocrate) et Chuck Grassley (républicain) ont conclu que le laboratoire basé à Foster City, en Californie, avait choisi d’optimiser son profit plutôt que de favoriser l’accès à ses médicaments. « Il a toujours été dans les plans de Gilead de maximiser ses gains, et la question de l’accessibilité n’est venue qu’après coup », a souligné Ron Wyden lors d’une conférence de presse.

Selon les sénateurs, le prix du Sovaldi et de l’Harvoni ne reflète ni les montants investis en recherche et développement ni les 11 milliards de dollars déboursés par Gilead pour acquérir le sofosbuvir auprès du laboratoire Pharmasset.

40 millions de dollars pour 462 patients


Le Sovaldi, approuvé il y a deux ans par la FDA, l’agence américaine du médicament, a été lancé au prix de 84 000 dollars pour douze semaines de traitement, soit environ 1 000 dollars le comprimé, soulevant un tollé. Lancé il y a un an, l’Harvoni est encore plus cher : 94 500 dollars.


Sans être bon marché, les médicaments plus anciens avaient un impact plus limité sur les finances publiques car bon nombre de patients renonçaient tout simplement à les prendre en raison de leurs effets secondaires et de leur complexité.

« Si la politique de prix de Gilead est suivie par d’autres laboratoires dans le futur, traiter ne serait-ce qu’une fraction des patients coûtera des milliards et des milliards », s’est alarmé Ron Wyden. Le rapport cite l’exemple de l’Indiana, où le traitement de 462 patients a coûté 40 millions de dollars à l’Etat.

A l’échelle nationale, les dépenses des programmes Medicaid et Medicare – l’assurance santé gérée par le gouvernement et destinée aux plus de 65 ans – se sont élevées à 5 milliards de dollars en 2014.

Thème de campagne


Dans un communiqué, Gilead réfute les conclusions du rapport sénatorial. « Si l’on tient compte des réductions que nous avons consenties, le coût de la thérapie est désormais inférieur à celui des anciens traitements », indique le laboratoire en ajoutant que le Sovaldi et l’Harvoni réduisent les dépenses à long terme, en évitant des complications et des transplantations.

Le prix élevé des médicaments est devenu un thème majeur de la campagne pour l’élection présidentielle de novembre 2016. Les candidats démocrates Hillary Clinton et Bernie Sanders se sont ainsi engagés à prendre des mesures pour davantage encadrer les coûts pour les patients.

« Si l’Amérique a pour ambition de soigner la maladie d’Alzheimer, le cancer, le diabète ou le VIH, ces médicaments ne doivent pas être inabordables et hors de la portée de la plupart des Américains », a souligné Ron Wyden. Certains anticancéreux coûtent plus de 150 000 dollars par an.

Le monde.fr
fil - 04 Déc 2015 - 11:21
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fil - 04 Déc 2015 - 11:22
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POUR DES MENOTTES A USAGE UNIQUE…



Les menottes sont un modèle épidémiologique parfait de transmission du virus de l’hépatite C et de l’hépatite B.

Premièrement, les usagers de drogues sont en 2015 un réservoir épidémiologique certain pour les virus de l’hépatite B et C. Ils sont donc plus atteints que la population moyenne.

Deuxièmement, l’usage de drogues étant pénalisé par la loi, la population des toxicomanes est significativement plus à risques d’être interpellée.

Troisièmement, les menottes utilisées lors des arrestations ne sont pas à usage unique, elles servent plusieurs fois. Les « pinces » (d’où l’expression se faire pincer) ne font pas l’objet d’une procédure de décontamination et de nettoyage à visée antivirale. Ces renseignements m’ont été confirmés par un indic du milieu (un policier), nous ne révélerons pas nos sources pour le protéger.

Quatrièmement, n’importe qui ayant eu des menottes aux poignets (en dehors des formes molletonnées roses réservées à d’autres rappels à l’ordre) vous confirmera qu’elles sont pour le moins serrantes et tenter de s’en extraire se solde par une abrasion de la peau allant parfois jusqu’à l’émission de sérosités, voire de sang. C’est ainsi que l’on retrouve souvent des traces de sang sur les menottes.

La réutilisation des menottes non stérilisées correctement devient donc une source de transmission possible …

J’exagère? peut-être un peu … mais alors prouvez moi que j’ai tort !

Monsieur le ministre de l’Intérieur, toute arrestation d’un citoyen en 2015 en ayant recours à des menottes est potentiellement un acte dangereux et à risque de transmission d’une hépatite virale.

Toute personne susceptible de se faire interpeller par la Police devrait être à jour de sa vaccination contre l’hépatite B ou dans le cas contraire avoir la possibilité de la faire.

Comme il n’existe pas de vaccin contre l’hépatite C il est impératif de nettoyer les menottes avec une exigence chirurgicale entre deux utilisations. Il est donc urgent de mettre en place une procédure de décontamination et une formation de tous les agents susceptibles de les utiliser. SOS Hépatites est prête à participer à cet effort citoyen pour contrôler cette épidémie.

Lors d’une prochaine enquête épidémiologique nous nous intéresserons aux partages et à l’utilisation des fouets et autres martinets qui ne sont pas encore à usage unique.

Pascal Mélin

Crédit photo : Michel Momy

http://www.soshepatites.org/2015/12/04/ ... -unique-2/
fil - 08 Déc 2015 - 11:24
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ILS SONT MORTS … PAS PERDUS DE VUE !



Deux morts sous traitement récemment mais qui s’en soucie ? SOS Hépatites !

Pas besoin de faire appel à Jacques Pradel pour les retrouver car nous, nous savons ! SOS Hépatites est suffisamment implantée dans les centres de soins pour toxicomanes et a donc reçu l’information.

Deux toxicomanes sous traitement de substitution et suivis dans le même centre, ont été adressés et traités dans le même service d’hépatologie, simple coïncidence ?

C’est la semaine dernière que nous avons appris que deux patients sous traitement Harvoni ont été retrouvés morts. Il s’agit dans les deux cas d’une mort brutale, mais quelle en est la cause ? Overdose, interaction médicamenteuse, problème cardiaque ?

Lorsque le service d’hépatologie a été contacté il a confirmé que les patients n’avaient pas honoré leur dernier rendez-vous et qu’ils étaient donc considérés comme perdus de vue .

«Perdu de vue» le qualificatif est violent ! dans les études, on imagine toujours que les perdus de vue sont des gens qui ont déménagé ou ont abandonné leur suivi… mais on n’ imagine pas qu’ils puissent être morts.

Nous avons signalé ces deux décès aux autorités et aux instances directement concernées . Mais cela ne doit en aucun cas remettre en cause l’accès aux soins des usagers de drogues stabilisés sous traitement. Nous ne devons pas mettre en place des traitements à deux vitesses mais chaque malade doit pouvoir accéder a la même sécurité thérapeutique .

Toxicomanes ou non, nous réclamons un traitement pour tous et une guérison pour chacun .

Nous attendons des réponses à ces décès inacceptables.

Pascal Mélin.

http://www.soshepatites.org/2015/12/08/ ... us-de-vue/
fil - 10 Déc 2015 - 15:28
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Les militants déguisés en bouchers de Gilead a salué les participants à leur arrivée à la Conférence européenne sur le VIH et l'hépatite co-infection



Dans la matinée du jeudi 10 Décembre 2015, une action publique ciblée spécifiquement au grand profiteur de pharma de la vie des personnes atteintes d'hépatite C qui est arrivé dans le centre de Londres.

http://hepatitiscnewdrugs.blogspot.fr/

http://www.bhiva.org/EHHC2015.aspx
fil - 11 Déc 2015 - 09:49
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5ème JOURNÉE NATIONALE PATIENTS



http://alsace.soshepatites.fr/wp-conten ... s-2015.pdf

Inscription gratuite sur :

http://www.oseus.com/inscription-rencon ... p;reuId=29

et à infos@oseus.com :

http://www.oseus.com/accueil.htm
fil - 11 Déc 2015 - 09:54
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ON AVAIT DIT ACCUEIL TEMPORAIRE….



Mathilde 43 ans, porteuse d’une hépatite C, élève seule ses quatre enfants, et ce n’est pas facile tous les jours .

Voici l’histoire de Mathilde : A cette époque, les seuls traitements disponibles étaient constitués d’interféron et de ribavirine, avec les nombreux et difficiles effets secondaires tristement célèbres, dont des troubles de l’humeur et des syndromes dépressifs une fois sur trois.

Mathilde était porteuse d’une hépatite C sévère pré-cirrhotique et pendant 1 an nous avions tenté de l’amener à se soigner.

Mais elle ne se sentait pas la force de s’occuper de ses enfants et de se lancer dans 48 semaines d’un traitement aussi lourd.

Après avoir rencontré l’assistante sociale de l’équipe elle a été mise en rapport avec la circonscription d’action sociale .

C’est là qu’on lui a proposé un placement temporaire de ses quatre enfants en famille d’accueil, pour lui laisser le temps de faire son traitement, mais en lui maintenant tout de même un droit de visite.

N’ayant pas de famille proche pour accueillir les enfants, Mathilde finit par accepter et débuta son traitement.

Malgré un traitement qui fut difficile, la guérison était au bout du chemin. Nous partagions sa satisfaction. Il ne lui restait plus qu’a récupérer ses enfants et à reconstruire enfin une nouvelle vie.

Oui, mais voilà, pour que la circonscription d’Action Sociale lui rende ses enfants, cette dernière devait s’assurer d’une situation bienveillante et pérenne et de l’absence de risque pour les enfants . C’est alors que travailleurs sociaux, éducateurs et psychologues se sont succédés et que leur conclusion fut celle ci : «les conditions ne sont pas réunis pour l’instant pour confier à nouveau les enfants à leur mère !»

Mathilde sombra alors dans une dépression construite sur sa culpabilité ce qui fit confirmer à la seconde évaluation que l’on avait bien fait de ne pas lui rendre ses enfants.

Pendant ce temps son fils ainé était devenu majeur et avait donc quitté la famille d’accueil pour se livrer à de petits larcins et se retrouver rapidement en prison. Au bout de deux ans de procédure et d’expertise Mathilde finit par récupérer ses trois enfants , mais à quel prix ! Elle était guérie certes, mais les dégâts collatéraux sur sa famille avaient laissé des traces indélébiles. L’accueil temporaire n’était pas si anodin …

Même aujourd’hui si la guérison est davantage accessible, il faut se souvenir que l’hépatite virale ne touche pas seulement la personne qui la porte, mais c’est toute une famille qui en souffre.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/12/11/ ... emporaire/
fil - 11 Déc 2015 - 14:47
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Hépatite C: le générique marocain se fait rare à Casablanca

Fabriqué au Maroc, le générique anti-hépatite C, le SSB400, a été mis sur le marché depuis ce jeudi 10 décembre mais il reste indisponible dans la plupart des pharmacies de Casablanca. Explications.
Le SSB400, le générique du Sofosbuvir, l’anti-hépatite C, n’est pas stocké dans les pharmacies. Le360 a contacté quelques officines à Casablanca, ce jeudi 10 décembre, jour de la mise sur le marché de ce générique 100% marocain, fabriqué dans les laboratoires de Pharma5. Résultat des courses: il est indisponible dans quatre pharmacies. «Si vous voulez, on vous le commande», nous répond un pharmacien.

Du côté de Pharma5, on nous explique que cette situation est tout à fait normale. «Il y a un circuit à respecter. Nous ne livrons pas les pharmacies directement. La livraison se fait chez les grossistes et, à leur tour, les pharmacies achètent chez les grossistes en fonction de leurs commandes», confie Meryem Alaoui Filali de Pharma 5 dans une déclaration à Le360.
Le SSB400 est un médicament prescrit sous ordonnance et son prix, même s’il est beaucoup moindre que le Princeps fabriqué par les Américains, coûte tout de même 3000 DH la boîte. «C’est un médicament qui reste tout de même un peu cher, et le pharmacien ne peut pas se permettre de l’acheter et de le stocker», ajoute Meryem Alaoui.
Pharma5 a livré une cinquantaine de grossistes alors qu’au total il y’en a une soixantaine à travers tout le Maroc. Chez le laboratoire marocain, il y a des dizaines de milliers de boîtes à écouler et une capacité de 50.000 à 80.000 boîtes.

Le générique de l’anti-hépatique Sofosbuvir, le SSB400, a été fabriqué dans les locaux du laboratoire marocain Pharma 5. Cette entreprise familiale achète la matière première à 15000 dollars le kilo. Pour fabriquer le médicament, il faut jusqu’à 400 kilos. Visite guidée.
Le laboratoire marocain pharma 5 a fabriqué le générique de l’anti-hépatique Sofosbuvir. Son nom de code est SSB400. Il sera en vente à partir du 10 décembre dans toutes les pharmacies du Maroc.
Mais avant cette autorisation de mise sur le marché (AMM), le laboratoire marocain a dû traverser bien des étapes. Comment obtenir le principe, où et à quel prix ? Ensuite, il faut garantir un milieu favorable où sera fabriqué ce générique ainsi que d’autres génériques de rétroviraux dans un futur proche.
C’est pour raconter cette histoire et détailler toutes les étapes de l’opération que le top management de Pharma 5 a convié médecins et journalistes à son site à Ouled Saleh, pas loin de Bouskoura à Casablanca. Au programme : conférence et visite guidée de l’unité recherche et développement.



https://www.youtube.com/watch?v=7bWKcyCXEOQ

http://www.le360.ma/fr/societe/hepatite ... blipostage

http://www.le360.ma/fr/societe/video-vi ... b400-58935


fil - 11 Déc 2015 - 23:09
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Un virus humain nouvellement découvert, connu sous le nom pegivirus humaine 2 (HPGV-2)

Abbott et l'Université de Californie à San Francisco (UCSF) a publié une recherche identifiant un virus humain nouvellement découvert, connu sous le nom pegivirus humaine 2 (HPGV-2), et que l'on a retrouve chez certains patients atteints de l'hépatite C (VHC). Cette recherche, publiée aujourd'hui dans la revue PLoS Pathogens, a identifié huit souches completes de HPGV-2, ce qui en fait la première étude à révéler toute la constitution génétique de ce nouveau virus. Bien que l'infection par ce virus transmissible par le sang a été trouvé à être étroitement associé au VHC, on ne sait pas encore si ce nouveau virus peut causer une maladie.

http://journals.plos.org/plospathogens/ ... at.1005325
Schlange - 12 Déc 2015 - 06:38
Sujet du message:
Et ils ont trouvé ça chez quelles populations, avant que je ne me mette à stresser et me dire que je ne suis vraiment pas bien née ? '-'
fil - 12 Déc 2015 - 08:15
Sujet du message:
Chez certains patients atteints de l'hépatite C (VHC)

les 12 individus infectés HPGV-2, y compris le cas index, étaient co-infectés par le VHC (génotypes 1a, 1b, ou 2b), 3 co-infectés par HPGV-1 et 2 co-infectés par le VIH

Les échantillons positifs pour le VHC testés à ce jour tous provenaient des États-Unis; des études en cours seront nécessaires pour déterminer la prévalence mondiale de HPGV-2 virémie et la pleine mesure de sa diversité de séquence.
fil - 12 Déc 2015 - 13:59
Sujet du message:
Marisol TOURAINE reçoit le rapport de Dominique POLTON sur la réforme des modalités d’évaluation des médicaments



Contribution commune de AIDES, Collectif Hépatites Virales , COMEDE, Médecins du monde, Association SOS hépatites Fédération & TRT-5 page 145

http://www.social-sante.gouv.fr/IMG/pdf ... aments.pdf
nani - 12 Déc 2015 - 15:22
Sujet du message:
Putain, ils vont nous lacher la grappe quand tous ces putains de virus de merde!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Schlange - 12 Déc 2015 - 19:59
Sujet du message:
Ouais, ça donne pas envie de faire des gosses .. J'ai re-peur.
fil - 14 Déc 2015 - 15:44
Sujet du message:
L'Inde approuve la vente de médicaments génériques de l'hépatite C

L'Inde a approuvé la vente de versions génériques de médicaments de l'hépatite C. Le mouvement fera baisser le cours standard de sofosbuvir et de ledipasvir (versions génériques de Sovaldi et Harvoni) à 1 000 $, comparativement à $ 90 000 en Europe et Etats-Unis.

http://www.digitaljournal.com/life/heal ... cle/450744
fil - 15 Déc 2015 - 15:50
Sujet du message:
RIP Les soins funéraires ? Non, et non!



Depuis 17 ans, SOS hépatites a toujours revendiqué l’accès aux soins funéraires pour tous .

Les virus des hépatites et du SIDA génèrent déjà de l’exclusion chez les vivants mais elle devient inadmissible lorsqu’elle se poursuit au-delà de la mort.

Les soins funéraires sont des soins à part entière, ils se placent juste de l’autre côté de la mort et les personnes qui les pratiquent s’appellent des thanatopracteurs.

Et depuis longtemps, les thanatopracteurs ne sont pas vraiment considérés comme des soignants, la preuve ils n’avaient pas d’obligation de vaccination contre l’hépatite B.

Nous, malades et associations exigeons depuis toujours le non-respect de la loi sur les certificats médicaux préconisant la mise en housse dès le décès et l’absence de soins funéraires pour les gens atteints d’hépatite et de SIDA.

L’ensemble des sociétés savantes du VIH et des hépatites virales s’est prononcé clairement pour l’autorisation des soins funéraires dans des lieux spécifiques. Les précautions doivent être universelles et non pas uniquement en cas de connaissance de la séropositivité! Du temps où la personne est vivante on explique à l’entourage que les virus ne sautent pas et que toucher, embrasser, utiliser les mêmes couverts n’est pas du tout contaminant.

Alors pourquoi le malade deviendrait il plus contagieux lorsqu’il meurt? Cette exclusion des soins funéraires est une ultime injustice. Depuis 10 ans nous avons convaincu tout le monde, le Conseil National du SIDA (CNS), le défenseur des droits, l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) ainsi que le Haut Conseil à la Santé Publique (HCSP), et en dernier lieu c’est la ministre de la Santé que nous avions convaincue. Le passage dans la loi de santé n’était donc qu’une simple validation pour inscrire dans le marbre ce que nous demandions depuis 15 ans : la non exclusion des soins funéraires et la vaccination obligatoire contre l’hépatite B pour les thanatopracteurs !

Mais c’était sans compter sur les députés et les sénateurs qui ont voté un amendement qui fait marche arrière et maintient les soins funéraires dans une situation d’exclusion. Messieurs les députés et les sénateurs, comment devrons nous faire demain avec les personnes guéris de leur hépatite C, seront-elles encore exclues? Bien sûr que non me direz vous, mais alors qu’avez-vous prévu? Quelle attitude avoir avec les malades du SIDA ayant une charge virale négative de longue date? Vous allez rendre les choses compliquées alors que les précautions universelles sont la seule réponse pour tous sans générer d’exclusion au-delà de la mort.

Un traitement pour tous, une guérison pour chacun et une protection universelle. Nous allons reprendre le combat.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/12/15/ ... on-et-non/
Schlange - 15 Déc 2015 - 16:37
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C'est clairement inacceptable de nous infliger ça, faudrait-il aller en embrasser un ou deux, pour leur faire comprendre que nous ne sommes pas "si" contagieux ?
fil - 17 Déc 2015 - 04:23
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Hologic élargit son portefeuille virologique européen avec le test marqué CE-IVD pour la charge virale du virus de l'hépatite B (HBV)

Ce test élargit le menu virologique européen disponible sur le système Panther, qui comprenait auparavant les tests de charge virale Aptima HIV-1 Quant Dx et Aptima HCV (virus de l'hépatite C) Quant Dx.

« Nous sommes heureux de proposer aujourd'hui à nos clients européens trois importants tests de charge virale sur notre système Panther », explique Claus Egstrand, président du groupe Hologic à l'international. « Les laboratoires peuvent à présent quantifier les virus VIH-1, VHC et VHB avec précision tout en bénéficiant d'une plus grande souplesse d'utilisation avec un chargement en continu des réactifs et des échantillons ».

Ce tout dernier ajout au menu de charge virale du système Panther quantifie l'ADN du virus de l'hépatite B en couvrant les principaux génotypes de A à H. Ce test offre la seule approche à double cible qui permet une quantification précise sur une large zone de linéarité et qui tolère les mutations éventuelles du génome du virus de l'hépatite B. L'intervalle de mesure du test Aptima HBV Quant est l'un des plus grands du marché (de 10 IU/mL à 1 milliard IU/mL). Cela permet de garantir une quantification précise même pour des échantillons présentant une virémie élevée souvent liée à une infection chronique au virus de l'hépatite B.

Grâce au système Panther, les laboratoires peuvent effectuer des tests de charge virale pour VIH-1, VHC et VHB en simultané, ou même à partir d'un seul échantillon de patient. Cette combinaison offre non seulement la seule amplification sensible et précise, mais également une automatisation totale de l'échantillon au résultat. Le menu croissant de tests sur le système Panther inclut également des tests pour Chlamydia trachomatis, Neisseria gonorrhée, Trichomonas vaginalis, le papillomavirus humain et le génotypage du papillomavirus humain.

http://www.prnewswire.fr/news-releases/ ... 68921.html
fil - 18 Déc 2015 - 07:16
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Autotests VIH : les parties prenantes font leur bilan

Depuis trois mois, un autotest de dépistage du VIH est autorisé en France. Accueilli en grande pompe par les pharmaciens et la ministre de la Santé, il devait être un nouvel outil pour atteindre les personnes séropositives qui s’ignorent. Son fabricant évoque déjà des retours "très positifs". Pour autant, est-il vraiment utilisé et par qui, malgré un prix élevé et une disponibilité variable ? Premiers éléments de réponse.



Le 25 novembre dernier, la marque AAZ, qui fabrique le premier autotest (sanguin) du VIH autorisé en France, a fait part de son premier bilan, plusieurs semaines après son lancement, mi-septembre. Pour le comité d’experts (composé de représentants associatifs, de pharmaciens, de responsables de la marque et de médecins spécialistes du VIH), pas de doute : le bilan est déjà "très positif". Commercialisé en pharmacies de ville ou en ligne, l’autotest d’AAZ est largement disponible sur le territoire, avec plus de 9 000 pharmacies (une sur trois environ) qui le mettent à disposition, annonce le communiqué de la marque. Une "forte adhésion" selon ces derniers, avec plus de 70 000 tests commandés au 31 octobre, avec une moyenne de sept autotests vendus par pharmacie le proposant. L’autotest VIH est dorénavant disponible, mais les pharmacies sont libres de le proposer ou non à la vente. Tout comme le prix, à la discrétion des pharmaciens (une proposition de prix à 26 euros a été faite au lancement par le fabricant ; un prix élevé). Ces derniers peuvent en cas d’achat, renseigner les personnes, notamment en cas de crainte sur l’utilisation ou l’accompagnement en cas de résultat positif.

Distribué par le laboratoire Mylan, l’autotest VIH est également vendu avec un dispositif Dasri de collecte des déchets. De plus, un dispositif d’aide et d’écoute avant, pendant et après le test est assuré par la ligne de Sida info service. La structure a également présenté ses premiers retours d’expérience des besoins des utilisateurs. Au 31 octobre : "Sida info service avait enregistré 652 appels concernant l’autotest. Parmi ces appels, seulement 3 % concernaient un accompagnement dans la réalisation de l’autotest. Les outils d’aide à la réalisation du test ont été fortement utilisés. Plus de 26 000 visionnages des vidéos d’aide à la réalisation du test sur le site" et plus de 15 000 connexions au site dédié, a expliqué l’association. Quant à savoir qui étaient ses utilisateurs, il est encore trop tôt pour avoir une vue d’ensemble. Mais illicopharma.com, pharmacie en ligne qui commercialise l’autotest via Internet, a réalisé une petite enquête sur les caractéristiques des acheteurs. Sur un échantillon certes réduit (407 personnes), les enseignements demeurent intéressants : pour plus d’un tiers des acheteurs, l’achat de l’autotest était leur premier recours à un dépistage du VIH. Pour les autres, la date du dernier dépistage remontait à quatre ans en moyenne. Aussi, 28 % de ces utilisateurs ne seraient pas allés faire un dépistage ailleurs si l’autotest n’avait pas été disponible. 76 % des acheteurs se déclarent hétérosexuels, 15 % homosexuels et 10 % bisexuels.

Pour autant, on reste loin de la ruée vers un nouvel outil, qui n’a néanmoins pas pour objectif de remplacer les autres moyens de dépistage, mais de les compléter. On reste malgré tout très loin d’atteindre les 30 000 personnes qui ignorent leur séropositivité. Certains remettent en cause le prix élevé. Selon AAZ, interrogé par l'AFP, le prix moyen oscille entre 27 et 30 euros dans les officines, des prix assez dissuasifs. Des associations et même des élus avaient demandé un remboursement de l’autotest par l’Assurance maladie. Même le fabricant concède "qu’avec un prix inférieur ou une prise en charge totale ou partielle de son coût, l’impact constaté de l’autotest de dépistage du VIH pourrait toucher de plus larges populations". Autre explication : l’outil reste encore largement méconnu.

Seul réconfort, la distribution gratuite, aux associations de lutte contre le sida, de près de 20 000 autotests a été confirmée et budgétée pour 2016. Les autotests devraient alors gagner en audience et surtout atteindre les personnes pour lesquelles cet outil est intéressant et qui n’y ont pas recours aujourd’hui en raison des prix de vente pratiqués par les pharmacies.
fil - 18 Déc 2015 - 07:19
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Centres d'injection supervisée : un bon pari pour la Santé



Des centres d'injection supervisée seraient rentables pour le gouvernement à Toronto et Ottawa, selon des chercheurs de l'hôpital Saint-Michael's qui recommandent la création de cinq sites de ce genre, indique Radio Canada (30 novembre). De tels sites permettraient "d'améliorer la santé et de réduire les séquelles dont souffrent les personnes qui consomment de la drogue", expliquent les nouvelles conclusions des chercheurs qui s’appuient sur une analyse de 2012 réactualisée. Ces nouvelles recommandations "tiennent compte des derniers traitements pour l'hépatite C (…) qui sont très efficaces, mais qui coûtent chers". "Même avec ces médicaments, c'est toujours plus rentable de prévenir l'infection de l'hépatite C que de traiter la maladie, selon cette analyse.

http://ici.radio-canada.ca/regions/Onta ... ario.shtml

http://ici.radio-canada.ca/regions/onta ... isee.shtml
Schlange - 18 Déc 2015 - 07:43
Sujet du message:
"Même avec ces médicaments, c'est toujours plus rentable de prévenir l'infection de l'hépatite C que de traiter la maladie", selon cette analyse.
C'est tellement humainement obvious.
fil - 18 Déc 2015 - 16:31
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RADIO CONNECTEE… ON EN REVE…



Ne cherchez pas sur la bande FM et encore moins dans les objets High tech qui inondent les hottes du Père Noël… Non, la radio connectée, c’est en fait un souhait d’hépatant que l’on pourrait ajouter sur la lettre au Père Noël .

Je m’explique: Lorsque le spécialiste vous prescrit une série de prises de sang à réaliser, les résultats lui arrivent directement ainsi qu’à vous et votre médecin traitant si vous le désirez.

Arrive alors la période d’angoisse , celle en face des étoiles qui ne sont ni des filantes, ni des marques de consigne sur des bouteilles de vin et encore moins des pâtes. Non, les étoiles ou les caractères gras soulignent les résultats en dehors des normes .

Là, vous n’osez pas déranger votre spécialiste ou votre médecin traitant en vous disant que si il y a quelque chose de grave les médecins vous appelleront … Mais vous écoutez votre répondeur plusieurs fois par jour et vous ne savez plus si vous avez donné votre nouveau numéro de téléphone portable aux médecins . Si vous en êtes là, alors n’hésitez pas allez en parler avec votre médecin traitant, c’est son boulot d’expliquer les résultats d’analyse aux patients.

Mais qu’en est il des examens de radio , écho, scanner, IRM? ils sont prescrits par le médecin traitant ou le spécialiste, et à l’heure actuelle ils sont souvent remis uniquement au patient et c’est à ce dernier qu’appartient la responsabilité de les communiquer aux médecins . Mais voilà, parfois cette étape fait perdre un temps qui peut parfois être précieux …

Alors même si les images sont remises au malade, en 2016 ne peut on pas envisager sur des lignes sécurisées que les résultats écrits soient directement adressés aux médecins. Le but n’étant pas de déposséder le malade mais d’améliorer la circulation des informations . nous savons que des expériences allant dans ce sens ont déjà été menée avec beaucoup de succès . Alors chiche, la radio connectée on la met sur la lettre du Père Noël?

Pascal

http://www.soshepatites.org/2015/12/18/ ... n-en-reve/
fil - 18 Déc 2015 - 17:08
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Les grands messages de l’année 2015 en Hépatologie
Dr Patrick Delasalle (Grasse)

http://www.cregg.org/site/images/forums ... D-A-V2.pdf

Tout savoir pour prendre en charge nos patients : avant, pendant, après.
Thierry Fontanges (Bourgoin Jallieu), Nathalie Boyer (Nanterre), Bertrand Hanslik (Montpellier)

http://www.cregg.org/site/images/forums ... -BH-V2.pdf
fil - 20 Déc 2015 - 13:19
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Salles de consommation : lancement au premier trimestre 2016



Le principe de l'expérimentation des salles de consommation à moindre risque a été adopté par l'Assemblée nationale et le Sénat en première lecture dans le cadre du projet de loi Santé. Le texte est actuellement en fin de discussion au Parlement. Il prévoit une expérimentation de six ans à compter de la date d'ouverture de la première salle. "Un démarrage est prévu à Paris (à proximité de l'hôpital Lariboisière) et Strasbourg dès le premier trimestre 2016, et à Bordeaux au cours de l'année 2016", a précisé le Comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques dans son rapport sur la mise en œuvre des conclusions présentées en novembre 2014 par deux députés sur "l'évaluation de la lutte contre l'usage de substances illicites". Ces salles, destinées à des consommateurs de drogues très désocialisés pour éviter qu'ils ne consomment dans la rue, ne pourront accueillir que des usagers majeurs, qui apporteront leur propre produit pour leur seule consommation sur place, sous supervision d'une équipe de professionnels de santé.
fil - 22 Déc 2015 - 09:14
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Loi Santé 2015 : beaucoup d’avancées et des échecs

L’Assemblée nationale a adopté définitivement le 17 décembre 2015, par un ultime vote, le projet de loi Santé. De son vrai nom : "projet de loi de modernisation de notre système de santé", ce texte est complexe et ambitieux. Il se propose d’organiser, en l’améliorant, le système de santé pour les dix à quinze ans qui viennent. La nouvelle loi comporte de nombreuses avancées… Mais il y a aussi des échecs.



Le texte du gouvernement couvre de très grands domaines comme la prévention, l’accès aux soins, les maladies chroniques, l’innovation médicale. A l’occasion des quatorze mois de travail et de débats qu’a connus le texte, les associations, dont AIDES, ont défendu nombres d’amendements pour améliorer la loi. L’objectif pour AIDES était de s’assurer que la future loi soit utile à la lutte contre le sida et les hépatites virales, et de parer aux mesures qui représenteraient des reculs en matière de prévention, d’accès aux soins, de prise en charge. Ce travail a été mené, seule sur certains sujets, le plus souvent en collaboration avec des collectifs, des associations comme le Ciss, le TRT-5, Médecins du Monde, etc., partageant les vues de AIDES et les valeurs que l’association entendait défendre lors des débats. Passage en revue des avancées, des demi-succès et des échecs.

D’importantes avancées sur la RdR

La nouvelle loi permet de belles avancées en matière de réduction des risques (RdR). L’article 8 de la loi propose une définition rénovée de la politique de réduction des risques et des outils de mise en œuvre. On trouve notamment la reconnaissance de l’accompagnement et de l’éducation à la consommation (Aerli), la reconnaissance des produits de santé participant à la RdR (on peut citer la naloxone) Il y a aussi la sécurisation juridique des acteurs de la RdR dans le cadre de leurs actions. Enfin, l'expérimentation des salles de consommation à moindre risque (SCMR) a été adoptée pour six ans. Ces SCMR seront gérées par les professionnels des centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques chez les usagers de drogue (Caarud) où est autorisée la consommation de drogues sous la supervision d'une équipe pluridisciplinaire. Paris et Strasbourg devraient être les premières villes à expérimenter pendant six ans ces salles, destinées à accueillir des usagers de drogues marginalisés, afin d’éviter la propagation du VIH ou de l’hépatite. Au ministère de la Santé, on assure que les choses peuvent "aller très vite" une fois la loi votée. Ces salles pourraient être autorisées à ouvrir leurs portes dès la fin du mois de mars 2016, indique "Le Monde" (17 décembre).

Le tiers payant généralisé adopté

Cette mesure phare du texte du gouvernement a focalisé la polémique, notamment avec les syndicats de médecins libéraux qui ont conduit de nombreuses grèves. La mesure reste très controversée. L’article 18 qui instaure, par étapes, la généralisation du tiers payant, a bien été adopté. La généralisation du tiers payant permettra au patient à partir du 30 novembre 2017 de ne plus avancer les frais de consultation.

Cela se fera par étapes...
- 1er juillet 2016 : les professionnels de santé en ville pourront dispenser d'avance de frais les patients pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie (maladies de longue durée, femmes enceintes) ;
- 1er janvier 2017 : le tiers payant pourra être appliqué sur la base du volontariat à tous les assurés.
- 30 novembre 2017 : le tiers payant sera un droit pour les assurés. Aucune sanction n'est fixée pour les professionnels de santé récalcitrants.
Le paiement de la part prise en charge par l'Assurance maladie est garanti au professionnel de santé, dans un délai maximum qui devrait être de sept jours.

Démocratie sanitaire et projets de santé… des avancées aussi

La nouvelle loi crée (article 1) une Union nationale représentative des associations d’usagers du système de santé. Ce même article donne une définition de politique de santé, de ses objectifs dont l’un est la réduction des inégalités sociales de santé. On note aussi des avancées concernant les projets régionaux de santé (article trente huit) qui doivent beaucoup au Ciss. Toujours concernant la démocratie sanitaire, l’article 43B fait un premier pas vers un statut de représentant d’usager (droit à la formation, indemnisation…).

Santé des femmes

Les mesures concernant la santé des femmes sont passées sans difficultés, dès la première lecture, rappelle "Le Figaro" (17 décembre). La pilule du lendemain pourra être délivrée directement par les infirmières scolaires sans consentement préalable des parents, ni consultation d'un médecin. Par ailleurs, si une femme souhaite avorter, il ne sera plus nécessaire d’attendre un délai de réflexion de sept jours. Actuellement, deux consultations médicales sont obligatoires avant l'interruption volontaire de grossesse (IVG), avec un délai de réflexion d'une semaine entre les deux. Ce délai peut cependant être réduit à 48 heures en cas d'urgence, c'est-à-dire lorsque la limite légale de douze semaines de grossesse approche. Enfin, pour en faciliter l'accès, les sages-femmes rejoignent les médecins au rang des professionnels autorisés à procéder à une IVG médicamenteuse.

Les dépistages renforcés par la loi

L’article 7 de la nouvelle loi crée la base légale pour les dépistages rapides communautaires (Trod - tests rapides d’orientation diagnostiques) pour le VIH, les hépatites virales, les IST. Il autorise aussi les autotests réalisés par des associations et leur diffusion par les associations. Autre avancée, le dépistage communautaire des mineur-e-s est autorisé. Enfin, autre avancée les CeGIDD (centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic) sont autorisés à délivrer la PrEP (prophylaxie pré-exposition) et le TPE (traitement post- exposition).

Ruptures de médicaments

La loi Santé s’est également attaquée aux questions de rupture d’approvisionnement. L’article 36 crée un dispositif de lutte contre les ruptures d’approvisionnement en médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (dont ceux contre le VIH et les hépatites virales).

Le "droit à l'oubli"

L'instauration d'un "droit à l'oubli" doit permettre aux anciens malades de souscrire un prêt bancaire ou un contrat d'assurance sans subir de pénalités. Autrement dit : pas de majorations de tarifs ni d'exclusion de garanties pour les anciens malades du cancer souscrivant une assurance ou un emprunt. Les personnes présentant un "risque aggravé de santé" sont confrontées à des difficultés d’accès à l’emprunt et doivent passer par la convention Aeras avec des surprimes. Avec l’article 46 bis, un droit à l’oubli est créé pour des personnes qui présentaient et ne présentent plus de risque aggravé de santé. Des grilles sont travaillées sur le VIH et l’hépatite C pour définir les conditions pour être éligibles à ce droit à l’oubli et ne plus avoir de surprimes.

Les actions de groupe… en santé

La loi permettra de regrouper dans une seule procédure les demandes de réparations concernant un grand nombre de patients victimes de dommages dus à leurs traitements. AIDES a voulu que soit élargi l'objet de cette action de groupe au-delà des seuls médicaments et dispositifs de santé, mais sans succès. Les parlementaires n’ont pas suivi. Comme il n'a pas été possible d'élargir les champs des actions de groupes dans la loi Santé, l’association a demandé à ce que l'action de groupe portant sur discriminations dans la loi sur la justice du 21e siècle, soit élargie aux discriminations liées à l'état de santé. Cela pourrait permettre de mener certaines actions qui ne sont pas prises en compte par l’actuelle loi Santé. Par exemple, les refus de soins. Par ailleurs, un autre article (46 quater) reconnaît un droit d’alerte pour les usagers du système de santé auprès de la Haute autorité de santé (HAS). Cela pourra permettre aux associations agréées de saisir directement la HAS ; de rendre publiques les réponses de la HAS, etc.

Prix du médicament : pas de fauteuil… un strapontin

Reste que la loi ne comporte pas que des succès. L’article 43 de la loi visait à assurer une représentation des usagers dans tous les organes de gouvernance de toutes les agences sanitaires nationales, notamment dans celle qui fixe le prix des médicaments : le Ceps (Comité économique des produits de santé). C’est perdu. A la place d’une véritable présence, il faudra provisoirement se contenter d’une convention cadre entre le Ceps et les associations de représentant-e-s des usager-ères-s du système de santé et de lutte contre les inégalités de santé. C’est donc d’une certaine manière une intégration inédite des associations dans le processus de fixation du prix du médicament. Comme l’explique le président de AIDES, Aurélien Beaucamp, dans son éditorial dans "Remaides" (N°94, hiver 2015) : "Les associations seront certes prises en compte dans le processus de fixation du prix du médicament, mais bien en deçà de ce que nous souhaitions. Les polémiques actuelles sur les prix exorbitants de certains traitements et le choix de rationner l’accès aux médicaments qui en découle prouvent la légitimité de notre demande à devenir un des acteurs à part entière de ce processus de fixation des prix."

Deux gros échecs

Le premier concerne les soins funéraires. L’article 52 devait créer un cadre général sur la pratique de la thanatopraxie permettant la levée de l'interdiction de soins funéraires pour les personnes séropositives au VIH ou à une hépatite virale. Suite à la mobilisation d'organisations catholiques, les soins funéraires ont été, de nouveau, autorisés au domicile des personnes décédées, ce en dépit des conditions de sécurité, d'hygiène et de protection de la santé. Cette évolution a eu pour conséquence de supprimer la levée de l'interdiction des soins funéraires pour les personnes séropositives au VIH ou à une hépatite virale. Aucune avancée n’est possible avec la loi aujourd’hui votée. La levée de l'interdiction pourrait, cependant, être obtenue par voie réglementaire dans certaines conditions. Mais c’est un échec pour le moment.

L’autre concerne l’article 19 qui prétendait s’attaquer au problème de fond que sont les refus de soins. L’observervation de l'existence et de l'ampleur des refus de soins est confiée aux ordres professionnels des soignants. C’est la plus mauvaise solution qui a été retenue : les médecins sont juges et parties. Les associations de santé doivent être associées aux travaux des ordres sur les refus de soins. L’article est inepte et sera parfaitement inefficace contre les refus de soins. Les mesures proposées par AIDES et les partenaires associatifs ont toutes été refusées: définition légale des refus de soins, aménagement de la charge de la preuve, accompagnement des personnes par les associations... C’est d’autant plus rageant que AIDES a conduit, parallèlement aux débats, un testing sur les refus de soins montrant l’ampleur du problème. La solution idéale aurait été de placer la tenue de l’observatoire des refus de soins au Défenseur des Droits et non aux ordres médicaux qui ne se sont jamais sérieusement attaqués au problème.

Des critiques demeurent

Evidemment, ce type de loi, complexe, vaste, ambitieux, suscite même après le vote des critiques. La loi Santé n’y déroge pas. "La loi votée par l'Assemblée contient des avancées notables à l'instar de la généralisation du tiers payant, l'introduction des actions collectives dans le domaine de la santé et celle du paquet neutre malgré les pressions du lobby du tabac, etc.", explique un communiqué Michèle Rivasi, députée européenne, vice-présidente du Groupe Verts/ALE au Parlement européen (17 décembre). "Nous ne pouvons en revanche que regretter que cette loi cadre n'ait pas été l'occasion de s'attaquer au cœur du problème : les intérêts privés qui viennent heurter l'intérêt général et qui gangrènent tout notre système de santé publique", explique la députée qui explique qu’une "autre loi s’impose pour réorienter la politique du médicament". "Cette loi devra permettre notamment d'obtenir une baisse générale des prix des médicaments par leur fixation à partir des données européennes et non plus de façon opaque comme actuellement par le Ceps (Comité économique des produits de santé) qui doit être profondément réformé. Elle devra aussi trouver les moyens de mettre un terme aux autorisations de mise sur le marché de complaisance, pour des médicaments sans plus-value thérapeutique et à prix prohibitifs et purger les médicaments mis sur le marché qui ne servent à rien de la liste des médicaments remboursés. Mais aussi optimiser la prescription médicale dans toutes les classes thérapeutiques avec la généralisation des génériques". Les critiques se font vives aussi contre le paquet de cigarettes neutre. La Confédération des buralistes estime que la mesure est une "erreur historique" qui "touchera la France des territoires au cœur", confondant tradition et santé publique. Critiques aussi chez les syndicats de médecins libéraux contre le tiers payant généralisé. Des critiques largement relayées à droite par les Républicains. "Ecrasée par l'idéologie sectaire de la gauche qui méprise les professions libérales et qui consiste à opposer les médecins aux patients comme le secteur privé aux hôpitaux, cette loi Touraine cherche uniquement à rassurer la gauche de la gauche du Parti socialiste", explique le député Arnaud Riobinet, Secrétaire national chargé de la Santé. Les sénateurs les Républicains ont annoncé le 21 décembre avoir saisi le Conseil constitutionnel sur ce texte. Dans leur recours, les sénateurs jugent que la généralisation du tiers payant fait "peser de lourdes contraintes sur les médecins qui sont de nature à entraver leur liberté d'entreprendre". Les sénateurs contestent également la mise en place du paquet de cigarettes neutre, qui constituerait selon eux "une violation du droit de propriété, principe constitutionnel garanti par l'article 17 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789". C’est l’argument des fabricants… Comme on voit le lobbying joue à plein. A suivre.

Seronet
fil - 22 Déc 2015 - 09:39
Sujet du message:
Newsletter 2 / SOS HEPATITES



http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... page-1.pdf

http://www.soshepatites.org/2015/12/22/ ... hepatites/
fil - 22 Déc 2015 - 09:45
Sujet du message:
JOYEUX NOEL….



Noël c’est l’anagramme de Léon, Léon c’est le cri du dindon, le dindon c’est le cousin de l’oie, l’oie c’est l’emblème du foie gras , et le foie gras c’est Noël .

Le foie gras c’est l’exemple type de la stéato hépatite (la NASH stéato hépatite non alcoolique).

En Grec, le foie se dit Hépar. Il était considéré l’organe des humeurs, il y avait la bile noire et le bile jaune, d’où l’expression « se faire de la bile ». On en a gardé le mot colére qui a la même racine que cholédoque ou encore que le choléra (maladie ou les gens vomissent). Les Grecs faisait des hépatoscopies avant les combats, ils sacrifiaient un animal et regardaient son foie pour connaitre l’issue de la bataille .

En latin, le mot foie vient de «ficus» (la figue) et de «ficatum» qui signifie foie gras d’un animal nourri de figues.

Au fur et a mesure de l’évolution de la langue ficatum devint ficitum, fidigo, fidicum ,puis firie enfin feie et finalement foie! Le foie est le seul organe dont le nom est issu de son statut d’organe malade, ficatum c’est a dire foie gras d’un animal nourri de figues .

Cette histoire est cocasse et mérite d’être racontée autour du foie gras de Noël, en se souvenant que la surcharge pondérale est un pourvoyeur de foie gras et donc de cirrhose. Les NASH et l’obésité sont devenues la première cause de cirrhoses aux USA…

Je vous souhaite tout de même des fêtes de fin d’années hépatantes!

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/12/22/joyeux-noel/
fil - 24 Déc 2015 - 15:42
Sujet du message:
Biocon lance une version générique de l'Harvoni en Inde

Le lancement aidera Biocon fournir l'accès à un médicament dans un pays où 25% des 18 millions de patients atteints du VHC sont indiqués pour l'hépatite C de génotype 1. Environ 150 millions de personnes dans le monde vivent avec une infection chronique à l'hépatite C, la plupart d'entre eux sont dans les pays faibles et à revenu intermédiaire.
"L'introduction de CIMIVIR-L renforcera le portefeuille actuel de Biocon de produits de virologie. Il renforce notre engagement à offrir un traitement abordable pour les besoins non satisfaits des patients en affections débilitantes et potentiellement mortelles", le président Biocon de marketing, Ravi Limaye, a déclaré dans un communiqué.
CIMIVIR-L, qui est une thérapie orale une fois par jour, sera mis à la disposition des patients en Inde, à une fraction du coût global, Biocon a dit, mais il n'a pas précisé le prix. Société pharmaceutique de taille moyenne Natco Pharma, qui a également reçu une licence de Gilead à vendre une version générique du médicament en Inde, vend une bouteille de 28 comprimés à environ Rs 20,000.

Le nouveau traitement, nommé CIMIVIR-L, est une combinaison à dose fixe de 90 mg et ledipasvir SOFOSBUVIR 400 mg, et une version améliorée de l'hépatite C blockbuster médicament de Gilead Sovaldi.

http://timesofindia.indiatimes.com/busi ... 312869.cms
fil - 25 Déc 2015 - 19:01
Sujet du message:
Blague et Blog, Joyeux Noël part 2 …



Eh oui, il y avait un piège dans l’illustration du dernier blog… Et c’est Franck qui l’a trouvé le premier, bravo!

En effet, sur le célèbre tableau du Mythe de Prométhée peint par Théodore Rambouts, peintre belge du 17 eme siècle, il y a un petit souci anatomique.

Zeus avait condamné Prométhée à être enchaîné et à se faire dévorer le foie par un aigle et ce, pour l’éternité ! Son foie se régénérait la nuit et l’aigle le dévorait à nouveau chaque jour!

Mais sur le tableau de Ramboust, il semble bien que l’aigle s’attaque au côté gauche de Prométhée alors que le foie est à droite. Comment est ce possible? Ramboust comme tous les peintres baroques Flamands de son époque était un féru d’anatomie, alors pourquoi cette erreur?

Plusieurs explications sont possibles:

Prométhée était peut-être porteur d’un situs inversus ( lorsque que tous les organes sont inversés) , ce qui expliquerait que l’aigle lui mange le foie à gauche!

Autre hypothèse, l’aigle pour prendre le dessus sur Prométhée, réalise une voie d’abord gauche pour atteindre la veine porte et la clamper ou la sectionner, pour diminuer ainsi les capacité de régénération.

Plus farfelu Prométhée a réalisé le premier selfie de l’histoire, d’où l’inversion, mais hypothèse peu probable, la photographie n’était pas encore née.

Enfin, on ne peut écarter l’hypothèse selon laquelle l’aigle ne connaissait pas son anatomie et était simplement con.

Mais malheureusement Franck tu n’as pas gagné l’abonnement de un an à notre newsletter «l’Hépatante» car il y avait une deuxième blague, plus ornithologique celle ci …

En effet, le cri du dindon n’est pas léon, c’est le paon qui s’exprime ainsi.

C’était le deuxième piège que personne n’a trouvé.

Mais ne t’inquiéte pas Franck la newsletter est gratuite et tu peux t’abonner simplement en allant sur le site .

