HEPATITES

Hépatite C - autres sujets - Hépatite C : «On ne peut pas traiter tout le monde»

pat-leon - 02 Avr 2014 - 19:11
Sujet du message: Hépatite C : «On ne peut pas traiter tout le monde»
Hepatite C : «On ne peut pas traiter tout le monde»



Tel est bien le paradoxe qui risque d'être vécu par les malades en France, alors les associations des nouveaux DAA offrent des résultats prometteurs jamais atteints avec des traitements de plus courte durée, pour tous les Génotypes & d'après les essais cliniques des effets secondaires plus qu'acceptables...

INTERVIEW
Recueilli par Éric Favereau 31 mars 2014
Un nouvel antiviral, le sofosbuvir, offre des résultats spectaculaires… mais du fait de son prix, le Pr Yazdanpanah conseille de ne l’administrer qu’aux cas graves.

Certains parlent de séisme thérapeutique, d’autres évoquent une éradication prochaine de l’hépatite C, qui touche plus de 170 millions de personnes sur la planète. Depuis quelques mois, en tout cas, s’est amplifiée une révolution comme jamais, avec l’arrivée d’une nouvelle classe de traitement contre le virus de l’hépatite C (VHC), des antiviraux à action directe (AAD) comme le sofosbuvir. Avec des résultats spectaculaires. «Grâce à ces traitements, on pourra guérir plus de 90% des patients graves atteints d’hépatite C», explique sans hésiter Victor de Lédinghen, secrétaire de l’Association française pour l’étude du foie. Certes, le VHC est souvent asymptomatique, sans symptôme, mais il peut évoluer en maladie chronique et plus tard en cirrhose et cancer du foie.

Les bonnes nouvelles ont cependant parfois un revers. Ces molécules sont chères, voire très chères. Même dans les pays occidentaux, se pose la question de la généralisation de ces traitements. Que faire dans un contexte de limitation des ressources ? Les donner à tous ? Mais n’est-ce pas capter trop de budgets sur une seule infection ?

C’est ce sur quoi travaille le Pr Yazdan Yazdanpanah, qui dirige le service de maladies infectieuses de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard, à Paris. Il est un des rares médecins qui osent ne plus faire l’impasse sur la variable économique. Son étude va être débattue, dans dix jours à Londres, au cours d’un congrès européen sur l’hépatite C.

Quelle est la bonne stratégie ? Prescrire ces nouvelles molécules à tous, quel que soit le prix ?

On aimerait bien. Nous travaillons depuis deux ans au sein d’une équipe de recherche de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) pour modéliser différents scénarios. Avec une question : est-ce que les nouveaux traitements sont «coût-efficace» ? En d’autres termes, est-ce que le gain d’efficacité vaut la différence de coût ? En France, on ne connaît pas précisément le prix définitif du médicament, mais il coûtera autour de 60 000 euros pour douze semaines. Notre travail de modélisation indique qu’il n’est pas coût-efficace de traiter tout le monde. Vu le prix, et compte tenu du nombre de patients infectés par le VHC mais sans symptôme, il est préférable d’attendre, de les suivre tranquillement.

Mais comment arrivez-vous à ce résultat ? Quel est le repère ?

Nous prenons le repère habituel de ces modèles, en calculant par année de vie gagnée : si le coût d’une année gagnée avec le traitement est plus de trois fois supérieur au PIB par personne - en France, il est de 30 000 euros -, alors on considère que ce n’est pas coût-efficace. Traiter des gens certes infectées mais non malades, c’est plus de 100 000 euros par année de vie gagnée. C’est beaucoup. Et c’est notre conclusion. Notre étude ne dit pas que ce choix est à suivre obligatoirement, c’est une aide à la décision.
Certes, mais ces nouveaux traitements sont beaucoup plus efficaces, beaucoup plus simples (il n’y a plus d’injections) et bien tolérés. Ne peut-on pas réfléchir à l’éradication éventuelle de l’épidémie, ce qui serait un gain économique énorme ?

Il y a autour de 230 000 infectés chroniques en France par le VHC et, en gros, 43% ignorent leur statut. C’est-à-dire que 100 000 personnes ne savent pas qu’elles sont infectées : pour les traiter, il faut d’abord les trouver. L’épidémie n’est pas homogène. Elle augmente seulement chez les usagers de drogue et, pour le reste, ce sont des gens qui ont été transfusés ou ont subi une opération dans les années 70 et 80, et qui ignorent présenter un risque.

Mais si on traite tous les toxicomanes, arrive-t-on à stopper la progression ?

Les usagers de drogue sont plutôt bien dépistés, mais ils ont des liens variables avec le système de santé. Pour que cela marche, nos modèles indiquent que ces patients doivent être assidus et bien intégrés au système de santé. Nos premiers résultats indiquent d’ailleurs que traiter le maximum d’usagers de drogue entraîne une baisse de la transmission, mais sans l’éradiquer.

Le meilleur coût-efficace, alors ?

On ne sait pas trop. Car, après avoir été guéris, ils peuvent être à nouveau infectés, comme pour la syphilis.

Et quid du dépistage ?

Sur cette question aussi nous nous demandons quelle est la meilleure politique de coût-efficace pour dépister les patients. Les Etats-Unis recommandent de dépister tous les personnes nées entre 1945 et 1965. En France, nous n’avons pas le même système. Et cela ne semble pas indiqué. Dans l’Hexagone, 60% des personnes infectées par le VHC sont dépistées, ce qui n’est pas si mal que ça. Et près de 90% des toxicos seraient déjà dépistés. Il nous semble qu’il faut arrêter de saucissonner selon les virus de l’hépatite A, B, C, et qu’il faut avoir une vue globale. Mais nous attendons de nouveaux résultats pour donner un avis plus tranché.
fil - 02 Avr 2014 - 19:30
Sujet du message: Hépatite C : «On ne peut pas traiter tout le monde»
pat-leon a écrit:





il est préférable d’attendre, de les suivre tranquillement.



Le suivi pendant des années à un cout aussi , et encore plus important selon le niveau de dégradation du foie .

ATTENDRE TRANQUILLEMENT LA FIN DES BREVETS ? PFF
superdupond - 02 Avr 2014 - 19:45
Sujet du message: Hépatite C : «On ne peut pas traiter tout le monde»
J'ose plus me risquer sur le sujet.............mais vous savez tous ce que je pense. Si ce medecin avait un de ses enfants contaminé, parlerait il du cout/efficace ? j'en doute .

Comme dit fil : pfff
fil - 02 Avr 2014 - 19:51
Sujet du message: Hépatite C : «On ne peut pas traiter tout le monde»
Dépisté c'est bien beau , mais si les patients n'ont pas accès aux nouveaux traitements VHC ? comme il a été déja dit ici Rougir

Attendre d'étre en cirrhose ?
canicule44 - 02 Avr 2014 - 19:53
Sujet du message:
super intéressant ton article fil
fil - 02 Avr 2014 - 19:54
Sujet du message:
C'est celui de Pat -leon Very Happy
canicule44 - 02 Avr 2014 - 20:09
Sujet du message:
ah ok merci pat leon
Josée - 02 Avr 2014 - 20:17
Sujet du message:
Citation:

il est préférable d’attendre, de les suivre tranquillement.

Citation:

Attendre d'étre en cirrhose ?

Ou attendre qu'on ne soit plus rentable à traiter car plus assez d’espérance de vie???
Bref, on peut aussi essayer de mourir tranquillement et ça arrangerait tout le monde
pat-leon - 02 Avr 2014 - 20:24
Sujet du message:
le Pr Yazdan Yazdanpanah a écrit:
Vu le prix, et compte tenu du nombre de patients infectés par le VHC mais sans symptôme, il est préférable d’attendre, de les suivre tranquillement.

fil - 02 Avr 2014 - 20:32
Sujet du message:
Oui bien sur "c'est le Pr Yazdan Yazdanpanah a écrit"
Rougir
Martyne - 02 Avr 2014 - 21:45
Sujet du message:
Ce qui faudrait voir, c'est ce qui se passe dans les autres pays d'Europe, il doit y avoir peu de pays qui peuvent se payer les AAD. Gilead a voulu jouer au Super Picsou, je vois plutôt comme une mort pour le sofosbuvir.

Aux Etats-Unis c'est la même. Quand ils auront écumé tous les richards, les autres alors, il y a des mouvements contre Gilead. Là-bas Gilead a été plus malin, vu qu'il y a une souscription, pour accéder au sofos quand tu n'as pas d'assurance.

http://www.gilead.com/responsibility/us ... %20sovaldi

Vu les nombre de nouvelles molécules qui arrivent sur le marché, ils vont vite comprendre que de baisser les traitements leur permettra de gagner encore plus d'argent. Je vois plutôt cela comme une stratégie de la part des décideurs de santé, en plus ils n'ont pas le choix. C'est tout même évident que l'on peut pas soigner tout le monde avec des prix pareils et ce n'est pas par cynisme. Je me trompe peut-être.

Il y a l'exemple du Sida, les gens ont pu se soigner malgré tout en France, là ce sont des traitements à vie.

Il faut rester optimisme..... Ce sera pas pour 2014, c'est sur.
line1 - 02 Avr 2014 - 21:55
Sujet du message:
Une hépatite C est une maladie grave non...
Tous les dépistés en attente d'un traitement parce que l'interféron et riba leur sont déconseillés, vont devoir regarder les nouveaux traitements en se disant faut que j'attende, mon foie n'est pas assez atteint...
Ce médecin oublie aussi que le virus C n'atteint pas que le foie...
pff !
Martyne - 02 Avr 2014 - 22:00
Sujet du message:
Sans commentaires Very Happy
superdupond - 02 Avr 2014 - 22:10
Sujet du message:
Ca bouge, ca bouge et dixit mon hepato, chaque jour amene une information nouvelle :

http://www.seronet.info/breve/vhc-le-co ... rope-66644
Josée - 02 Avr 2014 - 22:16
Sujet du message:
Citation:

Oui bien sur "c'est le Pr Yazdan Yazdanpanah a écrit"

VHC sans symptôme???
Parce que le Pr en question connait beaucoup de malades avec les VHC sans symptôme???
Soit ils ne sont pas encore détectés, soit ce sont des contaminations relativement récentes mais après 36 ans de contamination, je ne me considère pas comme sans symptôme et beaucoup, je suppose, seront d'accord avec moi.
J'ai eu plus de 4 ans de ribavirine en monothérapie alors oui, mon foie reste stable, ce qui signifie juste que je ne suis pas en cirrhose ( pas encore) mais le reste, ils y pensent?? La déprime,la cryo, la fibromyalgie etc.. Faut le vivre pendant des décennies !!
Alors oui, qu'on me dise que les TTT sont trop chers, je suis d'accord et je suis prête à attendre mais faut pas venir me dire que le Pr.Y estime que lorsque le foie ne va pas trop mal, il considère qu'il n'y a pas de symptôme car la grosse majorité des malades en ont. D'ailleurs, qui n'en a pas après une aussi longue durée de contamination sans aucun ttt proposé pour avoir une chance de guérir ( IFN interdit pour mon cas)
Sans compter que, en admettant qu'on ait encore une chance, ça va laisser beaucoup de traces...
Voilà, c'est mon coup de gueule du soir.
mathilde - 02 Avr 2014 - 23:08
Sujet du message:
pat-leon a écrit:
le Pr Yazdan Yazdanpanah a écrit:
Vu le prix, et compte tenu du nombre de patients infectés par le VHC mais sans symptôme, il est préférable d’attendre, de les suivre tranquillement.

Dubitatif Dubitatif Dubitatif

Bonsoir les Amis,

Je comprends vos coups de gueule mais............ Il faut relire calmement la phrase du professeur Y. "et compte tenu du nombre de patients infectés par le VHC mais sans symptôme". Ce professeur parle des patients sans symptômes, pas des patients avec symptômes !

Les cas les plus graves vont sûrement être traités, malgré le prix.

Quant aux autres, à la vitesse à laquelle les labos trouvent en ce moment de nouvelles molécules.......... Il y aura bien un disciple de "free" qui cassera le prix et les autres seront obligés de revoir leurs prétentions - concurrence et marchés obligent.

Cette révolution des ttt vient tout juste de commencer, encore un petit peu de patience et tout va se clarifier. En 2004, lorsque j'ai suivi mon ttt, jamais on aurait pu imaginer qu'il y aurait autant de médocs différents à l'essai 10 ans après. Wink
Cath - 02 Avr 2014 - 23:39
Sujet du message: Re: Hépatite C : «On ne peut pas traiter tout le monde»
pat-leon a écrit:
...«Grâce à ces traitements, on pourra guérir plus de 90% des patients graves atteints d’hépatite C»...
...Certes, le VHC est souvent asymptomatique, sans symptôme, mais il peut évoluer en maladie chronique et plus tard en cirrhose et cancer du foie...
...il coûtera autour de 60 000 euros pour douze semaines...
...si le coût d’une année gagnée avec le traitement est plus de trois fois supérieur au PIB par personne - en France, il est de 30 000 euros -, alors on considère que ce n’est pas coût-efficace...
...100 000 personnes ne savent pas qu’elles sont infectées...
...L’épidémie n’est pas homogène. Elle augmente seulement chez les usagers de drogue et, pour le reste, ce sont des gens qui ont été transfusés ou ont subi une opération dans les années 70 et 80, et qui ignorent présenter un risque...
...après avoir été guéris, ils peuvent être à nouveau infectés, comme pour la syphilis...
...Et près de 90% des toxicos seraient déjà dépistés...
L'on traite ici la question économique au sens de la rentabilité, si, si, en clair, combien je rapporte à la société par mon travail, en me répliquant, après avoir été élevé, éduqué Shocked, et ça va sans dire, avant de redevenir improductif à la retraite Sad Embarassed Crying or Very sad

Les "atouts" économiques du HCV :
- son risque infectieux "limité" au contact sanguin (ça ne se fait plus de jouer aux frères de sang)
- sa "pratique" asymptomatique longévité qui court souvent pendant la période de vie la plus productive de son hôte
- pour les co-morbidités, là c'est encore plus clair mais je ne peux vraiment pas continuer à singer les avocats du diable

Alors pourquoi les cas les plus graves (dans nos contrées car allez voir par exemple en Russie...) : simple rapport coût du traitement / coût d'une cirrhose et/ou d'un carcinome actuellement pris en charge chez nous (par la collectivité...)

Les autres ? ben pour bon nombre, y a pas d'urgence puisque :
- côté transfusés & c°, l'heure de la retraite approche (c'est ballot, on savait pas bien les soigner avant)...
- côté pratiques à risques, "par définition" c'est risqué (les mentalités, c'est pas aussi rapide que la science, les addictions tendent encore à représenter dans l'inconscient collectif une forme de faiblesse plutôt qu'une pathologie d'ordre médical et/ou sociétal...)
et puisque potentiellement pas de "nécessité" de traiter ceux qui "naturellement" n'atteindront jamais le statut de cas grave Evil or Very Mad...

Mais si l'on considère aussi les MHE, les pertes de productivité individuelles... voyons Casse-tête :
- les MHE c'est pas chiffré,
- et pour la prod au niveau collectif, quand on remplace, c'est des assedic en moins (selon le principe basique des vases communicants)

Nurse la vocation, l'empathie des médecins qui excellent, bien au-delà des questions hépatiques, peuvent quelque peu difficilement s'accomplir sous cet angle via une médico-comm. Confused
Traitements révolutionnaires Arrow changements de paradigmes : le calcul coût/efficacité individuel peut aussi enfoncer le clou. L'approche efficiente ne serait-elle point transverse Idea, inter-intra, au-delà des clivages public/privé (rapidement comme ça à la volée : des ppp long-termistes comme leviers techniques des stratégies de financement de l'innovation, encadrés par des indicateurs économico-médico-sociéto et la tête à toto adaptables...)

On reste loin de soigner tout un chacun... d'ailleurs pour ceux qui "patientent", que l'on suit "tranquillement", c'est en effet super tranquille : tu prends rdv, tu y vas, ok, tu prends pas rdv, t'y vas pas, ben on ira pas forcément te chercher Pêcher (sauf peut-être en cas de trouble à l'ordre public Jester)

La morale de l'histoire... y a matière et y a débat, ça "progresse" Hésitation Détective
La morale de cette morale : pour les virions C aussi ça progresse, car y a matière, des foies à gaver pour se gaver un moment... le temps des débats Rolling Eyes

Allez, un p'tit coup d'ocytocine http://www.slate.fr/life/85487/ocytocine-malhonnete

line1 - 03 Avr 2014 - 01:06
Sujet du message:
Le Dr Yasdan dit que "le VHC est souvent asymptomatique mais PEUT évoluer en maladie chronique..."
C'est quand même la grande majorité des cas, au moins 80% d'hépatites chroniques Rolling Eyes
Cath - 03 Avr 2014 - 05:17
Sujet du message: Re: Hépatite C : «On ne peut pas traiter tout le monde»
Citation:
...le VHC est souvent asymptomatique, sans symptôme, mais il peut évoluer en maladie chronique et plus tard en cirrhose et cancer du foie....
Line, le point concerne dans cette logique financière, ceux qui vont "coûter cher" c'est-à-dire ceux qui vont développer une maladie grave.

Les nouveaux ttt pour ces malades graves "coûteraient" déjà un bras :
- 75-85% des personnes nouvellement infectées contractent une maladie chronique et chez les porteurs chroniques,
- 60-70% souffriront d’une maladie hépatique chronique;
- 5-20%, auront une cirrhose et
- 1-5% mourront d’une cirrhose ou d’un cancer du foie...

Source OMS de juillet 2013 http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs164/fr/
Citation:
...Il y a autour de 230 000 infectés chroniques en France par le VHC et, en gros, 43% ignorent leur statut...
soit près de 130 000 VHC chroniques dépistés donc quelques dizaines de milliers de cas graves à considérer, une fois arrivés à ce stade (un peu tard là non ?)...
fil a écrit:
http://www.infectiologie.com/site/medias/enseignement/du-lyon/2014-DUCIV-Lyon-COTTE_VHC_VIH.pdf...
avec pour pronostics les facteurs associés à cette progression vers la cirrhose chez les patients VHC :
Associés avec certitude
• Stade de fibrose • Age (durée d’infection)
• Alcool > 50g/j • Homme
• Nécrose
• IMC, Stéatose, diabète
• VIH • CD4 < 200/mm3

Associés sans certitude
• Inflammation • Hémochromatose
• Cigarette, Cannabis • Alcool < 50g/j
• Schistosomiase, VHB
• Transplantation
• Génotype 3

Non associés
• CV VHC (sérum, foie) • Génotype non-3 • Mode de contamination

Arrow Retour à la case départ pour les "autres" qui "vivotent" Evil or Very Mad en attendant... les génériques ?
fil - 03 Avr 2014 - 09:17
Sujet du message: Re: Hépatite C : «On ne peut pas traiter tout le monde»
superdupond a écrit:
Ca bouge, ca bouge et dixit mon hepato, chaque jour amene une information nouvelle :

http://www.seronet.info/breve/vhc-le-co ... rope-66644


Sont un peu à la bourre Seronet SuperD Roll On Floor

http://www.hepatites.net/index.php?name ... ledipasvir
fil - 03 Avr 2014 - 09:26
Sujet du message: Re: Hépatite C : «On ne peut pas traiter tout le monde»
2014 sera très probablement une année décisive dans la lutte contre l'hépatite C, maladie qui touche environ 235 000 personnes en France. Dès cette année, les patients pourront avoir accès de nouveaux traitements courts en capacité de guérir la majorité des malades, voire d'éradiquer à terme l'hépatite C. Aussi, l'enjeu du dépistage reste majeur: en France, 41 % des porteurs du VHC n'ont pas connaissance de leur séropositivité. Pour le Dr Hugues Aumaître, chef de service du SMIT, l'arrivée de ces traitements vont révolutionner la prise en charge des patients.

La phase interféron
Jusqu'à présent, nous disposions de traitements qui marchaient plus ou moins bien, l'interféron et la ribavirine. Même s'ils se sont améliorés dans le temps, ces deux médicaments ont des effets secondaires importants.
Dans la pratique, nous sélectionnions les malades en fonction de deux critères essentiels :
- il y avait ceux qui avaient de bonnes chances de réponse et ceux qui n'avaient pas de bonnes chances de réponse.
- l'autre critère dans le choix du traitement était les patients qui pouvaient attendre - l'hépatite C évoluant lentement - et ceux qui ne pouvaient pas attendre. Une hépatite C parvenue à un stade de fibrose avancé et de cirrhose devient très compliquée à traiter, que ce soit en termes de réponse au traitement ou de complications (cancer, décompensation…). La décision du traitement était prise avec le patient en considérant ces deux points.