La mythologie est vraiment hépatante.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2015/12/25/ ... el-part-2/
fil - 26 Déc 2015 - 15:25
Sujet du message:
L'infection par le virus de l'hépatite C en tant que facteur de risque pour la maladie de Parkinson
le 23 Décembre 2015

Objectif : Déterminer si le virus de l'hépatite C (VHC) est un facteur de risque de développer la maladie de Parkinson (PD).

Méthodes : Cette étude de cohorte basée sur la population à l'échelle nationale a été fondée sur les données obtenues à partir d'un ensemble de données de la base de données nationale de Taiwan recherche d'assurance maladie pour la période de 2000 à 2010. Un total de 49967 patients atteints d'hépatite virale ont été inclus dans l'analyse. En outre, 199868 personnes sans hépatite virale ont été incluses pour les comparaisons. Les patients atteints d'hépatite virale ont été ensuite regroupés en 3 cohortes: virus de l'hépatite B (VHB), l'infection par le VHC et le VHB et le VHC co-infection. Dans chaque cohorte, nous avons calculé l'incidence de développer la maldie de Parkinson . Un modèle de Cox des risques proportionnels a été appliqué pour estimer le risque de développer PD en termes de ratios de risque (RR) et les intervalles de confiance à 95% (IC).

Résultats : Les résultats bruts pour le développement de PD était de 0,66 (IC à 95% = 0,55 à 0,80) pour l'infection à VHB, 2,50 (IC à 95% = 02/07 à 03/02) pour l'infection par le VHC, et 1,28 (IC à 95% = 0,88 à 1,85) pour le VHB coinfection -HCV. L'association entre le VHC et le PD est restée statistiquement significative après ajustement pour l'âge, le sexe et les comorbidités (RR ajusté = 1,29, IC à 95% = 1,06 à 1,56).

Conclusions : Nous avons mené une grande étude basée sur la population à l'échelle nationale et avons constaté que les patients infectés par le VHC présentent un risque significativement accru de développerla maladie de Parkinson .

http://www.neurology.org/content/early/ ... hort?rss=1
Schlange - 26 Déc 2015 - 16:34
Sujet du message:
Mais quelle merde.
lolanice - 26 Déc 2015 - 18:19
Sujet du message:
On n'est pas au bout des études, ... Exclamation et des découvertes tardives... entre vhb vhc co inf & pathologies annexes ...
Restons perplexes
Pas trop glop en effet, ouf qu'on pourra bientôt tous en guérir de cette saleté. Wink
Schlange - 27 Déc 2015 - 09:33
Sujet du message:
C'est chouette de se dire qu'un jour, pour la première fois de sa vie, on ne sera plus malade. C'est moins chouette de se dire qu'on aura été malade durant toute son enfance et son adolescence. Va falloir que j'apprenne à faire du roller, quand je me mettrai au sport.
fil - 28 Déc 2015 - 08:41
Sujet du message:
Carcinome hépatocellulaire sur stéato-hépatite non alcoolique : un plus mauvais pronostic !

Le carcinome hépatocellulaire (CHC) est de plus en plus fréquemment rapporté chez les patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique (SHNA). L’objectif de cette étude était d'évaluer plus précisément la prévalence du CHC et la mortalité chez les patients avec une SHNA. Les auteurs se sont servi des registres SEER (Surveillance, Epidemiology and End Results) pour la période 2004-2009 et des fichiers Medicare pour identifier les cas de CHC, de SHNA, d’infection par le virus de l'hépatite C (VHC), ou de l'hépatite B (VHB), de maladie alcoolique du foie (MAF), et d'autres maladies hépatiques en utilisant la classification internationale des maladies. L’existence d’une SHNA était également retenue sur des descriptions cliniques (cirrhose cryptogénique, sujets obèses diabétiques souffrant d'une maladie du foie cryptogénique).

Une augmentation de 9 % par an

Un total de 4 929 cas de CHC et 14 937 contrôles sans HCC ont ainsi été inclus. Parmi les cas de CHC, 54,9 % étaient liées au VHC, 16,4 % à une MAF, 14,1 % à une SHNA et 9,5 % au VHB.
Sur la période examinée (2004-2009), le nombre de CHC en rapport avec une SHNA a augmenté de 9 % par an.

Les patients atteints de CHC-SHNA sont plus âgés (73,2 ± 8 ans vs. 65,8 ± 10,7 pour les patients ayant un CHC en rapport avec le VHC par exemple), ont une survie plus courte que ceux avec un CHC d’autre cause en dehors de ceux en rapport avec une MAF (taux de décès à un an, 61,2 %, 51,3 %, 43,7 % pour les CHC en rapport avec une SHNA, un VHC et un VHB respectivement), souffrent plus fréquemment de maladies cardiaques (31,2 %) et sont davantage susceptibles de mourir de leur cancer primitif du foie (81 %) (p < 0,0001).

Parmi ceux ayant été greffés après CHC (n = 488), seulement 5 % l’ont été pour un CHC-SHNA.

Une cause majeure de carcinome hépatique aux USA

En analyse multivariée, la SHNA augmente le risque de décès à 1 an (Odds ratio : 1,21; intervalle de confiance à 95 %: 1,01 à 1,45).
En outre, un âge plus élevé, un faible revenu économique, ou la présence d’un CHC non « stagé » augmentent le risque de mortalité à 1 an. A l’inverse une greffe hépatique ou un CHC diagnostiqué à un stade de tumeur localisée sont des facteurs protecteurs (p <0,05).

Cette étude montre que la SHNA devient une cause majeure de CHC aux Etats-Unis, et qu’il est de plus associé à une survie plus courte, un stade de la maladie plus avancé au moment du diagnostic et une probabilité plus faible d’être transplanté.

Il est donc important de promouvoir des actions de santé publique visant à lutter contre l’obésité et le syndrome métabolique.

Référence

Younossi Z et coll. : Association of nonalcoholic fatty liver disease (NAFLD) with hepatocellular carcinoma (HCC) in the United States from 2004 to 2009. Hepatology 2015; 62: 1723-1730.
fil - 28 Déc 2015 - 12:00
Sujet du message:
Alcool : binge drinking et consommation chronique, cocktail détonnant pour le foie

Mélanger alcoolisation chronique et biture express est une mauvaise idée. Les dégâts sur le foie sont démultipliés, notamment les nécroses et les signes de maladie chronique.

Un Français sur 10 consomme de l’alcool tous les jours. Presque autant connaissent des ivresses répétées. Le cocktail est particulièrement dangereux pour le foie, comme le révèle une étude parue dans la revue Biomolecules. Mélanger alcoolisation chronique et binge drinking augmente les lésions hépatiques liées à l’alcool, ce qui affecte le fonctionnement de l’organe.

Quatre groupes de souris ont été séparés au cours des travaux. Certaines ont été exposées quotidiennement à des doses d’alcool, d’autres ont connu une consommation massive ponctuelle, mais répétée. Un troisième groupe a été exposé aux deux modes de consommation. Le dernier a servi de contrôle. L’objectif était de distinguer l’impact des différentes consommations d'alcool sur le foie des animaux.

13 fois plus de dépôts graisseux

Par rapport au groupe contrôle, l’exposition seule à l’alcool de manière chronique ou ponctuelle a un impact modéré. En revanche, le mélange des deux est terrible pour le foie. Les souris présentent davantage de nécroses, les marqueurs de maladie hépatique et de stress oxydatif liés à l’alcool augmentent aussi. « La quantité des dépôts graisseux dans leurs foies était encore plus choquante, souligne Shivendra Shukla, principal auteur de l’étude. Elle était environ 13 fois plus élevée que dans le groupe contrôle. » Et ces dégâts sont durables : les foies analysés montrent des signes de de lésions chroniques.

En fait, la combinaison de l’alcoolisation chronique et de l’alcoolisation ponctuelle importante (API) induit des changements métaboliques dans le foie, qui perd alors sa capacité à combattre le stress auquel il est confronté.

Selon les auteurs, le foie n’est pas le seul organe à être affecté par un tel comportement. « Boire de l’alcool en excès peut provoquer une réponse inflammatoire dans le foie et d’autres organes du corps, explique Shivendra Shukla. Si ces organes travaillent à un moindre niveau, tout un ensemble de processus physiologiques peuvent être affectés. » A l’aube du réveillon du nouvel an, mieux vaut donc rester prudent.

http://www.mdpi.com/2218-273X/5/4/3280
fil - 29 Déc 2015 - 09:01
Sujet du message:
BLAGUE DE NOEL 2015…



Cette année je ne vous proposerai pas une blague, mais plutôt un bêtisier 2015. Ce bêtisier a pu être conçu grâce à la complicité d’Emmanuelle, infirmière d’éducation thérapeutique qui tout au long de l’année a recopié les bons mots des usagers nous permettant de vous proposer ce billet .

Quand une femme vous dit qu’elle a fait une poignée de frites parce qu’elle a un escarre du scrotum, il ne faut pas la faire interner de suite mais comprendre qu’elle a fait une pyélonéphrite dont la porte d’entrée infectieuse était un escarre du sacrum. Et comment ne pas sourire face à un patient qui ne veut plus voir « l’endoctrinologue » parce qu’il est au bord du rouleau, personne n’ayant trouvé de traitement pour son acné du sommeil. Respect aussi a celui ci, venu déposer son dossier pour être admis en maison de condoléances ou de cet autre ne pouvant plus parler suite à un cancer des cordes vitales et qui avait le sentiment que maintenant sa famille lui avait mis une table en bout de chaise !

Ou encore ce sympathique patient porteur d’une cirrhose alcoolique avouant que depuis qu’on l’avait désentubé et qu’il avait rencontré le « pysschologue », il ne buvait plus que du fantasme…. Rien de sexuel, il faut juste comprendre que depuis son passage en réanimation où il avait été intubé puis extubé il avait pris la décision de ne plus boire d’alcool mais uniquement des boissons gazeuses comme le Fanta… Je garde une profonde tendresse pour le malade qui parle de rase-morte plutôt que de rase-motte ou ce patient porteur d’hépatite C qui n’avait pas compris que la biologie spécialisée était adressée au laboratoire CERBA et nous a téléphoné pour savoir si nous avions des nouvelles de ses analyses parties au laboratoire Sheba … Jamais nous ne nous moquerons mais nous prenons ces perles comme des cadeaux que nous offrent les malades dans leur parcours de soins souvent compliqué. Et je voudrais terminer par un hommage à ce patient qui ne comprenait pas pourquoi on lui avait trouvé un module dans le foie …Ca ne s’invente pas …

Pascal Mélin

Pour retrouver la blague de Noël 2014 rendez vous sur :

http://www.soshepatites.org/2014/12/26/ ... e-de-noel/

http://www.soshepatites.org/2015/12/29/ ... noel-2015/
fil - 30 Déc 2015 - 15:18
Sujet du message:
Les interactions médicamenteuses avec les nouveaux agents antiviraux par voie orale dans une grande cohorte monde réel

NEW YORK (Reuters Health) Beaucoup de patients prenant des antiviraux à action directe (DAA) pour traiter les virus de l'hépatite C (VHC) sont à risque d'interactions médicamenteuses cliniquement significatives (DDIS), montre de nouvelles recherches.
Ces interactions ont le potentiel de causer l'échec du traitement, ce qui est particulièrement problématique étant donné qu'il est actuellement difficile de savoir comment traiter les patients qui prennent le traitement avec des DAA, le Dr Heiner Wedemeyer de l'école de médecine de Hanovre en Allemagne, l'un des auteurs de l'étude, a déclaré à Reuters Santé dans une entrevue téléphonique.

Le bocéprévir et le télaprévir, sont les premiers DAA à être approuvés pour le VHC, et sont connus pour entraîner un risque de DDI, le Dr Wedemeyer et ses collègues notent dans leur rapport en ligne le 26 Novembre dans Clinical Infectious Diseases .

Maintenant que plusieurs autres DAA ont été approuvés , ajoutent-ils, ils sont devenus la norme de soins pour le VHC aux États-Unis et en Europe. Alors que les DAAs plus récents sont généralement considérés comme de porter un risque plus faible de DDI, les chercheurs ajoutent, «le risque réel de DDI par ces schémas DAA plus récents et la médication concomitante des patients reste incertaine."

Pour enquêter sur le "monde réel" potentiel cliniquement significative des DDI, les chercheurs ont étudié 261 patients mono-infectés par le VHC, y compris 115 patients consécutifs inscrits après l'approbation du bocéprévir et le télaprévir en 2011, et 146 patients consécutifs recrutés après SOFOSBUVIR a été approuvé en 2014 . Ils ont demandé aux patients , les médicaments qu'ils ont pris, et ensuite évalué le potentiel de DDI entre ces médicaments et plusieurs types de thérapie DDA.

Les patients étaient sur une moyenne de deux médicaments, tandis que 20% n'avaient pas d'autres médicaments . Les quatre médicaments les plus couramment utilisés parmi les participants à l'étude étaient pantoprazole (18,8%), la spironolactone (16,5%), lévothyroxine (16,5%), et d'hydrochlorothiazide (10%).

Le risque de DDI cliniquement significatif était le plus faible pour les patients sur SOFOSBUVIR / ribavirine, avec 9,6% au risque d'une DDI qui exigerait soit une surveillance plus étroite ou ajustement de la dose. Les patients sur ombitasvir / paritaprevir / ritonavir avec ou sans dasabusvir étaient au plus haut risque potentiel de DDI graves, à 66,3%.
Le risque DDI respectif pour les personnes qui prennent Sovaldi et Olysio (simeprevir), Sovaldi et Daklinza (daclatasvir) ou Harvoni (ledipasvir/sofosbuvir) était de 31,4 %, 36,8 % et 40,2 %.

Conclusions : Un nombre significatif de patients sont à risque de DDI si elle est traitée avec les schémas DAA récemment approuvés. Une évaluation minutieuse du potentiel DDI est essentielle pour prévenir les effets négatifs ou des risques inutiles d'échec du traitement.


http://cid.oxfordjournals.org/content/e ... 3.abstract
fil - 30 Déc 2015 - 19:37
Sujet du message:
La recherche montre que l'hépatite C est associée à un risque accru de maladie cardiaque

L'Université de l'Arkansas scientifiques ont annoncé que l'hépatite 'C' est associé à un risque accru de maladie cardiaque.

"Le lien entre les infections chroniques et de maladies cardiaques athéroscléreuses a été bien décrite. L'hépatite C est une infection courante qui affecte plus de 150 millions de personnes dans le monde. Nous voulions voir si l'infection active par l'hépatite C augmente le risque de développer une maladie cardiaque," a déclaré la directrice investigateur, le Dr Naga V Pothineni MD à l'Université de l'Arkansas pour les sciences médicales, des États-Unis.

L'hépatite C induit un état d'inflammation chronique qui provoque une activation des voies qui conduisent finalement à l'élaboration d'une plaque de cholestérol. Ces plaques bloquent les artères qui irriguent le cœur, coupant son approvisionnement en sang. Cela conduit à une ischémie aiguë du myocarde, communément appelé une crise cardiaque.

Les chercheurs ont examiné les dossiers de 25 000 patients environ. Ils ont comparé le taux de crises cardiaques chez les patients avec et sans infection à l'hépatite C. Ils ont constaté que les patients atteints de l'infection de l'hépatite C actif avait une chance de 59% plus élevée de développer un événement lié à la crise cardiaque par rapport aux patients sans l'hépatite C, même si elles avaient les mêmes facteurs de risque cardiaque comme l'hypertension et le diabète.

Dr Pothineni dit "Les résultats de cette étude ont des implications importantes. Comme de nouvelles thérapies sont en cours d'élaboration, la plupart des patients atteints d'hépatite C peuvent maintenant espérer une guérison. Identifier l'hépatite C comme un facteur de risque important et le traitement qu'il pourrait aider non seulement le rétablissement de la fonction hépatique, mais peut également diminuer le risque de maladie cardiaque dans cette population. D'autres études dans ce secteur peuvent renforcer nos observations. "

L'étude a été publiée dans le American Journal of Cardiology.
fil - 01 Jan 2016 - 11:56
Sujet du message:
2016, ne vous en déplaise…



Chaque année, au moment d’aborder la nouvelle année, chacun y va de ses bons souhaits, fermes résolutions abandonnées dès le 3 janvier, etc… donc je me lance à mon tour avec un petit clin d’oeil à une anaphore désormais célèbre:



L’hépatite C est une épidémie majeure que l’on peut comparer à un feu de forêt. L’année 2015 aura été l’année de l’accès aux nouveaux traitements et à la guérison pour les patients porteurs d hépatite C au stade de cirrhose ou de pré-cirrhose . L’incendie semble circonscrit, les nouveaux traitements nous ont permis d’éteindre les flammes les plus destructrices, maintenant il faut achever le travail pour stopper enfin définitivement l’hépatite C !

Alors ce que je vous souhaite surtout, hépatants ou non, c’est de prendre soin de vous et de ceux que vous aimez, ce soir, demain, mais aussi tous les autres jours de l ‘année, que 2016 soit une année riche en sourires, en échanges, en soutien …

une année triomphante et hépatante, quoi!

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/01/01/ ... -deplaise/
fil - 03 Jan 2016 - 08:29
Sujet du message:
Le mécanisme d’un candidat vaccin anti-sida filmé in vivo

Grâce à une technologie innovante, des chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’Inserm sont parvenus à filmer in vivo le déclenchement de la réponse immunitaire par un candidat vaccin anti-sida développé par l’Institut de Recherche Vaccinale et l’ANRS. Ces images inédites montrent l’action précise du vaccin quant au recrutement des cellules immunitaires nécessaires à la destruction des cellules infectées. En permettant de mieux comprendre le mode d’action du vaccin, ces résultats, publiés dans la revue Nature Medicine, le 21 décembre 2015, valident son potentiel.

L’objectif de l’étude menée par les chercheurs de l’unité Dynamique des réponses immunes (Institut Pasteur / Inserm / VRI), dirigée par Philippe Bousso, Directeur de recherche Inserm, était de visualiser l’effet sur la réponse immunitaire d’un candidat vaccin contre le sida / VIH (MVA-HIV) en cours d’essai clinique par l’Institut de Recherche Vaccinale (VRI) et l’ANRS.



Pour cela, le vaccin a été administré à des souris saines. Les chercheurs ont alors observé en temps réel la chorégraphie des cellules du système immunitaire qui se met en place, en quelques heures seulement, dans le ganglion lymphatique, l’organe où se développe la réponse vaccinale.

Grâce à une technique d’imagerie microscopique puissante non invasive, les chercheurs ont pu visualiser pour la première fois in vivo et en direct la formation d’un complexe protéique à la structure très particulière : l’inflammasome, un assemblage complexe de protéines, qui apparait dans les premières cellules immunitaires ciblées par le vaccin, les macrophages.

L’inflammasome favorise alors la maturation du messager chimique, l’interleukine IL-1, mais induit aussi la mort du macrophage libérant ainsi ce messager inflammatoire dans le ganglion. Par une réaction en chaîne, ce signal conduit au rassemblement des multiples acteurs du système immunitaire dans le ganglion et notamment des cellules tueuses particulièrement importantes pour la réponse vaccinale.

Ces films in vivo ont donc permis de reconstituer avec précision les étapes clés du fonctionnement de ce vaccin et d’identifier une voie importante qui orchestre la mobilisation efficace de la réponse immunitaire.

"C’est la première fois qu’il est donné de visualiser in vivo et en temps réel la formation de cette structure originale, l’inflammasome" commente Philippe Bousso.

"Ainsi notre étude souligne le potentiel du candidat vaccin MVA-HIV à déclencher une réponse immunitaire importante et diversifiée."

Ces travaux ont reçu le soutien de l’Institut de Recherche Vaccinale, la Fondation pour la Recherche Médicale et le Conseil Européen de la Recherche (ERC).

http://www.inserm.fr/espace-journaliste ... me-in-vivo
fil - 05 Jan 2016 - 11:17
Sujet du message:
HOMOPHOBIE POLITIQUEMENT CORRECTE ?



Le don de sang en France est anonyme et non lucratif. Depuis 1981, si vous déclariez être homosexuel ou toxicomane votre don de sang était systématiquement refusé lors de l’entretien préalable.

Il y a quelques mois un habitant de Metz à porté plainte auprès de la Cours Européenne des Droits de l’Homme pour discrimination sur l’orientation sexuelle et il a gagné son procès contre l’Etat Français et le Centre National de Transfusion Sanguine.
Mais comment en est-on arrivé là? Lors de la découverte de la maladie VIH puis de l’hépatite C on a découvert que la sécurisation par la recherche d’anticorps était une sécurité imparfaite car les anticorps pouvaient mettre 3 mois à apparaitre alors que le donneur était déjà contaminant.

Devant la fréquence élevée de l’épidémie VIH chez les usagers de drogue et chez les homosexuels, il a été décidé d’écarter du don de sang toute personne qui déclarerait appartenir à l’une de ces communautés.

Depuis 30 ans cette exclusion du don est restée dans les recommandations lors des collectes de sang. Et cette exclusion n’a pas évolué au fil de la progression de l’épidémie qui s’est depuis étendue à toute la population.

Ainsi lors des interrogatoires ( pardon lors des recueils de données) et de validation du don chez les hétérosexuels il fallait pour pouvoir être donneur, ne pas avoir eu de partenaires multiples depuis 4 mois et être dans une relation stable ou protégée.

Alors pourquoi ne pas appliquer la m^me chose pour les MSM ou en français HSH (Homme qui ont des rapports Sexuels avec des Hommes) Les HSH sont toujours exclus définitivement du don. Mais on peut être homosexuel dans un couple stable et vouloir donner son sang par pur altruisme. C’est ce qui a amené ce jeune messin à porter plainte pour discrimination sexuelle.

La Ministre de la Santé Française a pris la décision le 4 novembre dernier de permettre le don de sang des homosexuels , nous nous sommes alors félicités (comme bien d’ autres ) de cette prise de position courageuse . Mais en fait en y regardant de plus près, les homosexuels masculins ne sont plus exclus du don, à condition de n’avoir eu aucun rapport sexuel depuis 1 an! Mais quel est donc le statut de celui qui n’a pas eu de rapports depuis 1 an? hétérosexuel, homosexuel, personne a la sexualité dormante? N’est-on pas en train de remplacer une exclusion par une autre ?

Depuis 2002, il n’y a pas eu de contamination VIH par transfusion grâce aux mesures de sécurité mises en place. Pourtant chaque année après validation par un entretien, ce sont 7 à 14 personnes que l’on dépiste comme porteur du VIH. Et toutes ces personnes sont hétérosexuelles!!!

Alors oui, l’exclusion du don de sang actuelle est absurde, il faut la faire évoluer, un nouveau combat à mener donc. Mais pour autant est ce une revendication de principe ou pourrait-on voir une augmentation significative des dons de sang?

Il nous reste le débat sur les usagers de drogue stabilisés, faut il les exclure au titre du principe de sécurité?

A suivre, le débat continue…

P Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/01/05/ ... -correcte/
fil - 05 Jan 2016 - 15:08
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AP-HP : ouverture d’un centre de dépistage et de prise en charge rapide des hépatites virales à l’hôpital Paul-Brousse
Publié le 04/01/2016

Depuis le 23 novembre 2015, un Centre de dépistage et de prise en charge rapide des hépatites virales[1] a ouvert à l’Hôpital Paul-Brousse de l’AP-HP. Première structure de ce type à l’AP-HP, ce centre propose des tests de dépistage (hépatite B, hépatite C et VIH) et accueille des patients atteints d’une hépatite B ou C dans un délai d’une semaine maximum afin de leur offrir une prise en charge adaptée. Le Pr Jean-Charles Duclos-Vallée –coordonnateur du Département hospitalo-universitaire HepatInov–, le Dr Teresa Antonini –hépatologue– et le Pr Anne-Marie Roque –virologue– en sont à l’initiative.



Pour résoudre les éventuels problèmes liés à la prise en charge (non-affiliation à la sécurité sociale, perte de papiers d’identité …) et aider les patients dans leurs démarches administratives, une assistante sociale est également présente.

« Ce service, explique le Dr Teresa Antonini, permet de réduire l’accès à la prise en charge de quelques mois en moyenne à une matinée ».

Selon un rapport de la Haute Autorité de Santé (HAS) publié en 2014, 43% des personnes atteintes d’hépatite C ignorent leur maladie et dans 54% des cas, la découverte d’anticorps est faite de manière fortuite, lors d’autres examens. En France, on compte chaque année 3600 décès associés au virus de l’hépatite C. Faciliter l’accès au dépistage et accélérer la prise en charge des hépatites virales représentent donc un enjeu de santé publique de premier plan.

L’autorisation de mise sur le marché en 2014 de nouveaux médicaments anti-VHC, les anti-viraux à action directe, ont bouleversé la prise en charge des patients atteints d’hépatite chronique. Il s’agit de traitements généralement courts (3 mois) permettant une guérison chez plus de 90% des patients et présentant des effets secondaires très modérés. Cependant, plusieurs freins existent dans la prise en charge des patients, notamment le délai trop long pour accéder à une consultation spécialisée avec un hépatologue.

Ce centre complète par ailleurs l’offre de soins des Hôpitaux universitaires Paris-Sud, AP-HP, en matière de dispositifs de diagnostic rapide : diagnostic rapide du cancer de l’endomètre et du nodule de la thyroïde à l’hôpital Bicêtre, diagnostic rapide du cancer du sein aux hôpitaux Antoine-Béclère et Bicêtre, et diagnostic rapide des tumeurs du foie à l’Hôpital Paul-Brousse.

Informations pratiques sur le C-PREH de l’Hôpital Paul Brousse, AP-HP :

Le centre dépistage et de prise en charge rapides des hépatites virales est ouvert le lundi et le jeudi matin à partir de 8h00.

Pour prendre rendez-vous : 01 45 59 64 31 (de 9h30 à 16h du lundi au vendredi) | cs.rapide.hepatites@aphp.fr

Se rendre au centre : rez-de-chaussée du Centre Hépato-Biliaire, Hôpital Paul-Brousse, 12 Avenue Paul Vaillant Couturier, 94800 Villejuif.

http://www.aphp.fr/contenu/ap-hp-ouvert ... es-virales
fil - 06 Jan 2016 - 07:28
Sujet du message:
Deux raisons supplémentaires de se faire vacciner contre l'hépatite B

Le parquet de Paris a prononcé un non lieu dans l'enquête judiciaire sur le vaccin contre l'hépatite B. Les études scientifiques et différents experts ont amené la justice à cette décision.

Pour plus de détails : http://www.la-croix.com/Actualite/Franc ... 04-1399691

Par ailleurs, la nouvelle loi de santé adoptée le 17 décembre autorise dans certaines situations la dispense de consentement des titulaires de l'autorité parentale pour la réalisation d'actes médicaux sur un mineur. Un mineur peu donc aujourd'hui, s'il le souhaite et en accord avec son médecin, se faire vacciner contre l'hépatite B. (Article 2 bis (art. L. 1111-5 et L. 1111-5-1 [nouveau] du code de la santé publique).

Pour plus de détails : http://www.senat.fr/rap/a14-628/a14-6285.html


fil - 06 Jan 2016 - 15:10
Sujet du message:
PREP : mode d’emploi du Truvada



Paris, le mercredi 6 janvier 2015 – La fin de l’année a été marquée par la confirmation de l’octroi d’une recommandation temporaire d’utilisation de l’antirétroviral Truvada (emtricitabine, ténofovir disoproxil) pour la prévention de l’infection à VIH chez les sujets à très hauts risques. Avec la publication le 31 décembre de l’arrêté organisant pendant trois ans la prise en charge de ce traitement dans ce cadre et la présentation par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) du protocole de suivi des patients, cette RTU est désormais effective.

Indications : des critères, mais une assez grande marge de manœuvre

Ce protocole publié le 4 janvier donne des précisions sur les indications, la prescription, l’administration et le suivi du traitement. Il est ainsi confirmé que la prophylaxie pré-exposition (PREP) par Truvada ne pourra être réalisée que par des médecins hospitaliers « expérimentés dans la prise en charge de l’infection au VIH ». Concernant les indications, les auteurs du protocole semblent avoir choisi de ne pas restreindre trop strictement le champ des sujets pouvant potentiellement bénéficier de cette prophylaxie. Le protocole précise ainsi que « Truvada est indiqué dans la prophylaxie pré-exposition au VIH chez les personnes âgées de 18 ans et plus à haut risque d’acquisition du VIH par voie sexuelle ». Il revient donc au prescripteur d’évaluer ce « risque ». Pour ce faire, il pourra s’appuyer sur un « guide » fourni avec les fiches d’initiation au traitement. Ces dernières qui doivent être remplies par le praticien, doivent renseigner la nature du risque justifiant la prescription. On retrouve dans les critères énumérés par ces documents, les sujets chez lesquels le traitement a été considéré comme indiqué par le comité d’expert présidé par le professeur Philippe Morlat, sous l’égide du Conseil national du Sida (CNS) et de l’Agence nationale de recherche sur le Sida (ANRS). Il s’agit des homosexuels masculins et des personnes transgenres rapportant des relations anales non protégées avec au moins deux partenaires dans les six derniers mois et/ou ceux ayant présenté plusieurs épisodes d’infections sexuellement transmissibles, et/ou ceux ayant eu recours à la PREP à plusieurs reprises dans les 12 derniers mois et/ou utilisant des drogues psychoactives pendant les rapports sexuels. Sont également cités les prostitué(e)s n’utilisant pas de préservatifs, les personnes en situation de vulnérabilité exposée à des rapports sexuels non protégés à haut risque de transmission (c’est à dire avec des sujets originaires de région à forte prévalence, des sujets ayant plusieurs partenaires sexuels ou des usagers de drogues injectables) et les personnes ayant des rapports sexuels avec des sujets présentant des « facteurs physiques augmentant le risque de transmission (…) (ulcération génitale ou anale, IST associée, saignement) ». Le comité d’experts ne retenait pas a contrario parmi les sujets chez lesquels le traitement pourrait être indiqué les personnes appartenant à un couple séro-différent. La fiche d’initiation ménage la possibilité pour les prescripteurs d’intégrer ces patients dans un programme de PreP en aménageant une « case » permettant d’inclure « une autre situation jugée à haut risque d’acquisition ». Ainsi, une assez grande liberté a été laissée aux prescripteurs (à la différence sans doute de précédentes RTU, que l’on pense par exemple au baclofène).

Un suivi très soigné

L’encadrement est plus strict en ce qui concerne les examens à réaliser avant l’initiation du traitement et l’information à délivrer au patient. Compte tenu de l’absence de protection vis-à-vis des autres infections sexuellement transmissibles, du risque d’exacerbation aiguë et sévère de l’hépatite à l’arrêt du Truvada chez les sujets infectés par le VHB et de la toxicité rénale du traitement, toute initiation doit être précédée d’une créatinémie (associée à l'estimation de la clairance de la créatinine), du dosage des phosphates sériques, de la sérologie VIH, VHB et VHC et du dépistage des autres IST ainsi que de la réalisation d’un test de grossesse. Ces différents examens devront également être réalisés dans le cadre du suivi : d’abord un mois après le début du traitement, puis tous les trois mois au minimum. Par ailleurs, le médecin devra transmettre un certain nombre d’informations essentielles au patient, concernant notamment l’importance du suivi, de la réduction des comportements sexuels à risque, des effets secondaires potentiels de Truvada, de l’absence de protection vis-à-vis des autres IST (et de l’absence de protection totale vis-à-vis du VIH) et du schéma d’administration.

Un schéma d’administration plutôt en continu

Concernant ce dernier, le protocole répond également à une question épineuse. On le sait, la majorité des études conduites sur le sujet a évalué l’efficacité de la prise du traitement en continu, à la différence de l’essai français Ipergay qui s’est intéressé à une administration à la demande. Compte tenu de ces données, le protocole de l’ANSM juge que le schéma d’administration quotidien en continu (seul autorisé aux Etats-Unis) est « à privilégier ». Néanmoins, la possibilité de proposer une délivrance à la demande n’est pas écartée. Là encore une certaine liberté est laissée au prescripteur. La complexité de l’observance d’un tel schéma est néanmoins rappelée, tandis qu’il est souligné que cette méthode est contre-indiquée chez les sujets infectés par le VHB.

Signaler les cas de séroconversion au VIH sous Truvada

Ce protocole est également publié sur le portail mis en place par les laboratoires Gilead pour accompagner cette RTU. Les médecins habilités à la prescription de Truvada à titre préventif y trouveront les différents éléments leur permettant d’initier ce traitement, ainsi que les fiches destinées à déclarer les effets indésirables, ainsi que les cas de séroconversion au VIH des patients sous Truvada. Des bilans seront régulièrement proposés grâce à une collaboration avec les consultations dédiées à la PreP déjà ouvertes. Ils permettront notamment de mesurer le taux de pénétration de cette méthode chez les populations concernées, alors qu’aux Etats-Unis, les ventes de Truvada n’ont pas connu l’augmentation escomptée après l’autorisation de son utilisation à titre préventif.

RTU -Truvada 200 / 245 mg, comprimé pelliculé - Protocole de suivi des patients (04/01/2016)

http://ansm.sante.fr/S-informer/Actuali ... nformation
fil - 06 Jan 2016 - 15:31
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Schlange - 06 Jan 2016 - 18:13
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Que quoi ? C'est quoi la JFHOD ? Des conférences ou des réunions de décision ?
fil - 06 Jan 2016 - 18:29
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C'est un congrès Schlange parmi tant d'autres , en aucun cas des réunions de décision

Les JFHOD, Journées Francophones d’Hépato-gastroentérologie et d’Oncologie Digestive, sont le congrès francophone de référence des maladies et cancers de l’appareil digestif et le second congrès européen de la spécialité en termes d'affluence.

http://www.jfhod.com/quesontlesjfhod/index.phtml
fil - 07 Jan 2016 - 16:16
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Dépister hors les murs d’un centre de dépistage : une expérience mobilisatrice pour des usagers de drogues

Objectif :

L’infection virale C est un problème de santé publique chez les usagers de drogues (UDD), qui échappent au dépistage. L’objectif principal de l’étude était de décrire une expérience de dépistage hors les murs menée par l’équipe d’addictologie du CHU de Tours.

Méthodes :

De 2008 à 2010, 14 journées de dépistage gratuit du virus des hépatites C et B (VHC, VHB) et de l’immunodéficience humain (VIH) étaient proposées, hors les murs du Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit, au sein d’un Centre de Soins, d’Accueil et de Prévention en Addictologie (CSAPA). Un questionnaire recueillait les principaux facteurs de risque de transmission des virus et les statuts sérologiques.

Résultats :

76 % des 219 personnes dépistées déclaraient être usagers de drogues. Le taux de positivité du VHC était de 20 %. L’usage de la voie intraveineuse isolée et l’usage de voies multiples étaient des facteurs de risque de VHC. 83,5 % des 30 patients séropositifs au VHC à l’acide ribonucléique (ARN) positif acceptaient une prise en charge de leur VHC.

Conclusions :

Un dépistage gratuit, proposé dans un lieu qu’ils ont l’habitude de fréquenter, pourrait être un levier de facilitation du dépistage pour les usagers de drogues. Le taux de positivité du VHC était comparable à la littérature concernant les usagers de drogues. Les taux de patients traités et suivis étaient supérieurs à ceux de la littérature. Dépister hors les murs permettrait de faire entrer les usagers de drogues dans une démarche de soins.

http://www.cairn.info/revue-sante-publi ... ge-633.htm
fil - 07 Jan 2016 - 16:48
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Pharmacies : un outil contre les ruptures d’approvisionnement



Les pharmacies françaises sont en train de se doter d'un logiciel informatique inédit pour mieux gérer les ruptures d'approvisionnement de médicaments. Ce phénomène de ruptures est en progression depuis dix ans et peut avoir des répercussions graves pour les malades. C’est ce qu’a annoncé (10 décembre) l'Ordre des pharmaciens. Au bout de 72 heures, l'outil, baptisé DP-ruptures (DP pour dossier pharmaceutique), signale automatiquement à l'industriel le ou les médicaments manquants, a expliqué Isabelle Adenot, la présidente de l'Ordre des pharmaciens, lors d’une conférence de presse.
"Trois mille pharmacies sur les 22 000 que compte la France métropolitaine et Outre-mer ont déjà adopté ce logiciel. Fin 2016, ce sont 15 000 à 16 000 pharmacies qui utiliseront cet outil", a-t-elle précisé, citée par l’AFP. Le DP-ruptures serait "sans équivalent dans d'autres pays", selon l'Ordre des pharmaciens. "Cet outil ne changera rien aux ruptures" de stocks, admet isabelle Adenot, mais elle insiste sur le fait qu'en anticipant les ruptures d'approvisionnement, les pharmacies seront mieux à même de les résoudre". Les ruptures d'approvisionnement, qui affectent aussi bien les pharmacies que les hôpitaux, sont devenues "un enjeu de santé publique". La France a connu dix fois plus de ruptures d'approvisionnement de médicaments d'intérêt thérapeutique majeur (MITM) — c'est-à-dire ceux pour lesquels une interruption de traitement est susceptible de mettre en jeu le pronostic vital ou représente une perte de chance importante pour les patients — en 2014 qu'en 2008.
La durée moyenne de ces ruptures était de 94 jours, tous médicaments confondus, en 2013. Chaque jour, 5 % des médicaments sont en rupture. Les causes de ces pénuries sont multiples — problèmes de production, d'approvisionnement en matières premières, capacités industrielles, etc. —, dans un secteur concentré et mondialisé.
fil - 07 Jan 2016 - 17:02
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Mylan lance le générique Harvoni® (ledipasvir / SOFOSBUVIR) sous la marque Nom MyHep LVIR ™ en Inde



Il y a environ 12 millions de personnes qui sont chroniquement infectées par l'hépatite C en Inde et la plupart ne savent pas qu'ils sont infectés. La combinaison ledipasvir / SOFOSBUVIR est indiqué pour le traitement de l'infection par l'hépatite C et offre un schéma de traitement simplifié qui élimine le besoin de l'interféron et de la ribavirine. Le produit est également un régime à comprimé unique et nécessite un cours de thérapie de 12 semaines seulement. Harvoni® a fournit des taux de guérison élevés et un profil d'effets secondaires acceptable dans un éventail de populations de patients.

http://www.wvnstv.com/story/30907089/my ... r-in-india
fil - 08 Jan 2016 - 08:47
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Et le génotype 3 ?



http://www.nejm.org/action/showMediaPla ... 10_attach_

Astral-3

Les chercheurs ont réparti 552 participants porteurs du génotype 3 pour recevoir l’un des régimes suivants :

sofosbuvir + velpatasvir pendant 12 semaines
sofosbuvir + ribavirine pendant 24 semaines
Les participants avaient le profil moyen suivant lors de leur admission à l’essai Astral-3 :

âge : 50 ans
62 % d’hommes, 38 % de femmes
principaux groupes ethno-raciaux : Blancs : 90 %; Noirs : 1 %; Asiatiques : 9 %
Les participants avaient les caractéristiques suivantes se rapportant au VHC :

charge virale : 6,3 logs
présence de cirrhose : 30 % (des symptômes de cirrhose n’étaient pas présents chez tous les participants ayant ce problème)
traitement antérieur contre le VHC : 74 %

Résultats : Astral-3

Les taux de guérison (RVS12) ont été les suivants selon le régime :

sofosbuvir + velpatasvir pendant 12 semaines : 95 % ont guéri
sofosbuvir + ribavirine pendant 24 semaines : 80 % ont guéri
Une analyse statistique a révélé que la combinaison sofosbuvir + velpatasvir était supérieure au régime sofosbuvir + ribavirine.
fil - 08 Jan 2016 - 15:04
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Le vaccin contre l’hépatite B enfin disculpé!

Le parquet de Paris s’est finalement prononcé en faveur d’un non-lieu dans l’affaire du vaccin contre l’hépatite B.

Rappel des faits:

En 1994 une grande campagne de vaccination contre l’hépatite B est lancée mais suite à cette mise en place, plusieurs cas de sclérose en plaques sont diagnostiqués.

La chronologie avec la vaccination semblait troublante, donc ces dossiers ont été analysés et 60 plaintes déposées sur plusieurs année.

D’interminables enquêtes et contre enquêtes sont alors lancées pour étudier les rapports de cause à effets , les rapports d’experts se contredisent, et il faudra donc attendre 17 ans pour aboutir enfin à ce résultat et disculper le vaccin incriminé.

De nombreux experts ont avancé que cette maladie était mal connue et que de nombreux facteurs pouvaient être à l’origine du déclenchement de la maladie.

On a pu observer que l’incidence n’avait pas explosé, le nombre de cas n’a pas augmenté alors que 30 millions de personnes sont vaccinées aujourd’hui en France.

Les résultats des études de l’Inserm pour évaluer la sécurité des vaccins sont rassurants, font l’objet d’un consensus international et ont donc conduit les agences de santé à réhabiliter le vaccin contre l’hépatite B.

Le Parquet de Paris et l’Inserm affirment donc aujourd’hui qu’il est hors de cause.

L’association SOS Hépatites en profite pour rappeler sa position en faveur de ce vaccin et l’importance de la vaccination contre l’hépatite B.

Paradoxe franco français: Nous sommes le pays d’Europe le plus en retard pour la vaccination hépatite B et le plus en avance pour le traitement de la C.

A l’occasion de ce non lieu tant attendu nous aimerions que le ministère de la Santé Français en profite pour relancer une campagne de sensibilisation à la vaccination contre l’hépatite B mais également d’une manière plus générale en profite pour réhabiliter les vaccins recommandés par l’OMS.

Parce que ne nous faisons pas trop d’illusions, il restera une partie de la population suspicieuse concernant ce vaccin et tous les vaccins d’une manière générale.

SOS Hépatites

http://www.soshepatites.org/2016/01/08/ ... -disculpe/
fil - 08 Jan 2016 - 15:18
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Début des soldes, I have a dream….



Les soldes hépatants d’hiver sont lancés mais qu’allons nous y trouver?

Allons nous voir le prix des nouveaux traitements baisser enfin de façon significative? on rêve d’une remise d’au moins 50% pour commencer et de casser les prix jusqu’à 75% à terme.

Il y a aussi des soldes sur la fibrose, savez-vous qu’un traitement efficace permet le plus souvent d’avoir un rabais d’au moins 25% sur la fibrose?

Y aura-t-il des soldes sur les équipes médico soignantes maintenant que les traitements permettent de guérir les malades? Allons nous regarder les effectifs fondre comme le fait l’ours blanc désemparé devant sa banquise …?

Oui, nous souhaitons solder notre maladie et pouvoir tourner la page,

Mais nous ne serons jamais des êtres humains au rabais: Oui aux soldes mais non au tri sélectif.

Mais c’est surtout les prix des nouveaux traitements que nous voudrions voir soldés, permettant ainsi d’élargir les prescriptions aux patients atteints de fibrose minime (F0/F1/F2)! Car les études ont montré que chez ce type de patients, des traitements de 8 semaines fonctionnent aussi bien que sur 12 semaines.

Une réduction franche des prix, une extension des indications pour tous les malades et une diminution des durées de traitement devrait permettre de retenir un slogan du style:

je vous en mets combien ma p’tite dame?

Retrouvez nous sur le site de SOS Hépatites lundi pour un communiqué de presse sur le sujet.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/01/08/ ... e-a-dream/
fil - 11 Jan 2016 - 16:43
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Accès aux traitements contre l’hépatite C : Une victoire scientifique, un recul social



La 9 ème Conférence Internationale sur les hépatites virales de Paris (Paris Hepatitis Congress –PHC) des 11 et 12 janvier permettra de faire un état des progrès thérapeutiques accomplis dans la lutte contre l’hépatite C. L’arrivée en 2014 de nouveaux traitements permettant des taux de guérison spectaculaires a constitué une véritable révolution. Cette avancée thérapeutique est actuellement limitée à une simple victoire scientifique. Les prix exorbitants exigés par les laboratoires et l’inertie des gouvernants entravent l’accès aux soins, provoquent une discrimination et une stigmatisation des malades, sapent toute stratégie cohérente de santé publique.
En 2016, 180 millions de personnes vivent avec une hépatite C. En 2016, tout décès lié à l’hépatite C est évitable. L’industrie pharmaceutique, les responsables politiques internationaux et nationaux en portent la lourde responsabilité.
En France, 300 000 personnes sont touchées par l’hépatite C. Pour la première fois, les pouvoirs publics rationnent l’accès aux soins, réservant ces traitements aux personnes à des stades avancés de la maladie, encadrant strictement les prescriptions, bafouant nos principes mêmes d’accès à la santé. Il n’existe aucune justification éthique, économique, médicale, sociale pour tenir des malades hors du soin, en attendant que leur état de santé se dégrade. Rappelons par ailleurs que ces mêmes malades sont également des contribuables qui ont financé la recherche publique, base des principaux traitements contre le virus.
Aujourd’hui, il existe des traitements permettant d’obtenir une guérison virologique rapide (8 à 12 semaines) pour les patients aux stades les moins avancés de la maladie, permettant également de faciliter la gestion de nombreuses pathologies associées. Aujourd’hui, l’écrasante majorité des malades ne profite pas de ces progrès thérapeutiques majeurs. Aujourd’hui les risques de transmission perdurent alors qu’ils pourraient être drastiquement réduits.
Une stratégie à long terme de gestion de l’épidémie reste à construire. Nous, malades, demandons à être associés aux décisions concernant les moyens à venir pour la lutte contre l’épidémie.
Cette stratégie est notamment basée sur la prise en charge par l’assurance maladie des nouveaux traitements anti VHC pour toutes les personnes infectées par le virus et nécessitant d’être traitées, quel que soit leur stade de fibrose, en accord avec toutes les recommandations d’experts. L’ouverture de ces prescriptions s’accompagne nécessairement d’une profonde renégociation du prix de ces nouveaux médicaments.
« Il n’existe aucune victoire scientifique sans progrès social » rappelle ce jour Pascal Mélin président de SOS hépatites lors du congrès de Paris.

Contacts Presse

Pascal Mélin, Président de SOS hépatites Fédération 07 85 62 91 69
Frédéric Chaffraix, Vice-Président de SOS hépatites Fédération 06 62 80 53 74
Yann Mazens, Directeur de SOS hépatites Fédération 06 74 86 44 48

http://www.soshepatites.org/2016/01/11/ ... ul-social/
fil - 12 Jan 2016 - 08:25
Sujet du message:
Epidémie d’hépatite E en Inde (Himachal Pradesh)

En Inde, début janvier 2016, les autorités sanitaires ont notifié plus de 500 cas d'hépatite E dans la ville de Shimla, une ville du nord-ouest de l'Inde, capitale de l'État d'Himachal Pradesh.

Les deux hôpitaux Indira Gandhi Medical College et Deen Dayal Upadhyay reçoivent environ 40 cas par jour.

La source serait liée à la contamination de l'eau potable distribuée à un tiers de la population de la ville par des eaux usées.

Le virus de l'hépatite E, du genre Hepevirus de la famille des Hepeviridae est transmis principalement par de l'eau de boisson contaminée ou plus accessoirement par des aliments provenant d'animaux infectés ou par voie materno-fœtale.

Le virus de l'hépatite E entraîne des cas d'hépatite virale aiguë sporadique et épidémique. La maladie est le plus souvent asymptomatique ou très bénigne. Après une incubation de 3 à 8 semaines, dans les formes symptomatiques le virus donne généralement lieu à une infection (ictère, hépatomégalie, nausées et vomissements) qui régresse spontanément en 4 à 6 semaines. La maladie est particulièrement grave chez les femmes enceintes où on observe une mortalité élevée.

Pour les voyageurs et tout particulièrement aux patient à risque de développer une forme grave d'hépatite E (patients immunodéprimés, patients atteints d'une hépatopathie chronique et femmes enceintes) il est recommandé :
• Se laver fréquemment les mains à l'eau et au savon, en particulier avant toute prise alimentaire.
• Éviter l'usage des serviettes collectives.
• Se laver systématiquement les mains à la sortie des toilettes, avant de préparer les repas, après contact avec des animaux vivants ou des produits d'origine animale.
• Ne boire que de l'eau minérale en bouteille capsulée ou de l'eau traitée (par chloration, par Troclosène sodique ou par ébullition).
• Éviter la consommation d'aliments crus, salades et crudités.
• Faire cuire à cœur des aliments destinés à être consommés cuits et respecter les consignes de cuisson et de consommation indiquées sur l'étiquette des produits,
• Ne pas consommer, même cuits, des produits les plus à risque et dont la transmission alimentaire a été démontrée : produits à base de foie cru de porc, produits à base de sanglier ou de cerf (viande et abats),
• Consulter en cas de symptômes pouvant évoquer l'hépatite E, en indiquant le voyage effectué.