Les antiprotéases
Comme 15 ans avant pour le VIH, les antiprotéases ont ouvert une nouvelle phase pleine d'espoir. Disponibles depuis 2011, ces molécules ont fait passer grosso modo un succès thérapeutique d'environ de 55% à un succès de l'ordre de 70%. Cependant, les effets secondaires ont été amplifiés parce qu'en plus du traitement que l'on utilisait jadis (déjà mal toléré), on ajoutait d'autres médicaments qui avaient leurs propres effets secondaires comme l'anémie, voir des situations graves chez des patients cirrhotique (décès).

La révolution thérapeutique
Aujourd'hui, de nouvelles molécules arrivent sur le marché, dont deux avec certitude en 2014 et plusieurs dans les trois années à venir (à terme, une quinzaine de médicaments seront disponibles). Deux articles récents publiés dans le New England of Medecine établissent des taux de succès de l'ordre de 85 à 100%, avec des durées de traitement de 12 à 24 semaines, un nombre réduit de comprimés (2 cp/j pendant 12 semaines) et sans avoir recours à l'interféron ni le + souvent à la ribavirine .
C'est une révolution complète qui va alléger considérablement une prise en charge jusqu'ici complexe (recherche de facteurs de réponse pour sélectionner les patients, identification des contre-indications au traitement, de la fragilité des malades / tolérance au traitement, l'organisation du traitement sur 1 an avec une tolérance difficile …).
Désormais, nous n'aurons plus cette notion de patients difficiles à traiter, d'effets secondaires importants. Le problème va se poser complètement différemment dans la gestion des patients.

En l'occurrence, il va falloir :
- remotiver les patients qui avaient été traités mais chez qui cela n'avait pas marché pour proposer à nouveau un traitement ;
- diagnostiquer les patients non diagnostiqués – entre 30 et 40% des personnes infectées ;
- gérer la file active que cela va engendrer.

Et tout ça dans une perspective d'éradication du virus. Et c'est concevable aujourd'hui avec le taux de succès annoncé.
Une autre caractéristique de ces nouvelles molécules est qu'elles sont pan génotypiques (efficaces sur tous les types de virus de l'hépatite C). Probablement, dans 2 ou 3 ans, nous n'aurons plus besoin de rechercher le génotype. On aura juste à dépister les patients, à vérifier que le virus est actif, ce qui est le cas pour environ 75% des personnes infectées. A tous ces porteurs chroniques, les médecins pourront proposer un traitement sur un temps court.

Importance du dépistage et du repérage des patients
Cette révolution thérapeutique remet l'accent sur l'importance capitale du dépistage des personnes infectées par l'hépatite C. Tous les professionnels de santé sont concernés et en première ligne pour proposer des modes de dépistage variés , en fonction des modes de vie (sérologies, dépistages en CIDDIST, TROD).
Il en effet primordial de dépister le plus de patients possible pour déterminer qui va avoir besoin d'un traitement demain, et qui va pouvoir attendre après-demain. Pour ce, il faut pouvoir identifier la file active que les différentes structures de soins auront à prendre en charge dans les années à venir. Une fois dépistés, les personnes devront être orientées pour des examens complémentaires (test de fibrose).

Dès aujourd'hui, nous devrons définir :
- les patients à traiter en urgence y compris encore aujourd'hui avec interféron,
- les patients qui peuvent attendre 2 à 3 ans pour disposer de toutes les molécules.

Une cirrhose évolue sur 10 à 15 ans depuis l'infection pour les patients co-infectés ; sur 20 ans en l'absence de facteurs associés (alcool, cannabis, tabac, stéatose de surpoids …), sachant que le pic de l'infection se situe dans les années 85. Dans les PO, on estime le nombre de personnes infectées de 3000 à 4000; 1000 sont déjà guéris ; un peu plus du tiers encore non dépisté.

Le coût de ces nouvelles molécules et donc leur accès est un débat primordial qui fera l'objet d'un arbitrage ministériel. Comme on l'a fait pour le VIH il y a 15 ans, il faut défendre l'intérêt des patients pour l'accès aux nouvelles molécules. Alors qu'un traitement conventionnel s'élève à 30000 euros environ, il passe de 60000 à 100000 euros pour les nouvelles molécules. C'est un surcoût important mais à relativiser au regard de la réduction de la durée de traitement (arrêt maladie), absence d'effets secondaires à gérer, éradication du virus à long terme.

Pour les patients co-infectés VHC/VIH, les nouveaux médicaments donnent les mêmes résultats que chez les patients mono infectés. Mais il faut gérer la compatibilité et les interactions des traitements VHC/VIH. On peut imaginer que si l'on a besoin de 12 semaines seulement pour traiter le VHC, un arrêt du traitement anti rétroviral sur cette période est parfaitement envisageable, évidemment sous contrôle régulier des paramètres.

Trois patients pris en charge au SMIT ont bénéficié d'un protocole ANRS, agence de recherche nationale à laquelle le SMIT contribue régulièrement, avec un succès étonnant chez ceux qui ne répondaient pas du tout avec les traitements passés.
C'est le cas de P. , patient co-infecté VIH – VHC et dont l'hépatite C a été découverte en 2002. Ce n'est qu'en 2012 qu'il accepte un premier traitement contre l'hépatite C, après l'apparition d'une porphyrie cutanée.
P. a été traité par une bithérapie aux effets secondaires très lourds. En échec virologique, le traitement a été interrompu au bout de 4 mois.
Un an plus tard, l'équipe médicale du SMIT propose au patient un nouveau protocole de quadrithérapie d'une durée de 24 semaines dans le cadre d'une étude clinique. Il est aujourd'hui guéri.

Dr Hugues AUMAITRE
Chef de service
Service des Maladies Infectieuses et Tropicales
Centre hospitalier de Perpignan
fil - 03 Avr 2014 - 12:54
Sujet du message: Re: Hépatite C : «On ne peut pas traiter tout le monde»
Gilead Etats unis :

http://translate.googleusercontent.com/ ... xbn0YAAN3g
Martyne - 03 Avr 2014 - 13:45
Sujet du message:
Encore Gilead au niveau mondial (même si il y a eu quelques changements depuis) :

http://www.irinnews.org/fr/report/99392 ... %C3%BBteux
Martyne - 03 Avr 2014 - 14:10
Sujet du message:
L'Histoire ne fait que de commencer !

Citation:
Les législateurs américains remettent en question les prix de l'hépatite C du médicament de Gilead Sciences Sovaldi
(Réf: Le New York Times, Bloomberg, TheStreet, StreetInsider, Business Daily de l'investisseur, le Congrès des États-Unis, Los Angeles Times, CNBC, Yahoo! santé)

21 mars 2014
Par: Joe Barber
Tags: Top Story Sovaldi Gilead États-Unis Hépatite Maladies infectieuses Médecine interne Marketing & Sales


Les membres du Comité de l'énergie et du Commerce des États-Unis Maison demandé que Gilead Sciences fournir un exposé sur la façon dont la société a déterminé le «coût extraordinairement élevé» de son récemment approuvé traitement de l'hépatite C Sovaldi (sofosbuvir), qui est au prix de 84 000 $ pour 12 semaines cours de traitement. «Notre préoccupation est que le traitement ne sera pas guérir les patients s'ils ne peuvent pas se le permettre», les législateurs ont dit dans une lettre adressée au chef de la direction John Martin.

Les membres du comité ont également demandé Martin de préciser ce que sont les mesures prises pour garantir l'accès au médicament par voie orale chez les patients à faible revenu et à l'État ou du secteur privé principaux acheteurs. En outre, ils veulent Gilead de préciser comment l'entreprise a bénéficié de la FDA l'examen accéléré de la drogue dans le cadre du programme d'examen de la priorité de l'agence, ainsi que l'impact potentiel de santé publique de décisions par les contribuables de ne pas couvrir le traitement. Les membres du comité ont noté que le Colorado et la Pennsylvanie ont déjà dit leurs programmes Medicaid seront limitent l'utilisation du médicament pour "seuls les patients les plus malades», tandis que les scripts gestionnaire de régimes d'assurance médicaments Express est "encourageants certains médecins dans ses réseaux de retarder la prescription Sovaldi." Les législateurs ont appelé la société à présenter son exposé de 3 Avril.

Les actions de la drugmaker diminué que de 6 pour cent sur les nouvelles. Gilead a déclaré qu'il "a entendu les préoccupations soulevées dans la lettre et [a] atteint à un certain nombre de membres du Congrès avant cette lettre pour répondre à ces préoccupations." La compagnie a ajouté que «nous avons travaillé avec un certain nombre de parties prenantes, y compris les fonctionnaires fédéraux et étatiques, de partager les éléments de preuve scientifique et médicale."

Terry Haines de ISI Group décrit la lettre comme un point de départ pour faire pression sur l'entreprise, "dans le but d'obtenir Gilead à réduire considérablement le prix de Sovaldi." Cependant, analyste de titres à hauteur Justin Simon a suggéré la demande "est peu susceptible d'affecter le prix de tous les produits actuellement sur le marché et à des prix", et Michael Yee de RBC Marchés des Capitaux a déclaré que si des «discussions de tarification pourraient générer titre souci ... à notre avis, cela met en évidence que le médicament va être énorme ". Pendant ce temps, JP Morgan analyste Geoff Meacham a noté qu'en raison des taux élevés de guérison associés à Sovaldi, «Gilead est en position de« garantir un traitement "pour les contribuables, ce qui réduit considérablement le fardeau économique en aval d'une greffe du foie, le risque de cancer du foie ou cirrhose. "

Pour une analyse plus approfondie lire : Points de vue de l'héritage de Sovaldi - de redéfinir le blockbuster ou jeter les prix des médicaments aux États-Unis sous les projecteurs grand public?


http://www.firstwordpharma.com/node/119 ... z2xpOyXgAl
Martyne - 03 Avr 2014 - 14:29
Sujet du message:
Citation:
UPDATE législateurs 4-Unis veulent Gilead pour expliquer prix élevé de Sovaldi
Le projet de loi Berkrot et Deena Beasley
Vendredi 21 mars 2014 | 16:52 ET
Reuters

21 mars (Reuters) - Les législateurs américains ont demandé Gilead Sciences Inc pour expliquer l'étiquette de prix de son nouveau médicament contre l'hépatite C Sovaldi, qui se heurte à la résistance des assureurs de santé et les programmes Medicaid Etat $ 84,000.

Les nouvelles actions de Gilead a poussé vers le bas autant que 6 pour cent vendredi et a suscité un sell-off entre autres grands noms de la biotechnologie sur les préoccupations qu'ils peuvent avoir un moment plus difficile le prix des nouveaux médicaments. Biogen Idec a chuté de 8 pour cent, Amgen Inc a chuté de 3 pour cent et Celgene Corp a perdu 3,7 pour cent.

Certains assureurs de santé, y compris le programme Medicaid pour les pauvres du gouvernement, retardent sur l'autorisation d'utilisation de l'hépatite C nouveau médicament de Gilead. Bien que le traitement a été démontré pour guérir de nombreux patients, les payeurs sont rechignent à l'idée de couvrir le traitement de millions de personnes à un coût de plusieurs milliards de dollars.

Séparément vendredi, Gilead a confirmé qu'elle avait accepté de fournir le nouveau médicament en Egypte - qui a la plus forte prévalence dans le monde du virus grâce à l'utilisation de seringues contaminées dans les années 1970 - à environ 900 $ pour un cours de 12 semaines de traitement, ou environ 1 pour cent du prix des États-Unis.

La société a proposé un système de tarification différenciée dans le monde entier sur la base du revenu par habitant national brut d'un pays. Royaume-Uni le prix de Sovaldi est d'environ $ 57,000, tandis que le prix en Allemagne est d'environ $ 66,000, Gilead a dit.

Une lettre de Gilead de Démocrates au Comité de l'énergie et de Commerce de Chambre, y compris le classement membre Henry Waxman, demande des informations sur la méthodologie de fixation des prix de l'entreprise et de son impact sur la santé publique.

Sovaldi est considérée comme une avancée dans le traitement de la maladie hépatique grave. Il a été montré pour augmenter les taux de guérison et de réduire la durée du traitement avec moins d'effets secondaires que les médicaments plus anciens, mais les critiques soutiennent que le prix de 1000 $ chacun est trop élevé pour une pilule facile à faire nécessaires par millions.

Gilead, dans une déclaration par courriel, a dit qu'il a travaillé avec un certain nombre de parties prenantes, y compris les fonctionnaires fédéraux et d'État, et attend avec impatience de rencontrer les membres du Congrès pour répondre aux préoccupations concernant Sovaldi.

Le médicament, approuvé par la Food and Drug Administration en fin d'année dernière, devrait afficher des ventes record pour sa première année sur le marché.

"Ce qui est vraiment effrayer les gens est le volume", a déclaré l'analyste ISI Group Mark Schoenebaum d'une conférence téléphonique, faisant référence au fait que plus de 3 millions d'Américains sont soupçonnés d'être infectés par le virus de l'hépatite C. Il a déclaré des ventes de Sovaldi totaliseront entre 7 milliards de dollars et 12 dollars cette année seulement.

La tête de l'entreprise commerciale à l'assureur de santé WellPoint Inc a déclaré la société travaille avec les organismes de réglementation et les fabricants de médicaments à faire baisser les prix des médicaments de l'hépatite C à un niveau «raisonnable».

«Notre préoccupation est que le traitement ne sera pas guérir les patients s'ils ne peuvent pas se le permettre," la lettre du comité, adressée au chef de la direction de Gilead John Martin, a déclaré. Il a demandé que la société de fournir une information plus tard le 3 Avril.

COMBO DRUG augmente le prix PLUS

La lettre cite un rapport de Reuters en notant que les médecins combinent Sovaldi avec un médicament nouvellement approuvé de Johnson & Johnson appelé Olysio, augmentant le coût de traitement de 150.000 $.

"Les coûts sont probablement trop élevé pour de nombreux patients, à la fois ceux avec l'assurance publique et assurance privée», dit la lettre. Il a ajouté: «Le coût extrêmement élevé de votre médicament soulève d'autres préoccupations en raison du rôle du gouvernement fédéral à accélérer son approbation."

Sovaldi a été approuvé selon une procédure accélérée par la FDA après avoir été désigné comme une «thérapie avancée."

Réponses sont sollicités par le comité démocrates comprennent la méthodologie utilisée par Gilead pour établir le prix de Sovaldi et l'impact sur la santé publique des assureurs »et des programmes de santé publique de les décisions de ne pas couvrir Sovaldi pour tous les patients atteints d'hépatite C.

Sovaldi est le premier d'une vague de escomptés nouveaux schémas thérapeutiques tout-oraux pour le virus de l'hépatite C qui ont montré des taux de guérison élevés impressionnante, bien au-delà de 90 pour cent, au cours des essais cliniques.

Le lancement probable au cours des deux prochaines années de médicaments semblables à Sovaldi, en cours de développement dans des entreprises comme AbbVie, Bristol-Myers Squibb Co et Merck & Co, pourrait déclencher une concurrence des coûts, Schoenebaum dit.

«Nous allons passer d'un monopole à sept ou huit joueurs", at-il dit. "Dans mon esprit, c'est ce qui va conduire les prix vers le bas."

Ces nouveaux médicaments sont destinés à remplacer les anciens régimes de traitement qui incluent l'interféron médicament injecté, ce qui provoque des symptômes pseudo-grippaux misérables qui ont conduit des milliers de patients à retarder le traitement et attendre pour les nouveaux médicaments.

Les médicaments plus anciens de soigner qu'environ 75 pour cent des personnes traitées et prennent 24 à 48 semaines de traitement. Les nouveaux médicaments ont été montrés pour traiter les patients à 12 semaines ou moins.

JP Morgan analyste Geoff Meacham a noté qu'il n'y avait pas une telle levée de boucliers au Congrès après la dernière vague de nouveaux traitements de l'hépatite C qui pourrait coûter environ $ 100.000, le nombre de patients guéris et est venu avec des effets bien pires secondaires.

"Compte tenu des taux de guérison très élevés avec Sovaldi, Gilead est en position de« garantir un traitement "pour les contribuables, ce qui réduit considérablement le fardeau économique en aval d'une greffe du foie, le risque de cancer du foie ou une cirrhose», a déclaré Meacham dans une note de recherche.

Actions de Gilead sont tombés $ 3,46, ou 4,6 pour cent, pour clôturer à $ 72,07 après avoir été menée autant que $ 70,85 plus tôt dans la journée. Au cours de la dernière année, le titre a gagné 70 pour cent.

(Reportage additionnel par Michele Gershberg et Deena Beasley, édité par Michele Gershberg, David Gregorio, Andrew Hay et Bernard Orr)

http://www.cnbc.com/id/101515736
Morris - 03 Avr 2014 - 16:43
Sujet du message:
Mathilde a dit :
Citation:
Je comprends vos coups de gueule mais............ Il faut relire calmement la phrase du professeur Y. "et compte tenu du nombre de patients infectés par le VHC mais sans symptôme". Ce professeur parle des patients sans symptômes, pas des patients avec symptômes !

Les cas les plus graves vont sûrement être traités, malgré le prix.

Quant aux autres, à la vitesse à laquelle les labos trouvent en ce moment de nouvelles molécules.......... Il y aura bien un disciple de "free" qui cassera le prix et les autres seront obligés de revoir leurs prétentions - concurrence et marchés obligent.

Cette révolution des ttt vient tout juste de commencer, encore un petit peu de patience et tout va se clarifier. En 2004, lorsque j'ai suivi mon ttt, jamais on aurait pu imaginer qu'il y aurait autant de médocs différents à l'essai 10 ans après. Wink


Tout à fait d'accord.
Au bout du compte, il faut bien toujours parvenir à être raisonnable : entre le souhaitable et le possible (en essayant d’en reculer les limites) on doit arbitrer.
Là comme ailleurs, les réalités économiques sont difficilement contournables.
Je suis très content d'être traité, mais je ne le considère pas comme un droit : je sais bien qu'en France nos politiques sont toujours prêts à voter des textes qu'ils sont incapables de faire appliquer (exemple droit au logement) mais est-il normal de penser que nous avons tous un droit inaliénable à tout, et particulièrement à vivre sans aléas. Ce serait magnifique, mais c'est complètement utopique, ça ne correspond pas à notre humaine condition.

Morris
____________
superdupond - 03 Avr 2014 - 17:30
Sujet du message:
Ben moi je le considere comme un droit...................et si c'est pas un droit, c'est une réparation pour m'avoir foutu une poche de sang dans le bras sachant pertinement qu'il y avait un risque de me refiler le C ou le sida.......

Alors oui, c'est un droit !
pat-leon - 03 Avr 2014 - 18:12
Sujet du message:
Je vois que le sujet fait l'unanimité : Ça intéresse Exclamation

Et c'est une bonne chose. Les points de vue des uns & des autres s'expriment en fonction du vécu de chacun, du "Vivre Avec" son virus et ses dommages collatéraux...
Des engagements de chacun vis à vis de la Santé & des droits des malades, de la solidarité, etc...

Notons tout de même que le droit aux traitements pour tous & la guérison pour chacun in The World n'enthousiasme pas autant les foules.. Rolling Eyes

Là, dans & pour l'hexagone, ça réagit & c'est tant mieux. Wink

La notion de Coût-Efficacité est un concept à manier avec précaution.
Le coût-efficace a surtout été utilisé sur un axe primordial : le nombre de vies sauvées.
Le même Pr Yasdan Yazdanpanah présentait l'intérêt de la SCMR de Vancouver dans ces termes lors d'un Forum de SOS Hépatites à Lille.

Le Coût-Efficacité fait de plus en plus office d'arbitrage.
A Focus Santé sur le Plan Cancer, le même débat avait lieu à propos de traitements à 6 000€ pour une prolongation de vie de 3 à 6 mois...

Une véritable question se pose :
Pourquoi l'Hépatite C fait l'objet d'une telle injonction paradoxale de Santé ?

• Des traitements susceptibles de guérir tout le monde, du moins éradiquer le VHC
• Un accès limité aux cas les plus graves pour des raisons de coûts

Se pose t-on les mêmes questions, a-t-on les mêmes réponses frileuses & raisonnables à propos du VIH/Sida ?