Il existe un vaccin recombinant contre le virus de l'hépatite E qui n'a pas encore été pré-qualifié par l'Organisation mondiale de la santé.

Source : Promed.

https://www.mesvaccins.net/web/news/820 ... al-pradesh
fil - 12 Jan 2016 - 09:54
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Hépatite C: Toujours huit patients sur dix privés d’accès aux soins en France

MEDICAMENT Hors de prix, les traitements ne sont pas proposés à tous les patients alors que l’épidémie pourrait être éradiquée en quelques années…



Le bras de fer dure depuis plusieurs mois. D’un côté l’Etat. De l’autre l’industrie pharmaceutique. Et au milieu, des patients qui attendent toujours d’être soignés. La situation des malades de l’hépatite C est assez unique dans l’histoire du système de soin français puisqu’actuellement plus de 170.000 d’entre eux n’ont pas accès à un traitement capable d’éradiquer leur mal, en une cure de 8 à 12 semaines.

Alors que se déroule jusqu’à mardi un congrès international sur le sujet à Paris, le constat des associations de patients est alarmant. « Pour la première fois, dans l’histoire de la médecine, on est en train de reculer. On a les traitements qui marchent, mais on ne soigne pas tout le monde. Aucun médecin ne peut expliquer ça aux patients », s’emporte Pascal Mélin, de l’association SOS Hépatites.

« Complètement stupide »

Depuis janvier 2014, l’arrivée de nouvelles molécules antivirales à action directe (AAD), permet d’atteindre des taux de guérison uniques dans le cas de l’hépatite C, responsable dans ses formes les plus graves de cirrhose ou de cancers du foie.

Seulement en raison du prix prohibitif des combinaisons de médicaments, dont le Sovaldi et Harvoni (au moins 46.000 euros la cure), les autorités sanitaires ont réservé le traitement aux malades les plus atteints (dits en fibrose F3 et F4). Résultat : 11.800 patients ont été soignés en 2014 et un peu moins de 15.000 l’année dernière. Les autres prennent leur mal en patience avec une infection qui est souvent jugée « pas assez sévère » (de F0 à F2) pour bénéficier du traitement, mais qui peut évoluer de façon dramatique, en cirrhose, dans les années qui suivent.

« Depuis 2015, on traite moins de patients du fait de ces restrictions. Il faut lever ces freins, poursuit Marc Bourlière, hépatologue à l’hôpital Saint-Joseph de Marseille. C’est dur de dire à quelqu’un : "Je suis désolé, vous n’avez pas la capacité d’être traité, vous êtes F1", alors que vous êtes une femme jeune potentiellement enceinte. C’est complètement stupide. »

L’argumentaire économique de Gilead

Du côté du ministère de la Santé, on juge le traitement encore hors de prix malgré une baisse conséquente en un an (de 91.000 euros à 46.000 euros). En face, le laboratoire Gilead déroule un argumentaire bien rôdé où il est question du coût du médicament plus que de son prix. Pour Michel Joly, président de Gilead France, l’Etat aurait tout intérêt à investir massivement dans ce traitement s’il veut « éradiquer définitivement cette maladie d’ici à 2023. » Dans son étude de marché, il avance notamment « les dépenses évitées par le médicament en termes de transplantation hépatique et traitement du cancer du foie. Elles divisent le coût par deux », selon lui.

La vérité sur le sujet, si elle existe, se situe sûrement à mi-chemin entre les logiques étatique et industrielle. En attendant, les patients sont pris en otages. Et en matière de dépistage, le message est aussi désastreux puisque 8 patients sur 10 n’auront finalement pas accès au traitement. « Ça n’incite pas à être dépisté, c’est antinomique avec une politique de dépistage. »

De nouvelles négociations demandées

Comme certains médecins – sans conflits d’intérêts avec les laboratoires – il demande donc au moins deux choses : la prise en charge par l’assurance maladie des nouveaux traitements pour toutes les personnes infectées. Et une renégociation du prix du médicament. Il invite ainsi la ministre Marisol Touraine à se rasseoir à la table des industriels pour trouver un compromis.

« C’est ça qui nous manque, le courage d’affronter le laboratoire », tonne le représentant des malades qui souhaite un rabais conséquent. Il soulève aussi l’une des questions – sans réponse – à laquelle se heurte la médecine moderne, dépendante d’une logique de marchés : quel est donc le prix d’une guérison ? Tout dépend peut-être de la personne amenée à y répondre.

http://www.20minutes.fr/sante/1763883-2 ... ins-france
fil - 12 Jan 2016 - 10:46
Sujet du message:
The Paris hepatitis conference



Hier et aujourdhui se tiennent les journées de the Paris Hepatits conference. Vous pouvez consulter le dossier de presse , avec une interview de la présidente du CHV qui demande, de nouveau, une baisse du prix facial des traitements pour un accès universel.

http://collectif-hepatites-virales.com/ ... HC2016.pdf

http://collectif-hepatites-virales.com/ ... conference
fil - 12 Jan 2016 - 10:52
Sujet du message:
Nouvel accord cadre entre l'Etat et les entreprises du médicament

Cela ne changera probablement pas grand chose, mais un nouvel accord cadre a été signé ; il est ici :

http://collectif-hepatites-virales.com/ ... cament.pdf

Le nouveau président du CEPS est Pierre-Maurice PLANEL, connu du milieu associatif dans le cadre de la lutte pour l'accès au traitement universel contre l'hépatite C..et la baisse des prix.

http://collectif-hepatites-virales.com/
fil - 12 Jan 2016 - 13:54
Sujet du message:
VIVA ESPAÑA ! OLE !



Quand les Espagnols entrent dans l’arène pour faire la corrida, ça déménage.

On se moquait pourtant d’eux et du peu de patients porteurs d’hépatite C qui avaient accès aux nouveaux traitements fin 2014.

Lors du dernier trimestre 2014, l’arrivée des antiviraux d’action directe permettait d’initier plus de 5000 traitements en France, dans le même temps seulement 400 étaient démarrés en Espagne .

Aujourd’hui, les Espagnols sont devant les mangeurs de grenouilles…

Le premier trimestre 2015 a vu pour la première fois le nombre de mise en route des nouveaux traitements diminuer chez nous alors qu’en Espagne plus de 4000 traitements ont été initiés .

Et cela s’est poursuivi toute l’année, puisque selon les autorités sanitaires Espagnoles, de Mars à Décembre 2015 ce n’est pas moins de 27 643 traitements qui ont été prescrits!

L’épidémiologie, les soins et la couverture sociale sont pourtant comparables entre l’Espagne et la France alors que les Français se sont mis comme objectif 15000 patients à traiter par an.

On nous a longuement expliqué que l’on ne pouvait pas traiter davantage de patients, que sinon le système sanitaire serait saturé.

On nous aurait menti?

Notre politique sanitaire est incompréhensible : 3 pas en avant et deux en arrière ce n’est pas comme ça que l’on va avancer … C’est à se demander si le tango est vraiment une danse Espagnole…

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/01/12/viva-espana-ole/
fil - 12 Jan 2016 - 16:21
Sujet du message:
Hepatite C: les prescriptions des nouveaux AAD ont décliné ces derniers mois
(Par Virgine Bagouet, à la Paris Hepatitis Conference)

PARIS, 11 janvier 2016 (APM) Les prescriptions des nouveaux antiviraux d'action directe (AAD) sur le virus de l'hépatite C (VHC) auraient ralenti depuis fin 2015, ont indiqué des spécialistes réunis lundi lors de la Paris Hepatitis Conference, où ils ont appelé à élargir les conditions de remboursement de ces traitements à toutes les personnes infectées.

Les conditions de remboursement des nouveaux AAD sont plus restreintes en France que leur autorisation de mise sur le marché (AMM). Actuellement, ils sont remboursés chez les adultes chroniquement infectés par le VHC à partir du stade F2 sévère (un terme non conforme aux référentiels médicaux, note-t-on). Ils le sont également, quel que soit le stade de fibrose hépatique, chez les personnes co-infectées par le VIH, celles atteintes de cryoglobulinémie mixte ou présentant un lymphome B associé au VHC (cf APM EH9NOOVNZ).

Le Pr Patrick Marcellin de l'hôpital Beaujon (AP-HP, Clichy, Hauts-de-Seine), organisateur de la Paris Hepatitis Conference, ainsi que le Pr Marc Bourlière de l'hôpital Saint-Joseph à Marseille se sont joints au président de l'association SOS Hépatites, Pascal Mélin, pour demander l'élargissement de l'accès aux traitements à toutes les personnes infectées par le VHC. Cette revendication fait écho à celle formulée mi-décembre 2015 par plusieurs associations de patients dans une lettre ouverte à la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, Marisol Touraine (cf APM VIB3NZE9RL).

Spécialistes et patients se mobilisent parce que "les autorités ne comptent pas revoir les critères de remboursement cette année", a indiqué le Pr Bourlière. Or selon lui, il y a de moins en moins de patients présentant une fibrose sévère à traiter. A Beaujon, la liste des patients F3-F4 à traiter est quasiment épuisée alors que la liste des patients F0-F1, "qui ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent pas être traités", est "énorme", a confirmé le Pr Marcellin.

En France, 11.800 patients ont été traités en 2014, a avancé Marc Bourlière. Le chiffre de 2015, attendu pour la fin du mois de janvier 2016, sera inférieur à 15.000, soit "en dessous de l'objectif, du fait de la restriction des conditions de remboursement". Selon ce spécialiste, le nombre de patients traités est passé d'environ 5.500 au dernier trimestre 2014 à environ 4.500 au dernier trimestre 2015.

Par ailleurs, médecins et associatifs notent une diversité d'accès au traitement selon les régions.

Les prescriptions des nouveaux ADD doivent être validées par une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). L'Association française pour l'étude du foie (Afef) avait indiqué mi-décembre à l'APM que dans les régions où les agences régionales de santé (ARS) avaient accepté la mise en place de nouvelles RCP, celles-ci ne constituaient plus un frein à l'accès au traitement et que le terme "F2 sévère" n'ayant pas de réalité médicale, tous les patients atteints d'une fibrose F2 pouvaient être traités.
Certaines régions comme Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca) en ont ouvert sept alors qu'il n'y en a que deux en Aquitaine, a pointé le Pr Bourlière, et les différentes RCP ont des attitudes hétérogènes. Certaines rejettent le plus souvent l'indication fibrose F2, a-t-il pointé.

Dans un communiqué diffusé au cours de la conférence de presse, le Dr Pascal Mélin souligne que seulement la moitié des co-infectés par le VIH bénéficient d'un traitement. Selon lui, certains patients "F1 ou F2 se voient refuser l'accès aux ADD comme s'ils étaient mono-infectés". Il estime qu'il y a des "RCP 'abusives' et d'autres qui respectent les recommandations".

Les coups de gueule c'est ici :

http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=23995
fil - 12 Jan 2016 - 17:31
Sujet du message:
Le point de vue des associations de patients. Interview de Pascal Mélin, SOS Hépatites

Avec d’autres associations, vous avez adressé en décembre une lettre ouverte à Marisol Touraine pour réclamer un plus large accès aux traitements contre le virus de l’hépatite C.

Qu’attendez-vous concrètement des pouvoirs publics ?


Nous voulons que s’engage une négociation sur le prix des traitements avec l’industrie pharmaceutique. Il faut savoir que tant qu’un médicament n’a pas d’AMM, et qu’il est sous ATU, il n’y a pas de négociation. Les prix actuels constituent, à nos yeux, une véritable perte de chance pour les malades. C’est inacceptable ! En outre, le nombre de malades sévères (F3 et F4) ayant accès au traitement est en baisse. Il est urgent de passer à l’étape suivante, une véritable stratégie à long terme de gestion de l’épidémie. D’un point de vue de santé publique, nous n’avons pas intérêt à laisser des réservoirs de virus. Un patient souffrant d’hépatite C – d’une forme sévère ou pas – est de toute façon contaminant. Nous devons donc traiter tout le monde. D’autant que les études nous montrent aujourd’hui que pour les F0 et les F1, on obtient de très bons résultats après seulement 8 semaines de traitement.

Vous réclamez aussi une révision du système des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) ? Rappelons là que les réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) en hépatologie sont obligatoires pour l’initiation et le suivi d’un traitement de l’hépatite C par un antiviral à action directe. Composées d’au moins un hépatologue, un microbiologiste ou un interniste, un pharmacien, et un professionnel de santé en charge de l’éducation thérapeutique, elles statuent sur les demandes de traitement adressées par les médecins.

Nous devons mettre de la clarté. En effet, en France, nous avons décidé que les F2 sévères avaient droit aux antiviraux à action directe. Mais le concept de « F2 sévère » n’est pas clair d’un point de vue médical. Résultat : l’accès aux traitements n’est pas uniforme sur tout le territoire. Quant aux réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP), elles ont été créées pour qu’il y ait une égalité d’accès aux traitements. Ce n’est pas du tout le cas. Nous demandons donc aussi que les RCP soient réservés aux cas les plus complexes. Par ailleurs, nous manquons de « bras » pour traiter tous les malades. Pour obtenir l’éradication, il faut former des « intérimaires » de l’hépatite C !

La France est un des pays où le taux de dépistage des hépatites B et C est le plus fort. Pourtant, vous estimez qu’il est urgent de proposer des tests rapides ?

Les tests rapides à orientation diagnostique (TROD) sont autorisés pour le VIH depuis 2010. Nous aurions dû en disposer pour le VHC en mai 2015. Mais pour le moment, nous n’en sommes nulle part. Le Conseil d’Etat a annulé le 8 avril 2015 un arrêté de juin 2013 suite à un recours du Syndicat national des médecins biologistes parce que cet arrêté nécessitait l’avis d’une Commission nationale de biologie. Or, cette commission n’existait pas à l’époque… Les TROD sont un vrai outil de réduction des risques, qui démédicalise le dépistage et touche des populations précaires. Nous en avons besoin alors que plus de 74 000 personnes ignorent toujours qu’elles sont malades. Cependant, les autorités ne peuvent pas, dans le même temps, inciter au dépistage et refuser le traitement aux F0, F1, F2. C’est odieux !

Enfin, à SOS Hépatites, vous soutenez des malades au quotidien. Aujourd’hui, après la guérison, comment reprennent-ils le cours de leur vie ?

Les malades qui ont été en multi-échec se sont ancrés dans leur pathologie chronique. Ils ont enchaîné des traitements lourds pendant des années et là, du jour au lendemain, ils ont un traitement qu’ils supportent très bien et en 3 mois, ils sont guéris. Certains risquent alors de souffrir du « syndrome de Lazare». Autrement dit, ils se sont construits une image de personne malade et ne se croient pas capables de guérir.

Nous devons réaliser que nous sommes face à la 1ère maladie chronique guérissable ! Il est donc urgent que politiquement, nous réfléchissions à comment nous devons accompagner cette guérison. Car guérison virologique ne signifie pas guérison sociale. Le patient qui a dû abandonner son emploi parce qu’il était trop fatigué, que devient-il quand il est guéri ?

Il n’est plus pris en charge à 100% par la sécurité sociale, il n’a plus le statut d’adulte handicapé…

Demain, nous aurons heureusement d’autres maladies chroniques guérissables. L’hépatite C doit être un laboratoire d’idées pour ce sujet.

http://www.soshepatites.org/2016/01/12/ ... hepatites/
fil - 13 Jan 2016 - 09:24
Sujet du message:
Où en est-on du traitement de l'hépatite C début 2016 en quelques chiffres :



fil - 13 Jan 2016 - 19:57
Sujet du message:
Discours Marisol Touraine. Présentation du plan d’action « pour une rénovation de la politique vaccinale en France »

Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes
Présentation du plan d’action « pour une rénovation de la politique vaccinale en France »
Mardi 12 janvier 2016

http://www.afef.asso.fr/rc/org/afef/nws ... ance-».pdf

http://www.afef.asso.fr/communication/a ... 170637-653
fil - 15 Jan 2016 - 13:05
Sujet du message:
CONTAMINANT vs CONTAGIEUX, jouons sur les maux pas sur les mots!



C’est peut être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup…

Ces deux adjectifs ne sont pas carrément antonymes mais ils sont trop souvent utilisés comme des synonymes.

Leur sens profond est totalement différent, et, en tant que malades porteurs d’une hépatite virale, nous revendiquons le fait d’être contaminant mais pas celui d’être contagieux.

Une maladie est
contagieuse lorsqu’elle échappe au contrôle humain comme la grippe ou Ebola.

Alors qu’une maladie est
contaminante lorsqu’on peut en éviter sa transmission: la personne porteuse de l’infection en question est parfaitement informée des modes de transmission et elle peut les contrôler.

Ainsi l’hépatite C est au départ une maladie contagieuse, mais sa transmission se fait uniquement par le biais de sang infecté.

Mais si la personne est parfaitement informée des modes de transmission, elle peut prendre les protections nécessaires et ne jamais contaminer personne.

La maladie dont elle est porteuse peut alors porter le titre de contaminante mais non contagieuse.

L’hépatite B est aussi une maladie contagieuse que l’on peut requalifier en contaminante . Pourtant l’hépatite B est transmissible par le sang mais aussi par les fluides sexuels. On a beau être très bien informé cela semble plus difficile! Pas du tout!

Il suffit que chaque personne infectée le dise a son entourage, elle devient ainsi un ambassadeur de la vaccination.

Car une personne vaccinée est une personne protégée et ne peut donc se contaminer.

Avec ce regard sur les hépatites B et C on comprend qu’il appartient a chaque malade de faire de sa maladie contagieuse qu’elle devienne juste une maladie contaminante, et à ce titre contrôlée et contrôlable .

C’est comme ça qu’on devient hépatant.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/01/15/ ... -les-mots/
fil - 18 Jan 2016 - 09:02
Sujet du message:
Gérard Bapt veut faire baisser le prix du Truvada

"Une exigence de modération devrait être indiquée au laboratoire Gilead, qui bénéficie une nouvelle fois d'une situation de quasi-monopole". Ces mots sont ceux de Gérard Bapt, député socialiste, auprès du directeur de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), rapporte l’AFP le 6 janvier 2016. Ce spécialiste des questions de santé, soulève cette question du prix du médicament anti-VIH, le Truvada, qui vient d’être autorisé en prescription préventive (PrEP) et au remboursement par la Sécurité sociale par les autorités de santé.

Et au même prix qu’auparavant, alors que les profits du laboratoire américain ont explosé depuis trois ans et "le cours de l'action Gilead a bondi de 39 % sur la même période." Aussi, Gérard Bapt incite l’Etat Français à faire pression sur le laboratoire et à renégocier un prix plus abordable. Une baisse de tarif qui permettrait selon lui "de mieux répondre à certaines revendications de prise en charge renouvelées par les associations de patients concernés par les maladies inflammatoires chroniques". Depuis la décision de Marisol Touraine d’autoriser le traitement préventif à l’infection au VIH et son remboursement, la France est devenue le premier pays européen à avoir donné son feu vert en décembre à l'utilisation du Truvada en préventif, auprès des personnes particulièrement exposées à un risque de contamination.



"Cette carte est une production de l'association AIDES. Nous nous efforçons de mettre cette carte à jour avec les informations dont nous disposons mais il se peut qu'il y ait des oublis, des manques, ou que certaines infos changent. Pour faire remonter ces informations ou pour toute question, n'hésitez pas à nous écrire à l'adresse suivante : prep@aides.org
fil - 19 Jan 2016 - 07:04
Sujet du message:
Le progrès peut tuer : une ‘épidémie’ de VIH/sida frappe des Indiens vénézuéliens



Des experts ont rapporté qu’une ‘épidémie’ de VIH/sida était en train de décimer les Indiens warao au Venezuela.

Cette nouvelle illustre de manière frappante les conséquences désastreuses de la spoliation des terres et de la perte d’autonomie des peuples indigènes, révélées dans le nouveau rapport de Survival ‘Le progrès peut tuer’.

Le VIH/sida était encore inconnu des Warao jusqu’à très récemment – les premiers cas ont été enregistrés en 2007. Une souche particulièrement agressive du virus frappe désormais des dizaines de communautés warao et la maladie se propage rapidement.

Une étude réalisée dans 8 communautés a révélé que 10% des Warao avaient contracté la maladie. Ce taux est vingt fois supérieur à celui des Vénézuéliens non-indigènes et représente le double de celui de l’Afrique subsaharienne.

Le taux d’infection des bébés warao par le VIH/sida est aussi extrêmement élevé.

‘Le sida nous tue, les uns après les autres’ a déclaré un homme warao.

Des experts ont rapporté que le VIH/sida avait été introduit dans les communautés par des mineurs illégaux. De plus, de nombreux Warao se sont installés dans des villes à proximité pour chercher du travail et y ont été infectés par des non-Indiens. Ils avaient été obligés de quitter leurs communautés suite à la pollution de leurs rivières par des compagnies pétrolières.

Les prospections minière et pétrolière sont monnaie courante au Venezuela et menacent la survie de plusieurs communautés indigènes qui s’y sont particulièrement opposées ces dernières années.

Des taux élevés d’hépatite et de tuberculose ont été constatés chez les Warao. Ils sont également confrontés à d’autres problèmes sanitaires. Malgré les demandes répétées qu’ils ont faites au gouvernement, ils n’ont qu’un accès limité au système de santé.

Les Warao vivent dans la région du delta de l’Orénoque, à l’est du Venezuela. Nombre d’entre eux vivent dans des huttes en toit de chaume construites sur pilotis et ils entretiennent une relation particulière avec leurs rivières dont ils dépendent pour boire, se nourrir et se déplacer.

Survival exhorte les Nations unies à veiller à ce que les droits territoriaux des peuples indigènes soient mieux appliqués et appelle le Venezuela, ainsi que tous les Etats, à respecter les engagements qu’ils ont pris auprès de leurs citoyens appartenant à des communautés indigènes.

http://www.survivalfrance.org/actu/11093
mathilde - 19 Jan 2016 - 14:44
Sujet du message:
Crying or Very sad
fil - 19 Jan 2016 - 18:03
Sujet du message:
Nasha et Wanda, des petites sœurs hépatantes



Nasha et Wanda sont deux sœurs originaires de la région centre-africaine. J’ai d’abord rencontré Nasha, l’ainée.

Toutes deux, à leur arrivée en France, se sont rendues au centre de dépistage anonyme et gratuit et c’est là qu’on leur a appris qu’elles étaient porteuses du virus de l’hépatite B.

Nasha, 22 ans, fut la première à venir consulter, le bilan réalisé confirma qu’elle était bien porteuse d’une hépatite B chronique inactive.

A la question: « Mais comment l’ai-je attrapé? » on lui expliqua les différents mode de contaminations, sexuelles bien sûr, mais aussi la transmission mère/enfant, qui était très probable puisque sa sœur aussi était infectée. Nasha, lors de la consultation m’avoua que sa jeune sœur Wanda vivait très mal sa maladie et ne voulait pas en entendre parler.

Deux mois plus tard, finalement Wanda se décida à venir . Elle réalisa son bilan qui confirma une hépatite B a la limite inférieure des recommandations de traitement, je lui proposais donc une simple surveillance avec une nouvelle évaluation dans 6 mois . C’était plutôt une bonne nouvelle mais je vis alors Wanda blêmir, ses mains tremblaient et les larmes explosaient dans ses yeux.

Elle nous expliqua alors qu’elle avait été violée par son oncle et qu’elle était persuadée que c’était lui qui l’avait contaminé. Elle n’avait jamais osé en parler, mais maintenant, elle était en France, sa mère et son oncle étaient décédés, elle voulait se débarrasser de cette trace de son passé qui la souillait.

Comprenant son désarroi, j’acceptais alors de mettre en route un traitement en demandant à la jeune fille qu’elle se fasse suivre en contrepartie par le psychologue de l’équipe à qui elle devait raconter son histoire.

Le suivi se mit en place, 2 mois après, le virus était indétectable dans son sang , je la sentis alors libérée, soulagée… Le traitement a duré plus d’un an, puis un jour elle est venue me voir à la consultation pour me dire:» on peut arrêter le traitement je suis prête a accepter mon virus comme une partie de moi et de mon histoire quelle que soit la façon dont il est entré dans mon corps . Et puis maintenant je me sens le droit d’être une femme, d’ailleurs j’ai un copain, mais il est vacciné ne soyez pas inquiet …»

Le traitement a été suspendu, le virus a remontré le bout de son nez dans les prises de sang mais Wanda et lui semblent s’être désormais apprivoisés . On les surveille, car avec la B on sait que la maladie peut reprendre le dessus .

Mais pour l’instant, tout se passe bien, on a compris ce qui se cachait derrière cette hépatite B et on a aidé Wanda à passer a autre chose dans sa vie …

Mais n’oublions pas que l’hépatite B et une complication possible et fréquente d’un viol et, alors que la transmission du VIH au cours d’un viol est juridiquement une circonstance aggravante, la transmission de l’hépatite B non! Ca ne vous choque pas? Mais c’est vrai, j’oubliais, il y a un vaccin pour la B …

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/01/19/ ... epatantes/
fil - 19 Jan 2016 - 21:18
Sujet du message:
Je suis Pamela ....

Pamela est en France pour pousser un cri...
Qui mieux qu'elle pour soutenir les dindes, oies et autres canards gavés pour faire du foie gras?
Elle intervient aujourd'hui à l'Assemblée Nationale à la demande de Brigitte Bardot et des Associations de défense des animaux .
Ironie de la chose, avec son hépatite C (guérie d'ailleurs) Pamela sait bien ce que ça fait une cirrhose, alors que ce soit de la nourriture par gavage ou un virus, on aboutit au même résultat .
Pamela Anderson est donc le profil idéal pour porter ce combat ...
SOS Hépatites doit elle aussi s'opposer au gavage ?
Pascal Mélin

http://www.franceinfo.fr/actu/politique ... ale-759685
fil - 20 Jan 2016 - 08:07
Sujet du message:
Les scientifiques chinois développent le foie bioartificiel

SHANGHAI, 16 janvier (Xinhua) -- Les scientifiques chinois ont développé le foie bioartificiel qui permettra d'aider les malades qui souffrent d'insuffisance hépatique à survivre suffisamment longtemps en attendant une transplantation.

Le foie bioartificiel, qui est attaché à l'extérieur du corps humain, est basé sur les cellules du foie humain, selon les résultats de recherche publiés vendredi dans le magazine scientifique international "Cell Research".

Lors de sa première utilisation clinique la semaine dernière, le foie bioartificiel a sauvé une femme de 61 ans qui souffre d'insuffisance hépatique aiguë, a fait savoir Ding Yitao, membre de l'équipe de recherche qui comprend également les scientifiques de l'Institut des sciences biologiques de Shanghai et les médecins de l'Hôpital de la tour du tambour de Nanjing.

Ils envisagent d'effectuer cette année davantage de tests cliniques à Shanghai et dans les villes voisines.

Le foie bioartificiel peut aider à restaurer les fonctions du foie des malades et permettra de prolonger leur vie afin d'attendre une transplantation d'organe, qui est actuellement la seule solution pour les cas critiques.

Les chercheurs croient que le foie bioartificiel est une bénédiction pour la Chine qui compte plus de 100 millions d'habitants infectés par l'hépatite B et de nombreux malades atteints du cancer de foie.

http://french.xinhuanet.com/2016-01/16/c_135015972.htm
fil - 22 Jan 2016 - 10:56
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
POUR UNE SOLIDARITE COMMUNAUTAIRE NECESSAIRE…



nos revendications à SOS Hépatites viennent des témoignages que nous recevons
voici le dernier que nous avons reçu et en préalable à mon blog du jour …

On n’est pas sérieux quand on a 17 ans

Juste pour vous raconter une histoire vraie, mon histoire, celle de mes potes.

Une bande de copains dans les années 80, une petite ville de province, on sort ensemble dans les bals de village ou les boites de nuit comme on disait à l’époque, à s’éclater sur Deep Purple, Status Quo et Téléphone, on se retrouve tous les week-ends sans exception.

Y’avait Alex, Domi, Pierrot, Ju, Zoune, Glop, le noyau dur et puis les électrons libres qui se greffaient à notre bande ponctuellement, Fredo, Christian, Dudu, Johnny, et quelques autres….

Beaucoup d’alcool, du rock and roll, pas mal de shit, un peu d’héro et de coke…

et puis, petit à petit, on se sépare, chacun trace sa route, certains vont faire des études, d’autres reprennent la boite de Papa, d’autres bossent à droite à gauche, et on ne s ‘est jamais dit: rendez vous dans 10 ans comme dans la chanson.

Les années passent, chacun a fait sa vie, mariés ou pas, enfants ou pas, divorcés ou pas, banalités classiques de Français moyens intégrés plus ou moins bien dans la société mais on a tous gardé de la famille dans la région, se croisant vite fait de temps à autre.

Donc aujourd’hui la petite bande de fêtards à atteint l’âge canonique de 50 ans, et en rencontrant par hasard Zoune(la sœur de Glop), j’apprends que Glop est en train de mourir d’un cancer du foie qui a gagné tout le reste de l’organisme malgré une ablation partielle de la partie où se logeait la tumeur.

Et en creusant un peu, Glop avait une hépatite C : découverte il y a pas mal de temps, traitée avec ifn+riba, échec et aucun suivi depuis….

Du coup je lui dis que moi aussi j’avais une hépatite C, que j’ai fait pas mal de ttt et que ce sont les nouvelles molécules qui ont fini par éliminer le virus mais que je conserve une belle fibrose en guise de cicatrice.

Et elle m’avoue qu’elle aussi a eu une hep C, guérie il y a longtemps avec le ttt traditionnel, inf+riba aussi, géno 3, ça marchait pas mal avec celui là.

My god !! on s’est tous plombés mutuellement ? Il faut dire qu’en province, aller acheter une « shooteuse » à la pharmaco du village n’était pas facile, le pharmacien n ‘était pas très ouvert, du coup la seringue servait à tout le monde, vaguement désinfectée à l’alcool quand on en avait, sinon c’était au Jack Daniels…

et les autres je lui demande ?

Domi n’a jamais voulu consulter, aujourd’hui il y est allé (sans doute en voyant Glop aussi mal), il a aussi une hep C, guérie très vite avec les AAD, mais au stade de cirrhose.

Alex aussi, guéri il y a longtemps avec le traditionnel traitement, mais plus aucun suivi.

Pierrot, alcoolique et sans doute aussi hépatant, vu qu’il s’est shooté plus que tout le monde réuni, mains gonflées, pas la grande forme il semblerait….

Dudu, hépatite auto immune, pas de nouvelles, on sait pas trop.

Et les autres, on ne sait pas, mais il serait étonnant qu’ils ne soient pas aussi contaminés…suivis c’est une autre histoire !

Des histoires comme celle ci il doit y en avoir des dizaines je pense…

Que faut il en penser ? Inciter le premier qui découvre son statut à prévenir les autres ?

Pas évident de faire irruption dans la vie de ses copains de jeunesse, d’autant qu’ils ont sans doute dissimulés des trucs à leur entourage actuel…

Le médecin traitant devrait être plus incisif peut être ? Insistant du moins.

Glop a un fils de 13 ans, Cézanne, qui vient de perdre sa mère en Novembre d’un cancer du sein particulièrement agressif, dans quelques semaines Cézanne sera totalement orphelin.

On n’est pas sérieux quand on a 17 ans …

POUR UNE SOLIDARITE COMMUNAUTAIRE NECESSAIRE…

Hépatite C: Aujourd’hui, avec des traitements courts, bien supportés et très efficaces on peut guérir 95% des patients traités. Et demain, nous auront des traitements standards efficaces sur tous les types de virus.

Alors le temps est venu de se tourner davantage vers le dépistage pour trouver les personnes qui s’ignorent contaminées et les amener vers les soins. Les efforts financiers doivent se faire sur le dépistage , le développement de technique innovante comme les TROD (test rapide d’orientation diagnostique) et bien sûr la communication.

Avec 0,5% de la population souffrant de l’hépatite C en France, en dépistant de façon non ciblée, il faut faire 200 dépistages pour trouver 1 patient porteur chronique de l’hépatite C .

Chez les usagers de drogue, les contaminations sont souvent multiples. Souvent par pudeur l’entretien avec le médecin ne va guère plus loin que le mode de contamination et l’année approximative …

Aujourd’hui, pouvoir dépister tout le monde ne sera possible qu’en valorisant une nécessaire solidarité communautaire.

En effet, il faut oser se souvenir de ses comportements à risques pour retrouver les personnes avec qui il y a eu échange de matériel. C’est à dire valoriser et encourager un dépistage a haute sensibilité.

Prendre en charge un ex usager de drogue et remonter le temps pour retrouver les partenaires de toxicomanie c’est pouvoir aller au devant de personnes qui sont à haut risque d’être porteur d’ une hépatite C . Ainsi prendre le temps de se souvenir de 4 a 5 compagnons d’infortune ou de visite au tarif de groupe des paradis artificiels, c’est assurément trouver 5 personnes contaminées . C’est faire aussi bien que 1000 tests de dépistages à l’aveugle .

Mais plonger dans ce passé n’est pas simple , les gens ont déménagé ,se sont mariés , on découvrira même que certains sont décédés.

Mais lutter contre cette épidémie c’est aussi promouvoir une nécessaire solidarité communautaire .

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/01/22/ ... ecessaire/
fil - 22 Jan 2016 - 14:58
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
Medicines Patent Pool administre des sous-licences pour la production générique de Daklinza

Le Medicines Patent Pool a annoncé qu'elle a administré des sous-licences à plusieurs fabricants de médicaments génériques afin de produire et de vendre le Daklinza, un antiviral pour le traitement de l'infection par le virus de l'hépatite C, dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire.

Les licences permettent aux fabricants génériques Cipla, Emcure, Hetero et Natco pour développer et vendre Daklinza (Daclatasvir, Bristol-Myers Squibb) à 112 pays à faible ou à revenu intermédiaire. Les entreprises ont signé des accords non exclusifs, libres de droits avec Bristol-Myers Squibb, selon un communiqué de presse.

"Compte tenu de la charge de l'hépatite C, [Medicines Patent Pool] a travaillé rapidement pour conclure des accords avec les fabricants de génériques," Greg Perry, directeur exécutif de la Medicines Patent Pool (MPP), a déclaré dans le communiqué. "Cipla, Hetero et Emcure sont des partenaires à long terme de travail avec nous pour développer des antirétroviraux génériques anti-VIH. Nous nous félicitons de Natco, un nouveau collaborateur, le député et nous espérons avoir d'autres entreprises à bord ainsi. "

Les sous-licences marquent la première fois que les fabricants de génériques ont travaillé à travers un but non lucratif, l'organisation de la santé publique pour améliorer l'accès à de nouveaux médicaments pour les pays en développement du monde et de ses personnes atteintes du VHC, selon le communiqué. MPP a annoncé en Novembre 2015, qui ont été y compris les médicaments de VHC dans leur mandat, avec un objectif d'amélioration de l'accès aux antiviraux à action directe.

Selon le communiqué, entre 130 et 150 millions de personnes dans le monde ont le VHC, dont la grande majorité vit dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire.

http://www.medicinespatentpool.org/the- ... 2/?lang=fr
fil - 25 Jan 2016 - 05:59
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
Traitements du VHC : la Suisse rationne



En 2015, on dénombrait 44 000 personnes infectées par l’hépatite C en Suisse, mais on estime qu’environ 80 000 personnes seraient porteuses du VHC, dont la moitié ne le saurait pas. Comme dans d’autres pays, une nouvelle ère thérapeutique a débuté avec l’arrivée des antiviraux à action directe (AAD). "Pour la première fois, on dispose de traitements oraux et on peut se passer d’interféron", a ainsi souligné Darius Moradpour responsable du Service de gastro-entérologie et d’hépatologie du CHUV (Centre hospitalier universitaire vaudois), cité par "Le Matin Innovation". Ces traitements de nouvelle génération sont donnés sur des durées plus courtes, occasionnent moins d’effets indésirables, mais sont très chers. En Suisse aussi leur prix est un obstacle. Comme explique "Le Matin Innovation", les autorités fédérales ont réussi à inciter les fabricants à revoir leurs prix à la baisse, mais cela n’a pas suffi. En Suisse, tout le monde n’a pas accès aux nouveaux traitements réservés aux personnes dont la maladie a atteint un stade avancé. Aujourd’hui, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a étendu le remboursement aux cinq médicaments de nouvelle génération commercialisés en Suisse (Sovaldi, Harvoni, Viekirax, etc.) et a décidé "d’en faire aussi bénéficier les patients ayant une maladie à un stade dit intermédiaire", explique "Le Matin". "Cet élargissement représente des coûts supplémentaires de 52,4 millions de francs pour l’assurance-maladie", précise l’OFSP. Les prix des traitements avoisinent, selon le médicament utilisé, entre 42 000 et 50 000 francs suisses (entre 38 000 et 46 000 euros) "Cela reste très cher, constate Jörg Indermitte, coresponsable de la Section Médicaments de l’OFSP. C’est aussi pour cette raison que nous n’avons pas étendu le remboursement à toutes les personnes ayant l’hépatite C".



http://www.bag.admin.ch/k_m_meldesystem ... ml?lang=fr
Schlange - 25 Jan 2016 - 07:55
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
Et en Suisse, le personnel médical y a droit ?
fil - 25 Jan 2016 - 09:15
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
D'autres traitements aussi efficaces que le Sofosbuvir sont maintenant disponibles -à des prix aussi exorbitants- - tel que la combinaison Viekirax et Exviera à CHF 62 000 pour 12 semaines de traitement produit par AbbVie. Gilead offre en parallèle du Sovaldi également le traitement Harvoni à un prix similaire. Janssen-Cilag quant à lui, demande CHF 10 718 pour son produit Olysio.
Le 27 juillet 2015, l'OFSP a annoncé néanmoins avoir trouvé un accord avec l'entreprise AbbVie et ainsi ramené le prix de la combinaison Viekirax et Exviera à CHF 46 000 (anciennement CHF 62 000). L'OFSP a également trouvé un accord avec Janssen-Cilag qui ne réduit que de CHF 140 le coût de son traitement dont le prix était déjà relativement bas.
Cet accord élargit par ailleurs les limites du remboursement des traitements qui pourront dorénavant être remboursés pour le traitement de fibroses de degré 2. Par contre, le remboursement du Harvoni et du Sovaldi restera limité aux fibroses de degré 3 et 4 à cause du refus de Gilead de revoir sa politique des prix.

http://www.groupesida.ch/filrouge/archi ... te_c_en_s/
fil - 26 Jan 2016 - 10:57
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
GOOD MORNING VIETNAM !!!!!!



L’hépatite C ne fait pas de bruit, l’armée non plus …

Mais commençons par nous intéresser aux USA avant de regarder la situation en France . Dans tous les congrès d’hépatologie, les médecins Americains appellent cette catégorie de malades les «vétérans», pourquoil? Parce que les vétérans du Vietnam sont particulièrement touchés par l’hépatite C .

En effet le système de santé Américain est tel que les anciens combattants sont pris en charge spécifiquement, ce qui permet des études précises sur un grand nombre de patients .

Car les vétérans sont plus touchés par l’hépatite C que le reste de la population .

Dans ces années guerre du Vietnam, plusieurs facteurs de transmission se sont ajoutés . Le premier est l’avènement des politiques transfusionnelles, la guerre du Vietnam est la première guerre à utiliser la transfusion de façon aussi massive pour sauver des vies .

Mais dans ces années, la transfusion ne connaissait pas le VHC et il y avait donc beaucoup de transmissions transfusionnelles.

La deuxième cause est l’usage de drogues par voie intraveineuse . La guerre est bien sur un facteur de stress qui génère des addictions. L’utilisation d’héroïne par voie injectable a donc été un autre vecteur de propagation de l’hépatite C (les seringues n’avaient bien sur pas d’accès autorisé).

Et pour ceux qui ne s’étaient pas contaminés au Vietnam, le retour au pays et la gestion du stress post traumatique a été si dur que certains se sont tournés vers l’héroïne si facilement accessible a cette époque.

Mais il y a une troisième cause de contamination chez les vétérans dont on parle moins: celle liée aux pratiques médicales… L’hépatite C étant inconnue à l’époque, certaines pratiques médicales étaient probablement contaminantes et c’est le cas des vaccinations collectives: les soldats les uns derrière les autres, vaccinés à la chaine ne permettant pas l’utilisation de matériel à usage unique.

C’est ce que vient nous rappeler une pétition qui circule cette semaine…

Mais il en est de même en France et nous avions déjà dénoncé cela il y a maintenant deux ans . Je m’étais rendu compte que plusieurs patients de plus de 70 ans étaient porteurs de cirrhose virale C sans facteur de contamination retrouvé .

En poussant plus loin la réflexion, je découvrais alors qu’ils avaient tous participé à la guerre d’Algérie dans les années 60. Pourquoi ? Ici encore, le voile pudique des transmissions nosocomiales pointe son nez . On retrouve là encore des vaccinations de masse et à la chaine avec du matériel qui n’était pas à usage unique, un ancien infirmier responsable de l’accueil des nouveaux contingents me l’a confirmé . Mais alors, serait ce l’armée qui devrait être tenue responsable de ces contaminations et en assurer les conséquences ? la Sécurité Sociale et la solidarité collective couvrent bien sur les prises en charge des soins, mais la question aurait méritée d’être posée au grand jour…

Pour signer la pétition …..

https://www.change.org/p/veterans-admin ... m=copylink

http://www.soshepatites.org/2016/01/26/ ... g-vietnam/
fil - 27 Jan 2016 - 19:29
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
Hépatite C : une prise en charge plus rapide

En France, l'hépatite C chronique concernerait plus de 232.000 personnes en France (Inserm, 2014) et près de la moitié ignorent leur maladie. Il existe pourtant aujourd'hui des traitement efficaces qui permettent de soigner cette maladie en seulement trois mois. Pour faciliter le dépistage et la prise en charge rapide des malades, l'hôpital Paul-Brousse (Villejuif) vient donc d'ouvrir une consultation spécifique. Elle permet à tous les patients qui le souhaitent de voir un hépatologue dans la semaine et d'obtenir un diagnostic fiable en un temps record, une matinée au lieu de plusieurs mois habituellement. Reportage.

http://www.francetvinfo.fr/sante/maladi ... 86565.html
lolanice - 27 Jan 2016 - 20:39
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
Applaudissement
ça bouge !
Bien-sûr j'ai signé la pétition pour les vétérans, les guerres (périodes traumatisantes au + haut point) et même l'armée avec ses vaccinations à la chaîne, j'y crois dans la propagation du c, pas de doute... Tout comme à l'époque les dons du sang à la chaine, ici, en France... Crying or Very sad
Merci pour tes actus Fil, dokfil' , internazional inzpector Laughing
fil - 28 Jan 2016 - 11:46
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
Gilead répond à l'attention du Procureur général Maura Healey pour abaisser les prix de médicaments de l'hépatite C

http://www.masslive.com/news/index.ssf/ ... ey_ge.html
fil - 29 Jan 2016 - 19:38
Sujet du message: Re: Hépatites Actu
Jérémie…



Nos histoires passées doivent éclairer notre futur… Je voudrais vous raconter l’histoire de Jérémie que j’ai rencontré et soigné il y a quelques années.

Jérémy a 15 ans, il est depuis 2 ans en famille d’accueil, sa propre famille est en proie a d’importantes difficultés. Jérémy est porteur d’une hépatite C suite à une transfusion réalisée quelques semaines après sa naissance lors d’une chirurgie cardiaque.

Le seul traitement disponible à cette époque est une association d’interféron et de ribavirine. mais on ne traite pas les enfants, car l’interféron ralentit la croissance osseuse et les effets secondaires peuvent être catastrophiques .

Les examens sont formels, Jérémie est à un stade cirrhotique. La question de mettre en route un traitement ne se pose plus surtout que le jeune homme mesure 1,75m, on peut donc estimer qu’il a presque fini sa croissance.

Mais par contre Jérémie a déjà redoublé une classe et il est en échec scolaire .

Lorsqu’on sait que l’interféron peut donner des dépressions une fois sur trois mais aussi des troubles du sommeil et de la concentration, on est en droit de se demander s’il faut traiter Jérémie pendant une longue année et risquer de lui faire perdre encore un an de scolarisation? En janvier de l’année scolaire, on se décide pourtant à mettre en route le traitement.

Contre toute attente, Jérémie supporte plutôt bien son traitement et ses résultats scolaires ne se dégradent pas. A Noël suivant, le traitement est terminé et quelques mois plus tard on lui annonce son hépatite C guérie.

Les mois passent et l’état de santé psychique et physique de notre adolescent s’améliorent, ses résultats scolaires aussi, et même de façon spectaculaires.

L’explication? c’est Jérémie qui nous mettra sur la voie… en déclarant lors d’une consultation de suivi: «je ne m’en rendais pas compte mais avant j’étais toujours fatigué, maintenant j’ai toujours la patate et je supporte mieux la durée des cours!»

Incontestablement la qualité de vie de Jérémie s’était nettement améliorée mais est-il possible que ses mauvais résultats scolaires soient à mettre sur le compte de manifestations extra hépatiques?

Historiquement on ne traitait qu’exceptionnellement les enfants, mais l’arrivée de nouveaux traitements moins lourds devrait peut-être nous amener à réfléchir à des critères autres que les scores de fibrose hépatique.

Aujourd’hui Jérémie est un jeune adulte qui après un apprentissage sans problème travaille chez un artisan . …et il devrait être papa dans quelques mois !

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/01/29/jeremie/
Schlange - 29 Jan 2016 - 20:14
Sujet du message:
J'confirme ce qu'a dit ce garçon.
fil - 02 Fév 2016 - 09:27
Sujet du message:
La guerre des prix aura bien lieu


fil - 03 Fév 2016 - 12:02
Sujet du message:
16ème réunion du Réseau national hépatites de l'ANRS

Ces journées permettent de rassembler chercheurs et médecins pour discuter des dernières avancées françaises en matière de recherche fondamentale et translationnelle sur les hépatites virales B et C.

Lieu d'échanges scientifiques et de mise en place de collaborations, la Réunion du Réseau National Hépatites virales de l’ANRS est ouverte non seulement aux chercheurs des EPST, mais aussi aux médecins cliniciens intéressés par une recherche d'interface entre clinique et fondamental.




http://www.anrs-hepatites2016.com/
fil - 03 Fév 2016 - 14:46
Sujet du message:
Et si tout n'était pas dit dans le traitement de l'hépatite C? Voyez Claudine...

Une nouvelle approche expérimentale visant à empêcher la pénétration du virus de l'hépatite C dans la cellule fait son chemin. Elle arrive à un moment où tout semble avoir été dit dans le traitement avec les nouveaux antiviraux à action directe, efficace à 100 % mais coûteux au point de ne pouvoir traiter qu'un petit nombre de patients. Dès lors, fera-t-on un jour appel à Claudine?

Les nouveaux antiviraux à action directe ont sur quelques années, révolutionné le traitement de l'hépatite C. Le gain par rapport aux anciennes bithérapies par interféron pégylé et ribavirine est spectaculaire avec quasiment 100 % des patients qui sont en guérison après 12 semaines de traitement et sans effets secondaires majeurs. Aujourd'hui chercheurs et cliniciens considèrent que la recherche est arrivée au bout du chemin et que tout est dit, du moins sur le plan clinique car sur le plan de l'accès au traitement, on est loin du compte.

Le coût du traitement fait que dans la majorité des pays, les hépatologues ne peuvent traiter que les patients les plus atteints ou les plus à risques. Mais la donne pourrait changer avec cette petite publication (1) un peu passée inaperçue sur une protéine dont personne n'a jamais entendu parler…

Fermer la porte au VHC

Claudine-1 est une protéine importante au stade précoce de l'infection par le VHC par le fait qu'elle facilite l'entrée du virus dans la cellule. Elle et d'autres de même nature sont localisées dans les jonctions serrées qui constituent des points de contact entre cellules adjacentes et sont des récepteurs pour divers virus (adénovirus) ou bactéries (Shigella). En travaillant sur un modèle murin, une équipe française a montré qu'un anticorps monoclonal dirigé contre la claudine-1 pourrait fermer la porte sous le nez du virus de l'hépatite C mais pourrait également de façon surprenante, traiter l'infection chronique en inhibant notamment les voies de signalisation intra-cellulaires que le virus emprunte pour survivre.