NON. Passé la période de l'hécatombe mortifère que nous avons connue, le virus est & reste stabilisé avec des anti rétro viraux dans la plupart des cas.

A t-on une discussion d'apothicaires sur le coût des TTT qui sont des TTT à vie ? En parle t-on de la même façon pour les TTT pré ou post exposition ?
NON.
Et heureusement !

Revenons à nos moutons. L'épidémie en France de l'hépatite C est pourtant largement supérieure à celle du VIH/Sida, le nombre de morts aussi.

La mobilisation communautaire y a contribué pour beaucoup. Au point que personne n'oserait remettre ces acquis en cause sans que cela fasse scandale.

Reste que la période actuelle est différente & que nous partageons l'absence de réserves dans les caisses.
Ayons comme le rappelle Yasdan cette problématique d'arbitrage en tête : les dépenses & budgets octroyés pour l'hépatite C sont autant en moins pour d'autres pathologies.
Je concède aisément que l'Hépatite C est la dernière roue du carrosse de la Santé Publique.

L'accès élargi aux Nouveaux TTT DAA ne se fera que s'il y a une mobilisation des malades.
Aujourd'hui, les Hépatologues doivent impérativement se conformer aux règles d'accès énoncées par l'ANSM & la HAS & la CPAM reste très vigilante.

Merci Fil de nous faire partager les propos du Dr Hugues AUMAITRE. Ils contribuent au débat.

Morris, je comprend ton point de vue de Grand Sage. Nous sommes dans une société Addictogène qui vit & réagit au seul "Tout, tout de suite", maintenant. Est-ce raisonnable ? L'immédiateté est le seul leitmotiv.

Un Hépatologue disait à propos des nouveaux TTT : "Quel est l'hépato qui va mettre aujourd'hui un patient en Bithérapie ?
Les Centres Hospitaliers vont devoir faire avec ce double mouvement :
Un afflux de malades pour ces nouveaux TTT et devoir les refuser.
Josée - 03 Avr 2014 - 19:09
Sujet du message:
Citation:

Notons tout de même que le droit aux traitements pour tous & la guérison pour chacun in The World n'enthousiasme pas autant les foules.

Pour le moment, il s'agit de nous, en France. Le reste est un autre débat...
Citation:

Revenons à nos moutons. L'épidémie en France de l'hépatite C est pourtant largement supérieure à celle du VIH/Sida, le nombre de morts aussi.

Et bien oui, revenons à, nos moutons et ne pas oublier qu'un fond d'indemnisation a été crée dans les années SIDA, alors que ça n'a jamais été fait pour l'hépatite C...
Citation:

Voilà, c'est ça qui choque le plus...
Je concède aisément que l'Hépatite C est la dernière roue du carrosse de la Santé Publique.

Citation:

A Focus Santé sur le Plan Cancer, le même débat avait lieu à propos de traitements à 6 000€ pour une prolongation de vie de 3 à 6 mois...

[quote]
ça s'appelle ergoter pour des conneries et en règle générale, ça ne se fait pas. J'ai beaucoup de contacts dans le milieu médical et je n'ai jamais entendu parler de prolonger un malade de3 ou 6 mois avec un ttt de 6000 euros, sauf si il s'agit d'un protocole qu'ils veulent tester sur un malade en fin de vie.
Désolée mais faudrait quand même être réaliste !!
Nous parlons ici de malades qui pourraient bien encore vivre plusieurs années, à condition de les soigner. Ces histoires de gros sous et de polémiques inutiles me dégoutent et vaudrait mieux ne pas savoir qu'il existe des ttt qui soignent et guérissent que de savoir qu'ils ne veulent pas nous le donner.
Ceci est ni plus ni moins du machiavélisme , même si j'accepte volontiers de laisser ma place à plus gravement atteint que moi. On croirait presque que ce débat est fait pour nous faire péter des câbles... et franchement, on n'a pas besoin de ça.
Superdupont, restes, tu as toute ta place ici
fil - 03 Avr 2014 - 19:25
Sujet du message:
pat-leon a écrit:

Se pose t-on les mêmes questions, a-t-on les mêmes réponses frileuses & raisonnables à propos du VIH/Sida ?

NON. Passé la période de l'hécatombe mortifère que nous avons connue, le virus est & reste stabilisé avec des anti rétro viraux dans la plupart des cas.

A t-on une discussion d'apothicaires sur le coût des TTT qui sont des TTT à vie ? En parle t-on de la même façon pour les TTT pré ou post exposition ?
NON.
Et heureusement !

.


Rapport d'experts VIH 2013

"Dans le choix des traitements recommandés à privilégier, le coût a, par ailleurs, été pris en compte, conduisant à l’exclusion de certaines molécules jugées trop chères, malgré leur profil de tolérance aussi favorable que d’autres."


"ATU (autorisations temporaires d’utilisation) : il est recommandé de permettre l’accès des personnes co-infectées VIH-VHC aux nouveaux traitements anti-VHC, au moyen notamment d’ATU nominatives et de cohorte, et de favoriser leur inclusion dans des cohortes observationnelles".

http://www.seronet.info/article/rapport ... 2013-63543

C'était une parenthèse ,

la concurrence des 5 labos , ne peut-elle pas faire baisser les prix des molécules VHC ? à moyen terme .

SuperD tu es chez toi ici Wink
pat-leon - 03 Avr 2014 - 20:43
Sujet du message:
Citation:
"Dans le choix des traitements recommandés à privilégier, le coût a, par ailleurs, été pris en compte, conduisant à l’exclusion de certaines molécules jugées trop chères, malgré leur profil de tolérance aussi favorable que d’autres."

Dès l'instant où les performances de plusieurs produits sont comparables, il est logique de prendre en compte une logique de coûts.
Ce n'est pas le cas avec l'Hépatite C... Wink

Citation:
"ATU (autorisations temporaires d’utilisation) : il est recommandé de permettre l’accès des personnes co-infectées VIH-VHC aux nouveaux traitements anti-VHC, au moyen notamment d’ATU nominatives et de cohorte, et de favoriser leur inclusion dans des cohortes observationnelles".

Concernant cette préconisation, la HAS ne l'a pas reprise...
Indications de la HAS pour Sovaldi :
«Sofosbuvir, utilisé dans le cadre d’une ATU de Cohorte, est indiqué pour le traitement de patients adultes atteints d’infection virale C chronique :
-Présentant une maladie à un stade avancé pour lesquels il n’existe pas
d’alternatives thérapeutiques appropriées
Ou
-Sont sur liste d’attente pour une transplantation hépatique
Ou
-Ont subi une transplantation hépatique et présentent une récurrence de
l’infection par le virus de l’hépatite C, agressive. »

Je ne cautionne pas mais restitue les autorisations.
le "sans alternative thérapeutique" peut être contourné ou en tout cas interprétable... Wink
fil - 04 Avr 2014 - 06:48
Sujet du message:
Je ne cautionne pas non plus Pat les préconisations de la HAS

Les coinfs ça peut attendre , c'est sur .
Martyne - 04 Avr 2014 - 08:50
Sujet du message:
Tu l'as peut-être déjà posté Fil, dans ce cas je le remet ici, c'est l'Avis de l'Has sur le Sovaldi.

http://www.has-sante.fr/portail/upload/ ... 34_364.pdf

Ça porte à interprétation c'est sur.
avril47 - 04 Avr 2014 - 13:40
Sujet du message:
On avance des obstacles de coût pour les nouveaux traitements à 12 ou 24 semaines sans arrêt de travail, sans effet secondaire et avec taux de guérison très élevé.

Si on ramène le coût à une personne :
- 12 ou 24 semaines - coût des molécules - guérison pour la plupart - terminé

et dans la balance :
- durée plus longue - coût des molécules tout de même élevé et sur des durées beaucoup plus longues - coût des molécules EPO, neupogen etc éventuellement - arrêt de travail éventuellement de longue durée - prise en charge des effets secondaires - prise en charge des séquelles le cas échéant - guérison plus incertaine - et on recommence en cas de rechute, ce qui multiplie bien le coût.

Pas la seule question probablement.
Martyne - 04 Avr 2014 - 14:01
Sujet du message:
Avril, c'est tout à fait juste, c'est aussi aussi comme ça que les labos justifient leur prix...... eux ils vont même plus loin vu qu'il calcule aussi les états très avancés allant jusqu'à la transplantation. Sachant que le pourcentage de personnes qui vont jusqu'à la transplantation est tout de même minime. Ceux qui ne vont pas jusqu'à la transplantation ont-ils été traités avant ou pas. Eux ils partent du principe que tout le monde devrait-être transplanter et voilà pourquoi les molécules sont si chères.

Citation:
"Compte tenu des taux de guérison très élevés avec Sovaldi, Gilead est en position de« garantir un traitement "pour les contribuables, ce qui réduit considérablement le fardeau économique en aval d'une greffe du foie, le risque de cancer du foie ou une cirrhose», a déclaré Meacham dans une note de recherche.

Morris - 04 Avr 2014 - 14:06
Sujet du message:
Josée a écrit :
Citation:
Pour le moment, il s'agit de nous, en France. Le reste est un autre débat
...
Justement, nous, en France, qui voulons toujours plus, avons-nous conscience qu'au niveau social nous sommes les enfants gâtés du monde (... avec souvent le comportement qui va avec).
Ce qui explique que la gauche, sensée être le parti du mouvement vers le progrès soit, en réalité, conservatrice envers et contre tout, et refuse de prendre en considération l'évolution de l'environnement !

Morris
fil - 04 Avr 2014 - 14:36
Sujet du message:
Nouveaux traitements VHC enquètes et stratégies Médecins du monde
superdupond - 04 Avr 2014 - 14:41
Sujet du message:
Je voulais répondre mais je vais me contenter d'un silence qui en dira long sur le mépris et le dégout que tes propos m'inspirent Morris.