Le résultat est que les cellules infectées disparaissent et sont progressivement remplacées par des cellules saines. Sur cette base, cette stratégie ne manque pas d'allure d'autant que selon les auteurs, elle ne nécessite pas d'être associée à un médicament antiviral. Les phénomènes de résistance ne semblent pas non plus à craindre du fait d'un mécanisme d'action totalement différent de celui des inhibiteurs de polymérases ou autres enzymes de la réplication. Pour preuve de l'intérêt de ce programme, il bénéficie aujourd'hui d'un financement de l'Europe et de diverses associations…

Et pourquoi pas de l'aspirine ?

Il existe peut-être un autre moyen plus simple pour bloquer le récepteur claudine-1 qu'un anticorps monoclonal difficile à synthétiser et potentiellement immunogène. Des travaux préliminaires (2) montrent que l'aspirine serait capable de déréguler l'expression de la claudine-1 et dès lors de bloquer l'entrée du virus. Si les données venaient à être confirmées, ce serait dans le traitement de l'hépatite C, une seconde révolution d'une portée inouïe. Ce bon vieil acide acétylsalicylique n'aurait-il pas livré tous ces secrets ?

Références

1) Mailly L et coll. : Clearance of persistent hepatitis C virus infection in humanized mice using a claudin-1-targeting monoclonal antibody. Nature Biotechnology 2015; 33:549-54
2) Yin P et coll. : Aspirin inhibits hepatitis C virus entry by downregulating claudin-1Viral Hepat 2016 Jan;23(1):62-4. doi: 10.1111/jvh.12446.

Une nouvelle approche expérimentale contre le virus de l’hépatite C

Une collaboration internationale conduite par le Professeur Thomas Baumert (Unité mixte de recherche 1110 Inserm/Université de Strasbourg "Institut de recherche sur les maladies virales et hépatiques") met en évidence qu’un anticorps monoclonal spécifiquement dirigé contre la claudine-1, une protéine du foie essentielle à l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC), permet de prévenir et de traiter une infection chronique par ce virus dans un modèle animal. Cet anticorps, dont on savait qu’il inhibe l’entrée du VHC et empêche ainsi l’initiation de l’infection, se révèle également capable d’éliminer les cellules infectées. Cette découverte, publiée dans une lettre de Nature Biotechnology le 23 mars 2015, ouvre la voie au développement d’une approche non seulement préventive pour l’hépatite C mais aussi thérapeutique.

http://www.inserm.fr/layout/set/print/e ... hepatite-c
Schlange - 03 Fév 2016 - 16:06
Sujet du message:
On aurait "juste" à faire une très grosse cure d'aspirine ?
fil - 05 Fév 2016 - 09:22
Sujet du message:
400 JOURS CHRONO



Toutes les cellules de notre corps se régénèrent exceptées nos cellules nerveuses .

Ceux qui ont déjà eu des aphtes savent bien qu’en quelques jours ils sont cicatrisés .

En cas de plaie notre peau met un peu moins de 2 semaines à se régénérer, si vous vous faites une fracture osseuse il faudra plusieurs mois aux os et aux cellules osseuses pour se multiplier .

Chaque cellule a une durée de vie, un globule rouge vivra en moyenne 120 jours alors qu’un globule blanc ne vit que quelques heures. En cas de chimiothérapie, les traitements attaquent les cellules cancéreuses, mais malheureusement ils peuvent aussi parfois toucher des cellules qui se régénèrent plus difficilement, ce qui peut provoquer perte de cheveux , anémie ou bien encore diarrhée par atteinte des cellules intestinales .

Et notre foie, ce gros organe silencieux se régénère totalement en 400 jours selon les spécialistes. Mais lorsqu’il s’agit d’un foie sain ! Alors ne dites plus « mon foie, connais pas » Donnez lui le temps de se régénérer! Car on peut estimer que sur un foie malade la régénération mettra plus de temps . Alors, une bonne hygiène de vie est primordiale, l’ économisation de votre foie ne doit pas s’appliquer uniquement le temps du traitement .



Cette image est une représentation en trois dimensions et en coupe d’une structure du foie : un lobule hépatique. Les différents éléments représentés sont : les vaisseaux sanguins (en rouge), les cellules hépatiques ou hépatocytes (les sphères) et les noyaux cellulaires (en marron).

Notre parc de cellules hépatiques et leur capacité de régénération est un bien qu’il faut gérer et contrôler.

On peut demander un effort au foie à condition que cela ne soit pas tous les jours . Il nous faut développer un nouveau concept de qualité de vie qui soit hépato durable .

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/02/05/ ... rs-chrono/
tiyev - 05 Fév 2016 - 22:36
Sujet du message: hcv et armée
bonjour à tous!
je voudrais rebondir un peu sur le sujet de la contamination au sein de l'armée, quand mon hépatite c a été diagnostiquée et que j'ai pu connaitre les causes de contaminations,j'ai tout de suite pensé à mon service militaire! en effet on a "pompé" du sang pour renflouer les banques de sang ,et à chaque fois on est solliciter car étant sportifs dans la caserne et dans la vie de tous les jours,"ils" croyaient qu'on était des "sur hommes" et qu'il y avait du sang à gogo! plus que tout le monde;alors pendant qu'on nous pompait l'aiguille passait d'1 bonhomme à l'autre sans être désinfectée (je précise que ça s'est passé à l'étranger et au tout début des années 80) .le rapprochement est vite fait seulement je n'ai aucune nouvelle de mes compagnons d’infortune donc impossible de le savoir , mais je ferais ma ptite enquête la-dessus et on verra. Pas cool Ça va pas Metal Slug Soldier Metal Slug Soldier Metal Slug Soldier Metal Slug Soldier Metal Slug Soldier
tiyev
fil - 08 Fév 2016 - 19:59
Sujet du message: hcv et armée
mapCrowd : une plate-forme de collecte de données en ligne pour plus d'informations de l'hépatite C



Médecins du Monde (MdM) et traitement Action Group (TAG) sont heureux d'annoncer le lancement de mapCrowd (www.mapCrowd.org), une ressource en ligne innovante et une plate-forme de collecte de données pour la collecte et le partage des informations de l'hépatite C.

http://mapcrowd.org/

http://www.treatmentactiongroup.org/hcv ... nformation
fil - 09 Fév 2016 - 18:38
Sujet du message: hcv et armée
Pour vous la guérison, ce serait quoi ?



Cette question j’ai appris à la poser dès mes premières années d’internat : « Pour vous, guérir ce serait quoi ? »

Cette question un médecin se doit de la poser lors de la prise en charge d’un patient atteint d’une pathologie chronique et même d’une pathologie grave.

En une simple question je rentre dans l’intimité du malade, dans ses pulsions de vie, dans ses fantasmes, même si souvent il m’est totalement impossible d’exaucer le patient.

Pour l’hépatite C la question est fondamentale, car si pour le médecin la guérison se résume à la disparition du virus sur les analyses sanguines, qu’en est il pour le patient ?

Dans mon parcours d’étudiant, j’ai accompagné des personnes avant et après une greffe de rein . L’insuffisance rénale contrairement à celle du foie, du cœur ou des poumons n’est pas mortelle, on peut vivre en étant dialysé, mais la qualité de vie s’en trouve largement impactée. L’accès au projet de greffe rénale est donc une forme de guérison, de nouvelle vie, de résurrection .

Un jour j’ai rencontré un jeune homme de 24 ans qui étais dialysé depuis 12 ans, il allait enfin être greffé et à ma question fatidique: « Pour vous la guérison, ce serait quoi?» il m’a répondu «je ne sais pas, car j’ai oublié ce qu’on peut faire quand on vit normalement…» il avait l’air triste, abattu et sans réel projet de vie .

Quelques mois plus tard il fut greffé et j’ai eu la chance de le revoir 3 mois après .

Il m’interpella : «Je sais ce que c’est maintenant la guérison : C’est pouvoir se balader en forêt, ressentir une envie d’uriner et pisser au pied d’un arbre, çà c’est un vrai bonheur de la vie que j’avais oublié ! » Cette rencontre m’a marquée à plusieurs titres .

Premièrement, parce que la maladie a parfois pris une telle place qu’on imagine même plus la guérison, elle a été complètement rayée des possibles et du conscient .

Deuxièmement, parce que souvent c’est dans les gestes simple de la vie que se trouvent les réponses à nos grandes questions existentielles de gens en bonne santé .

Je pense que tout malade doit se demander ce qu’il fera de sa guérison et le formuler à l’équipe soignante si on ne lui demande pas .

En tout cas moi je pense toujours à cette histoire à chaque fois que je me balade en forêt.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/02/09/ ... rait-quoi/
fil - 10 Fév 2016 - 13:30
Sujet du message: hcv et armée
Recommandations AFEF sur la prise en charge des hépatites C. La semaine prochaine sur le site de l'AFEF



http://www.afef.asso.fr/

Bientôt le nouveau site internet de l'AFEF

Le site internet de l'AFEF va évoluer dans quelques jours pour s'adapter aux tablettes et aux smartphones. Un nouveau design, un nouveau logo, de nouvelles rubriques seront à votre disposition pour mieux répondre à vos souhaits.
N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires...
fil - 11 Fév 2016 - 04:28
Sujet du message: hcv et armée
VHB : de nouvelles facilités pour la vaccination

Le comité de suivi des recommandations hépatites B et C 2014 publie régulièrement sa lettre d’information, "L’Echo des Recos". Le numéro 3 (janvier 2016) consacre un article à la vaccination contre le VHB. Les auteurs estiment que la loi Santé définitivement adoptée en 2015 comporte de "nouveaux atouts" pour renforcer la politique vaccinale française contre le VHB. "Le vote récent de la loi de modernisation de notre système de santé (….) apporte de nouveaux éléments au chapitre 3 des recommandations de 2014 [rapport Dhumeaux], consacré à la vaccination contre le VHB, en particulier la recommandation de "renforcer l’accès à la vaccination des personnes à risque d’hépatite B, avec notamment la mise a disposition gratuite du vaccin dans les lieux de dépistage ou de soins fréquentés par ces personnes". "La possibilité nouvelle pour les médecins et sages-femmes de "se dispenser d’obtenir le consentement du ou des titulaires de l’autorité parentale sur les décisions médicales à prendre lorsque l’action de prévention, le dépistage, le diagnostic, le traitement ou l’intervention s’impose pour sauvegarder la santé d’une personne mineure" [article 7 de la loi Santé] élargit le champ de la vaccination des jeunes mineurs (sans accord de leurs parents)", se félicite "L’Echo des Recos".

http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=23639
fil - 11 Fév 2016 - 05:17
Sujet du message: hcv et armée
La greffe solidaire possible aux Etats-Unis



http://www.trt-5.org/article410.html
fil - 11 Fév 2016 - 10:46
Sujet du message: hcv et armée
ENVOYE SPECIAL du 11/02/2016



Se soigner, mais à quel prix?

Un traitement contre l’hépatite C facturé 41 800 euros par patient, de nouvelles molécules contre le cancer qui dépassent les 100 000 euros par an et par malade, des vaccins dont le coût a été multiplié par cinq en moins de dix ans… Le prix de certains de nos médicaments flambe. Pourquoi les Français paient-ils aussi cher pour se soigner ?

En France, au Bangladesh et aux Etats-Unis, une équipe d’ »Envoyé spécial » a enquêté pendant six mois : comment sont fixés les prix de nos médicaments ? Pourquoi certains traitements sont-ils plus chers en France que dans d’autres pays ? Et que paient vraiment les patients quand ils achètent des médicaments ? Les années de recherche des laboratoires pharmaceutiques ou les dividendes de leurs actionnaires ? Derrière les enjeux de santé publique se cachent des pratiques dignes d’un thriller financier, où médecine et profit entretiennent parfois d’étonnantes relations. Enquête sur des pilules parfois amères pour le contribuable.

http://www.soshepatites.org/2016/02/11/ ... -11022016/

http://www.francetvinfo.fr/replay-magaz ... 99747.html
fil - 12 Fév 2016 - 05:02
Sujet du message: hcv et armée
VHC : experts et militants veulent que tout le monde soit traité

Les nouveaux traitements contre le VHC (antiviraux à action directe) ne bénéficient aujourd’hui qu’à une minorité des quelque 180 millions de personnes vivant avec le VHC dans le monde. Le principal obstacle à une large diffusion de ces nouveaux traitements est, bien entendu, leur coût. C’est ce qu’ont rappelé différents experts des hépatites réunis les 11 et 12 janvier dernier à la 9ème conférence Paris hepatitis conference.



"La plupart des pays n’ont pas de système universel de santé", a rappelé le docteur Ana Carolina Cardoso, hépatologue au Brésil, citée par l’AFP. Dans ce pays, 2,2 millions de personnes vivent avec le VHC, près de la moitié d’entre elles présente déjà des fibroses sévères ou des cirrhoses. Or les prix négociés ne permettent de financer qu’environ 30 000 traitements par an !

Le rationnement existe aussi en France. Interrogé par l’AFP, le professeur Marc Bourlière (Hôpital Saint-Joseph, Marseille) explique : "Cette limitation pose problème, on est obligé de dire à certains patients qu’on ne peut pas les traiter alors même qu’ils pourraient en tirer un bénéfice en termes de qualité de vie. Là aussi, les chiffres parlent. Quelque 250 000 personnes vivent avec le VHC en France, dont la moitié à peu près l’ignore. Donc environ 125 000 personnes auraient besoin d’un traitement, or les critères restrictifs qui s’appliquent, interdisent de fait l’accès aux traitements à la majorité des personnes. En 2015 : 14 000 personnes ont été traitées. Interviewé par le site pharmaceutiques.com, le docteur Pascal Mélin, hépatologue et président de la fédération SOS Hépatites, voit dans les restrictions actuelles, "un recul de la médecine". "Imagine-t-on annoncer à une patiente, à qui l’on vient de diagnostiquer un cancer du sein : "Les traitements existent, mais nous attendrons que votre cancer soit plus grave pour vous soigner ?" C’est exactement ce qui se passe avec les patients atteints par le VHC", dénonce Pascal Mélin.

Dans un communiqué de presse (11 janvier), SOS hépatites explique : "Nous, malades, demandons à être associés aux décisions concernant les moyens à venir pour la lutte contre l’épidémie. Cette stratégie est notamment basée sur la prise en charge à l’annonce de la maladie des nouveaux traitements anti-VHC pour toutes les personnes infectées par le virus et nécessitant d’être traitées, quel que soit leur stade de fibrose, en accord avec toutes les recommandations d’experts. L’ouverture de ces prescriptions s’accompagne nécessairement d’une profonde renégociation du prix de ces nouveaux médicaments". "Il n’existe aucune victoire scientifique sans progrès sociale", rappelle Pascal Mélin.

Interrogé récemment sur le prix des médicaments anti-VHC, Pascal Mélin explique : "Nous voulons que s’engage une négociation sur le prix des traitements avec l’industrie pharmaceutique (…) Les prix actuels constituent, à nos yeux, une véritable perte de chance pour les malades. C’est inacceptable ! En outre, le nombre de malades sévères [stades de fibrose F3 et F4, ndlr] ayant accès au traitement est en baisse. Il est urgent de passer à l’étape suivante, une véritable stratégie à long terme de gestion de l’épidémie (…) Nous devons donc traiter tout le monde. D’autant que les études nous montrent aujourd’hui que pour les F0 et les F1, on obtient de très bons résultats après seulement huit semaines de traitement".

Seronet
fil - 12 Fév 2016 - 07:12
Sujet du message: hcv et armée
VICTIMES …



« Les victimes des attentats bénéficieront de soins de santé totalement gratuits » c’est ce qui a été publié dans les pages du Journal Officiel de la République .

Pour certains étymologistes latins, le mot victime viendrait de vincere, qui veut dire gagner, donc celui qu’on sacrifie au retour de la victoire, pour d’autres de vincire, qui signifie lier parce qu’on liait la victime .

Dans les deux cas, le mot «victime» sous-entend bien qu’ il y a un persécuteur et un persécuté. Mais c’est quoi au fond être une victime ?

Et quel est le point commun entre les victimes de contamination et les victimes d’attentats terroristes? Il y a aussi les victimes collatérales, les victimes du devoir, les victimes de guerre ou bien encore les victimes d’accident médicaux .

Alors oui ! Prendre en charge les victimes survivantes à des attentats à 100% est un minimum! mais que fait on pour l’entourage des victimes décédées? Et, poussons le raisonnement un peu plus loin. La plupart des terroristes ont été abattus, mais on nous a expliqué qu’ils avaient été radicalisés, alors ne sont ils pas aussi des victimes? Cette suggestion peut heurter les esprits car pour nous ils sont avant tout coupables… Alors quelle distance adopter et quelle place pour le soin entre victimes et coupables?

Et pour l’hépatite C, peut on considérer tous les gens porteurs comme des victimes? Pour ceux contaminés lors de transfusion ou de soins médicaux ça semble une évidence mais que penser des autres, les toxicomanes, eux qui ont été coupables d’avoir transgressé la loi?

Certains d’entre eux seront philosophes se disant: Après tout c’est de ma faute, mais d’autres penseront : Si les échanges de seringues avaient été une évidence et mises en place depuis toujours je n’en serai pas là aujourd’hui ! Et les deux attitudes sont compréhensibles et respectables…

Ensuite, ou s’arrête le périmètre de la victime? Ce que nous, malades, avons appris, c’est que nous ne sommes pas les seules victimes de nos virus ; Nos enfants , nos compagnons , nos familles sont également des victimes qui ne sont pas reconnues, en dehors des consultations d’éducation thérapeutiques .

Finalement, on peut raisonnablement conclure en disant que se sentir victime est avant tout un ressenti personnel, on ne reçoit pas la qualification de victime, on se sent ou pas victime…



Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/02/12/victimes/
fil - 12 Fév 2016 - 11:17
Sujet du message: hcv et armée
VIDEO. Envoyé spécial. Se soigner à quel prix ?

En France, au Bangladesh et aux Etats-Unis, une équipe d’"Envoyé spécial" a enquêté pendant six mois : comment sont fixés les prix de nos médicaments ? Pourquoi certains traitements sont-ils plus chers en France que dans d’autres pays ? Et que paient vraiment les patients quand ils achètent des médicaments ? Les années de recherche des laboratoires pharmaceutiques ou les dividendes de leurs actionnaires ? Derrière les enjeux de santé publique se cachent des pratiques dignes d’un thriller financier, où médecine et profit entretiennent parfois d’étonnantes relations. Enquête sur des pilules parfois amères pour le contribuable.

http://www.francetvinfo.fr/replay-magaz ... 08153.html
fil - 14 Fév 2016 - 09:02
Sujet du message: hcv et armée
Communiqué de presse – Réaction d’Actions Traitements à la nomination d’Emmanuelle Cosse au ministère du Logement



Paris, le 12 février 2016 – Actions Traitements, association de patients agréée, se « réjouit » de la nomination d’Emmanuelle Cosse au ministère du Logement où, comme elle le souligne dans un tweet, elle s’honorera « de poursuivre au ‪#Gouvernement [son] engagement pour une écologie en action ».

En tant qu’ancienne présidente d’Act-Up Paris, nous ne pouvons en douter, elle saura également porter au gouvernement, avec l’engagement qui la caractérise, des sujets importants hors du périmètre de son maroquin.

Actions Traitements tient ainsi à lui rappeler qu’elle fut signataire d’une pétition adressée à sa nouvelle collègue au gouvernement, la ministre de la Santé Marisol Touraine, pour que soient autorisés les soins de conservation pour les morts du sida et des hépatites virales. Cette pétition, pourtant riche de plus de 90 000 signatures, ne s’est toujours pas concrétisée en actes, l’assemblée ayant, à l’encontre des recommandations du Haut Conseil à la santé publique, reculée sur le sujet.

Notre association tient par ailleurs à l’alerter, au cas où elle n’en serait pas informée, qu’elle vient d’intégrer un gouvernement qui n’a toujours pas étendu le droit à l’oubli aux personnes qui vivent avec le VIH (PVVIH). Grande militante du milieu associatif VIH, ancienne vice-présidente en charge du Logement à la région Île-de-France, Madame Cosse doit certainement savoir que le déni de ce droit, destiné notamment à permettre à des malades en rémission d’avoir accès à des prêts sans surprime, constitue une véritable discrimination pour les PVVIH en leur rendant bien plus difficile l’accès à un logement.

Enfin, Actions Traitements tient à lui proposer, directement en rapport avec ses nouvelles fonctions, d’ouvrir un chantier important : celui du logement des associations et des professionnels de santé qui luttent contre le VIH. Corrélé à la baisse conséquentes des subventions publiques, il devient pour nombre d’entre elles excessivement difficile, ajoutant à la précarité de nombreux patients la précarité de ceux qui les accompagnent, de trouver des locaux viables et abordables.
fil - 15 Fév 2016 - 08:31
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Lutte contre l’hépatite C : des traitements pour tous

Dans un communiqué, plusieurs associations (1) sont montées au front concernant le prix des médicaments anti-VHC. "Nous demandons aux pouvoirs publics la mise en œuvre d’une véritable stratégie nationale de lutte contre l’hépatite C, reposant sur la capacité de notre système solidaire d'assurance maladie de pouvoir proposer un traitement à toute personne infectée par le virus", défendent les associations. Explications.



En 2016, 150 millions de personnes vivent avec une hépatite C chronique à travers le monde. "L’épidémie reste hors de contrôle, nous avons pourtant les moyens d’éradiquer le virus, de rétablir la qualité de vie des personnes touchées, d’enrayer les transmissions et de mettre fin à moyen terme à l’épidémie", rappellent les signataires de ce communiqué de presse.

"La lutte contre l’hépatite C connait une véritable révolution avec des traitements (antiviraux à action directe ou AAD) qui constituent une victoire scientifique et médicale majeure mais pose de sérieuses questions d’équité quant à l’accès aux soins dans l'immense majorité des pays. Les prix prohibitifs exigés par les laboratoires entravent l’accès à ces traitements, alimentent d’intolérables discriminations, pillent nos systèmes de santé solidaires. En France — pour la première fois — les pouvoirs publics ont rationné l’accès aux soins, réservant ces traitements aux personnes à des stades avancés de la maladie alors que les études montrent qu’il est préférable d’initier un traitement précoce avant que le foie ne se dégrade. Le rationnement actuel marque un recul de nos principes mêmes d’accès pour tous à la santé et un dangereux précédent pour l’accès à toutes les nouvelles thérapies à venir, notamment dans le cancer", défendent les signataires.

La majorité des malades reste privée de ces avancées thérapeutiques

"La société civile se mobilise, comme elle a pu le faire pour l’accès aux traitements contre le VIH et interpelle les politiques. Les pouvoirs publics possèdent les outils pour assurer un accès universel aux traitements pour les populations concernées. L’accord international sur les droits de propriété intellectuelle qui touche au commerce (Adpic) prévoit des dispositions spécifiques, considérant que les médicaments ne sont pas des marchandises comme les autres. En France, le gouvernement détient des outils légaux permettant à l’Etat français d’acheter des génériques indiens ou de les faire produire par des producteurs français (licences obligatoires). En Inde, par exemple, une première combinaison thérapeutique est maintenant fixée à moins de 450 € pour une cure de 3 mois (66 500 € en France). L’Etat peut également décider de fixer unilatéralement les prix".

"En 2016, chaque décès lié à l’hépatite C, chaque nouvelle contamination seront les conséquences inacceptables d’une industrie pharmaceutique vorace et d’une politique de santé publique qui sélectionne les malades", dénoncent les associations signataires.

"Nous demandons aux pouvoirs publics la mise en œuvre d’une véritable stratégie nationale de lutte contre l’hépatite C, reposant sur la capacité de notre système solidaire d'assurance maladie de pouvoir proposer un traitement à toute personne infectée par le virus. Nous exigeons des industriels du médicament la fin de la mainmise sur l’assurance maladie par une baisse drastique des prix des traitements actuels et à venir", concluent-elles.

(1) : SOS Hépatites Fédération, Médecins du Monde, CISS - Collectif interassociatif sur la santé, Fédération Addiction, AIDES.

Contact presse :

SOS hépatites Fédération : Frederic Chaffraix 06 62 80 53 74 – 01 43 67 26 40 direction@soshepatites.org
Médecins du Monde : Aurélie Defretin & Lisa Veran 06 09 17 35 59-01 44 92 13 81 presse@medecinsdumonde.net
CISS- Collectif Interassociatif Sur la Santé : Marc Paris 06 18 13 66 95-01 40 56 94 42 mparis@leciss.org
Fédération Addiction : Caroline Prat 06 17 40 72 50 c.prat@federationaddiction.fr

http://www.soshepatites.org/2016/02/15/ ... rier-2016/

http://www.medecinsdumonde.org/Presse/L ... -pour-tous

http://collectif-hepatites-virales.com/ ... er2016.pdf
fil - 16 Fév 2016 - 09:32
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Cancer du foie et syndrome main pied…



Le nombre de cancers du foie explose actuellement en France .

De nouvelle stratégies thérapeutiques voient le jour. Mais malheureusement, dans plus de 50% des cas, le diagnostic est posé trop tard ne permettant pas une réelle prise en charge thérapeutique mais seulement un accompagnement palliatif .

Le Nexavar est indiqué dans ces cas pour pour ralentir la progression de la tumeur .

Pour grossir, une tumeur doit augmenter ses apports sanguins par les vaisseaux qui la nourrissent .

Le rôle des médicaments de la famille des anti-angiogénique comme le Nexavar est de bloquer la multiplication des vaisseaux .

Par son action, il ralentit alors la progression de la tumeur .

Mais il n’est pas dénué d’effets secondaires, dont le principal répertorié est le syndrome main pied amenant des rougeurs et des douleurs au niveau des pieds et des mains.

Ces derniers sont si invalidants que des malades arrêtent leur traitement .

Le progrès c’est de découvrir des médicaments aussi efficaces mais mieux supportés, c’est en cours …

A SOS Hépatites nous encourageons la diffusion des trucs et astuces qui permettent d’améliorer le quotidien des malades, c’est souvent une aide précieuse pour ce personnes qui souffrent .

Ainsi je voudrais rendre hommage à la société MCCB établie à Romilly sur Seine, qui après avoir travaillé sur les escarres et les problèmes articulaires a fait des recherches pendant 5 ans pour déposer son nouveau concept « podosolution ».

Le concept podosolution allie des chaussettes ou des mitaines avec des zones en polymère qui jouera un rôle de coussin de protection en assurant la diffusion lente d’huile contenue dans le gel . Cette nouvelle approche en fait un outil thérapeutique supplémentaire pour la prise en charge et l’accompagnement des personnes souffrant de cancer du foie .

Un bon coup de main pour lutter contre le syndrome main pied !

Pascal Mélin

Pour en savoir plus : www.podosolution.com

http://www.soshepatites.org/2016/02/16/ ... main-pied/
fil - 17 Fév 2016 - 05:48
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VHC : Gilead, riche à milliards !

Il faut se faire violence et ne pas hésiter, parfois, à consulter les dépêches de l’actualité boursière. Le 3 février dernier, l’agence Reuters consacre une dépêche à Gilead. On y apprend que le laboratoire "affiche l'une des rares hausses de l'indice sectoriel des valeurs biotechnologiques (….) après l'annonce de ventes supérieures aux attentes pour ses traitements contre l'hépatite C au quatrième trimestre". Qu’est-ce que cela veut dire ? C’est simple. Le laboratoire a fait état le 3 février d'une progression de 16 % des ventes de ses produits au quatrième trimestre, à 8,4 milliards de dollars (7,6 milliards d'euros), dont 4,45 milliards pour ses médicaments Sovaldi et Harvoni contre le VHC. Pour 2016, Gilead prévoit des ventes d'ensemble de l'ordre de 30 à 31 milliards de dollars, et un montant plus élevé encore des ventes de ses médicaments anti-VHC. Conséquence, alors que l’indice Nasdaq consacré aux biotechnologies (l’indice Nasdaq Biotechnology ou NBI) était un peu en berne, l’action de Gilead a progressé de 3 %.
fil - 17 Fév 2016 - 15:06
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Hépatite C : 42 % des patients ignorent qu’ils sont atteints

Le baromètre «Save your liver» montre que les connaissances des Belges sur l’hépatite C restent approximatives. Le docteur Moreno, d’Erasme, fait le point avec nous sur la maladie et les traitements.
L’hépatite C touche aujourd’hui 70 000 Belges, mais 42% d’entre eux l’ignorent. «Le malade ne ressent les premiers symptômes que quand la cirrhose est là», explique le docteur Christophe Moreno, chef de clinique du département d’hépatologie à Erasme. «Soit 20, 30, voire 40 ans après la contamination par le virus. Avant, le malade ne ressent rien, si ce n’est un peu de fatigue.»

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20160217_ ... -le-savoir

Podcast : Le Forum: Les Belges et l’hépatite C – 19/02/2016

http://www.rtbf.be/radio/player/lapremi ... 220&e=
fil - 17 Fév 2016 - 17:22
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http://www.hcvbrusselssummit.eu/
fil - 18 Fév 2016 - 15:29
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Un manifeste pour l'élimination de l'hépatite C en Europe

Élimination de l'hépatite C en Europe

« Notre vision pour une Europe sans l'hépatite C »

Une éradication possible de l'hépatite C en Europe à l'horizon 2030

BRUXELLES, February 17, 2016 /PRNewswire/ --
Des acteurs européens de premier plan, experts, médecins spécialistes et associations de défense des patients d'hépatite, ont affirmé leur volonté d'éliminer le virus de l'hépatite C (VHC) en Europe pour l'horizon 2030.

Le « Manifeste pour l'éradication de l'hépatite C » a été présenté au premier Sommet européen de lutte contre le VHC organisé par l'Association pour une politique publique relative aux hépatites B et C (Hepatitis B and C Public Policy Association), avec le soutien des principales associations européennes de patients et de cliniciens.

Les signataires du « Manifeste pour l'éradication de l'hépatite C » s'engagent à :
• Faire de l'hépatite C et de son élimination une priorité de santé publique claire à tous les niveaux en Europe
• Veiller à l'implication directe des patients, de la société civile et d'autres intervenants pertinents dans l'élaboration et l'application de stratégies d'éradication de l'hépatite C
• Accorder une attention particulière aux liens entre l'hépatite C et l'exclusion sociale
• Organiser une Semaine européenne de sensibilisation à l'hépatite

Dans son discours liminaire, le commissaire européen chargé de la santé et de la sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis, a souligné que : « Dans l'Union européenne, l'hépatite C était autrefois désignée comme une épidémie "silencieuse", mais il est maintenant temps de faire la lumière sur ce sujet. Je salue donc des initiatives comme ce Sommet et le Manifeste pour l'éradication qui encourageront l'action, la sensibilisation du public et le débat sur cette question ».

À l'issue de vingt-cinq années de recherches, les scientifiques ont élaboré un traitement efficace contre l'hépatite C qui ouvre des perspectives prometteuses pour son éradication en Europe dans les dix prochaines années. « Ce qui nous aurait autrement pris une centaine d'années est désormais à portée de main !

Toutefois, cette occasion unique ne saura se concrétiser qu'avec des mesures politiques à l'appui », explique le professeur Angelos Hatzakis, coprésident de l'Association pour une politique publique relative aux hépatites B et C, tout en poursuivant, « Notre Manifeste pour l'éradication sert de point de ralliement pour les décideurs et les défenseurs des intérêts des malades. Si nous nous mobilisons dès à présent, l'éradication de l'hépatite C en Europe sera une réalité d'ici à 2030 ».

Les défis spécifiques relatifs à l'hépatite C exigent des approches globales axées sur les patients à l'échelle du système de santé, en vue de la sensibilisation à la maladie, de la prévention et de soins intégrés. Tous les intervenants sont ainsi appelés à mettre en commun leurs diverses ressources et compétences pour une riposte concertée.

« Vaincre l'hépatite C en Europe est d'autant plus important dans le contexte actuel de crises internationales et d'afflux de réfugiés vers nos pays », a expliqué Cristian-Silviu Bu?oi, député européen et coprésident du groupe Les amis du foie auprès du Parlement européen. M. Bu?oi a rajouté : « Les stratégies d'élimination doivent tenir compte du rapport entre l'hépatite C et des groupes marginalisés, comme les immigrés récents, les consommateurs de drogues injectables et d'autres encore ».
« Ce Manifeste résume notre vision et engagement à éliminer l'hépatite C en Europe », a déclaré le professeur Michael P. Manns, coprésident de l'Association pour une politique publique relative aux hépatites B et C, avant de rajouter, « pour y parvenir, des mesures concrètes s'imposent à tous les niveaux ». Afin d'encourager la prise de mesures, le Manifeste sera présenté devant les gouvernements locaux et nationaux ainsi que devant diverses institutions européennes.

Signataires
Le Manifeste pour l'éradication bénéficie du soutien des organismes suivants :
• l'Association européenne des malades du foie (ELPA, European Liver Patients Association)
• l'Association européenne pour l'étude du foie (EASL, European Association for the Study of the Liver)
• le Conseil de prévention de l'hépatite virale (VHPB,Viral Hepatitis Prevention Board) le Correlation Network
• le Centre international pour la migration, la santé et le développement ( ICMHD, International Centre for Migration, Health and Development)
• l'Alliance mondiale contre l'hépatite (WHA, World Hepatitis Alliance)
• l'Association pour une politique publique relative aux hépatites B et C (Hepatitis B & C Public Policy Association)

À propos de l'hépatite C en Europe
• Dans l'UE chaque année, la mortalité liée au VHCest plus élevée que celle liée au VIH.
• Le VHC est sept fois plus fréquent que le VIH en Europe.
• On estime à 15 millions le nombre d'Européens porteurs d'infections chroniques par le virus de l'hépatite C, dont 5,5 millions dans les États membres de l'UE ; chaque année 27 000 à 29 000 nouveaux cas d'infections par le VHC sont diagnostiqués dans l'UE/EEE.
• Selon les données disponibles, le nombre annuel de décès causés par le VHC a quadruplé dans certains pays européens au cours des 20 dernières années.

À propos du premier Sommet européen de lutte contre le VHC
Le Sommet européen de lutte contre le VHC a été organisé par l'Association pour une politique publique relative aux hépatites B et C, en partenariat avec l'Association européenne pour l'étude du foie (EASL), l'Association européenne des malades du foie (ELPA) et le Correlation Network. Le Sommet était soutenu financièrement par AbbVie, BMS, Gilead et MSD. Rassemblant 120 décideurs et intervenants d'Europe et d'ailleurs, le Sommet bénéficiait de l'appui officiel de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), du Centre international pour la migration, la santé et le développement (CIMSD), du Groupe Les amis du foie auprès du Parlement européen et de l'Alliance mondiale contre l'hépatite (WHA).
À propos de l'Association pour une politique publique relative aux hépatites B et C
Fondée en 2009 par un groupe d'acteurs européens de premier plan, scientifiques, experts en santé publique et associations de défense des patients, l'Association pour une politique publique relative aux hépatites B et C a vocation à encourager et à faciliter la formulation de politiques publiques, au niveau national comme international, visant l'information, la prévention et la prise en charge des hépatites virales B et C. Dans cette optique, l'approche unique de l'Association vise la collaboration et le rassemblement des intervenants majeurs dans le domaine de ces maladies, notamment des régulateurs, patients, cliniciens, communautés de santé publique, la société civile et le secteur privé.
Pour de plus amples informations sur les activités de l'Association, veuillez visiter notre site surhttp://www.hepbcppa.org
fil - 18 Fév 2016 - 18:54
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DONS ET GREFFES D’ORGANES : LES CHIFFRES CLES 2015



A l’occasion des 10 ans de l’Agence de la biomédecine en mai 2015, Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, avait confirmé les enjeux du deuxième Plan greffe (2012-2016), visant à renforcer l’activité de prélèvement et de greffe d’organes et de tissus notamment par un objectif de 5 700 greffes annuelles d’ici fin 2016.

Parmi les axes stratégiques du Plan figurait le développement de toutes les possibilités de prélèvement d’organes et de tissus à partir de donneurs décédés et de donneurs vivants, en considérant l’ensemble de ces sources de greffons comme complémentaires les unes par rapport aux autres. Le programme de prélèvement d’organes sur personnes décédées des suites d’un arrêt circulatoire après une limitation ou un arrêt des traitements (Maastricht III) s’inscrit dans cette démarche.

En ce début d’année 2016, l’Agence de la biomédecine présente les bons résultats de l’activité de prélèvement et de greffe d’organes et de tissus en France en 2015, avec un focus sur la phase pilote du protocole Maastricht III et ses perspectives d’évolution.

http://www.agence-biomedecine.fr/IMG/pd ... ev2016.pdf
fil - 19 Fév 2016 - 06:50
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VIH : Un charlatan condamné à de la prison avec sursis



L'"herboriste" Jean-Pierre Raveneau qui prétendait pouvoir combattre 80 % des maladies, dont le sida, avec des plantes, a été condamné le 17 février à un an de prison avec sursis pour "exercice illégal de la pharmacie en récidive". Le tribunal correctionnel de Paris a assorti la condamnation d'une mise à l'épreuve de trois ans. Bien que docteur en pharmacie, Jean-Pierre Raveneau, qui a passé une partie de sa vie à s'opposer au monopole de la pharmacie, n'était plus inscrit à l'ordre et n'exerçait pas dans une officine, rappelle l’AFP. Il officiait dans une célèbre herboristerie parisienne près de la place Clichy et avait déjà été condamné en 2011 à un an avec sursis et 15 000 euros d'amende pour exercice illégal de la pharmacie. Le tribunal a également condamné la propriétaire de l'établissement où Jean-Pierre Raveneau travaillait à trois mois de prison avec sursis et 2 000 euros d'amende. Un revendeur a écopé de 3 000 euros d'amende avec sursis. La fine équipe prétendait que leur traitement par les plantes permettait de traiter l’hypertension, le virus de la grippe H1N1, les troubles de la prostate, le psoriasis, le paludisme, les fibromes, l’herpès etc. Un des produits vendus par Raveneau, le Viralgic, pourtant interdit à la vente en France par une décision de justice de 2011, affirmait même "agir directement sur le virus du sida "en renforçant les défenses immunitaires pour aider à le combattre".
fil - 19 Fév 2016 - 14:32
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LA PARDONNANCE VOUS CONNAISSEZ ?



La pardonnance est un concept judéo-chrétien: Pardonnez nos offenses, etc…

Pourtant ces dernières années c’est l’épidémie de VIH qui lui a donné une signification différente. Car il ne suffit pas qu’un médecin prescrive un traitement à un malade pour que ce dernier le prenne complètement et correctement .

Pour toute maladie chronique, diabète, hypertension, polyarthrite, SIDA et hépatites virales chroniques il est difficile d’obtenir plus de 80% de prise correcte .

Depuis les années SIDA on a beaucoup travaillé sur la compliance, l’observance et des consultations spécifiques ou d’éducation thérapeutique ont été développées dans ce sens.

Le traitement des hépatites virales n’échappe pas à ce constat. C’est ce qu’a montré le Professeur Philippe Sogni concernant les traitements de l’hépatite B chronique qui ne seraient pris scrupuleusement selon la prescription médicale à peine plus de deux fois sur trois .

La même constatation avait était faite il y a longtemps par le professeur Mac Hutchinson concernant l’hépatite C, qui à l’époque de l’interféron et de ribavirine avait formulé son célèbre 80% x 3.

Pour obtenir toutes ces chances de guérison un malade devait prendre au moins 80% de la dose d’interféron ,80% de la dose de ribavirine, et ce, pendant au moins 80% du temps théorique.

Cet objectif était très souvent difficile à atteindre à cause des problèmes de tolérance .

En 2016 ou en sommes-nous? Qu’avons-nous mis en place pour améliorer la prise des traitements de l’hépatite B ? Avons-nous développé des programmes d’éducation thérapeutique spécifiques à l’hépatite B ? Pour l’hépatite C, les nouveaux traitements antiviraux d’action directe sont certes mieux tolérés mais leur prise est-elle mieux respectée?

C’est là qu’intervient la notion de pardonnance .
Il s’agit d’une notion qui évoque l’impact du mauvais usage du médicament, oubli de prise, réduction ou augmentation du temps entre deux prises, rapport avec la prise d’aliments, interaction avec d’autres molécules .

On dira d’un médicament qu’il est à haute pardonnance si un oubli de prise a peu d’incidence sur l’efficacité du traitement. Par contre on parlera d’un médicament à faible pardonnance, s’ il doit être pris par exemple à heures très régulières, à distance des repas, avec un apport en graisse suffisant, sans jus de pamplemousse ou sans association avec certains autres traitements sous peine de voir diminuer son efficacité ou de voir apparaitre des résistances ; donc c’est une notion réellement importante .

Il n’existe pas d’ index de pardonnance chiffré et attribué pour chaque médicament, qui pourrait alors se vulgariser et qui permettraient aux médecins d’en tenir compte en cas de prescription. Pourquoi? Probablement parce que ce concept de pardonnance vient des sciences molles et n’est pas une donnée scientifique clairement établie.

Mais que pouvons-nous faire pour améliorer la situation? Il nous faut travailler aux deux extrêmes: lors de la conception d’un médicament et lors de sa prise…

Lors de la mise au point d’un traitement une molécule lentement éliminée et qui peut supporter un retard de 12 heures est intéressante mais elle a des risque de toxicité par accumulation. Il est parfois plus simple d’avoir une injection sous cutanée par semaine réalisée par une infirmière plutôt que de prendre soi-même un comprimé chaque jour à heure fixe .

Lors de la prise du traitement, un diagnostic éducatif du patient doit être réalisé et l’observance doit être évaluée avec des propositions d’action en cas de mésusage. Le patient a bien sur sa part de responsabilité et d’action . Il est donc difficile d’imaginer la création d’un index de pardonnance sur des critères scientifiques rigoureux.

Mais on pourrait imaginer un index lié à la fois à la molécule et à l’observance émanant d’une consultation d’éducation thérapeutique avec bien sur des axes d’amélioration possible. Cet index reste à créer .
La dernière étape nécessiterait de voir figurer ces index dans toutes les consignes pharmacologiques (notice de médicaments) pour les traitements des maladies chroniques mais aussi dans les études scientifiques .

Les populations de patients sont décrites par leur sexe, leur âge, leur poids, leur critères socio-économiques ou bien encore des critères ethniques, pourquoi pas y voir figurer l’index d’observance?

Travailler sur la pardonnance c’est prendre conscience de la vraie vie et en tenir compte dans la mise en place d’un traitement et donc dans le développement des consultations d’éducation thérapeutique .

Nous souhaitons mettre en avant cette notion car c’est une des façons de faire entendre la voix des malades .

Encore une revendication dont nous allons nous saisir .

Pascal Melin

http://www.soshepatites.org/2016/02/19/ ... onnaissez/
fil - 20 Fév 2016 - 11:33
Sujet du message: hcv et armée
Une victoire scientifique et médicale totale sur l'hépatite C… dont trop peu profitent

Nous disposons depuis 2014 des antiviraux à action directe (AAD) qui procurent une réponse virologie soutenue, réduisent drastiquement la morbi-mortalité de l'hépatite C, et qui sont, de plus, bien tolérés : sofosbuvir (Gilead), simeprevir (Janssen), daclastavir (BMS), les combinaisons « 2D » sofosbuvir - ledipasvir (Gilead), et « 3D » paritaprevir - ombitasvir - dasabuvir (Abbvie). On traite aujourd'hui l'hépatite chronique virale C par une association de 2 ou 3 AAD sans interféron pendant 12 semaines (associée à la ribavirine chez les patients cirrhotiques et en échec de traitement antérieur, ou ayant un génotype 1a). Huit semaines suffisent pour les malades porteurs du génotype 1, n'ayant pas été traités et exempts de cirrhose. Les futurs AAD permettront d'abandonner la ribavirine et d'espérer une guérison dans plus de 95 % des cas : grazoprevir - elbasvir (Merck) pour les génotypes 1, 2, 4, 5 et 6 ; sofosbuvir - velpatasvir (Gilead) pour tous les génotypes, de même que ABT493 - ABT530 (Abbvie).

Etant donnée la remarquable efficacité des AAD pour débarrasser l'organisme du VHC, on pourrait éradiquer l'hépatite C en traitant tous les porteurs du virus identifiés par un dépistage systématique. Certains pays comme l'Allemagne, le Portugal et l'Australie sont en voie de le faire. Mais la France prend du retard. En raison du coût (de 20 000 à 46 000 euros pour 12 semaines de traitement), l'Assurance maladie limite le remboursement aux patients les plus sévèrement atteints, ayant une fibrose F2 sévère, F3 (pré-cirrhose) ou F4 (cirrhose), ou une cryoglobulie symptomatique ou une co-infection à VIH. Le délai d'accès au traitement est aussi un obstacle car l'indication doit être validée par une réunion pluridisciplinaire en centre expert (Lettre d'instruction du 29 septembre 2014), et les professionnels de santé dédiés à cette prise en charge sont en nombre insuffisant (enquête SOS Hépatite). Quant au dépistage, il est recommandé depuis 2014 pour tous les hommes et pour les femmes enceintes. Un dépistage systématique au moins une fois des trois virus VHC, VHB et VIH a été proposé, ainsi que l'utilisation des tests rapide d'orientation diagnostique (TROD) par des associations pouvant toucher les populations exposées qui consultent peu (usagers de drogues, migrants originaires zones de forte endémie).

Mais le dépistage a-t-il du sens si le traitement radical du VHC ne peut pas être proposé à tous les patients porteurs du virus ? Alors que nombreux sont ceux qui, sans avoir une grave atteinte hépatique, souffrent d'asthénie, de dépression, de troubles métaboliques, et dont la qualité de vie est altérée par l'infection.

En juin 2015, l'AFEF recommandait d'ouvrir la prescription des AAD aux patients ayant une fibrose F2, à tous les malades de génotype 3, aux sujets susceptibles de transmettre le virus (usagers de drogues actifs, femmes ayant un désir de grossesse) et aux patients ayant des comorbidités (alcool, surpoids, insulinorésistance). Avec le Pr Patrick Marcellin, président de la 8e PHC (Paris Hepatitis Conference) et les associations de patients (SOS Hépatites, collectif Hépatites virales), espérons que 2016 sera l'année du traitement pour tous en France !

RÉFÉRENCE

D'après les propos du Pr Patrick Marcellin, du Pr Marc Bourlière, de Michel Joly (président de Gilead France) et de Pascal Mélin (président de SOS Hépatites Fédération) lors de la conférence de presse « Traitement de l’hépatite C, une victoire scientifique et médicale totale : Pourquoi ne pas traiter tous les malades ? ». Lundi 11 janvier 2016, Paris.
fil - 20 Fév 2016 - 11:35
Sujet du message: hcv et armée
L'explosion de la recherche sur les antiviraux d'action directe

Schématiquement, les médicaments composant la classe des antiviraux d'action directe (AAD) sont des inhibiteurs de protéines non structurales que l'on peut ranger dans trois familles : inhibiteurs de l'ARN-polymérase NS5B (dont le nom se termine par « buvir »), de la protéine NS5A (...« asvir ») ou de la protéase NS3 (… « previr »). De nombreuses molécules sont à l'étude dans chaque famille, dont certaines ont été autorisées dans différents pays pour le traitement de l'hépatite chronique C, pour différents génotypes, associés à d'autres médicaments. Le sofosbuvir, le simeprevir et le daclastavir ont été mis à disposition en 2014-15 ; le ledipasvir, le paritaprevir et l'ombitasvir en 2015 ; le grazoprevir, l'elbasvir, le velpatasvir, l'ABT-493 et l'ABT-530 sont attendus en 2016-17. D'autres AAD sont en cours de développement clinique, ou « dans le pipe-line ».

Des régimes thérapeutiques sans interféron sont étudiés, associés ou non à la ribavirine, chez différentes populations (avec ou sans cirrhose, déjà traités ou non), avec l'association fixe sofosbuvir-ledipasvir (études ION 1, 2 et 3) et le régime 3D paritaprevir-ombitasvir-dasabuvir (études SAPPHIRE-1 et 2, PEARL 2 à 4, TURQUOISE-2). Pour améliorer l'observance dans la vraie vie sans nuire à l'efficacité, on s'attache à simplifier le traitement en termes de durée (sur 8 ou 12 semaines), de nombre de prises par jour et de nombre de comprimés. Les prochains mois nous permettront d'avoir des données sur de nouvelles associations d'AAD utilisées dans des régimes sans interféron : sofosbuvir-velpatasvir (programme ASTRAL), et grazoprevir-elbasvir (études C-Surfer et Edge-study).

Au total, on peut affirmer que des régimes thérapeutiques sans interféron reposant sur des combinaisons d'AAD administrées pendant 12 semaines permettent de guérir plus de 90 % des patients atteints d' hépatite C. On s'attache désormais à raccourcir les durées de traitement (4 à 12 semaines) et à traiter efficacement les patient ayant développé des variants associés à la résistance après un traitement par inhibiteurs de protéase. Enfin, des données « en vie réelle » devront confirmer l'efficacité, la tolérance, les interactions médicamenteuses ainsi que l'adhésion au traitement et la compliance…

RÉFÉRENCES

Asselah T et coll. : Direct-acting antivirals for the treatment of hepatitis C virus infection : optimizing current IFN-free treatment and futur perspectives.
9th Paris Hepatitits Conference (Paris) : 11-12 janvier 2016.
fil - 22 Fév 2016 - 15:16
Sujet du message: hcv et armée

fil - 22 Fév 2016 - 18:07
Sujet du message: hcv et armée
Les scientifiques Indiens vaccin contre l'hépatite C

Bangalore : Un groupe de scientifiques Indiens a mis au point un vaccin destiné à traiter l'hépatite C, un virus ou une infection qui provoque une maladie du foie et une inflammation du foie.

Selon le rapport au Times of India, l'équipe de l'Institut indien des sciences (IISc), Bangalore, a mis au point un vaccin contre le VHC génotype 3 a.

Les scientifiques, a déclaré le vaccin a montré des résultats prometteurs dans les études précliniques et est adapté pour la population indienne.

Il est dit que plusieurs essais précliniques de particules virales (VLP)-stratégies de vaccin de base sont en cours dans le monde entier.

Mais dans la présente étude, le professeur Saumitra Das et son équipe a généré des particules de type viral de l'hépatite C (VHC-LP) . Selon les scientifiques, le vaccin, ils ont créé est un « cocktail moléculaire des Pseudo-particules virales qui imite le VHC avec un vecteur de bioingénierie adénovirus (vecteurs viraux sont des outils couramment utilisés par les biologistes moléculaires pour livrer le matériel génétique dans les cellules), codant les protéines de noyau et l'enveloppe du VHC ".

Les chercheurs ont ensuite inséré ces gènes du VHC dans le vecteur de l'adénovirus, afin qu'il provoquerait le système immunitaire à produire des anticorps neutralisants contre le virus de l'hépatite C, États du rapport.

Le virus de l'hépatite C se transmet par contact direct avec du sang infecté. Et parmi les nombreuses souches du virus, VHC génotype 3 a (gt3a) est la souche prédominante dans le sous-continent indien.

La découverte peut venir comme un immense soulagement pour les patients et le pays dans son ensemble qui compte environ 12 millions de personnes souffrant d'hépatite chronique c.

Cette recherche, financée par le fonds Indo-australienne de biotechnologie (IABF), département de biotechnologie, gouvernement de l'Inde, a été publiée dans la revue « Vaccin ».

http://zeenews.india.com/news/health/he ... 58067.html
Schlange - 22 Fév 2016 - 18:43
Sujet du message: hcv et armée
Wow .. C'est une excellente nouvelle !
fil - 23 Fév 2016 - 03:29
Sujet du message: hcv et armée
VHB, VHC, VIH : une trousse d’auto-prélèvement proposée

La huitième vague des baromètres santé a été lancée par l’Inpes (Institut national de prévention et d’éducation à la santé) en collaboration avec l’InVS (Institut national de veille sanitaire). Cette enquête se déroule, jusqu’en juillet 2016, au moyen d’entretiens téléphoniques. Pour la première fois, un volet biologique est proposé dans ce projet intitulé : BaroTest 2016. A l’issue de l’entretien téléphonique, les personnes de 18 ans et plus recevront, si elles le souhaitent, sur le lieu de leur choix une trousse d’auto-prélèvement pour un dépistage gratuit des infections de l’hépatite B, de l’hépatite C et du VIH. Cette proposition est faite car elle "s’inscrit dans les recommandations d’experts visant à renforcer le dépistage en population générale". Ce dépistage s’appuie sur un auto-prélèvement sanguin déposé sur buvard, à renvoyer au centre national de référence des hépatites B et C, et à celui du VIH. Les résultats seront rendus une dizaine de jours après l’envoi du prélèvement. Les résultats seront expédiés par courrier au médecin désigné par le participant, qui recevra les résultats négatifs ou positifs de son patient, assortit d’une fiche résumant l’étude. Parallèlement, le participant sera invité par courrier à se rapprocher du médecin qu’il aura désigné pour le rendu de ses résultats. L’enquête de terrain se termine en juillet et les résultats sont attendus au 1er semestre 2017.

BaroTest 2016 :

http://www.inpes.sante.fr/Barometres/ba ... /index.asp
fil - 23 Fév 2016 - 12:21
Sujet du message: hcv et armée
LES RECOS DE L’AFEF : DES SOLDES HEPATANTS…



En juin 2015, l’AFEF rédigeait pour la première fois ses recommandations pour l’utilisation des antiviraux d’action directe. Suite à leurs consignes de traitement et avec l’appui du rapport d’expert, coordonné par le Pr Dhumeaux, nous avions alors souhaité et déclaré : « l’ Hepatite C : un traitement pour tous , une guérison pour chacun et une protection universelle » encourageant ainsi les experts à une attitude moins frileuse .

Malheureusement les contraintes économico-sanitaires n’ont permis d’accorder ces traitements qu’aux patients atteints des formes les plus sévères .

Aujourd’hui, en Février 2016, les experts de l’AFEF revoient leur copie et nous ont exaucés en recommandant le traitement pour tous, de plus ils ont élargi leurs préconisations au traitement des hépatites aigües et de toute personne à risque de transmission .

Ces recommandations courageuses préconisent aussi dans certaines conditions les traitements courts de 8 semaines, ce qui valide parfaitement ce que j’exprimais il y a quelques semaines sur ce blog :

« TROIS TRAITEMENTS POUR LE PRIX DE DEUX »

Car dorénavant, avec deux traitements de 12 semaines on peux soigner trois personnes pendant 8 semaines , une façon comme une autre de voir les soldes …

Maintenant malades et médecins sont d’accord sur l’accès aux soins, il reste à convaincre les politiques …

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/01/08/ ... e-a-dream/

http://www.soshepatites.org/2016/02/23/ ... hepatants/
fil - 24 Fév 2016 - 09:53
Sujet du message: hcv et armée
FEVRIER 2016 , LES RECOMMANDATIONS DE L’AFEF …



Alors que les sociétés savantes mettent plusieurs années pour mettre à jour leurs recommandations, les progrès scientifiques nécessitent une mise a jour annuelle dans les stratégies de prise en charge du VIH.

Aujourd’hui, la prise en charge de l’hépatite C, ou plutôt la prise en charge des personnes vivant avec l’hépatite C évolue à grande vitesse. A tel point que les recommandations que l’AFEF avait émises en juin 2015 ont dû être complètement revisitées en moins de 8 mois, soit en février 2016.

Alors que l’on enterre l’interféron et bientôt la ribavirine, on compte presque 10 nouvelles molécules. Il faut donc apprendre à les combiner au mieux. Mais alors que les recommandations initiales de juin ne proposaient que de traiter les patients pré-cirrhotiques ou cirrhotiques (F3 ou F4), dans les nouvelles recommandations, on peut lire :



Alors il faut maintenant convaincre les politiques, les autorités sanitaires, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie mais aussi les industriels du médicament pour avoir un prix plus juste.

Les recommandations concernant ces nouvelles stratégies peuvent être résumées dans les tableaux ci-dessous (Recommandations de traitement des patients selon leur génotype) .

Pourtant, au-delà de ces recommandations techniques il y a d’autres révolutions qui nous sont proposées dans ce rapport de société savante. Ainsi, il est clairement noté qu’il n’est plus éthique d’envisager une biopsie hépatique pour bilanter une hépatite C et qu’il faut privilégier les tests non invasifs de fibrose. En cas de discordance il faudra tenir compte du score le plus élevé (en 2015 on préconisait une biopsie hépatique comme juge de paix). On y apprend aussi que la fatigue est une manifestation extra-hépatique à part entière maintenant.

Plus spectaculaire encore, afin de contrôler le réservoir épidémique, les experts proposent de traiter préférentiellement les malades infectés à haut risque de dissémination de l’infection. Sont spécifiés en premier lieu les usagers de drogue actifs et les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.

Et le bouquet final, on retrouve dans ces recommandations que les associations de patients doivent participer à l’élaboration des programmes d’éducation thérapeutique. On y lit même que les patients peuvent être orientés vers les représentants associatifs pour être mieux accompagnés. Alors que l’on pouvait craindre la disparition des programmes d’éducation thérapeutique on peut lire :

« L’éducation thérapeutique à l’ère des agents antiviraux directs comprend certaines spécificités. Le fait que les nouvelles combinaisons thérapeutiques, très efficaces, soient mieux tolérées et prescrites sur des durées plus courtes que les anciens traitements, pourrait suggérer une moindre utilité de l’éducation thérapeutique. Au contraire, les nouvelles caractéristiques de ces combinaisons et les caractéristiques de patients qui peuvent en bénéficier renforcent l’utilité de l’éducation thérapeutique » .

Ce qui vous en conviendrez est une reconnaissance de la nécessité de tel programme. Enfin, les malades souffrant d’hépatite C aigüe pourront maintenant être traités par des antiviraux à action directe, ce qui amène la publication de cette phrase magnifique :

« L’éducation thérapeutique doit être associée à la prise en charge thérapeutique des hépatites C aigües. En effet, il est important que le patient connaisse les modes de transmission de l’infection par le VHC et prenne conscience des moyens à mettre en œuvre pour éviter une nouvelle contamination. Le rôle des associations de malades et des structures prenant en charge les usagers de drogues et les sujets à risque est particulièrement important dans cette situation » .

Merci à l’AFEF et à ses experts d’avoir entendu nos attentes, nous restons vigilants car ce ne sont là que des recommandations et il faut maintenant obtenir les autorisations politiques et sanitaires et ce avant la fin 2016 : « un traitement pour tous, une guérison pour chacun et une protection universelle » . Ce combat doit s’accompagner de celui du dépistage…

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/wp-content/ ... 2-2016.pdf

(voir page 150, 151, 152)

http://www.soshepatites.org/2016/02/23/ ... -de-lafef/
mathilde - 24 Fév 2016 - 14:25
Sujet du message: hcv et armée
Biiien Very Happy
malak - 24 Fév 2016 - 22:25
Sujet du message: hcv et armée
YES !!!!
fil - 25 Fév 2016 - 11:09
Sujet du message: hcv et armée
Prévalence et fardeau d’une co-infection VHV chez des personnes déjà atteintes par le VIH : revue systématique globale et méta-analyse


fil - 25 Fév 2016 - 12:26
Sujet du message: hcv et armée
Dossier de presse – Vivre avec le VIH 20 ans après les trithérapies

2016 marque un anniversaire important pour toutes les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) : cela fait désormais 20 ans qu’ont été proposées les premières trithérapies. Disponible depuis 1996, ces traitements ont enfin permis d’entrevoir le contrôle de la réplication du virus chez les patients.

L’accès universel à ces médicaments ne s’est pas fait sans difficultés : un avis du Conseil national du Sida (CNS), en date du 26 février 1996, en recommandait ainsi une dispensation restreinte aux PVVIH et, notamment, par tirage au sort.

En réaction, face à l’urgence d’une situation où l’on voyait, chaque jour, s’accumuler les morts, notre association, Actions Traitements, se décida alors à agir : des militants et compagnons de notre organisation s’envolèrent ainsi pour New York afin de se procurer sans attendre les traitements qui pourraient leur sauver la vie.

Largement médiatisé, c’est cet acte courageux, complété par l’inlassable travail de plaidoyer d’activistes du milieu associatif, qui permettra finalement d’étendre à tous les patients l’accès aux trithérapies.

Aujourd’hui, 20 ans après, en France, malgré un accès rendu universel au trithérapies, tout n’est pourtant pas réglé : certes les traitements influent efficacement sur l’état de santé des PVVIH et, certes, l’espérance de vie de ces dernières s’est notoirement allongée. Cependant de nombreux freins, de trop nombreuses discriminations, existent encore pour que les personnes séropositives puissent véritablement bénéficier d’une meilleure qualité de vie.

Revenant sur la situation des malades à l’époque et les motivations de notre voyage à New-York, Vivre avec le VIH 20 ans après les trithérapies, notre dossier de presse disponible en ligne, fait le pont entre les attentes des patients de 1996 avec celles des PVVIH de 2016. Un comparaison s’impose dès lors : à l’urgence vitale d’alors répond l’urgence sociale d’aujourd’hui.

Ce dossier contient notamment trois interviews, chacune éclairant une facette de l’histoire de la lutte contre le VIH : celle de Jean-Marc Bithoun, président d’Honneur d’Actions Traitements et participant au voyage à New York, du Pr Patrick Yeni, Président du Conseil national du Sida, et de Dr Xavier Copin, médecin accompagnant le voyage à New York.



http://www.actions-traitements.org/wp-c ... ements.pdf
fil - 26 Fév 2016 - 11:13
Sujet du message: hcv et armée
HEPATITE C ET FELLATION …



Californication est une série culte qui raconte la vie d’un romancier New-Yorkais qui se réfugie dans le consommation immodérée d’alcool, de drogues et de filles pour retrouver l’inspiration perdue.

Dans la saison 6, son fidèle ami, Charly simule être homosexuel pour se rapprocher d’un acteur gay célèbre et devenir son agent.

Ce dernier lui propose alors de se faire réaliser une fellation, et pour tenter de s’y soustraire Charly lui dit : « j’ai une hépatite C »! l’ acteur, en lui proposant de manière très suggestive de passer à l’action, lui répond : « C’est pas grave, moi aussi j’ai une hépatite C » !!!

Alors là, je dis STOP ! L’hépatite C ne se transmet pas par fellation car ce n’est pas une maladie sexuellement transmissible . C’est le sang et non les secrétions génitales qui sont contaminantes.

Dans les rares cas ou l’hépatite C a été contractée au cour d’une fellation il existait des plaies de la gorge et du pharynx et le plus souvent dues à un chancre syphilitique . Mais en aucun cas, l’hépatite C ne peut être un frein au plaisir oral .

Il est tout aussi absurde de croire qu’en étant déjà porteur d’une hépatite C, cela empêche une nouvelle contamination ! Avoir une hépatite C ne vaccine pas, on peut se recontaminer ou se surcontaminer .

On a déjà entendu des erreurs sur les modes de contamination dans docteur House, dans Ma sorcière bien aimée, dans Shift et maintenant c’est Californication .

Alors s’il vous plait, messieurs les scénaristes n’utilisez plus le prétexte de l’hépatite C pour éconduire une proposition de fellation . La première lutte contre les maladies sexuellement transmissibles c’est l’information ! alors quand vous ne savez pas, appelez Véro à SOS Hépatites, elle vous expliquera … On avait quand même pas tous ces problèmes de mon temps avec Casimir et l’homme de fer …

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/02/26/ ... fellation/
Schlange - 26 Fév 2016 - 19:06
Sujet du message: hcv et armée
Des tartes. Dans leur tête. Fortement.
lolanice - 26 Fév 2016 - 20:25
Sujet du message: hcv et armée
Ha les nuls ! Bla-bla
Ils devraient en effet demander conseil aux toubibs avant de véhiculer des idées fausses auprès du grand public GRRR
Merci à P. Melin de préciser mais je crois c'est fait pfff
lolanice - 26 Fév 2016 - 20:27
Sujet du message: hcv et armée
L'Hépatite est un VIRUS, pas une MST !
fil - 27 Fév 2016 - 10:30
Sujet du message: hcv et armée
L’hépatite C peut se transmettre en l’absence de sang lors des relations sexuelles anales

Le virus de l’hépatite C (VHC) est présent en quantité suffisante dans le liquide rectal des hommes atteints du VIH et de la co-infection à l’hépatite C pour permettre la transmission du VHC en l’absence de sang, ont rapporté des chercheurs lors de l’assemblée 2015 de l’American Association for the Study of Liver Diseases (AASLD) tenue à San Francisco.

Jusqu’à maintenant, on supposait que la transmission sexuelle de l’hépatite C se produisait à cause de la présence de sang, par exemple lorsqu’une main tachée de sang s’insérait dans le rectum lors du fisting ou qu’une quantité de sang entrait en contact avec la muqueuse du pénis lors d’une relation sexuelle anale.

Les participants à l’étude en question incluaient 45 hommes gais ou bisexuels ayant la co-infection au VIH et au VHC. L’âge médian des participants était de 43 ans, et la majorité était de race blanche.

Les participants avaient un compte de cellules CD4 élevé, mais l’ampleur de la suppression de la charge virale en VIH n’a pas été précisée. Les participants avaient une charge virale modérément élevée en VHC.

L’équipe a prélevé des échantillons de liquide rectal auprès de chaque participant. Elle a détecté le VHC dans 20 spécimens de liquide sur 45 (47 %). La quantité de VHC dans le liquide rectal correspondait étroitement à la quantité de virus dans le sang. La probabilité de détecter le VHC dans le rectum était beaucoup plus élevée chez les participants ayant une charge virale élevée en VHC dans le sang.

Les chercheurs ont conclu que les quantités détectables de VHC dans le liquide rectal étaient suffisantes pour que la transmission du virus ait lieu lors des relations sexuelles anales, même en l’absence de sang. Les chercheurs recommandent que les hommes atteints du VIH utilisent un condom pour les relations sexuelles anales. (aidsmap.com, novembre 2015, en anglais)

Références : Foster A et al. Rectal shedding of HCV in HIV/HCV coinfected men. AASLD Liver Meeting, San Francisco, abstract 89, 2015.
Schlange - 28 Fév 2016 - 08:39
Sujet du message: hcv et armée
Et on sait ce qu'il en est pour les femmes ?
fil - 28 Fév 2016 - 09:34
Sujet du message: hcv et armée
Pas vu d'articles concernant les femmes

Mais un lien par rapport au VIH : "Relations sexuelles anales, liquide rectal et transmission du VIH : Allons au fond de la question"

http://www.catie.ca/fr/pdm/automne-2014 ... d-question
lolanice - 28 Fév 2016 - 10:06
Sujet du message: hcv et armée
Ben on en apprend tous les jours... Bonjour les prélèvements Rougir ...
Schlange - 28 Fév 2016 - 12:05
Sujet du message: hcv et armée
Ceux qui vendent les traitements aussi chers sont vraiment des tarés, ils ne se rendent pas compte de tous les préjudices qu'ils causent.
fil - 01 Mar 2016 - 16:31
Sujet du message: hcv et armée
BAS LES MASQUES !



Ce mois de Février élastique est le traditionnel mois du carnaval un peu partout dans le Monde.

Le plus célèbre n’est pas à Rio mais à Venise où il existe depuis plus de 1000 ans . Le peuple profitait alors des derniers jours du carême pour célébrer une fête masquée où les critères d’appartenances sociales disparaissaient pour quelques heures.

La hiérarchie était renversée, toutes les contraintes exercées dans l’année, rejetées pour un moment, l’individu fondu dans le groupe légitimant ainsi ses actions .

Tout pouvait se dire se faire et se défaire sans signe ni de richesse ni de pauvreté .

Un des masques les plus emblématiques du carnaval de Venise est celui qui évoque un bec d’oiseau : Le fameux masque à bec d’oiseau porté par les médecins de la peste au 14 ème et au 17 ème siècle lors des grandes épidémies et célèbre aussi dans la Commedia Dell’ Arte .

Les « médecins becs » les portaient pour aller au contact des populations pestiférées . A l’époque on pensait que la peste se transmettait par l’air et au contact de la respiration .

Ces masques avaient donc deux fonctions: D’abord faire peur et tenir les gens éloignés et ensuite, comme ils étaient remplis de mousse d’herbe de fleurs odorantes couvrir les odeurs de la maladie et en limiter ainsi sa propagation .

Quand au moment du carnaval la population voulait exorciser pour oublier et se sentir libre, c’est donc naturellement qu’elle s’est appropriée le masque à bec d’oiseau pour le décliner ensuite vers le masque vénitien que nous connaissons tous .

Pourtant on a longtemps pensé que cette tenue était un réel bouclier contre la transmission de la peste . Ce n’était pas le masque qui protégeait mais la tenue complète, qui était constituée entre autres d’ une tenue de cuir très serrée évitant ainsi les piqures de puces . Mais c’est bien des années plus tard qu’on découvrira que la peste était en réalité transmise par les puces de rat .

Pourquoi je vous raconte cette histoire ? Parce que se termine le mois des carnavals et à l’heure où l’on pense connaître les infections et les épidémies, les hommes luttent contre ce qu’il ne comprennent pas en s’inventant des croyances ou en se créant des coupables .

A l’heure où l’on est prêt a sacrifier l’obligation de vaccination sur l’autel de la liberté individuelle on devrait plutôt se souvenir de nos croyances passées .

La santé ne peut pas être qu’une mascarade et les malades de simples figurants d’un carnaval .

Pascal Melin

http://www.soshepatites.org/2016/03/01/bas-les-masques/
fil - 03 Mar 2016 - 10:50
Sujet du message: hcv et armée
Les lacunes de la gestion de Sida info service

Par Jean-Christophe Catalon Mis à jour le 03/03/2016 à 06:56 Publié le 03/03/2016 à 06:00


- Une expertise conduite en 2015 suite au droit d'alerte du comité d'entreprise révèle de nombreuses failles dans la gestion de l'association.

Face à des problèmes budgétaires, Sida info service a demandé un placement en redressement judiciaire au tribunal de Grande Instance de Paris le 25 février dernier. Le Figaro s'est procuré le rapport d'expertise remis en novembre dernier au comité d'entreprise, en réponse à son droit d'alerte. «Manque de transparence», «lacunes comptables», «risques juridiques pouvant aller jusqu'à l'emprisonnement», le constat dressé par le cabinet 3E Consultants est édifiant.

L'expertise fait état de lacunes dans la tenue des comptes. Elle révèle notamment des flux de trésorerie effectués sans facturation entre les associations du gestionnaire du numéro vert, l'UES Santé info solidarité (qui regroupe SIS Association, SIS Animation, SIS-ICF, SIS-Réseau et Le 190). De même, des documents comptables ont été dressés en l'absence d'informations, à l'image de certains bulletins de paie établis sans feuilles de temps. Encore faudrait-il que l'UES soit dotée d'un guide des procédures comptables. Ce document obligatoire décrit les procédures et l'organisation comptable d'une société. Selon le rapport du droit d'alerte, «ce document est inexistant au sein de l'UES». Pire encore, l'association s'est passée de directeur administratif et financier (DAF) durant plus de dix mois. Selon nos informations, le poste est resté vacant de mi-janvier à fin juin 2015, pour ensuite être occupé durant seulement trois mois, dont une période d'arrêt maladie. Depuis octobre dernier l'association est à nouveau sans DAF. Or c'est lui qui assure le contrôle de gestion.

L'association n'avait pas versé de cotisations sociales

Le document met également en évidence une gestion tendue du budget de l'association. Celle-ci semble compter sur chaque versement de la subvention de l'Institut national pour la prévention et l'éducation pour la santé (INPES), qui représente 90% du budget de l'association, pour rétablir l'équilibre de ses finances. Un choix qui l'amène à retarder certains paiements pour «contenir le découvert», indique le rapport. «C'est ainsi que deux salariés sont envoyés en mission dans des pays particulièrement à risque (Guinée en contexte préélectoral) et surtout le Niger en juin 2015 alors que la prime d'assurance n'était pas réglée».

L'association n'avait pas non plus versé certaines cotisations sociales, ont constaté les experts. En cause, des «erreurs de traitement des données RH», stipule le rapport. Selon nos informations, pas moins de cinq personnes se sont succédées à la direction des ressources humaines depuis octobre 2014. Difficile d'établir un suivi rigoureux dans cette situation. Pour rappel, un employeur peut demander des délais dans le versement des cotisations patronales, mais il doit obligatoirement verser la part salariale à l'Urssaf. En cas de non-versement ou de versement hors délai, l'employeur est passible d'une amende, voire d'emprisonnement si récidive.

Expertise France suspend les projets menés par Sida info service en Afrique

Cette gestion plus qu'approximative va encore plus loin. L'association n'honore pas certaines dépenses, alors que les subventions lui ont été versées. Dans le cadre de deux projets de relation d'aide à distance en Afrique de l'Ouest, Sida info service reçoit des subventions de la part d'Expertise France, une agence française chargée de la solidarité internationale. Cette dernière a décidé le jeudi 25 février, de les suspendre. En cause, l'UES-SIS n'a pas payé les 25.000 euros dus à un partenaire, alors que l'association disposait de plus de 68.000 euros de trésorerie dédiée au projet. Des prestataires se sont également plaints de factures non réglées, à la surprise d'Expertise France, qui avait reçu un reporting financier de Sida info service dans lequel ces dépenses apparaissaient.

En outre, des mouvements de fonds surprenant ont été réalisés au sein de l'UES-SIS. Selon l'expertise de 3E Consultants, SIS-Réseau s'est chargé du paiement des salaires d'octobre de SIS-Association, alors que le premier est client du second. En est-il de même pour l'allocation des subventions? Les versements d'Expertise France auraient-ils servi à combler des entailles budgétaires? Contactée par Le Figaro, la direction était indisponible pour commenter nos informations.

Pour rappel, dans l'impossibilité de verser les salaires de février Sida info service a demandé à être placé en redressement judiciaire au tribunal de Paris. La direction a également proposé un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) visant 37 des 83 salariés de l'association. Depuis, l'INPES a versé à Sida info service près d'un tiers de la subvention annuelle, soit 1,5 million d'euros. La communication de Sida Info Service a confirmé au Figaro avoir reçu cette somme en début de semaine et a déclenché le versement des salaires ce mercredi.
fil - 03 Mar 2016 - 18:46
Sujet du message: hcv et armée


http://www.joomag.com/magazine/hepvoice ... 8442?short
fil - 04 Mar 2016 - 07:45
Sujet du message: hcv et armée


« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ». En matière de politiques des drogues, les gouvernements internationaux devraient s’inspirer de la citation d’Einstein. L’approche punitive qui a été employée jusqu’à maintenant doit être abandonnée. Elle ne fonctionne pas. Au contraire, il faut passer à une approche plus respectueuse des consommateurs de produits psychoactifs, de leurs besoins et de leurs droits fondamentaux. Coalition PLUS rejoint la campagne Stop the Harm et avec 150 autres associations demande aux gouvernements de revoir leur copie en la matière.

Arrêtons de foncer droit dans le mur. Les politiques répressives en matière de drogues ne fonctionnent pas et n’ont jamais fonctionné. Sous prétexte de vouloir « protéger » la société, les autorités criminalisent trop souvent les consommateurs de produits psychoactifs. Ce faisant, elles limitent dangereusement leur accès aux médicaments essentiels et les rendent plus à risque d’infection par certains virus transmissibles par le sang, tels ceux du sida et de l’hépatite C. En les punissant ou en les menançant de poursuites en raison de leur consommation de drogues, elles les poussent à la clandestinité et les maintiennent à l’écart des structures de prévention et de soins.

La campagne Stop the Harm réunit des ONG internationales autour d’un seul et même objectif : corriger les échecs catastrophiques des régimes politiques répressifs en matière de drogues, en mettant enfin l’accent sur la santé et les droits humains des consommateurs de produits psychoactifs.

La campagne est lancée à un moment crucial de l’histoire des politiques internationales en matière de drogues. Du 19 au 21 avril 2016, la session spéciale de l’Assemblée générale des Nations Unies (UNGASS) à New York se penchera en effet sur les moyens les plus efficaces de répondre à cette problématique internationale. Lors de la dernière session de l’UNGASS consacrée à la thématique, en 1998, les décideurs internationaux s’étaient engagés à bâtir un monde sans drogues. L’objectif n’est pas irréaliste, mais depuis des décennies, la criminalisation des consommateurs dans de trop nombreux pays n’a laissé derrière elle qu’une grande souffrance humaine et de l’argent massivement gaspillé.

L’UNGASS 2016 nous donne une nouvelle opportunité de souligner l’échec du tout répressif et de faire entendre la voix des communautés qui en ont le plus souffert. À travers la campagne Stop the Harm, Coalition PLUS et ses alliés demandent aux membres des Nations-Unies de reconnaître les dommages engendrés par les politiques répressives en matière de drogues et d’incorporer formellement dans leur priorités d’action les droits fondamentaux des consommateurs de produits psychoactifs, dont le respect bénéficie tant aux individus concernés qu’à la société et la Santé publique.

N’hésitez pas à participer à l’action Stop the Harm en vous rendant sur le site Internet de la campagne et à soutenir les actions de Coalition PLUS.

http://www.coalitionplus.org/coalition- ... -the-harm/
fil - 04 Mar 2016 - 10:10
Sujet du message: hcv et armée
Contre le VIH/SIDA, la piste de l’immunothérapie se précise

Contre le cancer, l’immunothérapie fait ses preuves depuis plusieurs années maintenant. Les chercheurs semblent envisager cette stratégie thérapeutique dans la lutte contre le VIH/SIDA. La preuve, une équipe française vient de découvrir des données importantes concernant le mécanisme d’action du système immunitaire, et notamment de certains anticorps spécifiques, contre le virus.

Le VIH est un virus qu’aucun traitement antirétroviral n’a permis à ce jour d’éliminer totalement de l’organisme. Toutefois, chez certains patients infectés, des anticorps particuliers ont été identifiés pour leur capacité à bloquer la réplication de très nombreuses souches de VIH-1.

Les chercheurs de l’équipe d’Olivier Schwartz de l’unité « Virus et immunité » (Institut Pasteur / CNRS) ont constaté que ces anticorps dits « neutralisants à large spectre » (bNAbs) peuvent empêcher le passage du virus de cellule à cellule. Ils sont également capables, pour les plus efficaces d’entre eux, de reconnaître directement les cellules infectées et d’entraîner leur destruction par les cellules Natural Killer (NK). Lesquelles sont des éléments du système immunitaire chargés d’éliminer les cellules anormales de l’organisme.

Un mode d’action lié à la reconnaissance des cellules infectées

Pour ce faire, les bNAbs reconnaissent différentes parties de l’enveloppe virale exposées à la surface des cellules humaines. Or « l’exposition de ces parties de l’enveloppe est très variable et dépend de la souche de VIH, modulant donc la réponse des cellules immunitaires », précisent les auteurs. La combinaison de plusieurs anticorps de cette catégorie permettrait toutefois d’augmenter leur efficacité pour recruter des cellules NK. Sans pour autant avoir trouvé la réponse définitive pour lutter contre le virus du SIDA, ces découvertes sont importantes.

« Ce travail conforte l’idée que les anticorps neutralisants à large spectre pourraient réduire le réservoir chez les patients infectés par le VIH », souligne Olivier Schwartz. De plus, la façon dont ils reconnaissent l’enveloppe virale donne en effet des informations précieuses pour la conception de candidats vaccins. Enfin, les chercheurs savent que les bNAbs peuvent être utilisés chez l’homme. Les plus efficaces sont actuellement en cours d’essai clinique aux Etats-Unis pour leur faculté à abaisser significativement la charge virale pendant 28 jours. Ces immunothérapies représentent donc de nouvelles stratégies thérapeutiques ou préventives prometteuses.

Source : CNRS, Institut Pasteur, Vaccine Research Institute, 3 mars 2016

Communiqué de presse

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/4443.htm

Sida : la guérison envisageable grâce à l’immunothérapie

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/ ... notherapie
fil - 04 Mar 2016 - 15:32
Sujet du message: hcv et armée
LA PHAGOTHERAPIE OU NOS AMIS LES VIRUS…



Hépatites, SIDA, herpes , papillomavirus , Zika, grippe, tous ces virus nous font peur et sont régulièrement au devant de tous nos espaces médiatiques. Pourtant avant d’être nos ennemis il y a un siècle, les virus étaient nos amis .

Souvenez vous ! les antibiotiques sont nés avec la pénicilline, découverte en 1928 puis utilisée pendant la seconde guerre mondiale .

Mais au début du 20ème siècle la gangrène, les infections osseuses ou oculaires qui sont presque toujours d’origine bactérienne sont souvent catastrophiques et nécessitent trop souvent une amputation .

A cette époque, il n’existe aucun traitement efficace et on attend beaucoup des virus que l’on connait depuis plusieurs décennies. Les médecins ont remarqué que certains virus s’attaquent aux bactéries et les détruisent, ils leur donnent alors le qualificatif de bactériophages .

A cette époque, on imagine alors d’ utiliser les virus pour lutter contre les infections bactériennes c’est comme cela que nait la PHAGOTHERAPIE. Malheureusement les guerres et l’avènement des antibiotiques mettront fin à cette symbiose entre l’homme et les virus .

Mais aujourd’hui, face aux impasses thérapeutiques dans lesquelles les bactéries multi résistantes aux antibiotiques nous acculent, on ressort l’idée d’utiliser la phagotherapie.

Alors que ces méthodes n’existaient plus que dans des pays de l’Est, nos amis les virus pourraient bien revenir prochainement comme des médicaments innovants. L’arroseur arrosé ou le virus qui vire .

A suivre …

Pascal Melin

http://www.soshepatites.org/2016/03/04/ ... les-virus/
fil - 07 Mar 2016 - 09:23
Sujet du message: hcv et armée
VHC : SOS hépatites Tunisie interpelle le gouvernement



L’association SOS hépatites Tunisie a lancé, jeudi 3 mars, un appel au ministère de la Santé, afin que soit accélérée la mise sur le marché des nouveaux traitements de l’hépatite C. "Nous avons lancé cet appel dans le but de presser les autorités à répondre à notre demande", a expliqué le président de l’association, Ben Ahmed, à l’agence d’infos Tap. Le militant associatif a rappelé que le VHC a coûté la vie à 170 000 personnes ces dernières années, dont certaines sont décédées faute d’accéder à un traitement. SOS hépatites Tunisie prévoit d’organiser une manifestation, le 16 mars prochain, devant le ministère de la Santé, pour dénoncer l’indisponibilité actuelle de ces nouveaux traitements dans le pays. Ben Ahmed a rappelé que le ministère de la Santé a consacré dans son budget 2016, une enveloppe de 17 millions de dinars pour financer ces traitements, mais qu’aucun appel d’offres n’a été lancé à ce sujet. En mars 2015, SOS hépatites Tunisie avait déjà organisé une manifestation de protestation contre l’indisponibilité du traitement contre le VHC dans le pays. Fin mars 2015, le ministère de la santé avait pris l’engagement devant l’association que le délai pour mettre à dispositions ces nouveaux traitements n’excéderait pas six mois, un an plus tard, rien n’a bougé.
fil - 07 Mar 2016 - 18:19
Sujet du message: hcv et armée
Mise en garde contre des faux médicaments pour l'hépatite C

Swissmedic met en garde contre des imitations du médicament Harvoni contre l'hépatite C. Des contrefaçons ont été découvertes en Israël. Comme d'autres autorités européennes, l'Institut suisse des produits thérapeutiques vérifie si elles circulent dans d'autres pays.
Les flacons en provenance d'Inde contenaient des comprimés blancs au lieu des comprimés jaunes originaux, écrit Swissmedic lundi dans sa dernière newsletter.
Harvoni est utilisé pour le traitement de l’hépatite C chronique chez les adultes. Les traitements avec des médicaments de toute dernière génération sont limités en Suisse et très chers par rapport aux prix pratiqués dans d’autres pays. Pour cette raison, certains patients suisses pourraient être tentés de se procurer de l’Harvoni ou d’autres préparations à l’étranger.
Swissmedic met cependant en garde contre l’achat de médicaments auprès de sources inconnues, en particulier sur Internet. Rien ne garantit que les médicaments proposés à des prix très avantageux contiennent le principe actif déclaré ou le dosage correspondant.
Enfin, le traitement par Harvoni doit être surveillé par un médecin expérimenté dans la prise en charge des patients atteints d’HCC. Les effets de ce médicament doivent faire l’objet d’une surveillance régulière

https://www.swissmedic.ch/aktuell/00673 ... ml?lang=fr
fil - 07 Mar 2016 - 20:49
Sujet du message: hcv et armée
Exode de malades vers l’Inde: atteint d’hépatite C, Greg saute dans un avion pour acheter ses médicaments

Quand les médecins ont annoncé à Greg Jefferys qu'il était atteint d'une hépatite C menaçant son foie, l'Australien a accusé le coup. Et le prix du traitement l'a un peu plus accablé. Alors il a sauté dans un avion pour l'Inde, comme de plus en plus de patients en quête de médicaments à bas coût.



Greg Jefferys était dans l'impossibilité de s'offrir le Sovaldi, considéré comme le remède miracle pour la maladie qu'on lui a diagnostiquée. Pour lui, comme pour bien d'autres malades souffrant de pathologies variées, hépatite C, cancers et sida le plus souvent, l'Inde apparaît alors comme étant leur unique espoir de survie. Ils contactent des "clubs d'achat" clandestins, font le déplacement en Inde pour trouver un distributeur officiel ou tentent leur chance auprès de pharmacies en ligne illégales qui promettent de leur expédier le traitement adéquat.

"Les médecins m'ont dit: ‘Vous avez une hépatite C et probablement un cancer du foie’, se souvient M. Jefferys, 61 ans. "La conversation a tourné autour des nouvelles versions génériques du Sovaldi vendues en Inde. J'ai sauté dans un avion pour Chennai et en deux jours, j'avais un rendez-vous avec un spécialiste", dit-il.

L'Inde est devenue la "pharmacie du monde en développement" car seuls les médicaments réellement nouveaux et innovants peuvent y être protégés par des brevets. Cela a ouvert un boulevard aux fabricants présents en Inde qui produisent des génériques à prix très compétitifs.
Le Sovaldi (molécule sofosbuvir), commercialisé par le géant américain Gilead, coûte 84.000 dollars pour un cycle de 12 semaines aux Etats-Unis. Le brevet ayant été refusé en Inde, les fabricants de génériques, dont certains sont sous licence de Gilead, produisent des traitements à moins de 900 dollars par cycle, comme le MyHep du laboratoire Mylan. "C'est un phénomène que j'observe de plus en plus", dit Leena Menghaney, responsable de la "campagne d'accès aux médicaments essentiels" de Médecins Sans Frontières. "Toutes sortes de gens et de patients dans le monde commencent à avoir accès aux médicaments venant de l'Inde. Ils font le déplacement ou contactent un ami", explique-t-elle.

Plus de 130 millions de personnes souffrent d'une hépatite C dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et 500.000 meurent chaque année d'une maladie du foie en lien avec l'hépatite. Depuis qu'il tient un blog, Greg Jefferys reçoit 150 e-mails par jour de patients étrangers en quête d'aide. "La production indienne de ces génériques de traitements de l'hépatite C sauve des milliers de vies chaque semaine", dit-il.

"Quand j'ai vu Dallas Buyers Club, j'ai ri"

Militant engagé dans la lutte contre le sida à New Delhi, Loon Gangte a contracté le virus HIV en 1997. A l'époque, le prix du traitement lui était inaccessible. Mais l'introduction d'un générique lui a sauvé la vie, et l'Inde est devenue un centre d'approvisionnement pour les traitements anti-HIV à bas prix. Gangte transporte des médicaments à l'étranger pour d'autres patients et raconte n'avoir été arrêté qu'une seule fois en dix ans, par les douanes thaïes qui lui ont infligé une amende. La plupart des pays autorisent l'importation d'une petite quantité de médicaments seulement pour une utilisation personnelle.

Les campagnes organisées par des militants comme Gangte pour un meilleur accès au traitement contre le HIV ont contribué à l'émergence de "clubs d'achat" rendus célèbres par le film "Dallas Buyers Club" sorti en 2013. "Quand j'ai vu Dallas Buyers Club, j'ai ri", raconte Meera (nom d'emprunt). Cette femme aide un club d'achat de Delhi en emportant illégalement des médicaments lors de ses voyages à l'étranger. "Je déteste le terme ‘tourisme médical’. Là, il s'agit de sauver des vies".

Dinesh (également un nom d'emprunt), engagé lui aussi dans la lutte contre le sida, travaille à plein temps pour ce club depuis août, aidant les patients à se procurer un traitement contre une commission. Il ne sait pas exactement comment les gens le trouvent mais il reçoit des demandes venant d'Australie et d'Indonésie. "Ma famille était un peu réticente, il y a toujours une zone grise dans ce domaine, mais (..) j'ai la conviction que c'est une cause juste".

Des réseaux légaux commencent à émerger

Les laboratoires pharmaceutiques estiment que l'absence de protection des brevets en Inde va brider l'innovation ou rendre impossible la commercialisation de certains traitements. Gilead avait payé 11 milliards d'euros pour acquérir le propriétaire du Sovaldi en 2012. Mais après plusieurs défaites judiciaires, les laboratoires semblent démunis pour contrer le phénomène. Gilead est "conscient qu'une telle activité existe", a dit son porte-parole, Nick Francis à l'AFP. Le moyen d'approvisionnement le plus risqué est probablement la pharmacie en ligne, sans garantie sur la provenance et la sûreté des médicaments.

Des réseaux légaux commencent à émerger, comme Ikris Pharma Network à Delhi, créé en août 2014 et qui met en relation patients et distributeurs authentiques. Son fondateur Praveen Sikri reçoit 70 appels par jour de patients en quête d'un traitement contre le cancer, en particulier le générique indien Veenat. "Soit le traitement n'est pas disponible, soit il est très cher", dit Sikri. "Nous aidons le patient à s'approvisionner de manière légale". Il a ainsi reçu un e-mail d'un jeune homme de San Francisco en quête d'un médicament pour son grand-père contre une tumeur à l'estomac, probablement disponible en Inde. "Beaucoup de gens font ça", ajoute Sikri.

http://www.rtl.be/info/magazine/sante/e ... 99429.aspx
fil - 08 Mar 2016 - 09:05
Sujet du message: hcv et armée
L'OMS met en garde contre les faux médicaments

Méfiez - vous des faux médicaments contre l' hépatite . L'Organisation mondiale de la Santé a mis en garde les patients atteints de l' hépatite C que les médicaments contrefaits sont vendus au Myanmar.

Les médicaments de marque comme "Ledso" et "Dakavir" sont des faux, selon une alerte diffusée par l'OMS.

L'OMS a dit qu'il a été informé de la drogue par une ONG locale. Les médicaments ont été répertoriés comme étant fabriqués par la société pharmaceutique PHARCO basée à Alexandrie, en Egypte. La compagnie a nié les médicaments de fabrication sous les deux noms.

"Si vous êtes en possession de ces produits, s'il vous plaît ne les utiliser pas, contactez un professionnel de la santé le plus tôt possible pour obtenir des conseils et signaler l'incident comme indiqué ci-dessus," l'alerte OMS.

Les médicaments prétendent être des versions de Daclatasvir et une combinaison de ledipasvir et SOFOSBUVIR, tous de nouveaux médicaments utilisés pour traiter l'hépatite C chronique

Dr Jorge Luna, directeur de pays pour l'OMS, a dit qu'il ne sait pas ce que les fausses pilules contiennent réellement.

"L'analyse en laboratoire est en cours afin de mieux évaluer la menace pour la santé publique", at-il dit.

Il a ajouté que l'OMS n'a pas connaissance qui est la fabrication ou la fourniture des médicaments, mais que le ministère de la Santé a été informé.

L'alerte vient juste après les résultats d'une enquête nationale publiée en Janvier a révélé que près de 10% du pays souffre de l'hépatite B ou C, avec plus de 1,3 millions de personnes vivant avec l' hépatite C. Les virus affectent le foie, peut causer le cancer et sont habituellement transmis par les fluides corporels.

Hier la Food and Drug Administration a confirmé qu'il était au courant des médicaments contrefaits, et enverra un avertissement public bientôt.

http://www.mmtimes.com/index.php/nation ... drugs.html
fil - 08 Mar 2016 - 10:37
Sujet du message: hcv et armée
Opérations funéraires : la levée de l'interdiction est désormais incertaine
le 04 Mars 2016

Lors de l'examen du projet de loi de modernisation de notre système de santé, le Sénat puis l'Assemblée nationale, en seconde lecture, ont rejeté la disposition prévoyant de limiter la pratique des soins de conservation par les thanatopracteurs à des lieux dédiés et adaptés.

Cette mesure était motivée par la nécessité de renforcer la sécurité sanitaire de l'activité de thanatopraxie, permettant dès lors la levée de l'interdiction des soins de conservation sur les corps des personnes décédées infectées par le VIH ou par les virus des hépatites virales.

Le Conseil national du sida et des hépatites virales rappelle que des recommandations convergentes du Défenseur des droits, du Haut Conseil de la santé publique ainsi que de l'Inspection générale de l'administration et l'Inspection générale des affaires sociales, prescrivent des dispositions d'encadrement de la pratique des soins de conservation. Le rejet parlementaire de la disposition d'encadrement hypothèque la levée de l'interdiction de la pratique des soins de conservation sur les corps des personnes décédées infectées par le VIH ou par les virus des hépatites virales qui prévaut aujourd'hui.

Le Conseil national du sida et des hépatites virales réaffirme que cette interdiction, qui date de 1986, n'est pas acceptable. Elle entraîne une inégalité de traitement qui suscite un émoi légitime auprès des personnes atteintes et de leurs proches. Elle représente, en outre, un risque avéré de contournement du secret médical. Enfin, elle maintient les personnels des opérations funéraires dans une sécurité illusoire.

Par ailleurs, cette interdiction s'accompagne de l'obligation de mise en bière immédiate, susceptible d'empêcher les familles d'accéder au corps de leur proche décédé. Or, cette obligation ne correspond plus à la réglementation actuelle. Le modèle des certificats de décès en vigueur repose sur une réglementation de 1986. Il comporte ainsi la mention « mise en bière immédiate » pour quatre maladies : « la peste, les hépatites virales sauf hépatite A confirmée, la rage, le Sida ». La disposition de mise en bière immédiate a été abrogée en 1998, mais les certificats de décès n'ont pas été modifiés.

En conséquence, le Conseil national du sida et des hépatites virales :

- réaffirme qu'il est d'intérêt général de garantir la meilleure sécurité sanitaire des opérations funéraires, quel que soit le statut sérologique des personnes défuntes ;

- demande au Gouvernement d'agir pour renforcer l'encadrement de la pratique des soins de conservation, et créer ainsi les conditions d'une levée rapide de l'interdiction en vigueur des soins de conservation sur les corps des personnes décédées infectées par le VIH ou par les virus des hépatites virales ;

- renouvelle sa demande de révision des certificats de décès afin de les mettre en conformité avec la réglementation en vigueur.

http://www.newspress.fr/communique_2948 ... TS-65.aspx
fil - 08 Mar 2016 - 11:50
Sujet du message: hcv et armée
L'ANRS organise son 3ème symposium HBV Cure

Le 3e symposium HBV Cure organisé par l'ANRS se tiendra à Paris le 31 mai 2016.

Il dressera l'état des connaissances sur ce sujet en plein développement et invitera chercheurs, cliniciens et industriels à présenter les dernières actualités de la recherche fondamentale, clinique, translationnelle… avec un objectif commun : susciter de nouveaux projets de recherche et de partenariats public privé pour parvenir à l'éradication du VHB.

Inscription gratuite mais obligatoire, dans la limite des places disponibles: 3è Symposium ANRS HBV Cure

http://www.polynome-even.fr/hbvcure/?page=0

http://www.anrs.fr/Hepatites-virales-B- ... m-HBV-Cure
fil - 08 Mar 2016 - 12:07
Sujet du message: hcv et armée
Comment guérir de l'hépatite C ?



https://www.youtube.com/watch?v=CU2qKBd ... ture=share
Schlange - 08 Mar 2016 - 16:57
Sujet du message: hcv et armée
Mon cul qu'il n'y a pas de fatigue, toujours à dire des âneries, ces personnes savantes !
fil - 08 Mar 2016 - 17:49
Sujet du message: hcv et armée
HEPATITE C ET 8 MARS …



Le 8 mars ça vous dit quelque chose?