Ceci sera mon dernier message içi.
pat-leon - 04 Avr 2014 - 15:39
Sujet du message:
Sofosbuvir plus coût-efficace associé à un autre antiviral direct de l'hépatite C qu'ajouté à la ribavirine

WASHINGTON, 2 avril 2014 (APM) -

Le sofosbuvir (Sovaldi*, Gilead) est plus coût-efficace associé au siméprévir (Olysio*, Medivir avec Janssen, groupe Johnson & Johnson) qu'à la ribavirine chez les patients infectés par un virus de l'hépatite C (VHC) de génotype 1 intolérants ou inéligibles à un traitement à base d'interféron, selon les résultats d'une étude médico-économique académique publiée vendredi dans Hepatology.

Le Comité des médicaments à usage humain (CMUH) de l'Agence européenne du médicament (EMA) s'est prononcé en faveur de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) de l'inhibiteur de protéase du VHC de deuxième génération siméprévir en mars (cf APM GBRCL003). Le sofosbuvir, un analogue nucléotidique de la polymérase NS5B du VHC, est soumis à une évaluation médico-économique par la Commission évaluation économique et de santé publique (Ceesp, cf APM EHRAH005 et APM EHRC4003).

Dans ces nouvelles recommandations, l'American Association for the Study of Liver Diseases (AASLD) propose deux options thérapeutiques pour les patients intolérants ou inéligibles à un traitement par interféron infectés par un VHC de génotype 1. Elle préconise soit l'association sofosbuvir-ribavirine pendant 24 semaines soit une thérapie de 12 semaines composée exclusivement de nouveaux antiviraux directs du VHC: sofosbuvir et siméprévir.

Liesl Hagan de l'université Emory et du centre médical Veterans Affairs à Atlanta et ses collègues ont réalisé une analyse médico-économique de ces deux stratégies thérapeutiques. Pour calculer le coût initial des traitements, les auteurs se sont basés sur les prévisions de prix faites par les laboratoires, note-t-on.

Un traitement de 24 semaines de sofosbuvir-ribavirine coûte environ 169.000 dollars aux Etats-Unis, rapportent-ils, et permet d'éliminer le virus de 52% à 84% des personnes infectées par un VHC de génotype 1.

La combinaison de sofosbuvir-siméprévir administrée pendant 12 semaines revient quant à elle à 150.000 dollars et assure une éradication virale dans 89% à 100% des cas.

Bien que la stratégie combinant les deux nouveaux antiviraux est plus efficace, moins chère et moins longue, elle n'est pas approuvée actuellement par la Food and Drug Administration (FDA), déplore l'équipe. Celle-ci a comparé les rapports coût/efficacité de ces deux stratégies à long terme en prenant notamment en compte la mortalité, la progression de la maladie hépatique et les coûts de retraitement.

Selon leurs estimations, l'association sofosbuvir-siméprévir génère moins de coûts (en moyenne 165.336 dollars contre 243.586 pour sofosbuvir-ribavirine) et elle est supérieure en termes d'années de vie gagnées ajustées à la qualité (QALY -14.69 contre 14.45).

Les chercheurs estiment que choisir l'association sofosbuvir-siméprévir permet une économie de 91.590 dollars par guérison virale par rapport à l'option sofosbuvir-ribavirine.

L'équipe américaine nuance néanmoins ces résultats en soulignant que les données d'efficacité des nouveaux antiviraux directs du VHC obtenues dans les essais cliniques sont encore incomplètes, en particulier pour les patients atteints de maladies hépatiques avancées.

Par ailleurs, le modèle utilisé par les chercheurs ne prenait pas en compte la possibilité de ré-infection, ni les bénéfices induits par la prévention de la transmission.

L'association sofobuvir-siméprévir, en plus des économies qu'elle génère, limite les effets secondaires graves liés à la ribavirine, ajoutent les auteurs qui souhaitent que l'ensemble de ces données soient étudiées par les payeurs au moment des négociations sur le prix et le niveau de remboursement.

(Hepatology, publication avancée en ligne du 28 mars)

vib/ab/APM
redaction@apmnews.com
pat-leon - 04 Avr 2014 - 15:47
Sujet du message:
Voilà un article de l'APM qui pondère le point de vue relaté par Eric Favereau sur Libération.

SuperD, tu es à fleur de peau... Wink

Tranfusés, VHC & accès aux nouveaux traitements DAA :


Mon point de vue, c'est le mien, mais nul doute que j'aimerais le faire partager :
Les malades chroniques de l'Hépatite C contaminés par transfusion devraient avoir un accès non discutable aux nouveaux TTT.
C'est une proposition qu'il serait possible de faire.
Cela nécessiterait une Lettre ouverte au Ministère de la Santé.
Morris - 04 Avr 2014 - 18:11
Sujet du message:
SuperD a dit :
Citation:
Je voulais répondre mais je vais me contenter d'un silence qui en dira long sur le mépris et le dégout que tes propos m'inspirent Morris.

Je ne ferais pas de commentaires, car dans ce registre je ne sais pas faire !
Morris
pierre1936 - 04 Avr 2014 - 19:21
Sujet du message:
hou c'est houleux sur ce post !
je ne rentrerai pas dans le débat, juste recentrer l'essentiel :
malgré nos différences et nos points de vues opposés, il ne faut surtout pas perdre de vue que nous sommes tous égaux et nous nous battons tous contre la même chose.
bonne soirée à tous Crying or Very sad
Autruche - 04 Avr 2014 - 20:24
Sujet du message:
C'est tout à fait de cela qu'il s'agit : il n'y a pas les "bons" et les "mauvais" malades! Gardons nous de de tomber dans ce piège, sous peine d'y perdre notre âme. Nous avons tous besoin d'aides et tous les moyens sont bons pour tous!!
Josée - 04 Avr 2014 - 20:31
Sujet du message:
Citation:

Justement, nous, en France, qui voulons toujours plus, avons-nous conscience qu'au niveau social nous sommes les enfants gâtés du monde (... avec souvent le comportement qui va avec).

Morris, je n'en veux pas plus, je veux simplement qu'on ne me donne pas des faux espoirs pour rien. En 2006, mon hépato de l'époque m'a dit: vous n'êtes pas guérissable ( à cause de l'interdiction de l'IFN pour mon cas)
Après un grand coup de massue sur la tête, j'ai accepté et géré mon état.Fin 2012, on me dit: il y a des nouvelles molécules en protocole, je vais vous transmettre votre dossier. Bien, pas de souci, je vais attendre, il n'y a pas le feu. Nous sommes en 2014 et je n'ai jamais été appelée alors je ne conteste ni le cout ni les délais mais c'est ici que j'ai appris les détails de cette histoire de gros sous. Alors, je le redis: je n'ai jamais réclamé un ttt, je n'ai jamais contacté directement les labos et je n'ai jamais pleuré sur mon sort mais ce post m'a fait bondir. C'est comme si il y en a qui se font un malin plaisir de nous démolir psychiquement. Le cas de quelqu'un qui a eu un ttt et qui a rechuté et complètement différent de celui qui n'a jamais été traité. Je comprends Super Dupond dans sa réaction ( même si il aurait pu ne pas s'en prendre à toi directement) mais il reste néanmoins que certains écrits font mal et blessent beaucoup. ( pas spécialement le tien).C’est trop facile d'allumer l'incendie et ensuite de chercher à l'éteindre, en laissant penser que les transfusés devraient avoir droit systématiquement aux nouveaux ttt,ce qui, ma foi, n'est pas faux non plus. ( et là je pense plus aux gosses contaminés qu'à moi)
jean-claude26 - 04 Avr 2014 - 20:46
Sujet du message:
superdupond a écrit:
Ben moi je le considere comme un droit...................et si c'est pas un droit, c'est une réparation pour m'avoir foutu une poche de sang dans le bras sachant pertinement qu'il y avait un risque de me refiler le C ou le sida.......

Alors oui, c'est un droit !



je considère aussi que normalement c'est un droit de pouvoir faire un traitement.

après je connais pas ton historique mais effectivement pour moi c'est un droit de se faire guerrir.

après faut toujours voir quand est le mieux et ce droit et la décision de faire un traitement doit-être prise avec les médecins.

si tu considére que ton médecin ne répond pas a tes attentes change de médecin si tu peux.

si on te refuse un traitement alors que tu as tout pour montrer que tu en as besoin et que ton refus est purement lié aux finances .

je pense tu devras continuer ton combats.

mais attention utilises les voies de la diplomatie tout en restant ferme dans tes demandes.

il faut que tu lâches pas si tu es convaicus que tu as besoin d'un traitement.
Morris - 04 Avr 2014 - 20:51
Sujet du message:
Bonsoir Josée,

Je ne peux qu'être d'accord avec toi.

Ce que tu décris est de l'ordre de la légèreté, de l'incompétence, voire de la provocation, ....et ne peut qu'être condamné, car sans fondement raisonnable.

Chaque cas mérite une analyse différente, attentionnée et attentive si l'on doit gérer la pénurie.

Quant aux mots qui blessent, je reconnais que tu as raison : car il est vrai que ce qui est important, ce n'est pas ce que l'on dit, ...mais ce que l'autre entend !

Morris
campanar - 05 Avr 2014 - 00:14
Sujet du message:


Ben Pat ! Quand tu t'mets à traficoter d'la capture d'image dans l'pipe-line, tu nous en sors une sacrée synthèse en image... Yes

Y’a plus qu’à découper tes chouettes cercles jaunes en pièce de puzzle pour se projeter dans la gamberge de l’hépato à la pêche de la meilleure combinaison pour bouffer TON virus…

Et comme posé sur ligne d’horizon…la possible éradication de la C…

Mais pendant que tu nous éclaircis l’pipeline "essais cliniques" à coups de palette graphique, j’ai comme l’impression que ça cogne dur sur le tuyau …Dans le p’tit monde Hépatant actif…


Sûr que ? Aller ! j’me permets…Yazdam a jeté un sacré pavé dans la mare…

Y’a quek temps sur Arte, l’était question de malnutrition…
On se souvient du sac de riz de la marionnette de Bernard Kouchner…

Aujourd’hui…Nutrisset…Une boîte française le remplace par Plumpy nut…Et alimente la buisinessiZation de la ration de ceux qu’ont pas grand-chose à bouffer…En leur refilant sous poche, un nutriment plutôt chargé lipides...bona bona petit ! …

Nutrisset…Pharmasset…

A un bout du tuyau des gens en souffrance, ici, ailleurs, partout dans l’monde…

Dans notre réalité française :
Une petite proportion de patients est effectivement traitée :
-2011 -première année trithérapique-11 000 patients traités 232 000 virémiques = 4,7 %

Dans le monde, l'hépatite C est une maladie relativement fréquente. On estime qu'environ 130 à 210.000.000 d'individus, soit 3% de la population mondiale, ont une infection chronique par le virus de l'hépatite C et que 3 à 4 millions de personnes sont nouvellement infectées chaque année.