C’est la Saint Jean de Dieu? oui mais encore … La journée de la femme ? Surtout pas ! C’est la Journée Internationale des Droits de la femme .

Car, si pour les salaires il n’y a pas d’égalité entre les hommes et les femmes, il n y en a pas non plus dans les maladies hépatiques.

En effet les maladies du foie touchent plus souvent les hommes que les femmes, les maladies addictives sont davantage masculines, les femmes étant plus contaminées par les transfusions liées à leur parcours obstétrical .

Les femmes sont protégées par leur hormones jusqu’ à la ménopause , c’est seulement ensuite qu’elles rejoignent les hommes et voient leur fibrose hépatique progresser .

Mais le droit de la femme c’est aussi leur droit à disposer de son corps … Et de son corps en bonne santé si possible .

On pense bien sur à l’avortement, mais je voudrais surtout parler du droit de la femme à ne pas contaminer ses enfants . Lorsqu’une femme est porteuse d’une hépatite C, elle risque de contaminer son enfant dans 3 % des cas .

Avec les traitements conventionnels, bien que ceux ci n’apportaient que 50% de guérison, les femmes avaient le droit de revendiquer un accès au soins . Mais alors que depuis 1 an l’explosion des antiviraux directs assurent 95% de guérison en 3 mois, les femmes en âge de procréer étaient oubliées .

Là, l’égalité homme / femme était parfaite car il leur fallait au moins avoir une fibrose supérieure à F2 pour prétendre à l’accès au traitement .

Il aura fallu attendre les recommandations de L’AFEF en février 2016 pour voir réapparaitre le droit des femmes à guérir avant tout projet de grossesse .

Car le droit des femmes ce n’est pas uniquement dans un souci de vision égalitaire mais surtout dans une reconnaissance de la spécificité féminine .

Il faudrait donc proposer à toute femme avec un projet de grossesse de se faire dépister des infections virales chroniques transmissible a l’enfant (VIH/VHB/VHC) et pouvoir ainsi sécuriser la grossesse et éviter la contamination du bébé …

Un traitement pour tous, une guérison pour chacun et une protection universelle …

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/03/08/ ... et-8-mars/
fil - 09 Mar 2016 - 13:41
Sujet du message: hcv et armée
Droits des malades : l'accès aux médicaments coûteux inquiète les patients

En 2016, les craintes des patients se cristallisent autour de l’accès aux traitements innovants et coûteux, révèle le dernier baromètre du CISS.

« Droits des malades : quelques ombres au tableau ! » C'est constat dressé par le Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS) qui regroupe 42 associations de patients.
En effet, si le baromètre 2016 du CISS sur les droits des malades (1) montre une certaine stabilité sur le sentiment des Français d’être plutôt bien informés sur le système de santé et de considérer leur accès aux soins bien appliqué (81 % de nos concitoyens), il révèle aussi deux bémols, écrit le Collectif.

Tout d'abord, des craintes exprimées par près de 40 % des Français quant à la pérennité de cet accès de tous aux soins concernant les médicaments innovants et coûteux. C’est notamment le cas en ce moment avec les nouveaux traitements contre l’hépatite C, qui permettent de guérir cette maladie transmissible. Ils pourraient pourtant mettre fin à une épidémie qui concerne plus de 300 000 personnes en France.

La coercition envers les laboratoires plébiscitée

Autre preuve que ce sujet préoccupe vraiment nos concitoyens, plus de la moitié des interrogés (55 %) ont déjà entendu parler des prix très élevés de certains traitements innovants qui pourraient rendre impossible leur accès au plus grand nombre. A ce titre, ils sont près de 4 sur 10 à craindre que la Sécurité sociale ne prenne pas en charge un traitement innovant coûteux s’ils en avaient un jour un besoin vital.

Enfin, s’ils estiment qu'il faut permettre aux laboratoires pharmaceutiques de financer leur part de la recherche thérapeutique, une très forte majorité (85 %) estiment que les pouvoirs publics doivent imposer aux fabricants des prix soutenables par la Sécurité sociale. Une demande qui fait écho dans l'actualité du Harvoni, sucesseur du Sovaldi dans le traitement de l’hépatite C. Efficace jusqu’à 99 %, son prix est astronomique : 46 000 € pour un traitement de 12 semaines !

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/ ... s-patients
fil - 09 Mar 2016 - 16:37
Sujet du message: hcv et armée
Vers une mobilisation contre les hépatites virales ? - Paris



Thème : L’étude des hépatites virales en sciences sociales recouvre des terrains très distincts : populations précaires au Nord (migrant-e-s originaires d’Afrique Subsaharienne et d’Asie du Sud-Est, travailleurs et travailleuses du sexe, usagers et usagères de drogues en intraveineuse, détenu-e-s) alors qu’au Sud, ces épidémies sont plus diffuses, interrogeant plus particulièrement l’organisation des systèmes de soins et les politiques de santé publique. Comment les sciences sociales de la santé contribuent-elles au débat scientifique et politique sur la prise en compte des hépatites virales par les acteurs de santé ?

Cette journée est organisée par le Réseau Jeunes Chercheur-e-s Sciences sociales et VIH/sida.

Le programme est accessible en ligne : http://www.reseau-sante-societe.org/wp- ... -20161.pdf

Date et horaires : vendredi 11 mars, de 9 h à 18 h.

Lieu : Université Paris 1 Sorbonne (site Panthéon), 12 place du Panthéon, Galerie Soufflot, salle 1.

Inscription gratuite mais obligatoire : ✉mobilisationhepatitesvirales@gmail.com

https://www.sida-info-service.org/?Vers ... contre-les
fil - 09 Mar 2016 - 16:54
Sujet du message: hcv et armée
Les vidéos de SIS pour les personnes sourdes et malentendantes

Une très bonne initiative à faire connaître : un ensemble de vidéos créées par Sida Info Service adressées aux personnes sourdes et malentendantes (Langue des Signes Française - sous titrages) :

L'hépatite A (LSF) - out
Les hépatites : informations générales (LSF)
Transmission de l'hépatite B (LSF)
Vaccination contre l'hépatite B (LSF) ymptômes et dépistage de l'hépatite B (LSF)
Hépatite B chronique : suivi médical et traitements (LSF)
Transmission de l'hépatite C (LSF)
Symptômes et dépistage de l'hépatite C (LSF)
Hépatite C chronique : suivi médical et traitements (LSF)
Recommandations médicales et prévention de l'hépatite C (LSF)

https://www.youtube.com/watch?v=SewNK37 ... LL5YwkLINP
fil - 09 Mar 2016 - 18:14
Sujet du message: hcv et armée
Cancer du foie et l'hépatite virale

Le rapport annuel à la Nation sur la situation du cancer, 1975-2012 , est une mise à jour des taux de nouveaux cas et de décès pour les cancers les plus courants aux États-Unis. Des experts de l'American Cancer Society, les Centers for Disease Control and Prevention, l'Institut national du cancer, et l'Association nord - américaine du Cancer Central Registries publient conjointement le rapport annuel au rapport de l'année Nation.This, publié le 9 Mars 2016, a un fonction spéciale qui examine les tendances dans le cancer du foie et met en évidence l'hépatite virale B et l'hépatite virale C car ils sont les deux principales causes de cancer du foie.

Aux États-Unis, on estime que 3,5 millions de personnes vivent avec le virus de l'hépatite C; et autant que 2,2 millions de personnes vivent avec le virus de l'hépatite B. Beaucoup de gens ne sont pas conscients de leur infection due à quelques symptômes visibles. L'hépatite B et l'hépatite C sont des maladies graves qui touchent de façon disproportionnée certaines populations plus que d'autres et provoquent des conséquences potentiellement dévastatrices, y compris l'insuffisance hépatique et le cancer du foie, si non traitée.

Résumé du rapport

Tarifs pour les nouveaux cas et des décès de cancer du foie:


• Dans toutes les populations, environ deux fois plus d'hommes que de femmes ont été diagnostiquées avec un cancer du foie.
• Entre 2008 et 2012, les hommes noirs non-hispaniques avaient les taux globaux les plus élevés de cancer du foie.
• De 2008 à 2012, les taux de cancer du foie étaient plus élevés chez les Indiens d'Amérique / Alaska Natives, suivis par les non-hispaniques asiatiques des îles du Pacifique et les Hispaniques /.
• Le nombre de décès liés au cancer du foie a augmenté plus rapidement que pour tout autre type de cancer.

L'hépatite virale et cancer du foie:

Aux États-Unis, les infections à vie avec l'hépatite B et l'hépatite C sont présentés comme les principaux facteurs de risque de cancer du foie.
• Parmi les Insulaires Asie et du Pacifique, les taux de l'infection par l'hépatite virale B sont plus élevés chez les personnes qui ne sont pas nés aux États-Unis.
• le test de l'hépatite B suivie d'un traitement de l'hépatite B est associée à une réduction de 50% à 80% du risque de cancer du foie.
• Les personnes nées au cours de 1945-1965 sont plus susceptibles que d'autres cohortes de naissance d'être diagnostiqués avec une infection de l'hépatite C.
• Parmi les personnes nées au cours de 1945-1965, les taux d'hépatite C étaient plus élevés chez les Blancs non hispaniques, les Noirs non hispaniques et les Hispaniques.
• Cures d'infection par l'hépatite C sont associés à une réduction de 75% du risque de cancer du foie.

Populations à risque accru pour l'hépatite B et de l'hépatite C

Hépatite B: Américains d'origine asiatique et des îles du Pacifique, et les Africains


L'hépatite B affecte de manière disproportionnée les personnes nées dans les pays avec l'intermédiaire à élevé (> 2%) l'incidence de l'infection par le virus de l'hépatite B; principalement en Asie et en Afrique sub-saharienne. L'hépatite B est très commun dans ces domaines, ce qui rend facile pour les gens à entrer en contact avec le virus. De nombreuses infections dans ces domaines se produisent chez les enfants soit à la naissance d'une mère infectée, ou pendant l'enfance en entrant en contact avec du sang ou des liquides organiques infectés. Les injections à risque et les procédures médicales non stériles peuvent également contribuer à la transmission de l'hépatite B et la charge globale de l'hépatite B.

Parmi les nouveau-nés qui ont acquis l'infection de leur mère à la naissance, autant que 90% développent une infection chronique à vie conduisant à un cancer du foie. Bien que les nouveau-nés sont le groupe le plus vulnérable, seulement 70 pour cent d'entre eux sont vaccinés. CDC recommande que tous les nouveau-nés soient vaccinés début à la naissance pour prévenir l'hépatite B et recommande des tests de l'hépatite B pour les personnes nées en Afrique subsaharienne, en Asie et dans les pays d'autres régions du monde où les taux d'infection par l'hépatite B est ≥2%. Les taux de nouvelles infections par l'hépatite B avaient diminué depuis la mise en œuvre de la vaccination systématique des enfants, mais a augmenté pour la première fois en 2013 en raison de la hausse injection de drogues chez les jeunes adultes.

Hépatite C: les personnes nées au cours de 1945 à 1965

Alors que tout le monde peut attraper l'hépatite C, jusqu'à 75% des adultes infectés par le virus sont des baby-boomers, nés au cours de 1945-1965 et 50% ne savent pas qu'ils sont infectés. La plupart des baby-boomers ont été infectées avant que le virus de l'hépatite C a été découvert en 1989. CDC recommande un test sanguin unique pour toutes les personnes nées au cours de 1945-1965.

Prévention de l'hépatite, soins et traitement

L'hépatite B peut être prévenue par un vaccin. Pour les personnes actuellement infectées, les médicaments sont disponibles qui peuvent réduire leur risque de cancer du foie de 50% -80%. Malheureusement, il a été estimé que seulement 40% des personnes infectées sont au courant de leur infection, seulement 50% des personnes diagnostiquées sont liées à des soins appropriés, et moins de 15% du traitement des personnes admissibles sont prescrits des médicaments antiviraux.

Il n'y a actuellement aucun vaccin pour prévenir l'hépatite C. Heureusement, de nouveaux traitements sont sans danger, avec peu d'effets secondaires sont disponibles qui peuvent guérir plus de 85% de l'hépatite C personnes infectées qui ont une thérapie complète. Une fois diagnostiquée, la plupart des personnes atteintes d'hépatite C peuvent être guéris en seulement 8 à 12 semaines, ce qui réduit le risque de cancer du foie de 75%. Tester les personnes nées au cours de 1945-1965 et de les relier aux soins et le traitement peut prévenir plus de 320.000 morts de sauvetage.

http://www.cdc.gov/hepatitis/
fil - 10 Mar 2016 - 10:19
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Merck félicite le ministère américain des Anciens Combattants (VA) pour l'accès au traitement d'élargissement des anciens combattants avec l'hépatite chronique C

KENILWORTH, N.J.--(BUSINESS WIRE)--Merck (NYSE:MRK) connu sous le nom de MSD en dehors des Etats-Unis et au Canada, se félicite du ministère des Anciens Combattants (VA) États-Unis pour élargir l'accès au traitement pour les anciens combattants avec le virus de l'hépatite chronique C (VHC).
ZEPATIER (elbasvir et grazoprevir) a été approuvé le 28 janvier 2016 par la US Food and Drug Administration (FDA) pour le traitement des patients adultes atteints chronique de génotype du VHC (GT) 1 ou GT4 infection, avec ou sans ribavirine (RBV), à la suite examen prioritaire par la FDA, et a été récemment ajouté à la VA national Formulary.
Merck introduit ZEPATIER avec une stratégie de prix et d'accès afin d'élargir et d'accélérer l'accès au traitement pour les patients traités dans les plans commerciaux ou publics, y compris les anciens combattants de notre pays. La population des anciens combattants est affectée de façon disproportionnée par l'hépatite C chronique avec une estimation de 180.000 anciens combattants infectés par le virus. Malgré la disponibilité des très efficaces posologies à action directe anti-virale (DAA) déja depuis de deux ans, la VA estime que seulement environ un sur cinq de ces anciens combattants ont été traités par ces schémas DAA au cours de cette période.
"En tant que plus important fournisseur de l'hépatite C chronique des soins aux États-Unis, notre objectif a été de traiter tous les anciens combattants à l'infection par le VHC", a déclaré Sloan Gibson, secrétaire adjoint pour le ministère des Anciens Combattants. «Nous sommes reconnaissants au Congrès et aux leaders pharmaceutiques comme Merck qui se sont engagés à nos anciens combattants qui ont noblement servi notre nation."
ZEPATIER ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère (Child-Pugh B ou C). ZEPATIER n'est pas non plus pour une utilisation avec les polypeptides 1B1 / 3 (/ 3 OATP1B1) les inhibiteurs (par exemple, l'atazanavir, le darunavir, le lopinavir, le saquinavir, tipranavir, cyclosporine), forte 3A du cytochrome P450 (CYP3A) inducteurs (par exemple, carbamazépine, phénytoïne , la rifampicine, le millepertuis), et l'éfavirenz. Si ZEPATIER est administré avec la RBV, les professionnels de la santé devraient se référer aux informations de prescription pour la RBV , les contre-indications, les mises en garde et les précautions, les effets indésirables et le dosage pour la RBV appliquées à cette combinaison régime.

http://www.mercknewsroom.com/news-relea ... eatment-ac
fil - 11 Mar 2016 - 08:38
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VHC, la collégialité nécessaire
le 10.03.2016

Dans l’hépatite C, pathologie liée en partie à des facteurs de précarité, les grandes évolutions médicales sont dues à l’implication de nombreux acteurs. Les médecins ont partie liée avec les institutions de santé, les collectivités locales et les associations.
Hors de collaborations, point de salut. En tout cas moins d’innovations et plus de laissés-pour-compte. Pour autant, les actions des acteurs se doivent d’être complémentaires. Les collectivités locales complètent l’action des agences régionales de santé, comme le soulignent le professeur Rougé, adjoint au maire de Toulouse, et le docteur Éric Régnaut, directeur du département prévention et promotion de la santé de l’ARS Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. Les actions des collectivités locales et des villes en matière sociale et médico-sociale sont réelles dans le suivi des populations à risque et en difficultés sociales. L’ARS, pour sa part, doit inscrire comme elle le fera pour le prochain plan régional de santé, la prise en charge des hépatites dans ses priorités d’action. Le rôle de l’assurance maladie est essentiel dans le financement des médicaments particulièrement onéreux dans l’hépatite C. Les professionnels de santé publics et libéraux sont au centre des dispositifs. Mais l’action doit se concevoir, comme le rappelle Fabienne Godard (SOS Hépatite), avec l’implication des associations. Tous, en tout cas, souhaitent que la majorité des malades soient traités au plus vite et dans les meilleures conditions.

Du mieux
Les prises en charge et les traitements des hépatites s’améliorent grâce à l’arrivée de médicaments efficaces. 250 000 personnes sont aujourd’hui infectées en France. Elles étaient 500 000 en 1990. Les usagers de drogues (UDIV) constituent le principal réservoir de contamination. L’incidence de « génotype 3 » est élevée chez les UDIV. Dans ces populations, le problème de l’observance est réel. L’éducation thérapeutique est indispensable. Rappelons aussi que la prévalence de l’infection VHC se situe entre 14 et 19 % chez les personnes atteintes par le VIH. Les traitements du VHC, quant à eux, sont désormais moins lourds et moins redoutés par les malades. On peut imaginer l’éradication de l’hépatite C dans les dix ans. De ce point de vue, plusieurs pathologies associées vont s’atténuer voire disparaître. 1 700 décès surviennent toutefois encore aujourd’hui avec des évolutions connues vers la cirrhose et le carcinome hépatocellulaire. Toutefois la question du prix de médicament, jugé exorbitant, est un problème majeur pour les acteurs de santé et les représentants d’associations engagées comme SOS Hépatites et Act up.

La RCP oblige
La qualité de la prise en charge, la sécurité et la traçabilité reposent sur la prise de décisions collégiales au travers des RCP. Trois RCP sont autorisées en Midi-Pyrénées. Au CHU, le pharmacien est particulièrement sollicité au travers de 5 RCP par mois. Tous les acteurs impliqués agissent ensemble autour des réunions de concertation pluridisciplinaire où les cas des malades sont étudiés et les décisions prises. Les RCP réunissent les hépatologues, les virologues, des internistes et des pharmaciens. Les cas des interactions médicamenteuses et des toxicités sont particulièrement étudiés. À Toulouse autour du CHU, 372 dossiers ont été étudiés en 2015. Mais les libéraux ne sont pas en reste au travers d’initiatives du même type. Celles du Cregg (www.cregg.org) sont particulièrement suivies, notamment au travers de webstaffs. 655 cas ont été traités en 2015, comme le souligne le Dr Toutlemonde de la clinique Saint Jean.
Conférence Hépicure, 8 mars 2015, Quel parcours de soins dans l’hépatite C organisé par Décision Santé en partenariat avec SOS Hépatites et Gilead. Coordination Pr Alric et Pr Péron. Présentation Pascal Maurel.
fil - 11 Mar 2016 - 14:01
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Forte inquiétude des salarié.e.s de Sida Info Service après sa mise en redressement judiciaire
(Yagg, 11/3/16)

L'association historique, créée en 1990, en appelle aujourd'hui aux pouvoirs publics afin de maintenir son activité. Mais les salarié.e.s pointent les manquements dans la gestion de Sida Info Service par sa direction.

Le Tribunal de grande instance de Paris a rendu sa décision. Sida Info Service (SIS) a été mise en redressement judiciaire ce jeudi 10 mars, à la demande des dirigeants de l'association. C'est ce qui ressort d'un communiqué parvenu à Yagg à 14h40 cet après midi.

C'est le 23 février dernier qu'une déclaration de cessation de paiement avait été déposée au TGI. Comment en est-on arrivé là?

Faisant suite à l’audience du 25 février dernier, le Tribunal de grande instance de Paris a décidé ce jeudi de placer Sida Info Service en redressement judiciaire, sous la responsabilité de Monsieur Maxime Langet, administrateur judiciaire. Le Tribunal a également désigné Gilles Pellegrini en qualité de mandataire judiciaire, apprend-on auprès de la direction de SIS.

«ASSURER LA PÉRENNITÉ DE NOTRE MISSION DE PRÉVENTION»
Dans son communiqué annonçant la mise en redressement judiciaire, la direction de SIS affirme se féliciter de cette décision: «Nous allons maintenant pouvoir, avec le soutien de l’administrateur judiciaire, étudier les mesures qui nous permettront d’assurer la pérennité de notre mission de prévention, d’aide à distance et de lutte contre les exclusions et pour la santé sexuelle.»

Maitre Caroline Substelny, avocate du Comité d'entreprise, s'étonne de cette réaction de la direction. «Comment peut-on se féliciter d'en être arrivé là?», déclare-t-elle à Yagg par téléphone. «Nous espérons, maintenant qu'il est nommé, que les compétences de l'administrateur permettront de savoir pourquoi une telle décision a du être prise.»

BAISSE DES SUBVENTIONS
Mardi 8 mars, le président de SIS, Gérard Desbordes et son directeur général, Patrice Gaudineau, avaient, lors d'une conférence de presse, désigné le responsable des déboires financiers de l'association: l'État et son bras armé dans la lutte contre l'épidémie, l'Institut de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Un graphique montrait l'ampleur de la baisse des subventions de l'agence publique: 7,5 millions d'euros en 2006, 5 millions cette année. Une baisse de 30% entre 2006 et 2014. Le président de l'association Gérard Desbordes explique: «Nous souhaitons la poursuite de SIS mais la balle est dans le camp de l'État. Qu'il nous donne les moyens». Patrice Gaudineau, le directeur général, insiste, lui, sur les efforts faits par les salariés pour améliorer le service et la productivité. Il précise qu'aujourd'hui, le service rendu par les écoutants de SIS est très compétitif et que des réductions d'effectifs ont déjà eu lieu.

Cette charge des dirigeants de SIS contre l'Inpes n'est pas du goût des représentants du personnel que nous avons contacté après la conférence de presse. Déjà l'année dernière, ils avaient pointé des erreurs de gestion et un rapport très critique avait mis en lumière ces erreurs. Un contre rapport, commandé par la direction balaie ces accusations, jugées infondées par son rédacteur, Monsieur Paumier, présent lors de la conférence de presse.

Pourtant, depuis la déclaration de cessation de paiement, révélée en exclusivité par Yagg, des partenaires de Sida Info Service s'inquiètent et demandent des éclaircissements à la direction. Expertise France, qui finance pour près de 2 millions d'euros des programmes d'aide à distance en Afrique, a écrit plusieurs courriers, soulignant notamment que des rapports financiers réclamés de longue date à SIS n'ont toujours pas été fournis. De son côté, la plateforme ELSA (Ensemble contre le sida en Afrique), qui est hébergée par SIS, s'inquiète du blocage de ses activités alors que son budget est indépendant de celui de SIS.

En cause dans les deux cas, on pointe le transfert de fonds de certains programmes pour payer les salaires d'autres programmes. La direction de Sida Info Service encore une fois explique que tout ceci est légal.

LA CRAINTE D'UN PLAN SOCIAL
À notre question sur le manque de diversification dans les financements, la direction reconnaît qu'il n'y a pas eu de «vraie politique de recherche de fonds.» Quel avenir pour cette ligne d'écoute et ses autres programmes? À plusieurs reprises, Gérard Desbordes a évoqué la possibilité de s'unir avec d'autres associations, citant Aides.

Suite à la mise en redressement judiciaire, la principale crainte aujourd'hui porte sur l'éventualité d'un plan social qui aboutirait au licenciement de nombreux salariés de SIS. Dans le cadre d'un redressement judiciaire, ce sont les pouvoirs publics qui prennent en charge les salaires, mais aussi les éventuelles réductions d'effectif. Le TGI a donné un délai de six mois pour mettre tout à plat et c'est le 12 mai qu'un point d'étape devra être fait.
fil - 11 Mar 2016 - 19:45
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L’histoire folle d’une Hépatite B aigüe…



Cette histoire s’est passée pas plus tard que ce matin à mes consultations .

Hélène, 55 ans, employé de bureau. Il y a 10 jours elle présente un tableau grippal banal avec fièvre et courbatures, mais très vite ses yeux deviennent jaunes .

Inquiète, elle va donc voir son médecin traitant, il demande des prises de sang, celles ci indiquent une atteinte hépatique grave, et le diagnostic d’hépatite B aigüe est posé .

C’est dans ce contexte que je fis connaissance d’Hélène, jaune de la tête au pied et des transaminases à plus de 3000. Bien sûr, on a rapidement abordé la question des modes de contagion et de l’origine de sa contamination .

Et là , Hélène me raconte que c’est le compagnon qui partageait sa vie depuis 13 ans qui l’a contaminé .

Hélène avait eu 2 enfants avec son premier mari dont elle s’était séparée et avait reconstruit sa vie avec ce nouveau compagnon qui lui aussi avait un enfant d’une première union. Compagnon que nous appellerons Max, connu de ma propre consultation depuis plusieurs années .

Max était porteur chronique d’une hépatite B inactive découverte il y a 4 ans, ne nécessitant pas de traitement, simplement une surveillance, par contre nous lui avions alors demandé à lui et à son médecin traitant de dépister et de vacciner tout son entourage. Quelques mois plus tard, Max nous rassurait en nous expliquant que tout avait été fait.

Mais aujourd’hui Hélène était la preuve que les vaccinations de l’entourage n’avaient pas été faites, elle ignorait même jusque là que Max était porteur d’une hépatite B .

Ce dernier n’avais jamais osé lui avouer sa maladie de peur d’être rejeté et du coup ne lui avait pas non plus parlé de vaccination.

L’hépatite B aigüe d’Hélène va mettre son couple en difficulté car la confiance est désormais brisée . Hélène a 95% de chance de guérir spontanément, mais c’est une déception et également l’incompréhension pour elle ! Comment le dire à sa famille, à ses petits enfants, comment les protéger ?

Max avait eu peur de dire les choses et sans doute de la réaction d’Hélène .Cette histoire se termine avec une nouvelle contamination mais elle apporte surtout un éclairage de réflexion.

Premièrement : Hélène et Max n’avait pas le même médecin traitant, puisqu’ on ne parle plus de médecin de famille mais de médecin traitant ou référent.

Deuxièmement : cette histoire relance pour moi le débat sur l’obligation de notification aux partenaires déjà évoqué pour le VIH et mise en place dans certains pays, mais qu’en est-il des obligations de notification pour les personnes souffrant d’hépatites virales.

Troisièmement : l’élargissement de la vaccination contre l’hépatite B à l’ensemble de la population et son caractère obligatoire et systématique permettrait de faire disparaitre les questions un et deux.

Le troisième point est d’ailleurs le plus important, éliminant les risques sur les relations occasionnelles, ponctuelles et imprévues.

Une hépatite B aigüe est inadmissible en 2016. Et toute hépatite B aigüe est toujours le reflet d’un échec des stratégies de dépistage et de prévention.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/03/11/ ... e-b-aigue/
fil - 12 Mar 2016 - 11:22
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http://worldhepatitisalliance.org/sites ... 8FR%29.pdf

http://worldhepatitisalliance.org/en/hc ... t-survey-0
fil - 12 Mar 2016 - 12:16
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Biblio : prise en charge des urgences en contexte addictologique



Le réseau des établissements de santé pour la prévention des addictions (Respadd) vient de publier un nouveau guide mémento de prise en charge des urgences en contexte addictologique. Ce mémento, destiné aux professionnels de santé, aux acteurs de prévention et militants, a été élaboré et co-écrit avec une groupe de travail constitué de professionnels de santé de l’addictologie (de la prévention aux soins). C’est le mémento idéal pour connaître les bonnes pratiques pour réagir aux situations les plus courantes qui peuvent être liées à la consommation ou l’arrêt de consommation de produits psychoactifs. Ecrit dans un langage simple, présenté avec une grande clarté, ce mémento a été conçu de telle sorte que chacun puisse l’utiliser, qu’il soit soignant ou non, formé ou non aux premiers secours. Ce guide est gratuit. Il est possible de le commander par mail (contact "@" respadd.org) ou de le télécharger.

Arrow http://www.respadd.org/wp-content/uploa ... 30x180.pdf
fil - 14 Mar 2016 - 16:38
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http://livestream.com/avistarentals/events/4798440

http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=24078
fil - 15 Mar 2016 - 14:05
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Non-lieu dans l’enquête sur le vaccin contre l’hépatite B




Après dix-sept ans d’instruction, la justice a rendu, le 9 mars, un non-lieu dans l’enquête sur le vaccin contre l’hépatite B. Ce vaccin était mis en cause dans l’apparition de certaines maladies neurologiques telles que la sclérose en plaques.

La décision de la juge d’instruction est conforme aux réquisitions du parquet : il avait conclu à l’absence de « causalité certaine » entre la vaccination contre l’hépatite B et l’apparition de ces pathologies, ne retenant pas de « faute d’imprudence ou de négligence » des mis en cause.

L’une des avocates de parties civiles, Gisèle Mor, a dénoncé un « scandale judiciaire », estimant que « les juges n’avaient pas effectué les vérifications » sur le travail de surveillance du produit par l’administration sanitaire. « Dès le début, il y a eu une volonté de ne pas aboutir », a affirmé l’avocate.

Campagne de vaccination


L’affaire, instruite notamment par l’ancienne magistrate Marie-Odile Bertella-Geffroy, trouve son origine dans une vaste campagne lancée par le gouvernement en 1994, visant à vacciner plus de 20 millions de Français contre l’hépatite B, un virus qui entraîne des cirrhoses ou des cancers du foie.

Des cas de scléroses en plaques (SEP) ou d’autres maladies neurologiques s’étaient manifestés chez certains patients vaccinés, alimentant des doutes sur l’innocuité du vaccin. Une enquête avait été ouverte en 1998 aboutissant au recensement d’une soixantaine de victimes, dont neuf mortes, et à la mise en examen pour « tromperie aggravée » de trois anciens responsables des laboratoires pharmaceutiques Sanofi-Aventis et GlaxoSmithKline.


Les laboratoires et un médecin avaient été placés sous le statut intermédiaire de témoin assisté pour « homicides involontaires ».


L’instruction avait donné lieu à plusieurs expertises. Un premier rapport en octobre 2002 avait mis en cause l’attitude des pouvoirs publics, coupables, selon le document, de « déformations » et de « dissimulations » en vantant les avantages du vaccin.

Mais, dans une seconde expertise de 2006, un collège de trois professeurs avait estimé que la recommandation de se faire vacciner ne paraissait « pas injustifiée », d’autant que, selon eux, en 1994 « aucun effet délétère crédible » de la vaccination « n’était recensé dans les multiples publications sérieuses ». Les auteurs du rapport se montraient toutefois plus nuancés sur la nécessité de vacciner « les jeunes et des adultes ne présentant pas a priori de facteur de risque » et mettaient aussi en avant un système de surveillance sanitaire « éminemment perfectible ».

http://www.lemonde.fr/sante/article/201 ... 51302.html
fil - 15 Mar 2016 - 14:40
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Médicaments : 110 médecins dénoncent la flambée des prix

VIDEO – L’un des 110 signataires d’une tribune publiée ce mardi revient sur les problématiques soulevées par la flambée des prix des médicaments.



Trop chers. Le prix des médicaments contre le cancer fait l’objet d’une nouvelle campagne de dénonciation de la part de médecins, qui signent une tribune dans le Figaro ce mardi. Ces 110 praticiens, cancérologues pour la plupart, estiment urgent de mettre en place des mesures pour réduire le prix des thérapies, avant que patients et hôpitaux ne puissent plus se procurer ces très chères molécules.

Immunothérapies ou thérapies ciblées, la plupart ont permis des avancées sans précédent au cours des dix dernières années, surtout sur le front des cancers métastatiques. Mais pour certaines, un an de traitement revient à quelques 200 000 euros.

Loi du marché

« Ces prix ne reflètent absolument pas les coûts de recherche et développement, dénonce Jean-Paul Vernant, promoteur de cet appel, interrogé par Pourquoi Docteur en janvier dernier. L’industrie est en situation de monopole et peut donc se permettre de faire payer le prix fort aux plus offrants », explique-t-il, en rappelant les différences vertigineuses de prix selon les Etats – une situation guidée par les lois du marché, et non par la réalité des coûts de fabrication et de recherche pour les laboratoires.

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/ ... e-des-prix
fil - 19 Mar 2016 - 11:12
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VHC : un front pour défendre le traitement pour tous en 2016



La société française d’hépatologie (Afef) a publié, mi février 2016, ses nouvelles recommandations pour la prise en charge de l’hépatite C. Celles-ci s’inscrivent "dans une stratégie globale de prise en charge de l’hépatite C chronique avec pour objectif son éradication" en 2020. Quelles recommandations ? Quels objectifs ?

L’éradication du VHC. L’Afef rappelle que cet objectif "impensable il y a encore deux ans" est rendu possible depuis "l’arrivée de nouveaux médicaments, des antiviraux d’action directe (AAD), qui, en association, permettent de guérir la très grande majorité des patients". "Nous sommes passés de traitements lourds et longs avec des effets indésirables importants et des taux de guérison de l’ordre de 70 % à des traitements simples, courts, bien tolérés et qui assurent des taux de guérison de plus de 95 %, le plus souvent en seulement trois mois", explique le professeur Victor de Lédinghen (CHU de Bordeaux) et secrétaire général de l’Afef. Cette éradication, l’Afef pense qu’elle est atteignable en 2020, mais à certaines conditions.

Que contiennent les recommandations ?

Ces nouvelles recommandations prennent en compte l’ensemble des études publiées dans des revues à comité de lecture ou présentées dans des congrès internationaux et s’appuient sur des niveaux de preuves scientifiques pour proposer les modalités thérapeutiques et le choix des associations de médicaments pour chaque situation clinique en fonction du génotype (il y en a sept pour le VHC), du degré de sévérité de la maladie (personne avec ou sans cirrhose, etc.), des traitements anti-VHC qui ont déjà été pris. Les recommandations de l’Afef préconisent de traiter tout le monde et d’aller au-delà des recommandations actuelles de la Haute autorité de santé : personnes ayant une atteinte hépatite sévère (à partir du stade F2 sévère), personnes co-infectées VIH/VHC, manifestations extra hépatiques. Pour les personnes en traitements, ces nouvelles recommandations permettent aussi de vérifier que le traitement prescrit correspond bien à votre génotype du VHC et à votre parcours (si vous avez déjà fait un traitement ou pas, foie au stade de la cirrhose ou non, traitement du VIH et interactions etc..) et de voir les différentes options de traitements.

Par ailleurs, l’Afef insiste sur la nécessité de renforcer l’éducation thérapeutique et le suivi des personnes guéries de leur infection mais ayant eu une cirrhose en raison d’un risque résiduel de développement d’un cancer du foie (carcinome hépatocellulaire).

Les principales recommandations sont :

"Le traitement doit être administré à tous les patients, y compris les patients à risque élevé de transmettre le VHC incluant les usagers de drogues, les homosexuels masculins avec pratiques sexuelles à risque, les femmes désirant être enceintes, les professionnels de santé, les hémodialysés et les patient incarcérés"
◦"Les personnes co-infectées VHC/VIH doivent être traitées avec les mêmes schémas thérapeutiques que les personnes mono-infectées VHC"
◦"Dans certains cas, un traitement de huit semaines seulement peut être proposé"
◦"Il est recommandé de traiter tous les patients qui ont une hépatite C aigüe avec les combinaisons d’antiviraux directs comme pour les hépatites C chroniques"
◦"Un traitement contenant de l’interféron pégylé n’est pas recommandé"
◦"Après guérison virologique, les patients cirrhotiques doivent être surveillés durablement (dépistage du carcinome hépatocellulaire, surveillance d’une hypertension portale), notamment en cas de co-facteurs de morbidité hépatique (consommation d’alcool, diabète, syndrome métabolique)"

L’éradication est possible… avec le traitement pour tous

"La question aujourd’hui n’est pas seulement de savoir avec quelle association traiter tel patient en fonction de l’avancée de sa maladie hépatique, du génotype du VHC ou des traitements antérieurs, mais de savoir comment éradiquer l’hépatite C, puisque les molécules capables de traiter et de guérir l’ensemble des patients sont aujourd’hui disponibles", indique Victor de Lédinghen. "Les instances sanitaires ont défini les indications dans lesquelles ces nouveaux AAD sont remboursés, le rôle des sociétés savantes, comme l’Afef, est de proposer une stratégie globale de prise en charge des personnes infectées par le VHC", explique-t-il.

Le professeur Daniel Dhumeaux, président du Comité de suivi des recommandations sur la prise en charge des personnes infectées par les virus de l’hépatite B ou C, va dans le même sens. Dans "L’écho des Recos" (Lettre d’information du comité de suivi des recommandations, N°3, janvier 2016), il demande que l’on aille "vers un traitement pour tous les malades". "L’arrivée des nouveaux agents antiviraux directs a conduit a une avancée majeure dans le traitement de l’hépatite C : guérison de 95 à 100 % des malades (…) L’hépatite C cause des dommages sévères : cirrhoses, cancers du foie nécessitant des transplantations et décès. Elle est à l’origine d’importants désordres extra-hépatiques, dont le diabète, des complications cardiovasculaires, des atteintes rénales. Elle altère la qualité de vie des malades, de façon parfois majeure, et leur capacité à travailler. Tous ces dommages peuvent être aujourd’hui efficacement prévenus ou traités", pointe-t-il.

"Au cours des derniers mois, les avancées thérapeutiques ont conduit différents pays à envisager d’élargir les indications de ces traitements (…) Plusieurs pays d’Europe, dont l’Allemagne et le Portugal, ont déjà acté que l’ensemble des personnes infectées puissent bénéficier du traitement. En France, il revient à nos autorités de tutelle de se déterminer sur ces choix, sans doute dans les mois qui viennent. Elles seront soutenues dans ce sens par les professionnels de santé et les patients et associations de patients concernés",défend-il.

L’objectif de l’Afef

Il est clairement présenté par l’Afef : "La fin de l’épidémie d’hépatite C en France dès 2020". Pour cela, il faut que le traitement soit recommandé pour toutes les personnes en 2016. "L’hépatite C : la seule maladie chronique qui guérit grâce à un traitement de douze semaines", explique l’Afef. "Nous disposons aujourd’hui de sept molécules qui, en association, permettent d’obtenir en douze semaines (parfois huit ou vingt-quatre semaines) une éradication virale chez plus de 95 % des patients, y compris chez les sujets en échec de traitement par interféron et ribavirine, chez les malades ayant une cirrhose ou présentant une récidive après une transplantation et chez les personnes co-infectées par le VIH", indique l’Afef. "Ces traitements administrés par voie orale en un ou deux comprimés par jour sont simples à utiliser et sans effet indésirable majeur. Malheureusement, pour des raisons de coût de ces nouveaux traitements, tous les malades ne peuvent pas bénéficier de ce traitement".

Pour les experts français du VHC, il est temps de faire le grand saut vers le traitement universel du VHC. Cela veut dire qu’il est temps de traiter tous les patients qui sont atteints d’hépatite C. "Un traitement antiviral doit être proposé à tous les patients qui ont une hépatite chronique C, naïfs ou en échec d’un précédent traitement, avec une maladie hépatique compensée ou décompensée. L’hépatite chronique virale C n’est pas une maladie uniquement hépatique mais une maladie générale", explique l’Afef. "Les critères d’indication de traitement uniquement liés à la sévérité de la fibrose hépatique sont obsolètes. L’accès à un traitement universel est un objectif à court terme dans le but d’une disparition de l’épidémie d’hépatite C avant 2020. Il n'y a aucun argument médical pour refuser à un patient un traitement efficace et sans effet indésirable majeur", défend Victor de Lédinghen. Ceci nécessite une ouverture des indications au traitement pour tous dès 2016".

Traitement universel : un front commun

Il y a consensus entre différents acteurs de poids en faveur du traitement universel pour toutes les personnes vivant avec le VHC. Consensus entre le professeur Daniel Dhumeaux, l’Afef et avec l’Agence nationale de lutte contre le sida et les hépatites virales (ANRS). Dans une interview au "Quotidien du médecin" (22 février), le professeur Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS, indique qu’il "appuie très clairement" les recommandations de l’Afef concernant le traitement universel. "Il y a consensus pour les porter ensemble auprès de la ministre de Santé avec une demande de rendez-vous courant mars". "il y a une logique à traiter à la fois pour empêcher le virus de circuler, mais aussi pour diminuer les complications extra-hépatiques associées à l’hépatite C", explique Jean-François Delfraissy. Pour lui, l’objectif d’une éradication reste possible, mais cela prendra beaucoup de temps. Cet objectif est atteignable si la barre des personnes non dépistées passe en dessous de 5 %, si le système de soins conserve une capacité à traiter entre 15 000 et 20 000 personnes par an. Il estime que le coût des traitements reste un problème, mais que les choses pourraient bouger notamment si le nombre de personnes à traiter augmente, dans ce cas, le volume d’achats serait plus important ce qui amènerait à renégocier les prix à la baisse. La demande d’un traitement pour tous n’émane pas seulement d’instances officielles (ANRS, Comité de suivi du plan hépatites) ou de sociétés savantes (Afef), les associations se mobilisent depuis longtemps. Elles ont interpellé la ministre sur la question des coûts des AAD, amené le Conseil national du sida et des hépatites virales et le Comité consultatif national d’éthique à se saisir de la question des critères restrictifs d’accès aux soins actuellement appliqués.

Quelques données sur le VHC
En France métropolitaine, la prévalence du VHC est estimé à 0,84 % : plus de 360 000 personnes sont porteuses d’anticorps contre le virus de l’hépatite C (AC anti-VHC) dont les deux tiers ont une infection chronique active (c’est-à-dire avec une réplication du virus dans le sang = ARN VHC+), soit 230 000 personnes (0,53 %) (Prévalence des hépatites B et C en France en 2004). L’hépatite C est l’une des principales causes de cirrhose, de cancer du foie (carcinome hépatocellulaire) et de transplantation du foie. Le nombre de décès associés au VHC a été estimé à plus de 3 600 en 2001, soit 6,1 décès pour 100 000 habitants.

VHC et génotypes
Le VHC se répartit en sept génotypes. En France, le génotype 1 est majoritaire (25 à 61 %), dont 28 à 31 % de génotype 1b et 17 à 25 % de génotype 1a, suivi par le génotype 3 (19 à 21 %), le génotype 2 (9 à 12 %), le génotype 4 (9 %), le génotype 5 (2 à 3 %), le génotype 1 (inférieur à 1 %). Le génotype diffère selon le mode de contamination, les génotypes 1b, 2 et 5 sont plus fréquents chez les personnes contaminées par transfusion de produits sanguins, les génotypes 1a, 3 et 4 chez les personnes usagères de drogues par voie intraveineuse. La connaissance du génotype est très importante pour le choix des traitements.

Seronet
fil - 19 Mar 2016 - 13:15
Sujet du message: hcv et armée
MEDIAS CULPA…



Le pôle justice /santé du Parquet de Paris a rendu son jugement concernant la dangerosité du vaccin contre l’hépatite B .

LE NON LIEU A ETE DEFINITIVEMENT PRONONCE !

Il aura fallu 17 ans d’enquêtes et des milliers de pages d’expertises pour arriver enfin à cette conclusion .

nous avons suivi l’évolution et les rebondissements de cette affaire pas à pas, les relayant sous forme de communiqués, d’articles ou de blog régulièrement sur notre site .

Mais aujourd’hui ce n’était pas un laboratoire ou un médecin qui était en accusation, c’était le procès d’un vaccin !

Procédure unique au monde et polémique stérile puisque seule la France et les Français étaient réticents à cette vaccination …

En 1994, le gouvernement Français se lançait dans un programme de vaccination de masse qui fut suspendu en 1996 par principe de précaution après des signalements de troubles neurologiques et du lien possible avec ce vaccin .

Mais aujourd’ hui, le 9 mars 2016, le vaccin est définitivement disculpé mais le principe de vaccination dans son ensemble a perdu la confiance des Français, et ce principe a même été remis en cause par la Ministre de la Santé .

Il faut maintenant demander des comptes aux responsables de cette désinformation : Le vaccin contre l’hépatite B n’est pas dangereux !

J’en veux aux médias d’avoir confondu principe de précaution et information de principe ; Le doute, la peur , l’angoisse se sont insinués dans les esprits à cause de vous, j’espère que vous allez réparer les dégâts, mais je ne me fait guère d’illusions….Les médias préfèrent toujours le catastrophisme à l’optimisme, ça fait davantage d’audience !

http://www.francetvinfo.fr/sante/soigne ... 60941.html

Qui va maintenant s’atteler à réparer , à rassurer, à ré -informer?

NOUS, BIEN SUR ! Nous les malades qui avons été blessés dans notre chair et qui savons bien les dégâts que peut faire ce virus .

Pascal Melin

A ceux qui le souhaite vous pouvez relire les témoignages qui sont déjà passé sur le blog ou le site .

http://www.soshepatites.org/2016/01/19/ ... epatantes/

http://www.soshepatites.org/2015/07/07/ ... en-oublie/

http://www.soshepatites.org/2015/04/23/ ... formation/

http://www.soshepatites.org/2015/04/17/ ... -le-frigo/



etc, etc…. avec les mots clés hépatite B et vaccin vous trouverez des dizaines de publications

http://www.soshepatites.org/2016/03/16/medias-culpa/
fil - 19 Mar 2016 - 16:27
Sujet du message: hcv et armée
Vaccin curatif : l’ANRS dénonce les fausses promesses

Des titres flagorneurs, des annonces tonitruantes, des médecins qui se rêvent déjà prix Nobel de médecine… alors que les résultats de leurs travaux n’ont pas encore été publiés dans une revue scientifique. Cela fait désormais trois jours que le Barnum de la start-up française Biosantech tourne à plein. Ce n’est certes pas la première fois, mais cette fois, la communication a mis le paquet faisant miroiter l'espoir d'un vaccin thérapeutique efficace. Conséquence, de nombreux médias ont titré sur le mode : "Sida : premiers espoirs de guérison", sans aucune distance critique, ni prudence. Le phénomène a été tel que le directeur de l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) est monté au créneau pour ramener tout le monde sur terre, ce qui est rare. Interrogé par le journal "Le Généraliste", le professeur Jean-François Delfraissy a expliqué, après avoir pris connaissance de l'article que les auteurs doivent publier dans la revue "Retrovirology" : "Il n'existe aucune donnée en faveur de ce candidat vaccin. Quelle que soit la dose administrée, aucune différence significative entre les doses de vaccin n'apparaît, notamment en matière de résultats sur la charge plasmatique virale. De plus, il n'existe aucune donnée solide sur l'effet de ce vaccin sur les cellules infectées et le DNA proviral (…) Il est de notre responsabilité à nous chercheurs de ne pas provoquer de faux espoirs en matière de sida. Je suis donc furieux de la présentation qui a été faite de ce qui n'est qu'une hypothèse qui reste à démontrer". Manifestement, Biosantech n’est pas prêt d’ouvrir le champagne, et a tort de susciter de faux espoirs. Cette société a déjà procédé dans le passé à des annonces intempestives, elle n’est d’ailleurs pas la seule à communiquer ainsi sans s’encombrer d’éthique. Sur cette question de l’éthique en communication, on vous conseille la lecture de l’article "Le "vaccin du sida", ce serpent de mer... Pour une éthique de la communication", publié par le Crips Ile-de-France.

Le "vaccin du sida", ce serpent de mer...
Pour une éthique de la communication


http://www.lecrips-idf.net/informer/act ... cation.htm

http://vih.org/20160318/communication-a ... ecialistes
lolanice - 19 Mar 2016 - 18:09
Sujet du message: hcv et armée
Oui en effet, il faut rester très prudent.
Les annonces faites dans les médias étaient des effets de manche des labos, dans le but de soulever des fonds auprès des investisseurs...
Ce vaccin, on y croit, on l'espère ! Pour tous. Mais quand ? Question
Schlange - 19 Mar 2016 - 19:46
Sujet du message: hcv et armée
Et du coup, l'annonce du vaccin anglais ou indien contre le C, c'est du pipo aussi ou c'est avéré ?
fil - 20 Mar 2016 - 09:18
Sujet du message: hcv et armée
Bien il y a le titre qui annonce et après !!!!!!!!!!!!

Dans un article publié dans la revue Science Translational Medicine, des chercheurs d'Oxford font état des résultats prometteurs qui ouvrent la voie à un vaccin prophylactique. Ils mènent actuellement un essai clinique dont la phase I vient de se terminer. C'est-à-dire que la tolérance et les éventuels effets indésirables ont été évalués

http://www.metronews.fr/info/hepatite-c ... H4OoCaafo/

http://stm.sciencemag.org/content/6/261/261ra153
fil - 20 Mar 2016 - 09:23
Sujet du message: hcv et armée


http://www.rfi.fr/emission/20160316-hepatites-b
fil - 20 Mar 2016 - 13:19
Sujet du message: hcv et armée
FIGARO : LA TRIBUNE DU 15 MARS … L’APPEL DES 110

110 c’est le nombre de professeurs agrégés d’hématologie qui ont signé une tribune d’alerte ce jour dans le figaro .

Sous la dynamique des Pr Marininchi et Vernant les 110 ont dénoncé le prix croissant et de plus en plus exorbitant des innovations thérapeutiques en matière de tumeur hématologique alors que les enquêtes ont montré que le coût de la recherche et du développement est plutôt en baisse. En 15 ans le prix moyen de mise sur le marché d’un traitement est passé de 10 000 $ a plus de 120 000 $ . Au Etats Unis des malades ont déjà dû renoncer aux soins faute de pouvoir financer leur traitement et au Royaume Uni certains médicaments sont purement et simplement dé remboursés . En France nous n’en sommes pas encore là mais notre système de santé solidaire risque d’être asphyxié rapidement.

Les prix des nouveaux traitements du cancer sont déterminés arbitrairement par les suppositions des industriels sur ce que les marchés sont capables de supporter.


On ne peut définir le prix d’un médicament sur les années de vie gagnées ou sur le coût économisé par rapport aux traitements antérieurs . Sinon quel aurait été le prix des antituberculeux au début du 20 ème siècle si on l’avait estimé sur les années de vie gagnée et les coûts des sanatoriums . Les règles du jeu permettant de fixer le prix des médicaments innovants deviennent tronquées . Les malades via la ligue contre le cancer et les hématologues via cette tribune poussent le même cri d’alarme .

De l’hématologue à l’hépatologue il n’y a qu’une lettre qui change! Mais les préoccupations sont les mêmes pour les malades ! Nous voulons garantir l’accès aux soins pour tous et ne pas valider ces stratégies mercantiles de rationnement . Les hépatologues doivent rejoindre les hématologues dans ce combat.



Quatre propositions concrètes et piste de réflexion sont donc mises en avant:

1. définir un juste prix pour les médicaments du cancer, basé sur les sommes investies par les industriels pour la R&D du produit (en tenant compte des apports fournis par la recherche académique), auxquelles s’ajouteraient un retour sur investissement raisonnable, éventuellement défini au départ .

2. Rendre le système d’arbitrage des prix plus démocratique et transparent, en y associant de façon structurelle des représentants des patients et des professionnels .

3. Ne plus accepter les extensions de durée des brevets, la rapidité du développement des nouvelles thérapeutiques ne les justifient plus .

4. Autoriser, comme cela existe déjà pour les traitements du sida et des infections opportunistes, l’utilisation de licences obligatoires pour les pays en développement, leur permettant de produire et utiliser les génériques avant même que les brevets ne tombent dans le domaine public.

SOS Hépatites fais siennes ces propositions qui rassemblent toutes nos remarques et attentes depuis 3 ans .

Nous devons retrouver la raison ; Aujourd’hui l’industrie de l’innovation pharmaceutique génère plus de profits que l’industrie pétrolière ou celle du luxe . Parce que les soins doivent rester solidaires et parce que ce sont des valeurs fondamentales de notre système de démocratie nous nous devons d’inventer de nouvelles règles .



Pascal Mélin

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016 ... tre-cancer

http://www.soshepatites.org/2016/03/19/ ... l-des-110/
fil - 20 Mar 2016 - 13:23
Sujet du message: hcv et armée
EFFETS SPECIAUX



Effet secondaire, effet indésirable, effet inattendu…Mais on oublie trop souvent qu’il y a aussi un effet primaire, désirable et attendu … Qui est l’efficacité thérapeutique et pour ce qui concerne l’hépatite C, la guérison .

Le philosophe dirait que pour devenir indésirable il faut avoir été désiré et pour avoir un second il faut un premier …
A moins que ce ne soit le psychiatre qui tienne de tel propos… C’est du désir que nait la frustration mais de quoi peut bien accoucher l’indésirable ?
Peut-être de la guérison…
Après tout, les effets spéciaux sont là pour faire rêver, et l’illusion devient réalité.
Mais comment sont repérés ces effets? Lors des études de test des médicaments, les traitements sont comparés à des placebos et l’on observe les effets attendus et inattendus … Ensuite, des enquêtes d’imputabilités sont réalisées pour retenir le signalement sur les notices si la preuve est apportée.
Mais cet effet doit être ressenti et verbalisé par le malade, et écouté, entendu et signalé par le médecin. Car majoritairement les signalements sont faits par les médecins, même si aujourd’ hui malades ou association peuvent le faire légalement.
Pourtant deux cas de figure se présentent aujourd’hui :
Premièrement, pour les patients en multi échec des traitements antérieurs on peut raisonnablement imaginer que des traitements simples et plus courts avec moins d’effets secondaires, amènent forcément une large sous déclaration voir de sous évaluation . Pour les hépatologues et les anciens malades (qu’on appelle familièrement les gueules cassées) ces nouvelles stratégies sont tellement bien tolérées par rapport aux anciennes drogues qu’ils déclarent tous une très bonne tolérance …
Deuxièmement, pour les nouveaux patients qui présentent des effets inattendus, lorsqu’ils en parlent à leur médecin, il leur est trop souvent répondu :

« ce n’est pas grave , votre traitement ne va durer que quelques mois, avant, c’était vraiment le parcours du combattant et, les patients enduraient des trucs autrement plus difficiles, mais vous ce n’est rien ! »

Comme c’est le médecin qui déclare les effets secondaires, vous comprendrez bien que dans ce cas aussi on s’oriente aussi vers une sous déclaration .
Ce que vous ne savez pas c’est qu’à l’ ANSM (Agence Nationale de Sécurité de Médicament) tout effet suspect peut être signalé directement par un malade ou une association de patients.
C’est le chantier dans lequel s’est engagé SOS Hépatites, via une plateforme internet qui sera mise en ligne prochainement et par sa ligne d’écoute et d’accompagnement qui a pour rôle de relayer vos déclarations d effets secondaires …
Pour mener à bien ce chantier, SOS Hépatites a réuni ce jour de nombreux militants originaires des quatre coins de l’hexagone et des DROM-TOM, des représentants de l’industrie pharmaceutique et des représentants de l’ANSM ont été invités à rencontrer nos militants pour évoquer le sujet .

La formation est faite, nous sommes tous pharmaco-vigilant maintenant .
Pascal Melin

http://www.soshepatites.org/2016/03/19/effets-speciaux/
mathilde - 20 Mar 2016 - 13:28
Sujet du message: hcv et armée
Citation:

Nous devons retrouver la raison ; Aujourd’hui l’industrie de l’innovation pharmaceutique génère plus de profits que l’industrie pétrolière ou celle du luxe . Parce que les soins doivent rester solidaires et parce que ce sont des valeurs fondamentales de notre système de démocratie nous nous devons d’inventer de nouvelles règles .


Oui oui, il serait grand temps de revenir à la raison !!!!!!!!
fil - 20 Mar 2016 - 13:32
Sujet du message: hcv et armée
Communiqué de presse – 20 ans après l’apparition des trithérapies, Actions Traitements interpelle les politiques sur la situation préoccupante des personnes vivant avec le VIH
Le 18 mars 2016

il y a déjà 20 ans que, suite à l’avis du Conseil national du Sida (CNS) du 26 février 1996 préconisant une dispensation restreinte de ces nouveaux traitements, des militants et compagnons d’Actions Traitements s’envolèrent pour New York afin de se procurer sans attendre les traitements qui pourraient leur sauver la vie.

Largement médiatisé, cet acte courageux, complété par l’inlassable travail de plaidoyer d’activistes du milieu associatif, permettra d’étendre rapidement à tous les patients l’accès aux trithérapies.

Aujourd’hui, 20 ans après, en France, malgré un accès rendu universel aux traitements, tout n’est pas réglé : certes ces traitements influent efficacement sur l’état de santé des PVVIH et, certes, l’espérance de vie de ces dernières s’est notoirement allongée. Cependant de nombreux freins, de trop nombreuses discriminations, existent encore pour que les personnes séropositives puissent véritablement bénéficier d’une meilleure qualité de vie.

Aussi, dans une lettre adressée à une cinquantaine de personnalités politiques[1], notre association a souhaité les interpeller sur les sujets suivants :

1- Les discriminations d’État encore trop nombreuses, comme le refus du droit à l’oubli[2] et l’interdiction des soins funéraires [3] pour les PVVIH ;

2- L’accès rendu difficile, à cause de fréquentes ruptures de stock, aux traitements complémentaires mais essentiels pour les PVVIH (vaccins contre l’hépatite B, le pneumocoque ou l’Extencilline par exemple) ;

3- L’accès encore refusé à certaines PVVIH, contre toutes les recommandations, aux antiviraux de dernière génération contre l’hépatite C ;

4- La meilleure articulation, dans un paysage médical en constante mutation, entre les services hospitaliers et la médecine de ville vers laquelle sont dirigés de plus en plus de patients ;

5- La situation préoccupante des personnes qui vieillissent aujourd’hui avec le VIH, aucune structure (de type Ehpad) n’étant aujourd’hui préparée à les accueillir ;

6- Les difficultés que rencontrent, à cause de la baisse constante des subventions publiques, les associations qui accompagnent les PVVIH.
fil - 21 Mar 2016 - 08:38
Sujet du message: hcv et armée
Hahnemann University Hospital de Philadelphie a obtenu le feu vert pour commencer à transplanter le foie et les reins provenant de donneurs séropositifs aux patients atteints du VIH

L'équipe de transplantation prévoit de faire une telle opération au cours des prochaines semaines.
"Une des parties les plus intéressantes de ce phénomène est le nombre de patients séropositifs vont maintenant être en mesure de faire un don», a déclaré Alden Doyle, MD, MS, MPH, directeur médical pour la transplantation rénale au Hahnemann.
Les personnes vivant avec le VIH sont généralement conscients du fait qu'ils ont grandement bénéficié de la recherche médicale qui a transformé le VIH à partir d'une condamnation à mort en une maladie chronique, et beaucoup sont désireux de redonner en acceptant de devenir donneurs d'organes, a t-il dit.
Jusqu'à ce que le président Barack Obama a signé l'équité VIH Organ politique (HOPE) Loi dans la loi en 2013, la transplantation d'organes de donneurs de personnes atteintes du VIH dans les bénéficiaires qui ont aussi le virus était illégal. Il en était de la recherche sur cette pratique.
En raison de la nouvelle loi, les spécialistes de la transplantation estiment que la loi devrait faire au moins 500 reins disponibles au niveau national chaque année.
Johns Hopkins a été le premier centre agréé pour la procédure. Il a reçu la permission en Février de faire du VIH-à-VIH greffes.
D'autres centres de transplantation sont susceptibles de suivre bientôt dit David Reich, MD, vice-président du département de chirurgie de Drexel University College of Medicine et chef de la Division des multiviscérale transplantation et chirurgie hépatobiliaire à Hahnemann.
À Hahnemann, le plan est d'utiliser des donneurs décédés .
"Nous allons voir comment ça se passe; à l'aide de donneurs vivants est quelque chose que nous pensons à ", a t-il ajouté.
Si les procédures de foie et de transplantation avec donneurs séropositifs sont prouvées avec succès, d'autres organes tels que le cœur, le pancréas et les intestins vont probablement suivre.
Le programme Hahnemann a été approuvé par le conseil d'examen institutionnel de l'hôpital et par le United Network for Organ Sharing (UNOS). Les données sur les procédures seront collectées par UNOS et examinés pour évaluer la sécurité.
À Hahnemann, les critères d'un patient avec le VIH pour obtenir une greffe comprennent avoir 18 ans ou plus et ayant le VIH bien contrôlé.
L'avènement de la thérapie antirétrovirale hautement active (HAART) a fait de la procédure de transplantation VIH à VIH possible, bien que l'élaboration des schémas thérapeutiques peuvent être compliquées.
Certains patients peuvent être sous dialyse, ou être anémiques, ou les deux, et la prise de plusieurs médicaments liés à ces conditions .
Donner les médicaments immuno-suppression nécessaires après une transplantation est problématique chez les patients atteints d'une infection chronique.
Doyle a travaillé sur les protocoles immunosuppresseurs pour les bénéficiaires potentiels de greffes séropositifs.
Selon Reich, l'équipe envisage également le VIH à VIH transplantations pour les patients qui ont été co-infectés par le virus de l'hépatite C (VHC), maintenant que les antiviraux à action directe peut traiter efficacement le VHC.
L'approbation de la nouvelle procédure sont de bonnes nouvelles parce qu'il "aide à combler l'écart de connaissances entre ce que nous pensons est possible et ce qui est possible," Reich a dit: «Il y a un énorme, la pénurie incessante des organes et cela signifie plus d'organes," il a dit.
Hahnemann a fait sa première greffe de rein pour un destinataire avec le VIH en 2002 et depuis lors, a transplanté plus de 110 patients séropositifs.
L'hôpital dispose de 45 patients séropositifs qui ont besoin de reins.
Schlange - 21 Mar 2016 - 09:29
Sujet du message: hcv et armée
Euh attends, transplanter des organes contaminés à des personnes non contaminées ? Ou à des personnes saines aussi ?
Parce que si on dit à une personne non contaminée "ne vous inquiétez pas, on a un traitement" c'est du pur foutage de gueule. O.o
fil - 22 Mar 2016 - 06:09
Sujet du message: hcv et armée
Baromètre santé du Ciss : des craintes sur les coûts des traitements innovants

Le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss) a publié les résultats de son nouveau Baromètre des droits des malades (1). Réalisée depuis plusieurs années, l’enquête s’est intéressée aux prix très élevés de l’innovation thérapeutique. Explications.

Si l’on devait résumer d’une phrase, l’avis des Français concernant le coût de l’innovation thérapeutique, on pourrait dire qu’ils "sont largement favorables à l’encadrement des prix des traitements innovants pour qu’ils soient soutenables par la Sécurité sociale.

La majorité des Français ont déjà entendu parler des prix très élevés de certains traitements innovants obligeant leur rationnement en France et donc l’impossibilité d’en disposer pour tous les malades qui en ont besoin, indique le Ciss. Les retraités et les personnes CSP+ (les catégories socioprofessionnelles favorisées) sont les catégories de la population qui en ont le plus entendu parler (respectivement 64 et 65 %). Les personnes atteintes d’une affection de longue durée (ALD) sont près de deux sur trois à en avoir entendu parler (65 %). A l’inverse, expliquent les auteurs du Baromètre, les plus jeunes (59 % des moins de 35 ans) et les CSP- (les catégories socioprofessionnelles les moins favorisées) ignorent majoritairement cette problématique.

Le Baromètre a voulu connaître l’opinion des Français sur diverses mesures concernant le prix des médicaments. Avant de leur demander leur avis, il leur a été rappelé que les prix de certains médicaments innovants sont de plus en plus élevés. En France, par exemple, pour le traitement de l’hépatite C, il faut compter plus de 40 000 euros pour une cure, ce qui a conduit à sélectionner les malades : le traitement n’a été délivré qu’aux cas les plus graves. 83 des répondants sont d’accord avec l’idée que les pouvoirs publics doivent imposer aux laboratoires pharmaceutiques des prix soutenables par la Sécurité sociale permettant l’accès de tous aux traitements innovants. Pour 68 %, l’augmentation du budget de la sécurité sociale doit être une priorité pour financer le coût des traitements innovants en France. Est-il normal d’administrer un traitement coûteux seulement aux personnes les plus malades pour ne pas aggraver le déficit de la Sécurité sociale ? Seulement 38 % le pensent. 37 % des Français estiment qu’il est normal que l’industrie pharmaceutique verse des dividendes à ses actionnaires avec les revenus des traitements innovants coûteux remboursés par la Sécurité sociale. Enfin, signalons que 51 % des Français considèrent que les prix élevés des médicaments innovants sont justifiés par le coût de la recherche financée par l’industrie pharmaceutique.

L’opinion des Français est claire. Ils sont plus de huit sur dix (85 %) à penser que les pouvoirs publics devraient imposer aux laboratoires pharmaceutiques des prix soutenables par la Sécurité sociale pour que tout le monde puisse y avoir accès. L’égalité de tous devant les problèmes de santé est un principe partagé par une large majorité des Français. Ainsi, près de six Français sur dix (59 %) trouvent anormal qu’un traitement coûteux ne soit administré qu’aux personnes les plus malades pour ne pas aggraver le déficit de la Sécurité sociale et plus des deux tiers (68 %) jugent également anormal que les personnes qui ne sont pas les plus malades payent elles-mêmes les traitements les plus innovants pour y accéder, expliquent les auteurs du Baromètre. Il résulte de ces problèmes de coût que près de quatre personnes sur dix (38 %) ne pensent pas que, si un jour, elles avaient un besoin vital d’un traitement innovant coûteux, il serait pris en charge par la Sécurité sociale (57 % pensent le contraire). Cette crainte est particulièrement présente auprès des 25-34 ans (48 %) et des salariés du secteur public (48 %).

(1) : Sondage BVA pour le Ciss, réalisé du 25 au 27 février 2016 par téléphone auprès d’un échantillon de 1004 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.
fil - 22 Mar 2016 - 06:23
Sujet du message: hcv et armée
Schlange a écrit:
Euh attends, transplanter des organes contaminés à des personnes non contaminées ? Ou à des personnes saines aussi ?
Parce que si on dit à une personne non contaminée "ne vous inquiétez pas, on a un traitement" c'est du pur foutage de gueule. O.o


Des greffes d'organes entre personnes séropositives autorisées


L'école de médecine de l'Université John Hopkins a annoncé, lundi, qu'elle avait reçu l'autorisation pour effectuer la première greffe de rein entre un donneur et un receveur séropositifs aux États-Unis et la première greffe de foie du genre au monde.


Les greffes seront effectuées dès qu'un organe adéquat sera disponible et qu'un receveur aura été identifié et préparé en vue de la chirurgie.

Selon le Dr Dorry Segev, un professeur agrégé en chirurgie à l'Université John Hopkins, plus de 1000 vies pourraient être sauvées chaque année grâce aux dons d'organes de 500 à 600 personnes séropositives.

Les greffes sont maintenant permises en vertu d'une loi adoptée en 2013, qui autorise les individus séropositifs à faire don de leurs organes.

http://www.lapresse.ca/sciences/medecin ... risees.php
fil - 22 Mar 2016 - 07:00
Sujet du message: hcv et armée
L'EMA enquête sur une réactivation de l'hépatite B par les antiviraux d'action directe anti-VHC

L'Agence européenne du médicament a annoncé, le vendredi 18 mars, avoir entamé une investigation sur la possibilité d'une réactivation du virus de l'hépatite B (VHB), chez les patients coïnfectés VHB/VHC traités par un antiviral d'action direct (AAD). Cette décision fait suite à plusieurs signalements en Europe de patients coïnfectés traités par AAD, chez qui le virus du VHB s'est réactivé alors qu'il était inactif avant l'initiation du traitement.

L'enquête de l'EMA portera sur les AAD Daklinza (daclatasvir, BMS), Exviera (dasabuvir, AbbVie), Harvoni (sofosbuvir / ledipasvir, Gilead), Olysio (simeprevir, Janssen-Cilag),
Sovaldi (sofosbuvir, Gilead) and Viekirax (ombitasvir / paritaprevir / ritonavir, AbbVie).

Selon le professeur Patrick Marcellin, hépatologue à l’hôpital Beaujon, en banlieue parisienne, ce problème " était connu aussi avec les anciens traitements avec interféron et interféron-ribavirine : à partir du moment où on inhibe le virus de l’hépatite C, (chez les patients co-infectés par les virus B et C) celui de l’hépatite B reprend le dessus". En effet, " dans les cellules du foie (là où les virus des hépatites se développent), il est difficile d’avoir deux virus qui se multiplient en même temps ; il y a toujours un virus qui domine l’autre et c’est généralement le virus C car il se multiplie plus vite que le B. Si on bloque la multiplication du virus C, celle du virus B recommence donc dans les cellules infectées par le B".

Dans les études citées par l’Agence Européenne du Médicament, l’augmentation de la charge virale, c’est-à-dire la quantité de virus présente dans l’organisme, pour le virus B survient après une rapide diminution de celle du virus C suite aux nouveaux traitements. Chez certains patients, cela s’est traduit par une aggravation de l’état du foie et, pour l’un d’entre eux, il a fallu procéder à une greffe hépatique. Selon le Pr Marcellin :" la réactivation peut entrainer une réaction immunitaire contre le virus B, réaction qui va aboutir à l’élimination des cellules hépatiques infectées par le HBV actif ; cela correspond alors à une hépatite aigüe B qui peut être fulminante et nécessiter dans certains cas une transplantation du foie".

Avec les anciens traitements, qui comprenaient de l’interféron, ce phénomène se produisait peu car cette molécule possède un effet inhibiteur empêchant la multiplication du virus de l’hépatite B. Ainsi, "tant que le patient prenait de l’interféron, on inhibait le HBV et le HCV en même temps" souligne le Pr Marcellin. Et le spécialiste de rappeler que, "dans les recommandations formulées par l’European Association for Study of Liver,on recommandait de couvrir le risque en donnant en même temps que le traitement contre le virus C, interféron-ribavirine, un traitement contre le virus B que l’on prolongeait après l‘arrêt du traitement du virus C. Cela permettait d’empêcher que le virus B ne se réactive".


http://www.ema.europa.eu/ema/index.jsp? ... ign=buffer
fil - 22 Mar 2016 - 07:31
Sujet du message: hcv et armée
Vaccin contre l’hépatite B : quelle durée de protection ?

La persistance de l’immunité après vaccination des nourrissons contre l’hépatite B (HB) est toujours en débat. Il a été démontré que le vaccin protège contre l’infection et aussi contre la maladie après disparition des anticorps neutralisants. Cependant, une méta-analyse récente suggère que 15-20 ans plus tard, l’immunité décline chez un tiers des individus dont le taux d’anticorps anti-HBs est tombé au-dessous du taux protecteur de 10 UI/L ce qui remet en question leur protection ultérieure. Aussi, il pourrait être légitime de faire un rappel au début de l’adolescence. La possibilité d’une réponse anamnestique est encore présente à cet âge selon plusieurs études mais celles-ci ont été conduites dans de strictes conditions de calendrier et doses ce qui n’est pas toujours le cas dans la pratique.

Une enquête allemande de terrain a rassemblé les données de 9 cabinets pédiatriques de Regensburg. En tout, 232 sujets ont été enrôlés 6 à 14 ans après une vaccination durant les 3 premières années, avec 3 doses de vaccin monovalent ou combiné A/B ou 3 ou 4 doses de vaccin hexavalent. Selon les modalités, ils ont été classés en 2 groupes :

1) correctement vaccinés (n = 130) car ayant reçu le même vaccin avec des intervalles de 1-3 mois entre la 1ère et la 2ème dose et 5-12 mois entre la 2ème et la 3ème dose pour les vaccins monovalents ou les combinés A/B et 1-3, 1-3 et 6-18 mois pour les vaccins hexavalents :
2) incorrectement vaccinés (n = 102) ; dans ce 2ème groupe, dans 70 cas le schéma vaccinal n’avait pas été respecté, dans 32 cas la même marque de vaccin n’avait pas été utilisée.

Perte d’immunité dans la moitié des cas après 6 à 14 ans

Des taux d’anticorps ≥ 10 UI/L ont été trouvés pour 53,1 % des sujets du groupe 1 (20 % ayant des taux ≥ 100 UI/L) contre 45,1 % du groupe 2 (14,7 % avec des taux ≥ 100 UI/L. Dans le groupe 2, 26/32 sujets immunisés avec un calendrier vaccinal correct mais avec différentes marques avaient une moyenne géométrique (MG) d’anticorps supérieure aux 76 autres : 15,7 UI/L vs 6,8 UI/L. Sur les 117 participants avec des anticorps <10 UI/L, 99 ont eu un rappel (groupe 1 : 51, 2 : quarante huit) : 91 (92 %) ont présenté une réponse anamnestique avec une MG de 424 UI/L dont 5 n’ont atteint des taux que de 10 à 20 UI/L. Les 8 autres dont les taux sont restés < 10UI/L avaient avant le rappel des concentrations < 1UI/L. Dans le groupe 1, les taux avant rappel étaient inversement corrélés au temps écoulé depuis la dernière vaccination. L’immunité cellulaire évaluée par détection de l’IFN γ et l’IL5 n’était mise en évidence que chez 5 % des sujets avant le rappel et 30 % après.

En conclusion, dans les conditions réelles près de la moitié des vaccinés ont perdu leur immunité 6 à 14 ans après vaccination précoce ; 90 % d’entre eux répondent bien à un rappel durant l’adolescence. A long terme, la mémoire immunitaire pourrait disparaître.

RÉFÉRENCES

Brunskole I et coll. : Markers of protection in children and adolescents six to fourteen years after primary hepatitis B vaccination in real life. A pilot study. Pediatr Infect Dis J 2016;35:286-291
fil - 22 Mar 2016 - 09:45
Sujet du message: hcv et armée
Les prix des médicaments peut-être au programme du prochain G7

Antirétroviraux contre l’hépatite C, nouveaux anticancéreux, mais aussi traitements pour les maladies chroniques (diabète, hypertension…) : la France ne veut plus tenter de résoudre seule le casse-tête du prix des médicaments. François Hollande aurait l’intention, selon Ouest-France, de porter cette question sur la table du prochain G7. « Ce n’est pas à l’échelon de la France que l’on trouvera la solution du contrôle du prix des médicaments innovants », confie ainsi l’Elysée.

Cette déclaration fait suite au récent manifeste de 110 cancérologues français, qui alertaient sur l’escalade des prix des thérapies innovantes contre le cancer. Dépassant parfois les 100 000 euros pour une année de traitements, certaines thérapeutiques sont en passe de poser un réel problème d’accès aux soins. Récemment, le Figaro rappelait que le Centre Léon Bérard de Lyon avait failli cesser d’administrer aux patients atteints de sarcomes rares la trabectédine : la molécule aurait généré une dépense de plus d’un million d’euros par an, à la charge de l’établissement de soins. Si depuis une solution a été trouvée, le problème reste entier car les molécules innovantes se multiplient, et leurs prix flambent.

Jean-Paul Vernant et Dominique Maraninchi, les deux promoteurs de cet appel, insistent notamment sur les incohérences observées dans l’évolution du prix de certains médicaments, sur le marché depuis plusieurs années. C’est le cas de l’imatinib, utilisé pour traiter la leucémie myéloïde chronique. En 10 ans, la molécule aurait vu son prix doubler ! Les traitements contre le cancer ne sont pas les seuls dans la ligne de mire des Etats.

Récemment, la France a engagé un véritable bras de fer avec le laboratoire Gilead pour finalement obtenir le prix le plus bas d’Europe pour le sofosbuvir. Ce traitement antirétroviral est une innovation majeure pour la prise en charge des patients atteints d’hépatite C, mais malgré cette négociation acharnée, le traitement coûte aujourd’hui un peu plus de 40 000 euros. Un prix qui pourrait conduire à restreindre les patients ayant un accès à ce type de traitement.

Population vieillissante, innovation grandissante : l’équation que doit solutionner la France concerne tous les pays développés, et bien entendu, les sept plus grandes puissances économiques qui siègent au G7. François Hollande souhaite donc profiter du prochain sommet qui se tiendra au Japon pour « que cette question soit abordée de manière très objective avec l’ensemble des principaux acteurs internationaux et qu’une initiative soit prise auprès des grandes compagnies pharmaceutiques », a ainsi confirmé un conseiller de l’Elysée.

Une autre source, citée par l’agence Reuters, précisait : « C'est la condition sine qua non pour arriver à tirer les prix vers le bas. Après, évidemment, il faudra voir dans quelles conditions : il ne s'agit en aucun cas de compromettre l'innovation ». L’union fera-t-elle la force face aux grands groupes pharmaceutiques ? Et des conditions communes à des pays si différents en matière de politique sociale que la France et les Etats-Unis existent-elles ? Réponse fin mai.

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/ ... rochain-G7

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN0WN1S5
Schlange - 22 Mar 2016 - 19:11
Sujet du message: hcv et armée
On peut payer soi-même son traitement ? Sérieusement ? Mon virologue m'avait dit qu'on pouvait pas ! Mais j'ai 50 000 balles sur mon compte !!! O.o
fil - 22 Mar 2016 - 21:42
Sujet du message: hcv et armée
HEPATITES ET MIGRANTS…



Les épidémies d’hépatites virales sont liées à des mauvaises conditions d’hygiène et à une promiscuité importante. C’est ainsi, à chaque fois qu’un pays est en proie à un effondrement socio-économique, sa population est exposée à des épidémies d’hépatites virales .

Lors des tremblements de terre, les médias nous annoncent toujours des épidémies de peste ou de choléra … Rarement des hépatites virales, car le plus souvent elles sont sans symptômes donc moins spectaculaires …. Mais le virus silencieux est là !

L’un des plus grands camps de rétention de réfugiés sur le territoire Grec s’appelle Idomeni et 14000 personnes y sont bloquées attendant un accès possible vers l’Eldorado. Mais il y a quelques jours les premiers cas d’hépatite A aigüe se sont déclarés, entre autres chez une fillette de 9 ans, mais l’épidémie devrait exploser dans les jours à venir .

Toutes les conditions sont réunies pour voir apparaitre des cas d’hépatite aigüe : concentration humaine, mauvaises conditions d’hygiène, mélange d’adultes et d’enfants .

Des situations identiques se sont déjà présentées durant ces 50 dernières années .

On se souviendra de l’explosion de la Yougoslavie et des guerres qui ont suivi, entrainant des épidémies d’hépatites A aigües redoutables qui ont abouti pour certaines à des hépatites fulminantes : 1 cas sur 1000 chez les enfants, 1 sur 100 chez l’adulte, et pouvant aller jusqu’à 1 cas sur 50 et le plus souvent mortel chez toutes personnes âgées de plus de 60 ans .

Alors hépatites et migrants vous y croyez maintenant ? les virus sont décidément dans toutes les actualités …

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/03/22/ ... -migrants/
Schlange - 22 Mar 2016 - 21:51
Sujet du message: hcv et armée
Pour le vaccin VHB, je dois le refaire régulièrement, parce que mes anticorps baissent ! J'ai une sale numération.
fil - 23 Mar 2016 - 09:02
Sujet du message: hcv et armée
Prix des médicaments : la France veut faire pression sur le G7

Le président Hollande, qui se déplace le 23 mars à Lyon sur le thème de la santé et de la sécurité sanitaire internationale, va demander "qu'il y ait une coopération entre les pays", car "aujourd'hui chaque pays négocie dans son couloir", sans échange d'informations avec ses partenaires, a expliqué la ministre de la Santé. "Le président de la République devrait annoncer demain qu'il va porter le sujet au niveau des chefs d'État du G7", a affirmé Mme Touraine sur RMC.

La ministre a indiqué avoir déjà dit aux industriels qu'il fallait "discuter d'une manière de définir les prix d'une façon qui soit supportable pour la Sécurité sociale française ou les systèmes des autres pays et qui, évidemment, garantisse le retour sur investissements des industriels". "Nous devons déterminer un processus, voir comment ensemble nous pouvons être plus forts pour faire pression sur les prix du médicament", dont certains sont "insoutenables dans la durée", a-t-elle ajouté, citant en exemple les "âpres" négociations qui se sont tenues en France sur les remboursements des nouveaux traitements de l'hépatite C.
Mais "aujourd'hui, ils annoncent des prix, ou ils pratiquent des prix, qui ne peuvent pas être tenus par les systèmes d'assurance maladie". Or, "il faut que les industriels comprennent qu'il n'est même pas dans leur intérêt de maintenir des prix ou même d'annoncer des prix qui seraient des prix inaccessibles. Nous devons trouver un terrain d'entente", a-t-elle conclu.
fil - 23 Mar 2016 - 15:42
Sujet du message: hcv et armée
Merck remporte la revendication de l'hépatite C sur les brevets pharmaceutiques contre Gilead

Un jury fédéral a confirmé mardi la validité des deux brevets de Merck dans un différend avec Gilead Sciences, qui pourrait être contraint de remettre une partie des milliards de dollars de revenus de sa cure de blockbuster pour l'hépatite C.
Le verdict au tribunal fédéral de San Jose, en Californie., Est un revers pour Gilead, dont les médicaments Sovaldi et Harvoni apporté 19,2 milliards $ en ventes mondiales l'année dernière. Merck a demandé plus de 2 milliards $ en dommages-intérêts et une redevance de 10 pour cent des ventes de Gilead à l'avenir. Le jury doit maintenant décider exactement combien Galaad doit.
Gilead actions étaient en baisse de 1,92 $ à 91,80 $ en après-Bourse. Merck a augmenté de 57 cents à 53,60 $.
Dans un communiqué, un porte-parole de Galaad, Michele Rest, a dit: «Bien que nous sommes déçus par le verdict d'aujourd'hui du jury, il y a un certain nombre de questions restant à trancher par le jury et le juge."
Un porte-parole de Merck a déclaré que le verdict "reflète fidèlement la preuve dans cette affaire", ajoutant que la protection des brevets solide est essentielle à l'innovation.
Le procès, qui a débuté le 7 Mars, est venu comme les compagnies pharmaceutiques course pour capturer une part du marché lucratif pour les nouveaux traitements de l'hépatite C, qui peut guérir plus de 90 pour cent des patients atteints de la maladie du foie.
Les assureurs, les politiciens et les groupes de patients ont dénoncé les prix de la liste des médicaments. Harvoni, à 1,125 $ par pilule avant rabais, coûte 94.000 $ pour un régime de 12 semaines. En Janvier, la Food and Drug Administration a approuvé Zepatier le médicament de Merck.

En 2013, Merck a alerté Gilead que l'ingrédient actif dans les médicaments de Gilead, SOFOSBUVIR, a violé les brevets de Merck, selon des documents judiciaires.

Gilead a ensuite demandé au tribunal fédéral de San Jose de déclarer les brevets invalides, en disant qu'ils ne décrivent pas clairement les effets de lutte contre la maladie.

Merck contrepoursuivi pour contrefaçon, exigeant 10 pour cent redevances sur les ventes aux États-Unis, le passé et l'avenir, un chiffre Gilead appelé «scandaleux». Gilead a fait 23 milliards $ sur les deux médicaments aux États-Unis en 2014 et 2015.

Gilead a déclaré dans les documents judiciaires que Merck n'a joué aucun rôle dans la découverte de SOFOSBUVIR, mais que lorsque son potentiel révolutionnaire est devenu clair, "Merck est venu frapper à la porte de Galaad avec ses deux brevets en main."

Le mois dernier, le juge de district des États-Unis Beth Labson Freeman a jugé que la vente et l'utilisation des médicaments de Gilead viole des brevets de Merck.

http://www.nytimes.com/2016/03/23/busin ... e&_r=0
fil - 25 Mar 2016 - 13:14
Sujet du message: hcv et armée
“Jamais deux sans trois”.

PHARMA 5 ÉLARGIT SA GAMME DE GÉNÉRIQUES CONTRE L’HÉPATITE

Afin de compléter son offre et verrouiller son positionnement, Pharma 5 lance le Dakasvir et le Rivabir, très efficaces contre l'hépatite C. Les détails.
Après la mise sur le marché, il y a trois mois, du SSB-400, une formule générique à base de Sofosbuvir, le laboratoire Pharma 5 complète son offre sur le segment de l'hépatite C en lançant la commercialisation de deux nouveaux produits: le Dakasvir et le Ribavir. Deux nouveaux médicaments présentés comme “économiquement plus accessibles” avec, par exemple, 1.549 DH la boite de Dakasvir, contre 100.000 DH pour son équivalent sur le marché européen (sous le nom commercial de Daclatasvir). La production locale de ces deux médicaments est le résultat “d'un effort de développement galénique en propre”, selon la manager du groupe Pharma 5, mais aussi de la mise en place d'une unité de production d'antiviraux à action directe, pour un investissement global de 85 millions de DH.

Une initiative pour le moins intéressante lorsque l'on sait que l'association Sofosbuvir et/ou Dakasvir et/ou Ribavirine permet ensuite d'obtenir 95% de taux de guérison, contre 50% avec les anciens traitements, pour les génotypes 1 et 2 de l'hépatite C qui représentent 99% des atteintes virales au Maroc, souligne L'Economiste dans son édition du 25 mars. D'ailleurs, depuis la commercialisation du SSB-400, presque 95% des patients sont en voie de guérison (sur les 100 patients suivis).

Pour rappel, le Sofosbuvir, développé par la firme pharmaceutique américaine Gilead, fait partie d'une nouvelle génération d'antiviraux dont la commercialisation se limitait jusque-là aux pays à fort pouvoir d'achat, en somme l'Europe et les Etats-Unis (12 semaines de traitement entre 450.000 et 800.000 DH). En 2014, le laboratoire américain a lancé, en Inde, la production d'un générique sous licence du médicament. Seulement, l'industriel a limité sa commercialisation à une centaine de pays parmi lesquels ne figurait pas le Maroc. Ce qui a poussé le ministère de la Santé a saisir l'opportunité de la non-protection par brevet de la molécule sur le marché local pour lancer, en partenariat avec Pharma 5, le développement d'une formule générique du traitement. Après plusieurs rebondissements, le SSB-400 sera finalement mis sur le marché dès décembre 2016, au prix de 3000 DH la boite.
Schlange - 25 Mar 2016 - 17:35
Sujet du message: hcv et armée
Vous savez si on a le droit de se faire prescrire par un médecin marocain et d'acheter là-bas ?
fil - 25 Mar 2016 - 17:43
Sujet du message: hcv et armée
Faudrait peut-ètre attendre les résultats des essais cliniques sur les personnes < 18 ans
Schlange - 25 Mar 2016 - 19:42
Sujet du message: hcv et armée
Ouais mais d'ici à ce que j'arrive à partir au Maroc Septembre sera passé et j'aurai 18 ans, j'me fais pas d'illusion.
fil - 26 Mar 2016 - 05:49
Sujet du message: hcv et armée
DEPISTAGE LORS DES CONSULTATIONS D’ANESTHESIE



SOS Hépatites demande depuis longtemps l’augmentation du nombre de tests de dépistage, et à ce sujet nous avions évoqué le dépistage possible lors des consultations d’anesthésie.
Il y a chaque année en France 10 millions de consultations d’anesthésie. Les malades ignorant leur sérologies positives VHC seraient 74000, et c’est lors du dernier congrès des JFHOD 2016 il y a une semaine que le Dr Lasalle de Grasse a présenté les résultats de ce travail.
L’étude s’est déroulée du 3 avril au 10 juillet 2015 dans le centre hospitalier privé de Grasse. Durant cette période, 1553 consultations d’anesthésie ont été réalisées, et un questionnaire remis par les secrétaires de la consultation.
1003 questionnaires furent récupérés ( les secrétaires n’étant pas toujours là pour les remettre). 675 ont été remplis (67%) 455 patients ont accepté le principe de dépistage (67%), mais seulement 271 ont effectués des tests VHB / VHC/VIH . Les anesthésistes lors de la consultation pouvaient alors répondre aux questions ou convaincre les réfractaires.
Résultats: aucun dépistage positif pour le VIH et le VHB mais 4 positifs pour le VHC soit 1,47 % des cas, et seuls 3 étaient virémiques (1,11%) . En tout état de cause cette stratégie de dépistage lors de consultations semble intéressante .
Les Sociétés Savantes SFAR (Société Francaise d’Anesthésie et de Réanimation) et le l’AFEF (Association Francaise des Maladies du Foie) doivent se rencontrer pour évoquer la faisabilité d’un tel projet

Un exemple à suivre

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/03/25/ ... nesthesie/

Premiers résultats du dépistage VIH, VHB et VHC par des anesthésistes
P. Delasalle (1), J.-L. Daube (1), X. Pollet (1), J. Ravanello (1), P. Aygalenq (1), J. Boulant (1), S. Boussoukaya (1), A. Moune (1), A. Fornari (1) (1) Grasse.

Introduction

En France, dix millions d’anesthésies (1) sont pratiquées chaque année, précédées d’une consultation. On estime à 74 000 (2) le nombre de patients non connus porteurs d’une hépatite C chronique. La consultation (cs) d’anesthésie est un contexte favorable pour un prélèvement sanguin. Nous avons voulu évaluer dans une étude prospective pilote la faisabilité du dépistage des virus VIH, VHB et VHC.

Patients et Méthodes

Après une réunion d’information avec les médecins anesthésistes et leur secrétariat avec présentation d’un diaporama sur les virus VIH, VHB et VHC, une information a été adressée par mail à tous les médecins de l’établissement en leur demandant leur accord pour le dépistage de leurs patients ainsi que la direction avec participation à l’accréditation de l’établissement. Du 3 Avril au 10 juillet 2015 un dépistage a été proposé à tous les patients adultes se présentant à la cs d’anesthésie. Remise d’un questionnaire par le secrétariat d’anesthésie avec les facteurs de risque, une question sur un dépistage précédent, l’accord du dépistage et en cas de refus le motif. L’anesthésiste renforçait la demande et répondait aux questions, le patient se rendait en fin de cs au laboratoire d’analyse pour le prélèvement.

Résultats

1553 cs ont été réalisées durant plus de 3 mois,1003 questionnaires ont été proposés durant la présence de la secrétaire. 675 ont été retournés soit 67% de réponse. 455 patients étaient d’accord pour un dépistage soit 67% mais seulement 60% l’ont effectivement réalisés soit 271 prélèvements. Aucun patient n’était VHB ou VIH positifs, 4 patients VHC + soit 1,47% et 3 ARN C + soit 1,11%. La patiente VHC + et ARN C négatif avait été traitée et guérie et deux patientes ARN C + connues souhaitaient refaire un dépistage probablement du fait du couplage avec le VIH. Un patient inconnu avec un facteur de risque d’ancien utilisateur de drogues intraveineuses a été dépisté pour le VHC. Son génotype est 3, sa fibrose F3 au fibromètre. Il va débuter un traitement. 34% des patients présentaient un facteur de risque, 14% une intervention > 10 ans, 5% piercing ou tatouage, 4,3% acupuncture ou mésothérapie, 1,4% hospitalisation dans un pays à risque, 1,4% transfusion avant 1992, 0,5% incarcération, les autres < 0,5%. Les motifs de refus étaient : déjà fait 10,7%, aucun facteur de risque 10,5%, aucune raison de le faire 5,2%, pas intéressé 4,5%, trop de prises de sang 2,9%. Nous avons, dans la dernière période de l’étude, modifié le questionnaire en enlevant les facteurs de risque. Avec les facteurs de risque dans le questionnaire 326/494 soit 66% ont accepté le dépistage. Sans facteur de risque sur le questionnaire plus de patients souhaitent se faire dépister 129/181 soit 71% la différence est significative p<0,005.

Discussion

Les questionnaires ont été distribués et expliqués seulement lors de la présence de la secrétaire, l’anesthésiste seul n’a pas le temps en plus de sa consultation pour expliquer le dépistage. Par contre, il passera 2 à 3 minutes en moyenne pour renforcer le message déjà délivré. 67% des patients acceptent le dépistage mais seulement 60% l’effectue vraiment, un appel téléphonique devrait leur rappeler leur accord de dépistage. Dans cette population d’un établissement chirurgical aucun patient VIH ou VHB ayant participé au dépistage n’a été identifié.

Conclusion

Dans une consultation d’anesthésie avec un secrétariat formé, 67% des patients répondent à un questionnaire sur le dépistage des virus VIH, VHB et VHC. 67% des répondants acceptent le dépistage mais seulement 60% de ceux qui acceptent le réalisent. La consultation d’anesthésie est un moment favorable pour un dépistage, Le bureau de l’AFEF devrait rencontrer le bureau de la SFAR (Société Française d’Anesthésie Réanimation) pour la réalisation d’un dépistage dans ce moment favorable de la consultation d’anesthésie.

http://www.hepatites.net/index.php?name ... mp;t=24064
fil - 27 Mar 2016 - 12:24
Sujet du message: hcv et armée
Lyon célèbre trente années de lutte contre le VIH

Les associations de lutte contre le VIH et de santé communautaire lyonnaises organisent le 31 mars une série d’événements en prélude au Sidaction. Les commerces de la rue Pizay et de la rue de l’Arbre Sec se joignent à elles pour cette trentième année de combat contre l’épidémie à Lyon.

À midi ou à minuit, il y a tout ce que vous voulez dans la rue Pizay en ce jeudi 31 mars 2016. Si vous passez devant le théâtre Le Carré 30, vous entendrez des bribes des Tricks de Renaud Camus : des rencontres brèves et fulgurantes dans la vie d’un jeune homme gay qui témoignent de ses expériences sexuelles. Plus loin, rue de l’Arbre sec, c’est une exposition qui attire l’œil : celle que l’on peut voir au bar l’Étoile Opéra, Fils de vie, fils de mémoire. Ce projet est orchestré par les associations FRISSE et Mémoires en chantier ; il donne à voir les créations de femmes et d’hommes atteints du VIH. Le but de ces associations est, à long terme, d’inscrire les actions locales de lutte contre le VIH dans le patrimoine historique de Lyon. À l’extérieur du bar, l’artiste lyonnais Aské fait une démonstration de graffiti (entre 14h et 17h), puis Lézarythmik, une bande d’amis ardéchois, fait résonner (à 18h puis à 19h) des rythmes de batucada – des percussions traditionnelles brésiliennes – dans la rue, avant de laisser place à Captain Stambolov, fanfare des Balkans. Le moment qui tient le plus à cœur aux associations est la chaîne humaine autour du pâté de maison à 18h30, pour laquelle 400 participants au minimum sont espérés afin de symboliser la solidarité face au VIH. Pour les remercier, vin chaud et apéro sont prévus à 18h45 et les associations distribueront conseils de prévention et goodies. Enfin, afin de se préparer encore mieux au Sidaction qui commence dès le lendemain, des tables rondes parleront de prévention, de recherche, de dépistage et de réduction des risques.
fil - 27 Mar 2016 - 13:11
Sujet du message: hcv et armée
Salles d’injection à moindre risque : un décret prélude à l’expérimentation

Paris, le vendredi 25 mars 2016 – Objet de débat dans notre pays depuis de très nombreuses années, la création de salles de consommation de drogue à moindre risque (SCMR) ne semble jamais avoir été aussi proche. Un arrêté publié aujourd’hui au Journal officiel en précise en effet les « modalités concrètes (présence du matériel médical, horaires d’ouverture, déroulement de la consultation d’accueil, etc) que devront respecter les associations porteuses de projets de SCMR, en lien avec les collectivités locales », précise un communiqué du ministère de la Santé.

Missions multiples

Le texte indique ainsi que la salle de consommation a pour vocation un accueil personnalisé des patients toxicomanes, la « mise à disposition de postes de consommation adaptés et permettant un usage supervisé ; la mise à disposition de matériel stérile adapté aux consommations des usagers ; (…) l’accompagnement aux pratiques d'injection à moindre risque » la dispensation de soins, le dépistage des infections transmissibles, « l’orientation vers des structures de prise en charge médico-sociales, sanitaires ou sociales » et la participation au système de veille et d'alerte.

Pas de participation des professionnels à l’injection, mais une supervision

L’arrêté confirme bien par ailleurs que les produits consommés « peuvent être des produits illicites ainsi que des médicaments détournés ». L’injection est assurée par « l’usager » lui-même sous la « supervision d’un professionnel ». En aucun cas celui-ci ne devra participer « aux gestes de l’injection » et pourra tout au plus livrer des conseils. D’une manière générale, le texte offre quelques éclairages sur une question souvent éludée : la participation et la responsabilité des professionnels de santé et notamment des médecins à ces dispositifs. La composition de l’équipe suppose ainsi la présence constante de « deux intervenants, dont au moins un infirmier compétent pour la prise en charge des urgences liées à l’usage de drogue ». Il est par ailleurs indiqué que « des vacations médicales » seront organisées. Agent de sécurité et éventuellement anciens usagers formés à la réduction des risques peuvent compléter les équipes en place. Non constamment présent, les médecins auront cependant la « responsabilité » de la mise en place d’un « chariot d’urgence » qui devra notamment comprendre de la naloxone. Par ailleurs, le « protocole d’intervention » destiné à décrire le fonctionnement de la SCMR devra être signé par le directeur ou par un médecin. Ainsi, on le voit la participation des professionnels de santé est centrale. Et si beaucoup seront satisfaits de pouvoir s’inscrire dans une démarche de réduction des risques, certains pourraient continuer à être réticents face à un système qui suppose que sous sa « supervision » un patient s’injecte des produits non contrôlés.