Quels putains de veinard nous sommes, nous les hépatants d’ici…

Et quelle putain de question le grand écart de l'estimation de la prévalence mondiale...et on ne parle que de la C...

Wink
pat-leon - 05 Avr 2014 - 00:53
Sujet du message:
Josée a écrit:
je n'en veux pas plus, je veux simplement qu'on ne me donne pas des faux espoirs pour rien. En 2006, mon hépato de l'époque m'a dit: vous n'êtes pas guérissable ( à cause de l'interdiction de l'IFN pour mon cas)
Après un grand coup de massue sur la tête, j'ai accepté et géré mon état.Fin 2012, on me dit: il y a des nouvelles molécules en protocole, je vais vous transmettre votre dossier. Bien, pas de souci, je vais attendre, il n'y a pas le feu. Nous sommes en 2014 et je n'ai jamais été appelée alors je ne conteste ni le cout ni les délais mais c'est ici que j'ai appris les détails de cette histoire de gros sous.

Josée, il semble que ton profil corresponde au "sans alternative thérapeutique" et que du coup, tu puisses être éligible aux TTT DAA en association. Un hépatologue (Leroy) mentionne haut & fort qu'il y a lieu de se soucier de TTT à partir de F2.

Ton hépato ne t'a pas contactée mais tu surement un suivi prévu.
Comme tu as pu le voir sur d'autres posts, les direction des CHU semble avoir donné l'ordre de ne plus mettre de malades en TTT DAA tant que la CPAM n'aura pas remboursé les sommes qu'elle doit.
Certains Hépatos se battent pour l'accès aux TTT des malades. Sur Bordeaux, ils ont réussi à obtenir 15 TTT en ATU de cohorte Sofos/Dacla.
Il est possible que ton hépato attende que la situation se débloque.
Citation:
C’est trop facile d'allumer l'incendie et ensuite de chercher à l'éteindre, en laissant penser que les transfusés devraient avoir droit systématiquement aux nouveaux ttt,ce qui, ma foi, n'est pas faux non plus.

L'incendie n'est créé que par le contexte actuel, ce que j'ai mentionné :

Hepatite C : «On ne peut pas traiter tout le monde»
Tel est bien le paradoxe qui risque d'être vécu par les malades en France, alors les associations des nouveaux DAA offrent des résultats prometteurs jamais atteints avec des traitements de plus courte durée, pour tous les Génotypes & d'après les essais cliniques des effets secondaires plus qu'acceptables...


On peut même parler d'injonction paradoxale : le truc qui rend fou, on peut vraiment guérir, du moins éradiquer son virus, mais on y a pas droit... Twisted Evil

Il est possible comme le suggère Campanar que Yasdan pousse la provocation afin de créer aussi des réactions. Possible aussi que Favereau n'ait repris que ce qui l'arrangeait des propos de Yasdan...

Toujours est-il, qu'alors qu'une décision médicale ne devrait pas s'embarrasser de considération de coût, on en est malheureusement bien là.
Et ce n'est pas seulement la France qui est confrontée à cette situation. Les US en tête, avec 3,2 millions d'hépatite C chroniques, voilà un addition impossible à régler.

Quant aux sacrés veinards que nous sommes en France, j'aimerais rappeler encore une absence d'équité sur le plan Européen :
• Des Députés après un groupe de travail avait proposé une motion à la Commission Européenne pour que les Hépatites Virales soient une priorité.
Les voix Pour totalisent 140 votes
• La commission Européenne a, par contre, voter majoritairement en faveur de mesures pour lutter contre le VIH/Sida en Europe.

Si l'on ne peut que soutenir la lutte contre le VIH/Sida, on peut s'interpeller sur ce 2 poids, 2 mesures, particulièrement si l'on prend en compte l'épidémiologie des hépatites & leur mortalité... Rolling Eyes
line1 - 05 Avr 2014 - 00:58
Sujet du message:
article de l'APM qui pondère le point de vue relaté par Eric Favereau sur Libération.
PatLéon c'est où l'article ?
Et quant à écrire au Ministère de la Santé... il n'y en a plus actuellement Wink
pat-leon - 05 Avr 2014 - 01:11
Sujet du message:
Citation:
article de l'APM qui pondère le point de vue relaté par Eric Favereau sur Libération

En page 2 de ce post... Wink
Quant au Ministère, Marisol Touraine a annoncer la commercialisatin des autotests VIH pour la fin de l'année aujourd'hui... Idea
clic - 05 Avr 2014 - 08:32
Sujet du message:
Citation:

• Des Députés après un groupe de travail avait proposé une motion à la Commission Européenne pour que les Hépatites Virales soient une priorité.
Les voix Pour totalisent 140 votes
• La commission Européenne a, par contre, voter majoritairement en faveur de mesures pour lutter contre le VIH/Sida en Europe.

Si l'on ne peut que soutenir la lutte contre le VIH/Sida, on peut s'interpeller sur ce 2 poids, 2 mesures, particulièrement si l'on prend en compte l'épidémiologie des hépatites & leur mortalité...

et des éléments de réponse pour expliquer cette "inégalité" de prise en compte du virus?

le temps?
Morris - 05 Avr 2014 - 09:59
Sujet du message:
Citation:
et des éléments de réponse pour expliquer cette "inégalité" de prise en compte du virus?

Parmi les raisons, sans doute le lobby constitué, et très efficace, du show biz avec ses relais médiatiques.
Et comme chacun sait, les lobby n'ont pas une conscience de l'universel, mais simplement de défense d'intérêts catégoriels.
Le VHC est plus diffus dans la population, et la constitution d'un groupe de pression est moins évidente, même si certains s'engagent beaucoup dans le combat (il y en a ici qui se reconnaîtrons, et que nous remercions chaleureusement pour leur action).

Morris
mathilde - 05 Avr 2014 - 14:25
Sujet du message:
Citation:

Si l'on ne peut que soutenir la lutte contre le VIH/Sida, on peut s'interpeller sur ce 2 poids, 2 mesures, particulièrement si l'on prend en compte l'épidémiologie des hépatites & leur mortalité... Rolling Eyes

Ca fait un moment que cette disparité/injustice me choque au plus haut point !!!!!!!!!!!! Evil or Very Mad
Bastet75 - 05 Avr 2014 - 14:38
Sujet du message: Re: Hépatite C : «On ne peut pas traiter tout le monde»
Mel,

J'ai oublié de te préciser que mon hépato m'a dit que le traitement durerait 24 semaines mais qu'elle était en attente des prochaines publications des derniers résultats des études cliniques car la durée pourrait être raccourcie à 12 semaines. Top ! top ! top ! si c'est comme ça !
line1 - 05 Avr 2014 - 18:45
Sujet du message:
Bien sûr PatLéon
Smile
en fait c'est l'article paru dans Libération que je ne trouvais pas, mal lu, pas grave. Je n'en ai plus besoin de toute façon.
Merci
Bonne journée
Josée - 05 Avr 2014 - 19:03
Sujet du message: Re: Hépatite C : «On ne peut pas traiter tout le monde»
Citation:

Sûr que ? Aller ! j’me permets…Yazdam a jeté un sacré pavé dans la mare…

ça c'est plus que vrai mais je pense que toute vérité ( ou contre vérité) n'est pas utile dans ce forum. C'est d'ailleurs ce que j'aurais tendance à critiquer, vu que j'ai notamment bien assez à faire sans me mettre la tête à l'envers avec de tels propos.
Oui Pat, je suis suivie tous les 3 ou 6 mois ( ça dépend) et j'y retourne le 25 Avril.
Oui aussi, je pense que mon hépato, en qui j'ai toute confiance) attend que ça se débloque. En ATU, mon cas n'est pas assez grave et maintenant, faut attendre que la sécu rembourse... La tension nerveuse étant un peu retombée vis à vis de ce post, je crois que tant que mes analyses seront bonnes ( merci la riba pendant toutes ces années), je ne bénéficierai pas d'un TTT.J'arrive à me demander, depuis tout ce temps, comment je réagirai si on m'en propose un!
Quels sont les députés qui ont voté pour?? et de quel bord??
140 voix contre combien??
Il y a éventuellement un aspect politique qu'il ne faudrait pas négliger non, vu que les élections européennes arrivent?
PS. Rien à voir mais je viens de terminer le dernier livre de José Bové: hold up à Bruxelles et j'ai été conquise...

Les voix Pour totalisent 140 votes
[/quote]
Citation:

Les voix Pour totalisent 140 votes

Citation:

• Des Députés après un groupe de travail avait proposé une motion à la Commission Européenne pour que les Hépatites Virales soient une priorité.
Les voix Pour totalisent 140 votes

line1 - 06 Avr 2014 - 12:19
Sujet du message:
bonjour,
Si à Bordeaux il y a l5 TTT obtenus avec nouvelles molécules,
il y a combien de traitements par nouvelles molécules dans toute la France à ce jour pour le VHC ? Idea
fil - 06 Avr 2014 - 12:34
Sujet du message:
Ca dépend de l'hépato si il a le bras long ou non Rougir
pat-leon - 06 Avr 2014 - 13:02
Sujet du message:
Citation:
Si à Bordeaux il y a l5 TTT obtenus avec nouvelles molécules,
il y a combien de traitements par nouvelles molécules dans toute la France à ce jour pour le VHC ?

C'est 15 mises sous TTT Sofos/Dacla obtenus.
L'ATU de cohorte est bien-sûr plus large...
Pas d'élément sur le national...
line1 - 06 Avr 2014 - 13:14
Sujet du message:
Merci de vos réponses Fil et Patléon.
En fait, je m'interrogeais pour toutes les molécules, sofo/simé - Sofo/dacla - et autres molécules nouvelles... en France.
Il y a peu de traitement prescrit finalement si je comprends bien
Rolling Eyes
pat-leon - 06 Avr 2014 - 13:36
Sujet du message:
On en est au début.
Quelques centaines d'ATU nominatives & un début pour les ATU de cohorte.
Martyne - 06 Avr 2014 - 13:55
Sujet du message:
Voici un article qui peut intéresser certain(e)s, sur Gilead au Etats Unis. Une chose qui met les boules, c'est q'en 3 à 4 mois ils se sont presque remboursés leur mise...... Evil or Very Mad

http://www.byagency.com/images-up/files ... 701-BY.pdf
Vero42 - 08 Avr 2014 - 21:14
Sujet du message:
On repart - comme à chaque nouveau traitement sur l'histoire du coût/efficacité !
Faux débat !!!! Quelle que soit la façon dont on a été contaminé, quelle que soit l'espoir de guérison ou pas, on a un médicament on le prescrit on soigne point barre. C'est quand même fou d'en être encore et toujours à regarder le fric !
Combien ça vaut une vie ? combien ça vaut, un père, une mère, un gosse, un conjoint qui claque de l'hépatite ? Pendant ce temps là, qu'on le veuille ou non les labos (à juste ou à mauvais titre) on s'en fout se font du blé sur la misère des gens...
Le coût du dernier ttt de Gilead est inadmissible. ATU, Sécurité Sociale ou bien labo payeur mais qu'est - ce qu'il en a a foutre le patient en stade 4 à qui on prévoit un cancer sous 6 mois ???
Bref egalité des soins pour tous, accès au soins pour tous et sans restriction.

Et oui se soigner est un droit. Puisqu'il y a des médicaments sur le marché faudrait qu'on crève en plus ? Et tout ça au nom du fric ?

Véro
evlyn - 08 Avr 2014 - 21:43
Sujet du message:
En 1 an, l'action Gilead a pris 70 %.
Josée - 08 Avr 2014 - 21:52
Sujet du message:
Citation:

Et oui se soigner est un droit. Puisqu'il y a des médicaments sur le marché faudrait qu'on crève en plus ? Et tout ça au nom du fric ?

Et tu es bien placée pour parler Véro, par rapport à ton job
Chairir - 09 Avr 2014 - 10:50
Sujet du message:
Je partage tout à fait le sentiment de Véro42 à ce sujet, et je pense que dans quelques temps ça va se décanter pour nous, malgrès que la moitié de notre planète continuera à ne pas bénificier de ces soins...
Eh oui, on ne peut pas aider tout le monde, mais tout le monde peut aider quelqu'un !
Moi ça me dégoute ossi ces histoires de labo, j'aurais envie de faire le hold-up de leurs médicaments Pirate
nega - 11 Avr 2014 - 10:02
Sujet du message:
oui c'est scandaleux que le sovaldi soit si cher !
Martyne - 11 Avr 2014 - 13:38
Sujet du message:
Voici ce qui s'est dit hier 10/04/2014 sur France 2 au journal de 20 H. Very Happy

http://www.francetvinfo.fr/sante-800-eu ... 74137.html
liloune - 11 Avr 2014 - 15:12
Sujet du message:
Oui moi aussi j'ai entendu ça , quand la finance et la bourse sont de la partie , on sort largement du registre soins et acces au soins pour tous ( enfin presque pour tous Crying or Very sad , comme tu le rappelle chairir ) un bon menage dans ce milieu mafieux de la santé , recherche , je ne vois que ça , une autre derive , une de plus hélas !

Un ttt avec un prix aussi exorbitant par rapport aux precedents , en effet impossible de soigner tout le monde a ce prix la ! tout a ete bien expliqué ! GuiGui avec son handicap et ses multipathologies qui reviennent tres tres chers ( et a vie ), un ttt contre le vhc en plus , veut pas etre responsable du trou de la secu , mais que faire , il a rien demande comme beaucoup d'autres d'ailleurs ! bientot on va se sentir coupable d'etre trop malade , de revenir trop cher , de rien rapporter , alors que d'autres sans scrupules s'en mettent plein les fouilles ! je m'enerve la ! Twisted Evil une fois de plus ! Rolling Eyes
Martyne - 11 Avr 2014 - 16:41
Sujet du message:
Liloune, personne ne dit que c'est de la faute des malades, loin de là, les malades sont des "victimes" qui n'ont rien demandé.

Il est dit que ce sont les labos qui sont en faute dans cette histoire, c'est eux qui spéculent sur les malades et qu'ils doivent absolument baisser leurs prix. Ils vont devoir le faire, il n' y a pas d'autres solutions.

C'est tout de même une grande avancée que ce soit dit sur un journal à grande écoute à 20 h.
Josée - 11 Avr 2014 - 20:08
Sujet du message:
Citation:

bientot on va se sentir coupable d'etre trop malade , de revenir trop cher , de rien rapporter , alors que d'autres sans scrupules s'en mettent plein les fouilles ! je m'enerve la ! Twisted Evil une fois de plus ! Rolling Eyes

Et oui!!!
pat-leon - 11 Avr 2014 - 23:46
Sujet du message:
Je comprends vos réactions...
Scandale, et tout le Barda...
Malheureusement cela ne sert pas à grand chose... Wink
Un vent souffle dans le bon sens pour les hépatites...

Coût des médicaments
Hépatite C : les médecins se battent pour le traitement pour tou
s

http://www.pourquoidocteur.fr/Hepatite- ... -6092.html

Guidelines for the screening, care and treatment of persons with hepatitis c infection par la WHO :
http://idpc.net/publications/2014/04/gu ... -infection
Le PdF complet est téléchargeable

L'OMS présente ses premières recommandations sur la prise en charge de l'hépatite C par l'ANRS :
http://www.anrs.fr/Hepatites-virales-B- ... hepatite-C

Voilà ce que nous écrivions sur Facebook à ce propos :
#HepatiteC : les médecins se battent pour le traitement pour tous ! Oui 3 fois oui...
Oui à une véritable Médecine de Santé Publique, non à une Médecine Comptable...
Pour une éradication de l'épidémie du #VHC.

Vers une éradication de la maladie
Pour autant, les médecins ne semblent pas vouloir se résigner car l’efficacité des traitements est telle que l’éradication de la maladie est en vue. D’ailleurs, une étude présentée au congrès de Londres, menée par des statisticiens et des épidémiologistes de 15 pays, montre que si l’on augmentait le taux de dépistage et de traitement, on pourrait réduire de 90% la population infectée en 2030.
Et pour y arriver, tout l’enjeu est d’arriver à faire baisser le coût de ces nouveaux traitements. Or il n’y a pas aujourd’hui de génériques disponibles. Une des solutions, avancée par certains experts, serait de pouvoir s’opposer au brevet du laboratoire fabricant, afin que des pays comme l’Inde ou le Brésil puisse produire des génériques.

La question des coûts est d’autant plus importante que 85 % des 170 millions de malades dans le monde se trouvent dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, comme la Chine, l’Inde, l’Egyte ou encore l’Indonésie.

Un dossier sera présenté demain au 20h sur TF1 sur les nouveaux TTT avec des témoignages que vous reconnaitrez... Rolling Eyes

Le Parisien publie un papier Lundi... Idea

Une mobilisation des ONG & de MdM à EASL a marquée...

Le Lobbying se doit d'être International pour être efficace, il s'organise.
Nous en avons eu la confirmation au Colloque du CNS hier...

L'histoire ne sera pas facile, mais de grâce une Zhep's Attitude de tous nous serait salutaire...

Les "Râleurs" ont toute leur place & l'ont se doit de ventiler ses émotions...
Juste histoire de remettre l'énergie du bon côté... Rolling Eyes

Je vous adore... Wink
evlyn - 12 Avr 2014 - 00:39
Sujet du message:
Citation :
Un dossier sera présenté demain au 20h sur TF1 sur les nouveaux TTT avec des témoignages que vous reconnaitrez...

Ou pas, surprise !
liloune - 12 Avr 2014 - 13:53
Sujet du message:
Citation:
Les "Râleurs" ont toute leur place & l'ont se doit de ventiler ses émotions...
Juste histoire de remettre l'énergie du bon côté...


Chez nous , Lou Ralaïre (le râleur), Le réboussier (Le reboussier en langage Nîmois définit quelqu'un qui prend toujours le parti du contraire. On dit qu'il est râleur, jamais content. A Nîmes, c'est une culture d'être reboussier.) fait parti de nos gènes , dont j'ai une petite excuse Rougir rester authentique , si c'est pas une z'heps attitude! Cool Laughing ventilons , ventilons en effet mais avec moderation comme pour tout ! Pat tu as raison , Wink economisons notre energie pour etre en forme pour taper du poing plus fort le moment venu Biiien
pat-leon - 12 Avr 2014 - 16:35
Sujet du message:
"Il est plus difficile de se défendre de l’amertume dans la pauvreté que de l’orgueil dans l’opulence." – Confucius
Gilles PIALOUX à l'EASL2014
line1 - 12 Avr 2014 - 21:48
Sujet du message:
Que faut-il comprendre de la vidéo coût efficacité EASL .........
Traiter à partir de F2 mais avec quel traitement quand elle dit avec interféron... ? parle t-elle du bocé ou téla ? ou....
Idea
nega - 13 Avr 2014 - 08:17
Sujet du message:
Martyne merci pour le texte très intéressant du lien que tu cites http://www.byagency.com/images-up/files ... 701-BY.pdf
Citation:
«Le coût extraordinairement élevé de votre médicament pose d’importantes questions quant au rôle des autorités fédérales qui ont approuvé ce produit très vite».

Martyne - 13 Avr 2014 - 10:50
Sujet du message:
Nega, merci, tout ça c'est très opaque la vérité n'est pas toujours très agréable à regarder, mais comme je te l'ai déjà dis, il faut garder de la distance, on se sent concerner en en aucun cas responsable de ce qui se passe. Passe un bon dimanche et reposes-toi surtout. Wink
pat-leon - 13 Avr 2014 - 12:34
Sujet du message:
Bon, question Médias, ça s'agite...
Article sur La Croix, TF1 surement ce soir, article dans le Parisien (1 page), interview pour Europe1 avec passage à 18h... Wink
Amour1949 - 13 Avr 2014 - 13:01
Sujet du message:
Bonjour Pat et tousses,

Donc on attends....

Bon dimanche.
line1 - 13 Avr 2014 - 13:34
Sujet du message:
combien ça a coûté le tamiflu...

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sa ... 38.asp?1=1
pat-leon - 13 Avr 2014 - 13:43
Sujet du message:
Europe1 dans la boite,
Passage 18h ou 19h... Wink
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
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