Polémique : piqûre de rappel

La publication de cet arrêté pourrait relancer les polémiques sur ces dispositifs, concernant leur utilité (notamment en France où différents programmes ont déjà permis une restriction de la transmission des infections chez les toxicomanes) et leur efficacité sur le plan sanitaire et sécuritaire (même si plusieurs exemples étrangers sont plutôt encourageants en la matière). Plus encore, alors que l’ouverture d’une première salle est attendue après l’été à Paris, au sein de l’hôpital Lariboisière, les potentiels riverains de ces dispositifs devraient rappeler une nouvelle fois leurs inquiétudes et leurs réticences.
lolanice - 27 Mar 2016 - 13:30
Sujet du message: hcv et armée
Très intéressant la proposition de dépistage lors de l'anesthésie, le bon moment pour faire un bilan . Biiien
fil - 27 Mar 2016 - 15:24
Sujet du message: hcv et armée
VIH/SIDA : des patients éloignés des soins ?

En France, seuls 52% des séropositifs bénéficient d’une prise en charge adaptée. Et 10 000 patients contaminés par le virus du SIDA ne bénéficient d’aucun suivi. Quels obstacles font encore barrière aux soins presque 35 ans après les premiers signes de l’épidémie ?

Malgré les progrès contre le VIH/SIDA, le dépistage du virus et le suivi des patients présentent encore de nombreuses failles en France. Au total, 20% des patients contaminés ne sont pas diagnostiqués. Parmi les 150 000 séropositifs au VIH, 10 000 ne sont pas intégrés dans le système de soins. Autre donnée, sur 111 000 malades pris en charge, 20 000 bénéficieront d’un suivi de 6 mois seulement.

Pour comprendre ce phénomène, le laboratoire Janssen a mené une enquête*. Un manque de coordination entre les soins de ville de l’hôpital en ressort. « Près de trois quarts des spécialistes ne sont pas informés du parcours de soins de leurs patients en ville. Et près de huit pharmaciens sur dix n’ont aucun contact avec le milieu hospitalier ».

Cette situation est liée à « de nombreux problèmes techniques notamment de sécurisation des données, d’hébergement et de partage », précisent les auteurs de l’enquête. Mais aussi de manque d’organisation entre les spécialités.

Pharmacie, une prévention en panne ?

Au cours de l’enquête, chacun des professionnels a évalué sur une échelle de 1 à 5 la qualité des différentes étapes du parcours de soins : dépistage, prise en charge, mise sous traitement, suivi. Celle du « dépistage est la moins bien notée avec une moyenne de 2,8 ». Face à cette carence, les professionnels interrogés dans l’enquête entendent redoubler d’effort.

Mais 90% des pharmaciens d’officine se disent « peu à l’aise vis-à-vis de la vente d’autotests en officine et n’engagent pas d’actions de dépistage à leur niveau ». Le manque de formation à l’annonce de la maladie est mis en cause. « Cette étape est difficile (…). Après l’annonce d’un diagnostic à la première consultation, le patient n’est pas réceptif à une grande quantité d’informations », explique Patricia Enel, président du Corevih Paca Ouest & Corse. « L’appréhension des pharmaciens est de savoir quoi dire à un patient qui revient avec un autotest positif ». Trop de professionnels d’officine « sont peu informés des traitements actuels, de la stabilisation de l’infection, de l’intérêt majeur du dépistage et voient souvent la pathologie à travers d’anciens schémas ».

*Etude réalisée par questionnaires distribués auprès de 134 médecins spécialistes du VIH, 10 médecins généralistes, 12 pharmaciens hospitaliers, 83 pharmaciens d’officine et 35 patients entre le 10 mai et le 10 juillet 2015.

Source : Enquête 3D Janssen, le 15 mars 2016. « Prise en charge des personnes vivant avec le VIH : recommandations du groupe d’experts, rapport 2013 sous la direction du Pr Philippe Morlat, Conseil National du SIDA et des hépatites virales (CNS) et l’Agence Nationale de la Recherche contre le SIDA et les hépatites virales (ANRS).
fil - 28 Mar 2016 - 08:59
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Prix des médicaments : Hollande veut une initiative au prochain G7

François Hollande entend préconiser, lors de prochaine réunion du G7 au Japon, une initiative sur le contrôle du prix des médicaments, en particulier les médicaments innovants, indique le quotidien "Ouest France". Le président de la République souhaite que "cette question soit abordée de manière très objective avec l'ensemble des principaux acteurs internationaux et qu'une initiative soit prise auprès des grandes compagnies pharmaceutiques", a indiqué un conseiller du président au journal. "Nous ne pouvons plus continuer à payer le prix des traitements de maladies que l'on peut guérir à des prix pareils si l'on veut maintenir ce qui est fondamental dans notre système de soins, c'est-à-dire : l'égalité, la solidarité", indique l'Élysée. "Ce n'est pas à l'échelon de la France que l'on trouvera la solution du contrôle du prix des médicaments innovants", explique toujours l’entourage présidentiel. Le G7 réunit les sept plus grandes puissances économiques mondiales : Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada. La Russie été suspendue depuis l'annexion de la Crimée en mars 2014.
fil - 28 Mar 2016 - 17:53
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VHC : un centre de soins et de dépistage à Karachi

Dans un communiqué (11 mars 2016), Médecins sans frontières (MSF) indique avoir lancé un programme de lutte contre l’hépatite C à Karachi (Pakistan) en avril 2015. Le Pakistan est le deuxième pays le plus touché par cette maladie. Il est difficile pour la population de se faire diagnostiquer et de bénéficier de soins car ceux-ci coûtent très chers et sont centralisés dans les hôpitaux, explique MSF. Les estimations avancent qu’un million d’habitants de la capitale pakistanaise serait atteint du VHC. MSF gère un centre de santé à Machar Colony, un quartier pauvre de Karachi. Des soins de base et d’urgence y sont délivrés. En 2016, 400 personnes devraient y être prises en charge.
Certaines savent qu’elles sont infectées et d’autres l’apprennent lors d’un dépistage effectué dans le centre. Le fort taux de prévalence au Pakistan s’explique principalement par les transfusions sanguines non sécurisées, mais aussi par la réutilisation des seringues par les médecins dans certaines zones pauvres ou rurales du pays. MSF indique qu’il existe des traitements contre le VHC au Pakistan, mais que la plupart des personnes ne peuvent en bénéficier, faute de pouvoir les payer. Le plus utilisé est l’interféron, mais c’est le traitement le plus difficilement supportable. Dans le centre de MSF, le traitement proposé est à base de sofosbuvir, un antiviral à action directe (AAD).
fil - 29 Mar 2016 - 09:31
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L’Association SOS Hépatites Pays de la Loire vous invite
A une Conférence-débat
le Samedi 2 avril 2016 de 14 h 00 à 17 h 00
Au Restaurant la Changerie à Beaucouzé
NOUS COMPTONS TOUS SUR VOUS
POUR CETTE JOURNEE DU 2 AVRIL 2016. POURQUOI ?
Nous devons défendre le droit des malades, l’accès au traitement pour tous.
L’hépatite C est une épidémie majeure que l’on peut comparer à un feu de forêt. L’année 2015 aura été l’année de l’accès aux nouveaux traitements et à la guérison pour les patients porteurs d’hépatite C au stade de cirrhose ou de pré-cirrhose.
L’incendie semble circonscrit, les nouveaux traitements nous ont permis d’éteindre les flammes les plus destructrices, maintenant il faut achever le travail pour stopper enfin définitivement l’hépatite C !
Nous, les personnes guéries devons maintenant aider nos frères d’armes pour l’accès aux traitements pour TOUS les malades porteurs du virus de l’hépatite C sans exception !
Nous, association de malades, nous devons nous défendre et essayer de mettre en place une stratégie cohérente de dépistage et de prise en charge du cancer du foie pour contrôler l’épidémie qui s’annonce.
Oui nous sommes guéris virologiquement mais pas des séquelles engendrées par ce satané virus.
Amis hépatants, nous vous attendons nombreux le 2 avril, nous comptons sur vous !

Voici nos intervenants

14 h 00 - Intervention du Docteur Pascal MELIN du CH de St Dizier, fondateur et Président de SOS Hépatites fédération à Paris
- Actualités thérapeutiques sur les nouveaux traitements

14 h 40 - Intervention du Docteur Franck Boiffin hépato-gastroentérogue à Nantes
- Suivi après guérison et complications

15 h 15 - André Cerclier : témoignage d’une personne guérie du VHC et greffée « La lumière au bout du tunnel »

15 h 45 - Me Laurie Fortin, psychologue de formation à Anger

16 h 30 – Vidéo témoignage Annie SIONNIERE

16 h 40 - Echange avec la salle

17 h 00 - Collation de départ
fil - 29 Mar 2016 - 10:55
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Lien possible entre hépatite C et maladie de Parkinson

Une infection à VHC augmenterait le risque de développer une maladie de Parkinson, selon une étude publiée sur le site de la revue Neurology. 49.967 adultes vivant à Taiwan, dont 43,5% de femmes, ayant en moyenne 46 ans, ont été suivis pendant 12 ans. 71,3% des sujets présentaient une hépatite B, 20,6% une hépatite C et 8,1% une co-infection. Les seconds présentaient un risque multiplié par 2,5 (HR 2.5, IC 95% = 2.07 - 3.02) de développer une maladie de Parkinson par rapport aux sujets témoins, alors que ce risque accru n'a pas été retrouvé chez les groupes 1 et 3. L'association entre VHC et maladie de Parkinson demeurait statistiquement significative après ajustement sur l'âge, le sexe et les comorbidités (HR ajusté : 1.29, 1.06 - 1.56), indique Egora.fr. Ce phénomène s'expliquerait par la capacité du VHC à franchir la barrière hémato-encéphalique et à provoquer une inflammation cérébrale et une perturbation de la transmission neuronale dopaminergique.
fil - 29 Mar 2016 - 21:02
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FIBROSCAN ET HEPATITE B



On ne conteste plus la place du fibroscan dans l’hépatite C et dans la co-infection VIH-VHC. Mais qu’en est-il pour l’hépatite B?

Jusqu’à maintenant la méthode de référence pour explorer l’état du foie concernant l’hépatite B était la biopsie hépatique.

Mais devant le développement de tous les tests non invasifs de fibrose, les malades de la B souhaitaient bénéficier de ces nouvelles méthodes.

Mais pour l’hépatite B il semblait bien plus difficile d’utiliser le fibroscan que pour l’hépatite C.

C’est pourquoi L’EASL (Société Européenne d’Hépatologie) a émis des recommandations en avril 2015 sur les conditions d’utilisation du fibroscan en cas d’hépatite B.

Ces résultats devaient être confortés par une équipe indépendante et c’est ce qu’on fait les équipes de Grenoble, de Clichy et de Bruxelles.

422 patients porteurs d’une hépatite B ont eu à la fois un fibroscan et une biopsie hépatique afin de comparer les résultats.

Cette étude a confirmé qu’il ne pouvait y avoir de bornes universelles et qu’il fallait faire la différence entre les malades ayant des transaminases élevées ou non.

En cas de transaminases normales on considère que le seuil de fibrose F2 est équivalent à une élastométrie de 5,9 kilopascals.

En cas d’hépatite B avec transaminases élevées, les seuils correspondants à F2/F3/F4 étaient respectivement de 6,2/8,3/10,2 kilopascals.

Ces résultats ont donc confirmé les recommandations de l’EASL, même si vous remarquerez qu’ils sont un peu plus compliqués que pour l’hépatite C .

Mais ne cachons pas notre plaisir en ce lendemain de week-end de Pâques !

Les kilopascals sont reconnus dans l’hépatite B .

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/03/29/ ... epatite-b/
fil - 30 Mar 2016 - 10:30
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États-Unis : Les détenus séropositifs en Louisiane privés de soins

Des tests de dépistage limités et des interruptions de traitement mettent les détenus en danger

Le rapport de 70 pages, intitulé « Paying the Price: Failure to Deliver HIV Services in Louisiana Parish Jails » (« Le prix à payer : Absence de services élémentaires en matière de VIH dans les prisons de la Louisiane »), examine l'insuffisance — voire l'absence — de tests de dépistage, de traitement et de corrélation avec les soins dans les prisons. Seule une poignée parmi les 104 prisons locales de l'État propose des tests VIH à chaque détenu à son arrivée, comme le Centre de contrôle des maladies (Center for Disease Control, CDC) du gouvernement américain, le recommande. Dans de nombreux centres de détention, le traitement VIH est retardé, interrompu ou totalement non assuré et la continuité des soins est interrompue du fait de l'incapacité à corréler les prisonniers séropositifs aux soins médicaux dans la communauté lorsqu'ils sortent de prison. Le rapport a été publié de concert avec la Journée mondiale de sensibilisation du Réseau pour le plaidoyer du sida en Louisiane (Louisiana AIDS Advocacy Network) qui a rassemblé au Capitole des centaines de personnes qui vivent avec le VIH venues de tout l'État.

« La Louisiane est l’épicentre de deux épidémies aux États-Unis avec le taux le plus élevé de nouvelles infections VIH et un taux d'incarcération supérieur à la moyenne nationale », a déclaréMegan McLemore, chercheuse senior auprès de la division Santé et Droits humains à Human Rights Watch et auteure du rapport. « L'absence de traitement touche à la fois les personnes infectées par le VIH et l’ensemble de la communauté, du fait que les personnes incarcérées finissent par sortir de prison. »

Megan McLemore

chercheuse senior auprès de la division Santé et Droits humains à Human Rights Watch

De nombreuses personnes qui présentent le risque d'infection le plus élevé, les toxicomanes, les travailleurs du sexe, la communauté LGBT, les pauvres, les Afro-américains et les Latino-américains sont disproportionnellement représentées dans les prisons et les pénitenciers. Des assistants sociaux ont déclaré à Human Rights Watch être quotidiennement à la recherche d'informations concernant leurs clients disparus sur les sites des prisons.

Human Rights Watch a interrogé plus de 100 personnes, parmi lesquelles des détenus récemment libérés, du personnel médical pénitentiaire, des prestataires de services en matière de VIH, des responsables de services de santé, des shérifs et l'administration pénitentiaire ainsi que des défenseurs publics, des procureurs et des juges.

En Louisiane, une personne sur sept ignore être porteuse du VIH ; or, la majorité des prisons de l'État ne propose pas de tests de dépistage du virus aux détenus, comme l'a constaté Human Rights Watch. Plusieurs responsables pénitentiaires ont déclaré ne pas effectuer de tests de dépistage systématique par manque de moyens pour traiter les séropositifs.

« La Louisiane consacre des milliards de dollars à ses prisons, mais ne trouve pas les fonds nécessaires pour dépister et traiter le VIH en milieu carcéral », a affirmé Megan McLemore. « Cela n'est pas acceptable sur le plan de la santé publique ou des droits humains et engendre des problèmes médicaux plus coûteux à long terme. »

Une personne sur trois porteuses du VIH en Louisiane finit par ne plus recevoir de soins médicaux une fois le traitement entamé et la médiocrité des services dont bénéficient les individus qui sortent de prison contribue au problème. L'observance du traitement abaisse le risque de transmission du virus et la continuité des soins est cruciale à l'efficacité du traitement du VIH en réduisant la quantité de virus dans le corps et en abaissant le risque de transmission du virus à d'autres. Or, la libération des prisons locales est souvent un processus laissé au hasard consistant en une prescription de n’importe quels médicaments qui peut être abandonnée, une liste de cliniques du VIH ou rien du tout.


Témoignages d'anciens détenus précedemment incarcerés dans des prisons de la Louisiane (sud des États-Unis), sur la dangereuse absence de soins en matière de VIH, recueillis par HRW qui a publié à ce sujet un rapport émettant plusieurs recommandations afin de réformer ce système défaillant.


Les personnes interrogées ont déclaré avoir été incarcérées des jours, des semaines, des mois durant sans recevoir de médicaments contre le VIH ou en en recevant de manière sporadique. « J'ai cru que j'allais mourir en prison », a dit l'une d'entre elles tombée gravement malade après 41 jours d'incarcération dans la prison d'Orleans sans traitement contre le VIH.

De nombreux individus qui ont rapporté des interruptions dans leur traitement lors de leur séjour en prison avaient été arrêtés pour des délits mineurs sans violence. Joyce, 54 ans, a été emprisonnée à trois reprises pour des faits de vol à l'étalage. « Ils m'ont dit que je devais appeler ma mère pour qu'elle m'apporte mes médicaments parce que la prison n'allait pas m'en fournir », a-t-elle déclaré. Certains ont affirmé que leurs amis ou familles avaient apporté leurs médicaments en prison, mais qu'ils ne leur avaient jamais été remis.
Human Rights Watch a établi que le Département de l'administration pénitentiaire (Department of Corrections, DOC) gère un système à deux niveaux qui néglige les services en matière de VIH pour les quelque 18 000 prisonniers d'État détenus dans les prisons locales. Les neuf prisons d'État de Louisiane proposent l'accès au dépistage, au traitement et à un programme fortement financé par le gouvernement visant à mettre en place des soins médicaux pour les détenus à leur libération ; or, les prisonniers d'État détenus dans les prisons locales n'ont pas accès à ces programmes. Le Département suppose que les prisons identifieront les porteurs du VIH et qu'ils seront transférés vers des installations gouvernementales pour y être soignés, mais cela n'est pas toujours le cas, même lorsque les détenus révèlent leur état à l'administration pénitentiaire. Le DOC devrait garantir aux détenus d'État emprisonnés localement les mêmes services en matière de VIH que ceux proposés dans le système pénitentiaire gouvernemental en général.

De nombreux prestataires de soins VIH et organismes de soutien ont dit qu'ils entendaient rarement parler de leurs clients par l'intermédiaire de l'administration pénitentiaire ou du personnel médical une fois qu'ils étaient emprisonnés, les laissant seulement espérer un retour aux soins à leur libération. Darren Stanley, gestionnaire de cas VIH au Philadelphia Center à Shreveport a déclaré : « Il est pour ainsi dire impossible de communiquer avec les centres de détention tant que le client est incarcéré ou lorsqu'il sort. » L'un de ses clients est décédé des suites du VIH deux semaines après avoir été libéré de la prison locale.
Le gouvernement de la Louisiane devrait continuer à mettre en œuvre des réformes pénales favorisant des alternatives à l'incarcération, ce qui diminuerait le fardeau fiscal pesant sur les prisons dans le cadre du traitement des maladies chroniques tout en promouvant la santé publique, a déclaré Human Rights Watch.

« Le gouvernement est tenu de dispenser des soins médicaux aux détenus vivant avec le VIH », a conclu Megan McLemore. « Le traitement dans la communauté est une situation gagnant-gagnant pour toutes les personnes concernées. »
fil - 30 Mar 2016 - 16:46
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Conflits d’intérêts : les Hôpitaux de Paris veulent recadrer les pratiques des médecins


Une partie des 10 000 médecins de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) présentent des « situations à risques » de conflits d’intérêts en raison de leurs liens avec l’industrie pharmaceutique. C’est le constat dressé par une enquête interne, commandée par la direction du premier groupe hospitalier de France et envoyée par mail, lundi 28 mars, aux représentants des médecins. « Changer d’époque » est indispensable, estime la direction de l’AP-HP.


Pourquoi l’AP-HP s’attaque-t-elle à ce sujet ?




Pour Martin Hirsch, le directeur général de l’AP-HP, « il n’est pas question de couper toute relation avec les industriels, cela nuirait à la recherche et au progrès médical. Mais il faut clarifier certaines situations. Il faut que toute activité rémunérée au profit d’un industriel soit déclarée et bien soumise à autorisation préalable. Et éviter le lien de dépendance direct entre industriel et médecin ».

La réputation de l’AP-HP, dont les 38 établissements concentrent près de la moitié de la recherche clinique en France, a récemment été entachée par l’affaire Michel Aubier. Ce pneumologue de l’hôpital Bichat, intervenu en avril 2015 devant une commission d’enquête du Sénat sur la pollution atmosphérique, avait omis d’avertir qu’il touchait plusieurs dizaines de milliers d’euros par an du pétrolier Total.

Quelles sont les pratiques visées ?



« Les rémunérations annexes, parfois opaques et élevées, sont des stimulants suffisamment importants pour que des professionnels se placent, de plein gré ou malgré eux, dans des situations à risques », insiste le groupe de travail, qui a travaillé sur le sujet pendant près de six mois.


A lui seul le financement par les laboratoires des déplacements des médecins de l’AP-HP aux congrès médicaux représente par exemple une somme de près de 40 millions d’euros par an.

La formation continue est l’un des bras armés des laboratoires. Obligatoire, elle est financée en France à hauteur de 98 % par l’industrie pharmaceutique, mais le détail du financement reste opaque. Le groupe de travail de l’AP-HP évalue la « fourchette entre 300 millions et 600 millions d’euros » chaque année en France.

Les essais cliniques sont une source de revenu non négligeable pour les médecins, dont l’expertise est rémunérée par des honoraires échappant à tout contrôle. Ils sont aussi une manne pour les services hospitaliers, qui, pour la plupart, ont créé une « association » pour gérer la cagnotte versée par l’industrie. Plus de 400 ont été dénombrées par l’AP-HP.

Les médecins devenus experts sur le médicament qu’ils ont contribué à développer participent souvent à leur promotion. Certains médecins doublent ainsi leur salaire.


Quelles sont les pistes de changement évoquées ?




Une réflexion porte sur la mise en place d’une « structure neutre », qui permettrait de conserver l’aide financière des industriels mais couperait tout lien direct avec les médecins. Sur les essais cliniques, par exemple, une « fondation pour la recherche » devrait à terme centraliser les financements privés et les allouer aux projets sélectionnés par l’hôpital.

Le groupe de travail propose de soumettre à autorisation les activités extérieures des médecins devenus experts sur le médicament qu’ils ont contribué à développer, et de les limiter à « cinq à dix heures » hebdomadaires.
Schlange - 30 Mar 2016 - 18:10
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N'importe quoi pour les détenus séropositifs .. C'est pas humain, tout ça.
fil - 31 Mar 2016 - 05:32
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Hépatite C: Meilleur accès au traitement au Québec
17 March 2016

Une excellente nouvelle vient de tomber pour tous les patients avec une hépatite C chronique de génotope 1 avec un score de fibrose F2. En effet, ces personnes vont avoir accès plus tôt que prévu aux traitements Harvoni ou Holkira Pak.

Les recommandations de l’INESS pour la seconde année du plan séquentiel en trois temps étalé sur 6 ans, qui devait commencer au début de l’été, est devancé au 24 mars 2016.

Même chose pour les personnes avec une hépatite C chronique de génotope 1 et score de fibrose F1 ayant en plus de leur hépatite C au moins un des facteurs de comorbidité suivant:

• manifestations extra-hépatiques graves de l’hépatite C (ex. cryoglobulinémie mixte de type II ou III avec atteintes d’organes, vasculite, néphropathie, lymphome non hodgkinien à
cellules B);
• co-infection par le VIH ou le VHB;
• autre maladie du foie (ex. stéato-hépatite non alcoolique);
• diabète de type 2;
• porphyrie cutanée tardive.

Rappelons que les patients F3/F4 ont déjà accès à ces traitements depuis juillet 2015.

Nous nous réjouissons pour tous les patients concernés.

Laurence Mersilian pour Capahc
fil - 31 Mar 2016 - 05:52
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De Feu!Chatterton à St Germain, un Solidays 2016 très éclectique



Du rap de Oxmo Puccino à l'électro de St Germain ou de The Avener en passant par le rock de Feu! Chatterton ou de Bloc Party, le festival Solidays proposera une 18e édition (24-26 juin) pour tous les goûts à l'hippodrome de Longchamp.


Le festival parisien, qui mêle depuis 1999 concerts et sensibilisation contre le sida, a dévoilé mercredi 30 nouveaux noms de sa programmation. Les premiers (Louise Attaque de retour cette année, Jain, Cypress Hill, Selah Sue, The Shoes, Ibrahim Maalouf, Flume, M83...) avaient été révélés en février.

Solidays, qui a battu l'an dernier son record de fréquentation avec 180.000 billets vendus en trois jours, s'habillera cette année "aux couleurs du +Summer of Love+ californien", en référence à l'été 1967 qui avait marqué l'apothéose du mouvement hippie à San Francisco.

Pop dansante, électro, rap et rock

Pour garantir une ambiance ensoleillée, le festival mise, en plus de la pop dansante de la jeune Toulousaine Jain, sur le Français St Germain et son électro désormais nourrie de musique malienne, la Béninoise Angélique Kidjio, l'Ivoirien Tiken Jah Fakoly ou le Français globe-trotteur General Elektriks.

Les amateurs de rap pourront applaudir Oxmo Puccino mais aussi le jeune duo Bigflo & Oli. Au rayon électro, Mr Oizo et the Avener figurent parmi les invités de marque avec Yanis.

Au rayon rock, Jeanne Added, Feu! Chatterton, Bagarre, Bloc Party seront quelques-unes des attractions attendues sur l'hippodrome de Longchamp, dans le Bois de Boulogne, aux côtés de Louise Attaque.

Financer des programmes liés au VIH

La billetterie est ouverte depuis le 10 février. En 2015, la manifestation avait permis de dégager un bénéfice de l'ordre de 2,6 millions d'euros, des sommes visant à financer des programmes de prévention des risques de contamination au VIH, d'accès au dépistage ou de prise en charge médicale ou psychologique dans divers pays, selon l'association Solidarité Sida.

https://www.youtube.com/watch?v=32-Qe9SSPRQ

http://culturebox.francetvinfo.fr/musiq ... que-237247
fil - 31 Mar 2016 - 11:54
Sujet du message: hcv et armée
Hépatite C, Pharma 5 lance deux nouveaux médicaments

Après le lancement, en décembre 2015, du SSB 400, 1er médicament anti-hépatite C 100% marocain à base du Sofosbuvir (antiviral de dernière génération), Pharma 5 met sur le marché marocain les médicaments complémentaires de dernière génération pour une prise en charge totale et efficace de la maladie. L’association optimale de dernière génération pour traiter les génotypes présents au Maroc est la combinaison SSB 400 + Daclatasvir et/ou Ribavirine selon les dernières recommandations internationales. Cette association permet d’obtenir 95% de taux de guérison, contre 50% avec les anciens traitements, pour les génotypes 1 et 2 de l’hépatite C, qui représentent 99% des atteintes virales au Maroc.

Or, le coût de ces deux médicaments est trop élevé. Ce qui représente un frein pour les patients. Et c’est justement pour permettre aux patients marocains de bénéficier de cette combinaison que le laboratoire marocain Pharma 5 a développé le Dakasvir et Rivabir. Ces deux médicaments qui doivent être associés au SBB pour optimiser le traitement présentent de nombreux avantages pour le patient. La boîte de Daclatasvir coûte environ 100 000,00 dirhams, en Europe, alors que le médicament marocain Dakasvir est vendu à 1 549,00 dirhams et le Ribavir 900 Dhs.
De surcroît, ces deux thérapeutiques permettent d’atténuer la toxicité du traitement, ce qui diminue les effets secondaires chez le patient.

Enfin, en lançant ces deux médicaments-nouvelle génération-, le laboratoire marocain tient ses engagements et poursuit son chemin dans la lutte contre les hépatites virales. « En lançant SSB 400, nous nous étions engagés à mettre rapidement sur le marché marocain, à un prix accessible à tous, les médicaments complémentaires de dernière génération nécessaires à la prise en charge globale des patients souffrant d’hépatite C», dixit Myriam Lahlou-Filali, directrice générale du groupe Pharma 5. Il est à rappeler que le laboratoire a investi quelque 85 millions de dirhams pour la mise en place d’une unité moderne entièrement dédié à production d’antiviraux à action directe.

http://lnt.ma/hepatite-c-pharma-5-lance ... dicaments/
fil - 31 Mar 2016 - 12:48
Sujet du message: hcv et armée
Des médecins américains ont annoncé mercredi avoir réalisé la première greffe de foie au monde entre deux porteurs du virus du sida (VIH), trois ans après la levée de l'interdiction aux Etats-Unis de procéder à de telles interventions

"Il y a environ deux semaines, nous avons réalisé la première greffe de foie VIH à VIH au monde, et la première greffe de rein VIH à VIH des Etats-Unis", a déclaré Dorry Segev, professeur de chirurgie à l'hôpital universitaire Johns Hopkins Medecine à Baltimore (Maryland, est), lors d'une conférence de presse.
"C'est un jour très enthousiasmant pour nous", a-t-il confié. "Mais ce n'est vraiment que le début".
Le foie a été greffé chez un patient infecté par le virus qui provoque le sida il y a plus de vingt ans, ont précisé les médecins.
Un rein prélevé sur la même donneuse a été greffé sur un autre patient porteur comme elle du VIH, une intervention qui avait déjà été menée à plusieurs reprises en Afrique du Sud.
Les deux patients, dont l'identité n'a pas été divulguée pas plus que celle de la donneuse, récupèrent bien après ces opérations chirurgicales, a fait savoir l'équipe médicale.
Au point que le receveur du rein a déjà quitté l'établissement hospitalier.
La législation américaine interdisait toute greffe d'organe prélevé sur un malade infecté par le VIH jusqu'à l'adoption de la loi HOPE --qui signifie "espoir" en anglais-- promulguée en 2013 par le président Barack Obama.
Les porteurs du VIH avaient néanmoins la possibilité de recevoir des organes provenant de donneurs séronégatifs mais, étant donné la pénurie de donneurs d'organes, nombre d'entre eux décédaient avant d'être greffés.
- Espoir pour 'laissés-pour-compte' -
Environ 122.000 personnes sont actuellement inscrites en liste d'attente aux Etats-Unis. Plusieurs milliers succombent avant que leur tour ne vienne.
La famille de la donneuse a décrit une "âme pleine d'entrain" qui combattait pour la justice. "Elle était une fille, une mère, une tata, une meilleure amie et une soeur", a-t-elle indiqué dans un communiqué.
"Elle a été en mesure de quitter ce monde en aidant ces laissés-pour-compte pour lesquels elle a tellement lutté", ont ajouté les proches.
Selon le professeur Segev, entre 500 et 600 personnes infectées par le virus du sida meurent chaque année aux Etats-Unis avec des organes suffisamment sains pour être greffés.
L'annonce de ces greffes a été saluée par des organisations militantes, comme la HIV Medicine Association (HIVMA).
"Pour les patients vivant avec le VIH, des donneurs décédés porteurs de la même infection constituent une source unique d'organes, ce qui pourrait sauver la vie de centaines de malades séropositifs affectés par des défaillances rénales et hépatiques", a relevé Carlos del Rio, président du conseil du HIVMA, dans un communiqué.
"Nous avons hâte que cette percée médicale offre de l'espoir à davantage de personnes qui vivent avec le VIH en ayant besoin d'une greffe", a-t-il ajouté.
Reste que ces opérations présentent des "risques uniques", a souligné Christine Durand, professeur assistant de médecine et d'oncologie à Johns Hopkins Medecine.
Ces risques incluent notamment la possibilité pour le receveur d'être exposé à une seconde souche du virus, voire à une souche plus résistante, a-t-elle précisé.
Si l'hôpital universitaire a été le premier à réaliser cette première mondiale, le professeur Segev a estimé que des dizaines d'établissements aux Etats-Unis disposaient d'assez d'expérience avec des greffes entre personnes séronégatives pour pouvoir en faire entre individus séropositifs.
fil - 31 Mar 2016 - 15:13
Sujet du message: hcv et armée
L' éducation thérapeutique du patient (ETP) : comment ça marche ?



https://www.youtube.com/watch?v=BLd5ztIXSUA
fil - 31 Mar 2016 - 15:20
Sujet du message: hcv et armée
20% des ados pensent que le virus du sida peut s'attraper en embrassant quelqu'un

Les idées reçues sur le sida ont la vie dure auprès des jeunes Français. En 2016, ils pensent toujours que le virus de la maladie peut se transmettre en embrassant une personne, en s'asseyant sur les toilettes publiques, en buvant dans un autre verre que le sien. Selon un sondage dévoilé ce jeudi 31 mars, réalisé à l'occasion du Sidaction le 1er, 2 et 3 avril prochain, 30% des jeunes interrogés par l'Ifop ont montré qu'ils avaient des représentations fausses de la maladie et de ses modes de transmission.

Chaque année, l'association sonde l'état d'esprit des jeunes Français. En comparaison avec 2015, le constat est inquiétant. Les idées reçues sur les modes de transmission progressent. Par exemple, 20% des personnes interrogées affirment que le virus du sida peut se transmettre en embrassant une personne, ils étaient 15% à le croire en 2015.

Un recul inquiétant

Dans le même temps, les jeunes paraissent moins inquiets face à cette menace. 24% des 15-25 ans interrogés déclarent ne pas avoir peur du sida, ils étaient 17% en 2015. Pour autant les jeunes interrogés semblent se rendre compte de leur méconnaissance sur le sujet. La part de cette population à se dire bien informée sur le virus est moins importante qu'en 2015, ils sont 82% contre 89% l'année précédente.

Cela concerne en particulier les 15-17 ans qui doivent faire avec le manque voire l'absence d'enseignement sexuel à l'école. Logiquement, moins bien informés, le taux de jeunes ayant eu recours à un test de dépistage après un rapport sexuel non protégé a chuté de 10 points en un an. Le recul des moyens de dépistage et de la perception du risque de contamination avaient déjà été constatés par le baromètre de l'Ifop en 2015. "Il est urgent de réagir", clame le Sidaction ce jeudi 31 mars en amont des journées d'action.

http://www.huffingtonpost.fr/2016/03/31 ... 74402.html
lolanice - 31 Mar 2016 - 17:57
Sujet du message: hcv et armée
Pfff, très inquiétant là...
Pourtant, à l'école, je trouve qu'il y a eu des progrès, des sessions d'information sont souvent dispensées dans les lycées (notamment celui de ma fille ).
Faut croire qu'à cet âge -là ils se fichent de tout, vive le "même pas peur"...

Et sinon, bien le lien sur l'ETP lors de maladies chroniques... Je testerai peut être en rhumato, de même qu'une cure de 3 semaines, il parait que c'est efficace...
Schlange - 31 Mar 2016 - 18:29
Sujet du message: hcv et armée
C'est le cas pour toutes les maladies chroniques ou sexuellement transmissible malheureusement, du moins dans mon lycée.
fil - 01 Avr 2016 - 11:07
Sujet du message: hcv et armée
Cancer: les cellules immunitaires, un traitement efficace?

Un essai clinique récent d'immunothérapie, mené sur des patients atteints par des cancers du sang, s'avère très prometteur. 94% des malades d'une leucémie spécifique ont vu leurs symptômes disparaître. "Révolutionnaire"...

Les résultats des premiers essais sont "extraordinaires". Des scientifiques ont reprogrammé des cellules immunitaires pour qu'elles ciblent des cancers du sang, comme elles ciblent une grippe ou une infection. Et le succès des premiers tests d'"immunothérapie" les a eux-mêmes surpris, rapporte le Guardian.

94% des participants à un essai clinique inédit, atteints de leucémie aiguë lymphoblastique (LAL), ont vu leurs symptômes disparaître complètement, après que des lymphocytes T modifiés leur ont été réinjectés. Ce taux diminue mais reste édifiant (80%) pour d'autres types de leucémies. Et la moitié des malades entrent en rémission grâce à ce traitement.
"C'est du jamais-vu en médecine", s'est réjoui Stanley Riddell du Centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson, dans l'Etat de Washington aux États-Unis, lors du meeting annuel de l'American Association for the Advancement for Science (AAAS). "C'est une révolution. Les lymphocytes T sont un médicament vivant qui peut perdurer dans notre corps notre vie entière", a renchéri Chiara Bonini, hématologue à l'université San Raffaele de Milan

Un espoir, mais des effets secondaires parfois lourds

Dès 2013, "la célèbre revue américaine Science avait placé l'immunothérapie contre le cancer en tête de son palmarès des avancées scientifiques majeures de l'année", rappelle d'ailleurs l'Institut Curie, faisant un parallèle avec une sorte de "vaccination". "Depuis lors le succès de cette thérapie qui consiste à traiter le cancer en utilisant notre propre système de défense, n'a cessé de se confirmer."

La piste de l'immunothérapie, également explorée pour lutter contre la maladie d'Alzheimer, s'avère aussi moins toxique que la chimiothérapie. Et elle offre un espoir à "certains patients qui avaient tout essayé en vain. La plupart des patients de cet essai n'avaient plus que 2 à 5 mois à vivre", souligne Stanley Riddell. Reste à voir si les améliorations et les rémissions obtenues s'inscrivent dans la durée.
Mais des effets secondaires lourds sont aussi apparus au cours de ce test: fièvre, hypotension, empoisonnement du système nerveux. Deux patients sont morts au cours de l'essai. "Il y a des raisons d'être optimistes, et il y a des raisons d'être pessimistes", a reconnu Stanley Riddell. Mais selon lui une baisse du nombre de cellules immunitaires "boostées" et réinjectées pourrait aider à diminuer ces risques

http://www.lexpress.fr/actualite/societ ... 64546.html
fil - 01 Avr 2016 - 17:33
Sujet du message: hcv et armée
Une fois tous les six mois, c’est un minimum …



L’ANRS (Agence nationale de Recherche sur le SIDA et les Hépatites) a créé la cohorte CIRVIR en MARS 2006 pour connaitre l’histoire naturelle des cirrhoses d’origine virale C ou B.

De mars 2006 à juin 2012, ce sont 35 Centres répartis à travers la France qui ont inclus 1671 patients porteurs d’une cirrhose virale B ou C (1323 de l’hépatite C , 317 de l’hépatite B et 31 des deux).

Le principe était de collecter des données de la vraie vie.

Aujourd’hui en 2016 la cohorte CIRVIR apporte ses premiers résultats.

Il est habituellement admis que le foie cirrhotique doit être contrôlé tous les 6 mois pour surveiller l’éventuelle apparition d’un cancer du foie.

Pour les 1671 patients avec un suivi moyen de 51 mois: 187 patients ( soit 11,2 ..%) ont présenté un cancer du foie, 114 (soit un peu plus de 2 patients sur 3) ont eu un traitement à visée curative: 15, une greffe , 21, une résection chirurgicale , 76 un traitement par radiofréquence , 2 une résection et une radiofréquence . Pour les 73 patients restants la prise en charge consistait en une prise en charge palliative avec des soins de confort.

Pour 113 patients (61,1%), le groupe A, la dernière surveillance datait de moins de 7 mois et 74, le groupe B de plus de 7 mois.

Le groupe B avec l’examen radiologique tardif avait 2,46 fois plus de risque d’avoir une tumeur sans objectif curatif. De même, l’origine africaine générait 4,09 fois plus de risque d’être en soins de confort.

Si l’on regarde la survie des patients après le diagnostic, à 3 ans ils étaient 60,6 % dans le groupe de ceux ayant eu un examen à moins de 7 mois , groupe A contre 46,2% dans le groupe B ce qui est quand même très significatif …

CIRVIR confirme donc que la surveillance optimale d’une cirrhose virale nécessite une surveillance radiologique tous les 6 mois afin de dépister un cancer du foie à un stade où les prises en charge curatives sont encore possibles.

Pascal Mélin

http://www.soshepatites.org/2016/04/01/ ... n-minimum/

Cohorte CIRVIR

http://www.afef.asso.fr/ckfinder/userfi ... 013/75.pdf

CIRRHOSE VIRALE COMPENSÉE: LE RESPECT DU DÉPISTAGE SEMESTRIEL DU CHC AMÉLIORE LA SURVIE

PARIS, 17 mars 2016 (APM) - Le respect du dépistage semestriel du carcinome hépatocellulaire (CHC) des patients atteints d'une cirrhose compensée virale améliore significativement leur survie, selon des résultats issus de la cohorte de l'ANRS CirVir présentés jeudi lors des Journées francophones d'hépato-gastroentérologie et d'oncologie digestive (JFHOD).

L'European Association for the Study of the Liver (EASL) préconise une échographie tous les six mois pour les patients à risque de CHC, notamment les cirrhotiques, a rappelé Charlotte Constentin de l'hôpital Henri Mondor (AP-HP, Créteil). Ces recommandations sont basées sur des études hétérogènes et restent débattues. Les auteurs d'une revue de la littérature publiée en 2014 dans Annals of Internal Medicine estimaient ainsi que le niveau de preuve était "faible" et mettaient en avant le problème du biais d'avance au diagnostic.

Charlotte Constentin et ses collègues ont évalué l'impact du respect des recommandations de dépistage semestriel du CHC au sein de la cohorte prospective de l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) CirVir. Pour évaluer le bénéfice en termes de survie, l'équipe a pris en compte l'avance au diagnostic. Les recommandations étaient considérées comme respectées si le délai moyen entre deux échographies était inférieur à sept mois.

Entre mars 2006 et juin 2012, 1.1671 patients ont été inclus dans 35 centres. A l'inclusion, ils présentaient une cirrhose virale compensée, liée à une infection par le virus de l'hépatite C dans près de 90% des cas et au virus de l'hépatite B pour les autres. Les participants n'avaient pas d'antécédent de complication hépatique.

L'investigatrice a présenté les résultats arrêtés au 31 décembre 2015, date à laquelle le suivi médian était de cinq ans.

Pendant la période de suivi, 216 CHC ont été diagnostiqués. En majorité, ils étaient uninodulaires et de petite taille. L'intervalle entre deux échographies était inférieur à 7 mois chez 60% des patients.

La survie globale était de 35 mois et seul un tiers des patients étaient encore en vie cinq ans après l'inclusion. Le carcinome hépatocellulaire était la principale cause de décès (64%).

La survie était influencée par le stade du CHC au diagnostic et le traitement du cancer. Le non-respect du délai de dépistage multipliait par deux fois et demi le risque de diagnostiquer un CHC au-delà des critères de Milan.

Par ailleurs, le respect des recommandations de dépistage influençait significativement la survie. Parmi les patients ayant bénéficié d'un dépistage semestriel, la survie médiane était de 53,2 mois, contre 25,4 mois dans le groupe de patients dont les échographies étaient plus espacées. Dans le groupe dépisté selon les recommandations de l'EASL, 60% des patients étaient toujours en vie trois ans près l'inclusion, contre 46% dans le groupe moins dépisté.

Dans la salle, le Pr Victor de Ledinghen (CHU de Bordeaux) est intervenu pour souligner qu'il était important de mettre en place un dépistage précoce du CHC, mais que les autorités sanitaires souhaitaient disposer d'une étude médico-économique évaluant cette stratégie de dépistage. Une telle étude est prévue, a répondu le Dr Constentin.

En outre, un intervenant a plaidé en faveur d'une meilleure information des radiologues qui ne connaitraient pas tous l'intérêt de réaliser une échographie tous les six mois.

http://www.sfmu.org/fr/actualites/actua ... -la-survie
fil - 01 Avr 2016 - 19:02
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CALENDRIER VACCINAL 2016

Le gouvernement a rendu public le calendrier vaccinal pour 2016, cette politique de vaccination est élaborée par le Ministre de la Santé après avis des commissions d’experts.

Dans ce rapport, on retrouve le texte et les recommandations concernant les vaccins contre les hépatites virales A et B mais la France a une politique vaccinale délicate à comprendre .

Depuis 2004 et la suppression d’obligation vaccinale contre la tuberculose, la liste des vaccins obligatoires est réduite au minimum.

La gamme des vaccins protecteurs augmentent chaque année mais ils ne sont pas tous pris en charge et ne sont accompagnés que de recommandations.

L’action de vaccination est un acte individuel et l’effet en est une protection collective, mais il semblerait que ce concept soit de plus en plus oublié.

L’intérêt collectif est sacrifié sur l’autel de la liberté individuelle.

Pourtant la politique vaccinale Francaise fait exception en Europe car les autres pays ont, soit des obligations, soit rien, nous sommes le seul pays à avoir « des recommandations vaccinales » ce qui bien sûr ne va pas dans le sens d’une vision claire.

Plutôt étonnant dans un pays où en général ce qui n’est pas obligatoire est interdit!

Face à ce paradoxe, la Ministre de la Santé actuelle a proposé de reprendre le débat public sur la vaccination d’ici la fin de l’année . Bien sûr, SOS hépatites souhaite participer de façon active à ce débat .

Mais revenons au calendrier vaccinal 2016 .

On peut y retrouver deux nouveautés :

D’abord le vaccin contre la fièvre jaune qui ne nécessite plus de rappel, seules deux injections sont suffisantes, ce qui est très important pour le département de Guyane, dernier département Français ou la fièvre jaune sévit encore .

La deuxième nouveauté concerne le vaccin contre le zona.

Là encore la pédagogie n’est pas appliquée. Le zona est le même virus que celui de la varicelle (le VZV virus zona-varicelle). On contracte la varicelle dans ses jeunes années puis le virus se retrouve à l’état quiescent dans des ganglions. Parfois des années plus tard, le virus ressurgit dans un territoire limité suite a une baisse des défenses immunitaires et cela s’appelle alors un zona.

Mais alors dans le concept, pourquoi parler d’un vaccin contre le zona? En fait, on estime à 250 000, le nombre de personnes qui feront chaque année un zona, le plus souvent ce sont des séniors. Mais, les études ont montré qu’en vaccinant des personnes âgées contre le VZV cela permettrait de réduire de 50% le nombre de zonas en renforçant les défenses immunitaires.

Vous conviendrez que cela nécessite une pédagogie à mettre en place, surtout si l’on imagine un vaccin combiné VZV et grippe.

Autre absurdité : Rien sur la vaccination collective contre le papillomavirus, seules les filles en âge pré-pubère sont concernées, pour les protéger contre le cancer du col de l’utérus.

Cette analyse est une protection individuelle mais l’épidémie se répand grâce à tous, c’est pourquoi de nombreux pays ont choisi de vacciner garçons et filles pour assurer une protection collective massive.

Cet exemple montre bien les paradoxes de la politique vaccinale en France.

Nous continuerons donc de promouvoir le principe de vaccination en défendant son accès le plus large possible.

Pascal Mélin

http://social-sante.gouv.fr/prevention- ... r-vaccinal

http://www.soshepatites.org/2016/04/01/ ... inal-2016/
fil - 02 Avr 2016 - 14:53
Sujet du message: hcv et armée
Action internationale contre les prix des médicaments VIH et hépatite C



Dans le monde entier, des militant.e.s exigent que les laboratoires pharmaceutiques baissent le prix de certains médicaments anti-VIH et anti-hépatite C.
Hier 1er avril, des activistes de la lutte contre le VIH et les hépatites se sont mobilisés pour dénoncer les prix des médicaments destinés à traiter ces pathologies et exiger que leur accès soit élargi. Les militant.e.s ont ciblé les laboratoires pharmaceutiques comme Gilead, à Paris et à Londres et déployé des banderoles devant leurs locaux.

Dans un communiqué, Act Up-Paris exige de Gilead France "une baisse substantielle du prix des traitements, c’est-à-dire une fixation du prix au coût réel de la production et non de manière telle à extraire la rente que l’Assurance-Maladie est prête à payer" (Lire l'intégralité du communiqué)

A Londres, cinq militants se sont introduits au siège de Gilead et se sont déshabillés en vitrine, donnant ainsi à voir le voir "Greed" ("cupidité") épelé sur leurs corps, rapporte le site Pinknews.

Gilead produit notamment le Truvada, le médicament utilisé pour traiter le VIH ou le prévenir, dans le cadre de la PrEP, ainsi que Sovaldi et Harvoni, utilisés contre l'hépatite C.

La campagne internationale se nomme "Pharma Greed Kills" ("La cupidité des labos tue"). Elle est soutenue par 26 associations activistes dans le monde entier.

Communiqué

Nous demandons :
◾ Un accès sans restrictions aux traitements, pour touTEs ;
◾ Que soient levés les obstacles à l’usage des dispositions